1) La question du retour au pays (une obsession, un choix difficile)
Le narrateur est obsédé par la question du retour dans son pays d’origine.
Cette obsession est soulignée par des expressions qui montrent la permanence
du souvenir, comme lorsqu’il affirme : « Pas un jour sans que le pays ne se
rappelle à moi. » (l. 37). Ici, l’usage de la négation "pas un jour" et du verbe
pronominal "se rappelle" montre que ce souvenir s’imposes à lui, le hantant
constamment. L’adjectif « furtif » (l. 37) ainsi que l’expression « une lumière
d’après-midi » (l. 37) illustrent comment des éléments de la vie quotidienne
raniment ce passé, renforçant l'idée que chaque détail réveille cette obsession.
L’insistance du verbe « ne cesse de me répéter » (l. 40) montre que son
entourage, incarné ici par Ana, tente de l’éloigner de ce désir de retour. Le
conseil d'Ana, qui parle d'un « pays maudit » (l. 41), intensifie ce dilemme,
l’amenant à choisir entre suivre sa raison ou céder face à l’appel de ces
souvenirs.
2) La présence du passé (les souvenirs involontaires, les fantômes du passé,
l’imprégnation dans le langage)
Le passé s'impose au narrateur de façon involontaire à travers les sens. Le
champ lexical des perceptions sensorielles est particulièrement présent : « un
bruit furtif », « une odeur diffuse », « une lumière ». Ces impressions
sensorielles marquent la réapparition involontaire des souvenirs et soulignent
l’importance du passé sur le narrateur. De plus, le terme « fantômes » (l.39)
symbolise les souvenirs troublants, comme s’ils prenaient une forme concrète,
revenant le hanter dans ça vie actuelle. Le passé est également inscrit dans le
langage à travers des expressions comme « le souvenir de l’enfance » (l.39) , qui
ramène à une période révolue mais profondément marquante. L'utilisation du
1
verbe « réveiller » dans « suffisent à réveiller le souvenir de l’enfance » montre
que ce passé n’est jamais vraiment endormi et ressurgit à la moindre occasion.