Physique des Plasmas pour L3
Physique des Plasmas pour L3
POLYCOPIE DU COURS
PLASMA
Elaborée par :
Mme GHALEB Fatiha Maître de Conférences B, USTOMB
0
Introduction
Introduction
1
Introduction
élastiques par exemple entre les électrons et les atomes, et les collisions inélastiques comme
le phénomène d’ionisation, excitation, dissociation, ainsi que le phénomène de recombinaison
Nous résumerons ce polycopié par des exercices supplémentaires (Annexe) ainsi qu’une
bibliographie très riche.
2
Tables des Matières
PRÉFACE ......................................................................................................................... 7
3
Table des Matières
4
Table des Matières
5
Table des Matières
Annexe .................................................................................................................................................................... 88
Bibliographie .................................................................................................................................................... 90
6
Préface
PRÉFACE
Ce polycopié de cours de plasma physique est constitué de plusieurs chapitres, son objectif
initie les étudiants à comprendre premièrement la quatrième état de la matière qui s’appelle
l’état de plasma, ainsi de comprendre tous les phénomènes physiques qui rentre dans le
domaine de physique des plasma, et aussi de développer leurs capacités dans le domaine de la
recherche scientifique.
Beaucoup des étudiants ne connaissent pas que signifier le mot plasma, ou pourquoi étudions-
nous la physique des plasmas ? La réponse la plus simple et courte est que 99% de l'univers
est un plasma. Cette réponse peut apparaître bizarre surtout que nous ne trouvons pas le
plasma sur terre, ou nous rencontrons des difficultés à avoir cette état de matière plasma sauf
dans les laboratoires et les expériences comme (les lampes, les écrans, les lasers…etc), ainsi
que dans quelque phénomènes naturels comme (les arcs électrique, les aurores polaires…etc).
Les physiciens utilisent les plasmas depuis de nombreuses décennies, car c’est une sorte d’une
énergie renouvelable. On le trouve dans plusieurs domaines comme métallurgie, médecine,
électronique, chimie …etc, beaucoup d’application de plasma sur terre créé par l’homme
comme par exemple: l'éclairage des maisons [1-3], le soudage, le nettoyage de la pollution
[4], la stérilisation d'instruments médicaux [5,6], la purification de l'eau contaminée et aussi
le traitement des déchets nocifs, ainsi que le dépôt des couches minces. Une compréhension
claire de la science du plasma est essentielle pour la recherche sur l'énergie renouvelable qui
est un axe très important à notre époque.
Cet enseignement, qui se déroule au cours du deuxième semestre 2 (S2) au niveau de la
Faculté de Physique Département de Physique énergétique, est destiné aux étudiants en 3éme
année licence, option : physique des rayonnements. Il permet d’approfondir certaines notions
de base déjà présentées en séances de cours Physique. Ces textes ont été élaborés pour la
formation des étudiants LMD.
Tout commentaire, proposition ou critique constructive permettant d’amélioration et
élaborés ce polycopié sera recueillie avec grand plaisir.
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
Le chimiste américain Irving Langmuir, lauréat du prix Nobel (en 1932), a utilisé le terme
plasma pour la première fois pour décrire un gaz ionisé en 1927[12]. Langmuir a rappelé la
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
façon dont le plasma sanguin transporte les globules rouges et blancs par la façon dont un
fluide électrifié transporte les électrons et les ions. Langmuir, avec son collègue Lewi Tonks,
enquêtait sur la physique et la chimie des ampoules à filament de tungstène, en vue de trouver
un moyen d'allonger considérablement la durée de vie du filament (objectif qu'il a finalement
atteint). Au cours de ce processus, il a développé la théorie des gaines de plasma - les couches
limites qui se forment entre les plasmas ionisés et les surfaces solides [13].
En peu de temps, ils ont réalisé que le plasma est en fait un état très courant pour la matière.
En effet, les plasmas sont la phase la plus courante de la matière. Certaines estimations
suggèrent que jusqu'à 99% de la matière dans tout l'univers visible est du plasma. [14,15]
Essentiellement, toute la lumière visible de l'espace provient d'étoiles et du soleil, qui sont des
plasmas avec une température telle qu'ils rayonnent fortement aux longueurs d'onde visibles.
Cependant, la majeure partie de la matière ordinaire (ou baryonique, c’est une matière
constitué des particules comme électrons, proton, neutron..etc, dont tous les particules
connues et observées selon ses propriétés [16]) dans l'univers se trouve dans le milieu
intergalactique (signifié des agencements de matière située en dehors des galaxies [17]), qui
est également un plasma, dont sa température beaucoup plus élevé, de sorte qu'il rayonne
principalement sous forme de rayons X. Le consensus scientifique international déclare
qu’environ 96% de la densité énergétique totale de l’univers n’est pas du plasma ou toute
autre forme de matière ordinaire, mais une combinaison d’énergie sombre d’une matière
sombre froide. Puisque l'espace entre les étoiles est rempli d'un plasma, quoique très
clairsemé (voir milieu interstellaire et espace intergalactique [18]). L’essentiel que le volume
de l'univers est constitué d’un plasma (voir plasmas astrophysiques [19]).
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
En physique et en chimie, un plasma est l'un des quatre principaux états de la matière. Le
plasma généralement définit comme un gaz ionisé, mais il est généralement considéré comme
le quatrième état de matière distinct contrairement aux gaz en raison de ses propriétés
uniques. "Ionisé" signifie qu'au moins un électron est plus libre de se déplacer et n'est pas lié à
l’atome ou une molécule [22].
Dans trois états de la matière, solide, liquide et gazeux, l'interaction électrique maintient les
électrons négatifs et les noyaux atomiques positifs à proximité par la force du coulomb. Dans
le quatrième état de la matière, un plasma, les charges électriques se déplacent
indépendamment, leur énergie étant trop grande pour que les atomes stables se forment. Par
exemple, à la température de la surface du soleil, tous les atomes ont au moins un électron
manquant tandis qu'à des températures profondes à l'intérieur du soleil, même les atomes les
plus massifs ont tous leurs électrons dépouillés. Les atomes sont entièrement ionisés [23]. Les
grandes boucles vues à la surface du soleil sont composées de plasma s'écoulant le long de
faisceaux de champs magnétiques. Ces charges électriques libres rendent le plasma
électriquement conducteur de sorte qu'il réagit fortement aux champs électromagnétiques
[24].
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
de pouce à la recherche sur les plasmas avec des implications majeures dans plusieurs
domaines. Notre meilleure compréhension des plasmas s'est considérablement améliorée
grâce aux applications multiples des plasmas et au besoin de comprendre les propriétés
physiques et chimiques de cet état. En 1955, plus récemment, des travaux ont été entrepris
pour étudier les interactions entre le plasma et les surfaces, ce qui a conduit à un traitement
des surfaces mécaniques en microélectronique par le biais de plasmas [26].
Nous pouvons donc dire que la recherche dans le domaine du plasma est toujours un axe actif
dans les domaines de l'astrophysique, et de la fusion ainsi que dans les applications
industrielles [27].
I.2.2. Définition
Le plasma est un état de matière qui est souvent considéré comme un sous-ensemble de gaz,
mais les deux états (gaz, plasma) se comportent très différemment, ils n'ont pas de forme ou
de volume fixe et sont moins denses que les solides ou les liquides. Mais, contrairement aux
gaz ordinaires, les plasmas sont constitués d'atomes dans lesquels certains ou tous les
électrons ont été éliminés et les noyaux chargés positivement ou négativement, appelés ions,
errent librement [28].
"Un gaz est composé de molécules neutres et d'atomes", C'est-à-dire que le nombre
d'électrons chargés négativement est égal au nombre de protons chargés positivement.
"Le plasma est un gaz chargé, avec de fortes interactions Coulomb (ou électrostatiques). Les
atomes ou les molécules peuvent acquérir une charge électrique positive ou négative lorsqu'ils
gagnent ou perdent des électrons. Ce processus s'appelle phénomène d’ionisation [29].
Il existe deux forment des plasmas naturels et les plasmas artificiels ;
11
CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
12
CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
13
CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
les espèces neutres comme les espèces chargées sont caractérisées par une seule température,
exprimée par l’égalité entre Tg≃Ti≃Te, (la température de gaz(Tg), Température d’ions Ti,
Température électrons (Te)) et inférieure à environ 104 K.
Il est caractérisé par un comportement collectif de ses composantes électriquement chargées,
sous l’effet des forces d’interaction coulombiennes à longue portée. Ces phénomènes collectifs
se traduisent notamment par l’apparition de comportements électrostatiques oscillatoires et
instables. Par exemple, les plasmas magnétisés comme ceux que l’on trouve largement dans
l’univers ou que l’on crée dans les expériences de fusion magnétique [45]
14
CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
contiennent des concepts physiques sous-jacents. Un plasma est un gaz qui est chauffé au
point que les particules de gaz individuelles se séparent en une collection de particules
chargées positivement et négativement. La lueur distincte d'un plasma est créée par la
recombinaison occasionnelle de charges positives et négatives qui produit une émission de
lumière avec une couleur déterminée uniquement par la chimie des gaz [55].
Le plasma est utilisé pour des applications biomédicales, le nettoyage de la pollution le
soudage, plasma de dépôt et gravure et la stérilisation d'instruments médicaux, la purification
de l'eau contaminée et le traitement des déchets nocifs, l'éclairage des maisons. Une
compréhension très claire de la science du plasma est essentielle pour la recherche sur
l'énergie de fusion [56].
Les propriétés du plasma sont très différentes de celles d'un gaz normal. Par exemple, un
plasma est électriquement conducteur ; son mouvement peut être influencé par des champs
électriques et magnétiques. A côté de l'étude des propriétés du plasma, signalons que les
méthodes expérimentales et numérique et aussi théoriques utilisées en physique des plasmas
sont communes à d'autres branches de la physique comme le domaine chimique ainsi que
l'électronique et aussi l'informatique..etc. Un domaine important est l'étude des propriétés des
faisceaux d'électrons et d'ions et de la propagation des ondes dans un tel milieu. Il y a aussi
plasma de dépôt et gravure comme les microprocesseurs et autre composants, aussi on trouve
le plasma dans les technologies des couches minces, et d’autre domaine comme l’optique ainsi
la médecine et la Biologie aussi ou pour l’ajout de couche de protections en métallurgie.
Implantation ionique utilisés dans l’industrie des matériaux, permettent de modifier les
propriétés de matériaux immergés dans un plasma [57].
I.7. Quels sont les phénomènes que nous pouvons étudier en physique des
plasmas ?
La physique des plasmas est une étude fluide de particules chargées interagissant avec des
champs électriques et magnétiques auto-cohérents. Il s'agit d'une discipline de recherche
fondamentale qui a de nombreux domaines d'application différents et qui approfondit les
concepts fondamentaux de plusieurs branches de la physique comme (physique statistique,
mécanique des fluides, physique quantique, physique atomique, , chimie physique, etc.) pour
s'adapter aux problèmes complexe par nature de l'étude d'un ensemble disparate de
particules chargées et non chargées soumises à divers champs électrique et magnétique de
force. La branche chimie y tient également une part importante de la physique des plasmas
dans les collisions et les réactions chimiques [58]. L'espace et l'astrophysique, la fusion
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CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
contrôlée, physique des accélérateurs et stockage de faisceaux, ainsi que l'étude des ondes
dans les plasmas, et aussi l'étude des phénomènes de transport des particules chargées
comme les ions et électrons, ainsi que les particules neutres comme les atomes et les
molécules mais également la conductibilité électrique et la conductibilité thermique. La
recherche fondamentale en physique des plasmas se concentre sur la recherche de processus
fondamentaux qui se produisent dans le plasma - la thermodynamique des plasmas, les études
de microgravité. Ces études incluent également le développement de nouvelles sources de
plasma et de nouveaux outils de diagnostic in-situ et optique [59].
18
CHAPITRE I : Généralité sur les Plasmas
1. Les plasmas sont de bons conducteurs d’électricité grâce à leur forte densité d’électrons
libres.
………………………………………… …………………….
2. Les ions libres sont des espèces énergétiques dans les plasmas froids.
…………………………….. …………………………..
3. La matière qui constitue l'environnement des planètes et du Soleil est essentiellement
constituée d’atomes et molécules.
………………………………………………..
4. La somme totale des charges est nulle dans un volume de plasma.
………………………………. ……………
5. La matière qui constitue l'environnement des planètes et du Soleil est essentiellement
constituée d’atomes et radicaux libres ?
……………………………………………………..
6. Dans un plasma, on mesure la température par le C°
………………………………………….
7. Les plasmas artificiels créés en laboratoire sont généralement des plasmas hors équilibre
thermodynamique
……………………………………………….
8. Dans un plasma froid, les électrons sont chauds et les ions froids
………………………………………..
19
CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
20
CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
• Les plasmas pour la fusion de confinement magnétique ont une densité de l'ordre de
1019 - 1020 particules/m3. Les températures sont de 10 keV à 15 keV, de l'ordre de 174
MK (mégakelvins)
II.2. Degré d’ionisation
L‘état d'ionisation d'un plasma est lie à sa température T et sa densité n [65]
Pour un atome A quelconque dans un plasma, une collision ionisante est du type
e + A(Atom) → e + A+(ion) + e
A l’équilibre, le plasma contient donc ne électrons, ni ions et n0 c’est densité des neutres
par unité de volume.
En général, le gaz est macroscopiquement neutre, les densités sont égales
ne = ni = n0
Cette neutralité est la conséquence des forces électrostatiques très intenses qui
apparaissent dès que l’on a : ne ≠ni
Pour un plasma globalement neutre:
La valeur du degré d’ionisation dans les divers type des gaz ionisés varie de l’ordre de 10-10
par exemple jusqu'à 1, nous classerons d’une façon provisoire, qui sera justifiée
ultérieurement; les gaz ionisés en deux familles [66]:
Quand le degré d’ionisation est égal à l ; la densité des molécules neutres est nulle ; De
plus, dans un plasma dont la température est supérieure à l eV, on dit que le gaz est
totalement ionisé. Si on chauffe un gaz à cette température, l'énergie moyenne
(= 3𝐾𝐵 𝑇⁄2 ) peut devenir égale à l'énergie d'ionisation Ei .
Le degré d'ionisation, 𝛿 est défini par l’équation suivante [67]
𝑛𝑒
𝛿=
𝑛0 + 𝑛𝑒
Ou : ne, ni densité des électrons, ions respectivement
n0 densité des neutres
21
CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
En physique des plasmas, la longueur de Debye est définit comme une distance
caractéristique sur laquelle les ions et les électrons peuvent être séparés dans un plasma, et
est égale au rapport de la vitesse thermique des électrons par la fréquence du plasma [70]. Le
chimiste Peter Debye, à prouver que les électrons écrantés le champ électrostatique dans
un plasma ou un autre conducteur. Autrement dit, aussi que la longueur de Debye est la
distance au-delà de laquelle une séparation significative des charges positive ou négative peut
avoir lieu [71].
22
CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
On fait l’intégrale de l’équation (Eq.II.1) pour trouver l’équation du champ électrique (Eq.II.2)
dans la direction de x
𝑞𝑛𝑒
𝐸= 𝑥 (Eq.II.2)
𝜀0
23
CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
Une expression similaire pour la longueur de Debye des ions peut être écrite avec les
quantités d'ions appropriées. Normalement, les électrons ont tendance à se rassembler autour
d'un potentiel positif, donc la longueur de Debye des électrons sera importante dans ces
conditions, et vice versa pour les ions. Souvent la longueur de Debye des électrons égale à la
longueur de Debye des ions [74].
𝜆𝐷𝐷 = 𝜆𝐷𝐷
Typiquement, la longueur de Debye dans un plasma à basse pression de l’ordre (~ 300mTorr)
est autour de 1 mm et le nombre d’électrons dans la sphère de Debye entre 104 à 107
électrons.
On considère un plasma composé d'une espèce ionique monochargée et d'électrons, et on
suppose que les ions sont immobiles. A l'équilibre, la neutralité électrique s'exprime par :
𝑛�𝚤 = ���
𝑛𝑒 , où le symbole '–' exprime une grandeur moyenne. Les électrons sont attirés par les
ions, mais repoussés par les électrons. La conséquence de cela est une augmentation de
concentration d'électrons autour des ions qui va avoir dans le milieu, au moins à grande
distance, de neutraliser le champ créé par l'ion positif ; c'est l'effet d'écrantage de Debye [75].
24
CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
Ou 𝑀 = 𝑛𝑒 𝛿𝑚𝑒 avec me est la masse d’électron, et la charge par unité de surface 𝑄 = 𝑛𝑒 𝛿𝛿, on
introduit l’équation du champ électrique, nous arrivons à une équation d'oscillation avec la
pulsation
𝑛𝑒 𝑒 2
𝜔𝑝𝑝 = �
𝜀0 𝑚𝑒
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CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
manières. Pour comprendre les propriétés du plasma, il est important de détecter les
électrons, les ions, les neutres et les autres espèces actives présentés dans un plasma et de
mesurer leurs densités ainsi que leurs températures, la courbe suivante décrit les propriétés
de quelques plasmas en fonction de la température mesurée en (K) et la densité en (m-3).
Figure II.2. Ordre de grandeur des températures et des densités de quelques plasmas [83]
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CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
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CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
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CHAPITRE II : Différentes caractéristiques des Plasmas
29
CHAPITRE III : Décharge Electrique
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
leur forme la plus simple pour faciliter l’interprétation des mécanismes. Ainsi la plupart de ces
études concernaient des dispositifs à champ uniforme.
Figure III.2. Caractéristique courant-tension pour une décharge électrique entre deux électrodes
planes parallèle [95]
31
CHAPITRE III : Décharge Electrique
III.2.1. Définition
Une décharge électrique est devisée en deux types de décharge : décharge non autonome et la
décharge autonome [96].
La décharge est dite non autonome lorsque l’émission secondaire des électrons doit
être provoquée par une quantité d’énergie thermique comme par exemple une cathode
chauffée ou par le phénomène d’irradiation. La décharge non autonome s’arrête si
l’agent ionisant extérieur est absent.
Dans certaines configurations de décharge électrique, il se peut que l’irradiation
naturelle par exemple les rayons Ultraviolet UV ou les rayons cosmiques (spatiaux)
suffise à obtenir la décharge non autonome.
La décharge est dite autonome est maintenu malgré qu’on a une absence de l’agent
ionisant extérieur. Cette décharge est aussi appelée une décharge indépendante.
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
Dans la photoémission intégrée à l'angle, nous intégrons sur l'impulsion des électrons
de la bande de valence émis et obtenons la densité de la bande de valence des états
consiste à bombarder un échantillon avec des électrons.
Une émission thermoélectronique ou thermoïonique : L’émission thermo-électronique
est un effet secondaire lié à la présence de gaz dans un ampoule, et dû à des réactions
chimiques entre la cathode incandescente et un gaz. Cette opinion se répandait surtout
en Allemagne, où de très nombreux scientifique étudié cette idée par différentes
expériences, non seulement l’émission thermo-électronique mais aussi l’émission
photo-électrique [100]. En 1914, beaucoup des travaux on était faites par Richardson
avait un succès très remarquable sur la théorie électronique des métaux. En 1901,
Richardson [101] a montré que ceci est dû à l’émission de corpuscules chargés
négativement, identifiés depuis comme étant des électrons. Il a obtenu le prix Nobel de
physique pour les travaux d’'émission thermoionique en 1928 en anglais « bulk
properties » [102].
Une émission de champ électrique : c’est une émission par effet de champ électrique,
lorsque la surface de la cathode conductrice est portée à un potentiel suffisamment
négatif, on observe une émission qui ne dépend pas de la température, et qui peut être
expliquée par la pénétration des électrons à travers une barrière de potentiel d’un
matériau en mécanique quantique [103].
L’émission électronique secondaire : cette émission viens après l’émission primaire
des électrons consiste en une émission électronique (des électrons secondaires) due au
bombardement ionique de la surface émettrice (cathode) en anglais secondary
electron emission SEE [104].
Le changement d’un état isolant (gaz) à un état conducteur (plasma), passe par le phénomène
de claquage électrique qui s’appelle le phénomène de Paschen et qui entre dans la décharge
de Townsend, pour que des électrons quittent la cathode dans la décharge de sombre de
Townsend, il faut qu’ils reçoivent suffisamment d’énergie pour franchir la barrière
énergétique d’un matériau que constitue la frontière avec le milieu extérieur [105].
La décharge de l’arc électrique est une décharge à fort courant.
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
Soit un gaz entre deux électrodes soumises à une différence de potentiel U. En l’absence de
production d’électrons, aucun courant ne circule dans l’enceinte. Mais si, par exemple, la
cathode est chauffée ou s’il y a un rayonnement (par exemple UV) qui provoque une ionisation
du gaz, alors un courant I commence à circuler, selon la loi suivante de type [106]:
𝐼 = 𝑈𝜃
Avec θ = 1,5 ~ 2 (selon la pression du gaz).
Le courant électrique dans la décharge est limité par la quantité d’électrons produits par unité
de temps. Ce type de décharge est invisible
e– + He → He+ + 2 e–
Le phénomène décrit ici, est principalement valable dans les gaz rares comme l’hélium,
krypton, néon ainsi que xénon et l’argon qu’on appelle aussi gaz nobles.
Dans cette région l’énergie des électrons accélérés devient suffisante pour ioniser les atomes
de gaz, et provoque une multiplication électroniques disponibles pour contribuer au courant
d’anodique. On a alors une avalanche exponentielle d’électrons [107].
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
35
CHAPITRE III : Décharge Electrique
les lampes à décharges d'intensité élevée [117-119], aussi les lampes fluorescentes [120,121],
et les écrans d'affichage à plasma PAP [122,123], les purifications des eaux [124, 125]
III.3.2. Mécanisme du claquage
Les gaz sont des excellents isolateurs à une température et pression normal, la conduction est
de l'ordre de 10-10 A/cm2. Cette conduction de courant provient l'ionisation d'air par les
rayons cosmique. À des champs électriques très grands, les particules chargées comme les
électrons et les ions peuvent gagner une énergie suffisante entre les collisions pour causer
l'ionisation sur l'impact avec les molécules neutres. Dans une collision élastique, un électron
perd peu d'énergie et accumule rapidement son énergie cinétique qui est assurée par un
champ électrique externe. D'autre part, pendant la collision élastique, une grande partie de
son énergie cinétique est transformée en énergie potentielle en ionisant la molécule heurtée
par l'électron. L'ionisation par impact d'électron en appliquant un champ électrique très fort
ce processus important mené au « claquage électrique » [126].
36
CHAPITRE III : Décharge Electrique
« Effet d'avalanche dans les décharges électrique d’un gaz soumis à des rayonnements
électromagnétique ionisants entre deux électrodes planes et parallèles. L'événement d'ionisation
original libère un électron, et chaque collision inélastique libère un autre électron, donc deux
électrons émergent de chaque collision soutenir la multiplication des électrons qui s’appelle
l'avalanche électronique » [129].
Des travaux récents ont montré que la Décharge de Townsend à la Pression Atmosphérique
(DTPA) est compatible avec les procédés de traitement de surface des matériaux comme, par
exemple, l'activation de surfaces polymères ou le dépôt de couches minces [130].
Un état d'équilibre existe, au début car aucun champ électrique n'est installé entre les
condensateurs (électrodes), entre l'état d'électron et génération d'ion positive due aux
processus d’ionisation (multiplication). Si on applique un champ électrique élevé, l’état
d'équilibre change. La variation du courant électrique en fonction de la tension a été expliquée
par Townsend, il a constaté que le courant augmente au début proportionnellement avec la
tension puis il reste constant, à IC qui correspond au courant de saturation.
A des tensions plus élevées, le courant augmente exponentiellement. Cette variation du
courant électrique en fonction de la tension est montrée sur la figure III.4 suivante :
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
38
CHAPITRE III : Décharge Electrique
ln 2
𝛼=
𝜆
ou 𝜆 est le libre parcours moyen des électrons.
La tension de seuil de l’avalanche, US, est proportionnelle au produit P.d (pression du gaz et
distance interélectrode). 𝑈𝑆 ∝ 𝑃. 𝑑
Une approximation de ce coefficient de Townsend en fonction du champ électrique E/P dans
le cas d’un gaz pur est donnée par la relation suivante [135]:
𝐷
𝛼 = 𝑃𝑃 𝑒𝑒𝑒 �− (𝐸⁄ � Equ.III.1
𝑃 )𝑟
𝑀 = exp � 𝛼(𝑥)𝑑𝑑
0
𝑑 1
Ce qui donne, la condition d’auto-entretien exp ∫0 𝛼(𝑥)𝑑𝑑 = 1 +
𝛾
39
CHAPITRE III : Décharge Electrique
Figure III.5. Coefficient d’ionisation réduit en fonction du champ réduit E/P pour l’hélium pur, calculé
par l’équation Equ.III.1 [63]
40
CHAPITRE III : Décharge Electrique
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
𝑥
𝐽ₑ(𝑥) = 𝐽ₑ(0). exp �� 𝛼(𝑥)𝑑𝑑 ) �
0
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
Le coefficient α dépend du champ électrique réduit E/P, on peut déduire la valeur minimale
du champ appliqué entre les électrodes pour conclure la tension de claquage. Ce champ
électrique [146]
E/P=V/(P.d).
Si on un mélange de N gaz caractérisés par les deux coefficients de Townsend α et γ cette
relation d’auto-entretien s’écrit :
𝑁 ∑𝑁
𝑖=1 𝛼𝑖
𝑀 = 𝑒 ∑𝑖=1 𝛼𝑖 = 1 + 𝑁
∑𝑖=1 𝛼𝑖 × 𝛾𝑖
Le coefficient d’ionisation 𝛼𝑖 dépend de la position x entre les deux électrodes. La
multiplication électronique s’écrit de la façon suivante :
𝑑
𝛼(𝑥)𝑑𝑑
𝑑
𝛼(𝑥)𝑑𝑑 1
𝑀 = 𝑒 ∫0 ⇒ 𝑒 ∫0 =1+
𝛾
D’après l’equation du coefficient d’ionisation présenté précedament Eq.III.1, et l’équation
d’auto-entretien Eq.III.2, ainsi que l’equation du champ électrique [147] :
𝐵.𝑃.𝑑
𝑉𝑏 = Eq.III.3
𝑙𝑙[𝑙𝑙(1+1⁄𝛾)]
−𝐵2 1
𝑉𝑏𝑏𝑏𝑏 = � 𝑙𝑙 �1 + � 𝑒 2 �
𝐴 𝛾
43
CHAPITRE III : Décharge Electrique
Figure III.7. Courbe de Paschen calculée par le modèle fluide 2D pour xénon pur. Le gamma est pris
égal à 0.05 [148].
Raether [150] en 1940 a proposé un critère sur le claquage de streamer pour l'air, lorsque le
produit « pression.distance inter-électrodes » devient supérieur à 1000 torr .cm on peut
s'attendre à un claquage de type « streamer » à haute pression et aussi un claquage de type
Townsend à basse pression selon la figure III.8, cette courbe propose une limite entre les deux
types de claquage dans l'air représente la sur-tension appliquée en fonction du produit P.d.
Si le produit pression distance interélectrode (P.d > 1000 torr.cm ou sur-tension élevés), le
claquage observé est trop rapide pour être expliqué par un mécanisme d'avalanches
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CHAPITRE III : Décharge Electrique
Figure III.8. Représentation de deux décharges Townsend et streamer en fonction de produit P.d [152]
Une des caractéristiques essentielles du claquage de Townsend est que le champ de charges
d'espace d'une seule avalanche électronique ne modifie pas le champ électrique appliqué dans
l'espace inter-électrodes. Cependant, quand le nombre d'électrons dans l'avalanche
électronique dépasse un seuil critique s’appelle Ncr est de l’ordre ~ 108 avant d'atteindre
l'anode, l'accumulation de charges d'espaces locales multiplie un mécanisme de claquage
complètement différent du claquage de Townsend.
Le critère de Meek définit ce seuil par la relation suivante [95]
exp(𝛼. 𝑑) ≤ 𝑁𝑐𝑐
Le claquage de streamer est beaucoup plus rapide que le claquage de Townsend, le temps est
de l’ordre (~ 10-9 s) et résulte en un fin canal de décharge, constituant un filament. Le
claquage de streamer passe par trois étapes essentielles :
45
CHAPITRE III : Décharge Electrique
a. Avalanche primaire
Dans la décharge de streamer, une avalanche primaire très intense se forme et croit
rapidement en entre les deux électrodes (cathode et anode).
Les charges d'espace forment une sorte de dipôle au sein même de l'avalanche : le sont en tête
d'avalanche alors que les ions positifs restent en queue.
Le champ de charges d'espace résultant va distordre localement le champ appliqué. Puis, la
croissance rapide de l'avalanche et son amplification lui permettent d'atteindre une taille telle
que le champ de ces charges d'espace va devenir aussi important que le champ appliqué. A ce
moment, le nombre d'électrons atteint son seuil critique, 𝑁𝑐𝑐 ≈ 108 . Ce champ s'additionne
au champ appliqué et une zone faiblement ionisée peut alors se crées. Lorsque l'avalanche
atteint l'anode, il ne reste plus que les charges d'espace positives de la queue de l'avalanche
dans l'espace inter-électrodes. Le champ est formé par ces charges ioniques et leur image à
l'anode [153].
b. Transition avalanche – « streamer » et propagation
Lorsque l'avalanche primaire rejoint l'anode, au moment où son amplification est maximum et
où la zone faiblement ionisée se crée, le « streamer » va se former. Il va ensuite se propager et
croître de l'anode vers la cathode. Cette croissance est causée par des avalanches secondaires
qui se créent au voisinage de la tête du « streamer » [154].
46
CHAPITRE III : Décharge Electrique
47
CHAPITRE III : Décharge Electrique
Figure III.9. Schéma représentatif des trois régions principales dans la décharge luminescente
48
CHAPITRE III : Décharge Electrique
Figure III.10. Différents régions de Glow décharge, A : intensité lumineuse, B : Potentiel 𝜑, C : Champ
électrique E, D : densité du courant électronique Je, ionique J+ , E : densité des particules chargées (n+
ions, ne électrons), F : Charge d’espace 𝜌 = 𝑒(𝑛𝑒 − 𝑛𝑒 )[158]
49
CHAPITRE III : Décharge Electrique
L'Aston Dark Space (AD) : cette région est très mince proche de la cathode. Le champ
électrique dans cette région est très fort en accélérant l'électron loin de la cathode. L'espace
sombre Aston a une charge spatiale négative à cause de l’augmentation de la densité des
électrons, ce qui signifie que les électrons sont plus nombreux que d’autres particules comme
les ions positifs. Les électrons sont accéléré mais ils n’ont pas assez d’énergie pour exciter ou
ionisé les atomes et les molécules de gaz, il apparaît par conséquent sombre [159].
Lueur cathodique : cette région se trouve à côté de l'espace sombre d’Aston, ou l’énergie des
électrons sont un peu plus grande que la 1ére zone pour effectuer l’excitation des atomes
neutres par le phénomène de collision. La lueur cathodique masque parfois l'espace sombre
d'Aston et s'approche très profondément de la cathode, cette région à une densité ionique
proportionnellement élevée. La longueur de la lumière de cette zone dépend premièrement du
gaz utilisé et la température de milieu et aussi la pression [160].
L'espace sombre cathodique (Crooks, Hittorf) : est une zone qui comparativement sombre
de faible luminosité, à un champ électrique très fort, une charge d’espace positive et une
densité des ions très élevée. Elle dépend de la tension appliquée et aussi la pression. Dans
cette région, les électrons sont accélérés par le champ électrique. Les ions positifs sont
accélérés vers la cathode. Ils provoquent l'émission d'électrons secondaires. Ces électrons
seront accélérés et provoqueront la création de nouveaux ions par collision avec les particules
neutres. La différence de potentiel entre les deux électrodes est traversée par une région
étroite entourant la cathode. Par conséquent, on l’appelle «chute de cathode» [161].
Le négatif Glow (NG) : c’est une région lumineuse entre l'espace sombre de Crookes et
l'espace sombre de Faraday dans un tube à vide, se produisant lorsque la pression est basse.
Ou l'intensité est la plus brillante de toute la décharge luminescente. La densité d’électron à
grande vitesse près de la cathode conduit rapidement à une lueur brillante de cathode dans
laquelle se produisent des collisions inélastiques une ionisation et une excitation très intenses.
Les électrons transportent presque tout le courant dans la région de lueur négative [162].
LN est principalement générée par les électrons lents, mais d'autres processus jouent un rôle
important. Lueur négative est la région où les processus de collision sont très grands et les
plus excitants et les processus ionisants de collision se produisent en raison de la forte densité
pour les particules chargées positives négatives et positives dans cette zone. Le champ
électrique doit décroitre rapidement à la fin de cette région, là où se produit la transition vers
50
CHAPITRE III : Décharge Electrique
la colonne positive. Cependant les vitesses élevées des électrons doivent être dissipées par des
collisions élastiques et inélastiques avant l’équilibre. Par conséquent, cette région est la source
de lumière utilisée dans décharge luminescente et permet d'acquérir la plupart des
informations théoriques et analytiques. Les charges spatiales négatives et positives sont
égales entre elles, ce qui nous donne une neutralité électrique des charges. À la fin de la lueur
négative. Cela se fait dans un processus assez compliqué dans lequel les électrons perdent
d'abord presque toute leur énergie, puis sont réaccélérés dans un champ faible sur
approximativement un libre parcours moyen (l'espace sombre de Faraday). C'est le début de
la prochaine région sombre [163].
L'espace sombre de Faraday (FS) cette région se trouve entre la lueur négative et la colonne
positive. Les électrons ont perdu leurs énergie lors de leur passage dans la lueur négative,
pour cela sont faible dans cette région et les ions se trouvent à grand distance des électrons.
La charge d'espace nette est très faible, et le champ électrique est petit [164].
La colonne positive (PC) Le plasma dans cette zone est axialement uniforme est maintenu
par la puissance intégrée sur la section efficace, qui équilibre la perte d'énergie par paire
électron-ion créée, qui, dans le modèle axialement uniforme, est supposée radiale. Cette
région prend l’espace le plus grand lumineuse qui prolonge la lumière négative de l'anode. Les
électrons ont réacquérir plus d’énergie pour effectuer l’ionisation dans le milieu. Ils perdent
une partie de leurs énergies lors de plusieurs collisions avec les molécules neutre par
diffusion élastique électron-neutre, et la création paire électron-ion créée allant à l'excitation
(la lueur) et sont accéléré plus lentement qu’à la fin de la région sombre. Le champ électrique
est peu faible pour maintenir la colonne positive. Comme la longueur du tube à décharge
augmente à pression constante, les structures de la cathode ne changent pas de taille. C'est la
colonne positive qui s'allonge pour former une région lumineuse longue et uniforme.
L'uniformité peut facilement être perturbée [165].
La lueur anodique (AG) : La vitesse de dérive des électrons dans le champ électrique faible
de la colonne positive est typiquement inférieure à leur vitesse thermique pour cela elle est
légèrement plus brillante que la colonne positive. Cela nécessite un champ électrique
retardateur au voisinage de l'anode pour empêcher le courant d'électrons thermique complet
d'atteindre l'anode. Cependant, l'anode elle-même doit clairement être positive par rapport à
la colonne positive pour maintenir le courant. Le résultat est une double couche, qui est
51
CHAPITRE III : Décharge Electrique
également observée dans divers autres types de décharges, essentiellement pour la même
raison. Étant donné que la chute de tension totale dans cette région est faible et joue peu de
rôle dans la dynamique globale, est la limite de la gaine anodique [166].
L'espace sombre Anodique (AD) on appelle aussi la gaine anodique c’est l'espace entre
l'anode et sa lumière elle-même. Il a une densité de charge spatiale négative nette due aux
électrons qui se déplacent vers l'anode, car les électrons sont plus rapides. Dans cette zone Le
champ électrique est plus élevé que dans la colonne positive.
52
CHAPITRE III : Décharge Electrique
tiges de carbone utilisées pour créer l'arc. En 1899, elle a été la première femme à déduit son
propre article avant l'Institution of Electrical Engineers (IEE). Son article nommait "Le
sifflement de l'arc électrique". Ayrton a été élue la première femme membre de l'Institution of
Electrical Engineers (IEE), après un peu de temps. Elle a été admise la femme de l'IEE en 1958
[175]. Elle a voulu présenter un article devant la Royal Society, mais elle n'a pas été autorisée
en parce que tous simplement c’est une femme. "Le mécanisme de l'arc électrique" a été lu à
sa place par John Perry en 1901.
III.5.2. Définition
Arc électrique, c’est une forme de décharge électrique, on applique un courant électrique
continu à haute densité entre deux conducteurs séparés dans un gaz ou une vapeur avec une
différence de potentiel relativement faible, ou tension, entre les conducteurs. La lumière et la
chaleur à haute intensité des arcs sont utilisées dans le soudage, dans les lampes à arc au
carbone et les fours à arc qui fonctionnent à la pression d'air ordinaire, et dans les lampes à
arc au sodium et au mercure à basse pression [176].
Un arc entre deux électrodes peut être initié par ionisation et décharge luminescente, lorsque
le courant à travers les électrodes est augmenté. La tension de claquage de l'espace entre les
électrodes est une fonction combinée de la pression, de la distance entre les électrodes et du
type de gaz entourant les électrodes. Lorsqu'un arc démarre, sa tension aux bornes est bien
inférieure à celle d'une décharge luminescente et le courant est plus élevé. Un arc dans les gaz
proches de la pression atmosphérique se caractérise par une émission de lumière visible, une
densité de courant élevée et une température élevée. Un arc se distingue d'une décharge
luminescente en partie par les températures similaires des électrons et des ions positifs ; dans
une décharge luminescente, les ions sont beaucoup plus froids que les électrons [177].
« Dans l’arc électrique la cathode devient chaude »
53
CHAPITRE III : Décharge Electrique
Figure III.12. Caractéristique courant I –tension U d’un arc dans l’azote à pression 2,2 atm, entre des
électrodes en cuivre distantes de 3 mm [178].
54
CHAPITRE III : Décharge Electrique
entre la lueur et l'arc plutôt que la chute de tension de décharge à l'obscurité) et une
puissance suffisante pour le maintien de l'arc. Cette affirmation suffit à démontrer que les
exigences ne sont généralement pas satisfaites, notamment dans les applications industrielles
de l'arc [179].
En supposant que cela soit fait, le développement de l'arc est simple.
La tension nécessaire au claquage de Paschen est, en principe, celle nécessaire au maintien de
la décharge noire (puisque dans celle-ci les phénomènes de charge d'espace sont encore
négligeables). Si l'alimentation électrique le permet, le courant augmente rapidement ; des
phénomènes de charge d'espace apparaissent ; les décharges passent rapidement par les
différentes étapes de la décharge luminescente ; la tension augmente à nouveau jusqu'à ce que
les conditions de génération spontanée (c'est une exception par rapport à notre règle générale)
d'une tache cathodique soient réunies, et la décharge passe en régime d'arc. Tous les détails de
la courbe de la figure III.11 peuvent être suivis si un oscilloscope rapide est utilisé.
En évaluant les chances qu'un tel phénomène se produise dans une installation industrielle, il
convient de garder à l'esprit que la tension la plus élevée ne doit être maintenue que pendant
un très bref instant, et que des surtensions très brèves résultant de propriétés particulières
des installations de commutation peuvent très bien faire le travail dans certains cas. Une autre
caractéristique importante est qu'il existe certains types de décharges, par exemple les
décharges à haute pression dans les gaz rares avec des cathodes métalliques, pour lesquelles
le pic entre les régimes de luminescence et d'arc n'est pas très net [180].
55
CHAPITRE III : Décharge Electrique
temps de développement de ce la pré-décharge est aussi courte est de l’ordre de 10-8 s. Si les
électrodes sont retirées après un bref temps, l'existence de cette pré-décharge peut faciliter le
développement d'un arc.
(b) Le même claquage électrique, peut également se produire avec des électrodes statiques (la
difficulté évidente étant de les rapprocher suffisamment sans se toucher). Le phénomène a été
observé à la fois dans un gaz et dans le vide aussi, dans les deux cas, un certain courant, de
l’ordre de milliampères, est d'abord atteint, probablement, d'une émission de champ pur,
après quoi soit le gaz existant commence à être significativement ionisé, le cas échéant, tandis
que la libération de gaz ou de vapeur par les électrodes (l'anode) sous bombardement
d'électrons se produit pour fournir le milieu ionisé.
Lorsqu'un arc est déclenché par un mécanisme à émission de champ, il existe encore, en
général, une étape intermédiaire entre l'émission de champ pur et la décharge d'arc,
correspondant plus ou moins à la décharge luminescente. Dans les circonstances, cependant,
la chute de tension cathodique est, la plupart du temps, considérablement inférieure à celle
des luminescences normales avec le même métal et le même gaz et à peine supérieure aux
chutes d'arc normales [182].
56
CHAPITRE III : Décharge Electrique
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CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
58
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
59
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
𝑚1 𝑚2 𝑑 2
(𝑟 − 𝑟2 ) = 𝐹12
𝑚1 + 𝑚2 𝑑𝑡 2 1
Si F12 ne dépend que du vecteur différence r1−r2, alors cette équation est identique à
l'équation d'une particule de "Masse Réduite" mr ≡ [(m1m2) / (m1 + m2)] se déplaçant à la
position r ≡ r1 − r2 , par rapport à un centre de force est fixe : 𝑚1 𝑟̈ = 𝐹12 (𝑟)
C’est l'équation que nous analysons, mais en réalité la particule 2 bouge. Et nous devons le
reconnaître lors de l'interprétation mathématique [188].
Si F21 et r1 − r2 sont toujours parallèles, alors une forme générale de la trajectoire peut s'écrire
comme une intégrale.
La force coulombienne se présenter par cette équation
𝑞1 𝑞2 𝑟
𝐹12 =
4𝜋𝜀0 𝑟 3
𝑑2 𝑢 𝑑2 𝑢
̇ 2
𝑟̈ = −𝑏𝑣1 2 𝜃 = −(𝑏𝑣1 ) 𝑢 2
𝑑𝜃 𝑑𝜃 2
L’accélération radiale devient
𝑑2 𝑢 𝐹12
𝑟̈ − 𝑟𝜃̇ 2 = −(𝑏𝑣1 )2 𝑢2 � 2 + 𝑢� =
𝑑𝜃 𝑚𝑟
𝑑2 𝑢 𝑞1 𝑞2 1
+ 𝑢 = −
𝑑𝜃 2 4𝜋𝜀0 𝑚𝑟 (𝑏𝑣1 )2
Cette équation d'orbite à une solution élémentaire
60
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
1 𝑞 𝑞 1
𝑢≡ = 𝐶 𝑐𝑐𝑐𝑐 − 1 2
𝑟 4𝜋𝜀0 𝑚𝑟 (𝑏𝑣1 )2
Le terme sin 𝜃 est absent par symétrie. L'autre constante d'intégration, C, doit être déterminée
par la condition initiale. À l'angle initial (lointain), 𝜃1 , 𝑢1 = [1⁄∞] = 0. Donc
𝑞1 𝑞2 1
0 = 𝐶 𝑐𝑐𝑐𝜃1 −
4𝜋𝜀0 𝑚𝑟 (𝑏𝑣1 )2
Alors
𝑑𝑑
𝑟̇1 = −𝑣1 = −𝑏𝑣1 � = +𝑏𝑏1 𝐶 𝑠𝑠𝑠𝜃1
𝑑𝑑 1
𝑠𝑠𝑠𝜃1 −1⁄𝐶𝐶 𝑏
𝑡𝑡𝑡𝑡1 = = =−
𝑐𝑐𝑐𝜃1 𝑞1 𝑞2 1
�𝐶 𝑏90
4𝜋𝜀0 𝑚𝑟 (𝑏𝑏1 )2
𝑞1 𝑞2 1
𝑏90 ≡
4𝜋𝜀0 𝑚𝑟 𝑣12
Remarquez que tanθ1 = −1 quand b = b90. C'est quand θ1 = −45° et χ = 90°. Donc la particule
émerge à 90° par rapport à la direction initiale quand
b = b90 "Paramètre d'impact à 90°"
2 1/2
1 1 𝑏90
𝐶 = − 𝑐𝑐𝑐𝜃1 = − �1 + 2 �
𝑏 𝑏 𝑏
61
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
62
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
La situation réelle des collisions électron-atome est plus complexe. Le fait que la section
efficace des collisions élastiques d'électrons dans l'argon par exemple présente un minimum
aux petites énergies (effet Ramsauer) peut être compris comme un phénomène d'interférence
lorsque la longueur d'onde de Broglie de l'électron correspond à la taille de l'atome. La section
efficace totale de collision pour les électrons dans les gaz nobles Ar, Kr et Xe [65] est
représentée sur la figure IV.6.
Figure IV.5. Collision entre deux sphères de rayon r1 et r2. La collision est décrite par une particule
ponctuelle frappant une section efficace [195]
63
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
Figure. IV.6. Section efficace totale pour les collisions d'électrons avec des atomes de gaz rares. A basse
énergie, les atomes montrent ce que l'on appelle le minimum de Ramsauer aux petites énergies de
collision (Données tirées de [184])
Exemple :
Pour une particule en mouvement dans un ensemble de particules identiques ou différentes
de densité atomique n, le nombre moyen de processus de collision dans un intervalle de
longueur de trajet Δs est donné par [196]
∆𝑁𝑐 = 𝑛𝑛∆𝑠 (Eq.IV.3)
où σ désigne la section efficace de collision (Figure IV.7).
À partir de là, le temps de collision moyen pour une particule de vitesse v est
À partir de là, le temps de collision moyen pour une particule de vitesse v est
64
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
𝜆𝑐 1
𝑡𝑐 = = (Eq.IV.5)
υ 𝑛υ𝜎
Élastiques : ou εc = εc’
On donne des exemples des réactions chimiques qui se produisent dans une décharge
électrique entre les particules (chargées et non chargées)
A+B→A+B
A+ + B → A+ + B
A+ + B+ → A+ + B+
e+e→e+e
e+A→e+A
e + A+ → e + A+
Dans l'approximation la plus simple, les collisions entre les particules chargées et les
particules neutres dans un plasma peuvent être expliqué comme une collision élastique
binaire. Dans la plupart des plasmas, l'interaction à plusieurs corps peut être négligée en
raison des grandes longueurs de libres parcours moyens, comme, par exemple, par rapport
aux collisions atomiques dans un solide [198].
Le problème de diffusion à deux corps pour un potentiel d'interaction à symétrie sphérique
donné V(r) est réduit à un problème de diffusion à un corps par transformation du système de
laboratoire (SL) en système de centre de masse (SCM) (Figure IV.8).
Figure VI.8. Collision binaire élastique d'une particule en mouvement A avec une particule B au repos
avant la collision, le système du centre de masse dans (à gauche) et le système du laboratoire (à droite).
65
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
L'équation de mouvement résultante dans le SCM donne une cinématique de diffusion à une
seule particule [191]
𝑑2𝑅
�⃗
𝜇 �⃗𝑉(𝑅),
= −∇ 𝑅�⃗ = 𝑅�⃗1 − 𝑅�⃗2 (Eq.IV.8)
𝑑𝑑 2
L'énergie dans le système SMC, étant disponible pour la collision, est donnée par
𝑚𝐵
𝐸𝑐 = 𝐸 (Eq.IV.10)
𝑚𝐴 +𝑚𝐵
Avec E c’est l'énergie du projectile dans le SL. Dans les collisions d'électrons avec des
particules lourdes, SL et SMC sont pratiquement identiques.
La conservation de la quantité de mouvement et de l'énergie donne les transformations des
angles de diffusion asymptotiques entre SMC et SL pour une collision élastique (pour les
définitions, voir Figure VI.8) [199]
𝑠𝑠𝑠ϑ 𝜋−ϑ
𝑡𝑡𝑡Φ = 𝑚𝐴 , φ= (Eq.IV.11)
𝑚𝐵
+𝑐𝑐𝑐ϑ 2
Le transfert d'énergie vers l'atome cible ("recul") (en SL) est donné par
𝑇 = 𝛾 𝐸 𝑠𝑠𝑠2 ϑ⁄2 (Eq.IV.13)
Avec le facteur de transfert d'énergie
4𝑚𝐴 𝑚𝐵
𝛾 = (𝑚 2 (Eq.IV.14)
𝐴 +𝑚𝐵 )
Pour les collisions dans un plasma à une espèce au moins, soit mA = mB (collisions électron-
électron, neutre-neutre et ion-neutre) soit mA << mB (collisions avec des électrons et des ions
ou des neutres). Dans ces cas, seul le signe positif dans l'équation précédente (Eq.IV.16) est
valide.
66
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
𝑑𝑑 = 2𝜋𝜋𝜋𝜋 (Eq.IV.17)
Correspond à un angle solide de (coordonnées polaires, symétrie axiale)
𝑑𝑑 = 2𝜋 𝑠𝑠𝑠ϑ 𝑑ϑ (Eq.IV.18)
En combinant les équations (Eq.IV.17) et (Eq.IV.18) donnent la section efficace différentielle
SMC
𝑑𝑑 𝑝 𝑑𝑑
= � � (Eq.IV.19)
𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠ϑ 𝑑ϑ
Figure IV.9. Trajectoire d'une particule diffusée A avec le paramètre d'impact p et l'angle de
déviationϑ [191].
L’équation (Eq.IV.19) nécessite une relation connue entre ϑ et p. Ceci est donné pour la
diffusion classique par "l'intégrale de trajectoire classique", qui résulte de la conservation de
l'énergie et du moment cinétique
1
𝑅 −1 𝑑�𝑅�
ϑ = 𝜋 − 2 𝑝 ∫0 𝑚𝑚𝑚 𝑉(𝑅) 𝑝2
(Eq.IV.20)
�1− −
𝐸𝑐 𝑅2
En équation (Eq.IV.20), Rmin désigne la distance d'approche minimale et s'obtient en fixant le
dénominateur de l'intégrant à 0.
67
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
Figure IV.10. Transfert de quantité MVT. Notez que la longueur du vecteur impulsion reste constante
après diffusion élastique dans le SMC.
Ainsi, le transfert de quantité de mouvement relatif est
∆𝑝0
= 1 − 𝑐𝑐𝑐ϑ (Eq.IV.22)
𝑝0
𝑑𝜎𝑀𝑀 𝑑𝑑
= (1 − 𝑐𝑐𝑐ϑ) (Eq.IV.23)
𝑑𝑑 𝑑𝑑
𝜋 𝑑𝑑
𝜎𝑀𝑀 = 2𝜋 ∫0 (1 − 𝑐𝑐𝑐ϑ)𝑠𝑠𝑠ϑ 𝑑ϑ (Eq.IV.24)
𝑑𝑑
68
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
Avec le "diamètre de collision" (la distance minimale d'approche lors d'une collision centrale
Ainsi, la section efficace de Rutherford est à l'échelle 1/E2 et favorise fortement les collisions
avant.
La section efficace totale, telle qu'obtient par l’intégration sur l'angle solide, diverge en raison
de la plage infinie du potentiel de Coulomb. (Cependant, il convient de noter que la section
efficace de transfert de quantité de mouvement, équation (Eq.IV.24), est finie). Par conséquent,
pour une estimation d'une section efficace totale pour les "déviations significatives", on peut
utiliser la section efficace pour tous les événements avec un angle de diffusion supérieur à 90°
(tous les événements de rétrodiffusion dans le CMS) comme une estimation, qui se traduit par
l’équation suivante
𝜋
𝜎(90°) = 𝑏 2 (Eq.IV.29)
4
En raison des fortes caractéristiques vers l'avant de la diffusion de Rutherford, la plupart des
collisions incluses dans l'équation (Eq.IV.25) avec des angles de diffusion proches de 90°.
Alternativement à cet événement de diffusion unique, tous les angles de diffusion peuvent
également être atteints par une séquence d'événements de diffusion à angle faible ("diffusion
multiple") (Figure. IV.12) [204].
69
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
Figure IV.12. Un angle de diffusion de 90° par une seule collision (à gauche) ou une séquence de
collisions à petit angle (à droite)[204].
Puisque pmin << pmax. Le paramètre d'impact maximal est identifié avec la longueur de Debye,
car les charges sont complètement masquées à l'extérieur de la sphère de Debye. Avec pmin= B,
le logarithme dans l'équation (Eq.IV.33) devient le « logarithme dit de Coulomb »
𝜆𝐷
𝑙𝑙𝑙Λ = 𝑙𝑙𝑙 (Eq.IV.34)
𝐵
Pour Nc collisions dans une longueur de trajet s, les variances individuelles s'additionnent, ce
qui donne une variance totale selon l'équation (Eq.IV.3)
〈(Φ(𝑁𝑐 )2 〉 = 𝑁𝑐 〈Φ2 〉 = 〈Φ2 〉𝜋𝑝𝑚𝑚𝑚
2
𝑛𝑛 (Eq.IV.35)
70
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
2
Car la section efficace totale de la collision unique est 𝜋𝑝𝑚𝑎𝑥 . En variante, le processus de
diffusion multiple peut également être considéré comme un événement de diffusion unique.
Toujours selon l'équation (Eq.IV.3), sa section efficace est
1
𝜎𝑚𝑚 = (Eq.IV.36)
𝑛𝑛
En résultat
𝜎𝑚𝑚 〈Φ 2 〉
2 = 〈( (Eq.IV.37)
𝜋𝜋𝑚𝑚𝑥 Φ(𝑁𝑐 ))2 〉
En comparant avec l'équation (Eq.IV.29) qui donne le rapport entre les sections efficaces de
diffusion multiple aux sections efficaces de diffusion unique
𝜎𝑚𝑚 (90°) 32 𝑚𝐵 2
= � � 𝑙𝑜𝑜Λ (Eq.IV.40)
𝜎(90°) 𝜋2 𝑚𝐴 +𝑚𝐵
71
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
A+ + B- → A + B
La physique des plasmas et la spectroscopie des atomes est un vaste domaine, et nous n'en
donnons ici qu'un bref résumé. Pour un traitement plus approfondi, nous devons consulter
des manuels tels que Bransden et Joachain (1983) [208] et Thorne (1988) [209]. Les atomes
sont constitués d'un ou plusieurs électrons liés à un noyau positif lourd. Dans une description
classique, les électrons se déplacent sur des orbites circulaires dont les rayons a sont
déterminés par l'équilibre entre les forces électrostatiques vers l'intérieur et centrifuges vers
l'extérieur. Pour l'atome d'hydrogène, la force vers l'intérieur est la force de Coulomb du
proton, conduisant à l'équilibre des forces :
𝑒2 𝑚𝑣 2
= (Eq.IV.41)
4𝜋𝜀0 𝑎2 𝑎
D'après l’équation (Eq.IV.41), tous les rayons (et les vitesses correspondantes) sont possibles.
Une description quantique limite les orbites à celles dont le moment cinétique est un multiple
entier de ℏ.
𝑚𝑚𝑚 = 𝑛ℏ (Eq.IV.42)
Où 𝑛 ≥ 1 1 est un entier appelé le nombre quantique principal, et ℏ = ℎ⁄2𝜋, avec la constante
de Planck ℎ ≈ 6.626 × 10−34 𝐽. 𝑠. La résolution de l’équation(Eq.IV.41) et l’équation (Eq.IV.42)
donne les rayons quantifiés [210].
𝑎𝑛 = 𝑛2 𝑎0 (Eq.IV.43)
Ou, pour le niveau le plus bas (n=1)
4𝜋𝜀0 ℏ2
𝑎0 = ≈ 5.29 × 10−11 𝑚 (Eq.IV.44)
𝑒 2𝑚
Est la vitesse des électrons dans la première orbite de Bohr. L'échelle de temps atomique
caractéristique représenté par
𝑎0
𝑡𝑎𝑎 = ≈ 2.42 × 10−17 𝑠 (Eq.IV.47)
𝑣𝑎𝑎
Ou
72
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
2
1𝑚 𝑒2
ℇ𝑎𝑎 = � � ≈ 13.61 𝑉 (Eq.IV.50)
2 𝑒 4𝜋𝜀0 ℏ
L’équation (Eq.IV.50), est le potentiel d'ionisation de l'atome d'hydrogène dans son état
d'énergie le plus bas (n =1).
Pour un atome à plusieurs électrons, un électron de valence voit une certaine charge positive
efficace Zeff e. Ceci conduit à un rayon pour la première orbite de Bohr 𝑎𝑒𝑒𝑒 = 𝑎0 ⁄𝑍𝑒𝑒𝑒 et à un
2
potentiel d'ionisation ℇ𝑖𝑖 = 𝑍𝑒𝑒𝑒 ℇ𝑎𝑎 . Lorsque nous combinons ces expressions, le rayon d'un
atome se trouve à l'échelle de
ℇ𝑎𝑎 1/2
𝑎𝑒𝑒𝑒 ≈ 𝑎0 � � (Eq.IV.51)
ℇ𝑖𝑖
73
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
Figure IV.13. Niveaux d'énergie atomique pour le modèle de champ central d'un atome, montrant la
dépendance des niveaux d'énergie sur les nombres quantiques n et l ; les niveaux d'énergie sont
indiqués pour le sodium, sans la structure fine (d'après Thorne, 1988)[209].
Le principe d'exclusion de Pauli [212] stipule que deux électrons ne peuvent pas avoir le
même état. Par conséquent, des atomes stables sont construits en plaçant des électrons dans
les états disponibles par ordre d'énergie croissante. Par exemple, les configurations
électroniques des états d'énergie la plus basse (états fondamentaux) de l'hydrogène, de
l'oxygène et de l'argon sont 1s, 1s22s22p4 et 1s22s22p63s23p6. Dans cette notation, les valeurs
de n et l spécifient une sous-couche d'électrons donnée, et l'exposant indique le nombre
d'électrons dans chaque sous-couche, qui contient un maximum de 2(2l+1) électrons. Les
électrons de la bande de valence, qui sont ceux de la dernière sous-couche (généralement sont
incomplète), déterminent le comportement collisionnel et autre des atomes. Par exemple, une
collision d'électrons avec un atome d'argon peut exciter l'atome à un niveau d'énergie plus
élevé.
e + Ar →e + Ar*
Correspondant à un changement d'état
3p6 →3p5 4s1
Pour les électrons de la bande de valence.
Pour les éléments légers par exemple (environ 𝑍 ≤ 40(électrons)), les niveaux d'énergie sont
généralement rangés par les valeurs du moment cinétique orbital et de spin autorisé L et S
pour la somme de tous les électrons de valence. Les niveaux avec différentes valeurs L sont
74
CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
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CHAPITRE IV : Phénomène de Collision
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CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
où dNp est le nombre de particules à l'intérieur du volume d'espace de phase à six dimensions
dr dv. Continuité dans l'espace des phases : Nous suivrons le mouvement d'un électron
individuel et traitons à la place des changements dans un ensemble d'électrons défini en
donnant le nombre d6N d'électrons dans un volume d3r d'espace de configuration et d3v
d’espace de vitesse. Ce nombre définit une fonction de distribution 𝑓(𝑟⃗, 𝑣⃗, 𝑡) par [216] :
𝑑6 𝑁 = 𝑓 𝑑3 𝑟 𝑑3 𝑣 (Eq.V.2)
L'intégration sur l'espace des vitesses donne la densité de particules (atomique).
𝑛(𝑥⃗, 𝑡) = ∫ 𝑓(𝑥⃗, 𝑣⃗, 𝑡) 𝑑 3 𝑣 (Eq.V.3)
Une fonction de distribution spéciale de la vitesse (ou de l'énergie cinétique) est la
distribution maxwellienne.
Pour une représentation 2D simplifiée de l'espace des phases (Figure V.1), nous considérons le
développement d'un élément de volume avec le temps. Pendant le pas de temps dt, la position
varie en fonction de la vitesse v et de la force F.
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CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
Figure V.1. Déplacement d'un élément de volume dans l'espace des phases pendant un
incrément de temps δt.
𝐹
𝑥́ = 𝑥 + 𝑣𝑥 𝛿𝛿 𝑣𝑥́ = 𝑣𝑥 + 𝛿𝛿 (Eq.V.3)
𝑚
Cette équation décrit le développement de particules libres sans interaction. En général, les
collisions doivent être prises en compte, ce qui modifiera le différentiel de temps total de f.
Ceci est incorporé dans l'équation de Boltzmann suivante par un terme de collision, qui inclut
tous les changements temporels de f dus aux collisions [218] :
𝑑𝑑 𝑑𝑑 𝐹⃗ 𝑑𝑑 𝑑𝑑
+ 𝑣⃗ + =� � (Eq.V.9)
𝑑𝑑 𝑑𝑥⃗ �⃗
𝑚 𝑑𝑣 𝑑𝑑 𝐶𝐶𝐶𝐶
La dépendance à la vitesse de f peut être séparée par la définition des moments, laissant une
série de n-ièmes moments qui ne dépendent que de l'emplacement.
𝑓 𝑛 (𝑥⃗, 𝑡) = ∫ 𝑣 𝑛 𝑓(𝑥⃗, 𝑣⃗, 𝑡)𝑑 3 𝑣 (Eq.V.10)
78
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
En particulier, le moment zéro est la densité selon l'équation (Eq.4.2), et le premier moment
divisé par le zéro-ième moment est la vitesse moyenne
�⃗,𝑡)𝑑 3 𝑣
∫ 𝑣𝑣(𝑥⃗,𝑣 1
〈𝑣〉 =
�⃗,𝑡)𝑑 3 𝑣
= ∫ 𝑣𝑓(𝑥⃗, 𝑣⃗, 𝑡)𝑑3 𝑣 (Eq.V.11)
∫ 𝑓(𝑥⃗,𝑣 𝑛
Il définit également un courant de particules dans l'espace des phases dont la composante
dans l'espace de configuration est donnée par
𝛾⃗ = 𝑣⃗𝑓 (Eq.V.12)
et dont la composante dans l'espace des vitesses est déterminée par les forces appliquées
𝑔⃗ = (𝑎⃗ + 𝑤
��⃗𝑏 × 𝑣⃗)𝑓 (Eq.V.13)
Pour les forces continues, on aurait l'équation de continuité
𝜕𝜕
+ 𝑑𝑑𝑑𝑟 𝛾⃗ + 𝑑𝑑𝑑𝑣 𝑔⃗ = 0 (Eq.V.14)
𝜕𝜕
Mais les collisions ont pour effet d'enlever un électron d'un élément de l'espace des vitesses et
de le remplacer dans un autre, voire d'en créer un nouveau dans le cas de l'ionisation. On y
pourvoit en écrivant [219]
𝜕𝜕
+ 𝑑𝑑𝑑𝑟 𝛾⃗ + 𝑑𝑑𝑑𝑣 𝑔⃗ = 𝐵(𝑡) (Eq.V.15)
𝜕𝜕
f suite aux collisions produit dans le milieu, c’est-à-dire la redistribution des électrons et aussi
des ions dans un espace de vitesses.
Un modèle fluide c’est un modèle de décharge dans lequel le transport des particules chargées
est décrit et résolu à l'aide des valeurs moyennes pour certains paramètres du plasma de
décharge.
En principe, la cinétique des électrons et des ions dans un gaz faiblement ionisé peut être
décrite à l'aide de l’équation de Boltzmann.
L'équation de Boltzmann représenté dans les paragraphes précédents (Eq.V.9), c’est une
équation de continuité dans un espace des phases (r; v), qui détermine la fonction de
distribution des particules f(r; v; t), à chaque position et vitesse (r; v) et à l’instant t, sous
l'effet processus et de forces de collision avec les molécules de gaz [220].
La solution de l'équation de Boltzmann multidimensionnelle et dépendante du temps
constitue une fonction numérique extrêmement difficile et couteuse en temps, qui fournit une
description cinétique avec un tel détail souvent inutile pour les applications. De plus, la
79
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
Transfert d’énergie
Onde Plasma
Instabilités, émission
Equations de Maxwell Description statistique
Pour résoudre ce problème, on suppose que les principales caractéristiques du plasma sont
bien décrites en termes de propriétés moyennes : densité des particules, vitesse moyenne,
énergie moyenne, etc. Dans ce cas on remplace l’équation de Boltzmann des particules par
certaines équations moyennes (appelées les moments de l'équation de Boltzmann [222], qui
correspondent à une suite infinie d'équations hydrodynamiques. Le développement de ces
modèles fluides contient deux hypothèses principales
1. La première hypothèse concerne la troncature de la série infinie d'équations
hydrodynamiques générées à partir de l'équation de Boltzmann, en supposant que deux ou
trois moments pour les électrons (équations de masse, de quantité de mouvement et d'énergie)
et deux moments pour les ions (équations de masse et de quantité de mouvement) sont
généralement suffisant pour obtenir une description raisonnable.
2. La deuxième hypothèse concerne la clôture de l'ensemble sélectionné d'équations de
moment et nécessite des hypothèses supplémentaires. Le problème est double.
Premièrement, la troncature de la hiérarchie des équations implique une troncature
également des paramètres calculés. Dans les modèles plasmas à basse température en anglais
(Low temperature plasmas LTP), il est habituel d'adopter l'approximation dite de petite
anisotropie qui correspond à supposer que les vitesses thermiques des particules dominent
sur leurs vitesses de dérive, introduisant ainsi une relation supplémentaire sur les flux de
plasma.
Deuxièmement, le système d'équations des moments contient des intégrales sur la fonction de
distribution de particules inconnue, qui peuvent être interprétées physiquement comme les
paramètres de transport des particules et les coefficients de vitesse. Par conséquent, pour
calculer ces intégrales, il est nécessaire de faire des hypothèses sur la fonction de distribution
des particules, ce qui est particulièrement délicat pour les électrons. Dans les plasmas rf, les
80
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
Le LFA suppose que les paramètres de transport d'électrons (electron transport parameters)
(eTP) et les coefficients de taux d'électrons (electron rate coefficients)(eRC), calculés à une
position r et un temps donnés, sont une fonction exclusive du champ électrique réduit local
(local reduced electric field) E(r; t)=N, où E est l'amplitude du champ électrique et N est la
densité du gaz. En d'autres termes, l'EDF à (r; t) est supposé être le même qui existerait dans
un champ électrique réduit uniforme égal à E(r; t)=N, et cet équilibre avec le champ électrique
local implique que l'énergie gagnée par les électrons du champ électrique est localement
compensée par leurs pertes d'énergie dues aux collisions. L'idée originale derrière cette
approximation [225] était d'utiliser pour les données eTP des expériences dc Townsend avec
eRC calculé pour différentes valeurs E(r; t)=N. Les eRC ont été obtenues par intégration de la
section efficace électronique correspondante sur un EDF local, calculée à partir de la solution
à l'homogène (espace et indépendant du temps) Équation de Boltzmann électronique (EBE).
Modèles de décharge antérieurs tels que [226-228] ont utilisé cette approximation pour
assurer la fermeture du système d'équations. Cependant, l'hypothèse échoue normalement
dans les régions de gaine (où les électrons ne sont pas en équilibre avec le champ électrique)
conduisant à une sur/augmentation de l'eTP près des parois de décharge. En général, le
problème a été évité en imposant une eTP constante dans la région de la gaine comme
solution pratique.
Le LEA considère l'eTP et l'eRC à (r; t) comme une fonction exclusive de l'énergie moyenne
des électrons calculée à partir de l'équation du bilan énergétique dans le modèle fluide.
Concrètement, les coefficients électroniques sont obtenus à partir d'un EDF local (calculé en
81
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
résolvant l'EBE homogène), qui est maintenant considéré comme une fonction de l'énergie
moyenne (locale) des électrons. Bien qu'inexacte, cette approche est capable de supprimer les
variations non physiques de l'eTP dans les régions de la gaine, obtenues lorsque le LFA est
adopté.
Souvent, les équations de transport dans les modèles de fluides sont encore simplifiées en
adoptant l'approximation de dérive-diffusion (DDA), qui écrit les flux de particules chargées
comme la somme d'une dérive plus un terme de diffusion, en ignorant tous les autres termes
[229].
L'avantage remarquable des modèles fluides, qui jusqu'à présent ne peuvent être remis en
cause par des modèles statistiques équivalents dimensionnels, est leur convergence rapide.
Des temps d'exécution de quelques heures fournissent des résultats fiables et, par conséquent,
les simulations utilisant des codes fluides sont de loin la méthode la plus couramment utilisée
dans l'analyse de la LTP pour le traitement des matériaux.
Cependant, les modèles fluides ne peuvent pas fournir les fonctions de distribution des
espèces mais seulement des moyennes sur les distributions. Ce manque de détails (par
exemple, la distribution d'énergie des ions frappant dans la tranche est indisponible) est
souvent compensé par des codes hybrides. Sous réserve d'un ensemble d'hypothèses, qui se
reflètent à la fois dans la précision et la validité finales, les modèles fluides doivent être
confrontés à des mesures expérimentales et les résultats des modèles statistiques
correspondants doivent être considérés comme une référence. Le modèle fluide décrit le
transport d'électrons en utilisant la continuité, le transfert d'impulsion et l'équation d'énergie
moyenne obtenue à partir des moments d'ordre zéro, premier et second de l’équation de
Boltzmann (écrit sous l'approximation à deux termes). Ces équations s'écrivent comme suit :
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CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
est intégré sur un volume ν délimité par une surface fermée S, indique que le nombre net de
particules générées par seconde dans V, soit traverse la surface S, et augmente le nombre de
particules dans le volume ν.
Pour les décharges courantes à basse pression en régime permanent, l’ionisation est
généralement par collisions électron-neutre.
Le côté gauche est la densité de masse de l'espèce multipliée par la dérivée convective de la
vitesse moyenne, représentant la densité de masse multipliée par l'accélération. La dérivée
𝜕𝜕
convective a deux termes : le premier terme représente une accélération due à un u variant
𝜕𝜕
explicitement dans le temps ; le deuxième terme « inertiel » (𝑢. ∇)𝑢 représente une
𝜕
accélération même pour un écoulement de fluide stationnaire ≡ 0 ayant un u variable dans
𝜕𝜕
l'espace.
Par exemple, si 𝑢 = 𝑥�𝑢𝑥 (𝑥) augmente selon x, alors le fluide accélère selon x. Ce second terme
est non linéaire en u et peut souvent être négligé dans l'analyse du débit.
La masse multipliée par l'accélération est influencée, du côté droit, par les forces corporelles,
le premier terme étant les densités de force électrique et magnétique. Le deuxième terme est
la densité de force due à la divergence du tenseur de pression, qui résulte de l'intégration sur
les vitesses.
donnent [232] :
𝜕 3 3 𝜕 3
� 𝑝� + ∇. (𝑝. 𝒖) + 𝑝∇. 𝐮 + ∇. 𝒒 = � 𝑝�� (Eq.V.18)
𝜕𝜕 2 2 𝜕𝜕 2 𝑐
3 3
Voici 𝑝 la densité d'énergie thermique (J/m3), 𝑝𝒖 est le flux d'énergie thermique
2 2
83
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
à l'expansion de son volume, q est le vecteur de flux de chaleur (W/m2), qui donne le flux
d'énergie thermique microscopique, et le terme de collision comprend tous les processus de
collision qui modifient l'énergie thermique densité. Ceux-ci incluent l'ionisation, l'excitation, la
diffusion élastique et le chauffage par friction (ohmique). L'équation est généralement fermée
en fixant q=0 ou en laissant 𝑞 = − 𝑘 𝑇 ∇𝑇, où 𝑘 𝑇 est la conductivité thermique.
Pour la plupart des décharges en régime permanent, le flux d'énergie thermique
macroscopique est équilibré par rapport aux processus de collision, ce qui donne l'équation
plus simple.
V.2.4. Equation de Poisson
Le traitement auto-cohérent du transport de particules chargées dans les décharges électrique
est assuré en couplant l'ensemble d'équations ci-dessus avec l'équation de Poisson. Le champ
électrique dépend fortement à la fois de la tension externe appliquée et de la séparation
interne des particules chargées. Le champ électrique s'écrit [233] :
Ou 𝜀0 est la permittivité du vide, cette équation relie le potentiel aux charges d’espace
V.3.1. Introduction
Les ondes sonores et les ondes lumineuses diffèrent par leur mode d'oscillation, qui est
transversal à la direction de propagation de la lumière et le long de la propagation du son.
Dans la matière solide, des ondes de « cisaillement » transversales et des ondes de «
compression » longitudinales peuvent même coexister à la même fréquence. Cependant, la
vitesse de propagation différente de ces deux "modes" donne aux deux ondes une longueur
d'onde différente à la même fréquence. Les gaz ordinaires ne peuvent supporter que des
ondes de compression longitudinales, car il n'y a pas de force de cisaillement de restauration.
Les plasmas ont une plus grande variété de modes d'onde que la matière ordinaire car les
plasmas combinent les aspects d'un gaz avec des forces électromagnétiques.
De plus, l'intrication du mouvement des particules avec les champs magnétiques conduit à des
types d'ondes inconnus dans d'autres domaines de la physique. L'appareil mathématique est
84
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
maintenu aussi simple que possible. Des aspects importants, comme l'amortissement de
Landau et les ondes d'Alfvén [234] ou les ondes non linéaires [235], ont dû être omis en
hommage à l'espace limité. Le nouveau domaine des plasmas poussiéreux [236], qui conduit à
de nombreux autres modes, comme les ondes acoustiques de poussière, les ondes de réseau
[237].
Il existe un certain nombre d'excellents manuels sur les ondes plasma qui donnent un aperçu
général [238-240], se concentrent sur les plasmas froids [241] ou sur les effets cinétiques
[242], qui sont recommandés au lecteur pour des études plus approfondies.
Cet équilibre peut être, à tout moment rompu par un excès de charge électrique positive ou
négative. Le plasma tend alors à revenir à son équilibre initial: cette perturbation engendre
des phénomènes d'oscillation pendulaire autour de son état d'équilibre: oscillations
électroniques du plasma. Ces oscillations sont principalement dues aux électrons beaucoup
plus mobiles que les ions. La fréquence de ces oscillations électroniques est :
Les écarts microscopiques par rapport à la quasi-neutralité dans un plasma entraînent
des oscillations de plasma (ou de Langmuir). Elles représentent la forme la plus simple
des oscillations dans un plasma, et elles sont un exemple évident du comportement col-
lectif des plasmas. L'équation du mouvement d'une gaine de plasma plane en approxi-
mation linéaire relie le champ électrique de charge d'espace E à la séparation x des
électrons des ions et décrit donc des oscillations de Langmuir non amorties avec leur
fréquence de plasma d'électrons
1/2
𝜔𝑝𝑝 𝑛𝑒0 𝑞𝑒2
Pour les électrons : 𝑓𝑝𝑝 = ⇒ 𝜔𝑝𝑝 = � � (Eq.V.21)
2𝜋 𝑚𝑒 𝜀 0
1/2
𝑛𝑖0 𝑍 2 𝑞𝑒2
Pour les ions : 𝜔𝑝𝑝 = � � (Eq.V.22)
𝑚𝑖 𝜀 0
Elles ont été observées pour la première fois par F. M. Penning et détaillées par L. Tonks et I.
Langmuir [243].
85
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
Compte tenu des hypothèses ci-dessus, dans cette dernière équation, on a négligé les termes
de pression cinétique et de collisions; ne devient
En considérant également, 𝑣⃗𝑒 = 𝑣⃗𝑒0 et 𝐸�⃗1 = 𝐸�⃗ comme étant des petites perturbations d'ordre
1 et 𝜔 une fréquence connue, cette équation ci-dessus se décompose en 2 équations
complexes [245]:
−𝑖𝑖𝑛𝑒1 + 𝑛𝑒0 �∇⃗. 𝑣⃗𝑒1 = 0
� (Eq.V.26)
−𝑖𝑖𝑛𝑒0 + 𝑚𝑒 𝑣⃗𝑒1 = 𝑛𝑒0 𝑒 𝐸�⃗1
En tenant compte de la neutralité du plasma dans un milieu uniforme (𝑛𝑒0 𝑞𝑒 + 𝑛𝑖0 𝑞𝑖 ) = 0, on
en déduit:
−𝑞𝑒
𝑣⃗𝑒1 = 𝐸�⃗1 (Eq.V.27)
𝑖𝑖𝑚𝑒
𝑛𝑒0 𝑞𝑒
𝑛𝑒1 = �∇⃗. 𝐸�⃗1 (Eq.V.28)
𝜔 2 𝑚𝑒
Après avoir linéarité ces équations pour de petites perturbations, aboutissant a un système
d'équations aux dérivées partielles, ce système se réduit à un système linéaire admettant des
solutions que si son déterminant est nul.
𝐷�𝜔, 𝑘�⃗ � = 0 (Eq.V.30)
Elle est appelée équation de dispersion du plasma.
86
CHAPITRE V : Théorie Cinétique des plasmas
2
2
𝜔2 = 𝜔𝑝𝑝 + 3𝑘 2 𝑣𝑇𝑇 (Eq.V.31)
où k est le nombre d'onde et 𝑣𝑇𝑇 = �𝑘𝑇𝑒 ⁄𝑚𝑒 , vitesse moyenne d'agitation thermique
électronique.
Ce résultat montre que les oscillations de plasma se propagent à une vitesse de phase plus
grande que la vitesse d'agitation thermique.
87
ANNEXE
Annexe
5. La quasi-neutralité est :
la somme totale des charges est non nulle dans un volume macroscopique
la somme totale des charges est nulle dans un volume macroscopique
88
ANNEXE
Exercice 1
Exercice 2
Exercice 3
89
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