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Syllabus 8 Botanique-1

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[S.V.T.

8 ème ]
COURS DE

PHYTOLOGIE

Par :

Noëlla KOBINALI
MUTUZI

Moïse RUTESHERWA

&

Déogratias NEPA,

Guides en S.V.T.

5$

Année Scolaire
2023 - 2024
Page 1 sur 29

COURS DE PHYTOLOGIE/BOTANIQUE
- CONFORME AU NOUVEAU PROGRAMME DE LA HUITIEME -

Deuxième version (brouillon)

2023 - 2024

yv
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INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS

« Nous ne trouvons pas des livres pour le programme DAS » ; « le système APS est très difficile
pour notre pays » ; « le programme DAS n’est pas fait pour notre milieu » (…).

Nous entendons des plaintes concernant le programme du Domaine d’Apprentissage des


Sciences (DAS) actuel dans notre pays, la République Démocratique du Congo (RDC), qui exige
l’Approche d’Apprentissage par Situation (APS). Nous quittons donc l’Approche
d’Apprentissage par Compétence (APC) pour basculer dans un nouveau programme. Et ce
changement n’arrange pas tous les enseignants, surtout les plus vieux. Cependant, Les livres de
SVT existent ; mais ils ne sont pas à la portée de tout-le-monde chez nous. Il ne pas facile de les
trouver dans nos librairies ; ces livres viennent d’ailleurs … du coup, l’APS nous exige une
connexion permanente sur internet, car, presque toute la documentation se trouve en ligne :
les articles, livres, encyclopédies, les dictionnaires, les revues, les images et les vidéos.

Ayant conscience de cette difficulté, nous proposons quelques brochures, qui aideront les
enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) qui n’ont pas un accès facile à l’internet.
Nos brochures sont accompagnées d’un flash disk contenant les articles, les livres, les images et
les vidéos pour les cours d’Anatomie, de Botanique, d’Ecologie, d’Evolution, de Géologie et de
Zoologie. Elles seront mises à jour régulièrement, au fur et à mesure que nous continuerons à
trouver d’autres éléments qui pourraient enrichir nos apprenants de 7 èmes jusqu’en 4 èmes.

Cependant, si les enseignants comprennent mieux, le système APS prépare les apprenants
au système LMD adopté par de nombreuses universités et institutions aujourd’hui dans le monde
et dans notre pays. Les recherches dans des bibliothèques et sur internet sont les seuls moyens
pour affronter ces deux systèmes. Après avoir donné le plan du cours, le cours est fini à 50%. La
suite ne sera consacrée qu’aux synthèses de l’enseignant et aux exposés des élèves. Si dans le
système LMD, l’étudiant n’est pas contraint à passer toute les journées à l’université, dans le
système APS, un apprenant malade, mais connecté, ne devrait pas manquer son cours. Le
confinement ne sera donc pas un congé pour lui. Le travail doit continuer, en ligne …

Toutefois, il n’est pas évident que tous les enseignants ayant accès à l’internet soient à
l’aise avec le système APS. Voici quelques consignes qui pourraient les aider à rendre
l’enseignement aussi facile. Internet vous offre toutes les possibilités pour mieux vous armer afin
d’aider et de guider vos élèves sans trop de peines. En principe, ce système exige aux écoles
d’avoir des classes avec rétroprojecteur. Vous avez les apprenants ayant accès à l’internet à la
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maison ? Ils sont aussi sur whatsapp ? Demandez-leur de constituer un groupe dans lequel vous
serez aussi administrateur. Ce groupe ne sera pas pour des échanges inutiles, mais uniquement
pour les partages sur le cours. Vous enverrez donc dans ce groupe, le plan du cours et quelques
liens importants en rapport avec ce cours. Ces liens permettront aux élèves de faire quelques
recherches avant la discussion de chaque thème. En classe, les élèves ne feront que la discussion
par groupe et les exposés. Et vous, ne ferez que la correction et la synthèse que chaque apprenant
prendra avec soin dans son cahier. Vos apprenants n’ont pas whatsapp mais ont accès à un
ordinateur à la maison ou à une télévision avec port USB ? Le flash qui accompagne nos
brochures les aidera pour la lecture et la visualisation des livres, des images et des vidéos traitant
les thèmes du plan du cours.

Nos brochures s’inspirent du nouveau programme d’éducation de notre pays. Parmi les
livres de base en SVT nous citons Biologie Campbell, ‘la Bible des biologistes’ comme disait un
Professeur de Biologie. Et le livre d’Anatomie et Physiologie de Marieb.

Aujourd’hui ‘C’est pas Sorcier’ la science. Les informations sont disponibles et nous
avons les mêmes sources de connaissance avec nos apprenants : Google, YouTub et les réseaux
sociaux. Le travail de l’enseignant est donc de recadrer, de filtrer et de synthétiser les
nombreuses connaissances que ces moyens nous offrent. L’enseignant n’est qu’un simple coach.
A l’apprenant de jouer, en suivant les conseils de son coach ; car, étant au centre de sa propre
formation, c’est d’abord lui qui doit faire beaucoup de recherches après avoir reçu le plan du
cours. Au coach de ne pas tomber dans la paresse.

A propos de la cotation, fini la mentalité de « remettez-moi mes mots ». L’apprenant est


libre de reformulez la réponse en ses propres mots. En plus, la présence physique au cours vaut
déjà quelques points ; car un apprenant présent en classe, même s’il est resté calme pendant la
séance de cours, il ne peut jamais sortir la tête vide comme celui qui est resté à la maison.

Les remarques éventuelles concernant ce fascicule sont à adresser directement à nos


adresses [email protected] ; [email protected] ou sur watsapp au 0992558929.
Toutes les remarques utiles seront prises en considération pour l’amélioration avant l’impression
de la version définitive de ce fascicule. Que vive la Science et que vive l’esprit de recherche.

Bon travail à tous !!!

NEPA WA NEPA Déogratias


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PLAN DU COURS
0. INTRODUCTION GENERALE

0.1. Définition de la Botanique ;

0.2. Quelques sciences connexes de la Botanique.

Chapitre premier : PLANTE ET ENVIRONNEMENT

1.0.Définition des mots clés ;

1.1.La Forêt ;

1.2.La déforestation ;

1.3.La protection et l’amélioration du sol ;

1.4.Le jardinage :

a) Définition de quelques termes techniques :

- Jardin ; Potager ; Verger.

b) La culture du maïs (vidéos) ;

c) La culture de la papaye (vidéos).

Chapitre deuxième : LA CLASSIFICATION DES VEGETAUX

2.0. Définition des mots clé ;

2.1. Plantes sans fleurs ;

2.2. Plantes à fleurs.

Chapitre troisième : LA PHYSIOLOGIE DE LA PLANTE

3.0. Définition des mots clés ;

3.1. La germination ;

3.2. Nutrition et photosynthèse ;

3.3. La croissance de la plante ;

3.4. La respiration et la transpiration de la plante ;

3.5. La reproduction de la plante.

NB. Quelques vidéos accompagnent ce petit syllabus afin de facilter la compréhension de


certaines notions
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0. INTRODUCTION GENERALE

0.1. Définition de la Botanique :

La botanique ou la Phytologie est une discipline scientifique qui s'intéresse aux végétaux
sous bien des facettes. Certains botanistes se focalisent ainsi sur la taxonomie, tandis que d'autres
ont plus d'affinités pour la systématique, la morphologie, l'anatomie, la physiologie,
l'histologie ou la pathologie végétale. La botanique, ça se pratique. Rien de tel que d’aller sur le
terrain pour apprendre et approfondir vos connaissances ! Les spécialistes de cette science sont
appelés botanistes.
0.2. Quelques sciences connexes de la Botanique :

Parmi les multiples sciences connexes de la phytologie, nous en citons trois :

 La Géologie : car les plantes poussent sur la Terre, et la Géologie est la science qui
étudie la Terre ;

 La Zoologie : car il n’est pas rare de voir un oiseau passer d’un arbre à l’autre, ou de
voir quelques fourmis sur un tronc d’arbre. La chèvre, le lapin, le cochon d’Inde
comme la vache ne se nourrissent que des herbes ; etc. La Zoologie, Science qui
étudie la vie des animaux est donc en parfaite complémentarité avec la Botanique,
science qui étudie les plantes ;

 L’écologie : car c’est la science qui étudie la nature, l’environnement et surtout les
interactions qui existent dans l’environnement. Et les plantes sont nombreux dans
notre environnement.

***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** ***** *****
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Chapitre premier : PLANTE ET ENVIRONNEMENT

1.0. Définition des mots clés :

Dans notre premier chaptre, nous avons deux mots clés : le premier c’est le mot « plante » et le
deuxième mot c’est « environnement ».

a) La plante : Historiquement et traditionnellement, les biologistes ont assimilé les plantes


au « règne végétal », incluant également les champignons et la plupart des algues, par
opposition au « règne animal ». Mais aujourd’hui, le terme « plantes » regroupe
les organismes végétaux, autotrophes, majoritairement terrestres, constitués
d’une tige feuillée aérienne et ancrée dans le sol. Cette définition unanime est assez
récente, datant de la fin du XXe siècle.

 Les points communs et les points de divergence entre les plantes et les
animaux : les plantes comme les animaux sont tous des êtres vivants. Mais, les
plantes sont des êtres vivants autotrophes tandis que les animaux sont des êtres
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vivants hétérotrophes. Les plantes fabriquent leur propre nourriture par


photosynthèse1. Les animaux chassent et reçoivent de la nourriture de leur
environnement. Les animaux quant à eux, chassent et reçoivent de la nourriture de
leur environnement. Les plantes se nourrissent donc de la sève brute et de la sève
élaborée.

b) L’environnement : l’environnement c’est l’ensemble de tout ce qui nous entroure : les


plantes, les animaux, les êtres humains et les objets inanimés (les pierres, l’eau, le sable,
etc.).

1.1.La Forêt :

a) Définition : la Forêt est une grande étendue de terrain couverte d’arbres. Les arbres
D

solidifient le sol. Dans une forêt on trouve quatre strates des plantes à savoir :

 La strate muscinale : à laquelle participent des Bryophytes hauts de quelques


centimètres à peine ;

 La strate herbacée : qui ne s’élève pas à plus de 50 cm au-dessus du niveau du


sol;

1
Photosynthèse : c’est la transformation de la lumière du soleil en matière organique.
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 La strate arbustive : formée par les arbustes ;

 La strate arborescente : constituée par les cimes des arbres. C’est la strate la
plus attaquée par l’Homme.

b) Utilité d’une plante pour l’Homme et pour l’environnement : les plantes sont d’une
très grande utilité pour l’Homme. Ce dernier utilise la plante pour orner sa parcelle, ses
avenues et ses espaces de détente tels que les parcs, les jardins botaniques, … (avec les
plantes ornementales) ; pour se soigner (avec les plantes médicinales) ; pour la
fabrication de son habitat (dans la ville de Goma par exemple, à cause des erruptions
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volcaniques, certaines personnes ne veulent plus construire en matériaux durables ; ils


utilisent donc le bois pour construire les maisons démontables) ; pour la fabrication des
meubles (les bancs, les portes, des chaises, des tables) ; avec les plantes on fabrique les
cahiers et les jouets ; les plantes nous donnent des fruits et des feuilles comestibles ; c’est
avec les plantes qu’on fabrique les pyrogues ; les plantes nous donnent divers parfums
(exemple le jasmin, la belle de nuit, etc.) ; les plantes purifient l’air et l’eau ; les plantes
nous donnent la braise, elles diminuent également le réchauffement climatique (à chaque
fois que nous coupons un arbres pour la fabrication des braises, pensons à planter une
autre jeune plante ; etc. L’Ethno-botanique est la discipline ou la science qui étudie
l’utilité des plantes pour l’Homme.

c) La forêt nous protège contre les gaz à effet de serre :

- Définition : Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux qui
absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et contribuent ainsi
à l'effet de serre. L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est
l'un des facteurs à l'origine du réchauffement climatique.

En effet, la forêt prend la place d’une pompe à carbone. En effet, les arbres captent
le CO2 de l’atmosphère, les stockent et les substituent sous forme d’oxygène. Ainsi, la
gestion durable de la forêt permet donc de lutter efficacement contre l’effet de serre.
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 DEVOIR A DOMICIL : Citez les différents gaz à effet de serre.

- Les principaux gaz à effet de serre (GES) naturellement présents dans l'atmosphère
sont :

 La vapeur d'eau1 (H2O) et les gouttelettes d'eau des nuages, qui sont à l'origine de
72 % de l'effet de serre naturel2. Le réchauffement climatique accentue
l’évaporation de l'eau, ce qui assèche les terres, accroît l'effet de serre et le
réchauffement des océans ;

 Le dioxyde de carbone (CO2), responsable de près de 65 % de l'effet de serre


d'origine anthropique2, dont la concentration a augmenté de 47 % depuis 17503 ;

 Le méthane (CH4), qui est responsable de 17 % de l'effet de serre anthropique4 du


fait de son potentiel de réchauffement global élevé, égal à 34 fois celui du CO2 à
cent ans (en prenant en compte les rétroactions climatiques5), mais qui persiste
moins de dix ans dans l'atmosphère. Il est rejeté pour les trois quarts par les
humains ;

 Le protoxyde d'azote (N2O) ;

 L'ozone troposphérique (O3).

 Les gaz à effet de serre industriels comprennent aussi des halocarbures comme :

 les hydrochlorofluorocarbures, comme le HCFC-22 (un fréon) ;


 les chlorofluorocarbures (CFC) ;
 les hydrofluorocarbures (HFC) ;
 le tétrafluorure de carbone (CF4) ;
 l'hexafluorure de soufre (SF6) et le pentafluorure de soufre trifluorométhyle (CF3-SF5)

d) Les types de forêts :


- Forêt tropicale humide (ou pluvieuse) sempervirente (toujours verte) ou semi-
décidue (une partie des arbres sont à feuilles caduques) ;
- Forêt galerie (le long des fleuves) ;
- Forêt inondée ;
- Forêt tropicale sèche décidue ou semi-décidue ;
- Forêt tropicale de résineux.
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e) Les 5 plus grands forêts du monde :

- La taïga, immense forêt polaire : La taïga forme une sorte d'anneau autour du pôle nord.

Elle s'étend sur 15 millions de km2 qui se répartissent majoritairement en Eurasie et un

peu en Amérique du Nord. Elle abrite de nombreuses espèces animales comme le loup,

l'ours brun, le grizzli ou encore le renne ou le caribou et l'élan.

- La forêt amazonienne : un trésor de biodiversité. La forêt amazonienne s'étendrait

toujours sur près de 6 millions de km2. Cela ne représente pas moins de 400 milliards

d’arbres ! Près des deux tiers de sa surface se trouvent au Brésil, mais elle touche

également huit autres pays, parmi lesquels la France, par le biais de la Guyane. Et elle est

inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Malheureusement, ce trésor est menacé par

la déforestation. Entre août 2015 et juillet 2016 par exemple, ce ne sont pas moins de

8.000 km2 de forêt qui ont été détruits.

- Les forêts du Congo, du Canada et du Daintree

La forêt tropicale du bassin du Congo s'étend sur quelque 2 millions de km2. Elle aussi
souffre de déforestation. Pourtant, elle abrite quelques espèces emblématiques comme
l'éléphant de forêt, le gorille ou le bonobo.

La forêt côtière continentale de Colombie-Britannique (Canada), quant à elle, s'étend sur


près de 140.000 km2. Elle constitue le plus grand ensemble de forêts tempérées et
humides du monde.

La forêt du Daintree (Australie) ne s'étend que sur quelque 9.000 km2. Mais elle semble
être la plus ancienne du monde. Elle approcherait en effet les 125 millions d'années.

f) Quelle est la différence entre jungle et forêt ? Une “jungle” est une masse dense de
végétation et d’arbres difficile à pénétrer, comme certaines parties du bassin du Congo ou
de l’Amazonie. Le mot “forêt” est utilisé pour désigner les grandes étendues de terre
couvertes d’arbres, y compris les jungles et autres surfaces boisées.
-
g) Différence entre arbre et plante : Tous les êtres vivants du monde peuvent être divisés
en cinq royaumes nommés Animalia, Plantae, Fungi, Protista et Monera. Les plantes et
les arbres appartiennent au royaume Plantae. Toutes les espèces appartenant au royaume
Plantae sont appelées plantes. Ce sont des eucaryotes multicellulaires. Les arbres sont des
plantes pérennes ligneuses qui ont généralement une seule tige ou un seul tronc poussant
à une hauteur considérable. Par ces définitions, nous pouvons discerner que tous les
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arbres entrent dans la catégorie des plantes, mais toutes les plantes ne peuvent pas être
nommées comme des arbres. Ceci peut être considéré comme le différence
principale entre plante et arbre.

h) Vocabulaire :

- FORÊT PRIMAIRE : Une forêt primaire est une forêt vierge, qui est restée
identique au fil des siècles sans que la présence de l’Homme ne la transforme.
Elle n’a donc jamais été exploitée, fragmentée ou défrichée par la main humaine et
est restée intacte au cours du temps. Du moins, si cela a un jour été le cas, tant
d’années se sont écoulées que la marque de toute dégradation n’est aujourd’hui plus
visible.

- FORÊT SECONDAIRE : Une forêt secondaire est une forêt qui a été plantée ou a
repoussé par régénération naturelle après avoir subi des perturbations profondes,
généralement humaines mais parfois naturelles (exemple : déforestation). Ces forêts
ne sont pas très hautes et possèdent une biodiversité pouvant varier en fonction de
leurs états (plus ou moins abîmés). Les canopées des forêts secondaires sont plutôt
pauvres en biodiversité.
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1.2.La déforestation : Enjeu majeur du XXIème siècle, la déforestation est l’une des
causes principales de la perte de la biodiversité et du réchauffement climatique. Les
forêts sont pourtant indispensables à la planète. Comment les protéger et atteindre
l’objectif zéro déforestation ?

1.3.

Definition: La déforestation est un phénomène irréversible de réduction de la surface


de forêts. Elle est causée par de multiples facteurs, naturels comme humains et a des
conséquences irréversibles sur l'environnement. Plus précisément, la déforestation
consiste en le défrichement délibéré de terres boisées, qui est une pratique aux antipodes
du développement durable. Tout au long de l'histoire et jusqu'à ce jour, les forêts ont été
rasées pour faire de l'espace pour l'agriculture et le pâturage, et pour obtenir du bois pour
le carburant, la manufacture et la construction.

Quelles sont les causes de la déforestation ?

Parmi les facteurs naturels, on retrouve :

 Les incendies de forêts, ravageurs en Australie de juin 2019 à mai 2020, qui, en plus de
détruire les forêts et la biodiversité, rejettent des quantités énormes de dioxyde de
carbone (CO2) dans l’atmosphère ;
 Les maladies affectant les arbres ;
 Les parasites.

Ce sont pourtant, sans surprise, les activités humaines (agriculture, construction


d’infrastructures, activités minières, urbanisation…) qui sont majoritairement
responsables de la déforestation au niveau mondial. Le développement des terres
agricoles est la cause principale de la déforestation. La démographie mondiale ne cessant
d’accroître, les Hommes ont besoin de toujours plus d’espace pour se fournir en
ressources alimentaires.

Quelles sont les conséquences de la déforestation ?

Les forêts jouent un double rôle pour la planète : à la fois “poumons de la Terre”
et réservoirs de biodiversité. Elles atténuent les effets négatifs du réchauffement
climatique en captant et stockant le CO2 présent dans l’atmosphère et servent d’habitat
naturel à des milliers d’espèces animales et végétales.
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Les trois conséquences majeures de la déforestation sont :

1. La perte de la biodiversité : les forêts étant l’habitat naturel de nombreuses espèces, leur
destruction a un impact direct sur la survie de la biodiversité mondiale ;
2. La fragilisation des sols et la désertification : les forêts rendent les sols plus riches en
matière organique et ainsi plus résistants aux intempéries et à l’érosion ;
3. Le réchauffement climatique : les arbres absorbent du CO2 toute leur vie et atténuent
donc l’effet de serre.

1.4.La protection et l’amélioration du sol :

Les sols ont longtemps été considérés comme une ressource inépuisable. Interface
centrale des échanges entre atmosphère, hydrosphère et biosphère, réel épiderme de la
Terre, le sol est pourtant une ressource précieuse et fragile. Ressource presque non
renouvelable à l’échelle humaine puisque sa régénération peut prendre plusieurs milliers
d’années (1000 ans pour un cm de sol). Le sol joue un rôle central de nos écosystèmes.
Ses fonctions naturelles assurent la survie de tout être vivant, c’est pourquoi il est
primordial de protéger les sols.

Comment faire pour lutter contre la déforestation ?

La meilleure solution c’est pratiquer la reforestation

La reforestation est un moyen de compenser une partie des pertes dues à la


déforestation. Cependant, la reforestation se traduit souvent par une plantation massive
d’arbres non adaptés au milieu environnant ou qui ne favorisent pas une biodiversité
riche. La reforestation consiste en effet autant à maintenir la quantité que la qualité des
forêts. Ainsi, un travail de lutte contre la déforestation doit être mené en parallèle à la
reforestation pour assurer un entretien de nos forêts déjà existantes.
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La pratique de l'agroforesterie ou la mise en place de projets carbone forestiers sont deux


solutions pour y remédier :

 L’agroforesterie est un mode d’exploitation intégrant les arbres dans les systèmes
agricoles. Cette pratique préserve ainsi les sols, restaure les écosystèmes dégradés et
améliore les conditions de production agricoles ;
 Les projets carbone forestiers visent à restaurer et à préserver les forêts, ainsi qu’à
soutenir le développement socio-économique des communautés défavorisées via la
plantation d’arbres.
 Planter un arbre, c’est :
 Lutter contre le réchauffement climatique ;
 Protéger la biodiversité ;
 Développer des puits de carbone.

1.5.Le jardinage :

a) Définitions de quelques termes techniques :


- Le jardinage : est la pratique de la culture de plantes dans un jardin, regroupant les
activités de plantation et entretien de végétaux dans un cadre domestique, familial. Le
jardinage peut être ornemental et esthétique, pour la décoration et l'art topiaire, ou
alimentaire avec la production de fruits et légumes. Le jardinier en est le spécialiste.
- Jardin : Un jardin est un lieu durablement et hypothétiquement aménagé où l'on
cultive de façon ordonnée des plantes domestiquées ou sélectionnées. Il est le produit
de la technique du jardinage et, comme elle, il remonte au moins à l'Antiquité. Les
différentes cultures humaines dans le monde, au fil des époques, ont inventé de
nombreux types et styles de jardins. Lieux d'agrément, de repos, de rêverie solitaire
ou partagée, les jardins ont aussi été revêtus dès l'Antiquité d'une valeur symbolique.
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Ils apparaissent dans les mythologies et les religions, et ils ont été fréquemment
évoqués dans les arts.
- Potager : Un jardin potager ou potager est un jardin ou une partie de jardin où se
pratique la culture vivrière de plantes potagères destinées à la consommation
familiale, soit principalement des légumes, des fruits non cultivables en verger et
des plantes aromatiques. Le jardin potager, en plus de ses fonctions utilitaire et
ornementale, peut avoir une vocation éducative, constituer une activité de loisir et
contribuer au maintien de la biodiversité animale et végétale. Il peut être agrémenté
d'accessoires utiles comme un hôtel à insectes collectif ou d'abris monospécifiques à
l'image des nichoirs à osmies, tout comme il peut également contenir des éléments
plus culturels comme l'épouvantail.
- Verger : Un verger est un espace de terrain dévolu à la culture d'arbres fruitiers,
appelée arboriculture fruitière. Il en existe différents types : les vergers
conservatoires, les prés-vergers, les vergers commerciaux et de jardin potager.
b) Outils pour les plantations de jardinage :

Voici quelques outils usuels utilisés pour le jardinage : Arrosoir, Aspirateur de feuilles,
Batte à semis, Bêche, Binette, Butteur, Brouette, Broyeur de végétaux, Cisaille (Cisaille à gazon
et Cisaille à haie), Cordeau, Coupe-bordure, Croc à fumier, Croc à pommes de terre, Croissant
(outil de jardinage), Débroussailleuse, Échelle, Escabeau, Échenilloir, Élagueuse, Émondoir,
Faucille, Faux, Fourche, Fourche bêche, Gants de jardinage, Gouge à asperges, Greffoir,
Grelinette, Houe, Motobineuse, Motoculteur, Pioche, Pistolet arroseur, Plantoir, Pelle, Râteau,
Réciprocateur, Rouleau à bras, Sarcloir, Scarificateur, Scie (Scie d'élagage), Sécateur,
Semoir(Semoir à bras, Semoir à main), Serfouette, Serpe, Serpette, Seau, Souffleur de feuilles,
Taille-haie, Tondeuse à gazon, Tracteur, Transplantoir, Tronçonneuse …

Essentiellement pratiqué en milieu terrestre, le jardinage peut aussi être réalisé en


milieu aquatique avec l'aquascaping. Les jardins sont des espaces limités de plantes qui y sont
jardinées. Historiquement, le jardinage n'était pratiqué qu'entouré d'une clôture pour empêcher
les agressions extérieures, que ce soient d'animaux herbivores ou même du climat. Il était le plus
souvent destiné à la culture vivrière en potager (jardin potager).

Le jardinage touche tous les domaines végétaux, car les plantes peuvent être annuelles
ou vivaces, herbacées ou ligneuses, terrestres ou aquatiques, rustiques ou sensibles au gel,
à feuillage persistant ou caduc, en serre ou en milieu extérieur.
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La conception de jardins est une pratique à la frontière entre la culture, la botanique,


l'architecture et le design. Il peut être pratiqué par les mêmes propriétaires du jardin ou par
différents professionnels dont la plupart ont une expertise dans le domaine de l'horticulture, de
la floriculture, de l'arboriculture ou du maraîchage.

Le jardinage traditionnel implique un entretien pratiquement constant et régulier, la


suppression des fleurs fanées, des mauvaises herbes, des nuisibles ou toute espèce envahissante,
ainsi qu'un amincissement régulier propice à la promotion d'un développement harmonieux et
ordonné des plantes, de ses fleurs ou des légumes et fruits.

Le jardinage implique de nombreuses opérations


d'entretien : binage, sarclage, serfouissage, arrosage, rempotage, désherbage, taille, élagage...

Le jardinage a pour objectif secondaire (ou prioritaire, selon le jardinier) la multiplication des
plantes. Les opérations de multiplications peuvent se faire par bouturage, marcottage, greffage,
division des tubercules, rhizomes et stolons, par semage.

c) Les types de jardinage

 Le jardinage résidentiel (ou privé) a lieu près de la maison, dans un espace appelé le
jardin. Bien qu'habituellement, un jardin est situé sur la terre à proximité d'une résidence,
il peut également être disposé sur un toit (végétalisation), dans un atrium, sur un balcon,
sur un rebord de fenêtre, sur une terrasse ou même dans
un vivarium (aquarium, aquaterrarium, riparium, paludarium). Le jardinage associé à
l'élevage de poissons est appelé aquaponie.

Le jardinage a également lieu dans les espaces verts non résidentiels, comme les parcs,
les jardins publics ou semi-publics (jardins botaniques ou jardins zoologiques),
attractions et parcs d'attractions, le long des corridors de transport, et autour des
attractions touristiques et hôtels. Dans ces situations, un personnel de jardiniers entretient
les jardins.

 Le jardinage intérieur est préoccupé par la culture de plantes d'intérieur dans une
résidence ou d'un bâtiment, dans un jardin d'hiver, ou dans une serre horticole, et même
une mini-serre. Les jardins intérieurs sont parfois incorporés dans le cadre de la
climatisation ou de systèmes de chauffage. Le jardinage intérieur prolonge la saison de
croissance à l'automne et au printemps et peut être utilisé pour le jardinage d'hiver.
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 Le jardinage aquatique concerne des plantes adaptées à l'aquarium, le bassin de


jardin et l'étang. Ceux-ci exigent des conditions spéciales de culture pour
les hydrophytes, assez différentes des géophytes. Un jardin aquatique simple peut se
résumer à une bassine ou un conteneur contenant de l'eau et des plantes aquatiques. En
technique d'aquascaping, un jardin imitant un paysage terrestre est créé dans un aquarium
d'eau douce.

 Le jardinage en conteneur est la pratique de la culture de plantes dans tout type de


récipient à l'intérieur ou à l'extérieur. Les récipients communs sont des pots, paniers
suspendus et jardinières. Il est habituellement utilisé dans les atriums et sur les balcons,
les patios et les toits.

 Le jardinage communautaire est une activité sociale dans laquelle une zone de terre est
jardinée par un groupe de personnes, donnant accès à des produits frais et des plantes
ainsi qu'à l'entraide, l'amélioration des quartiers, un sens de la communauté et la
connexion à l'environnement. Les jardins communautaires sont généralement détenus en
fiducie par les collectivités locales ou organismes sans but lucratif.

 Le jardinage biologique utilise des techniques naturelles, des méthodes durables,


les engrais et les pesticides ne contribuent pas au développement des cultures non
génétiquement modifiées.

d) La notion de jardin écologique :

Par opposition au jardin cultivé, le jardin naturel, ou jardin bio, implique un jardinage
écologique. Les travaux d'entretien doivent être réduits au minimum nécessaire pour juste
assurer l'accessibilité et l'utilisation de la zone, et de maintenir dans un état de relatif équilibre
certains types de végétations intrinsèquement instables comme les mauvaises herbes. Le tout doit
maintenir une biodiversité importante, et les déchets doivent être retraités en composteur. L'eau
utilisée pour les arrosages est de l'eau de pluie, venant principalement d'une récupération de
l'eau de pluie. La lutte biologique contre les indésirables remplace la lutte chimique.

e) Le jardinage thérapeutique :

Le jardinage thérapeutique, la thérapie par l'horticulture, est appelé l'hortithérapie ou garden


therapy en anglais. Cette pratique ne se limite pas aux seules plantes médicinales, mais s'étend à
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toute espèce végétale cultivable, incluant notamment des plantes aromatiques, des plantes
alimentaires, des plantes potagères, etc.

Les techniques de thérapie horticole sont utilisées pour aider les participants à acquérir de
nouvelles compétences ou à retrouver celles qui sont perdues. L'hortithérapie aide à améliorer la
mémoire, les capacités cognitives, l'initiation aux tâches, les compétences linguistiques et la
socialisation. En réadaptation physique, le jardinage thérapeutique peut aider à renforcer
les muscles et améliorer la coordination, l'équilibre et l'endurance. Dans les établissements de
jardinage thérapeutique professionnel, les gens apprennent à travailler de façon autonome, à
résoudre des problèmes et à suivre les instructions. Les thérapeutes en horticulture sont des
professionnels ayant une éducation, une formation et des titres de compétences spécifiques dans
l'utilisation de l'horticulture pour la thérapie et la réadaptation.
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Chapitre deuxième : LA CLASSIFICATION DES VEGETAUX

2.0. Définition des mots clés :

Le règne Plantae, également connu sous le nom de règne végétal, est l'un des cinq règnes
taxonomiques existants (règne Animalia, règne Plantae, règne Fungi, règne Monera et
règne Protista) et il est composé d'organismes multicellulaires, eucaryotes et photosynthétiques.

Dans ce règne, on retrouve toutes les plantes terrestres, les plantes aquatiques et certaines
espèces d'algues. Il compte plus de 390 000 espèces connues, ce qui en fait le deuxième plus
grand règne.

Les plantes peuvent être classées de différentes manières. L'une des façons les plus courantes de
classer les plantes du règne Plantae est de déterminer si elles ont des fleurs ou non.

2.1. Plantes sans fleurs & plantes avec fleurs


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Chapitre troisième : LA PHYSIOLOGIE DE LA PLANTE

3.0. Définition des mots clés :

La physiologie végétale est la science biologique qui étudie les processus vitaux des plantes,
notamment le métabolisme, l'organisation, la gestion de l'eau, la nutrition minérale, la croissance
et le développement, l'irritabilité (réaction à l'environnement), les mouvements et les
déplacements.

Les physiologistes étudient les processus fondamentaux tels que la photosynthèse, la respiration,
la nutrition des plantes, les fonctions des hormones végétales, les tropismes, les
mouvements nastiques (nasties), le photopériodisme, la photomorphogenèse, les
rythmes circadiens, la physiologie du stress environnemental, la germination des graines,
la dormance, la fonction des stomates et de la transpiration, ces deux dernières faisant partie de la
relation entre les plantes et l'eau.

C'est une science expérimentale qui repose fortement sur la chimie, la chimie physique et la
physique. La physiologie végétale est importante en raison des applications dans d'autres
disciplines, telles que l'agriculture, la foresterie, l'horticulture.

Ici nous nous limiter à la croissance, la respiration et la reproduction de la plante.

3.1. La germination :

a) Definition : C’est le processus de développement d’une plante à partir de sa graine.

Lorsqu’une graine germe, la première partie de la plante à émerger est la radicule.

La radicule pousse vers le bas et devient par la suite la racine de la plante.


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Au dessus de la radicule se trouve l’hypocotyle. L’hypocotyle est la tige en devenir de la

plantule, qui porte les cotylédons.

Les cotylédons sont les deux premières feuilles de la plante. Ces deux feuilles contiennent les
réserves nutritives de la plante et sont différentes des feuilles qui apparaîtront par la suite. Les
cotylédons finissent par tomber lorsque la plante se développe.

Quelles sont les bonnes conditions pour qu’une graine puisse germer ?

La germination se fait en 2 temps :

 d’abord, au contact de l’eau et sous une température ambiante (qui varie en fonction des
espèces), la graine va changer d’état et casser son enveloppe,
 Ensuite, elle aura également besoin de lumière et d’oxygène (c’est à ce moment qu’on
retire le couvercle des barquettes de germination).

b) Les conditions de la germination :Elle ne se produit que si des conditions extérieures


(humidité, température, oxygène, luminosité ou durée du jour, etc.) sont conjointement
présentes et favorables; de même que les facteurs internes (maturité, viabilité, dormance,
effet de la lumière). Certaines graines ne peuvent germer (ou ont une germination
fortement facilitée) qu'après avoir subi :

 un froid intense qui lève les dormances, c'est la vernalisation;


 un passage dans le tube digestif d'un animal, voire d'un animal spécifique (herbivore, vers de
terre...);
 une dégradation de leur cuticule externe par un acide (graines de milieux acides, ou germant
dans certaines fourmilières);
 un passage dans les flammes (plante pyrophyles);
 une abrasion (pour des plantes dont les graines sont dispersées par l'eau ou en contact avec
les grains de sable); l'épersillage désigne l'abrasion artificielle du « liège » entourant
certaines graines (ex. : d'angélique) pour initier leur germination);
 une dégradation de la cuticule hydrophobe (ex. du marron d'Inde) par
des bactéries et/ou champignons.
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3.2.Nutrition de la plante:

La différence entre la sève brute et la sève élaborée : la sève brute, contenant de l’eau et les
éléments minéraux prélevés dans le sol, qui va des racines aux feuilles. Elle est aussi appelée
sève montante. La sève élaborée, contenant de l’eau et sucres formés dans les feuilles par la
photosynthèse, qui va des feuilles aux racines. Elle est aussi appelée sève descendante.
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3.3. La croissance de la plante :


La première étape de la croissance des plantes consiste à placer les graines dans le sol
approprié et à les recouvrir d’engrais, les graines commencent à produire de petites pousses. Ce
processus est contrôlé par plusieurs facteurs environnementaux, tels que la profondeur à laquelle
les graines sont placées, la disponibilité d’eau et de chaleur, de sorte que l’eau active des
protéines spéciales appelées enzymes qui sont responsables de la germination pour que les
graines commencent à germer sous terre, puis la plante commence à croître et à apparaître sur le
sol. Une fois que les feuilles sont formées, elles commencent à tirer parti des rayons du soleil et
se développent vers elles, ce qu’on appelle la photosynthèse. Le développement des plantes est le
stade entre la germination et la floraison, appelé phase végétative, où la plante est occupée à ce
stade de la mise en œuvre de la photosynthèse afin de collecter les ressources nécessaires à la
floraison et à la reproduction. Il est à noter que chaque plante a des habitudes de croissance
différentes selon les espèces.

Pour une bonne croissance, la plante se nourrit de deux manières: avec la sève brute puisée par
les racine et la sève élaborée qui vient du processus de la photosynthèse.

3.4. La respiration de la plante :


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Chez les plantes, la photosynthèse et la respiration vont de pair. Les produits de chacune de ces
réactions sont les réactifs de l’autre. Pour bien comprendre cela, étudions les équations des deux
processus.

La photosynthèse est le processus par lequel, en présence de lumière solaire, les plantes vertes
convertissent le dioxyde de carbone et l’eau en sucres comme le glucose et en oxygène.

La respiration cellulaire est un processus chez les êtres vivants dans lequel les molécules
contenant du carbone, comme par exemple le glucose, sont dégradées pour produire de l’énergie
sous forme d’ATP.

Certains organismes, comme les archées et les bactéries, vivent dans des environnements avec de
faibles niveaux d’oxygène. Ces cellules respirent en dégradant des molécules en l’absence
d’oxygène, un processus appelé respiration anaérobie. Cependant, chez la plupart des plantes et
autres organismes supérieurs, cette dégradation de molécules est obtenue en présence d’oxygène,
par une réaction d’oxydation complète. Cette forme de respiration est appelée respiration
aérobie.

La respiration aérobie est le processus par lequel de l’énergie est produite dans les cellules en
présence d’oxygène.

3.5. La reproduction de la plante :

Les plantes sont des organismes vivants. Cela signifie qu’elles doivent se reproduire afin de
transmettre leurs gènes aux générations futures. Les plantes peuvent créer
des descendants par reproduction sexuée ou asexuée.
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 Reproduction sexuée

La reproduction sexuée nécessite du matériel génétique (ADN) de deux parents. Les plantes
parentales ont des cellules reproductrices mâles et femelles, que l’on appelle gamètes. Le
matériel génétique mâle et femelle des gamètes se rassemble pour la fécondation afin de
produire la descendance. C’est ce qu’on appelle la fertilisation.

Les graines produites par la fertilisation contiennent le matériel génétique des deux parents.
En conséquence, la descendance n’est pas génétiquement identique aux parents, mais leur
ressemble souvent. Cette diversité génétique chez la descendance peut l’aider à survivre en
cas de modification des conditions environnementales.

Les plantes à fleurs ont une reproduction sexuée qui s’appelle la pollinisation. Les fleurs ont
des organes reproducteurs mâles appelés étamines et des organes reproducteurs femelles
appelés pistils. L’anthère est la partie de l’étamine qui contient du pollen. Ce pollen doit
être déplacé vers une partie du pistil qui s’appelle le stigmate.

Parties d’une fleur (Parlons sciences à partir d’une image par Clker-Free-Vector-
Images via Pixabay).

Les plantes peuvent se reproduire par autopollinisation ou par pollinisation


croisée. L’autopollinisation se produit lorsque le pollen d’une plante féconde ses propres
ovules. La pollinisation croisée se produit lorsque le vent ou les animaux transportent le
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pollen d’une plante pour fertiliser les ovules d’une autre plante. L’avantage de la
pollinisation croisée est qu’elle favorise la diversité génétique. Certaines plantes possèdent
des caractéristiques qui empêchent l’autopollinisation, comme le pollen et les ovules qui se
développent à différents moments.

Les pollinisateurs sont les animaux qui transportent le pollen entre les plantes. De nombreux
pollinisateurs sont des insectes, comme les abeilles, les papillons de jour et de nuit, et les
coléoptères. Des oiseaux, comme les colibris, et même certains mammifères, comme les
chauves-souris et les rongeurs, peuvent aussi transporter le pollen d’une plante à l’autre. Les
pollinisateurs sont souvent attirés par les couleurs et le parfum des fleurs. Le pollen se colle
au corps du pollinisateur pendant qu’il se nourrit du nectar de la fleur.

L’étape qui suit la pollinisation est la fécondation. Une fois qu’il atteint le pistil, le pollen
doit fertiliser un œuf à l’intérieur du stigmate. Cet œuf s’appelle l’ovule.

La fertilisation produit des fruits qui contiennent des graines. Certains fruits sont charnus,
comme les oranges et les pastèques (melons d’eau). D’autres sont secs, comme les glands ou
les noix. Ces fruits représentent une nourriture attrayante pour divers animaux. Après avoir
digéré les fruits qu’ils ont mangés, les animaux expulsent les déchets de leur système digestif
et les graines encore intactes peuvent prendre racine et pousser loin des plantes qui les ont
produites!

 Reproduction asexuée

Dans le cas de la reproduction asexuée, l’ADN d’un seul parent est nécessaire. La
descendance est génétiquement identique au parent. Les descendants génétiquement
identiques sont appelés clones et sont plus sensibles aux maladies et aux changements
environnementaux défavorables en raison de leur faible diversité génétique.

La reproduction asexuée peut se faire de différentes manières, notamment la multiplication


végétative et la fragmentation.

Il y a une multiplication végétative lorsque de nouvelles plantes se forment sans qu’il y ait
production de graines ou de spores. Une nouvelle plante pousse à partir d’une partie de la
plante mère. Selon le type de plante, la multiplication végétative se produit de différentes
manières. Voici quelques exemples.
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 L’ail, les oignons et les tulipes se reproduisent tous par de vrais bulbes. Ces tiges
courtes souterraines sont également appelées caïeux. Ils possèdent un plateau qui est
généralement entouré d’écailles modifiées. Ces écailles forment une écorce
appelée tunique. De nouveaux bulbes poussent sur le plateau du bulbe principal.
 Les crocus se reproduisent à l’aide de cormes, qui sont similaires aux vrais bulbes.
Cependant, une corme n’a pas autant de couches. Les cormes sont utilisées pendant la
saison de croissance et sont remplacées par une ou plusieurs nouvelles cormes.
 Les plants de pommes de terre se reproduisent à l’aide de tubercules. Ces
excroissances souterraines produisent de nouvelles plantes à partir de tiges ou de
points de croissance appelés œilletons.
 Les plants de gingembre se reproduisent à l’aide de rhizomes. Ces tiges poussent
latéralement le long du sol ou juste en dessous de la surface. Elles se ramifient pour
produire de nouveaux points de croissance.
 Les fraisiers se reproduisent à l’aide de stolons. Ils ressemblent à des branches qui
poussent sur le sol. Les stolons s’ancrent au sol et développent des racines qui se
transforment en nouvelles plantes.
 La fragmentation est une autre forme de reproduction asexuée. Elle se produit
lorsque de petites parties d’une plante tombent sur le sol et que de nouvelles plantes
commencent à pousser à partir de celles-ci. Les animaux ou le vent peuvent casser de
petites tiges ou faire tomber les feuilles des plantes. C’est l’une des façons dont les
plantes comme les hépatiques et les mousses se reproduisent.
 Les horticulteurs sont des gens qui étudient les plantes. Ils utilisent souvent la
reproduction asexuée par fragmentation pour faire pousser de nouvelles plantes. Ils
coupent une feuille d’une plante et la mettent dans l’eau ou le sol. Ce procédé
s’appelle souvent la multiplication à partir de boutures ou bouturage.

BIBLIOGRAPHIE

Biologie Campbell, 4 ème Edition

Monaco Nature, Encyclopédia

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