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Harry Potter : Mission temporelle urgente

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Harry Potter : Mission temporelle urgente

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Le Pouvoir du Passé

Harry atterrit avec difficulté sur le sol. Il était haletant et il avait froid
partout. Pourtant, il n'oubliait pas son objectif. Il venait de faire un long
voyage pour cela. Sauver le monde. Sauver l'univers même.

Il se releva et se repéra rapidement. Il était dans une ruelle du vieux Londres.


Mais en quelle année ? Il priait qu'il ne s'était pas trompé. Heureusement qu'il
avait la magie pour métamorphoser ses vêtements en quelque chose de plus neutre et
d'époque avant de commencer ses investigations. Il parcourut rapidement les routes
jusqu'à un kiosque moldu vendant des journaux. 22 février 1996.

« Un peu plus tard que la date prévu mais ça va, » murmura-t-il pour lui-même alors
qu'il faisait le chemin vers la ruelle qu'il venait de quitter une dizaine de
minutes plus tôt. « Merlin… Cela va faire bizarre de revoir tout le monde. »

Il transplana directement pour Poudlard. Il parcourut la route menant au château


avec nostalgie et fut agréablement surpris quand les portes s'ouvrirent devant lui
sans qu'il ait à s'annoncer, comme si Poudlard savait qu'il avait venir.

Il parcourut le parc tout en sortant sa vieille carte de Maraudeur. Il était venu


pour emmener quelques sorciers parmi les plus puissants, la crème de la crème car
seul, il n'arriverait à rien. Thanos était bien trop puissant et ses armées trop
nombreuses. Même pour lui. Les Avengers, les soldats, les sorciers, rien n'avait
suffi malgré l'alliance. Même la deuxième fois. Heureusement qu'il avait prévu une
porte de sortie en cas de deuxième échec. Mais il n'aurait pas d'autre chance.
Celle-ci constituait la dernière.

Ceux qu'il était venu chercher, enfin deux d'entre eux, se trouvaient dans la
Grande Salle. L'heure du repas… Il rangea sa carte en soupirant et s'y dirigea d'un
pas vif. Il n'avait pas de temps à perdre.

Son entrée se fit plus que remarquer. Il garda toutefois le visage neutre alors
qu'il marchait vers le directeur. Alors qu'il allait s'adresser à ce dernier, il
entendit un toussotement désagréable. Satanée sorcière… Elle ne lui avait
absolument pas manqué !

« Qui êtes-vous ? » demanda Ombrage d'une petite voix mielleuse. « Et qu'êtes-vous


venu faire ici ? »

« Mon nom n'a aucune importance, » répondit Harry en fixant la sorcière d'un regard
froid et calculateur. « Quant à ce qui m'amène, cela ne vous concerne en rien. Je
suis venu ici pour requérir l'aide d'AlbusDumbledore et de son Maître des Potions.
Ils sont les hommes les plus qualifiés et mes supérieurs ont besoin de leurs
services. »

« Et qui sont vos supérieurs, monsieur ? » demanda Dumbledore avec un air aimable.

« Ne serions-nous pas plus à l'aise dans votre bureau pour en discuter, Mr le


directeur ? »

« Naturellement. Severus, mon ami ? »

« Je vous suis, Albus. »

Les trois sorciers partirent pour le bureau directorial. Une fois à l'intérieur,
Harry lança quelques sortilèges pour assurer leur totale intimité. Il n'avait pas
confiance en cette Ombrage. Vieux reste d'un passé de plus de trente ans pour lui …
« Excusez-moi, jeune homme, mais nous sommes-nous déjà rencontrés ? » demanda
Dumbledore une fois derrière son bureau. « Votre visage me semble familier. »

Harry eut un sourire. Il avait en effet un peu changé depuis le temps. Ses cheveux
étaient plus longs, encadrant son visage et dissimulant sa cicatrice. Il ne portait
plus de lunettes non plus. Et il n'était plus l'adolescent qui marchait encore dans
ces couloirs à cette époque-là. Il en était bien loin même. Tellement de choses
avaient changé en trente ans.

« Oui, professeur Dumbledore, on se connait, » répondit-il en se tournant vers les


deux sorciers. « Je n'ai pas beaucoup de temps devant moi pour vous expliquer car
j'ai d'autres personnes à rassembler d'ici trois jours grand maximum et peu de
temps pour tous vous convaincre. J'irai droit au but. »

« Cela évitera de nous faire perdre du temps, en effet, » répliqua Snape de sa voix
acerbe.

« Vous pouvez faire tomber votre masque avec moi, Snape, » sourit Harry. « Je sais
parfaitement quelle est votre place dans la guerre et pourquoi. Et je dois
d'ailleurs vous en remercier. C'est moi, Harry Potter. Je viens de trente ans dans
le futur. J'ai besoin de votre aide pour sauver l'univers de la destruction totale.
»

Les deux sorciers le regardèrent avec stupéfaction. Le Maître des Potions voulut
poser une question mais Harry ne lui en laissa pas le temps.

« Je peux facilement prouver qui je suis, » dit-il en levant la main.

Il se passa une main sur le visage.

« Okay… pas dire d'infos qui pourraient changer le futur proche…. Hmmm… okay ! » Il
se tourna vers le professeur Snape. « Commençons par le plus simple ! Professeur,
la première question que vous m'avez posée en cours a été … ce qu'on obtenait en
mélange de l'asphodèle à de l'armoise. Pour répondre à la question c'est la goutte
du mort-vivant. Je n'avais pas pu répondre, pas plus qu'au bézoard ni à l'aconite.
Vous n'avez jamais cessé de me dénigrer mais ce que peu de personnes savent c'est
que vous n'avez jamais cessé de sauver mes foutues fesses de foutu survivant ! Et
vous le faites uniquement pour ma mère. Et franchement je profite maintenant de le
dire … J'ai beaucoup de respect pour vous. A vrai dire, j'ai même plus de respect
pour vous que pour Dumbledore … »

« Voilà qui est … intéressant… Mais vous auriez très bien pu … »

« Je le jure sur ma vie et ma magie, Snape, » coupa Harry. « Je n'ai pas le temps
de jouer ! Ni de répondre à des centaines de questions ! » Il eut soudain une idée
de génie. « Vous êtes le seul professeur à avoir été présent à l'exception de Remus
dans la Cabane Hurlante le soir où Queudver s'est échappé ! Il n'y avait que mes
amis et moi… et Sirius… qui le savait. Merlin, Sirius ! Il va falloir que j'aille
chercher Sirius ! Je l'avais complètement zappé ! Cela fait toujours une baguette
en plus ! Il va falloir tellement de monde … »

« Et si tu nous expliquais ce qui se passe, Harry, » proposa Dumbledore. « Car à


voir la réaction de Severus, c'est bien toi. Je n'en doute pas. »

« Un être venu de l'espace viendra dans un peu plus de vingt ans pour venir
chercher ce qu'on appelle des pierres d'infini. Elles renferment un immense pouvoir
et il les a utilisées pour effacer la moitié de la population de l'univers avant de
détruire les pierres. Puis, les Avengers ont réussi avec la technologie moldue à
faire un coup de force en remontant le temps pour récupérer les pierres et les
utiliser pour ramener tout le monde. En parallèle, avec des collègues langue-de-
plomb, j'ai travaillé sur … quelque chose au département des mystères. On étudiait
le phénomène. J'ai finalement découvert un moyen de revenir dans le passé en usant
de l'arche qui a … non, ce n'est pas encore arrivé ça… hmmm… Que c'est compliqué…,
» soupira-t-il en se passant une main sur le visage.

« Je le constate, » sourit Dumbledore.

« Avec vous, tout est toujours compliqué. »

« Je sais, je suis un aimant à problèmes, » sourit à son tour Harry. « Vos


sarcasmes m'avaient manqués, professeur Snape. » Il soupira. « Quoi qu'il en soit,
la tentative des Avengers de réparer les choses, même si elle a été un succès, cela
n'a été que de courte durée car Thanos est arrivé juste après. Il a détruit
l'entièreté de l'univers d'un claquement de doigts. J'ai pu m'enfuir une
microseconde avant. Je l'ai vu à travers les diaphanes du voile temporel. Je suis
venu chercher de l'aide auprès des personnes les plus fortes que je connaisse et
qui, malheureusement, ne sont plus là à mon époque. Vous êtes mon dernier espoir,
le dernier espoir de l'univers. »

Les deux professeurs échangèrent un regard avant de fixer leur élève, ou ancien
élève … cela devenait compliqué pour eux aussi.

« Et à qui comptez-vous demander de l'aide, Potter ? » demanda Snape.

« Ca, j'en fais mon affaire. Bien que si vous pouviez m'introduire dans le cercle
mangemort pour me faire gagner du temps, cela m'arrangerait énormément. Plus de
temps je gagne, plus de personnes je peux convaincre de sauver le monde. »

« Les Mangemorts ne se battront pas pour sauver le monde, » ricana Snape. « Ils en
ont rien à faire. »

Harry se leva de son fauteuil.

« Vraiment ? Et si j'informais aux Mangemorts, à Lucius Malfoy notamment que sa


propre descendance a été effacée dès la première attaque de Thanos, ne croyez-vous
pas que j'aurais son soutien ? Bon nombre de sorciers, même des Sang-Purs, ont
disparus lors de l'attaque du Wakanda. Avant la tentative des Avengers de faire
revenir tout le monde, nous n'étions plus que deux ou trois milles sorciers sur
toute la surface du globe. Contre un million il faut le faire ! Je crois
qu'annoncer notre extinction va les faire réagir. Et je souhaiterais aussi requérir
l'aide de votre vieil ami, professeur Dumbledore. Et celle de votre frère. »

« Je crois que je pourrais peut-être convaincre Abelforth, » fit pensivement le


vieil homme. « Mais qu'entends-tu par vieil ami, Harry ? »

« Gellert Grindelwald. » Le sourire aimable disparut du visage de Dumbledore pour


ne plus afficher qu'un air extrêmement sérieux. « Je suis conscient que je
m'apprête de faire sortir un puissant criminel de prison, tout comme je vais
m'allier à d'autres dont ma propre nemesis depuis toujours, mais les temps sont
durs. Pour éviter notre destruction totale, c'est la seule solution que j'ai pu
trouver dans le temps que j'avais. Ne dit-on pas que dans les pires situations,
l'ennemi de mon ennemi est mon ami ? »

« Ils ne vont pas être facile à convaincre, » commenta Snape.

« C'est pourquoi j'ai dit que je n'avais pas beaucoup de temps pour vous. Je savais
parfaitement qu'ils allaient être bien plus difficiles à convaincre. »
« Je me charge de Gellert, Harry, » informa alors Dumbledore. « Comme tu l'as dit,
c'est un vieil ami. Peut-être qu'en informer l'Ordre serait une bonne chose
également dans le cas où nous aurions quelques volontaires. »

« Plus de combattants il y aura, mieux ce sera, » répondit Harry. « Mais il faut


savoir que c'est potentiellement un voyage sans retour. »

« Comme toujours à la guerre, » soupira Snape en resserrant ses capes. « Bon,


puisque vous êtes pressés, Potter, allons directement voir le Seigneur des Ténèbres
au … »

« … Manoir Malfoy, » termina le Gryffondor avec un sourire. « Et oui, je sais ça


aussi pour m'être fait attraper une fois… Mais grâce à de bons alliés, j'en ai
réchappé. » Il soupira en se passant une main sur le visage alors qu'ils quittaient
le bureau. « Moi qui pensais que vous convaincre serait plus compliqué que cela
encore vu qui vous êtes…, » dit-il ensuite. « J'étais peut-être trop jeune et ma
perception de vos personnalités respectives était peut-être trop biaisée… »

« Ou bien, vous avez appris à réfléchir, » rétorqua simplement Snape. « Cela change
chez un Potter. »

« C'est peut-être une caractéristique Evans, » sourit le Gryffondor.

Pour la toute première fois, ce dernier vit l'ombre d'un sourire sur le visage du
Maître des Potions.

« C'était en effet une qualité de votre mère, » répliqua simplement ce dernier.

xXxXxXx

Harry se tenait devant une porte et attendait simplement que Snape vienne le
chercher. Il observait distraitement le décor sans pour autant enregistrer quoi que
ce soit. Il avait tellement l'esprit tourné sur sa mission de sauvetage que rien
d'autre n'importait. Le temps jouait contre lui.

Finalement les portes s'ouvrirent et Snape le fit entrer silencieusement. Harry


inspira profondément alors qu'il voyait tous les visages de ses anciens ennemis,
pour beaucoup qu'il avait toujours considérés comme morts, devant lui le fixant
avec perplexité.

« Severus nous a informé de ta situation, jeune homme, » fit Voldemort. « Ainsi que
de l'aide que tu demandes. Il n'a toutefois pas mentionné ton identité. »

« Ah ! » Le Gryffondor se tourna vers le Maître des Potions. « Sérieusement ? »

« C'est vous le voyageur du futur. Je vous laisse vous débrouiller pour leur
expliquer ça, ainsi que le reste avec plus de précisions. »

« En espérant que je n'ai pas à trop me répéter devant Grindelwald, » soupira le


voyageur du temps. « Très bien. » Il inspira profondément. « Bon, alors je ne vais
pas aller par quatre chemins, cela n'a jamais été mon genre. Voldemort, je suis
Harry Potter et je viens du futur. D'où je viens, il n'y a presque plus de
sorciers, effacés par Thanos, un être venu de l'espace. Nous n'avons pas été les
seuls touchés, tout l'univers a subi la perte de la moitié de sa population. Grâce
à la technologie moldue, on avait pu faire revenir tout le monde mais Thanos est
revenu également. Il a détruit l'univers au moment où je partais, conscient que
seuls sorciers, moldus et asgardiens, nous n'arriverions à rien face à eux. Du
moins pas les populations restantes. C'est pourquoi je suis revenu à cette époque.
Les plus grands sorciers du siècle y vivent, toi, Dumbledore, et toute la
génération de mes parents, du moins ceux qui restent. Les meilleurs. Avec vous tous
réunis, il y a une chance qu'on l'on gagne. »

« Et qu'est-ce qui te fait croire, Potter, que je vais accéder à ta requête ? »


demanda Voldemort. « Je pourrais très bien te tuer maintenant. »

« Me tuer moi ne tuera pas l'adolescent de quinze ans qui se trouve toujours à
Poudlard. Cela ne changera rien à l'histoire. A part un point. »

« Nous sommes curieux de savoir lequel. »

« En venant ici, à cette époque, j'offre une possibilité de sauver le monde en


venant chercher les personnes dont j'ai une connaissance à peu près sûre du
potentiel et des capacités, si pas avec précision, j'en ai au moins une bonne idée.
En ne le faisant pas, si tu me tues maintenant, tu condamnes le monde à la
destruction d'ici une trentaine d'années. Car les choses se dérouleront comme elles
se sont déroulées pour moi. Si je viens ici solliciter ton aide, c'est parce que tu
es aussi voire plus puissant que moi. Il en va de même pour les Dumbledore et
Grindelwald. Même Bellatrix Lestrange, aussi folle qu'elle soit, est extrêmement
puissante et pourrait faire un sérieux massacre parmi les chitauris ! »

« Les quoi ?! » firent plusieurs Mangemorts.

« Lucius, ta pensine, s'il te plait, » soupira Harry en se passant une main sur le
visage.

« Depuis quand vous me parlez avec autant de familiarité, Potter ? »

« Depuis… un moment… Je … Je t'ai aidé quand Drago et sa fille ont été effacés par
Thanos. »

« Mon … mon fils a été effacé ? »

« Il ne reste plus aucun Malfoy à part toi après le premier passage de Thanos, je
suis désolé. J'ai moi-même perdu deux enfants. Si je suis là, ce n'est pas pour
notre guerre, Voldemort. Pour moi, c'est du passé. Je suis juste ici pour nous
assurer un avenir à tous, tout l'univers et les personnes qui y vivent. Rien
d'autre. Je suis prêt à mettre mes sentiments et nos antécédents de côté pour
collaborer. La question est : toi, en es-tu capable pour nous assurer à tous un
avenir ? »

Au même moment, la pensine de Lucius arriva devant le Gryffondor et ce dernier y


glissa quelques souvenirs qu'il avait des deux attaques. Tous les mangemorts
assistèrent à l'invasion du Wakanda et à l'ultime combat, du moins tout ce qu'il
avait pu assister avant de s'enfuir pour remonter dans le passé.

« Le courage des Gryffondors m'étonnera toujours, » ricana Voldemort, rapidement


suivi par ses mangemorts. « Tu as fui le combat. »

« Je ne dirais pas que c'est une fuite car j'ai bien l'intention d'y retourner. Je
n'ai d'ailleurs pas le choix… C'est plutôt un repli stratégique. Je suis certes
revenu ici pour demander de l'aide mais que je l'ai ou non ne changera rien au fait
que je retournerai au combat. Mais je sais que si j'y retourne seul, c'est voué à
l'échec. Nous avons déjà échoué deux fois. J'espère ne pas arriver à l'avant d'un
troisième échec. Oserais-tu me le reprocher, toi, un Serpentard ? »

Les Mangemorts restèrent silencieux alors que tous les regards se tournaient vers
le Seigneur des Ténèbres. Ce dernier fixait Harry de son regard vermeil, pensif. Il
évaluait sans aucun doute le pour et le contre.
« Cela n'engage que moi, » fit soudain Lucius en se levant. « Mais je vais vous
accompagner, Potter. On ne s'en prend pas à la famille Malfoy sans en payer le
prix. »

« Cela me fera tout drôle de voir deux Lucius en même temps mais pourquoi pas, »
sourit Harry. « Toute baguette supplémentaire est une bonne nouvelle. »

« Je viens aussi, » dit Narcissa en prenant la main de son époux.

« Moi, j'ai déjà informé que je vous suivrais Potter, » intervint Severus d'une
voix calme et posée. « On ne touche pas à mon filleul. »

« Je vais suivre le mouvement, » dit ensuite Bellatrix Lestrange. « C'est mon


neveu. »

Harry releva un sourcil pendant quelques secondes mais n'allait pas commenter.

« Cela te pose un problème, Potter ? » demanda la sorcière.

« Non, aucun. Je suis juste étonné que tu aies un cœur, Lestrange. J'étais encore
jeune et je n'avais qu'une vision assez négative de votre camp. Ne vous détrompez
pas, je ne suis pas pour votre camp. Mais j'ai conscience aujourd'hui que certaines
choses que vous défendiez ont leur importance. Bienvenue dans l'équipe. Juste …
avoir le doloris moins facile sur mes alliés sous prétexte qu'ils sont des êtres
inférieurs serait apprécié. On aura suffisamment d'ennemis pour satisfaire vos
pulsions de tortionnaires, et faites-vous plaisir si vous le désirez, ils sont des
tortionnaires et des mercenaires dans leur genre. »

« Très bien… »

« Voldemort ? »

« Tu n'espères quand même pas que je te donne une réponse tout de suite … »

« Tu as jusqu'à demain midi. Parce que je devrais encore aller dans une autre
époque rechercher une autre personne. Mais peut-être que savoir qu'il s'agit du
Dieu Loki en personne devrait te motiver, » répliqua malicieusement Harry en se
préparant à partir. « J'ai encore d'autres personnes à voir. Vous savez
l'essentiel. Tu sais comment me contacter, » termina-t-il en faisant un geste de la
main vers Snape. « Personnellement, je vais voir du côté de l'Ordre. N'oubliez pas.
Vous avez jusqu'à demain midi pour vous décider. »

Harry partit sur ces mots et, une fois dehors, il partit pour Square Grimmaurd. Il
n'y était plus revenu depuis tellement longtemps. Même à son époque. Il vivait
énormément aux Etats-Unis en même temps. Pourtant, il n'eut aucun problème à
retrouver le chemin, encore moins à pénétrer dans la maison.

Il fut accueilli par un Kreattur morose.

« Dis-moi où est Sirius Black, je te prie, Kreattur, » fit-il simplement en ôtant


sa veste.

L'elfe ne répondit pas.

« Bien, je vois que je vais devoir déranger Lady Walburga pour espérer avoir une
réponse. »

« Le fils rebelle de ma Maîtresse est dans sa chambre. Le fils de ma Maîtresse


s'occupe de son hippogriffe. »

« Bien, merci. »

Harry monta rapidement les escaliers, faisant attention à ne pas faire trop de
bruits pour ne pas réveiller le portrait de Walburga Black. Il arriva devant la
porte de la chambre de son parrain et il hésita un instant devant, le poing levé.
Sirius était mort. Il l'avait vu mourir. Il allait le revoir maintenant, après
trente ans…

Il prit son courage à deux mains et frappa à la porte.

« Oui ? »

Harry ouvrit et vit son parrain occupé à brosser la robe de Buck. Quand il le vit,
il ne put se retenir et il fonça dans ses bras pour le serrer.

« Padfoot ! » s'exclama-t-il en le serrant dans ses bras, la tête nichée dans le


cou du Maraudeur.

« James ?! Mais … comment ?! »

Le plus jeune – enfin le temps pour le voyageur temporel était plus que relatif –
se sentit écarté et les mains de Sirius vinrent lui attraper le visage. Le regard
argent se plongea dans le regard émeraude.

« Harry ?! »

« Au moins toi, tu me reconnais sans que j'ai quoi que ce soit à te dire ! » rit
son filleul avant de revenir dans ses bras. « Tu m'as tellement manqué ! »

« De … quoi ?! Harry, je ne comprends pas ce qui se passe. Qu'est-ce qui t'est


arrivé ?! Pourquoi tu n'es pas à Poudlard ? Et pourquoi tu as l'air aussi vieux ?!
»

« Eh ! Tu n'es plus tout jeune non plus hein ! J'ai quarante-six ans pour ta
gouverne ! »

« Quoi ?! »

« Les plaisirs du voyage dans le temps, » expliqua brièvement le brun. « Est-ce que
tu sais par hasard si Dumbledore a prévu une réunion de l'Ordre en urgence ou pas ?
»

« Je sais qu'il y en a une ce soir mais j'ignorais que c'était à ce point urgent. »

« J'expliquerai tout devant les membres de l'Ordre. Mais si tu veux, tu peux déjà
faire venir Remus, s'il te plait. Cela fait une éternité que je ne l'ai pas vu non
plus. »

« Oui… Oui, bien sûr. »

Harry ne put s'en empêcher et serra à nouveau son parrain dans ses bras.

« Harry…, » fit Sirius en le serrant à nouveau.

« Ca va, » pleura le brun. « Cela fait juste … très longtemps. »

« A t'entendre, on croirait que je suis mort. »


« C'est le cas, » soupira Harry. « Mais je ne te dirais pas comment. Je ne veux pas
interagir sur le cours des choses plus que nécessaire. Même si j'avoue que je
préférerais te voir en vie… Enfin, je ne dois pas faire avancer mes intérêts
personnels là-dedans… »

« Je vais appeler Remus, » fit alors le Maraudeur en tirant doucement son filleul
dans la cage d'escalier. « On va parler autour d'un thé en attendant la réunion. »

« Hmmm… Je peux avoir un vrai repas plutôt ? » demanda Harry. « Je n'ai pas eu un
vrai repas depuis quelques jours. J'étais soit en plein travail, plein combat ou
pleine fuite. Sans parler de mon passage à Poudlard et chez les Mangemorts… »

« Les Mangemorts ?! »

« Tu comprendras quand j'expliquerai les raisons de ma venue en ce temps, » promit


le Survivant.

Harry profita de l'instant précieux qui lui était accordé avec son parrain même
avec trente ans de retard. Cela n'avait pas de prix. Il ne lui dit rien avec
précision de lui, ni du futur. Mais il lui parla un peu de sa famille, de ses
enfants, de son métier de langue-de-plomb bien que pas dans le détail non plus pour
d'autres raisons. Il rapporta quelques anecdotes insignifiantes, et même avec
Remus, il continua à parler car il était, pour le Gryffondor, un peu comme un
second parrain. Et au même titre que Sirius, le Loup-Garou l'avait manqué.

« Est-ce que tout le monde est mort à votre époque, Potter ? » demanda Snape en
arrivant pour la réunion. « A voir autant d'émotivités et de mièvreries, sans
parler de la familiarité avec Lucius, on dirait bien que oui. »

« Beaucoup de personnes sont mortes à différents moments des trente prochaines


années, » confirma Harry d'un hochement de tête. « Mais n'est-ce pas là le destin
de tout à chacun en fonction de leurs choix ? Certes certaines pertes ont été plus
dures à vivre que d'autres, mais il y aussi certaines vérités qui ont été révélées
et qui présentent des connards sous leur véritable jour. Par exemple, vous, Snape.
Sous vos allures froides et désagréables, vous cachez un noble cœur bien que teinté
d'obscurité. Et je ne l'ai su qu'après votre décès. »

Snape releva un sourcil.

« Snape ? Noble cœur ? » fit Sirius. « Tu plaisantes Harry ?! »

« Non. Mais le chemin pour la victoire peut présenter bien des obstacles et pièges
et la façon dont on les passe peut déterminer nos chances de réussite, et ce quel
qu'en soit le prix à payer. »

« Mais où diable est passé l'insupportable et prétentieux Potter que j'ai sans
cesse dans ma classe ? »

« Il a muri à cause de la guerre, Snape, » répondit Harry en haussant des épaules.


« Il n'y a rien de plus à dire à ce sujet. Et petit détail à noter, je ne suis pas
un pur Gryffondor. Le Choixpeau a hésité, maintenant avec quelle maison, là je vous
laisse sur le mystère, »fit-il avec un sourire malicieux. « Je suppose que la
réunion ne va pas tarder à commencer. »

« Vous supposez bien, Potter. »

« Bien ! »
Harry se leva et se dirigea vers la salle de réunion. Comme il s'y attendait, et
encore plus qu'avec les Mangemorts, il y eut des réactions de surprise à ses
révélations, rien qu'à commencer par son identité. Il répéta absolument tout ce qui
concernait Thanos et le sort de l'univers et il fut décidé qu'un groupe de vingt
sorciers l'aiderait à sauver le monde. C'était bien peu mais à cette époque hélas,
le ministère n'était pas au mieux. Mais ce n'était pas comme si Harry avait un jour
compté sur les capacités combattives du ministère de la magie anglais ! Ce n'était
pas pour rien qu'il était parti vivre en Amérique …

Epuisé, il s'endormit dans le canapé du salon de Square Grimmaurd sous le regard


des membres de l'Ordre. Il sentit à peine que son parrain lui glissait une
couverture sur les épaules.

« C'est un truc de dingue, » commenta Remus à voix haute.

« Ca, c'est sûr, Lupin, » rétorqua Snape. « Mais s'il y a bien une chose dont on
peut être sûr avec Potter, c'est qu'avec une histoire pareille, et sa poisse
habituelle, on ne peut que le croire. Sans parler des souvenirs de la bataille
qu'il a présentés au Seigneur des Ténèbres. C'était… je dois dire … assez
surprenant, pour ne pas dire effrayant. » Le Maître des Potions soupira. « Et s'il
est encore en vie dans trente ans et qu'il vient nous chercher tous, le Seigneur
des Ténèbres compris, c'est que ce dernier est mort dans le futur, cela nous donne
une lueur d'espoir. »

« Oui, mais il meurt quand ? » demanda Sirius. « Quand est-ce que cette guerre va
s'arrêter ? »

« Vu la sagesse de notre vieux Potter, je n'espérerais pas trop avoir une réponse
si j'étais toi, Black. » Snape attrapa sa cape. « Je retourne à Poudlard rassembler
ce que je jugerais utile. Si j'ai bien compris, nous partons demain. »

« On ferait mieux de se reposer si c'est pour aller au devant d'une bataille, »


ajouta Remus.

« Je reste avec lui, » fit Sirius en montrant son filleul du menton.

« Black, ce Potter-là est adulte, » commenta Snape. « De l'aide, il en a certes


besoin vu l'échelle du problème qu'il nous présente, mais il n'a certainement plus
besoin d'être materné ! Ce n'est plus un gamin. »

« J'ai cru comprendre qu'il était plus vieux que nous, » dit le Loup-Garou.

« Il m'a dit qu'il avait quarante-six ans. »

« Cela ne nous rajeunit pas… »

Les trois sorciers se séparèrent sur ces mots, le Serpentard pour retourner à
Poudlard, Remus pour aller se reposer à l'étage et Sirius resta auprès de son
filleul à réfléchir.

xXxXxXx

Quand Harry se réveilla, il vit une tasse de thé fumer devant lui. Il sourit,
remerciant son parrain assis dans le fauteuil en face.

« J'aurais préféré du café, mais merci. »

« Du café…, » grimaça le maraudeur.


« Ce n'est pas grave, » rassura le voyageur. « Je me contenterai de thé. Ce n'est
pas la mort. Quelle heure est-il ? »

« Il va bientôt être huit heures. »

« Il va falloir que je commence à faire mes calculs et installer le dispositif dans


un espace découvert et à l'abri. »

« Tu sais où le faire ? »

« J'en ai ma petite idée. Cela va rendre Voldemort nostalgique s'il accepte. »

« Pourquoi cela ? » demanda Sirius avec la mâchoire serrée.

« Je pensais à Little Hangleton. Dans le cimetière. C'est éloigné de la ville, il


n'y a pas beaucoup de population dans ce secteur et c'est quand même un cimetière.
Pas le genre d'endroit où on s'attend à voir du monde ou un phénomène de voyage
dans le temps. »

Le brun se passa une main sur le visage.

« Je file prendre une douche, avaler un morceau et commencer mes calculs.


Heureusement que j'ai déjà la carte du ciel. »

« La carte du ciel ? »

« Je me base sur les étoiles pour voyager. La galaxie, la position même des
constellations n'est jamais deux fois la même dans le temps. Il me faudrait des
mois pour t'expliquer comment cette science fonctionne. Surtout qu'elle n'est pas
encore sûre. Je n'en suis encore qu'aux expérimentations. »

« Voilà qui n'est pas très rassurant, » commenta la voix de Snape, derrière lui,
bien que pour une fois neutre.

« Je suis désolé mais je n'ai pas eu le temps de faire des tests avant Thanos. J'ai
tenté un coup de poker en plein jour sans carte du ciel. Au moins ici, j'en ai une.
Mes calculs seront plus précis. » Il bâilla et sortit, passant à côté du Maître des
Potions. « Il faut que je m'y mette. »

« Le Lord voudrait savoir où est-ce que l'on se retrouve, » informa Snape.

« Le lieu exact de sa résurrection, » répondit simplement Harry en montant les


escaliers. « A midi ! »

xXxXxXx

Harry était en plein dans ses calculs quand le professeur Dumbledore arriva Square
Grimmaurd avec une personne âgée. L'homme était grand, chauve, un peu maigre mais
il débordait de puissance. Le voyageur du temps leva la tête de ses parchemins pour
le regarder un instant.

« Bonjour, vous devez être Gellert Grindelwald, » dit-il simplement.

« En effet, jeune homme. Si j'en crois Albus, vous recherchez des baguettes pour
sauver le monde de la destruction. »

« C'est l'univers mais oui. Pardon si je manque de courtoisie mais je suis au beau
milieu de calculs complexes et la moindre erreur pourrait nous envoyer au Moyen Age
plutôt que dans le futur. Il faut qu'on aille chercher encore une personne. »
« Qui donc, Harry ? » demanda Dumbledore avec amabilité.

« Le Jotunn Loki. »

« Loki ? » fit Grindelwald. « Le dieu nordique ? »

« C'est en réalité un extra-terrestre originaire de la planète de Jotunheim et


ayant été élevé à Asgard mais oui, on va dire ça. »

Les deux vieux amis échangèrent un regard et laissèrent le voyageur du temps à son
travail. Ils discutèrent simplement dans le salon en attendant.

Soudain, l'elfe de maison des Black se fit plus agité, complètement paniqué même.

« Que se passe-t-il ? » demanda l'ancien prisonnier.

« Je l'ignore, Gellert. »

Il y eut plus d'agitation et Sirius arriva en trombe.

« Il y a quelqu'un qui s'attaque aux barrières de la maison, » informa-t-il aux


deux vieillards.

Harry apparut au même instant avec un étrange appareil en main.

« J'y crois pas ! » dit-il en se précipitant vers la porte pour l'ouvrir. « Loki
d'Asgard ? » demanda-t-il.

Une voix vint de l'extérieur, masculine.

« Eh bien, entrez. »

Un homme mince et au port altier pénétra au Square Grimmaurd. Il avait les cheveux
noirs et semblait bien jeune, tout juste un adulte. Harry lui sourit et tendit la
main.

« Harry Potter, voyageur du futur. »

« Loki, Prince d'Asgard, » répondit le nouveau venu en serrant la main bien


qu'ayant hésité un instant avant de le faire.

« Pardonnez ma question, Prince Loki, » fit ensuite le Survivant. « Mais dans un


souci de compréhension, pouvez-vous me dire si Thor a été couronné et si oui,
depuis combien de temps ? »

« Thor n'a pas été couronné et ce n'est pas prévu dans les prochaines saisons à ma
connaissance. Je suppose que vous posez cette question pour un souci d'informations
à divulguer et ainsi éviter un paradoxe temporel ? »

« En effet. Puis-je savoir également comment vous êtes présent ici aujourd'hui ? »

« Le Gardien du Bifrost, Heimdall a été témoin d'une distorsion temporelle et vous


observe depuis hier. Il a ensuite informé le Roi Odin de la situation ainsi que
votre désir d'aller me chercher dans une autre période, probablement à un moment où
nous sommes entrés en contact avec vous. »

« En effet, » sourit Harry. « Il vous a donc dépêché ici. »


« C'est cela. J'ignore totalement en quoi je pourrais vous être utile mais vous
avez mes compétences à votre service pour sauver Yggdrasil. »

« C'est une bonne nouvelle et vos … votre peuple m'enlève une difficulté, à savoir
celle de convaincre le célèbre Loki. Je vous remercie. »

Tout le monde alla s'installer en salle de réunion pour discuter.

« Puis-je avoir un complément d'information concernant Ragnarok ? » demanda ensuite


le dieu.

« Je vous en donnerai à tous une fois que nous serons dans la bonne époque, »
répondit Harry en jetant ses premières feuilles de calculs. « Je dois avertir les
Avengers également. »

« Les quoi ? » firent toutes les personnes présentes dans la pièce.

« Les Avengers, » répéta-t-il. « Des sortes de héros moldus, certains optimisés


avec quelques pouvoirs. Mais ils ne sont pas sorciers, c'est une certitude. Et il
va falloir aussi briefer les Mangemorts alors … Je préférerais éviter de trop me
répéter. » Harry soupira. « Bon, je dois refaire l'entièreté de mes calculs avant
que nous partions pour Little Hangleton. »

« Souhaitez-vous assistance ? » demanda Loki.

« Si vous êtes familier à la manipulation de l'énergie quantique et le spatio-


temps, pourquoi pas, » sourit le voyageur du futur en sortant son carnet de notes.
« Deux têtes valent toujours mieux qu'une. »

xXxXxXx

Harry traçait des symboles sur le sol du cimetière de Little Hangleton, aidé de
Loki, quand Voldemort se présenta avec ses Mangemorts volontaires. La tension fut à
son comble quand les deux camps se firent face.

« Bellatrix, » siffla Sirius.

« Sirius, » ricana la sorcière.

« Calmez vos ardeurs, » dit directement Harry sans pour autant lever la tête de son
travail. « La bataille se fait dans le futur. »

« Cela n'empêche pas la discussion, » commenta la folle.

« En effet, mais n'oublions pas le tempérament impulsif et gryffondor de certaines


personnes, » soupira le voyageur du futur. « Ainsi que l'art des Serpentard de
jeter sournoisement de l'huile sur le feu. »

Il finit de tracer les symboles et se redressa pour fixer tout le monde.

« Bon ! Notre destination est 2026 ! Par soucis d'adaptation ou dans le cas où vous
seriez malade durant le voyage, je nous fais arriver deux jours avant les
événements. » Il souffla alors qu'il fixait Voldemort. « Tes partisans sont prêts ?
»

« Tu as mentionné la présence d'une certaine personne… »

« Oui … hmmm… Le Prince Loki… Il n'est pas la version que j'espérais, j'entends par
là bien sûr celui qui avait déjà rencontré Thanos et les Chitauris mais on devra
s'en contenter. Avec ou sans cette confrontation, il reste toujours le légendaire
et fourbe Loki. Se frotter à lui ou le vexer serait une très mauvaise idée. »

« Bien que connaître le futur ne soit pas une option en soi, y a-t-il quelque chose
que nous devrions savoir ? » demanda Grindelwald.

« Hmmm… Moldus et sorciers travaillent de concerts dans le futur… On a aussi


quelques extra-terrestres qui vivent sur Terre… Et je crois que c'est tout.
Maintenant, j'ai vu le monde évoluer donc je ne saurais vraiment dire si quelque
chose est important puisque c'est mon quotidien. Le mieux serait que vous me posiez
des questions au fur et à mesure et je jugerai si je peux y répondre ou non. »

Il frappa dans les mains.

« Bon ! Vous êtes prêts à sauver le monde ? »

Voldemort fit le tour du cercle qui avait été soigneusement tracé, analysant chaque
symbole, avant de fixer sa nemesis de presque trente ans plus âgée. Cette dernière
le regardait avec calme, attendant simplement sa réponse.

« Tu peux procéder. »

Harry observa ensuite les autres, les membres de l'Ordre, les Dumbledore,
Grindelwald et enfin, Loki. Tous lui confirmèrent d'un mouvement de tête qu'ils
étaient prêts.

« Bien. Je vous préviens déjà d'emblée. Vous allez déguster. »

« Ce qui veut dire ? » fit Bellatrix en approchant.

« Ce qui veut dire que cela fera mal. Vous aurez l'impression d'être plongé dans
une glacière avant d'être propulsé dans un lac de magma en fusion avant de
retourner dans la glace. Ce sont les désagréments que j'ai eu lors de mon seul et
unique voyage pour venir jusqu'ici. N'ayant aucune donnée comparative, on ne peut
exclure la possibilité d'avoir d'autres effets secondaires. »

« Tu attends quoi, Potter ? » s'impatienta Voldemort.

« Je croyais que les Serpentards étaient de nature patiente, » commenta Harry en


s'agenouillant pour insuffler de sa magie dans les runes tracées.

Loki en fit tout autant pour permettre le passage à autant de personnes dans le
tunnel temporel. Il y eut un grand flash de lumière et l'instant d'après, il n'y
avait plus personne dans le cimetière.

xXxXxXx

Une cinquantaine de personnes apparurent sur un terrain herbeux non loin d'un
étang. Elles ne furent pendant un instant qu'un amas de grognements, toutes
allongées ou recroquevillées sur elles-mêmes.

Harry se redressa ensuite et sortit son appareil.

« Ouf ! Aucune erreur ! » dit-il avec soulagement. « On est à la bonne époque, deux
jours avant la date. »

« Qu'est-ce qui se serait passé si tu t'étais trompé, Potter ? » grogna Voldemort.

« On aurait du tout recommencer. Tout simplement. »


Le Gryffondor se leva difficilement avant de finalement tendre la main à ses
compagnons du passé, sans aucune considération de leur camp. Ici, ils étaient tous
neutres, unis face à un même objectif.

« Où sommes-nous ? » demanda soudain Grindelwald.

« Chez moi, » répondit Lucius Malfoy. « Enfin, je crois. »

« C'est bien chez toi, Lucius. D'ailleurs, on ne devrait pas tarder à te voir ar… »

« HARRY JAMES POTTER ! » s'exclama une voix depuis le manoir. « QU'EST-CE QUE TU AS
ENCORE FAIT ?! »

« Oups… »

Le susnommé se tourna vers la source de la voix et vit son ami arriver furibond.

« Combien de fois je t'ai déjà dit de me demander avant de faire venir des g… » Le
Sang-Pur se figea en avisant l'identité des personnes présentes dans son jardin. «
TU AS FAIT REVENIR DES MORTS ?! »

« N'exagère quand même pas, » rit le Gryffondor en passant une main sur sa nuque. «
La nécromancie, ce n'est pas mon style mais plutôt celui de Voldemort. J'ai plutôt
fait un … braquage temporel ? »

« Un braquage temp… Par Merlin, Viviane et Morgane ! Tu es dingue ! »

« Pas autant que Thanos, je te remercie. » Harry fit quelques pas vers le manoir. «
Il y a du café ? J'ai besoin d'un coup de fouet. »

Lucius avisa toutes les personnes venues du passé avant de se passer une main sur
le visage en soupirant.

« Oui, il y a du café, » répondit-il. « Et tu vas me devoir une bonne explication.


»

« C'est sûr. Mais tu ne seras pas le seul à avoir une explication. Il faut prévenir
les Avengers. »

« Pour ce qu'ils sont devenus … »

« Ils se sont rassemblés pour faire un autre braquage temporel à leur base. Et ça
va mal finir. »

« Définis 'mal.' Parce qu'avec toi, c'est relatif. »

« Euh… La fin du monde, le jugement dernier, Ragnarok, la destruction complète de


l'univers, l'annihilation totale, … En un mot, Thanos quoi. »

« Génial… Comme si détruire tout ce que j'avais n'était pas suffisant, il fallait
que vous le rameniez ! »

« J'ai rien fait. Ce sont les Avengers. Moi, je ne fais que réagir et sauver
l'univers après qu'ils aient plus ou moins réussi leur entreprise… Le retour de
Thanos n'est que le revers de la médaille en vrai. »

Harry partit vers le manoir sur ces mots, laissant le Sang-Pur avec ses convives.
Il soupira.
« Je présume que je ne dois pas vous faire visiter le Man… Cissy ?! »

« Bonjour, Lucius, » fit Narcissa, un peu perdue, qui tenait la main de son époux.

Ce dernier regardait son double du futur de la tête au pied.

« Je suis devenu … ça ? »

« Les différents obstacles que tu affronteras ne te laisseront pas indemne, »


répliqua son homologue en haussant des épaules. « Venez. Il va bientôt pleuvoir. Si
jamais tu as besoin de quoi que ce soit, Cissy, Tinky se fera une joie de te
servir. Depuis la disparition de Calpurnia, elle est … dépressive. »

« Et depuis quand je m'inquiète pour les sentiments d'un elfe de maison ? » demanda
le Lucius du passé avec une certaine froideur.

« Avec le temps, les choses changent. De quand venez-vous ? »

« 23 février 1996, » répondit directement Severus.

« Tous ? »

« Oui. »

« Eh bien… Cela doit être plus étrange pour vous que pour moi. »

Ils pénétrèrent tous dans le Manoir Malfoy, les membres de l'Ordre avec plus de
méfiance que les autres. Il y eut soudain une explosion dans le laboratoire.

« Qu'est-ce que ce gamin a encore fait ?! » s'exclama alors Lucius en s'y


dirigeant. « Vraiment pire que son père ! »

Vu que cela se passait dans le laboratoire, Severus lui emboîta le pas. Deux
minutes plus tard, ils en ressortirent avec un jeune homme dans une civière.

« Harry ! » appela Lucius.

« Ouais ? » fit ce dernier depuis un salon, une tasse en main. « Oh merde ! Albus !
»

Le professeur Dumbledore et Gellert Grindelwald, mais aussi tous les autres


voyageurs du temps furent surpris d'entendre Harry Potter appeler le garçon par le
prénom du vieux directeur de Poudlard mais aucun en fit de commentaire.

« Va chercher la trousse de secours, » continua le Sang-Pur avec empressement.

« Et moi, je sers à quoi ? » siffla Severus. « Mes connaissances en médicomagie


sont toujours valides, même après un voyage temporel ! »

Le jeune homme fut emporté dans sa chambre et le Maître des Potions s'en occupa
pendant que Lucius et Harry s'occupaient des voyageurs du passé. Cela commençait
déjà par les restaurer.

xXxXxXx

Harry marcha rapidement vers la base Avengers avec tout le groupe du passé juste
derrière lui.
« Je vais prévenir Neville, » soupira Albus en passant en trottinant à côté de son
père. « Il ne va pas bien le prendre. »

« Ben qu'il vienne me voir avant, d'accord… »

« Il n'empêche, cela reste Lestrange. »

« Je sais. Ménage-le ou envoie-le-moi, j'arrangerai ça. »

« Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour sauver le monde ? »

« M'en parle pas … »

Juste à cet instant, le vaisseau spatial des Gardiens de la Galaxie passa au-dessus
du groupe, les faisant tous sursauter à l'exception d'Harry et le vieux Lucius. Ces
deux-là y étaient devenus habitués avec Stark et ses inventions.

« Ton amie Nebula est arrivée, » nota le blond.

« Super. Je peux te laisser veiller au grain ? »

Lucius hocha la tête et Harry partit rejoindre la femme-cyborg à la peau bleue pour
la saluer et lui souhaiter un bon retour sur Terre. Il nota par contre la présence
des différentes têtes les plus pensantes du siècle précédent.

« Quelle est cette chose ? » demanda Gellert Grindelwald. « Une sorte d'avion moldu
? »

« On va dire cela, » répondit Lucius. « Un vaisseau spatial serait plus exact.


L'espace nous est accessible depuis quelques temps maintenant. Grâce aux Moldus. »
Il soupira alors qu'il poussait la porte menant à l'intérieur de la base. « Et
naturellement avec la venue de Thanos mais aussi de quelques Asgardiens, nous avons
découvert que nous sommes loin d'être les seuls dans l'univers. Venez. Trouvons un
coin tranquille le temps que tout le monde se rassemble et …. Par la barbe de
Merlin ! »

« Relax, la Blondasse ! » fit un raton-laveur en passant avec du matériel sur


l'épaule. « Je ne fais que passer. »

« Un jour, je vais vraiment tuer cette bestiole, » maugréa le Sang-Pur en ôtant sa


cape. « Londubat ! » salua-t-il ensuite. « Si vous cherchez Harry, il est auprès de
… »

Le Gryffondor passa à côté du Sang-Pur et à travers la troupe de mangemorts, le


regard sombre et la mâchoire serrée. Il parcourut la pelouse vers le vaisseau de
Nebula d'un pas vif.

« Oh, je le sens mal…, » soupira Lucius en observant cela depuis la fenêtre.

« Cet homme est vraiment Mr Londubat ? » demanda Severus en avisant le blond qui
venait de donner un coup de poing à Harry au pied du vaisseau.

« Oui. Pourquoi ? »

« Parce que j'ai sans cesse une loque apeurée dans mon cours, » répondit le Maître
des Potions en haussant des épaules. « Cela surprend. Probablement en bien. »

« Tu n'as pas idée des changements qu'il y a eu partout dans le monde depuis ton
année. Tellement que je ne les compte plus… »
« Chaud devant ! » cria un Moldu. « Faites un peu de place ! »

« Stark ! »

« Malfoy ! Un plaisir. »

« Partagé. »

« Tu peux me suivre ? J'ai besoin de ton truc vaudou. »

« C'est de la magie mais oui, pourquoi pas. »

« THOR ?! » s'exclama Loki, les yeux écarquillés.

Il regardait un homme bedonnant à l'apparence dégoutante qui tenait une cannette de


bière à la main. L'homme en question se retourna, se demandant qui l'appelait. Il
baissa ses lunettes de soleil et fixa le Dieu du Chaos avec stupéfaction.

« Loki… Loki est-ce que c'est … Non, Thor, tu te fais tes idées. Tu dois encore
avoir des hallucinations… »

Le Dieu du Tonnerre se détourna et s'éloigna du groupe.

« Moi ? Une hallucination ?! »

Le Prince serra les poings et d'un claquement de doigts fit apparaître sa lance. Il
la lança à travers la pièce pour qu'elle se plante dans le pilier juste en face de
l'alcoolique.

« Et ça, est-ce toujours une illusion ? » fit Loki en croisant les bras, clairement
vexé.

« Non, mais cette flèche non plus, Loki, » fit un homme perché avec un arc. «
Baisse les mains, rends-toi et tu survivras peut-être. »

« Okay… Thor, puis-je avoir une explica… »

« Accio arc de Barton, » soupira Lucius Malfoy qui suivait toujours Stark. « Ce
n'est pas l'heure de faire des enfantillages. »

« Rends-moi mon arc, le magicien ! Loki est un danger public et un criminel ! »

« Première nouvelle, » fit remarquer le concerné. « Une explication serait-ce trop


demander ? »

« J'vais la donner guand je me s'rai soigné, » fit Harry en rentrant, le nez en


sang.

« Neville a été un peu fort juste pour une conquête, je trouve, » commenta Nebula
qui le suivait.

« Belladrix ? Une gonquête ? Sur'ment bas ! »

« Non, c'est sûr, » grogna Neville Londubat en rentrant. « Elle a rendu mes parents
fous au point qu'ils sont restés internés à Sainte Mangouste tout le reste de leur
vie ! »

Harry récupéra sa baguette et se soigna d'un informulé. Il y eut un bruit sec suivi
d'un grognement.

« Putain ! Cela fait toujours aussi mal …, » fit-il en se nettoyant de tout le


sang. « Pour la petite anecdote, la raison pour laquelle j'aurais préféré un autre
Loki, eh bien, c'est qu'il n'aurait pas été surpris par un tel accueil, » continua-
t-il sur un air d'excuse. « Pour faire simple, vous avez envahi notre planète avec
l'armée de Chitauris il y a une grosse quinzaine d'années et depuis vous êtes
considéré comme un ennemi de cette planète. »

« Mais … pourquoi aurais-je fait cela ? » demanda le sorcier d'Asgard, surpris et


perdu.

« Je ne suis pas sûr de la réponse à cette question, je suis navré, Prince Loki. »
Harry se détourna de lui pour porter la pointe de sa baguette à sa nuque. «
Sonorus. Les gars ! Pas touche à Loki, ni aux autres, ils viennent du passé pour
nous aider à vaincre Thanos ! »

« Il y a un truc qui tourne pas rond dans ta tête, Merlin, » commenta Stark. «
Thanos, c'était il y a cinq ans. »

« Et alors ? Vous vous apprêtez à faire un braquage temporel pour aller récupérer
les pierres d'infinis et moi je réagis à la casse que vous vous apprêtez à faire !
» répliqua le sorcier en annulant son sortilège. « Loki est intouchable parce
qu'encore innocent des crimes dont vous l'accusez. Il vient d'une période
antérieure à la venue des Asgardiens sur Terre. »

« Quelle époque ? » demanda un géant vert.

« 1996. »

« Tu aurais pu aller chercher les pierres au passage, » commenta le raton-laveur.

« Puisque c'est là votre tâche, je vous la laisse, » rétorqua le Gryffondor. « Mais


cela ne veut pas dire que je ne peux pas me rendre utile. »

« A quand la bataille alors ? » demanda Clint qui était descendu pour récupérer son
arc et fixait toujours le Prince Loki avec méfiance.

« Moins de quarante-huit heures. Mais vous aurez réussi votre mission entre-temps.
Alors travaillez, pendant ce temps-là, je travaille avec eux pour placer les
défenses tout autour de nous et alerter la population sorcière du coin afin qu'elle
vienne nous aider. »

« Et moi, je dois avoir une sérieuse discussion avec toi, Thor Odinson ! » fit Loki
en pointant son frère du doigt. « Tu es dans un état lamentable. Je parie que je
peux te battre sans soucis dans cet état ! »

« Je n'en serai pas aussi sûr, si j'étais toi, » rétorqua le Dieu du Tonnerre avec
des larmes aux yeux. « Mais allons parler, mon frère. J'ai tant de choses à te
dire… »

Rapidement les groupes se séparèrent, ne laissant plus Harry avec son fils, les
membres de l'Ordre du Phénix et les Mangemorts.

« Eh bien, cela aurait pu être pire comme retrouvailles, » commenta-t-il


simplement. « Je m'attendais à un combat… Tant mieux, on peut se mettre tout de
suite au travail ! »

Il se tourna pour fixer les sorciers qu'il avait ramenés du passé. Ils le fixaient
tous comme s'il était devenu fou.

« Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? »

« Est-ce que c'est toujours comme ça, ici ? » demanda Remus, incertain.

« La réaction face à Loki oui. La réaction de Neville n'est pas surprenante


puisqu'il s'agit quand même de Lestrange. Et disons que … oui, ici, chez les
Avengers, nous sommes un peu à la foire. Mais ce sont de bons amis et ils
n'hésitent pas un instant à se battre pour défendre ce en quoi ils croient. Ils
utilisent leurs muscles, leur esprit, leurs pouvoirs pour certains, toujours pour
défendre et protéger ceux qui ne peuvent pas en faire autant. D'autres questions ?
»

« Quel genre de pouvoirs ? » demanda Voldemort.

« Hmmm… Thor maîtrise la foudre, Nebula est un cyborg, il y avait Wanda qui avait
un pouvoir étonnant que je ne pourrais décrire avec précision. Il était … étrange.
Beaucoup de manipulation mentale et d'illusions mais elle pouvait aussi s'en servir
pour des manipulations plus physiques. Je ne pense pas qu'elle connaissait son
véritable potentiel. Qui d'autre ? Il y avait le gamin-araignée… Il y a Hulk… Une
extra-terrestre avec une force surhumaine qui me fait un peu penser à Superman…
hmmm … je pense que c'est tout pour les optimisés. Les autres, ben… ce sont des
soldats… ou des milliardaires bricoleurs. »

Il y eut une explosion au loin.

« ALBUS SEVERUS POTTER ! » s'exclama le vieux Lucius Malfoy quelque part.

« Et je crois que je ferais bien d'aller voir les dégâts. Ce gamin est vraiment
pire que les jumeaux Weasley à une époque… »

Il disparut rapidement au détour d'un couloir de l'édifice laissant la plupart des


voyageurs du temps sur une interrogation.

« Albus … Severus … Potter ?! »

« Qu'a encore fait ce fichu Gryffondor, » maugréa le Maître des Potions en se


pinçant l'arête du nez.

xXxXxXx

Le vieux Lucius avisa Harry endormi sur l'épaule de Sirius Black et soupira.

« Aucun instinct de préservation, » dit-il dans un murmure alors qu'il le


recouvrait d'une couverture. « A-t-il seulement dormi correctement durant son
voyage dans le passé ? »

« Quelques heures, » admit le parrain du Gryffondor.

« Ce jeune homme a également utilisé beaucoup d'énergie magique, » commenta Loki


qui buvait un verre d'hydromel à côté de son frère. « Et il ne semble pas avoir
l'esprit tout à fait tranquille pour pouvoir se reposer correctement. Cela peut
jouer sur son état de fatigue. »

« Qu'a-t-il montré exactement ? » demanda le Sang-Pur en se tournant vers les


combattants du passé.

« Beaucoup de choses, » répondit Voldemort. « Suffisamment pour je respecte la


trêve et que je ne profite pas de cette aubaine pour le tuer… Ce que je ne
comprends pas c'est comment un tel pouvoir a-t-il pu rester caché durant tout ce
temps sans que nous en soyons informés. »

« La réponse est simple, » fit Loki. « Vous êtes encore une race jeune. Et à vrai
dire, moi-même je n'en savais pas beaucoup plus avant d'avoir une légère
conversation avec mon frère et vos … intelligences artificielles. »

« Nos quoi ?! » s'exclama soudain Bellatrix, se sentant insultée.

« Hein ? Quoi ? On nous attaque ?! » fit soudain Harry en se redressant baguette en


main.

« Non, Harry, » soupira Lucius avec un sourire légèrement amusé. « Ce n'est que
Bellatrix qui se croit insultée par un propos qui ne lui était même pas adressée… »

« Ah … » Le Gryffondor se rassit sur le canapé en se frottant le visage devant


l'amusement de l'assemblée. « C'était quoi ? »

« I. A. »

« I. A. … Intelligence artificielle ? »

« Exactement. »

« Alors cela concerne essentiellement… Jarvis, Friday … et toutes les autres IA que
Tony a pu créer et Merlin qu'il y en a ! » Il bâilla à s'en décrocher la mâchoire
avant de se lever. « Je suis H.S. Je vais me coucher. Prévenez-moi quand l'armée
arrivera. »

« L'armée ? » firent les membres de l'Ordre.

« Je ne crois pas non, » répondit Lucius. « As-tu oublié qui s'est engagé dans
l'armée il y a quelques années ? »

« Non. Et justement, prévenez-moi ! Lui, je le gère. »

« Cela s'est terminé en combat de boxe la dernière fois, Papa…, » intervint Albus.
« On a pas de temps pour ça. »

« Je vais gérer Dursley, » coupa Clint. « Avec un peu de chance, avec Steve, on
pourra calmer ses ardeurs. »

« Je vous promets du courage, » commenta Harry en s'éloignant. « Il a la haine de


la magie autant que ses parents et il me reproche la perte d'Oncle Vernon et Tante
Pétunia. »

« Pourquoi ferait-il cela ? » demandèrent Rémus et Sirius.

« Parce que Thanos a claqué des doigts et que je suis un aimant à problèmes, »
répondit le Gryffondor avant de disparaître derrière une porte.

Un silence se fit dans la pièce après son départ.

« Le magicien nous refait une déprime ou quoi ? »

« Stark ! » fit Lucius, le regard brillant d'une certaine colère. « Ne venez pas
sur ce terrain-là où vous le regretterez amèrement. »
Le Philanthrope leva les mains en signe de paix et s'éloigna avec son verre.

« Si on me cherche, je pars jouer sur mon armure… Pendant ce temps, réfléchissez


peut-être pour vos trucs vaudous… »

Le vieux Lucius s'assit à la place qu'Harry venait de quitter en soupirant avant de


finalement fixer Albus Potter.

« Tu ne devrais pas être au lit, toi ? »

« Je n'ai plus huit ans. Et que Papa le veuille ou non, j'irai me battre. Thanos
m'a pris ma mère, mon frère et ma sœur. »

« Si ton père l'apprend, il va te tuer, tu le sais ? »

« Qu'il fasse la queue. Les mercenaires et les monstres de Thanos le voudront que
je me batte ou non. Je ne mourrais pas sans combattre. »

« Définitivement un Potter…, » commenta Severus avec amusement. « Pourquoi ton père


t'a-t-il nommé ainsi… »

« Parce que … »

« Non, Albus, » coupa le vieux Lucius. « C'est certes une bonne anecdote mais
celle-là, tu te dois de la garder pour toi. »

« Pourquoi ? »

« Tu demanderas à ton père demain. Au lit maintenant. »

« Il est à peine deux heures du matin ! »

« Justement. »

« Rabat-joie. »

« Tu veux vraiment passer ta matinée demain à récurer des chaudrons dès sept heure
du matin ? »

« Bonne nuit tout le monde ! »

Le garçon prit rapidement la poudre d'escampette sous l'amusement et


l'interrogation de certains.

« Ah … la jeunesse… » sourit Gellert avec un regard complice à son ami. « Cela


faisait longtemps… »

« Cela n'a aucun respect et il ose répondre à ses ainés, » siffla Bellatrix en
croisant les bras. « Tu t'es ramolli, Lucius. »

« Quand tu auras une famille et notamment des enfants, je daignerais enfin accorder
quelques crédits à tes commentaires… » rétorqua-t-il en se servant un verre. « Mais
oui … j'oubliais… Cela n'arrivera jamais. » Il soupira. « Avez-vous une quelconque
idée en matière de protections nécessaires à défendre ce lieu et la plaine qui
l'entoure ? » demanda-t-il ensuite aux mages.

« Qu'y a-t-il comme protection sur le terrain déjà ? » demanda son homologue plus
jeune.
« Presque toutes les protections du manoir déjà. Une variante du bouclier de
Poudlard. JARVIS, on peut avoir la liste des aménagements que Tony a fait sur les
lieux ? »

« Je rassemble les informations tout de suite, Mr Malfoy. Dois-je y incorporer


l'autre liste ? »

« Oui, je te prie, JARVIS. »

Un écran holographique apparut et l'écriture de Lucius apparut dessus. Le plus


jeune des deux se figea avant de finalement se redresser avec une colère dans le
regard pour son homologue du futur.

« Comment as-tu osé les consigner ?! »

« Les temps changent, Lucius Malfoy, » rétorqua le vieux Lucius sans s'énerver. «
Quand tu comprendras la valeur de la vie, tu comprendras ma position et pourquoi
j'ai agi ainsi et tu feras comme moi. »

« Jamais ! »

« Crois-moi, tu le feras. »

« Si je comprends bien, il s'agit de protection du Manoir Malfoy, » commenta Albus


Dumbledore.

« Uniquement les protections qui n'ont pas été ajoutée par le Lord pour garantir la
sécurité de son centre de commandement. A vrai dire, je n'en connaissais pas la
moitié et ils ont été une misère à faire enlever… »

Il retint un bâillement et se tourna vers les trois plus vieux mages présents,
s'attardant plus longuement sur Voldemort.

« Les vôtres étaient les plus retors, mon Seigneur. Si vous pouviez les ajouter
tout en permettant aux Moldus de les pénétrer sans danger, ce serait sans doute un
avantage pour nous face aux monstres qui nous attendent. »

« Loki, tu connais le sort de protection que Mère avait apposé sur son jardin ? »
demanda Thor, ayant pour une fois un accès de lucidité.

Le sorcier d'Asgard releva un sourcil.

« Toi, tu me demandes si moi je connais un sortilège, c'est le monde à l'envers. Tu


dénigres la magie, impropre aux batailles… »

« Réponds à la question Loki, » soupira Steve.

« Evidemment mais il va me falloir un plan des lieux pour pouvoir comment le


placer. Les vieilles runes peuvent être capricieuses. »

Voldemort se tourna alors vers Gellert Grindelwald et Albus Dumbledore, avec


reluctance pour ce dernier.

« Si vous avez des idées à proposer, » dit-il calmement en joignant les mains.

« Tu ferais front commun, Tom ? » fit lentement le directeur de Poudlard. « Tu


m'étonneras toujours… »

« Je ne le fais pas de gaieté de cœur, vieux fou. Mais des situations extrêmes
demandent des mesures extrêmes. Potter a été clair sur le fait que c'était la seule
et unique chance de … sauver le monde. »

« L'univers, » corrigea Bruce, attirant le regard couleur rubis du mage noir sur
lui. « C'est l'univers qu'il faut sauver de la destruction. »

« Quoi qu'il en soit, même si cela me hérisse le poil, je suis prêt à collaborer
avec l'Ordre du Phénix mais uniquement ici. Une fois de retour dans notre époque,
la guerre reprendra sur le champ. »

« C'est joyeux entre vous, » commenta Natasha en se levant. « Je vais me reposer.


Bruce, tu me réveilles s'ils font trop de bêtises. »

« Ou Harry en fonction de la situation, » commenta Nébula qui était appuyée contre


un mur un peu plus loin une clef en main pour faire quelques améliorations de ses
circuits. « Il avait un passé plutôt … chaotique, » ajouta-t-elle en serrant un
boulon.

« Qu'est-ce qu'elle fait à son bras ? » demanda Arthur dans un murmure au vieux
Lucius.

« C'est un cyborg, Weasley, » soupira le Sang-Pur. « Et dire qu'il fut un temps,


c'était toi qui était le plus calé sur les Moldus… »

« Et si on s'y mettait déjà pendant que le jeune Harry Potter se repose, » proposa
Loki pour mettre fin aux tensions.

Tout le monde accepta et ils se mirent alors au travail au beau milieu de la nuit.

xXxXxXx

Quand les Mangemorts redescendirent, ils arrivèrent devant une table dressée par
les elfes pour le petit déjeuner et ils virent Harry Potter aux prises avec Nebula
pour un combat à l'épée. Ils enchainaient des coups vifs et rapides avant que
finalement la femme bleue face un croche-pied et que le sorcier tombe à plat sur
son dos.

« Grrrraaahhhh ! » s'exclama-t-il dans un grognement alors qu'il se tenait la


jambe.

« Nebula trois ! Papa zéro ! » fit Albus en tirant une flèche vers une cible en
compagnie de Clint.

« Concentre-toi, » lui dit d'ailleurs ce dernier sans pour autant se départir de


son sourire.

Les Mangemorts observèrent la cyborg tendre la main à l'homme à terre et l'aider à


se relever. Ils le virent alors boiter et s'énerver contre lui-même et sa maudite
jambe. Il boitait vers un siège et s'y affala. Les sorciers froncèrent les sourcils
et Voldemort s'avança, curieux.

« Qu'est-il arrivé ? » demanda-t-il alors qu'il n'était plus qu'à un mètre de lui.

« J'ai été blessé durant la dernière bataille, il y a cinq ans, » répondit


simplement le Gryffondor en haussant des épaules. « Et aucun médicomage n'a pu
faire quoi que ce soit pour me remettre totalement sur pied. Je peux m'estimer
heureux de marcher normalement. Il m'est normalement interdit de me battre… »

« Mais n'importe qui te connaissant un tant soi peu dirait qu'il est impossible de
t'empêcher d'aller au front, » fit la cyborg en revenant avec une poche de glace. «
Tu vas être un handicap. »

« On s'en accommodera, » soupira-t-il en posant la glace sur le haut de son genou.


« Je ferai déjà un bon massacre tant qu'ils seront à une certaine distance. » Harry
se tourna vers son ancienne nemesis. « Nebula m'a informé que vous avez mis des
protections autour de la propriété et sur le terrain en contrebas. »

« En effet. Tu avais déjà mis pas mal de protections. »

« Comme quoi notre guerre m'a appris quelque chose. »

Il se releva pour rejoindre une table et se servit un sandwich garni pour manger.
Il fut rejoint par quelques sorciers, dont Voldemort, Severus et Sirius, Steve et
Natasha.

« Dis-moi Harry, » fit le Capitaine América. « Est-ce qu'on doit savoir quelque
chose par rapport au 'braquage temporel' que l'on fera demain ? »

Le sorcier réfléchit un instant alors qu'il croisait le regard de Natasha.

« Non, je ne pense pas. Thanos ramène sa fraise par le portail quantique et non, je
ne sais pas comment il le fait. Il fait tout exploser, bataille acharnée, il
récupère les pierres dans son gantelet. Je pense que je n'ai pas besoin de te faire
un dessin… »

« Non, ça ira, » soupira le soldat avant de se tourner vers son repas sommaire.

« Tu mens, Potter, » fit Voldemort en fourchelangue.

« Natasha meurt durant le voyage. Enfin, elle se sacrifie plutôt. »

« Comment cela ? »

« Le prix pour obtenir la pierre de l'âme est de l'échanger contre une autre âme. »

« Intéressant... »

« Si jamais tu penses à ce que je pense que tu penses, je te jure que je te fais un


coup foireux comme tu n'en as jamais reçu dans ta vie et qui ferait pâlir les
jumeaux Weasley et les Maraudeurs en même temps ! »

« Voilà qui promet, » fit Severus en se pinçant l'arête du nez. « Black, tu as fait
un Maraudeur finalement. »

« Et j'en suis fier ! » pouffa le Gryffondor.

« Et le coup foireux serait dans ce cas ? » demanda Voldemort le regard dur.

« Remonter dans le passé encore une fois mais pour chercher Nagini et je l'utilise
dans le même objectif. Je crois que tu aimes trop ton serpent pour oser jouer avec
moi sur ce terrain-là. »

« Tu ne pourras jamais l'approcher. »

« On parie ? »

« On ne parie plus avec toi, Harry, » firent plusieurs personnes dans la pièce.
« Il gagne toujours, » ajouta Natasha avec amusement.

Ils continuèrent leur petit déjeuner dans un calme relatif. D'autres mangemorts et
sorciers se levèrent petit à petit et tout le petit monde fut rassemblé dans le
grand hall et dans la cour à l'extérieur en attendant la suite des événements.

D'autres sorciers et Moldus vinrent également grossir les rangs des Avengers pour
la dernière bataille. Trois militaires rentrèrent dans le hall et se dirigèrent
vers Anthony Stark. Steve et Natasha se tournèrent et, en avisant leurs identités,
se levèrent en soupirant pour les rejoindre. Clint en avait fait autant, laissant
Albus continuer à s'entrainer seul à l'arc.

Harry regardait l'un des trois militaires avec un mauvais œil.

« Potter ? » fit Severus Snape, les sourcils froncés.

« Rien, » répondit ce dernier en continuant son repas.

Il n'en eut toutefois pas l'opportunité car une voix grave et tonitruante se leva
dans la salle.

« HARRY POTTER ! »

« Je mange, Dudley ! » répliqua le sorcier avec mauvaise humeur. « Si t'as quelque


chose à régler, arrange-toi avec Clint, Steve et Natasha ! »

« J'ai un compte à régler avec toi ! » fit un officier militaire blond en


approchant de la table. « Il fallait vraiment que tu refoutes la merde ! »

« Va te faire foutre, Dudley ! Je n'ai rien fait à part tenter d'empêcher une
apocalypse ! Alors fous-moi la paix ! »

« Ou quoi ? »

« Je fais repousser la queue et j'ajoute une paire d'oreille assortie ! » fit le


sorcier en se levant pour s'éloigner.

Le militaire n'en resta pas là et le suivit dans à l'extérieur.

« Qui est-ce ? » demanda Voldemort à Severus.

« Je l'ignore, » répondit le Maître en Potions.

« C'est Dudley Dursley, le cousin de Papa, » répondit Albus Potter en venant


s'installer à table juste devant Sirius. « Il est … un … je sais plus… un officier
dans l'armée de terre des Etats-Unis. Mais il ne faut pas se laisser aveugler par
ses galons. C'est un connard. »

« Langage, jeune homme, » fit Severus d'un ton sec.

« Je ne m'excuserais pas. Le mot n'est même pas assez fort pour exprimer ce qu'est
réellement cet homme. Lui et son père ont été les pires enfoirés que mon père ait
pu rencontrer. »

« Je confirme, » intervint le vieux Lucius en venant s'asseoir. « Contrairement à


la croyance populaire, Harry n'a pas vécu dans un château doré durant son enfance.
»

« C'est-à-dire ? » demanda Voldemort.


« Je pense que Severus peut donner une meilleure explication que moi. »

« Pourquoi moi ? »

« Parce qu'au final, Harry et toi, vous êtes identiques, malmenés par des Moldus
qui haïssent la magie. »

« Il a été battu ? »

« Papa a encore des marques sur son dos, » fit Albus en mangeant lentement son
sandwich. « Et elles ne sont pas toutes dues à la guerre… »

« Oh oui ! » fit soudain la voix de Potter avec force, tournant toute l'attention
sur les deux hommes à l'extérieur sur la pelouse. « Tu es la levure de ma vie ! »

« Je le sens mal, » fit Lucius en regardant la scène, prêt à se lever. « Ce Moldu


n'apprendra jamais. »

« C'est-à-dire ? » demanda Dudley Dursley, les sourcils froncés.

« Tu me gonfles ! »

Le militaire donna alors un énorme coup de poing dans le visage d'Harry. Albus se
leva immédiatement en sortant sa baguette.

« Eh ! Va emmerder quelqu'un d'autres, Dursley ! »

« Reste en dehors de cela, Gamin ! » cria le Moldu. « Ou tu seras le suivant ! »

Les fenêtres explosèrent en une fois alors que tous les sorciers sentaient la
pression magique d'Harry Potter. Dudley Dursley vola alors que la voix de son
cousin se faisait forte et encore plus en colère.

« J'ai pris l'habitude de recevoir des coups, Dudley ! Que tu te défoules contre
moi passe encore ! Mais que tu menaces mon fils ! Là, tu vas trop loin ! »

« Et tu vas faire quoi ? Faire de ta monstruosité comme seuls les monstres dans ton
genre peuvent faire ? »

« Tu veux voir un vrai monstre, Dudley ? Je vais t'en présenter un ! Accio ! »

Potter attira à lui le Moldu et le tira à l'intérieur, usant de magie justement


pour l'empêcher de profiter de sa force physique pour s'écarter du sorcier ou le
surpasser. Albus s'écarta du chemin de son père mais ne lâcha pas sa baguette.
Lucius se leva aussi, sachant déjà ce que son ami allait faire et il ne voulait pas
être brusqué alors qu'il mangeait lui aussi.

Harry jeta en avant son cousin. Ce dernier se cogna contre la table mais le sorcier
n'en eut rien à faire tellement il irradiait de colère.

« Tu rejettes sur ma personne tous les maux du monde, Dudley ! Tu exagères !


Tellement facile de s'en prendre à moi parce que vous l'avez toujours fait !
Maintenant, Dudley, tu vois cet homme qui ressemble à un serpent ? Lui, c'est
Voldemort, le meurtrier de mes parents et le malade qui a fait de toute mon
adolescence un enfer ! Lui est un monstre de mon espèce ! Beaucoup te le diront ! »

« Le mot est faible, » commenta Sirius dans un soupir.


« Black, ne t'en mêle pas, » fit Lucius. « Harry… »

« Non, il faut qu'il comprenne que je ne suis responsable en rien dans sa malchance
! Nous avons tous perdus des proches ! Tu as perdu ton fils et ta petite-fille !
Clint a perdu sa femme et ses enfants ! J'ai perdu également deux enfants et mon
épouse avec Thanos ! Et toi, Dudley, tu viens me le reprocher ?! Je ne suis pas
responsable de Thanos. C'est un extra-terrestre qui a claqué des doigts en usant de
gemmes dont je ne connaissais même pas l'existence avant qu'il ne vienne sur notre
planète ! Et on est là pour réparer toute cette merde ! Tes parents, tu vas les
récupérer ! Toi au moins tu peux avoir cette chance ! Moi, j'ai perdu les miens à
cause de ce salopard ! J'ai perdu tellement de proches à cause de lui ! Mais tu
sais quoi ? »

« Je sens que tu vas me le dire Potter, » cracha le Moldu en se redressant.

« Je suis remonté dans le passé pour récupérer ce fameux salopard ainsi que
d'autres sorciers puissants pour nous aider. J'ai ramené mon parrain, mon
directeur, des membres de l'Ordre et des mangemorts. J'ai ramené les deux plus
grands mages noirs du siècle dernier pour sauver ton putain de cul ! J'ai mis de
côté mes sentiments envers Voldemort et Bellatrix Lestrange et ils en ont fait de
même ! Alors soit tu fais pareil et tu fermes ta grande gueule pour une fois dans
ta vie si parfaite, ou alors tu te casses ! »

« Tu ne me feras jamais partir, Potter. »

« Je peux très bien te faire partir à l'autre bout de la planète d'un simple
portoloin si j'en ai envie. Dans un endroit où il n'y a ni réseau ni même un être
vivant qui te vienne en aide, complètement seul au milieu de nulle part. Cela
t'intéresse ? »

« Harry ! » La voix de Lucius claqua alors qu'il agitait sa baguette pour réparer
toutes les vitres. « Va faire un tour ! »

« Pas maintenant, Lucius. »

« J'ai dit : va faire un tour. A moins que tu veuilles que je te laisse entre les
mains de Severus ? »

« Je n'ai pas peur de luI. »

Le Maître en Potions se leva alors en soupirant et fit le tour de la table pour


attraper l'homme par l'épaule.

« Venez Potter, on va discuter à l'extérieur. Evitons une nouvelle catastrophe. »

Lucius les observa partir avant de se tourner vers l'infréquentable Moldu.

« Bonjour, Mr Dursley, je suis l'un de ces 'monstres' que vous méprisez tant.
Prenez-vous-en encore à Harry et je vous ferai regretter le jour où vous êtes venu
au monde. »

« C'est une menace ? »

« Une promesse. » Lucius s'écarta d'un pas avant de finalement donner un coup de
poing dans la figure de l'homme. « La prochaine fois, je ne m'abaisserai pas à
employer mes poings mais bien un maléfice. Vous êtes prévenu, » ajouta-t-il avant
de sortir rejoindre les deux autres sorciers.

Clint approcha et ébouriffa les cheveux d'Albus avant d'attraper le militaire et de


le renvoyer auprès de son supérieur.

« Lâchez-moi ! »

« Pas avant d'avoir eu le plaisir de vous voir plier l'échine, Lieutenant. Cela
vous apprendra à vous en prendre à un héros de guerre. »

« Lui, un héros de guerre ? Sûrement pas ! C'est un monstre ! »

« Voyons ce qu'en dit le Sergent-Major. Et accessoirement, le seul monstre que je


vois ici, c'est vous. »

« C'est toujours comme ça ? » demanda Sirius.

« Plus ou moins, » répondit Albus en retournant à sa place. « Mais Dursley ne


m'avait encore jamais menacé. C'est une première. »

« Qu'est-il arrivé en trente ans ? » demanda Voldemort, espérant avoir des


informations de la part du fils Potter.

« De quelle année vous venez ? » demanda l'adolescent.

« 1996, » répondit Sirius. « Pourquoi ? »

« Parce qu'un certain Lord Voldemort cherche à dégoter des informations pour
possiblement changer le cours de l'histoire et je suis trop Serpentard pour tomber
dans le panneau avec un mangemort ou, en l'occurrence ici, le chef. »

« Un Potter à Serpentard…. Étonnant. »

« Papa aurait du être à Serpentard aussi, » fit Albus en haussant des épaules.

« QUOI ?! » Sirius se leva et partit vers la porte. « Alors là, il me faut une
explication tout de suite ! »

Remus arriva et se pencha par-dessus la table.

« Tu lui as dit quoi ? »

« Rien que la vérité. Papa aurait du être à Serpentard. »

« Ah… Harry avait mentionné ne pas être un pur Gryffondor mais je n'aurais jamais
soupçonné qu'il était un Serpentard refoulé… Mais je ne suis pas si surpris,
finalement. »

« Etonnamment, moi non plus, » fit Voldemort en terminant son repas sommaire. «
Toute cette agitation a été plus que distrayante et très révélatrice par certains
aspects. »

« Vous pouvez vous moquer, Papa en aura clairement rien à foutre. »

« Ton père te laisse être aussi grossier en général ? » demanda le Loup-Garou.

« … non. »

« Alors ne le sois pas. »

« Et je n'ai pas l'intention de me moquer, » ajouta Voldemort avec calme alors


qu'il se frottait les mains avec sa serviette. « Je ne fais que découvrir de
nouvelles facettes de mon ennemi. Il est plus complexe que je ne l'aurais pensé à
l'origine… »

« Comme tout être humain en général, » répliqua Albus en se levant pour aller se
remplir une seconde assiette. « Maintenant la question est : vous souvenez-vous ce
que c'est que d'être humain ? » fit-il avec un regard appuyé avant de s'éloigner.

Voldemort retint un soupir alors qu'il se levait pour rejoindre les différents
chefs afin de pouvoir coordonner les attaques. Sa présence jeta un léger froid dans
l'assemblée, comme celle de Gellert Grindelwald, mais tous comprirent et passèrent
outre. Face à Thanos, il fallait le meilleur et le pire pour vaincre.

xXxXxXx

Severus observait Potter. Il l'avait amené en extérieur dans le calme et personne


ne l'avait empêché. Pas même Black. C'était étonnant. Mais peut-être était-ce du à
tout ce que l'homme avait dit au Square Grimmaurd la veille … qui s'était déroulée
plus de trente ans plus tôt… Sa journée devenait … très compliquée…

Le Gryffondor qu'il ne reconnaissait plus se tenait à une dizaine de mètres devant


lui et lançait des galets à l'eau, les faisant rebondir sur la surface d'un étang.
Il arrivait à en faire quatre ou cinq en fonction du poids du projectile et la
force qu'il y mettait. Severus pouvait sentir sa colère et sa frustration.

Quelques minutes plus tard, ils furent rejoints par Lucius dans sa version plus
âgée. Lui aussi, Severus avait du mal à le reconnaître.

« Je ne savais pas, » dit-il à son ami.

« Personne ne savait, » répondit le blond après un instant de silence. « Je ne l'ai


moi-même su qu'il y a quinze ou seize ans. »

« J'ai montré tellement de haine et hostilité envers lui, Lucius… »

« Je sais. Mais il ne t'en tient pas rigueur. »

« Pourquoi le ferai-je ? » demanda Harry sans se retourner, surprenant le Maître en


Potions par son ouïe fine. « Vous avez votre rôle à jouer dans la guerre, moi j'ai
eu le mien. Tout ce que je peux dire de tout ce merdier dans lequel vous êtes
encore, c'est que j'ai eu tort pendant très longtemps à votre sujet et que
Dumbledore avait raison. Et je regrette de n'avoir jamais pu parler de ma mère avec
vous. »

« Comment… ? »

« C'est vous… vous me l'avez montrée, » répondit Harry en se retournant pour les
rejoindre. « Vous m'avez offert vos souvenirs d'elle en cadeau en même temps que
les derniers ordres de Dumbledore. »

« Quels sont-ils ? »

« Malheureusement, je ne peux vous les dire dans l'immédiat, ni même les


circonstances dans lesquelles ils ont été donnés. Il vous faudra le découvrir en
temps voulu… même si cela m'attriste beaucoup. Pour vous. »

« Vous avez pitié de moi Potter ? »

« Non seulement j'ai pitié mais j'éprouve un grand respect pour vous depuis la nuit
où vous m'avez donné la vérité. Hélas, je n'ai jamais pu vous le dire en face. Vous
êtes mort avant… »

« Comment ? »

« Votre couverture ne sera jamais brisée, Snape. Vous êtes trop prudent et trop bon
dans ce que vous faites pour ça. »

« Potter ! »

« Personne n'entendra rien, » fit Lucius en présentant une pierre luminescente dans
la paume de sa main.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Une des dernières créations d'Harry, » répondit le Sang-Pur avec un sourire. « Il


hésite encore à la partager. Elle permet de garder des discussions secrètes dans un
certain périmètre et les runes deviennent rouges et brûlantes quand ce périmètre
est violé. »

« Je suis assez fier de ce petit tour, » sourit le Gryffondor en récupérant la


pierre. « Et c'est grâce à la technologie moldue que j'ai pu créer ça. » Harry
croisa ensuite le regard noir du Maître en Potions et fit un petit sourire, léger
et confiant. « Ma mère vous aurait très certainement pardonné depuis longtemps si
elle avait vécu suffisamment longtemps. En tout cas moi, je l'ai fait et nous avons
apparemment le même cœur, elle et moi. »

« Et les mêmes colères, » fit remarquer Severus alors qu'il faisait un geste de la
main vers le bâtiment où tout le monde se trouvait. « Lily aurait sûrement explosé
de la même manière… » Il fit une pause un instant avant de finalement poser la
question. « Pourquoi Severus ? »

« Severus ! Si j'ai dit non à Albus … ! »

« Laisse, Lucius. Lui entre tous, il a le droit de savoir. J'ai appelé mes enfants
pour garder en mémoire les personnes chères à mon cœur afin qu'elles ne soient
jamais oubliées. Mon aîné s'appelait James Sirius, vous connaissez Albus et ma
cadette, c'était Lily Luna. Tous des Potter et des Weasley. J'ai choisi Albus
Severus par égard des deux plus grands et courageux directeurs de Poudlard. Et il
les porte d'autant plus fièrement qu'il est un Serpentard. James l'a un peu charié
pour ça mais … Ginny et moi avons été très fier d'apprendre cela. Et même si ce
n'est encore mal vu par certains encore maintenant, j'estime que votre nom apporte
une leçon de vie pour tout le monde ainsi qu'un exemple à suivre. »

« Lequel, si ce n'est pas trop demander ? »

« Que même si on plonge dans l'obscurité et que l'on fait les pires erreurs du
monde, il y a toujours moyen de se racheter si on se bat pour la lumière. Le tout
est de le vouloir. » Harry rit doucement. « Et s'il y a bien une chose dont vous
gonflez à bloc, c'est de volonté et de détermination, Snape. Jusqu'à la fin, vous
l'avez été et je suis aujourd'hui très fier de dire que j'ai été votre élève… même
si je suis toujours une catastrophe en potions. »

Un sourire en coin apparut sur le visage d'ordinaire neutre de Severus et l'homme


tendit la main à son vieil élève. Harry la serra avec force et respect.

« D'une certaine manière, Snape, même si je vous appelais professeur, vous avez été
pour moi ce vieil oncle désagréable et acariâtre qui a toujours sauvé mes maudites
petites fesses de Gryffondor prétentieux et arrogant. »
« J'ai peut-être exagéré un peu … »

« Ou pas, » sourit Harry. « Mais sinon, soyons clair… Mon père et Sirius étaient de
vrais connards avec vous ! Ca y est, je l'ai dit ! »

« HARRY ! » s'exclama la voix de Sirius un peu plus loin, faisant sursauter ce


dernier. « Est-ce que c'est vrai cette histoire ? »

« Tout dépend de l'histoire…, » répondit lentement Harry, incertain.

« Est-ce que tu aurais du être à Serpentard ?! »

Lucius pouffa de rire alors qu'il secouait la tête.

« Hmmmm…. Ouais ? Pourquoi ? »

« Mais comment est-ce possible ?! »

« Je crois que je commence à comprendre, » commenta simplement Severus alors qu'il


assemblait les nouvelles pièces du puzzle qu'était le Gryffondor. « Derrière le
masque du parfait Gryffondor se cachait un véritable survivant mais pas celui que
tout le monde croyait. Là où les sorciers s'imaginent des sortilèges et des
maléfices, la vérité est la violence et la maltraitance de Moldus abusifs… »

« C'est relativement bien résumé, » admit Harry. « Mais shhh… je n'ai pas envie que
les Weasley le sachent trop tôt. »

« Et Dumbledore ? »

Lucius soupira.

« A ton avis, Severus. Il le sait déjà. »

« Depuis un peu avant mes douze ans, » confirma le Gryffondor. « Si même pas déjà
avant. »

« Dès qu'on retourne à notre époque, je te sors de là ! »

« Non, Sirius, tu ne feras rien. Crois-moi, je le voudrais mais les choses doivent
se dérouler exactement comme elles se sont passées pour moi, même si cela doit me
briser le cœur. J'ai surmonté tout cela il y a longtemps et je ne m'en tire pas
mal. Je n'ai pour ainsi dire aucune séquelle de la guerre m'opposant à Voldemort et
j'ai juste une vielle blessure au genou qui ne veut pas guérir parce qu'on n'a
étrangement plus les meilleurs médicomages. »

« Après il avait dit les disparus seraient pris au hasard dans tous l'univers, hein
..., » grinça Lucius. « On a vu où cela nous a mené… »

« On va tout réparer, Lucius, » promit Harry. « On va ramener tout le monde et on


va envoyer cet enfoiré de Thanos en enfer. »

xXxXxXx

Severus faisait un tri des potions qu'il avait récupéré au Manoir Malfoy et
écartait bon nombre de poisons. Il s'occupait l'esprit. Tout le monde était dans
l'attente alors que les Avengers se préparaient pour leur voyage dans le temps qui
ne durerait en réalité que quelques secondes pour ceux qui restaient en arrière.
Les défenses étaient placées, les armées déployées, les hommes prêts au combat. Il
n'y avait plus que l'ennemi à revenir et tout le monde priait pour que cela
n'arrive pas.

Harry s'était finalement installé devant Voldemort avec un échiquier et ils


jouaient une partie ensemble. Le mage noir avait été surpris par la manœuvre.

« Je veux juste savoir si je peux être meilleur que toi en quelque chose, » avait
simplement dit le Gryffondor. « Blancs ou noirs ? »

Le sorcier n'avait eu qu'un rictus moqueur sur le visage et avait accepté la


proposition en demandant les noirs.

« Vous croyez que c'est le moment de jouer aux échecs ?! »

« Tour en C4, Dudley, fiche-nous la paix. »

« Est-ce que la pièce vient de bouger toute seule ? »

« On ne peut vraiment rien te cacher. Va jouer ailleurs avec ta mitraillette. »

« C'est un fusil d'assaut. »

« Une arme moldu avec un nombre de balles et de chargeurs limités. J'espère pour
toi que tu as une arme blanche parce que je ne vais protéger tes petites fesses.
J'ai autre chose à foutre. »

« Comme jouer ? »

« Comme m'occuper des officiers de Thanos avec les autres sorciers et les Avengers.
Les êtres aux pouvoirs surnaturels, c'est hors de ton domaine de compétence. Mais
je serai gentil, si jamais je croise ton chemin, je te laisserai les monstres,
promis. » Harry s'arrêta et fixa le mage noir. « Merde ! »

« Mat en trois coups. »

« Vous êtes doué, Maître. »

« Tous les sorciers font du lèche-cul, Potter ? »

« Seulement les Mangemorts envers Voldemort et si tu étais à leur place, tu le


ferais avec plaisir pour éviter le doloris. Maintenant Bellatrix Lestrange est un
cas un peu … à part. »

« C'est-à-dire ? »

« Ma cousine est folle, » répondit simplement Sirius qui avait observé le jeu
détendu.

« Va te faire voir, Sirius. Ou je te jure que je te tue ! »

« Chaque chose en son temps, Lestrange, » tempéra Harry. « Vous aurez bien assez
d'occasion de vous amuser d'ici quelques heures. »

« Ce misérable Moldu est finalement plus calme depuis hier, » commenta la sorcière
en voyant Dudley repartir rejoindre son régiment.

« Il a eu un blâme. Il risque de se faire rétrograder s'il recommence à chercher


les embrouilles. » Harry haussa les épaules. « Je dois avouer que je m'en fiche.
Plus vite toute cette histoire est finie, plus vite il récupère sa si merveilleuse
famille et plus vite il me laisse tranquille. Mais bon … cela fait très longtemps
que je ne prends plus mes rêves pour la réalité. »

« Et de quoi rêves-tu ? »

« De récupérer tout ce que tu m'as arraché. Malheureusement, ce n'est pas prêt


d'arriver. Mais bon… avec ma dernière invention, si je la mets au point, je ferai
peut-être un saut pour parler avec mes parents ne serait-ce qu'une fois… »

« Tu es trop sentimental. »

« Dit celui qui m'a avoué l'être tout autant juste au-dessus de la tombe de son
père, » rétorqua Harry avant de se redresser, amusé. « Cela fait peut-être un peu
plus de trente ans mais j'ai encore une assez bonne mémoire. »

Il tourna la tête et vit ses amis Avengers arriver vêtus de leur tenue blanche
spéciale pour traverser le monde quantique.

« On ferait bien de se préparer, » ajouta-t-il alors qu'il leur faisait un signe de


loin.

« Je suis toujours prêt, » fit Voldemort en se levant à son tour pour se placer à
ses côtés. « Si on m'avait dit que je me battrais un jour à tes côtés pour un
objectif aussi … »

« Noble ? »

« Etrangement le mot convient. Sauver l'univers… Tu m'auras tout fait. »

« Qu'est-ce que tu veux, je ne fais jamais rien comme tout le monde, » termina
Harry sur le ton de la plaisanterie avant de s'avancer pour sortir.

Les deux sorciers allèrent se poster naturellement en hauteur et furent rejoints


par Sirius, Severus, Bellatrix, Grindelwald et Dumbledore. Loki vint les rejoindre
encore un peu plus tard également, en armure et prêt à se battre.

« J'ai entendu dire que votre fils allait prendre part à la bataille, Mr Potter, »
fit Grindelwald.

« Je sais, » soupira Harry en sortant sa baguette. « Il se cache depuis ce matin


pour que je ne puisse pas l'en empêcher. »

« Et ? » fit Sirius. « Tu vas le laisser faire. »

« Que veux-tu que je fasse ? Je me battais déjà pour ma vie alors que j'étais bien
plus jeune. Je n'avais pas encore douze ans qu'un mage noir avait pris possession
de mon professeur de Défense contre les Forces du Mal. »

« Un bon à rien. »

« Bof ça va… Il a fait partie de mes meilleurs professeurs. »

Ils continuèrent à discuter simplement pour occuper le temps tout en gardant le


regard sur l'horizon pour ne pas manquer l'arrivée de l'ennemi. Quand Harry sentit
la vague le traverser, il sortit son téléphone et passa directement un coup de fil
qu'il n'espérait ne plus jamais passer.

« Allô ? Harry ? Qu'est-ce qu'il se passe ?! Où es-tu ?! »

« Ginny. Envoie directement les enfants au Manoir Malfoy et transplane directement


au ministère, un portoloin internationnal t'attend. »

« Harry ? »

« Discute pas et fais ce que je te dis. C'est la guerre. »

« Contre qui ? »

« Toujours le même sale type. »

« Okay. »

« Oh … et Ginny, encore deux choses. La première : je t'aime. »

Voldemort et Bellatrix levèrent les yeux au ciel tandis que les autres affichaient
un sourire amusé, sauf Snape qui restait neutre.

« Moi aussi je t'aime. La seconde ? »

« M'engueule pas en arrivant et ne tue pas les sorciers que tu croiseras. »

« Qui est-ce que je croiserais ? »

« De très très vieilles connaissances et pas toujours les plus fréquentables. Mais
elles sont là pour aider. Il y a un cessez-le-feu. »

« Très bien. Je prends George au passage et j'arrive. »

« Hmmm… George est déjà avec moi. Mais ramène-toi vite, cela va bientôt être un
sale bordel. »

« J'arrive, Harry. »

Il éteignit son téléphone et le rangea dans sa poche et sortit sa baguette. Il


inspira profondément.

Soudain, il y eu une explosion et un bâtiment explosa, et un immense vaisseau


spatial apparut dans le ciel. Les sorciers levèrent les mains afin de défendre les
différentes armées, même moldues, pour les protéger des débris et le souffle de
l'explosion. Le bâtiment volant arma ses lasers et tira sur les bâtiments encore
debout afin de les faire s'effondrer. Sauf que la magie des sorciers les protégea.
Ils restèrent totalement indemnes.

« Non mais d'où il sort ?! »

« C'était la variable inconnue. Il est sorti par ta machine, Tony. Donne les gemmes
à l'elfe tout de suite ! Elle a des ordres très clairs ! »

« On doit ramener ces gemmes dans le passé ! »

« On pourra les ramener plus tard, Bruce. Une chose à la fois. On planque les
gemmes, on détruit ce malade et après on se préoccupe de restaurer le flux
temporel. »

Harry fit apparaître son balai et décolla pour rester à un mètre du sol, près des
autres sorciers. Un vaisseau de lumière apparut, reliant le sol au vaisseau et
Thanos se matérialisa tout en armure. Il fut rejoint rapidement par …

« Ce n'est pas ton amie Nebula ? » demanda Sirius.


Harry fixait la cyborg de loin.

« Non, c'est la Nebula du passé. La nôtre a une plaque de métal dorée sur le
visage. »

Un détachement de militaires et de sorciers parmi les chefs s'avancèrent vers les


ennemis pour négocier leur départ sans la moindre effusion de sang.

« On devrait être avec eux, non ? »

« Non, » réfuta Harry. « Je ne suis qu'un employé comme tant d'autres et la plupart
d'entre nous ne sommes que des voyageurs du temps. Nous n'avons pas notre place
parmi eux. Mais rien ne nous empêche de les protéger d'ici si nécessaire. »

Pendant une dizaine de minutes, rien de flagrant se passa. Les pour-parler étaient
toujours d'actualité. Mais Harry savait que ce n'était qu'une question de temps.
Une main vint se glisser dans la sienne et il sourit. Il n'avait pas besoin de
tourner le visage pour savoir qui il s'agissait.

« Tu m'as manquée, » murmura-t-il.

« Moi, je t'ai vu ce matin. »

« C'était il y a cinq ans, Ginny. » Harry soupira alors qu'il portait son regard
sur les vaisseaux. « Tu arrives juste avant la fête. »

« Mieux ou pire qu'en 98' ? »

« Je n'irai pas jusqu'à dire que 98' était de la vaste blague mais … »

« Eh merde … je comprends mieux pourquoi tu as rassemblé un certain nombre de


personnes. Bien que je me demande encore comment… Rassure-moi. Pas de nécromancie.
»

« Désolé, mais tu t'adresses à la mauvaise personne. Si tu veux discuter


nécromancie, je t'invite à t'entretenir avec ma nemesis de toujours à un moment
plus propice à la discussion. »

« D'accord. Je tiens juste à signaler une chose. Enfin deux. »

« Lesquelles ? »

« Tu es taré. Et je t'aime. »

Il sourit et s'écarta d'elle et s'avança légèrement en avant, baguette au poing,


les doigts si serrés que sa phalanges en étaient blanches. Quatre immenses
vaisseaux s'étaient finalement posés et déversaient des hordes de créatures voraces
et sanguinaires. Heureusement, elles se trouvaient toutes en dehors de la barrière
et fonçaient en plein dessus.

Chacune d'entre elles s'enflammèrent alors qu'un cercle de feu d'un noir d'encre
entourait le terrain.

« Tiens, tiens… je connais ce feu, » sourit le quadragénaire. « Tiendra-t-il


suffisamment longtemps ? »

« Les défenses magiques de ce genre sont puissantes mais malheureusement pas


éternelles, Potter, » fit Voldemort en usant de magie noire pour se maintenir en
vol juste à côté de lui. « Cela ne durera pas longtemps. Elles foncent dessus sans
réfléchir. »

« Je te présente le cauchemar de New York : les Chitauris. Mais ce ne sont que les
fantassins. Il y a pire… » Il croisa son regard cramoisi. « Je te souhaite bonne
chance ! » ajouta-t-il avant de foncer à l'attaque dès l'instant où les barrières
de flammes s'effondraient.

Il plongea, lançant différents sortilèges et maléfices ayant un impact de masse. Il


avait une préférence pour le Confrigo mais également pour l'impedimenta, surtout ce
dernier quand il survolait les armées moldues. Cela permettait aux militaires
d'abattre les monstres plus rapidement sans les voir arriver trop vite sur eux.
Mais vu la masse, cela ne dura qu'un temps.

C'était toujours cela de gagné ! Rester positif !

Alors qu'il aidait au mieux les avancées des différentes armées avec d'autres
sorciers, il cherchait activement Ebony Maw. Il était parmi les pires des ennemis
de Thanos. Un télékinésiste aussi sadique que Voldemort et Bellatrix réunis. En
pensant justement à eux, il les vit faire un massacre parmi les hordes ennemies,
tout comme Dumbledore et Grindelwald. Mais pour chaque ennemi abattu, il y en avait
une dizaine qui revenait à la charge, à croire qu'ils sortaient des vaisseaux à
l'infini.

« Merlin ! » fit soudain Iron Man en arrivant à sa hauteur en pulvérisant quelques


ennemis de quelques lasers. « Ca me tue de le dire mais Loki a des ennuis ! »

Harry fit un demi-tour avec son balai, envoyant encore un confringo dans la foulée
dans la figure d'un léviathan. Il vit en effet le Jotunn se battre contre trois
soldats armés. Des fils de Thanos… Il hocha la tête et fonça directement pour lui
venir en aide. Il en propulsa un au loin et attira l'attention d'un autre pour
permettre à Loki de profiter de l'occasion pour les finir. Les deux sorciers
croisèrent leur regard une seconde, échangeant un signe de tête en guise de
remerciement rapide, avant de repartir au combat.

Avec leurs efforts conjugués, ils parvinrent à se débarrasser de la plupart des


fantassins. Thanos fut rapidement encerclé. Tout comme Ebony Maw. Sauf qu'Harry vit
ce que ce dernier réservait à ses deux adversaires. Il fonça encore et bouscula
Voldemort et Bellatrix du chemin des tuyaux et énormes bouts de ferrailles arrachés
au sol et aux bâtiments alentours. Dans la foulée, il avait lancé son premier Avada
de la bataille. Quelque chose lui disait que ce n'était pas le dernier. Dans le
processus pour sauver les deux mages noirs, il avait pris de plein fouet les tuyaux
rouillés et son balai s'était brisé, le propulsant au sol un peu plus loin.

Quand il se releva, il avait une vilaine blessure au niveau du mollet droit, là où


le métal l'avait touché. La première chose qu'il fit en se relevant, ce fut porter
son regard sur Ebony Maw. Heureusement, il ne l'avait pas raté. Le télékinésiste
était tombé.

« Tu ne peux pas faire attention, Potter ?! » s'exclama Bellatrix Lestrange en


s'approchant de lui avec l'envie d'en découdre.

« Oh mais de rien ! » siffla le Gryffondor en lui lançant un regard mauvais. « La


prochaine fois, je te laisse mourir, Lestrange. »

« Tu lances des impardonnables maintenant ? » demanda Voldemort en en lançant lui-


même quelques-uns autour de lui avec aisance, abattant les ennemis comme de
vulgaires mouches.
« C'est mon premier…, » fit Harry en agitant sa baguette au-dessus de sa jambe pour
faire un bandage de fortune. « Sur Maw… Un enfoiré de première… Et … aux grands
maux les grands moyens ! »

Il chercha à faire quelques pas mais il tomba à terre. Il devait avoir bien plus
qu'une simple lacération au mollet mais quoi exactement… Il n'avait pas le temps de
le déterminer. Quelques ennemis venaient vers eux. Voldemort les abattit une fois
encore avant de poser sa main sur l'épaule du Gryffondor.

« Je déteste l'idée d'avoir une dette envers toi, » siffla-t-il avec colère en les
transplanant sur quelques hauteurs.

« On est quitte depuis près de trente ans, » fit le quadragénaire en se laissant


tomber à terre. « … Merde ! »

« Au moins, c'est la fin du combat, » commenta le mage noir en jetant un coup d'œil
à sa jambe, respectant toujours la trêve.

« Tu es optimiste, toi… » ricana Harry avant de secouer la tête. « Ce n'était que


la première vague. »

En effet, un semblant de calme planait sur le champ de bataille percé de trous


fumants un peu partout et où les cadavres s'amoncelaient. Thanos se tenait avec
deux de ses généraux et parlait de toute évidence avec Thor, Steve, Loki et Iron
Man.

« Tu sais savoir ce qu'il se dit ? » lui demanda Voldemort en les montrant du


menton alors que Bellatrix, Remus, Dumbledore et Grindelwald les rejoignaient.

Harry sortit son oreillette et amplifia le système pour qu'ils puissent écouter
tous l'échange. Le Gryffondor fixa également le ciel en quête des renforts car ils
ne devraient pas tarder. Ils en avaient clairement besoin pour pouvoir endiguer la
seconde, voire la troisième vague s'il y en avait une.

« …rant mes longues années de conquête, de violence, de bain de sang, je n'ai


jamais rien eu contre vous. Mais je vous le dis à présent. Ce que je m'apprête à
faire à votre insoumise et ennuyeuse petite planète va me réjouir plus que vous ne
l'imaginer. »

La deuxième vague ennemie commença à se déverser sur le champ de bataille.

« Et après, il dit qu'il n'avait rien contre nous ! » s'exclama Remus. « Mais … ! »

« Cherche pas, Moony. Il est tellement cinglé qu'il ferait passer Lestrange pour
une femme saine d'esprit. » Il pointa au même instant le doigt vers un point du
ciel. « Regardez. La cavalerie arrive. »

Des cercles d'étincelles étaient apparus au niveau du sol et dans les airs. A
l'intérieur de ces derniers, on pouvait percevoir un décor différent de ce qui
restait maintenant de la base Avengers, le bord de mer, des forêts, des villes, des
plaines, des ruines, … Et de ces cercles sortaient des centaines d'hommes et de
femmes armées, des Midgardiens, des mutants, des sorciers, des Asgardiens, … pour
aider et supporter les premières lignes de front.

« Tous unis face à l'adversité, » sourit Harry en se redressant tant bien que mal.

« Tu n'es pas prêt de retourner au combat, Louveteau. »

« Tu m'as déjà bien regardé ?! Je me bats ! »


Au même instant, la voix de Steve s'éleva dans le silence qui planait, empli de
tension, dans le no man's land entre les deux armées.

« AVENGERS ! Rassemblement ! »

Ce fut le cri qui annonça le début de la deuxième manche. Et tout fut relativement
différent. De nombreux pouvoirs puissants revinrent s'ajouter dans le combat après
avoir disparu pendant plus de cinq ans.

Harry transplana pour un endroit stratégique tout en veillant à rester en hauteur,


inaccessible. Du moins pour les ennemis au sol, ce n'était pas vraiment le cas. Les
différents vaisseaux tiraient des salves de lasers à l'impact aussi dévastateur que
les confrigo. Le mieux qu'il pouvait encore faire à défaut de pouvoir en détruire
un était bien de générer un bouclier puissant, ce que de nombreux sorciers
s'évertuaient de faire sur tout le champ de bataille.

Thanos était définitivement fou à lier, il sacrifiait ses propres soldats pour les
éradiquer tous et ainsi être victorieux dans cette bataille. Il se passa alors
quelque chose à laquelle il n'avait pas assisté précédemment. Quelque chose… ou
plutôt quelqu'un venait de percuter le vaisseau principal de l'armée ennemie depuis
le ciel et l'avait traversé de part en part. L'appareil volant se cracha alors sur
le sol, envoyant une onde de choc partout autour de lui. Harry ne put s'en protéger
et fut soufflé en arrière sur une cinquantaine de mètres avant de percuter durement
le sol et se cogner la tête. Il perdit connaissance.

xXxXxXx

Le combat était terminé, Thanos était mort, et les lieux n'étaient plus qu'un
cratère gigantesque à côté d'épaves fumantes. Les sorciers avaient montés un petit
campement de fortune et une aile médicale et ils prodiguaient des soins à tout le
monde, sorciers et Moldus. Tel était la société désormais. Les uns avaient la
technologie, les autres la magie, et ensemble ils cohabitaient et s'évertuaient à
construire un monde meilleur.

Et peu à peu, tout le monde parcourait le champ de bataille à la recherche de


blessés et récupérer les corps des hommes tombés pour défendre leur planète. Parmi
eux, il y avait …

« Harry ! » s'exclamèrent ses proches.

« Potter ! » firent les autres sorciers, pour la plupart venus du passé.

Aucun patronus, aucune étincelle, rien n'annonçait la potentielle présence de


Potter sur les lieux. Au mieux, l'homme était inconscient, au pire, il n'avait pas
survécu. Le problème était que, pour les voyageurs du temps, la survie du
Gryffondor était indispensable pour les ramener à l'endroit précis où ils avaient
quitté leur temps afin de rétablir le flux temporel.

Le vieux Lucius réapparut aux abords du campement avec une pierre runique. Il avait
fait l'aller-retour jusqu'à son manoir par portoloin plus ou moins légal au vu des
circonstances pour la récupérer. Il partit immédiatement à travers la plaine
dévastée à la recherche du quadragénaire. S'il était en vie, il le trouverait.

Il le ramena vingt minutes plus tard sur une civière, inconscient, avec trois
autres survivants dans un état similaire, dans l'hôpital de fortune. A peine
furent-ils ramenés qu'ils furent pris en charge par les médicomages.

xXxXxXx
Quand Harry reprit connaissance, il se trouvait dans une chambre au décor riche et
purement …

« Le Manoir Malfoy…, » dit-il d'une voix rauque.

« En effet, Mr Potter, » fit Severus Snape assis dans un siège juste à côté de lui.
« Vous vous réveillez enfin. »

« Je suppose que si vous me posez la question, c'est que nous avons réussi. »

« De toute évidence. »

« Combien de temps suis-je resté inconscient ? »

« Une semaine entière. »

« Ah … » Harry se redressa en retenant une grimace alors qu'il ressentait une


horrible douleur dans l'épaule. « Pas trop d'ennuis ? »

« Tout dépend de ce que vous entendez par ennui. »

« Votre présence, à vous, Mangemorts, en cette époque ? »

« Nous sommes assignés à la résidence Malfoy le temps que vous vous remettiez. Et
la propriété est bien gardée. Il nous est impossible d'en sortir. Pas même
Dumbledore. »

« Et Loki ? »

« Egalement bien que cela été plus difficile de convaincre qu'il n'était pas un
ennemi de la Terre. »

« Vu ce qu'il a fait … fera … je ne suis pas surpris. Dites-moi, Snape, auriez-vous


par hasard une potion contre la douleur sur vous ? »

Le Maître en Potions montra la table de chevet du doigt où reposait un flacon


rempli d'un liquide rougeâtre. Harry s'empressa de le boire et soupira de
soulagement.

« Qui a tué Thanos ? » demanda-t-il ensuite.

« Difficile à dire. Bellatrix, le Seigneur des Ténèbres, Thor, Loki et Grindelwald


se trouvaient autour de lui et … je dirais qu'ils l'ont abattu ensemble. Il était
vraiment coriace. Vous avez décidément l'art de vous mettre dans les pires ennuis,
Mr Potter. »

« Croyez-moi quand je vous dis que j'en ai plus que marre. Je n'aspire qu'à la
paix. Savez-vous où est Ginny ? Et Lucius ? Et mes enfants ? »

« Ils sont tous dans le salon à profiter de parler avec les quelques membres de
l'Ordre qui devront repartir. Et Lucius … il est avec Drago et sa fille… A vrai
dire, les deux Lucius et Narcissa sont auprès d'eux. »

« Cela va être dur pour Drago et Calpurnia d'apprendre à vivre sans Scorpius... »

« Qui donc ? »

« Scorpius. Le fils aîné de Drago. Il … il est mort peu après que Thanos ait claqué
des doigts. Il s'est … Il n'avait pas supporté l'idée de vivre sans son père et sa
sœur et Lucius… Disons qu'il n'aime pas en parler. »

Harry finit par se lever et attrapa les quelques vêtements qui venaient
d'apparaître sur le dossier d'un fauteuil non loin et prit directement la direction
de la salle de bain. Une trentaine de minutes plus tard, il était dans le salon et
serrait James, Lily et Ginny dans ses bras.

« Vous m'avez terriblement manqué, » murmura-t-il avec émotion.

Son ami Lucius était arrivé avec Drago et ce dernier l'observa de la tête au pied.

« Tu es devenu une épave. »

« L'épave te dit qu'il a vécu l'enfer lors des cinq dernières années, comme la
moitié de la population de l'univers, qu'il est fatigué de se battre pour protéger
ce à quoi il tient le plus et ne rêve que de passer les plus longues vacances de sa
vie sous le soleil des tropiques. Si toi, tu n'as pas du tout changé, la fouine. »

« Me cherche pas, Potter. Héros ou pas, même convalescent, je te botte les fesses !
»

« Voilà qui n'est pas très mature et loyal de ta part… »

« Du calme, les garçons, vous êtes adultes maintenant ! » tempéra Lucius avant de
soupirer. « Harry, avant que tu ne partes pour des vacances bien méritées, il va
falloir que tu ramènes tout ce beau monde à leur époque et … »

« Je sais. Je vais m'en charger. »

« Et il faut que tu voies quelqu'un. »

« Qui ? »

Pour toute réponse, le Sang-Pur lui donna une lettre moldue. Il en reconnut
immédiatement l'écriture.

« Oh non … Tu te fous de ma gueule ?! »

« Même le fait d'avoir récupéré ses parents ne semblent pas avoir apaisé ton
cousin. Maintenant, il te prend pour responsable du fait d'avoir perdu du galon à
l'armée. »

« Qu'il aille à la merde ! »

« C'est la vingtième que je reçois en six jours, Harry. Alors soit, tu règles ça,
soit tu vas devoir mettre une adresse pour recevoir ton propre courrier moldu. »

Harry leva les yeux au ciel en soupirant.

« Très bien, je règlerai ça après avoir ramené tout le monde. Mais après je pars en
vacances ! »

« Et tu nous ramènes quand ? » demanda Bellatrix Lestrange, les bras croisés. «


J'en ai marre de cette trêve qui m'empêche d'en découdre avec Sirius. »

« Dès que mon médicomage dira que je peux entreprendre un voyage temporel sans
risque. »
xXxXxXx

Harry se tenait dans le bureau de Voldemort et buvait un verre de vin en sa


compagnie. La trêve n'était pas encore rompue. Elle le serait quand il repartirait.
Enfin, pour le mage noir ce serait le cas.

« Je changerai l'avenir, Potter, » fit l'homme. « Tu ne survivras pas. Tu ne me


tueras pas. »

« Je n'ai jamais révélé à qui que ce soit comment tu mourrais. Et je ne vais pas te
dire non plus comment j'ai fait. Ce serait déloyal pour mon moi de ton époque. Ce
n'est encore qu'un gamin. » Il inspira profondément. « Tu sais, on aurait pu être
les mêmes … Je me demande ce qu'il serait arrivé si tu avais eu des amis en qui tu
aurais pu avoir confiance en étant jeune… Tu n'aurais certainement pas aussi mal
tourné. On se ressemble tellement… La seule différence entre nous … »

« Ce sont nos choix, » termina Voldemort. « Mais avec des si, on mettrait Poudlard
en bouteille. » Il termina son verre et se leva. « Bon. Il faut que je reprenne
l'effort de guerre. »

« Je sais… Elle n'est pas encore finie pour toi… »

Harry termina son verre à son tour et se leva. Il tendit la main à sa nemesis.
Cette dernière la serra avec le respect que l'on doit à son ennemi.

« La seule chose que je te dirais sur notre combat, c'est que nous avons eu notre
duel. Tu l'auras ton duel face à moi. »

« Tu t'en es sorti. »

« C'est vrai. Mais Voldemort, entre nous, tu restes bien meilleur sorcier que moi.
Encore aujourd'hui. J'ai beau avoir inventé des sortilèges, j'ai beau avoir étudié,
je ne t'arrive pas encore à la cheville. Mais peut-être y arriverai-je quand
j'aurais ton âge… Seul l'avenir me le dira. »

« Au revoir, Potter. »

« Au revoir. »

Harry sortit du bureau, toujours protégé par la trêve et il s'installa dans le


cercle de runes, prêt à repartir dans le futur, son époque.

FIN

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