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Conduction thermique et éléments finis

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MEC8270

ÉLÉMENTS FINIS EN THERMOFLUIDE


Méthode de Ritz

A. Garon, S. Leclaire

Polytechnique Montréal
Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Définition (Conduction)
La conduction thermique (ou diffusion thermique) est un mode de
transfert thermique provoqué par une différence de température entre
deux régions d’un même milieu, ou entre deux milieux en contact, et se
réalisant sans déplacement global de matière (à l’échelle
macroscopique) par opposition à la convection qui est un autre
transfert thermique. Elle peut s’interpréter comme la transmission de
proche en proche de l’agitation thermique : un atome (ou une
molécule) cède une partie de son énergie cinétique à l’atome voisin.

La conduction thermique est un transfert thermique spontané d’une région


de température élevée vers une région de température plus basse, et est
décrite par la loi dite de Fourier établie mathématiquement par
Jean-Baptiste Biot en 1804 puis expérimentalement par Fourier en 1822.

A. Garon MEC8270 2 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Définition (Loi de Fourier)


La densité de flux de chaleur est proportionnelle au gradient de
température.
⃗ = −k∇T
q
La constante de proportionnalité k est nommée conductivité thermique
du matériau. Elle est toujours positive.

Remarque
Avec les unités du système international, la conductivité thermique k
s’exprime en watt par mètre-kelvin (W m−1 K −1 ). La densité de flux de
⃗ s’exprime en watt par mètre carré (W m−2 ), la température
chaleur q
T , en kelvin (K).

A. Garon MEC8270 3 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Définition (Conduction en régime stationnaire)


On définit un régime permanent (ou stationnaire) quand les
températures ne dépendent pas du temps. La température ne dépend
plus que de la disposition du point où l’on effectue la mesure. Pour
toute la suite de ce chapitre, nous supposerons un régime permanent
établi.
Nous pouvons écrire la forme intégrale de la conservation de l’énergie :
Z Z
⃗ · n⃗dS =
q f dΩ
Γ Ω

Remarque
Avec les unités du système international, la production volumique f
s’exprime en watt par mètre cube (W m−3 ).

A. Garon MEC8270 4 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction
La relation de conservation
intégrale, exprime que le bilan
d’énergie à la surface Γ du solide
Ω est égal à la production
d’énergie dans le solide
Le théorème de la divergence
permet de remplacer le calcul du
bilan d’énergie à la surface par
une intégrale volumique.

Théorème (Théorème de la
divergence)
Z Z
⃗ · n⃗dS =
q ∇·q ⃗ dΩ
Γ Ω

A. Garon MEC8270 5 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction
La relation intégrale de la conservation de l’énergie devient :
Z Z
∇·q ⃗ dΩ = f dΩ
Ω Ω

Puisque cette relation a été construite pour tout volume Ω, nous déduisons
l’équation de conservation différentielle suivante.

Définition (Équation différentielle de la conduction de la chaleur)

∇·q
⃗ = f
⃗ = −k∇T
q

ou

−∇ · (k∇T ) = f
A. Garon MEC8270 6 / 100
Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Remarque
C’est la notation utilisée par le logiciel COMSOL.
C’est une équation différentielle aux dérivées partielles (EDP) du
second ordre. On dit que cette équation est elliptique.

Les conditions aux limites usuelles pour cette EDP sont de trois types :
Dirichlet (ou essentielle) : T = gD sur ΓD ⊂ Γ
Neumann : k∇T · n⃗ = gN sur ΓN ⊂ Γ
Robin (ou de 3ième type ) : k∇T · n⃗ = h (T ∞ − T ) sur ΓR ⊂ Γ
Avec gD , gN et h des fonctions. En particulier h (W m−2 K −1 ) est le
coefficient de film (ou de convection).

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Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Définition (Équation différentielle de la conduction de la chaleur –


coordonnées cartésiennes)

−∇ · (k∇T ) = f

devient
      
∂ ∂T ∂ ∂T ∂ ∂T
− k + k + k = f
∂x ∂x ∂y ∂y ∂z ∂z

En 1D/cartésien, cette équation s’écrit :


 
d dT
− k = f
dx dx
Ce sera notre principale équation modèle pour présenter et étudier
la méthode des éléments finis.
A. Garon MEC8270 8 / 100
Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Considérons le calcul de la distribution de la température dans un mur


composite. Nous cherchons la solution de
 
d dT
− k = 0 dans Ω =] − 0.01 , 0.01[
dx dx

avec les coefficients de conduction,

k = 1/4000 dans ] − 0.01 , 0[


k = 1/500 dans ]0 , 0.01[

et les conditions de Dirichlet,

T (−0.01) = −20◦ C
T (0.01) = 25◦ C

A. Garon MEC8270 9 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Nous obtenons :
La solution

T (x) = −20 + 4000 (x + 0.01) dans ] − 0.01 , 0[


T (x) = 20 + 500 (x) dans ]0 , 0.01[

La dérivée de la solution
dT
= 4000 dans ] − 0.01 , 0[
dx
dT
= 500 dans ]0 , 0.01[
dx

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Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

La solution de l’équation de la chaleur


est généralement caractérisée par :
Une distribution continue de
température.
Une distribution discontinue de
gradient de température.

A. Garon MEC8270 11 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

Conduction

Mais, également, on constate qu’elle


satisfait les critères suivants :
La solution est de carré
sommable :
Z
T 2 dx < ∞

Le gradient de température est


de carré sommable :

dT 2
Z  
dx < ∞
Ω dx

A. Garon MEC8270 12 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique

La solution de l’équation modèle doit, pour avoir un sens, satisfaire les


conditions théoriques :
Z Z B
2
T dΩ = T 2 dΩ < ∞ (1)
Ω A
Z  2 Z B  2
dT dT
dΩ = dΩ < ∞
Ω dx A dx
Ω = ]A, B[

pour simplement satisfaire le principe physique que la température et son


gradient ne peuvent atteindre des valeurs non mesurables. Ces conditions,
dites de carré sommable, déterminent un ensemble de fonctions pouvant
satisfaire notre équation. Les conditions limites et les paramètres de
l’équation permettent de choisir une des solutions admissibles.

A. Garon MEC8270 13 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 1.1 Espace de Sobolev

Définition : espace L2

 Z B 
2 2
L (Ω) = u(x) : Ω 7→ R| u dΩ < ∞
A

C’est un espace de fonctions et par conséquent satisfait les propriétés


suivantes
Si β ∈ R et u ∈ L2 (Ω), alors β u ∈ L2 (Ω)
Si u et v ∈ L2 (Ω), alors u + v ∈ L2 (Ω)

A. Garon MEC8270 14 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.1 Espace de Sobolev

Définition : espace H 1
( 2 )
Z B 
du
H 1 (Ω) = u(x) ∈ L2 (Ω)| dΩ < ∞
A dx

C’est un espace de fonctions et par conséquent satisfait les propriétés


suivantes
Si β ∈ R et u ∈ H 1 (Ω), alors β u ∈ H 1 (Ω)
Si u et v ∈ H 1 (Ω), alors u + v ∈ H 1 (Ω)

A. Garon MEC8270 15 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.1 Espace de Sobolev

Définition : espace H01

H01 (Ω) = u(x) ∈ H 1 (Ω)|u|∂Ω = 0




Définition : espace HΓ10

HΓ10 (Ω) = u(x) ∈ H 1 (Ω)|u|Γ = 0, Γ ⊆ ∂Ω




A. Garon MEC8270 16 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = x −1/4 appartient à L2 (]0, 1[) ?
Z 1 Z 1 Z 1 1
u 2 dx = (x −1/4 )2 dx = x −1/2 dx = 2x 1/2 =2<∞
0 0 0 0

Ainsi u(x) = x −1/4 ∈ L2 (]0, 1[)


Proposition
Est-ce que u(x) = x −1/2 appartient à L2 (]0, 1[) ?
Z 1 Z 1 Z 1
2
u dx = (x −1/2 2
) dx = x −1 dx = ln(x)|10 = ∞
0 0 0

Ainsi u(x) = x −1/2 ∈


/ L2 (]0, 1[)

A. Garon MEC8270 17 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = x −1/2 appartient à L2 (]1, 2[) ?
Z 2 Z 2 Z 2
2
u dx = (x −1/2 2
) dx = x −1 dx = ln(x)|21 = ln(2)
1 1 1

Ainsi u(x) = x −1/2 ∈ L2 (]1, 2[)


La fonction et son domaine déterminent si celle-ci est de carré
sommable.

A. Garon MEC8270 18 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = x n , avec n un nombre entier, appartient à
L2 (]A, B[) ?

B B B B
x 2n+1
Z Z Z
2 n 2
u dx = (x ) dx = x 2n dx = =
A A A 2n + 1 A
B 2n+1 − A2n+1
<∞
2n + 1

Ainsi u(x) = x n ∈ L2 (]A, B[)


Puisqu’un polynôme est une combinaison linéaire de monômes
qui sont tous de carré sommable, alors leur somme est
également de carré sommable.

A. Garon MEC8270 19 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = sin(fx), avec f un nombre réel, appartient à
L2 (]A, B[) ?
Z B Z B Z B
2 2
u dx = (sin(fx)) dx ≤ 12 dx = B − A < ∞
A A A

Ainsi u(x) = sin(fx) ∈ L2 (]A, B[) et on montre de la même façon que


u(x) = cos(fx) ∈ L2 (]A, B[).
Puisque sin et cos sont de carré sommable, alors toutes séries
trigonométriques sont également de carré sommable.

A. Garon MEC8270 20 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à H 1 (]0, 1[) ?
Z 1 Z 1
2 2
u dx = (x 3/4 )2 dx = <∞
0 0 5
Z 1 2 Z 1 2
du 3 −1/4 9
dx = x dx = <∞
0 dx 0 4 8

Ainsi u(x) = x 3/4 ∈ H 1 (]0, 1[).


Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à H01 (]0, 1[) ?
u(x) = x 3/4 ∈ H 1 (]0, 1[)
u(0) = 0
u(1) ̸= 0

Ainsi u(x) = x 3/4 ∈


/ H01 (]0, 1[).
A. Garon MEC8270 21 / 100
Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à
HΓ10 (]0, 1[) = {u(x) ∈ H 1 (]0, 1[)|u(0) = 0} ?
u(x) = x 3/4 ∈ H 1 (]0, 1[)
u(0) = 0

Ainsi u(x) = x 3/4 ∈ HΓ10 (]0, 1[).

Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à
HΓ10 (]0, 1[) = {u(x) ∈ H 1 (]0, 1[)|u(1) = 0} ?
u(x) = x 3/4 ∈ H 1 (]0, 1[)
u(1) = 1 ̸= 0

Ainsi u(x) = x 3/4 ∈


/ HΓ10 (]0, 1[).

A. Garon MEC8270 22 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = x(x − 1) appartient à H01 (]0, 1[) ?
u(x) = x(x − 1) ∈ H 1 (]0, 1[)
u(0) = 0
u(1) = 0

Ainsi u(x) = x(x − 1) ∈ H01 (]0, 1[).

A. Garon MEC8270 23 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Proposition
Est-ce que u(x) = |x| appartient à H 1 (] − 1, 1[) ?

Z 1 Z 0 Z 1
2 2 2
|x| dx = (−x) dx + x 2 dx = <∞
−1 −1 0 3
Z 1  2 Z 0 Z 1
du
dx = (−1)2 dx + (1)2 dx = 2 < ∞
−1 dx −1 0

Ainsi u(x) = |x| ∈ H 1 (] − 1, 1[).

A. Garon MEC8270 24 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.2 Exemples

Commentaires

u(x) = x n ∈ H 1 (]A, B[) pour n = 0, 1, . . .


u(x) = sin(fx) ∈ H 1 (]A, B[)
u(x) = cos(fx) ∈ H 1 (]A, B[)

A. Garon MEC8270 25 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

En thermofluide, les solutions de l’équation modèle ne peuvent être


que dans H 1 (Ω), H01 (Ω) ou HΓ10 (Ω).
Ce sont les conditions limites (ou l’absence de) qui déterminent si la
solution appartient à l’un ou l’autre de ces espaces.
Les conditions de Neumann ou de Robin ne déterminent pas et ne
caractérisent pas l’espace de fonction de notre équation modèle.
Pour vérifier si c’est le bon espace, il faut que toutes les fonctions de
l’espace satisfassent individuellement les conditions de Dirichlet. Il faut
également que toutes combinaisons linéaires de fonctions de cet espace
satisfassent également les conditions de Dirichlet.

A. Garon MEC8270 26 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
T (A) = 0, T (B) = 0

Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 27 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT
T (A) = 0, k (B) = FB
dx
Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 28 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT dT
−k (A) = FA , k (B) = FB
dx dx
Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 29 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT
−k (A) = FA , T (B) = 0
dx
Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 30 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT dT B
−k (A) = FA , k (B) = hB (T∞ − T (B))
dx dx
Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 31 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT A dT B
−k (A) = hA (T∞ − T (A)), k (B) = hB (T∞ − T (B))
dx dx
Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 32 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
T (A) = TA ̸= 0, T (B) = TB ̸= 0

Quel est l’espace solution de T ?

A. Garon MEC8270 33 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Observations :
S’il n’y a pas de conditions de Dirichlet alors l’espace de solution
admissible est H 1 (Ω).
Par contre seuls les problèmes avec des conditions limites de Dirichlet
homogènes admettent des solutions dans H01 (Ω) ou HΓ10 (Ω).
Que doit-on faire pour traiter les problèmes avec des conditions de
Dirichlet non nulles ?

A. Garon MEC8270 34 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Solution :
Lorsque les conditions de Dirichlet sont non nulles on doit faire un
relèvement de celles-ci pour transformer le problème en des conditions
limites de Dirichlet homogènes. Cette approche ne modifie en rien les
conditions de Neumann ou de Robin.
En fait on pose que T = T0 + Tg avec
Tg la fonction dite de relèvement qui satisfait les conditions limites de
Dirichlet du problème. C’est une donnée du problème, elle doit être
fournie.
T0 est la nouvelle variable dépendante du problème. Par construction
ses conditions de Dirichlet sont nulles.
T la solution du problème s’obtient de la somme du relèvement et de
la solution homogène.

A. Garon MEC8270 35 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
T (A) = TA ̸= 0, T (B) = TB ̸= 0

On décompose la solution comme la somme de deux


fonctions :T = T0 + Tg .
On contruit le relèvement, par exemble :
Tg (x) = TA + (TB − TA )/(B − A)(x − A).
La nouvelle variable dépendante est homogène :
T0 (A) = 0, T0 (B) = 0
La nouvelle inconnue est T0 , alors on doit se poser la question suivante :
Quel est l’espace solution de T0 ?

A. Garon MEC8270 36 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT
T (A) = TA ̸= 0, k (B) = FB
dx

On décompose la solution comme la somme de deux


fonctions :T = T0 + Tg .
On contruit le relèvement, par exemble : Tg (x) = TA .
La nouvelle variable dépendante est homogène : T0 (A) = 0
La nouvelle inconnue est T0 , alors on doit se poser la question suivante :
Quel est l’espace solution de T0 ?

A. Garon MEC8270 37 / 100


Chapitre 1 — Introduction 1.3 Choix de l’espace solution

Soit le problème de transfert de chaleur suivant :


 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT dT B
−k (A) = FA , k (B) = hB (T∞ − T (B))
dx dx
Quelle est la fonction de relèvement Tg pour ce problème ? Quel est
l’espace solution de T0 ?

A. Garon MEC8270 38 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 1.4 Conclusion

1 De façon générale, nous posons que T = T0 + Tg et nous calculerons


une solution T0 . Selon les problèmes à étudier, Tg peut ne pas exister
et celle-ci sera omise de sorte que T = T0 . La solution T0 appartient
à l’un des trois espaces de fonctions admissibles.
2 Pour calculer T0 , on l’exprime sous la forme d’une combinaison
linéaire de fonctions linéairement indépendantes appartenant à
l’espaceP solution : une base de cet espace. Nous écrivons que
T0 = i ai ψi (x) avec ψi (x) une des fonctions de cette base. Les
coefficients ai sont les inconnues numériques du problème.
La section suivante discute de la méthode de Ritz, une méthode
permettant le calcul numérique de ces coefficients numériques. Cette
méthode nous permettra d’introduire les concepts fondamentaux de la
méthode des éléments finis.

A. Garon MEC8270 39 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 2.0 Formulation variationnelle

Formulation forte
 
d dT
− k − f = 0, ∀x ∈ Ω =]A, B[
dx dx

La méthode de Ritz ne discrétise pas l’équation différentielle du problème


(ou formulation forte) à résoudre mais procède autrement en l’intégrant
sur tout le domaine de calcul.

Z B    
d dT
φ − k − f dx = 0, ∀φ ∈ V (2)
A dx dx

Fonction test et résidu


φ est la fonction
 test (ou fonction de pondération).
d
R = − dx k dT
dx − f est le résidu de l’équation différentielle.

A. Garon MEC8270 40 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.0 Formulation variationnelle

Remarque
Selon la formulation forte, le résidu est nul ∀x ∈ Ω.
Ce n’est plus le cas avec la formulation 2. On dit que le residu est
orthogonal à la fonction test.
En conséquence, pour que le résidu soit le plus petit possible, il
faut que cette formulation soit vérifiée pour un ensemble de
fonctions test que nous notons V . Nous reviendrons sur le choix
de cet ensemble de fonctions.
Nous allons affaiblir la formulation 2 en intégrant par partie le terme de
diffusion (conduction en thermique). La formulation intégrale ne requiert
que les dérivées premières et, par le fait même, introduit au bord du
domaine le flux de température. Cela permet d’imposer directement
ces quantités selon les problèmes à étudier.

A. Garon MEC8270 41 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.0 Formulation variationnelle

Intégration par partie du terme de conduction

Z B   Z B Z B  
d dT dφ dT d dT
− φ k dx = k dx − φk dx
A dx dx A dx dx A dx dx
| {z }
Conduction

Z B Z B   Z B
dφ dT d dT
k dx − φk dx − φfdx = 0, ∀φ ∈ V
A dx dx A dx dx A

Formulation faible - standard du problème de conduction

Z B     Z B
dφ dT dT dT
k dx = φ(B) k + φ(A) −k + φfdx
A dx dx dx B dx A A

∀φ ∈ V
A. Garon MEC8270 42 / 100
Chapitre 1 — Introduction 2.0 Formulation variationnelle

Variable primaire
La variable primaire est l’inconnue du problème.
Dans notre problème de thermofluide la température T est une
variable primaire.
On impose des conditions de Dirichlet (synonyme essentielle) aux
variables primaires.

Variable secondaire
La variable secondaire est le groupe de termes apparaissant au
bord du domaine après l’intégration par partie.
∂T
Dans notre problème de thermofluide le flux de température k
∂n
est la variable secondaire.
On impose des conditions de Neumann ou de Robin à l’aide des
variables secondaires.

A. Garon MEC8270 43 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Considérons un problème de transfert de chaleur par conduction. On


n’impose que des conditions de Dirichlet sur T . Nous allons étudier le
problème non homogène :
 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
T (A) = TA , T (B) = TB

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation


faible suivante :
Z B     Z B
dφ dT dT dT
k dx = φ(B) k + φ(A) −k + φfdx (3)
A dx dx dx B dx A A

∀φ ∈ V

A. Garon MEC8270 44 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Espace des fonctions test - Approche de Galerkin


Nous connaissons l’espace solution de T0 et nous devons spécifier celui
des fonctions test. Il y a plusieurs façons de le construire, mais la plus
simple est de choisir V égal à l’espace solution de T0 .

En particulier nous savons que les fonctions dans H01 (Ω) sont nulles
au bord du domaine. Il s’ensuit que les fonctions test sont donc
également nulles selon l’approche de Galerkin.
Ce procédé permet de respecter le principe physique suivant :
Remarque
On ne peut imposer en un point à la fois la température (Dirichlet) et
le flux de chaleur (Robin ou Neumann). C’est physiquement
impossible !

L’approche de Galerkin permet de retirer des formulations faibles la


présence des variables secondaires (flux) là où les conditions de
Dirichlet sont prescrites.
A. Garon MEC8270 45 / 100
Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

La formulation faible du problème devient alors :


On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation
faible suivante :
Z B Z B
dφ dT
k dx = φfdx (4)
A dx dx A

∀φ ∈ H01 (Ω)
Une dernière modification s’impose, il faut introduire dans la
formulation faible la relation T = T0 + Tg pour isoler l’inconnue T0
des données du problème et ainsi imposer les conditions limites.
Nous plaçons à gauche de l’égalité tous les termes fonction de
T0 et, à droite, les autres termes.

A. Garon MEC8270 46 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Résumé

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation


faible suivante :
Z B Z B Z B
dφ dT0 dφ dTg
k dx = φfdx − k dx (5)
A dx dx A A dx dx

∀φ ∈ H01 (Ω)
RB
a(φ, T0 ) = A dφ dT0
dx k dx dx, la forme bilinéaire.
RB RB dTg
l(φ) = A φfdx − A dφ dx k dx dx, la forme linéaire
Mais comment calculer T0 ?
Nous allons construire une approximation.

A. Garon MEC8270 47 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

La solution analytique T est remplacée par une solution approchée T N


avec N le nombre de termes dans l’approximation. Nous écrivons que
T N = T0N + Tg et l’inconnue est approchée par un développement en série
à l’aide d’un nombre fini de fonctions linéairement indépendantes
appartenant à l’espace solution.
V N (Ω) = {Ψ1 (x), ..., ΨN (x)} ⊆ H01 (Ω)
T0N = N N
P
j=1 aj Ψj (x) ∈ V (Ω) avec Ψj (x) la fonction d’interpolation.
∀φ ∈ H01 (Ω) devient φ = Ψi (x) pour i = 1..N

A. Garon MEC8270 48 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Le problème continu (5) est remplacé par le problème discret :


On cherche T N = T0N + Tg telle que T0N ∈ V N ⊆ H01 (Ω), satisfaisant la
formulation faible suivante :
Z B Z B Z B
dΨi dT0N dΨi dTg
k dx = Ψi fdx − k dx (6)
A dx dx A A dx dx

pour Ψi de i = 1..N
En rempalçant T0N par son développement dans la forme bilinéaire on
obtient une expression pour le calcul des inconnues du développement en
série.

A. Garon MEC8270 49 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Formulation discrète du problème 1


On cherche T N = T0N + Tg telle que T0N ∈ V N ⊆ H01 (Ω), satisfaisant
la formulation faible suivante
N Z B  Z B Z B
X dΨi dΨj dΨi dTg
k dx aj = Ψi fdx − k dx
A dx dx A A dx dx
j=1

pour Ψi de i = 1..N
R 
B dΨj
Aij = A dΨ dx
i
k dx dx les coefficients de la matrice A.
RB R B dΨi dTg
Bi = A Ψi fdx − A dx k dx dx les coefficients de B, ⃗ le vecteur
membre de droite du système d’équations.
aj les coefficients de X ⃗ , le vecteur des inconnues.
⃗ =B
AX ⃗ le système de N équations à N inconnues.

A. Garon MEC8270 50 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Remarque 1
Aij = a(Ψi , Ψj )
Bi = l(Ψi )

Remarque 2
Pour construire les fonctions de base Ψi on doit respecter les critères
suivants :
Là où sont appliquées des conditions de Dirichlet, elles doivent
être nulles.
Là où sont appliquées des conditions de Neumann ou de Robin,
au moins l’une d’entre elles ne doit pas s’annuler.
Elles doivent être simples.
Elles doivent former un ensemble complet de fonctions.

A. Garon MEC8270 51 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Remarque 3
Si (1) k est une constante et Tg une relation linéaire de x,
ou (2) Tg une constante, alors :
Z B
dΨi dTg
k dx = 0
A dx dx

A. Garon MEC8270 52 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Exemple de fonctions d’interpolation de H01 (Ω)


Ψ1 (x) = (x − A)(x − B),
Ψ2 (x) = (x − A)2 (x − B),
Ψ3 (x) = (x − A)3 (x − B), ...,
ΨN (x) = (x − A)N (x − B)

Exemple de fonctions d’interpolation de H01 (Ω)


Ψ1 (x) = (x − A)(x − B),
Ψ2 (x) = (x − A)(x − B)2 ,
Ψ3 (x) = (x − A)(x − B)3 , ...,
ΨN (x) = (x − A)(x − B)N

A. Garon MEC8270 53 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Un exemple de calcul homogène :


 
d dT
− k = f , Ω =]0, 1[, T (A) = 0, T (B) = 0
dx dx
f = x, k = 1

Solution analytique
x−x 3
T (x) = 6

Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 0
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ H01 (Ω)
V N (Ω) = {Ψ1 = x(x − 1), Ψ2 = x 2 (x − 1), ...}

A. Garon MEC8270 54 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx

N=1
R1
A11 = 0 (2x − 1)2 dx = 1/3
R1
B1 = 0 (x 2 − x)xdx = −1/12
a1 = −1/4
−1
T (x) ≈ T 1 (x) = 4 x(x − 1)

A. Garon MEC8270 55 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

N=2
R1
A11 = (2x − 1)2 dx = 1/3
0
R1
A12 = A21 = 0 (2x − 1)(3x 2 − 2x)dx = 1/6
R1
A22 = 0 (3x 2 − 2x)2 dx = 2/15
R1
B1 = 0 (x 2 − x)xdx = −1/12
R1
B2 = 0 (x 3 − x 2 )xdx = −1/20
    
1/3 1/6 a1 −1/12
=
1/6 2/15 a2 −1/20
−1 −1 2 x−x 3
T (x) ≈ T 2 (x) = 6 x(x − 1) + 6 x (x − 1) = 6

A. Garon MEC8270 56 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Un exemple de calcul non homogène :

 
d dT
− k = f , Ω =]0, 1[, T (A) = 1, T (B) = 4
dx dx
f = x, k = 1

Solution analytique
−x 3 19x
T (x) = 6 + 6 +1

A. Garon MEC8270 57 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 1 + 3x
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ H01 (Ω)
V N (Ω) = {Ψ1 = x(x − 1), Ψ2 = x 2 (x − 1), ...}

dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx

A. Garon MEC8270 58 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.1 Problème 1 - Dirichlet

N=2
R1
A11 = (2x − 1)2 dx = 1/3
0
R1
A12 = A21 = 0 (2x − 1)(3x 2 − 2x)dx = 1/6
R1
A22 = 0 (3x 2 − 2x)2 dx = 2/15
R1
B1 = 0 (x 2 − x)xdx = −1/12
R1
B2 = 0 (x 3 − x 2 )xdx = −1/20
    
1/3 1/6 a1 −1/12
=
1/6 2/15 a2 −1/20
−x 3
T (x) ≈ T 2 (x) = − 61 x(x −1)− 16 x 2 (x −1)+(1+3x) = 19x
6 + 6 +1

A. Garon MEC8270 59 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

Considérons un problème de transfert de chaleur par conduction. On


impose des conditions de Dirichlet sur T et des conditions de Neumann :
 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT
T (A) = TA , k = FB
dx B

T = T0 + Tg
T0 ∈ HΓ10 (Ω) = {u ∈ H 1 (Ω)|u(A) = 0}

A. Garon MEC8270 60 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ HΓ10 (Ω), satisfaisant la


formulation faible suivante :
Z B     Z B
dφ dT dT dT
k dx = φ(B) k + φ(A) −k + φfdx (7)
A dx dx dx B dx A A

∀φ ∈ HΓ10 (Ω)

A. Garon MEC8270 61 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ HΓ10 (Ω), satisfaisant la


formulation faible suivante :
Z B   Z B
dφ dT dT
k dx = φ(B)FB + φ(A) −k + φfdx (8)
A dx dx dx A A

∀φ ∈ HΓ10 (Ω). Puisque le flux de chaleur est imposé en x=B, on peut


remplacer k dT
dx B de l’équation 7

A. Garon MEC8270 62 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ HΓ10 (Ω), satisfaisant la


formulation faible suivante :
Z B Z B
dφ dT
k dx = φ(B)FB + φfdx (9)
A dx dx A

∀φ ∈ HΓ10 (Ω). Le flux en x = A est éliminé car φ(A) = 0.

A. Garon MEC8270 63 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

Formulation faible Dirichlet/Neumann


On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ HΓ10 (Ω), satisfaisant la
formulation faible suivante :
Z B Z B Z B
dφ dT0 dφ dTg
k dx = φ(B)FB + φfdx − k dx (10)
A dx dx A A dx dx

∀φ ∈ HΓ10 (Ω)

A. Garon MEC8270 64 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

Un exemple de calcul :

 
d dT dT
− k = f , Ω =]0, 1[, T (0) = 1, k =1
dx dx dx x=1
f = x, k = 1

Solution analytique
−x 3 3x
T (x) = 6 + 2 +1

A. Garon MEC8270 65 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 1
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ HΓ10 (Ω) = {u ∈ H 1 (Ω|u(0) = 0)}
V N (Ω) = {Ψ1 = x, Ψ2 = x 2 , ...}

A. Garon MEC8270 66 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx + Ψi (1)

N=1
  
1 a1 = 4/3
a1 = 4/3
T (x) ≈ T 1 (x) = 4/3x + 1

Imposition faible des variables secondaires


Les conditions de Dirichlet sont par construction imposée fortement
quelque soit le nombre de termes dans l’approximation. Par contre, les
conditions de Neumann (ou de Robin) sont imposées faiblement. Dans
cet exemple le flux imposé est 1 et le flux de l’approximation est 4/3.

A. Garon MEC8270 67 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann

dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx + Ψi (1)

N=3
    
1 1 1 a1 4/3
 1 4/3 3/2   a2  =  5/4 
1 3/2 9/5 a3 6/5
a1 = 3/2, a2 = 0, a3 = −1/6
T (x) ≈ T 3 (x) = 3/2x − 1/6x 3 + 1

A. Garon MEC8270 68 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet

Considérons un problème de transfert de chaleur par conduction. On


impose des conditions de Dirichlet sur T et des conditions de Neumann :
 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT
−k = FA , T (B) = TB ,
dx A

T = T0 + Tg
T0 ∈ HΓ10 (Ω) = {u ∈ H 1 (Ω)|u(B) = 0}

A. Garon MEC8270 69 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet

Formulation faible Neumann/Dirichlet


On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ HΓ10 (Ω), satisfaisant la
formulation faible suivante :
Z B Z B Z B
dφ dT0 dφ dTg
k dx = φ(A)FA + φfdx − k dx (11)
A dx dx A A dx dx

∀φ ∈ HΓ10 (Ω)

A. Garon MEC8270 70 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

Considérons un problème de transfert de chaleur par conduction. On


impose des conditions de Robin :
 
d dT
− k = f , Ω =]A, B[
dx dx
dT A dT B
−k = hA (T∞ − T (A)), k = hB (T∞ − T (B)),
dx A dx B

T = T0
T0 ∈ H 1 (Ω)

A. Garon MEC8270 71 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

Formulation faible Robin/Robin


On cherche T = T0 telle que T0 ∈ H 1 (Ω), satisfaisant la formulation
faible suivante :
Z B
dφ dT0
k dx − φ(A)[−hA T0 (A))] − φ(B)[−hB T0 (B))] =
A dx dx

φ(A)[hA (TA∞ )] + φ(B)[hB (TB∞ )]+

Z B
φfdx
A

∀φ ∈ H 1 (Ω)

A. Garon MEC8270 72 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

Un exemple de calcul :

 
d dT dT dT
− k = f , Ω =]0, 1[, − k = −T (0), k = −T (1)
dx dx dx x=0 dx x=1
f = x, k = 1

Solution analytique
−x 3 2x 2
T (x) = 6 + 9 + 9

A. Garon MEC8270 73 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 0
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ H 1 (Ω)
V N (Ω) = {Ψ1 = 1, Ψ2 = x, ...}

A. Garon MEC8270 74 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx + Ψi (1)Ψj (1) + Ψi (0)Ψj (0)
R1
Bi = 0 Ψi xdx

N=1
  
2 a1 = 1/2
a1 = 1/4
T (x) ≈ T 1 (x) = 1/4

A. Garon MEC8270 75 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

N=3
    
2 1 1 a1 1/2
 1 2 2   a2  =  1/3 
1 2 7/3 a3 1/4
a1 = 2/9, a2 = 11/36, a3 = −1/4
T (x) ≈ T 3 (x) = 2/9 + 11/36x − 1/4x 2

A. Garon MEC8270 76 / 100


Chapitre 1 — Introduction 2.4 Problème 4 - Robin/Robin

N=4
    
2 1 1 1 a1 1/2

 1 2 2 2  
 a2   1/3 
= 
 1 2 7/3 5/2   a3   1/4 
1 2 5/2 14/5 a4 1/5
a1 = 2/9, a2 = 2/9, a3 = 0, a4 = −1/6
2
T (x) ≈ T 4 (x) = 9 + 29 x − 16 x 3

A. Garon MEC8270 77 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques

Le système de coordonnées cylin-


driques permet de localiser un point
(M) dans l’espace en fonction du
rayon (r ) et de l’angle polaire (θ) dans
le plan Oxy et de la hauteur du point
par rapport au plan repéré par les co-
ordonnées polaires.

x = r cos(θ)
y = r sin(θ)
z = h
Coordonnées cylindriques
avec axisymétriques – 1D
Les propriétés physiques (e.g. la
0 < r température T (r , θ, z) ) ne
0 ≤ θ ≤ 2π dépendent que du rayon (r ).

A. Garon MEC8270 78 / 100


Chapitre 1 — Introduction 3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques

Nous considérons dans cette section le système de coordonnées


cylindriques (r , θ, z). En 1D, nous supposons que le champ de température
est fonction que de la coordonnée r : i.e. T (r ).
Conduction en coordonnées cylindriques 1D
 
1d dT
∇ · (k∇T ) ≡ rk
r dr dr

Formulation forte
 
1d dT
− rk − f = 0, ∀r ∈ Ω =]A, B[
r dr dr

A. Garon MEC8270 79 / 100


Chapitre 1 — Introduction 3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques

Pour établir la formulation faible, nous écrivons :


Z B    
1d dT
φ − rk − f 2πr dr = 0, ∀φ ∈ V (12)
A r dr dr

en utilisant l’élément de surface du sytème de coordonnées cylindriques


Remarque
En coordonnées cylindriques 1D, l’élément de surface infinitésimale
est :

dΩ = 2πr dr
Après simplification, nous obtenons :
Z B    
d dT
φ − rk − r f dr = 0, ∀φ ∈ V (13)
A dr dr

A. Garon MEC8270 80 / 100


Chapitre 1 — Introduction 3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques

Intégration par partie du terme de conduction

Z B   Z B Z B  
d dT dφ dT d dT
− φ rk dr = rk dr − φr k dr
A dr dr A dr dr A dr dr
| {z }
Conduction

Z B Z B   Z B
dφ dT d dT
rk dr − φr k dr − φf r dr = 0, ∀φ ∈ V
A dr dr A dr dr A

Formulation faible - standard du problème de conduction

Z B     
dφ dT dT dT
rk dr = φ(B) r k + φ(A) r −k
A dr dr dr B dr A
Z B
+ φfr dr
A

∀φ ∈ V
A. Garon MEC8270 81 / 100
Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 3.1 Problème 1 - Dirichlet

Considérons un problème de transfert de chaleur par conduction. On


n’impose que des conditions de Dirichlet sur T . Nous allons étudier le
problème non homogène :
 
1d dT
− rk = f , Ω =]A, B[
r dr dr
T (A) = TA , T (B) = TB

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation


faible suivante :
Z B     Z B
dφ dT dT dT
rk dr = φ(B)B k + φ(A)A −k + φfr dr
A dr dr dr B dr A A

∀φ ∈ V

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Chapitre 1 — Introduction 3.1 Problème 1 - Dirichlet

La formulation faible du problème devient alors :


On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation
faible suivante :
Z B Z B
dφ dT
rk dr = φf rdr (14)
A dr dr A

∀φ ∈ H01 (Ω)
Une dernière modification s’impose, il faut introduire dans la
formulation faible la relation T = T0 + Tg pour isoler l’inconnue T0
des données du problème et ainsi imposer les conditions limites.
Nous plaçons à gauche de l’égalité tous les termes fonction de
T0 et, à droite, les autres termes.

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Chapitre 1 — Introduction 3.1 Problème 1 - Dirichlet

Formulation discrète du problème 1


On cherche T N = T0N + Tg telle que T0N ∈ V N ⊆ H01 (Ω), satisfaisant
la formulation faible suivante
N Z B  Z B Z B
X dΨi dΨj dΨi dTg
rk dr aj = Ψi fr dr − rk dr
A dr dr A A dr dr
j=1

pour Ψi de i = 1..N
R 
B dΨj
Aij = A dΨ dr
i
r k dr dr les coefficients de la matrice A.
RB R B dΨi dT
Bi = A Ψi fr dr − A dr r k drg dr les coefficients de B, ⃗ le vecteur
membre de droite du système d’équations.
aj les coefficients de X ⃗ , le vecteur des inconnues.
⃗ =B
AX ⃗ le système de N équations à N inconnues.

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Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques

Le système de coordonnées sphériques


permet de localiser un point dans l’es-
pace en fonction du rayon (r ≡ ρ),
d’une latitude (θ) et d’une colatitude
(φ).

x = r sin(φ) cos(θ)
y = r sin(φ) sin(θ)
z = r cos(φ)

avec
Coordonnées sphériques
0 < r axisymétriques – 1D
0 ≤ φ≤π Les propriétés physiques (e.g. la
température T (r , θ, ϕ) ) ne
0 ≤ θ ≤ 2π
dépendent que du rayon (r ).

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Chapitre 1 — Introduction 4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques

Nous considérons dans cette section le système de coordonnées sphériques


(r , θ, ϕ). En 1D, nous supposons que le champ de température est
fonction que de la coordonnée r : i.e. T (r ).
Conduction en coordonnées sphériques 1D
 
1 d 2 dT
∇ · (k∇T ) ≡ 2 r k
r dr dr

Formulation forte
 
1 d 2 dT
− 2 r k − f = 0, ∀r ∈ Ω =]A, B[
r dr dr

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Chapitre 1 — Introduction 4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques

Pour établir la formulation faible, nous écrivons :


Z B    
1 d 2 dT
φ − 2 r k − f 4πr 2 dr = 0, ∀φ ∈ V
A r dr dr

en utilisant l’élément de volume du sytème de coordonnées sphériques


Remarque
En coordonnées sphériques 1D, l’élément de volume infinitésimale est :

dΩ = 4πr 2 dr
Après simplification, nous obtenons :
Z B    
d 2 dT 2
φ − r k − r f dr = 0, ∀φ ∈ V
A dr dr

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Chapitre 1 — Introduction 4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques

Intégration par partie du terme de conduction

Z B   Z B Z B  
d dT dφ 2 dT d dT
− φ r2 k dr = r k dr − φr 2 k dr
A dr dr A dr dr A dr dr
| {z }
Conduction

Z B Z B   Z B
dφ 2 dT d dT
r k dr − φr 2 k dr − φf r 2 dr = 0, ∀φ ∈ V
A dr dr A dr dr A

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Chapitre 1 — Introduction 4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques

Formulation faible - standard du problème de conduction

Z B     
dφ 2 dT 2 dT 2 dT
r k dr = φ(B) r k + φ(A) r −k
A dr dr dr B dr A
Z B
+ φfr 2 dr
A

∀φ ∈ V

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Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 4.1 Problème 1 - Dirichlet

Considérons un problème de transfert de chaleur par conduction. On


n’impose que des conditions de Dirichlet sur T . Nous allons étudier le
problème non homogène :
 
1 d 2 dT
− 2 r k = f , Ω =]A, B[
r dr dr
T (A) = TA , T (B) = TB

On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation


faible suivante :
Z B     Z B
dφ 2 dT 2 dT 2 dT
r k dr = φ(B)B k + φ(A)A −k + φfr 2 dr
A dr dr dr B dr A A

∀φ ∈ V

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Chapitre 1 — Introduction 4.1 Problème 1 - Dirichlet

La formulation faible du problème devient alors :


On cherche T = T0 + Tg telle que T0 ∈ H01 (Ω), satisfaisant la formulation
faible suivante :
Z B Z B
dφ 2 dT
r k dr = φf r 2 dr (15)
A dr dr A

∀φ ∈ H01 (Ω)
Une dernière modification s’impose, il faut introduire dans la
formulation faible la relation T = T0 + Tg pour isoler l’inconnue T0
des données du problème et ainsi imposer les conditions limites.
Nous plaçons à gauche de l’égalité tous les termes fonction de
T0 et, à droite, les autres termes.

A. Garon MEC8270 91 / 100


Chapitre 1 — Introduction 4.1 Problème 1 - Dirichlet

Formulation discrète du problème 1


On cherche T N = T0N + Tg telle que T0N ∈ V N ⊆ H01 (Ω), satisfaisant
la formulation faible suivante
N Z B  Z B Z B
X dΨi 2 dΨj dΨi 2 dTg
r k dr aj = Ψi fr 2 dr − r k dr
A dr dr A A dr dr
j=1

pour Ψi de i = 1..N
R 
B dΨj
Aij = A dΨ dr
i 2
r k dr dr les coefficients de la matrice A.
RB B dTg
Bi = A Ψi fr 2 dr − A dΨ i 2 ⃗
R
dr r k dr dr les coefficients de B, le vecteur
membre de droite du système d’équations.
aj les coefficients de X ⃗ , le vecteur des inconnues.
⃗ =B
AX ⃗ le système de N équations à N inconnues.

A. Garon MEC8270 92 / 100


Plan du cours
Introduction

1.0 Conduction thermique


1.1 Espace de Sobolev
1.2 Exemples
1.3 Choix de l’espace solution
1.4 Conclusion
2.0 Formulation variationnelle
2.1 Problème 1 - Dirichlet
2.2 Problème 2 - Dirichlet/Neumann
2.3 Problème 3 - Neumann/Dirichlet
2.4 Problème 4 - Robin/Robin
3.0 Formulation variationnelle – coordonnées cylindriques
3.1 Problème 1 - Dirichlet
4.0 Formulation variationnelle – coordonnées sphériques
4.1 Problème 1 - Dirichlet
5.0 À chaque espace sa norme
Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Définition : espace L2

 Z B 
2 2
L (Ω) = u(x) : Ω 7→ R| u dΩ < ∞
A

Définition : norme L2

Z B 1/2
2
∥u∥0,Ω = u dΩ
A

Définition : erreur L2

Z B 1/2
2
∥u − v ∥0,Ω = (u − v ) dΩ
A

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Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Définition : espace H 1
( 2 )
Z B 
du
H 1 (Ω) = u(x) ∈ L2 (Ω)| dΩ < ∞
A dx

Définition : norme H 1

2 !1/2
Z B Z B 
du
∥u∥1,Ω = u 2 dΩ + dΩ
A A dx

Définition : erreur H 1

2 !1/2
Z B Z B 
2 du dv
∥u − v ∥1,Ω = (u − v ) dΩ + − dΩ
A A dx dx

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Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Définition : espace H01

H01 (Ω) = u(x) ∈ H 1 (Ω) | u|∂Ω = 0




Définition : norme H01 – semi-norme

2 !1/2
Z B 
du
|u|1,Ω = dΩ
A dx

Définition : erreur H01 – semi-norme

2 !1/2
Z B 
du dv
|u − v |1,Ω = − dΩ
A dx dx

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Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Définition : espace HΓ10

HΓ10 (Ω) = u(x) ∈ H 1 (Ω) | u|Γ0 = 0




Définition : norme HΓ10 – semi-norme

2 !1/2
Z B 
du
|u|1,Ω = dΩ
A dx

Définition : erreur HΓ10 – semi-norme

2 !1/2
Z B 
du dv
|u − v |1,Ω = − dΩ
A dx dx

A. Garon MEC8270 96 / 100


Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Remarque
H01 (Ω) est un sous-espace de H 1 (Ω) et donc également un espace de
fonctions satisfaisant les mêmes propriétés. Ainsi la norme de H 1 (Ω)
s’applique pour mesurer la grandeur d’une fonction et pour mesurer
l’erreur. Cependant, il s’avère pratique d’utiliser une norme plus simple,
la semi-norme, ne faisant intervenir que la mesure du gradient de la
fonction.

Remarque
HΓ10 (Ω) est un sous-espace de H 1 (Ω) et donc également un espace de
fonctions satisfaisant les mêmes propriétés. Comme pour le cas
précédent nous avons le choix des normes et nous pouvons utiliser la
norme ∥u∥1,Ω ou la semi-norme |u|1,Ω pour mesurer la grandeur d’une
fonction et la différence entre deux fonctions. En pratique nous
utilisons la semi-norme.

A. Garon MEC8270 97 / 100


Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Pour illustrer l’usage des normes, nous avons mesuré l’erreur de


l’approximation du problème de transfert de chaleur
 
d dT
− (1 + x) = 1
dx dx
Ω = ]0, 1[
T (0) = 1
T (1) = 3

à la solution exacte, en fonction du nombre de coefficients dans


l’approximation polynomiale.

N ∥T N − Texact ∥0,Ω |T N − Texact |1,Ω ∥T N − Texact ∥1,Ω


1 0.017075 0.10879 0.11012
2 0.0019244 0.018949 0.019047
3 0.00025292 0.003277 0.0032868
4 3.5359e-05 0.00056512 0.00056623

A. Garon MEC8270 98 / 100


Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Remarque

∥T N − Texact ∥0,Ω < |T N − Texact |1,Ω < ∥T N − Texact ∥1,Ω

La mesure de l’erreur en norme-L2 détermine la précision du


champ de température.
La mesure de l’erreur en semi-norme-H 1 détermine la précision du
gradient du champ de température.
La mesure de l’erreur en norme-H 1 détermine la précision
combinée du champ de température et de son gradient. Elle est
dominée par l’erreur du gradient.
La mesure de l’erreur du champ de température est toujours plus
petite que la mesure de l’erreur du gradient.

A. Garon MEC8270 99 / 100


Chapitre 1 — Introduction 5.0 À chaque espace sa norme

Remarque (Stratégie pour améliorer la solution – la vérification)


Pour améliorer la précision du calcul de la solution approchée, il faut :
Identifier les régions dans le domaine de calcul où la solution
(approchée) varie rapidement – e.g. là où les gradients sont
grands.
Améliorer la qualité de l’approximation dans ces régions.

En contrôlant la précision du gradient du champ de température, nous


améliorons également la précision du champ de température. Cette
approche permet d’améliorer systématiquement la prédiction des flux de
chaleur. Elle fait partie intégrante des méthodes de vérification et de
validation utilisées en calcul numérique et reconnues par l’AIAA et
l’ASME .
L’automatisation des méthodes de vérification est l’un des thèmes de
recherche des plus prolifiques de la mécanique des fluides numérique
(CFD).

A. Garon MEC8270 100 / 100

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