Conduction thermique et éléments finis
Conduction thermique et éléments finis
A. Garon, S. Leclaire
Polytechnique Montréal
Plan du cours
Introduction
Conduction
Définition (Conduction)
La conduction thermique (ou diffusion thermique) est un mode de
transfert thermique provoqué par une différence de température entre
deux régions d’un même milieu, ou entre deux milieux en contact, et se
réalisant sans déplacement global de matière (à l’échelle
macroscopique) par opposition à la convection qui est un autre
transfert thermique. Elle peut s’interpréter comme la transmission de
proche en proche de l’agitation thermique : un atome (ou une
molécule) cède une partie de son énergie cinétique à l’atome voisin.
Conduction
Remarque
Avec les unités du système international, la conductivité thermique k
s’exprime en watt par mètre-kelvin (W m−1 K −1 ). La densité de flux de
⃗ s’exprime en watt par mètre carré (W m−2 ), la température
chaleur q
T , en kelvin (K).
Conduction
Remarque
Avec les unités du système international, la production volumique f
s’exprime en watt par mètre cube (W m−3 ).
Conduction
La relation de conservation
intégrale, exprime que le bilan
d’énergie à la surface Γ du solide
Ω est égal à la production
d’énergie dans le solide
Le théorème de la divergence
permet de remplacer le calcul du
bilan d’énergie à la surface par
une intégrale volumique.
Théorème (Théorème de la
divergence)
Z Z
⃗ · n⃗dS =
q ∇·q ⃗ dΩ
Γ Ω
Conduction
La relation intégrale de la conservation de l’énergie devient :
Z Z
∇·q ⃗ dΩ = f dΩ
Ω Ω
Puisque cette relation a été construite pour tout volume Ω, nous déduisons
l’équation de conservation différentielle suivante.
∇·q
⃗ = f
⃗ = −k∇T
q
ou
−∇ · (k∇T ) = f
A. Garon MEC8270 6 / 100
Chapitre 1 — Introduction 1.0 Conduction thermique
Conduction
Remarque
C’est la notation utilisée par le logiciel COMSOL.
C’est une équation différentielle aux dérivées partielles (EDP) du
second ordre. On dit que cette équation est elliptique.
Les conditions aux limites usuelles pour cette EDP sont de trois types :
Dirichlet (ou essentielle) : T = gD sur ΓD ⊂ Γ
Neumann : k∇T · n⃗ = gN sur ΓN ⊂ Γ
Robin (ou de 3ième type ) : k∇T · n⃗ = h (T ∞ − T ) sur ΓR ⊂ Γ
Avec gD , gN et h des fonctions. En particulier h (W m−2 K −1 ) est le
coefficient de film (ou de convection).
Conduction
−∇ · (k∇T ) = f
devient
∂ ∂T ∂ ∂T ∂ ∂T
− k + k + k = f
∂x ∂x ∂y ∂y ∂z ∂z
Conduction
T (−0.01) = −20◦ C
T (0.01) = 25◦ C
Conduction
Nous obtenons :
La solution
La dérivée de la solution
dT
= 4000 dans ] − 0.01 , 0[
dx
dT
= 500 dans ]0 , 0.01[
dx
Conduction
Conduction
dT 2
Z
dx < ∞
Ω dx
Définition : espace L2
Z B
2 2
L (Ω) = u(x) : Ω 7→ R| u dΩ < ∞
A
Définition : espace H 1
( 2 )
Z B
du
H 1 (Ω) = u(x) ∈ L2 (Ω)| dΩ < ∞
A dx
Proposition
Est-ce que u(x) = x −1/4 appartient à L2 (]0, 1[) ?
Z 1 Z 1 Z 1 1
u 2 dx = (x −1/4 )2 dx = x −1/2 dx = 2x 1/2 =2<∞
0 0 0 0
Proposition
Est-ce que u(x) = x −1/2 appartient à L2 (]1, 2[) ?
Z 2 Z 2 Z 2
2
u dx = (x −1/2 2
) dx = x −1 dx = ln(x)|21 = ln(2)
1 1 1
Proposition
Est-ce que u(x) = x n , avec n un nombre entier, appartient à
L2 (]A, B[) ?
B B B B
x 2n+1
Z Z Z
2 n 2
u dx = (x ) dx = x 2n dx = =
A A A 2n + 1 A
B 2n+1 − A2n+1
<∞
2n + 1
Proposition
Est-ce que u(x) = sin(fx), avec f un nombre réel, appartient à
L2 (]A, B[) ?
Z B Z B Z B
2 2
u dx = (sin(fx)) dx ≤ 12 dx = B − A < ∞
A A A
Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à H 1 (]0, 1[) ?
Z 1 Z 1
2 2
u dx = (x 3/4 )2 dx = <∞
0 0 5
Z 1 2 Z 1 2
du 3 −1/4 9
dx = x dx = <∞
0 dx 0 4 8
Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à
HΓ10 (]0, 1[) = {u(x) ∈ H 1 (]0, 1[)|u(0) = 0} ?
u(x) = x 3/4 ∈ H 1 (]0, 1[)
u(0) = 0
Proposition
Est-ce que u(x) = x 3/4 appartient à
HΓ10 (]0, 1[) = {u(x) ∈ H 1 (]0, 1[)|u(1) = 0} ?
u(x) = x 3/4 ∈ H 1 (]0, 1[)
u(1) = 1 ̸= 0
Proposition
Est-ce que u(x) = x(x − 1) appartient à H01 (]0, 1[) ?
u(x) = x(x − 1) ∈ H 1 (]0, 1[)
u(0) = 0
u(1) = 0
Proposition
Est-ce que u(x) = |x| appartient à H 1 (] − 1, 1[) ?
Z 1 Z 0 Z 1
2 2 2
|x| dx = (−x) dx + x 2 dx = <∞
−1 −1 0 3
Z 1 2 Z 0 Z 1
du
dx = (−1)2 dx + (1)2 dx = 2 < ∞
−1 dx −1 0
Commentaires
Observations :
S’il n’y a pas de conditions de Dirichlet alors l’espace de solution
admissible est H 1 (Ω).
Par contre seuls les problèmes avec des conditions limites de Dirichlet
homogènes admettent des solutions dans H01 (Ω) ou HΓ10 (Ω).
Que doit-on faire pour traiter les problèmes avec des conditions de
Dirichlet non nulles ?
Solution :
Lorsque les conditions de Dirichlet sont non nulles on doit faire un
relèvement de celles-ci pour transformer le problème en des conditions
limites de Dirichlet homogènes. Cette approche ne modifie en rien les
conditions de Neumann ou de Robin.
En fait on pose que T = T0 + Tg avec
Tg la fonction dite de relèvement qui satisfait les conditions limites de
Dirichlet du problème. C’est une donnée du problème, elle doit être
fournie.
T0 est la nouvelle variable dépendante du problème. Par construction
ses conditions de Dirichlet sont nulles.
T la solution du problème s’obtient de la somme du relèvement et de
la solution homogène.
Formulation forte
d dT
− k − f = 0, ∀x ∈ Ω =]A, B[
dx dx
Z B
d dT
φ − k − f dx = 0, ∀φ ∈ V (2)
A dx dx
Remarque
Selon la formulation forte, le résidu est nul ∀x ∈ Ω.
Ce n’est plus le cas avec la formulation 2. On dit que le residu est
orthogonal à la fonction test.
En conséquence, pour que le résidu soit le plus petit possible, il
faut que cette formulation soit vérifiée pour un ensemble de
fonctions test que nous notons V . Nous reviendrons sur le choix
de cet ensemble de fonctions.
Nous allons affaiblir la formulation 2 en intégrant par partie le terme de
diffusion (conduction en thermique). La formulation intégrale ne requiert
que les dérivées premières et, par le fait même, introduit au bord du
domaine le flux de température. Cela permet d’imposer directement
ces quantités selon les problèmes à étudier.
Z B Z B Z B
d dT dφ dT d dT
− φ k dx = k dx − φk dx
A dx dx A dx dx A dx dx
| {z }
Conduction
Z B Z B Z B
dφ dT d dT
k dx − φk dx − φfdx = 0, ∀φ ∈ V
A dx dx A dx dx A
Z B Z B
dφ dT dT dT
k dx = φ(B) k + φ(A) −k + φfdx
A dx dx dx B dx A A
∀φ ∈ V
A. Garon MEC8270 42 / 100
Chapitre 1 — Introduction 2.0 Formulation variationnelle
Variable primaire
La variable primaire est l’inconnue du problème.
Dans notre problème de thermofluide la température T est une
variable primaire.
On impose des conditions de Dirichlet (synonyme essentielle) aux
variables primaires.
Variable secondaire
La variable secondaire est le groupe de termes apparaissant au
bord du domaine après l’intégration par partie.
∂T
Dans notre problème de thermofluide le flux de température k
∂n
est la variable secondaire.
On impose des conditions de Neumann ou de Robin à l’aide des
variables secondaires.
∀φ ∈ V
En particulier nous savons que les fonctions dans H01 (Ω) sont nulles
au bord du domaine. Il s’ensuit que les fonctions test sont donc
également nulles selon l’approche de Galerkin.
Ce procédé permet de respecter le principe physique suivant :
Remarque
On ne peut imposer en un point à la fois la température (Dirichlet) et
le flux de chaleur (Robin ou Neumann). C’est physiquement
impossible !
∀φ ∈ H01 (Ω)
Une dernière modification s’impose, il faut introduire dans la
formulation faible la relation T = T0 + Tg pour isoler l’inconnue T0
des données du problème et ainsi imposer les conditions limites.
Nous plaçons à gauche de l’égalité tous les termes fonction de
T0 et, à droite, les autres termes.
Résumé
∀φ ∈ H01 (Ω)
RB
a(φ, T0 ) = A dφ dT0
dx k dx dx, la forme bilinéaire.
RB RB dTg
l(φ) = A φfdx − A dφ dx k dx dx, la forme linéaire
Mais comment calculer T0 ?
Nous allons construire une approximation.
pour Ψi de i = 1..N
En rempalçant T0N par son développement dans la forme bilinéaire on
obtient une expression pour le calcul des inconnues du développement en
série.
pour Ψi de i = 1..N
R
B dΨj
Aij = A dΨ dx
i
k dx dx les coefficients de la matrice A.
RB R B dΨi dTg
Bi = A Ψi fdx − A dx k dx dx les coefficients de B, ⃗ le vecteur
membre de droite du système d’équations.
aj les coefficients de X ⃗ , le vecteur des inconnues.
⃗ =B
AX ⃗ le système de N équations à N inconnues.
Remarque 1
Aij = a(Ψi , Ψj )
Bi = l(Ψi )
Remarque 2
Pour construire les fonctions de base Ψi on doit respecter les critères
suivants :
Là où sont appliquées des conditions de Dirichlet, elles doivent
être nulles.
Là où sont appliquées des conditions de Neumann ou de Robin,
au moins l’une d’entre elles ne doit pas s’annuler.
Elles doivent être simples.
Elles doivent former un ensemble complet de fonctions.
Remarque 3
Si (1) k est une constante et Tg une relation linéaire de x,
ou (2) Tg une constante, alors :
Z B
dΨi dTg
k dx = 0
A dx dx
Solution analytique
x−x 3
T (x) = 6
Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 0
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ H01 (Ω)
V N (Ω) = {Ψ1 = x(x − 1), Ψ2 = x 2 (x − 1), ...}
dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx
N=1
R1
A11 = 0 (2x − 1)2 dx = 1/3
R1
B1 = 0 (x 2 − x)xdx = −1/12
a1 = −1/4
−1
T (x) ≈ T 1 (x) = 4 x(x − 1)
N=2
R1
A11 = (2x − 1)2 dx = 1/3
0
R1
A12 = A21 = 0 (2x − 1)(3x 2 − 2x)dx = 1/6
R1
A22 = 0 (3x 2 − 2x)2 dx = 2/15
R1
B1 = 0 (x 2 − x)xdx = −1/12
R1
B2 = 0 (x 3 − x 2 )xdx = −1/20
1/3 1/6 a1 −1/12
=
1/6 2/15 a2 −1/20
−1 −1 2 x−x 3
T (x) ≈ T 2 (x) = 6 x(x − 1) + 6 x (x − 1) = 6
d dT
− k = f , Ω =]0, 1[, T (A) = 1, T (B) = 4
dx dx
f = x, k = 1
Solution analytique
−x 3 19x
T (x) = 6 + 6 +1
Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 1 + 3x
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ H01 (Ω)
V N (Ω) = {Ψ1 = x(x − 1), Ψ2 = x 2 (x − 1), ...}
dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx
N=2
R1
A11 = (2x − 1)2 dx = 1/3
0
R1
A12 = A21 = 0 (2x − 1)(3x 2 − 2x)dx = 1/6
R1
A22 = 0 (3x 2 − 2x)2 dx = 2/15
R1
B1 = 0 (x 2 − x)xdx = −1/12
R1
B2 = 0 (x 3 − x 2 )xdx = −1/20
1/3 1/6 a1 −1/12
=
1/6 2/15 a2 −1/20
−x 3
T (x) ≈ T 2 (x) = − 61 x(x −1)− 16 x 2 (x −1)+(1+3x) = 19x
6 + 6 +1
T = T0 + Tg
T0 ∈ HΓ10 (Ω) = {u ∈ H 1 (Ω)|u(A) = 0}
∀φ ∈ HΓ10 (Ω)
∀φ ∈ HΓ10 (Ω)
Un exemple de calcul :
d dT dT
− k = f , Ω =]0, 1[, T (0) = 1, k =1
dx dx dx x=1
f = x, k = 1
Solution analytique
−x 3 3x
T (x) = 6 + 2 +1
Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 1
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ HΓ10 (Ω) = {u ∈ H 1 (Ω|u(0) = 0)}
V N (Ω) = {Ψ1 = x, Ψ2 = x 2 , ...}
dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx + Ψi (1)
N=1
1 a1 = 4/3
a1 = 4/3
T (x) ≈ T 1 (x) = 4/3x + 1
dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx
R1
Bi = 0 Ψi xdx + Ψi (1)
N=3
1 1 1 a1 4/3
1 4/3 3/2 a2 = 5/4
1 3/2 9/5 a3 6/5
a1 = 3/2, a2 = 0, a3 = −1/6
T (x) ≈ T 3 (x) = 3/2x − 1/6x 3 + 1
T = T0 + Tg
T0 ∈ HΓ10 (Ω) = {u ∈ H 1 (Ω)|u(B) = 0}
∀φ ∈ HΓ10 (Ω)
T = T0
T0 ∈ H 1 (Ω)
Z B
φfdx
A
∀φ ∈ H 1 (Ω)
Un exemple de calcul :
d dT dT dT
− k = f , Ω =]0, 1[, − k = −T (0), k = −T (1)
dx dx dx x=0 dx x=1
f = x, k = 1
Solution analytique
−x 3 2x 2
T (x) = 6 + 9 + 9
Approximation
PN
T N (x) = j=1 aj Ψj + Tg
Tg (x) = 0
T0 (x) ∈ V N (Ω) ⊆ H 1 (Ω)
V N (Ω) = {Ψ1 = 1, Ψ2 = x, ...}
dΨi dΨj
R1
Aij = 0 dx dx dx + Ψi (1)Ψj (1) + Ψi (0)Ψj (0)
R1
Bi = 0 Ψi xdx
N=1
2 a1 = 1/2
a1 = 1/4
T (x) ≈ T 1 (x) = 1/4
N=3
2 1 1 a1 1/2
1 2 2 a2 = 1/3
1 2 7/3 a3 1/4
a1 = 2/9, a2 = 11/36, a3 = −1/4
T (x) ≈ T 3 (x) = 2/9 + 11/36x − 1/4x 2
N=4
2 1 1 1 a1 1/2
1 2 2 2
a2 1/3
=
1 2 7/3 5/2 a3 1/4
1 2 5/2 14/5 a4 1/5
a1 = 2/9, a2 = 2/9, a3 = 0, a4 = −1/6
2
T (x) ≈ T 4 (x) = 9 + 29 x − 16 x 3
x = r cos(θ)
y = r sin(θ)
z = h
Coordonnées cylindriques
avec axisymétriques – 1D
Les propriétés physiques (e.g. la
0 < r température T (r , θ, z) ) ne
0 ≤ θ ≤ 2π dépendent que du rayon (r ).
Formulation forte
1d dT
− rk − f = 0, ∀r ∈ Ω =]A, B[
r dr dr
dΩ = 2πr dr
Après simplification, nous obtenons :
Z B
d dT
φ − rk − r f dr = 0, ∀φ ∈ V (13)
A dr dr
Z B Z B Z B
d dT dφ dT d dT
− φ rk dr = rk dr − φr k dr
A dr dr A dr dr A dr dr
| {z }
Conduction
Z B Z B Z B
dφ dT d dT
rk dr − φr k dr − φf r dr = 0, ∀φ ∈ V
A dr dr A dr dr A
Z B
dφ dT dT dT
rk dr = φ(B) r k + φ(A) r −k
A dr dr dr B dr A
Z B
+ φfr dr
A
∀φ ∈ V
A. Garon MEC8270 81 / 100
Plan du cours
Introduction
∀φ ∈ V
∀φ ∈ H01 (Ω)
Une dernière modification s’impose, il faut introduire dans la
formulation faible la relation T = T0 + Tg pour isoler l’inconnue T0
des données du problème et ainsi imposer les conditions limites.
Nous plaçons à gauche de l’égalité tous les termes fonction de
T0 et, à droite, les autres termes.
pour Ψi de i = 1..N
R
B dΨj
Aij = A dΨ dr
i
r k dr dr les coefficients de la matrice A.
RB R B dΨi dT
Bi = A Ψi fr dr − A dr r k drg dr les coefficients de B, ⃗ le vecteur
membre de droite du système d’équations.
aj les coefficients de X ⃗ , le vecteur des inconnues.
⃗ =B
AX ⃗ le système de N équations à N inconnues.
x = r sin(φ) cos(θ)
y = r sin(φ) sin(θ)
z = r cos(φ)
avec
Coordonnées sphériques
0 < r axisymétriques – 1D
0 ≤ φ≤π Les propriétés physiques (e.g. la
température T (r , θ, ϕ) ) ne
0 ≤ θ ≤ 2π
dépendent que du rayon (r ).
Formulation forte
1 d 2 dT
− 2 r k − f = 0, ∀r ∈ Ω =]A, B[
r dr dr
dΩ = 4πr 2 dr
Après simplification, nous obtenons :
Z B
d 2 dT 2
φ − r k − r f dr = 0, ∀φ ∈ V
A dr dr
Z B Z B Z B
d dT dφ 2 dT d dT
− φ r2 k dr = r k dr − φr 2 k dr
A dr dr A dr dr A dr dr
| {z }
Conduction
Z B Z B Z B
dφ 2 dT d dT
r k dr − φr 2 k dr − φf r 2 dr = 0, ∀φ ∈ V
A dr dr A dr dr A
Z B
dφ 2 dT 2 dT 2 dT
r k dr = φ(B) r k + φ(A) r −k
A dr dr dr B dr A
Z B
+ φfr 2 dr
A
∀φ ∈ V
∀φ ∈ V
∀φ ∈ H01 (Ω)
Une dernière modification s’impose, il faut introduire dans la
formulation faible la relation T = T0 + Tg pour isoler l’inconnue T0
des données du problème et ainsi imposer les conditions limites.
Nous plaçons à gauche de l’égalité tous les termes fonction de
T0 et, à droite, les autres termes.
pour Ψi de i = 1..N
R
B dΨj
Aij = A dΨ dr
i 2
r k dr dr les coefficients de la matrice A.
RB B dTg
Bi = A Ψi fr 2 dr − A dΨ i 2 ⃗
R
dr r k dr dr les coefficients de B, le vecteur
membre de droite du système d’équations.
aj les coefficients de X ⃗ , le vecteur des inconnues.
⃗ =B
AX ⃗ le système de N équations à N inconnues.
Définition : espace L2
Z B
2 2
L (Ω) = u(x) : Ω 7→ R| u dΩ < ∞
A
Définition : norme L2
Z B 1/2
2
∥u∥0,Ω = u dΩ
A
Définition : erreur L2
Z B 1/2
2
∥u − v ∥0,Ω = (u − v ) dΩ
A
Définition : espace H 1
( 2 )
Z B
du
H 1 (Ω) = u(x) ∈ L2 (Ω)| dΩ < ∞
A dx
Définition : norme H 1
2 !1/2
Z B Z B
du
∥u∥1,Ω = u 2 dΩ + dΩ
A A dx
Définition : erreur H 1
2 !1/2
Z B Z B
2 du dv
∥u − v ∥1,Ω = (u − v ) dΩ + − dΩ
A A dx dx
2 !1/2
Z B
du
|u|1,Ω = dΩ
A dx
2 !1/2
Z B
du dv
|u − v |1,Ω = − dΩ
A dx dx
2 !1/2
Z B
du
|u|1,Ω = dΩ
A dx
2 !1/2
Z B
du dv
|u − v |1,Ω = − dΩ
A dx dx
Remarque
H01 (Ω) est un sous-espace de H 1 (Ω) et donc également un espace de
fonctions satisfaisant les mêmes propriétés. Ainsi la norme de H 1 (Ω)
s’applique pour mesurer la grandeur d’une fonction et pour mesurer
l’erreur. Cependant, il s’avère pratique d’utiliser une norme plus simple,
la semi-norme, ne faisant intervenir que la mesure du gradient de la
fonction.
Remarque
HΓ10 (Ω) est un sous-espace de H 1 (Ω) et donc également un espace de
fonctions satisfaisant les mêmes propriétés. Comme pour le cas
précédent nous avons le choix des normes et nous pouvons utiliser la
norme ∥u∥1,Ω ou la semi-norme |u|1,Ω pour mesurer la grandeur d’une
fonction et la différence entre deux fonctions. En pratique nous
utilisons la semi-norme.
Remarque