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1 – DS6 [DS6sol.

tex] Sciences Physiques MP 2011-2012

Devoir surveillé de Sciences Physiques n˚6 du 24-01-2012


— Durée : 4 heures. Solutions —

Problème no 1 – Freinage d’un lingot métallique CCP MP 2011


A. Le freinage
Mise en équation du problème posé
1. La loi des vitesses dans un solide impose que vI1 ∈S/R = vO1 /R + I1 O1 ∧ ω1 ez = −rω1 ex car vO1 /R = 0.
Mais comme vI1 ∈S/R = Ẋex puisque le solide S est en translation, tous ses points ont donc la même vitesse.
On a en déduit, par le non glissement que Ẋ = −rω1 .
2. La vitesse de glissement de S sur le rouleau n˚2 correspond à la différence des vitesses vg2 = vI2 ∈S −vI2 ∈ ro n˚2 .
 
Or, vI2 ∈S = Ẋex et vI2 ∈ ro n˚2 = −rω2 ex . La vitesse de glissement est donc vg2 = Ẋ + rω2 ex . Au début du

mouvement Ẋ > 0 et ω2 > 0, la vitesse de glissement est donc orientée sur +ex , la composante tangentielle de
l’action de contact est donc orientée en sens −ex , on a T2 < 0. La loi de Coulomb du glissement nous permet
d’écrire que T2 = −µN2 .
3. Le moment cinétique du premier rouleau relativement au point O1 est très simple à exprimer puisque
cet axe de rotation constitue un axe de symétrie matériel. On a donc LO1 = Jω1 ez . Comme cet axe est fixe
dans le référentiel d’étude, l’énergie cinétique est Ec,1 = 21 Jω12 . Le solide S est en translation à la vitesse
Ẋ, don énergie cinétique
 est donc Ec,S = 12 M Ẋ 2 . L’énergie cinétique de l’ensemble rouleau n˚1 et solide S
1
est donc Ec = 2 Ẋ 2 + Jω12 . Nous avons vu avant que ω1 = − Ẋr , on en déduit l’énergie cinétique initiale :
1
M + rJ2 Ẋ02 = 391 J .

Ec (0) = 2

4. Le bilan des forces au solide S ne fait apparaı̂tre que le poids et les actions de contact. Dans le référen-
tiel galiléen proposé, on obtient M aG = M g + R1 + R2 . En projetant sur les axes Ox et Oy , on obtient :
M Ẋ = F1 + F2 et M g = N1 + N2 .
5. Le rouleau subit uniquement l’action de contact de la part du solide en I1 qui est, par les actions réciproques,
−R1 . En effet, la liaison étant parfait au niveau de l’axe de rotation passant par O1 , et comme l’axe est équilibré
(son centre de masse passant par l’axe), il n’intervient que la contribution du contact dans le théorème du moment
cinétique. La composante normale de contact passant par l’axe, seule la composante tangentielle intervient. On
a donc J dω dω1
dt ez = O1 I1 ∧ (−T1 ex ) = rey ∧ (−T1 ex ) = rT1 ez . La relation est donc : J dt = rT1 .
1

6. Le solide S est en translation rectiligne dans le référentiel du laboratoire. Le solide ne possède pas de
mouvement de rotation, il est donc immobile dans son référentiel barycentrique. On a donc σ G/R = σ∗ = 0 .
7. On pratique ici le théorème du moment cinétique dans le référentiel barycentrique dσ∗
dt = GG ∧ mg +
GI1 ∧ R1 + GI2 ∧ R2 = 0. Le poids appliqué à G n’intervient pas, il ne reste que les actions de contact. Il faut
déterminer les vecteurs positions en G. On a GI1 = −(X + 2d − ℓ)ex − hey et GI2 = (ℓ − X)ex − hey . Après
calculs, on obtient : (X − ℓ + 2d)N1 + (X − ℓ)N2 = h(T1 + T2 ) .
8. D’après le théorème du moment cinétique appliqué au rouleau n˚1, on obtient T1 = − rJ2 Ẍ. Si on reprend la
relation de la dynamique, on obtient M Ẍ = − rJ2 Ẍ +T2 . Cela permet d’écrire que l’action tangentielle de contact
en I2 est T2 = (M + rJ2 )Ẍ avec T2 < 0. Nous savons d’autre part que T2 = −µN2 . Or, N1 + N2 = M g. On peut
donc remplacer N1 dans la relation issue du théorème du moment cinétique dans le référentiel barycentrique,
on a (X − ℓ + 2d) − N2 2d = h(T1 + T2 ). En remplaçant T1 par son expression en fonction de Ẍ, on obtient une
seconde relation entre T2 et N2 dans laquelle on remplace N2 = − Tµ2 . L’équation différentielle demandée est
alors : M (2d − hµ) + 2d rJ2 Ẍ = µM g(ℓ − X − 2d) .
 

Résolution du problème posé


 
µh
9. On pose M ′ = M + rJ2 1 + 2d−µh 1
M (2d − µh) + 2d rJ2 . À partir de cette expression, l’équation
 
= 2d−µh
différentielle devient M ′ (2d − µh)Ẍ + µM gX = µM g(ℓ − 2d). En divisant par (2d − µh), on obtient bien la
d2 X
forme dt2 + Ω2 X = K en posant K = Ω2 (ℓ − 2d) . On trouve Ω = 0, 74 rad · s−1 .
10. La solution particulière est (ℓ − 2d), la solution générale est harmonique de pulsation Ω. On a donc
X(t) = A cos Ωt+B sin Ωt+(ℓ−2d). À la date t = 0, on a X = 0 d’où A = 2d−ℓ. La vitesse est Ẋ = −AΩ sin Ωt+
Ẋ0
BΩ cos Ωt. À la date t = 0, on a Ẋ0 = BΩ. La solution est alors : X(t) = (2d − ℓ) [cos Ωt − 1] + Ω sin Ωt .

JR Seigne Clemenceau Nantes


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11. À l’instant t = τ , la vitesse de S s’annule pour la première fois. On a donc A sin Ωτ = B cos Ωτ . Avec les
Ẋ0
expressions de A et B calculées précédemment, on a : tan Ωτ = Ω(2d−ℓ) . Avec les valeurs numériques proposées,
on trouve effectivement que tan Ωτ ≃ 1. On a donc Ωτ ≃ π4 . En utilisant ce résultat, on peut calculer la position
du centre d’inertie G du solide S. On trouve que X(t = τ ) = 0, 25 m = Xm . Cette position représente bien
l’amplitude du mouvement car on est parti de X = 0 avec une vitesse initiale Ẋ0 > 0 et car la date t = τ
correspond à la première annulation de la vitesse. Pour que le contact en I1 soit toujours existant, il faut
calculer l’abscisse de l’arrière du solide S. Cette abscisse est −(ℓ − Xm ) = −0, 75 m. Or l’abscisse de I1 est
XI1 = ℓ − 2d = −0, 60 m. On voit donc bien que l’arrière du lingot se situe plus en retrait de l’origine O que le
point I1 , le contact en I1 existe encore a priori.
12. On sait que N2 = − Tµ2 et comme T2 = (M + J
r 2 )Ẍ. Avec l’équation différentielle précédente, on a :
2
J Ω
N2 = (M + r2 ) µ [X + (2d − ℓ)] . On voit bien que N2 est une fonction croissante de X et comme N2 > 0 à la
date t = 0, elle ne pourra qu’être positive jusqu’à t = τ . Le contact est bien maintenu en I2 . Comme nous avons
2
vu que N1 + N2 = M g, on en déduit aussitôt que N1 = M g − (M + rJ2 ) Ωµ [X + (2d − ℓ)]. On voit bien que N1
est une fonction décroissante de X mais pour prouver que son signe est positif, il est préférable de regarder les
valeurs numériques. La date t = τ étant la date où N1 est la plus petite, on calcule sa valeur à cette date. On
trouve que M g = 34 300 N et N2 (τ ) = 18 600 N donc N1 (τ ) = 15 700 N. Le contact en I1 existe toujours. Le
lingot ne bascule pas pendant la phase t ∈ [0, τ ].
13. Les poids des deux objets ne travaillent pas parce que O1 ne se déplace pas et parce que le déplacement
de G est perpendiculaire au poids de S. Il y a roulement sans glissement au niveau de I1 , les actions de contact
R1 ne travaillent pas. Il ne reste plus que le glissement en I2 . On a donc P = (N2 + T2 ) · vI2 ∈S/R = T2 Ẋ. Or
RX
T2 = −µN2 , on a donc W = −(M + rJ2 )Ω2 0 m [X + (2d − ℓ)] dX. Le calcul de cette intégrale est inutile car on
peut déterminer ce travail par application du théorème de l’énergie cinétique. La vitesse de rotation du rouleau
diminue comme la vitesse de translation de S, les deux vitesses s’annulent à t = τ . On a ∆Ec = Ec (τ ) − Ec (0) =
−Ec (0) = W . On trouve : W = −391 J .
14. Le rouleau n˚2 tourne à vitesse constante. La puissance totale est donc nulle : P ′ + P (−R2 ) = 0. Or
P (−R2 ) = −T2 (−rω2 ). On a donc P ′ = −T2 rω2 = µrω2 N2 . On a P ′ = rω2 (M + rJ2 )(−Ẍ). Le travail est
h iτ
W ′ = rω2 (M + rJ2 ) −Ẋ . On trouve : W ′ = rω2 (M + rJ2 )Ẋ0 > 0 . On applique le premier principe de la
0
Thermodynamique à l’ensemble : ∆Ec + ∆U = W ′ . Il n’y a pas de transferts thermiques envisagés ici mais
seulement le travail fourni pas le moteur. Comme ∆Ec = −Ec (0), on en déduit que ∆U = Ec (0) + W ′ . Cette
équation nous montre qu’entre les dates t = 0 et t = τ , l’énergie cinétique initiale et le travail du moteur ont été
convertis en énergie interne au profit du solide S et du rouleau n˚2 essentiellement. Il est préférable de parler
d’énergie interne plutôt que de chaleur comme le fait l’énoncé.
B. Entraı̂nement hydraulique d’un rouleau

15. Les moments cinétiques sont σ 1 = J1 ω1 ez et σ 2 = J2 ω2 ez puisque les axes de rotation sont des axes de
symétrie matériels.
16. L’application du théorème du moment cinétique est très simple dans les deux cas. On a pour le système
1 : J1 dω dω2
dt = Γ + f1 (ω2 − ω1 ) . Pour le système 2, on a une équation similaire : J2 dt = f1 (ω1 − ω2 ) − f2 ω2 .
1

17. On dérive par rapport au temps la seconde équation, cela permet d’avoir f1 dω dω2
dt = dt (f1 + f2 ) +
1

2
J2 ddtω22 . L’équation n˚2 permet d’extraire ω1 et ensuite dω
dt que l’on remplace dans la première équation. Après
1

2
organisation de la formule, on arrive à : J1 J2 ddtω22 + [J1 (f1 + f2 ) + J2 f1 ] dω
dt + f1 f2 ω2 = Γf1 . On dérive la
2

dω2
première équation, puis on remplace dt par son expression puis on élimine ω2 grâce à la première relation. On
2
arrive alors à l’équation différentielle suivante : J1 J2 ddtω21 + [J1 (f1 + f2 ) + J2 f1 ] dω
dt + f1 f2 ω1 = Γ(f1 + f2 ) .
1

18. On constate que les deux équations différentielles précédentes possèdent des coefficients identiques. Elles
ne diffèrent que par le second membre qui fixera les deux solutions du régime permanent. Le discriminant de
l’équation caractéristique est ∆ = (J1 (f1 + f2 ) + J2 f1 )2 − 4J1 J2 f1 f2 . On développe le carré et on constate alors
que le discriminant est positif puisque ∆ = (J1 f2 −J2 f1 )2 +J12 (f12 +2f1 f2 ). Le régime transitoire est apériodique,
les deux racines de l’équation sont donc r = − τ1 et r′ = − τ1′ où l’on exprime ces deux temps caractéristiques
√ √
comme − τ1 = −b+ 2a

et − τ1′ = −b−2a

selon la notation traditionnelle des coefficients d’une équation du
second degré. On a donc ω1 = α exp − τ + β exp − τt′ + Γ ff11+f
t
f2 . Avec les conditions initiales de vitesses nulles et
2

d’accélérations angulaires nulles, on trouve facilement que α + β + Γ ff11+f τ


f2 = 0 et que α = −β τ ′ . Après calcul,
2

τ exp − τt −τ ′ exp − τt′


 
on arrive à l’expression suivante de la vitesse de rotation du système 1 : ω1 = Γ ff11+f
f2
2
1− τ −τ ′ .

JR Seigne Clemenceau Nantes


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τ exp − τt −τ ′ exp − τt′


 
Pour le système 2 : ω2 = Γ f12 1 − τ −τ ′ .

19. Le régime transitoire va forcément disparaı̂tre avec le temps puisque nous avons montré que les racines
étaient réelles et négatives pour l’équation caractéristique. Ceci peut encore être justifié en analysant les ex-
pressions précédentes lorsque t → ∞ ou bien encore en disant que tous les signes des coefficients de l’équation
différentielle étaient les mêmes, à savoir positifs.
20. Les solutions particulières du régime permanent sont ω1p = fΓ2 (1+ ff12 ) et ω2p = fΓ2 . La puissance correspond
Γ2 f2
au produit de la vitesse de rotation par le couple. On a donc P1 = f2 (1 + f1 ) .

Γ2
21. On a aisément : P2 = f2 .

Γ2
22. On constate que P1 − P2 = f1 > 0 . Cette différence positive car le fluide qui transmet le couple est
visqueux. Une partie de l’énergie fournie au niveau du système 1 est perdue sous forme d’énergie interne pour
le fluide. Le système 2 ne pourra pas recevoir la totalité de l’énergie dépensée au niveau du système 1.
Problème no 2 – Satellites d’observation Banque PT 2011
A. Caractéristiques des orbites de SPOT et d’ENVISAT
1. La Terre étant considérée à symétrie sphérique, le théorème de Gauss indique que tout se passe comme si
toute la masse de la Terre était situé en son centre. Le champ gravitationnel G(P ) s’exerçant au point P est
donc : G(P ) = − (RGM T
T +h)
2 er .

2. La satellite assimilé à une masse ponctuelle effectue un mouvement circulaire dans le référentiel galiléen
géocentrique. La seule force qu’il subit est la force gravitationnelle, on a donc MS a = Ms G(P ). Le mouvement
étant circulaire de rayon RT + h, son accélération est donc a = −ω 2 (RT + h)er + (RT + h) dω dt eθ . L’identification
avec le champ gravitationnel impose alors que dω dt = 0 (le mouvement est uniforme) et ω 2
= (RGM T
T +h)
3 . Comme
q
(RT +h)3
la période du mouvement est T = 2π ω , on en déduit que : T = 2π GMT . L’application numérique conduit
à T = 6 050 s, c’est-à-dire 1 heure et 41 minutes environ.
3. La vitesse est donnée par : v = (RT + h)ω = 7, 5 km · s−1 .
4. L’énergie potentielle Ep du satellite dans le champ de gravité de la Terre est donnée par l’intégration de la
force gravitationnelle. On obtient la formule traditionnelle : Ep = − GM S MT
RT +h .
GMT
5. À partir de l’expression de la vitesse, on obtient l’énergie cinétique Ec = 12 MS v 2 = 2(RT +h) . On constate
bien la relation correspondant au théorème du viriel : 2Ec + Ep = 0 .
6. Une force s’exprime en kg · m · s−2 . Comme le terme MS v 2 est en kg · m2 · s−2 , cela nous amène à voir
que α s’exprime en m−1 .
q
GMS MT
7. Avec les calculs effectués précédemment, on a Em = − 2(RT +h)
avec v = RGM T
T +h
.
8. La dérivée de l’énergie mécanique par rapport au temps correspond à la puissance des forces non conser-
vatives. Comme ici, la force f n’est pas conservative, on en déduit que dE m
dt = f · v = −αMS v 3 . On a
dEm GMS MT dh 3
dt = 2(RT +h) dt . En utilisant l’expression de la vitesse précédente dans le terme en v , on arrive aisément à

l’expression : dh
p
dt = −2α GMT (RT + h) .
dh ∆h
9. On assimile sur une rotation la dérivée à un taux de variation dt = T avec ∆h = −1 m. En utilisant
|∆h|
l’expression de la période T établie au début du problème, on montre que : α = 4π(RT +h)2 . On trouve effecti-
vement une valeur très petite à savoir α = 1, 5 × 10−15 m−1 . On effectuera ici, un calcul approché en supposant
que la variation finale d’altitude soit modérée par rapport à l’altitude de départ h = 800 km. On calcule tout
d’abord le nombre de rotations que le satellite va effectuer en 10 ans et à chacune d’entre elle, on attribue une
perte d’altitude de 1 m. En faisant cela, on trouve que ∆h10 ans = −52 km. Lorsque l’altitude diminue, on
perd de l’énergie potentielle qui se transforme en énergie cinétique. Certes la force de frottement fait diminuer
l’énergie mécanique mais la conversion d’énergie potentielle en énergie cinétique présente un bilan positif pour la
satellite. Le paradoxe est donc levé : sous l’effet de la force de frottement, le satellite voit sa vitesse augmenter.
10. Il est difficile de voir la réponse que l’on attend. On peut sans doute avancer que la période étant de
l’ordre de moins de 2 heures, on va pouvoir visualiser un grand nombre de zones sur Terre au cours d’une
seule journée.

JR Seigne Clemenceau Nantes


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B. Stabilisation de l’orbite d’un satellite


11. Comme ℓ ≪ r0 , on peut considérer le champ gravitationnel comme uniforme au niveau du satellite.
Dans ces conditions, le point d’application de la résultante des forces gravitationnelles est le barycentre des
masses. On revient alors dans le même cas que celui étudié au début du problème. On retrouve évidemment que
GMT
Ω2 = r03
.

12. Dans cette question, comme par la suite, on étudie plus précisément l’influence de l’écart du champ
gravitationnel sur chaque point du satellite. On a : F1 = − GmM
r2
T
e1 et F2 = − GmM
r2
T
e2 .
1 2


13. Le mouvement du référentiel R est celui d’une rotation uniforme autour de Oz par rapport au référentiel
Rg . Les forces d’inerties d’entraı̂nement sont donc : f1,ent = mΩ2 r1 e1 et de la même façon f2,ent = mΩ2 r2 e2 .
Pour la force de Coriolis, on applique sa définition en prenant la vitesse relative du point Mi étudié dans
le référentiel R′ . Cette vitesse est de la forme vMi = θ̇ez ∧ SMi . On a donc f1,Cor = −2mΩez ∧ vM1 . En
développant le calcul, on trouve : f1,Cor = 2mΩθ̇ SM1 et f2,Cor = 2mΩθ̇ SM2 .

14. Dans R′ , le moment des forces d’inertie de Coriolis en S est nul . En effet, on constate que les deux
forces précédentes sont colinéaires au vecteur position SMi . Le produit vectoriel est donc nul. On constatera
aussi que la contribution du terme en OS dans le calcul du moment des forces est nulle puisque OS intervient
autant pour M1 que pour M2 et que SM1 = −SM2 .
 
r03
15. On a R1 = − GmM r 2
T
e1 +mΩ 2
r1 e1 . En utilisant Ω2
= GMT
r 3 , on peut écrire que R 1 = mΩ2
OM1 1 − r 3 . On
1 0 1
sait d’autre part que OM1 = OS+SM1 et donc que r12 = r02 +ℓ2 +2r0 ℓ cos θ. On effectue un développement limité
au premier ordre pour écrire que r1 ≃ r0 (1+ rℓ0 cos θ). En passant au cube cette expression, on peut l’utiliser dans
la force R1 . On obtient R1 = mΩ2 OM1 r3ℓ0 cos θ. Par un calcul identique, on obtient R2 = −mΩ2 OM2 r3ℓ0 cos θ.
Pour rester sur un développement limité au premier ordre, il est nécessaire de faire l’approximation OM1 ≃
OM2 ≃ OS. Comme OS = r0 e′x , on peut en conclure que : R1 = 3mΩ2 ℓ cos θe′x = −R2 .
16. Les forces de Coriolis n’ont pas de moment come on l’a vu avant. La gravitation et les forces d’inertie
d’entraı̂nement forment un couple de résultante nulle (R2 = −R1 ) par conséquent le moment résultant ne dépend
pas du point d’application. Il est inutile de la calculer à l’origine du référentiel R′ , on effectue plus simplement
le calcul en S. On a ΓS = SM1 ∧ R1 + SM2 ∧ R2 = M2 M1 ∧ R1 . Avec M2 M1 = 2ℓ(cos θe′x + sin θe′y ), on
2
arrive aussitôt à l’expression attendue : ΓS = −6GmMT rℓ3 sin θ cos θez .
0

17. Il faut commencer par calculer le moment cinétique du système en S dans le référentiel R′ . On a
LS/R′ = SM1 ∧ mvM1 /R′ + SM2 ∧ mvM2 R′ . Or, vMi R′ = θ̇ez ∧ SMi . On trouve alors que LS/R′ = 2mℓ2 θ̇ez .
dLS/R′
Le théorème du moment cinétique permet d’écrire que dt = ΓS . On obtient alors l’équation diffé-
R′
2
2
rentielle mℓ θ̈ = −6GmMT rℓ3 sin θ cos θez . Après simplification, l’équation différentielle du mouvement sera :
0
3GMT
θ̈ + r03
cos θ sin θ = 0 . À l’équilibre θ̈ = 0, les positions d’équilibre correspondent aux zéros des fonctions
cosinus et sinus : θeq1 = ± π2 , θeq2 = 0 et θeq3 = π.
3GMT
18. Au voisinage de θ = 0, on a cos θ ≃ 1 et sin θ ≃ θ. L’équation différentielle est devient θ̈ + r03
θ=0.
Cette équation est celle d’un oscillateur harmonique autour de la position θ = 0 qui est donc nécessairement
une position d’équilibre stable.
q q 3
3GMT 2π 2π r0
19. La période est celle correspondant à ω0 = r 3 et donc T 0 = ω0 = √
3 GMT . On constate que
0

T
T0 = √
3
. La valeur numérique est T0 ≃ 3 500 s, un peu moins d’une heure.

C. SPOT : imagerie haute résolution de la Terre

Préliminaire : les miroirs sphériques

20. L’approximation de Gauss considère que les rayons sont proches de l’axe optique et peu inclinés par
rapport à celui-ci. Le stigmatisme approché permet de considérer qu’à un point objet correspond un point
image. Un objet dans un plan de front (plan perpendiculaire à l’axe optique) donne une image dans un plan de
front, c’est l’aplanétisme.
21. Le tracé est réalisé sur le schéma de la figure 1, l’image est droite et virtuelle.
1 1 2 A′ B ′ ′
22. On a SA′
+ SA
= SC
et γ = AB
= − SA
SA
.

JR Seigne Clemenceau Nantes


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B
B′
b b b bF = F′ b
A S A ′ C

Fig. 1 – Construction d’image

Télescope de Schmidt-Cassegrain

23. L’objet observé peut être considéré à l’infini car la distance d’observation h = 800 km est grande devant
la distance focale. Son image est nécessairement dans le plan focal image du miroir M1 . On a A′ = F1 .
24. On va appliquer la relation de conjugaison au second miroir. Le point objet est A′ = F1 et le point image
A′′ = F ′ . On a donc S 1F ′ + S 1F = − R22 . On sait que l’on a S1 F1 = − R21 et donc S2 F1 = S2 S1 + S1 F1 = d − R21 .
2 2 1
R2 (R1 −2d)
À partir de la relation de conjugaison, on a S2 F ′ = 2(R2 −R1 +2d) . Comme S2 F ′ = S2 S1 + S1 F ′ = d + D, cela
R2 (R1 −2d)
nous permet de déterminer la distance D : D = 2(R2 −R1 +2d) −d .

25. Le grandissement transversal du premier miroir est donné par γ1 = − SS1 FA1 = − R
2h . Pour le second,
1
1

on a γ2 = − SS2 F
F
= − d+D
R . Le grandissement final étant le produit des grandissements, on en déduit que :
2 1 d− 21
R1 (d+D)
γ= R .
2h(d− 21 )

26. On trouve γ = −1, 3 × 10−6 . Comme le grandissement est négatif, l’image finale sera renversée par
rapport à l’objet.
27. En utilisant une unique lentille mince, on obtiendrait toujours pour un objet situé à la distance OA = −h,
une image dans le plan focal image OA′ = fL′ où O est le centre optique de la lentille. La formule de conjugaison

′ fL
pour le grandissement transversal nous permet d’écrire que γL = OAOA
= −h . En réalisant γL = γ, on en déduit
que : fL′ = 1, 04 m .

28. Le télescope Cassegrain possède un encombrement moindre que la lentille puisqu’il passe de d + D =
0, 61 m à fL′ = 1, 04 m pour la lentille. De plus, utiliser un verre est plus défavorable que d’utiliser une surface
surface réfléchissante. La correction des aberrations de sphéricité est plus délicate et il en va de même pour les
aberrations chromatiques.
Résolution des satellites SPOT 4 et SPOT 5

29. La capteur doit évidemment être placé là où se forme l’image, c’est-à-dire dans le plan focal image final u
télescope. On le place donc en F ′ tel que D = S1 F ′ .
A′′ B ′′
30. La résolution est limitée par la taille d’un pixel. Il y correspond sur Terre une distance telle que |γ| = AB
δ
avec |A′′ B ′′ | = δ. On a donc |AB| = |γ| . On trouve : |AB| = 10 m .
31. Un pixel correspond à 10 m, compte tenu du fait que le capteur comporte 6 000 pixels, le champ de vision
du satellite sera de 60 km .
32. Le satellite SPOT 5 évolue à la même altitude que son prédécesseur. On peut utiliser les résultats précédents
pour dire que la résolution a été augmentée d’un facteur 4. La taille des pixels a donc été divisée par 4, on a
donc δ ′ = 3, 25 µm .
33. La diamètre angulaire de la tâche d’Airy est 2, 44 λa . Comme l’image se forme dans le plan focal image,
cela correspond à une tache de diamètre e = 2, 44 λa f ′ ≃ 0, 2 µm . On voit que la largeur de cette tache de
diffraction est largement inférieure à la taille du pixel. On peut en conclure que la diffraction n’intervient pas
dans la résolution du télescope.

JR Seigne Clemenceau Nantes

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