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Révisions Oral

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PC* – Exercices de révision 1 Électricité

Révisions
Électricité
1. Caténaire d’alimentation ferroviaire (Y. Azakraoui)
Une motrice de TGV est alimentée en haute tension alternative, de fréquence 50 Hz, selon le schéma de la figure
1. À intervalles réguliers, des sous-stations d’alimentation distantes de l = 50 km, assimilées à des générateurs
idéaux de fem efficace Ue = 25 kV, alimentent la caténaire formée d’un câble de cuivre de conductivité γ =
6, 0.107 S.m−1 et de section s. La locomotive consomme un courant d’intensité efficace Ie = 0, 35 kA quelle
que soit sa position x sur la ligne. Le retour du courant vers les sous-stations s’effectue par les rails et le sol
dont on néglige la résistance électrique. On note P0 = Ue Ie la puissance moyenne qui serait consommée par la
locomotive si elle était directement branchée sur une sous-station d’alimentation.

Figure 1 – Alimention d’un TGV

1. Exprimer la puissance moyenne P (x) consommée par la rame lorsque la locomotive se trouve à l’abscisse x.
2. Pour un bon fonctionnement et limiter l’échauffement de la caténaire on impose P > 0, 98 P0 quelle que soit
la position du train. En déduire la valeur minimale smin de la section du câble de cuivre.

2. Arc électrique de rupture (M. Bakkouch)


Les machines électriques utilisées en milieu industriel comportent fréquem-
L, r
ment des bobinages et présentent, pour cette raison, un comportement in- K
ductif. La coupure brutale du courant dans de tels système pose quelques
u
difficultés puisqu’il faut dissiper en très peu de temps l’énergie magnétique
emmagasinée. À haute intensité, des étincelles et des arcs électriques peuvent E
apparaître et endommager les interrupteurs. Pour modéliser cette situation, i
considérons un circuit électrique formé d’un bobine d’inductance L = 2 H et
de résistance r = 100 Ω placée en série avec une source de tension de fem E
et un interrupteur K.
1. Le circuit étant depuis longtemps en fonctionnement, quelle est l’expression de l’intensité i0 qui circule dans
le circuit ? En introduisant une constante de temps τ , préciser ce qui signifie l’expression « depuis longtemps ».
2. Savez-vous ce que l’on appelle « étincelle de rupture » dans un circuit inductif et connaissez-vous l’interpré-
tation qualitative de ce phénomène ?
3. À t = 0, on ouvre l’interrupteur. Malheureusement, son comportement n’est pas celui qu’on attend car l’air
entre les contacts s’ionise et devient conducteur. La caractéristique de l’interrupteur est définie par la relation
a
u = um + avec um = 40 V, a = 40 V.A b = 0, 04 A .
b+i
Elle est représentée sur la figure 2.
Est-il possible que l’on obtiennent, quelque temps après l’ouverture de l’interrupteur, un nouveau régime per-
manent dans lequel une intensité non nulle se maintient ? Discuter selon la valeur de E et déterminer une valeur
PC* – Exercices de révision 2 Électricité

250

200

150
u (V)
100

50

0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0
i (A)

Figure 2 – Caractéristique d’un arc électrique

critique Ec séparant deux types de comportement, l’un possédant un unique point de fonctionnement et l’autre
en possédant deux.
Pour répondre à cette question, on raisonnera en cherchant le point de fonctionnement du système formé de
l’arc d’une part et du générateur en série avec la bobine d’autre part. Au choix, une méthode graphique et une
méthode calculatoire sont permises.
4. On suppose dans cette question E < Ec et on étudie le régime transitoire qui suit l’ouverture de l’interrupteur.
Écrire l’équation différentielle régissant l’évolution de i(t) et montrer que l’intensité décroît jusqu’à s’annuler.
Représenter le déplacement du point de fonctionnement dans le diagramme de la figure (2).
5. Montrer que le temps d’extinction du courant est donné par
Z 0 dx
T =τ α
1 1−x−γ− β+x

avec α = a/(ri20 ), β = b/i0 , γ = um /E. Pour E = 80 V, cette intégrale vaut 0, 73. Calculer numériquement T .
6. On suppose maintenant E > Ec . En utilisant l’équation différentielle du circuit, discuter la stabilité des deux
points de fonctionnement. Lequel observera-t-on expérimentalement ?
Remarque : on peut à nouveau exprimer sous forme intégrale le temps d’établissement du régime permanent.
Il semble que l’intégrale soit divergente, ce qui n’est pas impossible puisque la fin est définie par l’annulation
du dénominateur ...

3. Filtre pour guitare électrique (F. Xu)


Sur une guitare électrique, un « micro » produit un signal électrique reflétant le mouvement des cordes près
desquelles il est placé. Avant d’être envoyé à un haut-parleur pour produire un son, ce signal subit divers
traitements électroniques dont cet énoncé donne un aperçu extrêmement simplifié.
1. Le circuit électronique comporte plusieurs étages dont l’un est représenté ci-dessous, avec une tension d’en-
trée vA et une tension de sortie vs . Les résistances βR2 et (1 − β)R2 sont réalisées ensemble à partir d’un
potentiomètre, composant à trois bornes muni d’un bouton rotatif qui permet à l’utilisateur de modifier la
valeur de α en faisant tourner un bouton rotatif. Quel est le rôle de cet étage ?
PC* – Exercices de révision 3 Électricité

β
vA (1 − β)R2

entiel
ire
θ

éa
βR2

exp on
lin
vs
θ
θmax

2. Sur certains potentiomètres, β varie linéairement avec l’angle de rotation θ du bouton (α = θ/θmax ). Sur
d’autres, il varie de manière exponentielle, sous la forme approximative α = eq(θ−θmax ) avec q ∈ R+ . Lequel des
deux types est préférable si on souhaite contrôler confortablement le niveau sonore émis pas l’instrument ?
3. Le montage complet est représenté ci-dessous. L’inductance L, la capacité Cp et la résistance Rc représentent
le micro placé sous la corde et vc la fem produite par son mouvement. Les résistances αR1 et (1 − α)R1 sont à
nouveau réglables au moyen d’un potentiomètre. Selon vous, quel est le rôle (l’intérêt musical) de la partie du
montage comportant ces résistances et le condensateur de capacité C1 ?

Rc

Cp (1 − β)R2
L (1 − α)R1
vers le jack
C1 βR2 vs
vc
αR1

4. Plutôt que de chercher la forme explicite de la fonction de transfert H = vs /vc de ce montage, nous allons
en calculer un tableau de valeurs grâce à un code Python, puis représenter graphiquement le gain. Pour cela,
on introduit les valeurs numériques de tous les composants, puis les fréquences et pulsations utiles par les
instructions f = [Link](1, 5, 10000) ; omega = 2 * [Link] * f.
Puis on procède étape par étape aux calculs pertinents jusqu’à obtenir les valeurs de H. Par exemple, l’impé-
dance du condensateur est donnée par la ligne Z_C1 = 1 / (1J * C1 * omega).
En suivant cette méthode, compléter le code trace_bode_guitare_elec_eleve.py puis tracer le diagramme
de Bode.
5. Utiliser ce code pour commenter les influences de α, β, et R1 = R2 (les deux potentiomètres sont supposés
identiques)
6. La sortie de ce montage est envoyée sur un jack d’impédance d’entrée égale à 1 mégaohm. Que cela vous
inspire-t-il ?

4. Réalisation approchée d’une fonction retard (M. Bédel)


1. On désire réaliser un système électronique linéaire réalisant une fonction retard, c’est à dire telle que l’entrée
e et la sortie s soient en régime permanent liées par une relation du type

s(t) = e(t − τ )

où τ est le retard, valeur fixée indépendante de la fréquence. Quelle doit être la fonction de transfert F (jω) de
ce système ? Tracer son diagramme de Bode.
2. En supposant ωτ ≪ 1, effectuer un développement limité à l’ordre 2 de F (jω).
3. Pour réaliser cette fonction, on utilise le dispositif schématisé sur la figure 3. La résistance R représente la
charge (le dipôle d’utilisation) sur laquelle le retardateur est branché. Déterminer la fonction de transfert H
de ce système. De quel type de filtre s’agit-il ?
4. En se plaçant dans la limite des basses pulsations, effectuer un développement au second ordre de H en
puissances de ω.
PC* – Exercices de révision 4 Mécanique

L L

e C R s

Figure 3 –

5. Montrer que si l’on choisit convenablement R, ce filtre réalise de manière approchée le retardateur envisagé
dans la première question. Que vaut alors τ ?

5. Une technique de mesure de déphasage (M. Benoit)


Le montage représenté sur la figure 4 fait intervenir des ALI supposés idéaux et fonctionnant en régime
linéaire. Il met aussi en jeu des diodes dont la caractéristique est définie par l’équation i = i0 (exp(v/v0 ) − 1)),
les orientations de v et de i étant définies sur la figure. Toutes les résistances présentent la même valeur
R = 100 kΩ.
v

i
v1 vs1

vs3
vs

v2 vs2

Figure 4 – Montage faisant intervenir des ALI et des diodes


1. Exprimer vs1 et vs2 en fonction de v1 et v2 respectivement.

2. Exprimer vs3 fonction de vs1 et vs2 .

3. Trouver enfin l’expression de vs en fonction de v1 et v2 .

4. Commenter et analyser sommairement l’hypothèse selon laquelle les ALI fonctionnent en régime linéaire. Le
montage dans son ensemble est-il linéaire ?

5. On prend v1 = A cos ωt et v2 = B cos(ωt + ϕ), A, B et ω étant supposés connus. Quel traitement faut-il
appliquer à vs pour en déduire ϕ ?

Mécanique
6. Fermeture des orbites quasi-circulaires (A. Carpentier, M. de Goede, J. Dequenne)
On considère dans ce problème un point matériel M de masse m se déplaçant sous l’action d’une unique force
de la forme −−→

→ OM
F = −k r n −
→u r = −k OM n
OM
avec n ∈ R et k > 0. Dans un tel champ de forces, des trajectoires circulaires sont bien entendu envisageables,
mais ce ne sont pas les seules. On souhaite savoir à quelle condition, portant sur n, d’autres trajectoires
PC* – Exercices de révision 5 Mécanique

périodiques sont possibles. On va répondre à cette question en restreignant l’étude aux orbites proches d’un
cercle.
1. Pour n = 1, montrer en utilisant les coordonnées cartésiennes que le mouvement de M est elliptique ;
exprimer sa période T et sa pulsation ω. Donner les équations horaires du mouvement dans le cas où le
point M se trouve initialement en (r0 , 0, 0) avec une vitesse (0, v0 , 0). À quelle condition obtient-on une orbite
circulaire ?
2. Pour n = −2, retrouver l’expression de la période du mouvement lorsque la trajectoire est circulaire de
rayon r0 . Quel autre de type de trajectoire fermée peut-on rencontrer ? Comment la période T est-elle alors
liée à une grandeur définissant l’extension spatiale de cette trajectoire ?
3. On suppose dorénavant n quelconque. Pourquoi peut-on restreindre l’étude à un plan ? À quelle condition
liant la vitesse initiale v0 et la distance initiale r0 le mouvement est-il circulaire ? Comment s’expriment alors
sa période et sa pulsation ?
4. On suppose maintenant que la vitesse initiale possède une composante radiale v0r et une composante
orthoradiale v0θ , cette dernière vérifiant la condition explicitée dans la question précédente


v 0 = v0r −

u r + v0θ −

uθ .

Pour étudier le mouvement, on utilise le concept d’énergie potentielle efficace.


a) Comment s’exprime l’énergie potentielle ?
b) Justifier que le produit C = r 2 θ̇ est constant au cours du mouvement. Exprimer C en fonction des
conditions initiales.
c) Exprimer l’énergie mécanique en faisant intervenir les constantes du problème ainsi que r, ṙ, mais pas θ̇.
d) Donner l’expression de l’énergie potentielle efficace Ep eff (r). Tracer schématiquement son graphe pour
n = 1, n = −2 et n = −4.
e) Sur ces graphes, indiquer quelle abscisse correspond à une orbite circulaire
5. Lorsque v0r ≪ v0θ , le mouvement reste très proche d’une orbite circulaire et on pose r = r0 + ǫ avec ǫ ≪ r0 .
En utilisant le graphique précédent, décrire le mouvement et représenter l’allure de la trajectoire.
6. Montrer que
!
ǫ2 3mC 2 ǫ2
Ep eff (r) ≃ Ep eff (r0 ) + + kn r0n−1 = Ep eff (r) ≃ Ep eff (r0 ) + k(n + 3) r0n−1
2 r04 2

7. Étudier le mouvement radial, c’est à dire l’évolution temporelle de ǫ(t). À quelle condition l’orbite circulaire
est-elle stable ? Lorsqu’elle l’est, exprimer la période Tǫ des oscillations radiales.
8. Au premier ordre en ǫ, le mobile décrit une révolution complète autour de l’origine pendant la période
T exprimée dans la question 3. Dans le même temps, ǫ et r évoluent périodiquement. À quelle condition la
trajectoire est-elle fermée, c’est à dire repasse par le même point après un tour ?
9. Vérifier que cette condition est satisfaite pour n = 1 et n = −2. On pourra illustrer les résultats en utilisant
un calcul numérique codé dans le fichier Python resout_perturbation_mvt_circulaire.py.

7. Mouvement d’un électron dans un magnétron (M. Diop)


Le magnétron est un accélérateur de particules qui équipe notamment les fours à micro-ondes en jouant le
rôle de source de rayonnement. Il est formé de deux cylindres conducteurs coaxiaux de rayons R1 et R0 < R1
entre lesquels on impose une ddp U = V1 − V0 > 0. Ils sont séparés par une région vide où règne un champ
magnétique constant uniforme parallèle à leur axe de révolution. Un électron de charge q = −e, émis sans
vitesse en r = R0 , migre vers l’électrode de potentiel R1 . On repère son mouvement en coordonnées polaires.
1. Déterminer le potentiel électrostatique et le champ électrique dans le magnétron.
2. Montrer que dans le mouvement de l’électron, la quantité mr 2 θ̇ + 21 qBr 2 est conservée et trouver son expres-
sion.
3. Justifier que l’énergie mécanique se conserve et en donner une expression en fonction notamment de r, U , θ̇,
ṙ.
PC* – Exercices de révision 6 Mécanique

4. Éliminer θ̇ et introduire une énergie potentielle efficace. L’utiliser pour discuter qualitativement le mouvement
radial de l’électron. Exprimer la valeur minimale de U permettant à l’électron d’atteindre l’électrode de rayon
R1 et la calculer numériquement pour R0 = 3 cm, R1 = 4 cm, B = 0, 2 T. On rappelle m = 9, 1.10−31 kg et
e = 1, 6.10−19 C.
5. Analyser la situation en utilisant le code python resout_magnetron_polaires.py fourni à cet effet.

8. Distribution de vitesse et de masse dans une galaxie (V. Dubus)


On considère une galaxie à symétrie sphérique formée de particules toutes identiques de masse m et de densité
particulaire volumique n(r), r désignant la distance au centre O.
1. Exprimer le champ de gravité − →g à la distance r du centre de la galaxie. Le résultat fait intervenir une
intégrale qu’on ne cherchera pas pour l’instant à expliciter.
2. Les particules décrivent des cercles de centre O. Exprimer leur vitesse v(r).
3. On propose trois expressions de n.

a2
n1 (r) = n0 n2 (r) = n0 e−r/a n3 (r) = n0 .
r2
Expliciter v(r) dans chaque cas. On donne
Z
x2 e−x dx = −2(e−x + xe−x ) − x2 e−x .

4. Les courbes de la figure 5 représentent des profils de vitesses v pour la galaxie NGC3198. Les carrés corres-
pondent à des valeurs mesurées, la courbe « disk » à des vitesses associées à la seule matière visible, c’est à dire
aux étoiles de la galaxie, et la courbe « dark halo » à un halo de matière sombre.
Laquelle de ces courbes peut-on associer à l’une des densité n1 , n2 ou n3 ?
5. Dans ce modèle, quel et le comportement de v attendu pour r suffisamment grand ? En déduire la masse de
la galaxie, mesurée en masses solaires.
6. Expliquer pourquoi les données expérimentales invitent à introduire de la matière sombre. Déduire des don-
nées expérimentales le comportement asymptotique de la densité ns (r) de cette matière.
7. Vous disposez d’un code Python calculant (à un facteur près) et traçant v pour chacune des trois densité de
la question 3, en fonction de la variable adimensionnée x = r/a.
a) En raisonnant sur la matière visible, déterminer le rayon de la galaxie a.
b) Proposer une expression pour la densité particulaire sombre ns (r).
Données numériques : 1pc = 3, 1.1016 m, masse solaire M⊙ = 2.1030 kg, G = 6, 67.10−11 SI.



v A
9. Stabilisation d’un satellite par gradient de gravité (H. Fessard) α


uy
Un satellite de masse 2m décrit autour de la Terre de masse M une orbite C −

r u
circulaire de rayon r à la vitesse angulaire ω. Il est formé de deux modules A O B
et B de masse m assimilés à les points matériels liés entre eux par une tige −

ux
rigide de longueur 2L et de masse négligeable (figure ).
Données numériques : G = 6, 67.10−11 SI, M = 6, 0.1024 kg, m = 100 kg,
L = 5 m, r = 7, 0.103 km.
1. Représenter les forces de gravité s’exerçant sur le satellite. Par une analyse qualitative, trouver les valeurs
de α pour lesquelles un équilibre relatif est possible, c’est à dire pour lesquelles le satellite conserve la
même orientation par rapport à la verticale (O, − →
u ).
2. En exploitant le fait que L est très inférieur à r, exprimer au premier ordre non nul le moment en C de
forces de gravité.
3. Le référentiel géocentrique (O, −

u x, −

u y, −

u z ) est supposé galiléen et on raisonne dans le référentiel (C, −

u x, −

u y, −

uz
a) Exprimer les forces d’inertie s’exerçant sur A et sur B puis prouver que leur moment global en C
est nul.
b) Écrire l’équation du mouvement régissant l’évolution de l’angle α.
PC* – Exercices de révision 7 Mécanique

Figure 5 – Profils de vitesse dans la galaxie NGC3198. Carrés : valeurs mesurées. Courbe « disk » : associée
à la matière visible. Courbe « dark halo » : associée à la matière sombre.

c) Déterminer les positions d’équilibre relatif et discuter leur stabilité. Pour la (ou les) position(s)
d’équilibre stable, exprimer la période des oscillations et la calculer numériquement.
4. Reprendre le raisonnement dans le référentiel (O, −

u ,−→v ,−

u z ).

10. Fonctionnement d’un embrayage (Centrale-Supélec) (S. Gégout)


On trouvera en annexe, à la fin de l’énoncé, une explication du rôle d’un embrayage dans une chaîne de
transmission mécanique. On modélise un embrayage par deux disques de même rayon R et de même moment
d’inertie J par rapport à leur axe de rotation commun (Oz). Soit F~ = F ~ez la force de contact exercée par le
disque (1) sur le disque (2) ; la force exercée par un élément de surface d’aire dS sur l’élément en vis à vis du
disque (2) est, en coordonnées polaires d’axe (Oz),

F
dF~ = dS ~ez + dF ′ ~eθ .
πR2
PC* – Exercices de révision 8 Mécanique

1. Rappeler les lois de Coulomb du frottement de glissement. On notera µd et µs les coefficients de frottement,
dont on rappellera les définitions, unités et ordres de grandeur. On suppose que le frottement des éléments
de surface en contact des disques d’embrayage vérifie ces lois.
2. Quelle est l’expression de dF ′ si Ω1 6= Ω2 ? On distinguera deux cas. Que peut-on dire si Ω1 = Ω2 ?

On étudie dans les questions 3 à 5 une phase de démarrage, le dispositif étant embrayé à partir de
ω1 (t = 0) = ω0 et ω2 (t = 0) = 0. Le moteur est accouplé au disque (1) et exerce sur celui-ci le couple
moteur ~Γ1 = Γ1 ~ez . La charge utile du dispositif (les roues du véhicule, etc.), de moment d’inertie J ′ , est
accouplée au disque (2). On posera J2 = J +J ′ . Cet ensemble mobile est soumis à un couple de frottement
~Γ2 = −Γ2 ~ez ; Γ1 et Γ2 sont supposés constants.
3. Calculer le moment ~Γ12 des efforts de contact exercés par (1) sur (2) pendant le patinage.
4. À quelle(s) condition(s) observe-t-on une accélération du véhicule se terminant sans patinage ? Quelle
serait l’évolution ultérieure du système ?
5. Calculer l’énergie dissipée par les frottements pendant la phase de patinage. Que devient-elle ?
6. À partir d’un fonctionnement de régime permanent sans patinage, l’arbre moteur tournant à la vitesse
angulaire ω0 , on déclenche le freinage (sans débrayage) du véhicule. Dans ces conditions, le couple moteur
exercé sur le disque (1) est remplacé par un couple de frein moteur ~Γ1 = −Γ′1 ~ez et un couple de frottement
proportionnel à sa vitesse de rotation s’exerce sur le disque (2), ~Γf = −KΩ2 ~ez . À quelle condition
l’embrayage ne patinera-t-il pas ?
Annexe sur l’embrayage
L’embrayage est un dispositif d’accouplement entre un arbre dit moteur et un autre dit récepteur. Du fait
de sa transmission par adhérence, il permet une mise en charge progressive de l’accouplement ce qui évite les
à-coups qui pourraient provoquer la rupture d’éléments de transmission ou l’arrêt du moteur dans le cas d’une
transmission avec un moteur thermique. L’embrayage est nécessaire sur les véhicules automobiles à moteurs
thermiques qui doivent continuer à tourner même si le véhicule est à l’arrêt. Le désaccouplement facilite aussi
le changement de rapport de vitesses. L’embrayage trouve donc sa place sur la chaîne de transmission, entre
le moteur et la boîte de vitesses. Le mot « embrayage » désigne également la phase de fonctionnement où
l’accouplement est établi ; il s’agit de l’opération inverse du « débrayage » pendant laquelle les arbres sont
désolidarisés.
On distingue trois phases de fonctionnement pour un dispositif d’embrayage.
— En position embrayée : l’embrayage transmet intégralement la puissance fournie (la voiture roule, le
moteur est lié à la boîte de vitesses). C’est le plus souvent la position stable du dispositif (absence
d’action de commande).
— En position débrayée : la transmission est interrompue. Roue libre, ou voiture arrêtée, le moteur peut
continuer à tourner sans entraîner les roues. La situation est équivalente au point mort.
— Phase transitoire de glissement : en particulier pendant l’embrayage, la transmission de puissance est
progressivement rétablie. Ce moment est appelé point de patinage. Pendant cette phase, l’arbre d’entrée
et l’arbre de sortie ne tournent pas à la même vitesse.
PC* – Exercices de révision 9 Mécanique

11. Arrimage d’un bateau (M. Gori-Grise)


Un bateau est arrimé par une corde parcourant n tours (n ∈ R) d’enroulements sur un bollard fixé sur le quai.
L’autre extrémité de la corde est tendue par un marin musclé exerçant une force F0 . On suppose pour simplifier
que la partie enroulée de la corde se trouve dans un plan horizontal dont l’intersection avec le bollard est un
cercle de centre O et de rayon a. La figure 6 représente schématiquement la situation dans le cas particulier où
n = 1/2. On note M0 le point où se termine l’enroulement, du côté du marin et on repère un point M de la
−−−→ −−→
corde enroulée par l’angle θ = (OM0 , OM ).
Lorsque le bateau s’éloigne du quai, la corde se tend et s’immobilise grâce à l’action de l’opérateur. On
étudie donc une situation de quasi-équilibre où la corde se trouve à la limite du glissement sur son support.

F0


er
θ −

dR
O
vers le bateau dθ



F

Figure 6 – Corde d’arrimage enroulée sur un bollard

1. On décompose la corde en arcs de cercles infinitésimaux vus sous l’angle dθ. Chacun subit de la part du
bollard des forces de frottement réparties sur sa longueur mais qu’on modélise par une réaction infinitésimale


d R ponctuelle obéissant aux lois de Coulomb avec un coefficient µ. En exploitant cette modélisation, déterminer
la manière dont la tension T de la corde dépend de θ.
2. Si le bateau exerce une force F = 106 N sur la corde et si µ = 0, 2, estimer le nombre de tours nécessaires
pour que le marin puisse le retenir.

12. Chute d’une tige (A. Coquillard)


Une tige AB de masse m et de longueur ℓ tombe sans vitesse initiale à partir de sa position verticale (figure
7). On suppose que le mouvement se produit dans le plan vertical (xOy), sans glissement au point A. Il est
repéré par l’angle θ représenté sur la figure 7. Le moment d’inertie de la tige par rapport à un axe qui lui est
orthogonal et passe par son extrémité vaut mℓ2 /3.

~ur
B x
~uθ
M
~g θ ~uz
y
A

Figure 7 – Tige tombant par rotation autour du point A

a. Exprimer θ̇ et θ̈ en fonction de θ.
b. Exprimer la réaction R ~ du support en fonction de θ.
PC* – Exercices de révision 10 Mécanique

c. Soit M un point de la tige repéré par la distance AM = d. Au travers de la section droite du matériau
passant par M , la partie BM exerce un ensemble de forces de contact sur la partie AM . Ces forces ont une
résultante F~ = Fr ~ur + Fθ ~uθ et un moment MM z par rapport à l’axe (M, ~uz ). Trouver l’expression de F~ en
fonction de m, g, θ et u = d/ℓ.
d. Démontrer l’expression
mgℓ sin θ
MM z = − u(u − 1)2 .
4
e. Étudier les variations de MM z avec u = d/ℓ.
Faire le lien avec la photographie fournie sur la partie droite de la figure.

13. Oscillateur élastique tournant (M. Gravier)


On considère un point matériel M de masse m lié à un point O1 par un élastique de raideur k et de longueur à
−−−→
vide nulle, exerçant sur lui une force F~eℓ = −k O1 M . Ce point O1 se déplace dans le plan horizontal (O, ~ux , ~uy )
en parcourant à la vitesse angulaire Ω le cercle de centre O et de rayon a. Le contact de M avec ce plan se fait
sans frottement. On pose ω = k/m.
p

~u′y ~uy
M
~u′x

O1
a
Ωt
O ~ux

1. Déterminer les positions d’équilibre relatif possibles, c’est à dire celles pour lesquelles M reste fixe dans le
référentiel R′ = (O, ~u′x , ~u′y ). Discuter selon la valeur de ω et représenter ces positions sur un schéma en faisant
aussi apparaître les vecteurs forces.
2. Soient (xeq , yeq ) les coordonnées d’un point d’équilibre. Dans R′ , on écrit les coordonnées de M sous la
forme x(t) = xeq + ǫ(t), y(t) = yeq + η(t). Écrire les équations de mouvement en utilisant les variables ǫ et η
(qui ne sont pas supposées petites).
3. Chercher des solutions de la forme ! !
x x0
= ert .
y y0
La grandeur inconnue r peut être complexe, auquel cas x et y le sont aussi et la solution cherchée s’obtient en
prenant la partie réelle. Il est demandé de trouver r, mais pas d’exprimer η(t) et ǫ(t).
4. L’équilibre en (xeq , yeq ) est stable s’il n’existe aucune solution r présentant une partie réelle positive. Qu’en
est-il ici ? À quel type de mouvement a-t-on affaire ?
5. On choisit Ω = 1 rad.s−1 et ω = 2 rad.s−1 . Utiliser la fonction odeint du module Python [Link]
pour résoudre les équations du mouvement et pour représenter la trajectoire.

14. Forme d’une chaînette en rotation (V. Gueudelot)


Une corde inextensible et sans raideur, de masse m et de longueur ℓ, est mise en rotation autour d’un axe
passant par deux points fixes A et B en lesquels ses extrémités sont fixées (figure 8). Tous ses points tournent à
la même vitesse angulaire ω constante autour de (A, ~ux ) et, à un instant donné, se situent dans un même plan
contenant (AB). On peut assez facilement réaliser l’expérience en utilisant une chaînette, en la saisissant entre
ses doigts à chaque extrémité et en la faisant tourner en agitant les mains d’un léger mouvement circulaire. La
longueur d = AB est inférieure à L et on ne suppose pas, comme on le fait dans l’étude des corde vibrantes,
que la corde est peu inclinée. Dans ces r
conditions, la longueur de l’élément infinitésimal situé entre les abscisses
dy 2
 
x et x + dx est dℓ = dx2 + dy 2 = dx 1 + dx .
p

1. En négligeant la pesanteur, trouver une équation différentielle dont la résolution permettrait de déterminer
la forme de la chaînette.
PC* – Exercices de révision 11 Mécanique

Figure 8 – Chaînette en rotation autour d’un axe

2. Combien de constantes interviennent dans la résolution de cette équation ? Écrire les relations permettant
de les déterminer.
3. La résolution numérique de ce problème peut être conduite en utilisant la fonction odeint du module Python
[Link]. Compléter les fonctions construit_membre_de_droite, integre_longueur et trouve_b du
code resolution_chainette_tournante_eleve.py, puis l’exécuter pour résoudre le problème avec L = 0, 7 m
et d = 0, 5 m.
4. Dans quel cas limite la chaînette est-elle très peu courbée ? Quel terme peut-on alors alors négliger dans
l’équation différentielle ? Dans ce cas particulier, déterminer l’expression de y(x) et vérifier la concordance avec
le résultat fourni par le code.

15. Tunnel gravitationnel (E. Hassnaoui)


Depuis un point M0 de la surface de la Terre, de latitude λ, on creuse un puits dans lequel on laisse
tomber sans vitesse initiale un point matériel de masse m. Ce puits imaginaire, illimité en profondeur, traverse
potentiellement toute la planète et sa forme a été conçue manière à épouser la trajectoire. Ainsi le projectile
ne rencontre-t-il jamais d’obstacle dans son mouvement et sa chute libre se poursuit indéfiniment. On étudie
son mouvement dans le référentiel terrestre RT d’origine O, d’axes dirigés par ~ux , ~uy et ~uz , en rotation à la
vitesse angulaire Ω par rapport au référentiel géocentrique. On modélise la Terre par un ellipsoïde de demi
grand axe √a (rayon équatorial) et de demi petit axe b (rayon polaire), de masse volumique ρ uniforme. On
pose b = a 1 − e2 où e désigne l’excentricité de l’ellipsoïde, le cas particulier e = 0 correspondant à une terre
sphérique. Valeurs numériques pour la Terre : e = 0, 082, a = 6378137 m.
On admet que le champ de gravité dans la Terre s’écrit

~g = −ω12 (x ~ux + y ~uy ) − ω22 z ~uz

avec
4
ω12 ≃ ω 2 (1 − e2 /5) ω22 ≃ ω 2 (1 + 2e2 /5) ω 2 = πGρ .
3
On note √
1 − e2
r0 = a √ = OM0
1 − e2 cos2 λ
la distance initiale de M0 au centre de la Terre et λ sa latitude. Ses coordonnées sont x0 = r0 cos λ, y0 = 0 et
z0 = r0 sin λ.
~uz Ω ~

M0
~uy
r0

O ~ey
λ
Ωt
~ex ~ux

1. En tenant compte du caractère non galiléen du référentiel terrestre, écrire les équation du mouvement.
2. Résoudre ces équations et exprimer x(t), y(t) et z(t) en fonction de r0 , λ, Ω, ω1 , ω2 et t. Il sera commode
de poser u = x + iy.
PC* – Exercices de révision 12 Thermodynamique et diffusion

3. Dans cette question et la suivante, on reprend l’étude dans le référentiel géocentrique RG (0, ~ex , ~ey , ~uz ). Les
vecteurs ~ex et ~ey pointent vers des étoiles lointaines et se confondent avec ~ux et ~uy à t = 0. Quelle est la vitesse
initiale du projectile dans RG ?
4. Étudier le mouvement du projectile dans RG . Les coordonnées seront notées xG (t), yG (t), z(t).
5. Projeter ~ex et ~ey sur (~ux , ~uy ) puis retrouver par ce changement de base les expressions de x(t) et y(t) établies
dans la question 2.
6. Déterminer dans RT l’équation de la ligne de champ (tenant à la fois compte de la gravité et de l’inertie
d’entraînement) passant par M0 . On utilisera la relation admise

ω12 − Ω2
=1
ω22

qui assure que ce champ est perpendiculaire à la surface de la Terre 1 .


7. Utiliser le code tunnel_gravitationnel_avec_Coriolis pour tracer la trajectoire et la ligne de champ.
Commenter.

Thermodynamique et diffusion
16. Thermalisation de deux solides en contact par une barre (P.-[Link])
Une barre de longueur l, de section S, de capacité calorifique massique c, de masse volumique ρ et de
conductivité thermique λ a ses extrémités en contact avec deux solide S1 et S2 (figure 9). Sa face latérale
cylindrique est calorifugée.
a. En supposant que S1 et S2 sont deux thermostats de températures T1 et T2 , donner la répartition de tempé-
rature dans la barre en régime stationnaire.
b. Les solides S1 et S2 ont maintenant des capacités calorifiques finies C1 et C2 . À l’instant initial, leurs tempé-
ratures sont T10 et T20 . En supposant le phénomène quasi stationnaire, déterminer l’évolution des températures
de S1 et S2 .
c. À quelle condition l’hypothèse de quasi-stationnarité est-elle légitime ?

S1 S
2

Figure 9 – Deux solides en contact thermique par une barre

17. Expérience du regel (M. Jacquemin)


Pour illustrer les propriétés originales de la glace, on réalise parfois une manipulation appelée « expérience du
regel ». Un mince ruban d’acier horizontal est inclus dans un bloc de glace parallélépipédique de température
initiale T0 = 273, 15 K. Il dépasse des deux côté du bloc et on suspend à ces portions horizontales deux poids
de même masse m0 . On constate alors que le ruban s’enfonce lentement dans la glace, qui fond juste en dessous
du métal et se reforme juste au dessus. Au bout d’un temps assez long, le ruban a traversé le bloc de glace qui
apparaît néanmoins intact, et non pas coupé en deux !
1. cf l’exercice sur la forme hydrostatique de la Terre et l’ellipsoïde de Mac Laurin
PC* – Exercices de révision 13 Thermodynamique et diffusion

1. Rappeler l’allure du diagramme d’état de l’eau dans le plan (T, P ). En quoi est-il atypique ? Calculer la pente
β de la frontière liquide-solide.
2. Expliquer qualitativement l’expérience du regel.
3. Pour faciliter l’étude du phénomène, on s’appuie sur les hypothèses suivantes, que l’on complétera au besoin
par d’autres jugées pertinentes :
— l’air autour du bloc est à la température de 0◦ C ;
— juste au dessus et juste au dessous du ruban, où ont lieu les changements d’état de l’eau, sont réalisés
localement des équilibres liquide-solide ;
— le transfert de l’eau liquide de la région située sous le ruban à celle située au dessus se fait quasi instan-
tanément.
Exprimer dans ce cadre la vitesse v à laquelle le ruban s’enfonce, en fonction de son épaisseur e, de sa longueur
L et de sa largeur a, et de diverses autres grandeurs parmi celles figurant au bas de l’énoncé.
4. Calculer numériquement v pour m0 = 1 kg, e = 1 mm, L = 0, 2 m, a = 1 mm.
Données numériques
point triple de l’eau (TT = 273, 16 K, PT = 610, 6 Pa), température de fusion de l’eau à pression atmosphérique
Tf = 0◦ C = 273, 15 K, enthalpie de fusion de la glace ℓf = 333, 5.103 [Link]−1 , masse volumique de la glace ρg =
917 kg.m−3 , accélération de la pesanteur g = 9, 81 m.s−2 , conductivité thermique de l’acier λ = 45 W.m−1 .kg−1 ,
masse volumique de l’acier ρa = 7, 8.103 kg.m−3 .

18. Les trois petits cochons (conte inuit transmis par le concours Centrale-Supélec) (C. Khelil)

Au cours d’une expédition polaire, les trois petits cochons décident de construire un igloo de glace (conductivité
thermique λ = 2, 0 W.m−1 .K−1 ) de forme hémisphérique. Ils s’accordent sur un rayon intérieur R1 = 1, 0 m
et une épaisseur de glace de 30 cm. L’air extérieur est à la température Te = −5 ◦ C supposée constante. Au
moment où l’igloo est achevé, le grand méchant loup surgit. Les trois petits cochons se précipitent à l’intérieur
de l’igloo et obstruent l’entrée par un dernier morceau de glace. Le loup se met à souffler, souffler, mais l’igloo
reste en place. Ayant remarqué l’absence de cheminée, le loup estime que sa seule chance est de continuer à
souffler. Un régime stationnaire de transferts thermiques finit par s’établir entre l’intérieur et l’extérieur de
l’igloo.
1. On note respectivement T1 et T2 les températures sur les faces interne et externe de l’igloo. Exprimer le
champ de température dans la glace et déterminer la résistance thermique de l’igloo.
2. Le champ de température n’est pas continu aux interface entre l’air et la glace. Des transferts thermiques
de nature conducto-convective s’y produisent. On les suppose régis par la loi de Newton selon laquelle le flux
thermique surfacique est proportionnel au saut de température. Pour l’interface entre l’air intérieur et la paroi
intérieure, on a exemple j = hi (Tint − T1 ) (avec hi = 5, 0 W.m−2 .K−1 ). Pour l’autre interface, j = he (T2 − Text )
(avec he = 100 W.m−2 .K−1 quand le loup souffle et he = 10 W.m−2 .K−1 quand il ne souffle pas).
Dans une première phase, le loup souffle. Sachant qu’un petit cochon libère une puissance de 80 W, calculer la
température qui règne à l’intérieur de l’igloo ainsi que la température de sa paroi intérieure.
3. Le loup, fatigué, cesse de souffler mais les trois petits cochons restent enfermés. En considérant encore un
régime stationnaire, montrer que l’igloo fond. De quel côté ? Sur quelle épaisseur ?
PC* – Exercices de révision 14 Thermodynamique et diffusion

19. Diffusion dans un tuyau poreux (K. Kraifi)


Un tube cylindrique de rayon a et d’axe (Oz) est le siège d’un phénomène de diffusion moléculaire entre
ses deux extrémités, d’abscisses z = 0 et x = L, sur lesquelles on maintient des densités particulaires n0 et
n1 respectivement. Ce tube est légèrement poreux : au travers de sa paroi d’épaisseur e ≪ a, les particules
peuvent diffuser vers l’extérieur. On note respectivement D et D′ les coefficients de diffusion dans le tuyau et
au travers de sa paroi. On se place en régime permanent. En toute rigueur, la densité particulaire n dépend
de deux coordonnées cylindriques z et r. Cependant, on néglige la dépendance en r dans le tuyau (c’est à dire
pour r < a) et on pose n = n(z). Dans la paroi au contraire, il existe un fort gradient radial et on peut négliger
la diffusion longitudinale.
1. On considère une section de tube comprise entre le cotes z et z + dz. Exprimer en fonction de D ′ , n(z), a
et e le flux infinitésimal dΦlat de particules qui « fuit » au travers de la paroi.
2. Établir l’équation différentielle dont n(z) est solution dans le tube.
3. Résoudre l’équation précédente en posant α = (2D ′ )/(Dae), puis vérifier que n s’exprime par
p

n0 sinh(α(L − x)) + n1 sinh(αx)


n(z) = .
sinh αL
4. Simplifier l’expression de n dans le cas αL ≫ 1.
5. On revient au cas général. Exprimer le flux Φp de particules s’échappant au travers de la paroi.
6. Examiner le cas où αL ≪ 1 en simplifiant les expressions de n et Φp .

20. Estimation des coefficients de transport dans un gaz (G. Launay, L. Magron-Mathis)
On s’intéresse ici à une descriptions microscopique simpliste des phénomènes de transports diffusifs dans un
gaz. On considère pour cela la matière à l’échelle moléculaire. Dans un gaz parfait, chaque molécule se déplace
librement, sans interaction, jusqu’à ce qu’elle subisse un choc instantané avec une autre molécule. On note ℓ le
libre parcours moyen, c’est à dire la distance moyenne que parcourt une molécule entre deux chocs successifs
et τ la durée de ce vol. On admet que ℓ s’exprime par
1
ℓ= √
2nσ
où n est la densité particulaire du gaz et σ la section efficace de collision des molécules. Les vitesses −

v des
molécules sont évidemment très diverses et changeantes. Pour simplifier, on admet que les particules ne peuvent
se déplacer que parallèlement à chacun des trois axes de coordonnées, dans un sens ou dans l’autre, et que la
norme de vitesse présente une valeur unique u.
1. Considérons tout d’abord un gaz chimiquement pur dans lequel certaines molécules sont « marquées ». On
note n(x, t) leur densité particulaire. On étudie leur flux à travers une surface δS à l’abscisse x. On suppose pour
simplifier que les molécules traversant δS de gauche à droite pendant la durée τ proviennent « en moyenne »
de l’abscisse x − ℓ/2 où la densité particulaire vaut n(x − ℓ/2).

δS

x−ℓ x x+ℓ

(a) Parmi les particules situées à gauche de δS, quelle fraction se dirige vers δS ? Combien la traversent
pendant la durée τ ? On notera N→ ce nombre. Faire le même raisonnement pour les particules traversant
δS de droite à gauche en notant N← leur nombre. Quel est le flux net Φ de particules à travers δS, compté
positivement vers les x croissants ?
PC* – Exercices de révision 15 Thermodynamique et diffusion

(b) On admet que n varie peu sur la distance ℓ. Montrer que le raisonnement précédent permet d’exprimer
en fonction de ℓ et u, le coefficient de diffusion D des molécules marquées tel que le définit la loi de Fick.
(c) Sachant que la vitesse moyenne u est proportionnelle à la vitesse quadratique moyenne et en n’oubliant
pas que ℓ n’est pas une constante, prédire l’évolution de D avec la température T et la pression P . Pour
comparaison, on obtient expérimentalement une loi du type D ∝ T 1,8 P −1 .
2. Passons à l’estimation de la conductance thermique du gaz. Il n’est désormais plus question de molécules
marquées et on note simplement n = n0 la densité particulaire, supposée uniforme. Le nombre de particules
traversant la surface dans un sens ou dans l’autre est donc le même. Par contre, la température du gaz T (x) est
supposée non uniforme de sorte que les deux groupes présentent des températures distinctes, comme c’était le
cas pour la densité particulaire dans la question 1. À titre d’exemple, supposons que la gauche soit plus chaude
que la droite. Les particules allant de gauche à droite possèdent une vitesse d’agitation thermique plus grande
que celles allant dans l’autre sens de sorte qu’en traversant la frontière, elles vont enrichir la partie droite en
énergie. Les particules voyageant en sens inverse ne compensent pas complètement cet effet puisqu’elles sont
moins agitées et transportent donc moins d’énergie.
(a) On note Cvm la capacité calorifique molaire et NA le nombre d’Avogadro. Quelle énergie interne δU→ ou
δU← les particules traversant δS dans un sens ou dans l’autre transportent-elles pendant la durée τ ? Quel
est le gain net en énergie de la partie droite ?
(b) Selon le premier principe, ce transport d’énergie s’interprète comme par flux de chaleur 2 . En déduire
l’expression, en fonction Cv , Na , n, u et ℓ, de la conductivité thermique λ du gaz, définie par la loi de
Fourier.
(c) Quel comportement prévoit-on pour λ en fonction de T et P ? Expérimentalement, on obtient une loi du
type λ ∝ P 0 T 0,7 .
3. Enfin, intéressons-nous à la diffusion de quantité de mouvement dans un gaz, i.e. à sa viscosité. On considère
un écoulement dans lequel le champ de vitesse est du type − →
v = v(x) −
→. Les molécules situées à gauche et à
u y
droite de δS n’ont donc pas la même vitesse macroscopique (cette vitesse v s’ajoute à la vitesse d’agitation
thermique u). À titre d’exemple, supposons que la gauche soit plus rapide que la droite. Les particules allant
de gauche à droite possèdent une quantité de mouvement (selon y) plus grande que celles allant dans l’autre
sens de sorte qu’en traversant la frontière puis en se mêlant à la partie droite, elles tendront à l’accélérer en
lui communiquant leur mouvement. Les particules voyageant en sens inverse ne compensent pas complètement
cet effet puisqu’elles sont moins rapides.

v(x − ℓ/2)
v(x + ℓ/2)

com

δS

(a) On note m la masse des molécules. Quelle quantité de mouvement δPy → transportent les particules
traversant δS de gauche à droite pendant la durée τ ? Quelle quantité de mouvement δPy ← transportent
les particules traversant δS de droite à gauche pendant la durée τ ? Quel est le gain net de quantité de
mouvement δPy de la région droite ?
(b) Nous allons interpréter δPy /τ comme une force. Pour justifier cette affirmation, on procède entre les
instants t et t + τ à un bilan de quantité de mouvement analogue à celui qui permet d’étudier la propulsion
par réaction. On considère le système fermé Σ constitué du fluide à droite de δS (partie « com »), auquel
on adjoint les particules qui y entrent (ou qui en sortent) pendant la durée τ . Les première sont englobées
dans la zone commune à t + τ et les premières en font déjà partie à t.
dP dP δP
Exprimer dty Σ en fonction de ydtcom et de τ y . En appliquant le principe fondamental de la dynamique,
introduire une « force fictive » s’exerçant sur la partie droite.
(c) Cette force s’interprète comme celle de viscosité. En déduire, en fonction de n, m, u et ℓ, l’expression de
la viscosité η telle que la définit la loi de Newton.
2. Nous passons sous silence les subtilités liées au fait que l’on a ici un système ouvert.
PC* – Exercices de révision 16 Thermodynamique et diffusion

(d) Quelle comportement prévoit-on pour η en fonction de T et P ?

21. Un modèle d’effet de serre terrestre (V. Moniot)


On étudie ici un modèle permettant d’estimer la température à la surface de la Terre, supposée constante et
uniforme. On s’appuie sur les hypothèses suivantes :
— L’atmosphère est modélisée par une couche homogène de température Ta non réfléchissante, présentant
un coefficient d’absorption αa dans le visible et αa dans l’infrarouge ;
— Le sol est modélisé par une surface opaque de température T , de coefficient d’absorption α dans le visible
et égal à 1 dans l’infrarouge ; il réfléchit le rayonnement qu’il n’absorbe pas ;
— la diffusion du rayonnement solaire par l’atmosphère (nuages, aérosols, gaz, etc.) est traitée de la façon
simplifiée suivante : une fraction r du rayonnement solaire ϕs incident est réfléchie vers l’espace avant de
pénétrer dans l’atmosphère.
L’atmosphère et le sol sont traités comme des corps gris : par à rapport à un corps noir, leur émittance est
multipliée par un coefficient d’émissivité e, égal à l’absorbance α du corps pour les mêmes longueurs d’ondes.
1. Le rayonnement solaire parvenant à la Terre présente une puissance surfacique de 1368 W.m−2 dans un
plan perpendiculaire aux rayons lumineux. Dans toute la suite, on considère le flux solaire surfacique moyen ϕs
atteignant un point quelconque de la surface terrestre et on lui attribue la valeur de 342 W.m−2 . Pouvez-vous
justifier cette valeur ?
2. Quel est le flux surface ϕi pénétrant au sommet de l’atmosphère ?
3. On suppose que ce rayonnement incident est uniquement constitué de lumière visible, alors que ceux
émis par l’atmosphère et par le sol sont dans l’infrarouge. Cela vous paraît-il raisonnable ? À quelle propriété
fondamentale du rayonnement thermique ces approximations sont-elles liées ?
4. En fonction des grandeurs introduites plus haut, exprimer les coefficents de transmission τa et τ a de
l’atmosphère dans le visible et dans l’infrarouge, et le coefficient de réflexion rs du sol dans le visible.
5. La figure ci-dessous représente le flux incident, le flux ϕa émis par l’atmosphère (vers le haut et vers le bas)
et le flux ϕ émis par le sol. La compléter en y faisant apparaître quatre flux transmis ou réfléchis et indiquer
l’expression de chacun.
ϕi
ϕa

ϕa
ϕ

6. Écrire deux relations traduisant l’équilibre thermique de ce système.


7. Le modèle conduit aux expressions suivantes :
1/4
2α(1 − αa ) + αa [1 + (1 − α)(1 − αa )]

T = ϕi
(2 − α)σ
1/4
α(1 − αa )αa + αa [1 + (1 − α)(1 − αa )]

Ta = ϕi .
αa (2 − αa )σ

Sans faire le calcul, expliquer comment on obtient ces expressions.


8. À partir de la figure (10), déterminer r, α, αa , αa .
9. Calculer la température de la Terre et celle de l’atmosphère. Commenter.
Données : constante de Stefan σ = 5, 67.10−8 W.m−2 .K−4 , constante de Wien W = 2898 µm.K.

22. Échanges entre trois sources (Centrale) (A. Pierlot)


1. Donner les schéma fonctionnel d’une pompe à chaleur et indiquer le sens réel des échanges. Déterminer
l’efficacité énergétique maximale et proposer une application numérique dans un cadre concret.
PC* – Exercices de révision 17 Thermodynamique et diffusion

Figure 10 – Échanges énergétiques de la Terre en W.m−2 . A : rayonnement solaire au dessus de l’atmosphère ;


C : rayonnement infrarouge absorbé par l’atmosphère ; D : rayonnement émis par l’atmosphère vers la Terre ;
F : rayonnement émis par les hautes couches de l’atmosphère vers l’espace.

2. Même question pour un moteur thermique, sans l’application numérique.


3. On dispose de trois solides de même capacité calorifique C aux températures T10 = 300 K, T20 = 100 K
et T30 = 300 K. Expliquer comment on peut, sans apport extérieur d’énergie, échauffer au delà de 300 K
l’un des trois solides. Déterminer la température maximale que l’on peut atteindre.

23. Moteur de Stirling (L. Waltisperger)


Le moteur de Stirling est un dispositif ditherme à combustion externe. Au moyen d’un piston déplaceur D
le gaz est périodiquement transvasé de la zone froide à la zone chaude et inversement. Ces transvasements
s’effectuent à volume constant au travers d’un échangeur thermique appelé régénérateur. Au cours d’autres
phases du cycle, le gaz échange avec un second piston T le travail utile à une machine. Dans le détail, son
fonctionnement se réalise selon les quatre étapes suivantes :
— Initialement froid et détendu (volume V1 , état 1), le gaz est comprimé de manière quasi-statique par la
remontée du piston de travail, tout en restant en équilibre thermique avec la source froide de température
T1 . Il parvient ainsi à l’état 2 de volume V2 .
— Le piston déplaceur, se translatant vers le bas jusqu’à la rencontre du piston de travail, chasse gaz vers le
haut au travers du régénérateur. Le gaz s’y réchauffe jusqu’à la température T3 de la source chaude sans
changer de volume, parvenant ainsi à l’état 3.
— Le gaz chaud se détend de manière quasi-statique en repoussant les deux pistons tout en restant en
équilibre thermique avec la source chaude. Il parvient ainsi à l’état 4.
— La remontée du piston déplaceur chasse le gaz vers le bas au travers du régénérateur. Il s’y refroidit
jusqu’à la température T1 sans changer de volume.
PC* – Exercices de révision 18 Thermodynamique et diffusion

On admettra que dans les étapes de transvasement, la pression du gaz est à chaque instant la même de part
et d’autre du piston déplaceur. On suppose de plus le gaz parfait. On note ρ = VV12 le rapport volumérique de
compression.
1. Représenter le cycle de fonctionnement dans le plan (V, P ) et dans le plan (S, T ).
2. On admet ici que le régénérateur fonctionne de manière idéale, c’est à dire qu’il restitue dans l’étape 2-3
toute la chaleur que gaz lui a fournie dans l’étape 4-1. En régime permanent, seule la quantité de chaleur
Q34 provient donc de la source chaude. Exprimer le rendement η du moteur et commenter son expression
en lien avec les hypothèses.
3. En réalité, le gaz atteint dans le transvasement de bas en haut une température T2′ légèrement inférieure
à T3 . La fin de l’étape isochore 2-3 se fait par échange direct de chaleur avec la source chaude. On définit
l’efficacité du régénérateur par
T ′ − T1
ǫ= 2
T3 − T1
(a) Placer le point 2’ sur les cycles.
(b) Par rapport à la question précédente, le travail fourni par le gaz au cours d’un cycle et la chaleur
puisée dans le source chaude sont-ils modifiés ?
(c) Montrer que le rendement s’exprime maintenant par
η0
η=
1 (1−ζ)(1−ǫ)
1+ γ−1 ln ρ

cp V1 T1
où η0 est le rendement obtenu dans le premier modèle. On a noté γ = cv , ρ= V2 et ζ = T3 .
Comment η varie-t-il avec γ et ρ ?
(d) Quelle serait l’expression du rendement en l’absence de régénérateur ?
(e) Le calculer numériquement pour T1 = 313 K, T3 = 1023 K, ǫ = 0, 8 ρ = 3, γ = 1, 4.

24. Transformation et transferts d’eau entre deux récipients (E. Rieckenberg)


Deux récipients R et R′ de même volume V = 1 l sont thermostatés aux températures respectives T = 293 K
et T ′ = 278 K. Ils sont initialement vides et peuvent communiquer par un tube muni d’un robinet.

R R’

La pression de vapeur saturante de l’eau est donnée à chacune des deux températures :

Ps (T ) = 2, 32.103 Pa Ps (T ′ ) = 0, 88.103 Pa
PC* – Exercices de révision 19 Thermodynamique et diffusion

a. Le robinet étant fermé, on introduit 50 mg d’eau dans R. Préciser l’état de cette eau.
b. On ouvre le robinet et on attend que l’équilibre s’établisse. Déterminer les quantités d’eau liquide et d’eau
vapeur dans chacun des récipients.

25. Échangeur à contre-courant (A. Sall)


Un échangeur thermique est constitué de deux canalisations d’axe (Ox), de longueur L et de même section
rectangulaire de côtés a (selon ~uz ) et b (selon ~uy ), séparées par une paroi métallique d’épaisseur e ≪ L (figure
11). Dans la conduite supérieure, un liquide entre en x = 0 à la température T10 et s’écoule vers la droite à la
vitesse constante et uniforme v. Dans la conduite inférieure, le même liquide entre en x = L à la température
T2L et s’écoule vers la gauche à la même vitesse constante et uniforme. On note T1 (x) et T2 (x) les températures
dans chacun des deux fluides à l’abscisse x, supposées uniformes dans chaque section orthogonale à ~ux . On se
place en régime stationnaire. On note c la capacité calorifique massique du fluide, λ sa conductivité thermique
et λ0 celle du métal. On rappelle que le débit massique s’exprime par Dm = µvab.
z L

liquide à T1 (x) a
e O x

liquide à T2 (x) a

Figure 11 – Échangeur à contre-courant

Dans les premières questions, on néglige la conduction thermique dans le fluide, avant d’analyser la perti-
nence de cette hypothèse à partir de la question 8.
1. Dans le métal, on néglige tout flux thermique dans la direction de ~ux . Quelle hypothèse de l’énoncé légitime
cette approche ?
2. Exprimer le flux thermique dΦ1→2 traversant un élément de la paroi de longueur dx, du fluide 1 vers le
fluide 2.
3. Montrer que T1 (x) est solution de l’équation différentielle
dT1 T2 (x) − T1 (x)
=
dx δ
et donner l’expression de δ.
4. Trouver l’équation différentielle dont T2 est solution.
5. Exprimer T1 (x) et T2 (x).
6. Les résultats précédentes conduisent à
δT10 + LT2L LT10 + δT20
T1L = T1 (L) = T20 = T2 (0) = .
δ+L δ+L
Commenter l’influence du rapport L/δ sur ces températures de sortie.
7. Exprimer le flux thermique échangé par les fluides dans l’ensemble de l’échangeur, en fonction des tem-
pérature d’entrée (T10 , T2L ) et des paramètres du problème. Comment choisir ces paramètres pour maximiser
l’échange ?
Jusqu’ici, la conduction thermique au sein du fluide a été négligée. Les questions qui suivent ont pour but
d’analyser la pertinence de ce point de vue.
8. Comment faut-il modifier les équations des questions 3 et 4 pour tenir compte de la conduction thermique
dans le fluide ? Montrer que T1 est solution de
d2 T1 1 dT1 1
2
− ′ + ′ (T2 − T1 ) = 0
dx δ dx δδ
et donner l’expression de δ′ en fonction de λ, µ, v et c. Trouver aussi l’équation dont T2 est solution.
PC* – Exercices de révision 20 Mécanique des fluides

9. Dans ces équations, on identifie trois types de termes : ceux liés à la diffusion thermique dans le fluide, ceux
liés à la convection et ceux liés à l’échange au travers du métal. On appelle « nombre de Péclet » et on note Pe
le quotient
ordre de grandeur du terme convectif
Pe = .
ordre de grandeur du terme diffusif
Pour les ordres de grandeur, on admet que toutes les variations de température ont le même ordre de grandeur
T̃ et se font à l’échelle L. Exprimer le nombre de Péclet en fonction de L et d’une autre longueur.
10. On définit maintenant 3
ordre de grandeur du terme d′ échange
N= .
ordre de grandeur du terme diffusif
L’exprimer sous la forme N = L/δ′′ en précisant l’expression de δ′′ en fonction de λ, e, a et λ0 .
11. À quelles conditions est-il légitime de négliger la diffusion dans le fluide ?
12. Montrer que la conception de l’échangeur nécessite un compromis sur le choix de la vitesse.

Ce problème peut donner à lieu à divers prolongements, tels que


— résoudre exactement le cas où v = 0 ;
— résoudre numériquement par la méthode des différences finies le système d’équation de la question 8 ;
— résoudre exactement le système linéaire de la question 8.

26. Bilans dans un échangeur à contre-courant (A. Savary)


On considère l’échangeur thermique représenté sur la figure (12). Les états d’entrée et de sortie sont caractérisés
par les températures T1 , T2 , T3 et T4 , avec T3 6= T1 . L’air en écoulement est assimilé à un gaz parfait diatomique
de masse molaire M = 29 [Link]−1 et s’écoule à pression atmosphérique. L’installation fonctionne en régime
stationnaire avec un débit massique Dm identique dans les deux canalisations. Des échanges thermiques sont
susceptibles de se produire entre les deux écoulements (c’est le but du dispositif), par contre l’échangeur dans
son ensemble est parfaitement calorifugé.

T1 T2

T4 T3

Figure 12 – Échangeur à contre-courant

1. Dans cette question et la suivante, on suppose le fonctionnement réversible. En utilisant deux bilans thermo-
dynamiques, établir deux relations entre les températures T1 , T2 , T3 et T4 .
2. On suppose T1 et T3 connues avec T1 > T3 . Trouver l’ensemble des solutions pour T2 et T4 .
3. Pour chacune des solutions obtenues, expliquer par des phrases claires pourquoi elles sont effectivement
compatibles avec l’hypothèse de réversibilité. Dans le cas où T2 6= T1 , on tracera le graphe donnant les variations
de température en fonction de x, abscisse comptée de gauche à droite dans chacune des canalisations, en
admettant que ce profil est linéaire.
4. Une étude détaillée de l’échangeur dans le cas général (pas nécessairement réversible) montre que
T1 − T3
T1 − T4 = T2 − T3 = gL
1+ Dm c p

où g est la conductance linéique de l’espace séparant les deux flux et L la longueur des canalisations. Dans quel
cas limite la réversibilité est-elle atteinte ?
5. Dans un échangeur réel, on a mesuré T1 = 350 K, T2 = 290 K, T3 = 280 K et T4 = 340 K. Calculer l’entropie
massique créée.
3. Je ne connais pas le nom de ce nombre
PC* – Exercices de révision 21 Mécanique des fluides

6. Suite à un incident, l’échangeur n’est plus parfaitement calorifugé et il cède de la chaleur au milieu am-
biant, considéré comme un thermostat de température T0 = 293 K. On mesure alors T4 = 330 K, les autres
températures étant inchangées. Calculer les pertes thermiques massiques.

Mécanique des fluides


27. Séparation d’isotopes par centrifugation (A. Sidqui)

L’uranium naturel se présente comme un mélange des


deux isotopes 238 U et 235 U avec des fractions massiques enrichi en 235 U
de 0,993 et 0,007. Seul l’uranium 235 est fissile et il est
nécessaire d’en augmenter la proportion, jusqu’à quelques UF6 appauvri
pourcent pour les applications civiles et quelques dizaines
de pourcent pour les armes nucléaires. La méthode d’en-
richissement la plus utilisée aujourd’hui est la centrifuga-
tion. Des vapeurs d’hexafluorure d’uranium UF6 sont in-
troduites dans un cylindre en rotation autour de son axe de
symétrie. Les molécules les plus lourdes s’accumulent près
des parois et les molécules les plus légères près de l’axe. De
plus, le gaz circule dans la centrifugeuse, permettant l’as-
piration de la partie enrichie en 235 U au bas du cylindre et
de celle appauvrie en haut. Comme l’enrichissement obtenu
ainsi et très faible, il est nécessaire d’utiliser les milliers de
centrifugeuses en cascade afin d’atteindre les pourcentages ω
souhaités.
Pour estimer l’efficacité du procédé, on adopte un modèle très simplifié en supposant que le gaz se trouve
en équilibre dans le référentiel de la centrifugeuse, en rotation uniforme de vitesse angulaire ω par rapport au
référentiel du laboratoire.
1. Pour l’instant on suppose qu’un unique gaz parfait de masse molaire M se trouve dans la centrifugeuse.
Déterminer le champ de pression p(r) et la densité particulaire n(r), r désignant le coordonnée cylindrique
usuelle. On notera p0 et n0 leurs valeurs sur l’axe, et T la température, supposée uniforme.
2. On admet que l’expression obtenue pour n(r) s’applique séparément à 238 UF6 (densité particulaire n1 )
et 235 UF6 (densité particulaire n2 ), avec bien sûr des valeurs de n0 distinctes. Exprimer le rapport
d’enrichissement
n2 (0)/n1 (0)
q=
n2 (r)/n1 (r)
en fonction de R, T , r, ω et des masse molaires M1 et M2 .
3. Application numérique : r = 15 cm, ω = 50000 tour/min, R = 8, 314, T = 300 K, M1 − M2 = 3, 0 [Link]−1 .
Calculer q. En admettant que q s’identifie au rapport des compositions isotopiques de deux centrifugeuses
successives, combien d’étapes faudrait-il pour atteindre un taux d’uranium 235 de 20% ? Expliquer pour-
quoi plusieurs milliers de centrifugeuses en cascade sont en réalité nécessaires.

28. Forme hydrostatique de la Terre : ellipsoïde de Mac Laurin (S. Taillandier)


La rotation de la Terre autour de l’axe des pôles, à la vitesse angulaire Ω = 7, 29.10−5 rad.s−1 , entraîne
une légère déformation du globe terrestre. On le modélise par un fluide de masse volumique uniforme ρ =
5, 51.103 kg.m−3 dont la surface se confond avec un ellipsoïde de révolution de demi grand axe a et de demi
petit axe b correspondant au rayon équatorial et au rayon polaire. En coordonnées cylindriques d’axe confondu
avec celui des pôles, la surface terrestre est définie par la relation
r2 z2
+ =1
a2 b2

avec b = a 1 − e2 . Le nombre sans dimension e se nomme excentricité de l’ellipsoïde. Pour e ≪ 1, on admet
que le champ de gravité à l’intérieur de l’astre s’écrit
~g = −ω12 r ~ur − ω22 z ~uz
PC* – Exercices de révision 22 Mécanique des fluides

avec
4
ω12 = ω 2 (1 − e2 /5) ω22 = ω 2 (1 + 2e2 /5) ω 2 = πGρ .
3
1. Exprimer à une constante près le champ de pression dans la Terre.
2. On note P0 la pression atmosphérique, presque uniforme à la surface de la Terre. Montrer que

b2 ω12 − Ω2
=
a2 ω22
puis trouver l’expression de e en fonction de Ω, G et ρ.
3. On donne G = 6, 67.10−11 m3 .kg−1 .s−2 . Calculer numériquement e et comparer à la valeur mesurée e =
0, 082. Commenter.
4. On considère un point de latitude géocentrique λ situé à la distance r0 du centre de la Terre, et coordonnées
(r = r0 cos λ, z = r0 sin λ). Le champ de pesanteur en ce point définit la vertical locale et on appelle latitude
géodésique l’angle θ que ce vecteur forme avec le plan équatorial. Montrer que
tan λ
tan θ =
1 − e2
et calculer numériquement θ pour λ = 45◦ .
5. Exprimer la différence entre le champ de pesanteur au pôle et le champ de pesanteur à l’équateur, en fonction
de a, Ω, e, G et ρ. On donne a = 6378 km. Calculer numériquement cette différence et la comparer à la valeur
mesurée de 0, 052 m.s−2 .

29. Statique et dynamique des ferrofluides (G. Tritz-Guden)


Les ferrofluides sont des liquides capables de s’aimanter lorsqu’on les plonge dans un champ magnétique.
Chaque élément infinitésimal de volume dτ se transforme alors en un dipôle magnétique de moment dipolaire


d−

m = M dτ , ce qui perturbe ou modifie profondément le champ magnétique appliqué. Plutôt que de raisonner

→ −
→ −

sur B , on raisonne alors sur un autre champ noté H qui lui est lié. L’aimantation M est d’autant plus forte que


H l’est et il existe une relation du type M = M (H) caractérisant le comportement magnétique du matériau.

→ −

Des forces magnétiques s’exercent au sein du ferrofluide. Leur calcul, tout comme celui de H et de B ,
est en général assez complexe 4 . Les phénomènes que nous allons étudier peuvent cependant s’interpréter en
admettant les propriétés suivantes, fausses dans le cas général :

→ −
→ −
→ −

— Le champ H est donné par H = B µ0 où B0 désigne le champ magnétique qu’on mesurerait en l’absence
0

de ferrofluide.

→ −

— La force magnétique volumique dans le ferrofluide est donnée par f m = µ0 M ∇H (force de Kelvin).
— La pression est continue à l’interface air-ferrofluide.
Il sera commode de faire apparaître dans les calculs la quantité suivante, caractérisant les propriétés du
ferrofluide considéré : Z H
u = µ0 M (H ′ )dH ′ . (1)
0
Cette grandeur u dépend de H qui lui même peut dépendre du point de l’espace considéré. On remarque
utilement que
∂u ∂H
= µ0 M (H) .
∂x ∂x


1. Quelle est la dimension de u ? Donner une expression de f m faisant intervenir cette grandeur.
2. Lorsque le champ est suffisamment faible, le comportement magnétique du fluide est linéaire, c’est à dire
M est proportionnel à H : M = χH avec χ constant. Donner l’expression de u(H) dans ce cas.
3. Un fil conducteur infini, rectiligne et vertical traverse un récipient rempli d’un ferrofluide de masse vo-
lumique ρ (partie gauche de la figure 13). Lorsqu’on établi un courant d’intensité I, le ferrofluide est
attiré par le fil. Au loin, le champ est très faible et le fluide atteint l’altitude z0 . Déterminer la forme que
prend sa surface à l’équilibre en utilisant la fonction u(H). Dans le cas d’un matériau linéaire, exprimer
l’altitude z d’un point de la surface en fonction de r, z0 , ρ, g, χ et I.
4. cf le livre Ferrohydrodynamics de R.E. Rosensweig
PC* – Exercices de révision 23 Mécanique des fluides

Figure 13 – Partie gauche : ascension d’un ferrofluide autour d’un fil. Partie droite : jet de ferrofluide pénétrant
dans un solénoïde

4. Considérons maintenant une situation où le fluide est en écoulement. On néglige tout phénomène de
viscosité. Démontrer qu’il vérifie une relation de Bernoulli portant sur la quantité p + ρgz + 21 ρv 2 − u.
5. Un jet horizontal de ferrofluide de vitesse v1 et de section S1 pénètre dans un solénoide présentant n
spires par unité de longueur (partie droite de la figure 13). Le liquide, attiré par la région de champ
plus intense, voit sa vitesse augmenter. Déterminer sa nouvelle section S2 en fonction de S1 , µ0 , v1 , ρ et
u(H) (dans le solénoide). On négligera l’effet de la pesanteur et on admettra que le champ est nul hors
du solénoide. Dans le cas d’un matériau linéaire, exprimer S2 en fonction de I et des autres données du
problème.

30. Convection naturelle entre deux plans (M. Van Keymeulen, É. Rieckenberg, A. Savary)
On considère un fluide de masse volumique ρ et de viscosité cinématique ν placé z
entre deux plaques verticales parallèles, de hauteur h, séparées d’une distance d. On
note −
→g = −g − →
u z le champ de pesanteur. On néglige l’influence de la pression sur T0 , P0 (ℓ)
h
la masse volumique ; ρ est donc fonction de la température uniquement. L’origine
des altitudes est prise au bas des plaques.
1. Pour l’instant, les deux plaques sont portées à la même température T0
et la masse volumique prend la valeur ρ0 uniforme. Exprimer à une constante près la
pression P0 (M ) en un point M quelconque dans le fluide immobile.
2. Dorénavant, la plaque gauche est maintenue à la température T0 mais
celle de droite est portée à la température constante T1 = T0 + θ avec θ > 0.
x
En supposant toujours le fluide immobile, exprimer le champ de température
0 T , P (0) d
T (M ) entre les plaques en négligeant les effets de bord. 0 0
Dans la suite, on note δT = T − T0 l’écart local de température par rapport à
la situation de repos.
3. La fluide présente un coefficient de dilatation isobare α dont on rappelle la définition
1 ∂V 1 ∂ρ
   
α= =− .
V ∂T P ρ ∂T P

Justifier la seconde égalité. Pour l’eau à 25 ◦ C, on donne α = 2, 5.10−4 K−1 . Dans le modèle du gaz parfait, le
calculer pour l’air et température ambiante.
4. L’élévation de température δT provoque une petite variation de la masse volumique, qui passe de ρ0 à
ρ0 + δρ. Donner une expression de δρ faisant intervenir α. Qu’entend-on exactement par petite variation ?
Numériquement, quelle contrainte cela impose-t-il à θ ?

En l’absence de paroi contraignant le mouvement du fluide, il est bien connu que des masses de fluide plus
chaudes que celles qui les entourent, et donc moins denses, ont tendance à s’élever dans le champ de pesanteur.
Ce phénomène de convection naturelle intervient ici aussi. Pour l’étudier, on suppose qu’à ses extrémités
PC* – Exercices de révision 24 Mécanique des fluides

inférieure et supérieure, la couche d’air limitée par les plaques débouche sur l’air ambiant de température T0 et
de pression P0 (celle la première question, évaluée en z = 0 ou en z = h). Dans la couche d’épaisseur d le fluide
se met à bouger ; la pression s’écarte de P0 et on la note P (M ) = P0 (M ) + p(M ) avec p ≪ P0 . On cherche la
vitesse de l’écoulement sous la forme − →
v = v(x) − →
u z.
5. Justifier sommairement que le champ de température s’exprime comme dans la question 2 malgré le mou-
vement du fluide.
6. Écrire l’équation de Navier-Stokes en négligeant tous les termes d’ordre 2, les grandeurs δρ, p et v étant
vus comme des infiniment petits d’ordre 1. Projeter sur les vecteurs unitaires −

e x, −

e y et −

e z.
7. Justifier que p est nul puis en déduire la relation
d2 v αθxg
2
=− .
dx νd
8. Exprimer le champ de vitesse et représenter ses variations.
9. Les plaques présentent une longueur L dans la direction de −→
e y . Exprimer le débit volumique de fluide Dv
entre les plaques ainsi que la vitesse moyenne U définie par Dv = U Ld.
10. Calculer numériquement U dans le cas de l’eau (ν = 1, 0.10−6 m2 .s−1 ) et dans celui de l’air (ν =
1, 5.10−5 m2 .s−1 ), pour d = 1 cm et θ = 10 K.

Passons à l’aspect thermodynamique de ce phénomène. Le fluide entre par le bas à la température T0 et en


ressort par le haut à une température plus élevée et se mélange rapidement au fluide environnant. Grâce à sa
circulation entre les plaques thermostatées desquelles il reçoit de la chaleur, il assure donc par convection un
transfert d’énergie de bas en haut.
11. On se limite pour l’instant à une tranche infinitésimale de fluide de largeur dx et de longueur L (selon −

e ),
y
s’étendant de l’ouverture inférieure (où sa température est T0 ) à l’ouverture supérieure (où sa température est
T0 + δT (x)). Par un bilan enthalpique, exprimer la puissance thermique infinitésimale dPQ que cette tranche
reçoit. On fera intervenir la capacité calorifique massique à pression constante cp . Comme on raisonne au
premier ordre, on pourra faire l’approximation ρ ≃ ρ0 .
12. Montrer que la puissance thermique transportée par l’écoulement est donnée par
ρ0 cp αθ 2 gd3 L
PQ =
45ν
et la calculer numériquement pour l’eau (cp = 4, 18 [Link]−1 , ρ0 = 1000 kg.m−3 , et l’air (cp = 1, 0 [Link]−1 .K−1 ,
ρ0 = 1, 2 kg.m−2 ) avec L = 1 m.
13. Expliquer pourquoi, avec le profil de température déterminé dans la question 2 et utilisé depuis, le transfert
global de chaleur depuis l’ensemble des deux plaques vers le fluide est nul. Est-ce cohérent avec le résultat de
la question précédente ?

Pour comprendre l’échange de chaleur entre le


fluide et les plaques, il faut analyser plus finement T1
le profil de température. Lorsque l’air frais entre
par le bas, il se réchauffe peu à peu, de proche
en proche, en longeant la paroi chaude de tempé-
rature T1 et ce n’est qu’après avoir parcouru une
certaine distance ℓ que le profil de température li-
z

néaire s’établit. La figure ci-contre montre schéma-


tiquement, par des niveaux de couleur, le compor-
tement du champ de température dans la partie
inférieure de la couche et permet de mieux saisir
la situation. T0
x
14. Dans cette question on cherche un ordre de
grandeur de ℓ. Pour cela, on suppose que le fluide s’écoule de bas en haut à la vitesse uniforme U (alors qu’en
réalité sa vitesse dépend de x). On assimile la longueur ℓ à celle que parcourt une particule fluide à partir
de l’entrée, pendant le temps t que la chaleur met à diffuser sur l’épaisseur d de la couche d’air. En déduire
un expression de ℓ en fonction de d, U et du coefficient de diffusion thermique D du fluide. À quelle occasion
avons-nous déjà rencontré un raisonnement analogue ?
PC* – Exercices de révision 25 Mécanique des fluides

15. Pour estimer le flux thermique Φ de la plaque chaude vers le fluide, on fait un raisonnement grossier
reposant sur deux hypothèses.
— Ce transfert ne s’effectue que sur la région de longueur ℓ.
— Le gradient de température près de la plaque chaude vaut θ/(d/2). Près de l’autre plaque il est nul car
l’air à son contact n’est pas encore échauffé.
En introduisant la conductivité thermique λ du fluide, en déduire une expression de Φ. Vérifier que l’on retrouve,
à des facteurs sans dimension près, l’expression de PQ calculée dans une question précédente.

31. Naissance de l’instabilité de Kelvin-Helmholtz (T. Vanderbeken)


On considère deux fluides non miscibles désignés par les indices (1) et (2), de masses volumiques ρ1 et
ρ2 , présentant une interface plane et s’écoulant parallèlement à cette interface à des vitesses U1 ~ex et U2 ~ex ,
initialement constantes et uniformes. Lorsque les valeurs numériques de U1 et U2 sont « suffisamment éloignées »,
on constate que cette interface tend à se déformer et à présenter des ondulations conduisant à la formation de
vagues. Ce phénomène s’observe en laboratoire, mais aussi dans l’atmosphère où il se manifeste par d’étranges
nuages périodiques comme le montre la photographie 5 . Ce bref exercice permet de comprendre de manière
qualitative l’existence de cette instabilité. Il n’étudie pas précisément les conditions de son apparition ni la
forme des « vagues » qui en résultent. Le problème est supposé invariant par translation orthogonalement au
plan de la figure.

~ey U1

~ex
U2

1. On imagine qu’une perturbation d’origine inconnue entraîne l’apparition d’une bosse sur l’interface (en
pointillés sur la figure). Très loin de cette proéminence (dans toutes les directions), l’écoulement n’est pas
modifié, mais à son voisinage, les champs vitesses ~v1 (M ) et ~v2 (M ) diffèrent notablement de U1 ~ex et U2 ~ex .
Faire un schéma et représenter l’allure des lignes de courant de manière à montrer comment la présence de la
bosse les affecte.
2. L’écoulement est supposé stationnaire, parfait et incompressible. Expliquer comment les champs de pression
P1 et P2 sont modifiés près de la bosse. Cette modification tend-elle à faire disparaître la bosse ou au contraire
à l’aggraver ?
Pour analyser plus en détail le phénomène, il faut notamment prendre en compte l’effet stabilisateur de la
différence de masse volumique des deux fluides. Kelvin a établi une modélisation mathématique complète du
phénomène.

32. Écoulement magnétohydrodynamique entre deux plans (T. Vuillemin)


Un fluide conducteur neutre, incompressible, de masse volumique ρ, de conductivité électrique γ et de viscosité
dynamique η occupe l’espace limité par deux plaques immobiles d’équations z = −a/2 et z = a/2 dans un
repère orthonormé direct. Cette région est plongée dans un champ magnétique constant et uniforme B0 − →. On
u z
ne considère pas l’effet de la gravité. On rappelle qu’en présence d’un champ magnétique, la loi d’Ohm locale
doit être modifiée en prenant en compte le produit vectoriel de la vitesse par ce champ.
1. On applique un champ électrique électrique E − →. Expliquer pourquoi le fluide se met en mouvement et
u 0 y
dire dans quelle direction.
2. Le fluide n’est soumis à aucun gradient de pressionqselon −
→. En régime permanent, rechercher un champ
ux

→ −
→ γ
de vitesse de la forme v = v(z) ux . On posera α = B0 η et V0 = B E0
.
0

3. On donne a = 1 cm. Le fluide est du mercure caractérisé par γ = 10, 2.105 S.m−1 , η = 1, 55.10−3 Pa.s.
Représenter les variations de v avec z pour B0 = 1 T, B0 = 0, 1 T et B0 = 0, 01 T.


4. À cause des courants volumiques régnant dans le fluide, le champ magnétique ne se réduit pas à B 0 , mais

→ −

présente un terme additionnel B 1 . Déterminer la direction de B 1 et montrer que sa prise en compte n’invalide


pas le champ de vitesse trouvé précédemment. Exprimer ce champ magnétique B 1 .
5. Prise par le Dr. Baptiste Domps en 2023 à Toulon.
PC* – Exercices de révision 26 Mécanique des fluides

33. Dépôt d’isolant sur un fil électrique (T. Wach)

Pour déposer une couche isolante sur un fil conducteur, on procède comme
suit (voir figure 14). Un tube vertical de rayon b = 5 mm et de longueur L =
20 cm est partiellement immergé dans un isolant fondu. Le fil de rayon a =
1 mm est tiré verticalement au travers de ce tube avec une vitesse U = 1 m.s−1 .
L’isolant en fusion, entrainé par le mouvement du fil, se solidifie rapidement sans
changer de volume après sa sortie du tube.
L’écoulement est supposé laminaire, à symétrie cylindrique, avec un profil de
vitesse indépendant de z. On néglige tout effet de bord ainsi que l’influence de
la gravité. La pression est supposée uniforme. L’isolant en fusion a pour masse
volumique ρ = 103 km.m−3 et viscosité dynamique η = 0, 1 Pa.s.
1. Déterminer le champ de vitesse dans le fluide contenu entre le fil et le
tube.
2. Calculer le débit correspondant.
Figure 14 –
3. Déterminer le rayon c de la gaine isolante obtenue après solidification.
4. Calculer la force avec laquelle il faut tirer le fil.
5. Analyser la pertinence de l’approximation qui consiste à négliger le
poids.

34. Ventilation d’un tunnel (L. Waltisperger)


Un tunnel rectiligne de section S est ventilé par une galerie latérale de section
s. Une soufflerie y impose un flux d’air de vitesse U jusqu’à la jonction avec la
galerie principale sous l’angle α. Il s’établit alors dans le tunnel un écoulement que l’on souhaite étudier. On
−→ −

note pour cela U1 = U1 − →
ex et U2 = U2 − →
ex la vitesse de l’air, supposée uniforme sur toute la section, à gauche et
à droite de la jonction. Près de la jonction, les trois flux se mélangent et les grandeurs définissant l’écoulement
ne peuvent pas être définies aussi simplement.
On pose r = s/S et η = U1 /U . L’écoulement de l’air de masse volumique ρ est supposé parfait, stationnaire
et incompressible et les effets de la pesanteur négligeables. On remarquera la disymétrie entre l’amont, où des
lignes de courant bien définies parviennent de l’infini, et l’aval où l’air s’échappe en un jet qui se mélange
ensuite avec l’air ambiant par des turbulences, en aval de la zone réprésentée.
1111111111111
0000000000000 000000000000000000
111111111111111111
0000000000000
1111111111111 U

000000000000000000
111111111111111111
P0
0000000000000
1111111111111
0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
P0

0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
s

0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
0000000000000
1111111111111
S
000000000000000000
111111111111111111
U1
α

zone de mélange U2

000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111
000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111
000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111
1. Dans un premier temps on suppose que les conditions de fonctionnement sont telles que l’écoulement
s’effectue de la gauche vers la droite comme représenté sur la figure. On remarquera l’absence de symétrie
entre l’amont, où des lignes de courant bien définies parviennent de l’infini, et l’aval où l’air s’échappe en
un jet qui se mélange ensuite avec l’air ambiant par des turbulences.
Déterminer p1 et p2 en fonction de P0 , ρ et U1 .
2. Utiliser deux bilans pour exprimer η en fonction de r et α. On négligera la résultante des forces de pression
sur la section de la galerie d’aération. Préciser la valeur rmax à ne pas dépasser pour que l’écoulement ait
lieu dans le sens étudié ici.
3. Dans le cas r > rmax , l’air sort du tunnel part ses deux extrémités. Par analogie avec la situation
précédente, dessiner l’allure des lignes de courant puis trouver la nouvelle expression de η.
PC* – Exercices de révision 27 Mécanique des fluides

35. Dérive d’une boule flottante (F. Xu)


Une boule sphérique de rayon R flotte à la surface d’un plan d’eau naturel tel qu’un fleuve, un lac, ou la
mer. Sa moitié supérieure se trouve au contact de l’air de masse volumique ρ1 alors que sa moitié inférieure est
immergée dans l’eau de masse volumique ρ2 . Dans le référentiel terrestre, le vent souffle avec un vecteur vitesse

→ −

U 1 et l’eau s’écoule avec un vecteur vitesse U 2 . Les deux fluides agissent sur la boule qui se déplace donc elle


aussi. Le but de l’exercice est de déterminer sa vitesse U .

→ −

1. Quels sont les vecteurs vitesses U ′1 et U ′2 de l’air et de l’eau par rapport à la boule ?

→ −

2. En introduisant les coefficients de traînées Cx1 et Cx2 , exprimer les normes |F1 | et |F2 | des forces exercées
par l’air et l’eau sur la boule. Comment ces forces sont-elles dirigées ?

→ −

3. On étudie uniquement un régime stationnaire dans lequel la vitesse U est constante. Que dire de F 1 et


F 2 dans ce cas ?

→ −
→ −
→ →, −→
4. Pour simplifier, on suppose pour l’instant que U 1 et U 2 sont colinéaires et on note U 1 = U1 −
u −

x U 2 = U2 ux ,

→ −

U = U u . Exprimer U en fonction de U , U et d’autres grandeurs de l’énoncé. On supposera que les régimes
x 1 2
d’écoulement sont turbulents.
5. On donne les masses volumiques ρ1 = 1, 3 kg.m−3 , ρ2 = 1000 kg.m−3 , les vitesses U1 = 100 km/h, U2 =
5 km/h, les viscosités cinématiques ν1 = 1.10−6 m2 .s−1 , ν2 = 1, 4.10−5 m2 .s−1 . Calculer numériquement U et
vérifier les hypothèses.

→ −

6. Dorénavant, on ne suppose plus les vecteurs U 1 et U 2 colinéaires. La direction de dérive de la boule est
a priori inconnue, ce qui complique la situation. Faire un dessin dans le plan montrant schématiquement les

→ − → − → − → − →
vecteurs U 1 , U 2 , U , U1′ et U2′ .
−→ − → −
→ −

7. Justifier que les vecteurs U1′ et U2′ sont colinéaires et de sens opposés. On pose U1′ = −αU2′ .

→ −
→ − →
8. En utilisant les questions précédentes, déterminer α puis exprimer U en fonction de U 1 , U2 et d’autres
données de l’énoncé. Il resterait à vérifier le caractère turbulent des écoulements, mais nous y renonçons !
PC* – Exercices de révision 28 Électromagnétisme et induction

Électromagnétisme et induction
36. Micro pour guitare électrique (R. Cassard)
Pour traiter cet exercice, on utilisera le fait qu’un objet en acier possède des propriétés particulières. Plongé
dans un champ magnétique créé par d’autres sources (courants électriques ou aimants), il s’aimante et la carte
champ magnétique, tout comme sa valeur numérique en chaque point, se trouvent modifiées par la présence de
cet objet.
Les guitares électriques comportent un transducteur qui produit
cordes
un signal électrique à partir du mouvement des cordes. Ce signal est
ensuite envoyé à un amplificateur puis à un haut parleur pour pro-
duire un son. En français, ce transducteur est par abus de langage
appelé « micro », mais on emploi parfois l’anglicisme « pickup » pour
le désigner car il ne s’agit pas à proprement parler d’un microphone.
En effet, ce n’est pas la vibration de l’air qu’il détecte, mais celle de
la corde.
On distingue deux familles de « micro » : les micros piézoélectriques
d’une part et les micros magnétiques d’autre part. Ce sont les seconds
que nous étudions ici. Un micro magnétique est constitué de petits Figure 15 – Micro magnétique pour
aimants cylindriques droits d’axe polaire parallèle à l’axe du cylindre, guitare électrique
chacun d’eux placé juste sous une corde en acier de la guitare. Sur ces aimants est enroulée une bobine détectrice
formée d’un fil conducteur et dont les extrémités sont connectées à des câbles.
1. Expliquer comment ce dispositif permet d’obtenir un signal électrique aux bornes de la bobine à partir du
mouvement des cordes.
2. Pour sonoriser un instrument de musique (une guitare sèche par exemple), on peut aussi utiliser de véritables
microphones qui captent le son produit par la corde, mais ils donnent parfois lieu à un effet Larsen gênant.
Connaissez-vous ce phénomène ? Analyser son apparition éventuelle avec les « micros » magnétiques.
3. Lorsque l’appareil est utilisé près d’une installation électrique (ce qui est presque toujours le cas, puisque
chaque bâtiment est aujourd’hui équipé de l’électricité), les bobines produisent un signal même en l’absence de
mouvement des cordes, c’est à dire quand le musicien ne joue pas, et cela produit un bourdonnement parasite
désagréable dans les haut-parleurs. Pouvez-vous expliquer ce phénomène ?
4. Pour éviter ce désagrément, on remplace chaque aimant par une paire d’aimants dont les axes sont parallèles
mais les pôles inversés, et on dispose une bobine autour de chacun d’eux. Les deux bobines sont placées en série
et le sens d’enroulement du fil est inversé de l’un à l’autre. La figure ci-dessous représente schématiquement
la situation avec une seule paire d’aimants (correspondant à une seule corde) et la photographie montre le
dispositif complet formé de 6 paires, appelé « humbucker ».

corde
N S

S N

Figure 16 – À gauche : principe d’un «,micro » à double bobinage. À droite : photographie d’un humbucker
pour 6 cordes.

Expliquer comment ce système supprime le ronronnement parasite tout en détectant la vibration de la corde.
5. Dans cette question, on se limite à un seul micro au lieu de 6 et on se place dans le cas d’un bobinage simple
et non pas double. On a donc affaire à un seul aimant et un seul bobinage qu’on modélise par un solénoïde infini
de rayon r = 2, 184 mm et de longueur ℓ = 10 mm. Combien de tour doit comporter la bobine pour atteindre
une inductance propre L = 5 H ? Pour ce calcul, on remplacera la perméabilité magnétique du vide µ0 par celle
de l’acier µ = 8, 75.10−4 H.m−1 .
PC* – Exercices de révision 29 Électromagnétisme et induction

6. Pour fabriquer la bobine, on utilise un fil de cuivre très fin 6 de diamètre d = 0, 056 mm et de conductivité
γ = 5, 8.107 S.m−1 . Déterminer la résistance R de la bobine.
7. En réalité, la bobine fait le tour des 6 aimants et sa résistance est R = 6 kΩ. Les différentes spires de la
bobine, placées les unes contre les autres, se comportent comme de minuscules condensateurs et confèrent à la
bobine une capacité parasite C = 100 pF. Le modèle complet de la bobine est représenté ci-dessous. La tension
vc est due au mouvement de la corde et la tension v1 est celle qu’on envoie vers l’amplificateur. Étudier en
fonction de la fréquence la relation liant vc à v1 . Commenter en lien avec l’application à la guitare électrique.

L R
vc v1
C

37. Stockage gravitaire d’énergie dans un puits de mine (Y. Azakraoui)


La société écossaise Gravitricity envisage d’utiliser d’anciens puits de mines afin d’y stocker de l’énergie
sous forme gravitaire. La technique, très simple dans son principe, consiste à déplacer verticalement de lourdes
charges dans le puits pour emmagasiner de l’énergie depuis un réseau électrique ou, on contraire, pour alimenter
ce réseau.
Certaines données nécessaires à la résolution des questions ne sont pas fournies ; leur introduction est laissée
à l’initiative des candidats.
1. Vu de l’extérieur, ce dispositif s’apparente à une batterie géante. Où se situent les masses mobiles lorsque la
« batterie » est chargée ?
2. Quelle énergie peut-on stocker en utilisant une masse de 5000 tonnes et un puits de profondeur 1500 m ? On
exprimera le résultat en kWh.
3. À partir de quelle profondeur faut-il tenir compte des variations du champ de gravité, si on souhaite calculer
l’énergie stockée avec une erreur relative ne dépassant pas 1/1000. Commenter.
4. Quel phénomène physique exploitent les dispositifs qui convertiront l’énergie ainsi stockée en énergie élec-
trique, et inversement ?

38. Force de London (J. Bassène, M. Bédel)


La force de London est l’une des trois interactions de Van der Waals. Elle décrit l’attraction de deux molécules
neutres et apolaires, phénomène associé aux oscillations quantiques de la densité électronique.
1. On modélise un édifice moléculaire par une charge positive q immobile en O, représentant les noyaux ato-
miques, et une charge −q de masse m placée en A correspondant au nuage électronique. Pour une molécule
apolaire, les deux points coïncident au repos. Lorsque A se déplace , on le suppose rappelé vers sa position de

→ −→
repos par une force élastique 7 de la forme F = −k OA. Cette force modélise toutes les interactions électrosta-
tiques au sein de la molécule et elles n’ont donc pas à être prises en compte autrement par la suite.

→ −

On applique à la molécule un champ électrique extérieur E . En considérant l’équilibre de A E , montrer que
q2
la polarisabilité de volume α de la molécule s’exprime par α = kǫ 0
.
2. Dans cette question et les deux suivantes, aucun champ électrique ne s’applique à la molécule. On note m la
masse du nuage électronique représenté par A. Montrer qu’il se comporte comme un oscillateur harmonique et
exprimer la pulsation propre ω0 correspondante.
3. Soit x0 l’amplitude d’oscillation de A. Quelle est, en mécanique classique, son énergie mécanique ? On suppose
que cet oscillateur se trouve dans l’état de plus basse énergie d’un oscillateur harmonique quantique. En déduire
l’expression de x0 en fonction de la constante de Planck réduite ~, de m et de ω0 .
4. Exprimer en fonction de α, ǫ0 , ~, q et m l’amplitude p0 du dipôle électrique oscillant formé par la molécule.
La calculer numériquement avec q = e, α = 1.10−30 m3 , ǫ0 = 8, 85.10−12 F.m−1 , ~ = 1, 05.10−34 J.s, m =
9, 1.10−31 kg. Commenter le résultat sachant qu’une molécule polaire telle que HCl possède un moment dipolaire
p = 4.10−30 C.m.
6. de type American Wire Gauge 43
7. Cf le modèle de Thomson vu en cours pour l’interprétation
PC* – Exercices de révision 30 Électromagnétisme et induction

5. À cause de ces oscillations quantiques, deux molécules voisines identiques présentent des interactions de type
−−−→
dipôle-dipôle même si elles sont en moyenne apolaires. Ces molécules sont situées en O1 et O2 avec O1 O2 = r −
u→.
x
−−→ −−→ −

À l’instant t, elles portent des moments dipolaires p1 (t) et p2 (t) dirigés selon ux . On note x1 = O1 A1 et
x2 = O2 A2 les déplacements des charges négatives dans chacune des deux molécules, très inférieurs r.


Exprimer le champ électrique créé par − →p1 en O2 . En déduire la force F2 subie par A2 de la part de − →
p1 et,
−→ −

symétriquement, celle F1 exercée par p2 sur A1 .

→ − →
6. On définit une énergie potentielle d’interaction U (x1 , x2 ) associée aux forces F1 et F2 par
∂U ∂U
F1 = − F2 = − .
∂x1 ∂x2
Il est important de comprendre ici que l’interaction mutuelle des deux molécules est décrite par une seule et
même fonction U dépendant des variables x1 , x2 et r. Vérifier que l’expression suivante de U est acceptable :
q2
U = −βx1 x2 avec β= .
2πǫ0 r 3
Une des enjeu de la théorie est de montrer comment on obtient une interaction en 1/r 6 à partir de U qui est
en 1/r 3 .
7. Écrire les équations du mouvement dont x1 (t) et x2 (t) sont solutions.
8. Montrer que l’énergie mécanique
1 1 1 1
E = mẋ21 + mẋ22 + kx21 + kx22 + U (x1 , x2 )
2 2 2 2
se conserve et interpréter chacun des termes.
9. Pour découpler les équations de mouvement, on introduit les nouvelles variables
S = x2 + x1 D = x2 − x1 .
Éliminer x2 et x1 dans l’expression de E de manière à l’exprimer en fonction de S, D, Ṡ, Ḋ et des différentes
constantes du problème. Faire apparaître la somme de deux termes : l’un correspondant à un oscillateur
harmonique de masse m/2 et de raideur ks associé à la variable S, l’autre à un oscillateur harmonique de
masse m/2 et de raideur kD associé à la variable D. Préciser la pulsation propre de chacun d’eux. 8
10. La forme de E mise en évidence ci-dessus permet d’affirmer que dans le cadre de la mécanique quantique,
l’énergie du système s’obtient en sommant celles des deux oscillateurs harmoniques. En déduire la valeur de E
dans l’état fondamental.
11. En supposant β ≪ k, exprimer E en fonction de ~, ω0 , β et k à l’ordre 2 en β/k. Identifier un terme Eint
traduisant l’interaction des deux molécules.
12. Exprimer finalement Eint en fonction de α, ~, ω0 et r. Êtes-vous satisfait de l’exposant que porte r ?

39. Rotation d’un aimant dans un solénoïde (M. Benoit)


On considère un solénoïde de longueur ℓ, de rayon a ≪ ℓ, possédant n spires par unité de longueur, dont
les extrémités ont été reliées par un fil de manière à former un circuit fermé de résistance R (ce fil n’est pas
représenté sur la figure). On note i l’intensité qui le parcourt.
1. Une petite spire d’aire S est introduite dans le solénoïde et orientée de telle manière que sa normale forme
un angle α avec l’axe de révolution ~ez du solénoïde. Exprimer l’inductance propre du solénoïde et le coefficient
de mutuelle induction M entre les deux circuits.

i ℓ i

~
S ~ex
α ~ez
~ey

8. Dans le langage de ses mathématiques, E est une forme quadratique que l’on diagonalise.
PC* – Exercices de révision 31 Électromagnétisme et induction

2. La spire précédente est retirée. On la remplace par un aimant permanent de moment dipolaire magnétique
M orienté de la même manière que S dans la situation précédente. Un opérateur l’entraîne en rotation à la
vitesse angulaire constante ω autour de ~ey de manière que le vecteur M ~ tourne dans le plan (~ex , ~ez ). L’angle
~ s’identifie donc à α = ωt. Déterminer, en régime sinusoïdal forcé, l’intensité i(t) qui circule dans le
(~ez , M)
solénoïde. On posera A = µ0 nM/L et τ = L/R. Quelle est la dimension de A ?
3. Exprimer le couple ~Γop que l’opérateur exerce pour maintenir constante la vitesse de rotation de l’aimant,
puis sa valeur moyenne dans le temps.
4. Analyser méticuleusement la situation d’un point de vue énergétique.

40. Condensateur cylindrique (A. Carpentier)


Un condensateur est formé de deux cylindres coaxiaux en métal de rayons R1 et R2 > R1 , de longueur ℓ
et séparés l’un de l’autre par de l’air. Les cylindres intérieur et extérieur portent respectivement les charges
électriques Q et −Q. En négligeant tout effet de bord, trouver l’expression du champ électrique entre les deux
cylindres puis en déduire la capacité de ce condensateur.

41. Champ magnétique dans un câble coaxial (A. Coquillard)


Un câble coaxial est constitué par un conducteur cylindrique plein de rayon a, appelé « âme », entouré par
un conducteur externe occupant l’espace compris entre les cylindres de rayons b et c , appelé « gaine » (avec
a < b < c). Un courant d’intensité I circule dans l’âme parallèlement à l’axe de révolution du cylindre. Dans
la gaine, un courant de même intensité I circule en sens inverse. On suppose que ces courants se répartissent
uniformément sur la section des deux conducteurs.
~ en tout point de l’espace et représenter ses variations.
1. Déterminer le champ magnétique B
2. On suppose dorénavant que b et c sont très proches de manière à négliger la contribution de la gaine aux
grandeurs à calculer. Exprimer l’énergie magnétique emmagasinée dans un tronçon de longueur h de ce câble.
3. En déduire l’inductance Λ par unité de longueur de ce câble. La calculer numériquement pour a = 0, 48 mm
et b = 1, 48 mm.

42. Résistance et effet de peau (V. Creusot)


Lorsque la fréquence du courant électrique augmente, on constate que la résistance des fils conducteurs devient
de plus en plus grande. On interprète ce comportement par l’effet de peau, phénomène dans lequel le courant
électrique se concentre près de la surface du métal et ne circule presque plus dans son cœur. Pour l’étudier, on
considère dans un premier temps une pièce métallique de conductivité γ occupant le demi-espace z > 0 et dans
laquelle le courant électrique circule dans la direction de ~ux . On admet que le champ électrique y est donné par
s
~ t) = E0 e−z/δ cos(ωt − z/δ) ~ux 2
E(z, avec δ= .
µ0 γω

y
h
ℓ O x

Figure 17 – Métal semi-infini

1. On considère un segment de longueur ℓ tracé à la surface du conducteur et colinéaire à ~uy . Exprimer


l’intensité qui traverse la section droite perpendiculaire à ~ux et située « sous » ce segment, c’est à dire la surface
définie x = Cste, par 0 6 y 6 ℓ et z > 0.
PC* – Exercices de révision 32 Électromagnétisme et induction

2. On considère maintenant un rectangle tracé à la surface du métal dont les côtés ont pour longueurs ℓ (selon
~uy ) et h (selon ~ux ). Déterminer la puissance dissipée par effet Joule dans la partie du métal située « sous » ce
rectangle, c’est à dire le volume défini par 0 6 y 6 ℓ, 0 6 x 6 h, z > 0.
3. Comment s’exprime usuellement la puissance Joule moyenne hP i dissipée dans une résistance R parcourue
par un courant périodique d’intensité I(t) ? On convient d’utiliser cette relation comme définition de la résis-
tance R de la partie du métal considérée dans la question précédente. En déduire l’expression de R en fonction
de h, ℓ, γ et δ. Commenter le résultat en le rapprochant d’un autre plus courant.
4. Considérons maintenant un fil électrique cylindrique de rayon a et de conductivité γ parcouru par un
courant de pulsation ω. L’étude mathématique de l’effet de peau dans cette situation invariante par rotation
devrait se faire en coordonnées cylindriques. À quelle condition peut-on approximativement utiliser les résultats
précédents, reposant sur une géométrie plane ? Exprimer dans ce cadre la résistance d’un tronçon de fil de
longueur h.
5. On considère un fil de cuivre caractérisé par a = 1, 48 mm et γ = 5, 8.107 S.m−1 . Dans quel intervalle de
fréquences l’approximation de la question précédente est-elle valide ? Calculer la résistance du fil pour L = 100 m
et une fréquence acceptable accessible avec un GBF disponible dans un lycée.

43. Inductance propre et effet de peau (M. de Goede)


On utilise généralement le concept d’inductance propre pour caractériser les propriétés magnétiques des
circuits filiformes. Cependant, un fil même très fin possède un certain diamètre et on peut s’interroger sur le
champ magnétique qui règne à l’intérieur de ce fil et sur ses effets. En régime alternatif, ce champ et la densité
volumique de courant associée sont soumis à l’effet de peau : le courant se concentre près de la surface du métal
et ne circule presque plus dans son cœur. Pour étudier ce phénomène, on considère dans un premier temps une
pièce métallique de conductivité γ occupant le demi-espace z > 0 et dans laquelle le courant électrique circule
dans la direction de ~ux . On admet que le champ électrique y est donné par
s
~ t) = E0 e −z/δ 2
E(z, cos(ωt − z/δ) ~ux avec δ= .
µ0 γω

y
h
ℓ O x

Figure 18 – Métal semi-infini

1. On considère un segment de longueur ℓ tracé à la surface du conducteur et colinéaire à ~uy . Exprimer


l’intensité I(t) qui traverse la section droite perpendiculaire à ~ux et située « sous » ce segment, c’est à dire la
surface définie x = Cste, par 0 6 y 6 ℓ et z > 0.
2. On considère maintenant un rectangle tracé à la surface du métal dont les côtés ont pour longueurs ℓ (selon
~uy ) et h (selon ~ux ). Déterminer l’énergie magnétique moyenne hEm i stockée dans le le volume de métal situé
« sous » ce rectangle, c’est à dire dans la région définie par 0 6 y 6 ℓ, 0 6 x 6 h, z > 0 (on parle d’une moyenne
temporelle).
3. Comment s’exprime usuellement l’énergie magnétique moyenne hEm i stockée dans une bobine d’auto-
inductance L parcourue par un courant périodique d’intensité I(t) ? On convient d’utiliser cette relation comme
définition de l’auto-inductance de la partie du métal considérée dans la question précédente. En déduire l’ex-
pression de L en fonction de h, ℓ, µ0 et δ.
4. Le phénomène étudié ici intervient notamment dans l’inductance parasite des câbles coaxiaux. Considé-
rons un fil électrique cylindrique de rayon a et de conductivité γ parcouru par un courant de pulsation ω.
L’étude mathématique de cette situation invariante par rotation devrait se faire en coordonnées cylindriques. À
quelle condition peut-on approximativement utiliser les résultats précédents reposant sur une géométrie plane ?
Exprimer dans ce cadre l’inductance propre d’un tronçon de fil de longueur h. Comment varie-t-elle avec ω ?
PC* – Exercices de révision 33 Électromagnétisme et induction

5. On considère un fil de cuivre caractérisé par a = 1, 48 mm et γ = 5, 8.107 S.m−1 . Dans quel intervalle
de fréquences l’approximation de la question précédente est-elle valide ? Calculer l’inductance propre de ce
conducteur pour h = 100 m et une fréquence acceptable accessible avec un GBF disponible dans un lycée.

44. Mesure de la composante verticale du champ magnétique terrestre (J. Dequenne)


On réalise le montage de la figure 19, dans lequel l’AO est idéal et fonctionne en régime linéaire et où
C = 100 nF. La bobine est formée de N = 100 tours de fil, présente une surface S = 19, 6 cm2 , une auto-
inductance L et une résistance électrique R = 220 Ω. Au départ, la tension de sortie vs est nulle. Puis on
retourne la spire face pour face et on mesure une tension vs = 0, 7 V. En étudiant l’évolution de vs pendant
le retournement de la spire, montrer que ce montage permet la mesure de la composante verticale du champ
magnétique terrestre. Quelle valeur obtient-on ?

+
vs

Figure 19 – Dispositif pour la mesure du champ magnétique terrestre

45. Propulsion magnétique d’un satellite (M. Diop)


On envisage ici une technologie de propulsion d’un satellite de masse m mettant à profit le champ magnétique
terrestre. On assimile ce champ à celui d’un dipôle placé au centre de la Terre, dont le moment dipolaire est
parallèle à l’axe de rotation de la Terre et dont le pôle nord se situe du côté du pôle sud géographique.
Données : masse de la Terre MT = 6.1024 kg, rayon de la Terre RT = 6, 4.103 km, moment magnétique terrestre
M = 7, 7.1022 A.m2 , masse du satellite m = 2.103 kg, constante de gravitation G = 6.67.10−11 kg, altitude du
satellite h = 800 km.
1. Le satellite possède une trajectoire circulaire à l’altitude h dans le plan équatorial. Déterminer sa vitesse et
la calculer numériquement. Exprimer son énergie mécanique en fonction de G, MT , m, RT et h. Dans la suite,
on admet la validité de cette expression même si la trajectoire n’est pas exactement circulaire.
2. Un câble conducteur de longueur ℓ = 20 m, dont la surface latérale est isolée par
une gaine, est suspendu sous le satellite dans la direction pointant vers le centre
de la Terre. Un courant électrique peut circuler entre ses deux extrémités et, grâce h ℓ
aux particules chargées de la ionosphère, on obtient un circuit fermé de résistance
électrique R. On admet que la fem induite dans le câble s’exprime de la même
manière que pour une barre mobile sur des rails de Laplace. Terre
Dans quel sens le courant circule-t-il dans le câble ? Sachant que son intensité est
de 0, 44 A, trouver la valeur de R.
3. Le satellite est muni d’un générateur électrique alimenté par des panneaux so-
laires et fournissant une puissance P = 500 W. On l’insère en série dans le circuit de la question précédente de
manière à contrôler l’intensité du courant et donc la force magnétique s’exerçant sur le câble. Dans quel sens
faut-il faire circuler le courant pour que le satellite gagne de l’altitude ? Quelle est son intensité ?
4. Combien de temps faut-il faire circuler ce courant pour obtenir un gain d’altitude de 500 m ?

46. Pince ampèremétrique (V. Dubus)


Une pince ampèremétrique est schématiquement composée de N spires carrées de côté a placées en série, de
résistance totale R et disposées sur un tore dont les rayons intérieurs et extérieurs sont respectivement égaux
à 2a et 3a. Ce circuit est fermé sur un ampèremètre d’impédance négligeable. Sur l’axe de révolution (Oz) de
ce tore se trouve un fil rectiligne, supposé infini, dans lequel circule un courant d’intensité I = I0 cos(ωt).
PC* – Exercices de révision 34 Ondes

Montrer que la mesure de l’intensité i circulant dans les spires permet d’accéder à I0 . Établir, en fonction
de la pulsation et des caractéristiques du dispositif, le lien entre les deux intensités. Quel est l’intérêt pratique
d’un tel système ? Quelles en sont les limitations ?

Ondes
47. Vibration d’une chaîne de charges électriques (H. Fessard)
Des charges électriques ponctuelles de masse m, de même valeur absolue Q, alternativement positives et
négatives, sont placées à égale distance a les unes des autres le long de la droite (O, ~ux ). Chacune peut se
déplacer sans frottement parallèlement à ~uy , comme le feraient des perles guidées par des fils rectilignes. On
note yn le déplacement de la particule de rang n, avec yn ≪ a.
1. En ne considérant que les interactions entre plus proches voisins, écrire l’équation du mouvement d’une
particule donnée.
2. Effectuer le passage à la limite continue et montrer que le déplacement des particules obéit à une équation
d’onde. Donner l’expression de la célérité.
3. Reprendre les questions précédentes en considérant toutes les interactions. Quelle difficulté pose dans ce
cas la passage à la limite continue ? Pour exprimer la célérité, on utilisera la somme de la série harmonique
alternée
1 1 1
ln 2 = 1 − + − + .... .
2 3 4
4. Reprendre l’analyse dans le cas où les charges ponctuelles sont remplacées par des dipôles électriques de
masse m portant alternativement des moments dipolaires p ~uy et −p ~uy , libres de se translater parallèlement à
~uy .
5. Proposer une application numérique dans le cas de molécules polaires occupant les nœuds d’un réseau
cristallin. Commenter.

48. Mouvement d’une corde de violon (S. Gégout)

On analyse le mouvement d’une corde de violon de masse linéique µ tendue sous une tension T entre
deux points fixes d’abscisses x = 0 et x = L. Observée à l’œil nu, elle semble osciller selon son mode propre
fondamental. Une analyse plus précise, due à Helmholtz, fait apparaître une réalité plus complexe. La corde se
présente sous la forme de deux segments séparés par un point anguleux A allant d’une extrémité à l’autre à
vitesse V . Le déplacement y(x, t) des points de la corde s’écrit pour t ∈ [0, L/V ]

pour x ∈ [0, V t] , y(x, t) = βx(L − V t)


pour x ∈ [V t, L] , y(x, t) = β(L − x)V t
PC* – Exercices de révision 35 Ondes

où β ≪ 1/L.
1. Représenter sur une seule figure la corde à divers instants. Vous pouvez utiliser Python 9 .
2. Vérifier qu’en dehors du point anguleux, les équations du problème sont satisfaites.
3. On considère le tronçon infinitésimal de corde de longueur δx qui, pendant δt, est traversé par le point
anguleux. En lui appliquant le principe fondamental de la dynamique, montrer que V s’identifie à la célérité
des ondes transversales dans la corde. Retrouver ce résultat en raisonnant sur la quantité de mouvement de la
corde entière.
4. Déterminer le mouvement de la corde pour t ∈ [L/V, 2L/V ] et compléter la figure de la question 1 par de
nouvelles positions de la corde. Chercher le lieu des points successivement occupés par A et faire le lien avec la
perception visuelle.
5. Expliciter le mouvement y(x0 , t) d’un point donné de la corde et le représenter y(x0 , t). Expliquer comment
l’archet, frottant la corde en se déplaçant à vitesse constante selon −
→, peut produire un tel phénomène.
uy

49. Mesure de la vitesse du son dans une mousse (M. Gori-Grise)


Pour mesurer la vitesse du son dans une mousse liquide, J. Pierre et al ont développé un protocole original fondé
sur l’étude d’un coefficient de réflexion 10 . On étudie ici le fondement théorique et un exemple d’application de
cette méthode.
1. On considère deux milieux semi-infinis séparés par une interface plane que des ondes acoustiques sont
susceptibles de franchir en incidence normale. Rappeler l’expression du coefficient de réflexion r pour l’onde de
pression acoustique et donner son expression en fonction des impédances Z0 et Z1 des deux milieux.
2. Dans les questions qui suivent, l’interface occupe le plan d’équation x = 0. Au lieu d’être infini comme
précédemment, le milieu d’impédance Z1 est borné à la région x ∈]0, d[ avec d > 0, limité à l’abscisse d par une
cloison parfaitement rigide. On définit alors l’impédance Z ∗ en x = 0+ par

p(0+ , t) = Z ∗ v(0+ , t) .

On prendra garde à ne pas confondre Z ∗ avec l’impédance usuelle Z1 du matériau.


Quelle est l’expression du coefficient de réflexion pour une onde plane progressive harmonique provenant
de x = −∞ et rencontrant l’interface en x = 0 ?
3. Pour x ∈ [0, d], le champ de pression acoustique est formé de deux OPPH voyageant en sens inverses :

p(x, t) = p10 ej(kx−ωt) + p20 ej(−kx−ωt) .

Exprimer le champ de vitesse associé en utilisant Z1 .


4. En prenant en compte la présence de la cloison rigide, relier p10 à p20 puis en déduire l’expression suivante
de Z ∗ en fonction de Z1 , k et d :
jZ1
Z∗ =
tan(kd)
5. Dans les travaux de J. Pierre, le milieu 1 est une mousse produite en laboratoire d’épaisseur d = 1, 93 cm.
Des montages à tubes de Kundt permettent la mesure de r d’où l’on peut déduire Z ∗ . En suivant cette voie,
on a obtenu les résultats de la figure 20.
Interpréter la forme de la courbe et en déduire la célérité du son dans la mousse. On ne prendra pas en
considération la courbe bleue (partie réelle).

50. Gravité et acoustique (M. Gravier)


Dans la mise en équation usuelle des ondes acoustiques, on omet délibérément le champ de gravité. Montrer
que sa prise en compte conduit à l’équation d’onde

1 ∂2p 1→− →
∆p − 2 2
− 2−
g . ∇p = 0 .
c ∂t c
9. On peut aussi consulter http ://[Link]/jw/[Link]
10. Eur. Phys. J. E (2013) 36 : 113
PC* – Exercices de révision 36 Ondes

Figure 20 – Résultats de mesures d’impédance d’une couche de mousse de laboratoire.

Par une analyse d’ordre de grandeur, discuter l’importance du terme gravitaire selon la longueur d’onde.

51. Trois polariseurs (d’après CCP) (V. Gueudelot)


On utilise dans une manipulation d’optique une source de lumière naturelle placée devant un collimateur de
manière à produire une onde plane, ainsi que trois polariseurs P1 , P2 et P3 que l’on peut disposer perpendi-
culairement au faisceau en les alignant les uns avec les autres. La lumière émergente est reçue sur un écran
d’observation.
1. Pour l’instant on n’utilise que P1 et P2 . Comment faire pour que la lumière sur l’écran s’éteigne, sans
éteindre la source bien entendu.
2. On introduit maintenant P3 . Est-il possible de faire réapparaître la lumière sur l’écran ? Si oui, où et
comment le disposer pour maximiser l’éclairement. Si non, pourquoi ?

52. Pénétration du champ magnétique dans un métal (E. Hassnaoui)


On considère un métal semi-infini, de conductivité γ, occupant le demi-espace défini par x > 0. À partir de


l’instant t = 0, on impose brutalement à sa surface un champ magnétique B 0 = B0 − →u y constant. On analyse


l’évolution du champ qui s’ensuit à l’intérieur du métal. Il est nul pour t 6 0, et de la forme B = B(x, t)−→
uy
pour t > 0.
1. Expliquer sans calcul pourquoi des courants électriques se mettent à circuler dans le métal.
2. On néglige le courant de déplacement. Montrer que le champ magnétique obéit à une équation de diffusion
et exprimer la diffusivité D en fonction de µ0 et γ.
3. La résolution de cette équation doit permettre d’établir une relation entres les 5 grandeurs B, B0 , x, D et
t. Quel nombre k de dimensions indépendantes ces cinq grandeurs font-elles intervenir ?
4. À partir de 5 grandeurs énumérées ci-dessus, former (n − k) nombres sans dimensions.
5. D’après le théorème de Vashy-Buckingham, il existe une fonction f telle que
B(x, t) x
 
=f √ .
B0 2 Dt
PC* – Exercices de révision 37 Ondes

En utilisant ce changement de variables, montrer que


x
  
B(x, t) = B0 1 − erf √ .
2 Dt

6. Représenter les variations spatiales de B à divers instants. Commenter en lien avec une loi qualitative
régissant les phénomènes d’induction.
7. Dans le cuivre de conductivité γ = 6.107 S.m−1 , trouver au bout de combien de temps le champ vaut 0, 9B0
à une profondeur de 1 cm.


8. Déterminer la densité volumique de courant j (x, t). Représenter ses variations spatiales à différentes dates.
9. On considère la portion de plan définie par (x > 0, z = 0, y ∈ [0, ℓ]) (il s’agit d’un rectangle dont un côté
présente la longueur ℓ et dont l’autre côté tend vers l’infini). Exprimer l’intensité I(t) qui la traverse à un
instant t > 0. Que remarque-t-on ?
Annexe mathématique
2 u
Z
2
erf(u) = √ e−q dq
π 0

1.0

0.8

0.6
erf(u)

0.4

0.2

0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0
u

53. Dissipation et pression de radiation dans une réflexion métallique (P.-E. Huguin, M. Jacque-
min)
On considère une onde électromagnétique de champ électrique complexe


E i = E0 ei(kx−ωt) −

uy avec k = ω/c E0 ∈ R.

Elle voyage dans le vide dans la région de l’espace définie par (x < 0) et rencontre un conducteur occupant le
demi-espace (x > 0). On note γ la conductivité de ce matériau, supposée réelle et constante dans le domaine
de fréquence étudié.
1. Dans l’approximation du bon conducteur, on montre que le champ transmis dans le métal est de la forme
s

→ 1+i 2
E t (x, t) = E 2 −

u y exp i(k ′ x − ωt ] avec ′
k = et δ=
 
.
δ µ0 δω

Rappeler ce que représente δ et définir l’indice complexe du métal. L’exprimer en fonction de la grandeur sans
dimension
γ γδ
r
u= = .
2ǫ0 ω 2ǫ0 c
Que dire de u sous les hypothèses qui valident l’approximation du bon conducteur ?
PC* – Exercices de révision 38 Mécanique quantique

2. Une onde réfléchie de la forme




E r = E1 −

u y ei(−kx−ωt)
est aussi présente dans le vide. Exprimer les champs magnétiques associés à chacune des trois ondes.
3. En exploitant la continuité des champs, déterminer E 1 et E 2 en fonction de E0 et d’autres grandeurs de
l’énoncé.
4. On s’intéresse maintenant à l’aspect énergétique du phénomène. Exprimer l’intensité Ii de l’onde incidente
et celle Ir de l’onde réfléchie.
5. Pour apprécier la pénétration de l’énergie dans le métal, nous n’allons pas utiliser le vecteur de Poynting de
l’onde transmise mais nous concentrer sur la dissipation Joule. En effet, comme le métal s’étend jusqu’à l’infini,
il n’évacue aucune énergie vers la droite et la puissance qu’il reçoit au travers de sa face d’équation x = 0 s’y
dissipe intégralement.
On délimite sur l’interface une zone d’aire S. Quelle puissance moyenne est dissipée dans une couche de
métal d’épaisseur dx située à la profondeur x en face de S ? Quelle est la puissance moyenne dissipée dans tout
le métal situé « sous » cette portion de l’interface ? On l’exprimera en fonction de γ, S, δ, E0 et u.
6. Vérifier que les expressions précédentes sont compatibles avec l’idée générale de conservation de l’énergie.
7. Exprimer le coefficient de transmission en puissance en fonction de u. Quelle est sa valeur pour le cuivre
(γ = 6.107 S.m−1 ) à la fréquence de 1 GHz ?
8. La réflexion d’une onde électromagnétique sur un métal présente aussi un aspect dynamique. Telle une
balle rebondissant un plan, l’onde électromagnétique, en se réfléchissant, pousse la surface métallique. L’effet
associé se nomme « pression de radiation » et possède de nombreuses conséquences. Des engins à voile solaire
exploitant ce phénomène ont été envisagés.
On rappelle que le métal reste neutre aux échelles de temps considérées. Exprimer la force électromagnétique


d F s’exerçant sur la portion d’épaisseur dx et d’aire S envisagée plus haut.
9. Exprimer la force moyenne qui s’exerce sur tout le métal situé sous dS. Montrer que la pression associée
s’exprime par
2Ii 2u2
pR = .
c 2u2 + 2u + 1
10. Calculer numériquement pR pour Ii = 1 kW.m−2 .
11. En pratique, on peut utiliser pR = 2Ii /c, ce qui revient à adopter le modèle du conducteur parfait. On
souhaite interpréter ce résultat dans une description corpusculaire du rayonnement. Il est formé de photons
d’énergie hν et de quantité de mouvement hν/c. On note Nph leur nombre par unité de volume. Comment
s’exprimer Ii dans ce modèle ?
12. On néglige la contribution des très rares photons qui pénètrent dans le métal. En analysant la variation de
quantité de mouvement des photons qui rencontrent le métal pendant dt, retrouver l’expression de la pression
de radiation.

Mécanique quantique
54. Couleurs des cyanines et boîtes quantiques (C. Khelil)
Les cyanines sont des cations possédant une succession liai- CH3 CH3
sons conjuguées dans une chaîne d’atomes de carbones (figure 21). N N+
Chacun de ces atomes possède un électron π qui est délocalisé sur CH3
CH3
l’ensemble de la chaîne et bloqué à ses deux extrémités par l’atome
d’azote. On se limite ici aux molécules pour lesquelles le nombre Figure 21 – Formule semi-développée
p d’atome C est impair et on note p = 2q + 1. La longueur de d’une cyanine. Conformément à l’usage de
la chaîne vaut (p + 1)l où l = 0, 14 nm représente la distance in- la chimie organique, les atomes de car-
teratomique. Ces molécules présentent une raie d’absorption dans bones ne sont pas représentés mais on a
la partie visible du spectre, ce qui leur confère des couleurs ca- indiqué les liaisons entre eux.
ractéristiques et expliquer qu’on les utilise fréquemment comme
colorants. Pour p variant de 5 à 11, on a relevé la longueur d’onde λ correspondante et dressé le tableau ().
On traite les électrons π comme des particules indépendantes évoluant dans un puits de potentiel à une
dimension. Comme dans un atome, leur répartition est régie par les règles de Pauli et de Hund et se fait de
PC* – Exercices de révision 39 Mécanique quantique

p 5 7 9 11
q 2 3 4 5
λ (nm) 416 519 625 735

Table 1 – Longueurs d’onde d’absorption des cyanines

manière à minimiser l’énergie totale. L’absorption de lumière correspond au passage de l’électron de plus haute
énergie vers l’orbitale vacante d’énergie immédiatement supérieure.
Interpréter l’évolution de λ avec p et estimer, d’un point de vue théorique, les longueurs d’onde d’absorption.
Commenter l’accord ou l’écart aux résultats expérimentaux.

55. Effet Aharonov-Bohm (K. Kraifi)


En 1959, D. Bohm et Y. Aharonov ont prévu un effet quantique surprenant, ensuite observé en laboratoire
(Chambers 1960, Tonomura 1986) et parfois qualifié de « sixième merveille du monde quantique ». Nous en
proposons ici une approche succincte.
1. On considère un système de deux fentes d’Young séparées d’une distance d et irradiées par un faisceau de
neutrons. À la distance L ≫ d on a placé un détecteur qui fournit, après un temps suffisamment long, le relevé
de la figure 22. Interpréter qualitativement le phénomène. Que se passe-t-il si on enregistre l’évolution du signal
au cours du temps, avec une résolution temporelle de l’ordre de la durée séparant l’arrivée de deux neutrons
successifs sur les fentes ?

Figure 22 –

2. Les neutrons de masse m = 1, 67.10−27 kg ont une vitesse v = 200 m.s−1 . On donne encore L = 5 m,
d = 104 µm. La largeur des fentes est de 22, 5 µm. Interpréter quantitativement le phénomène.
3. La même expérience peut être réalisée avec des électrons (charge q = −e, masse m). Le phénomène prévu par
Aharonov et Bohm se manifeste lorsque qu’un solénoïde infini parcouru par un courant permanent est disposé
derrière l’écran portant les fentes, parallèlement à celles-ci (voir figure 23). Décrire le champ magnétique qu’il
produit et exprimer sa valeur B0 sur l’axe de révolution en fonction des grandeurs pertinentes.
4. Le rayon R du solénoïde est supposé suffisamment petit pour que les particules, en allant des fentes à
l’écran, ne le rencontrent jamais. Néanmoins, sa présence se fait mystérieusement ressentir sous une forme que
nous allons découvrir. Pour cela, on admet que les ondes de matière décrivant les électrons sont localement
planes et que leur phase spatiale en un point M s’exprime par

→ − →
Z
θ(M ) = k .d ℓ
C

où C représente une trajectoire classique suivie par une particule entre la source S et un pont quelconque de


l’écran. Par la relation de de Broglie, le vecteur d’onde k est relié l’impulsion généralisée −

p qui s’exprime par


→ qB0 R2 −
p = m−

v + →
uθ .
2r
PC* – Exercices de révision 40 Mécanique quantique

d
z
y
S L x

Figure 23 – Principe de l’effet Aharonov-Bohm

On notera que −→p n’est pas la quantité de mouvement usuelle à cause du second terme, exprimé en coordonnées
cylindriques relativement au solénoïde.
Représenter les deux trajectoires classiques permises entre la source et un point M de l’écran. En l’absence
de champ magnétique, exprimer le déphasage obtenu en M et retrouver le résultat des questions 1 et 2.
5. En présence du champ magnétique, montrer que le déphasage entre les ondes issues de chacune des deux
fentes est modifié de qB0 πR2 /~. Que représente B0 πR2 ?
6. Quel effet observable l’augmentation du champ magnétique produit-elle ?
7. On nomme quantum de flux la valeur du flux magnétique produisant un déplacement égal à l’interfrange.
Quelle est sa valeur φ0 ?

56. Fusion thermonucléaire de protons (G. Launay)


On étudie le processus par lequel deux protons de masse mp et de charge e, initialement très éloignés et se
dirigeant l’un vers l’autre, peuvent fusionner pour donner un noyau de deutérium. Bien que ce phénomène se
déroule dans l’espace, on simplifie le problème en le supposant unidimensionnel. On admet que le mouvement
relatif des deux particules est équivalent à celui d’une particule unique de masse m = mp /2, se déplaçant le
long de la droite (O, ~ux ), l’abscisse x correspondant à la distance entre les deux protons.
1. On constate que les protons peuvent fusionner alors que leur répulsion électrostatique interdit en principe
leur rapprochement en deçà d’une certaine distance limite. Quelle phénomène quantique explique ce compor-
tement ?
2. En préliminaire, on considère une particule de masse m qui rencontre une marche de potentiel : l’énergie
potentielle est nulle pour x < 0 et vaut U0 pour x > 0. On recherche un état stationnaire d’énergie E < U0 et
on note Φ(x) la partie spatiale de sa fonction d’onde. Déterminer le coefficient t(x) = Φ(x)/Φ(0) (pour x > 0).
3. Dans cette question, l’énergie potentielle est nulle pour x < 0 et x > L, et vaut U0 > E pour x ∈]0, L[. Si
t(L) est « assez faible », on admet que le coefficient de transmission de la particule au travers de cette « barrière »
est Θ(E) = t(L)2 . Quelle est la définition de Θ(E) ? À quelle condition t(L) est-il faible ?
4. Revenons au problème des deux protons en interaction séparés par la distance x. Donner l’expression de
leur énergie d’interaction U (x) et représenter son graphe pour x > 0.
5. La particule équivalente de masse m est soumise à U (x) et possède une énergie E. Délimiter sur le graphique
précédent l’intervalle [0, L] qui lui est classiquement interdit et donner l’expression de L.
6. La fusion des deux protons est réalisée lorsque la particule atteint la position x = 0. On admet que
le coefficient de transmission Θ(E) de ce processus se déduit de celui de la question E par la substitution
suivante : Z q L
U (x) − E dx
p
U0 − E L −→ .
0
 
Exprimer Θ(E), alors appelé « facteur de Gamov », sous la forme Θ(E) = exp −( E/EG . Donner l’expression
p

R1 q1 π
et la valeur numérique de EG (en joules puis en eV). On donne 0 u − 1 du = 2, m = 8, 35.10−28 kg,
ǫ0 = 8, 85.10−12 F.m−1 , h = 6, 62.10−34 J.s, e = 1, 6.10−19 C.
7. Dans le contexte de la fusion thermonucléaire, l’énergie E des particules est liée à leur agitation thermique.
Quelle est la valeur de Θ dans le noyau du Soleil où la température est de 15 millions de kelvins ? On tiendra
PC* – Exercices de révision 41 Mécanique quantique

compte du fait que le mouvement relatif des protons est unidimensionnel et que, par conséquence, seulement
1/3 de leur énergie cinétique intervient dans E.
En réalité, l’agitation thermique est associée à une distribution statistique des énergies des protons dont il
faudrait tenir compte pour déterminer le taux de fusion.

57. Modèle de Kronig et Penney (1931) (E. Rieckenberg)


Dans un solide cristallin, les électrons sont soumis à un potentiel périodique créé par les ions du réseau. Cette
périodicité, indépendamment de la forme précise du potentiel, est à l’origine d’une forme particulière du spectre
des niveaux énergétiques appelée structure de bande : les énergies permises forment des intervalles disjoints,
séparés par des intervalles appelés bandes interdites. Cette propriété a été expliquée (ou découverte ?) dès 1931
par Kronig et Penney grâce à un modèle simple dont des variantes sont encore étudiées aujourd’hui.
On se limite à une description unidimensionnelle et le potentiel périodique, s’étendant de −∞ à +∞, est
représenté sur la figure 24. On note d = a + b le pas du réseau.
V
V0

b
x
a

Figure 24 –

1. Citer une grandeur de la théorique quantique dont peut s’attendre à ce qu’elle soit d-périodique. En
exploitant cette idée, on peut démontrer les propriétés suivantes 11 .
dΦ dΦ
∀x, Φ(x + d) = eiθ Φ(x) (x + d) = eiθ (x) .
dx dx
Le déphasage θ peut prendre toute les valeurs dans [−π, π].
2. On étudie des états stationnaires d’énergie E < V0 . Expliciter la fonction d’onde sur [0, a] et sur [a, d] en
faisant intervenir 4 constantes.
3. Expliciter les conditions de passage pour la fonction d’onde puis, en utilisant la propriété fournie dans la
question 1, en déduire un système de 4 relations linéaires satisfaites par les 4 constantes.
4. À quelle condition la résolution ce système (non demandée) peut-elle conduire à des fonctions d’onde non
identiquement nulles ? Un long calcul permet d’exprimer cette condition sous la forme :

(ρ2 − q 2 ) √ q
cos θ = cosh(ρb) cos qa + sin(qa) sinh(ρb) avec q= 2mE/~ ρ= 2m(V0 − E)/~ (1)
2ρq

5. Dans cette question on pose X = qa. Pour des valeurs numériques données de d, a, b, V0 et m, on peut
exprimer ρ en fonction de X puis tracer le graphe de la fonction

(ρ2 − q 2 )
g : X → cosh(ρb) cos X + sin(X) sinh(ρb) .
2ρq
Le résultat est représenté dans la partie supérieure de la figure 5..
Comment l’intervalle de variations de X est-il choisi ? Quelles sont les énergies permises ? Conclure en lien
avec l’introduction du problème.

11. Il s’agit de conséquences d’un théorème dû à Félix Bloch (1928)


PC* – Exercices de révision 42 Mécanique quantique

7
Rés luti n rig ureuse du m dèle de Kr nig et Penney
6
5 V_0 = 50 eV
4 d = 2.7e-10m b = 0.1d
3
g

2
1
0
−1
−2 −9 −8 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
qa

6
Rés luti n dans le cas du peigne de Dirac
5
4
3
2
f

1
0
−1
−2 −9 −8 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
qa

Figure 25 – Exemple de résolution du modèle de Kronig et Penney


PC* – Exercices de révision 43 Optique

Optique

58. Étude d’une lunette astronomique (Centrale-Supélec) (L. Magron-Mathis)


Un observateur accommodant à l’infini observe des objets situés à l’infini à travers une lunette astronomique.
1. Décrire le montage d’une lunette astronomique composée de l’association de deux lentilles minces conver-
gentes. La lentille constituant l’objectif a une focal fobj
′ et celle constituant l’oculaire une focale foc
′ . Donner

une expression du grossissement et du grandissement (on remarquera que le grandissement ne dépend pas de
la position de l’objet). Quelle relation simple relie ces deux grandeurs ?
2. La lunette considérée ici est constituée par l’association d’une lentille convergente Lobj de focale fobj
′ = 9a et

d’un oculaire. Cet oculaire est lui-même formé de deux lentilles minces convergentes de même distance f1′ = 3a,
éloignées l’une de l’autre d’une distance 2a.
Pour cet oculaire, déterminer la position du foyer image F ′ et du foyer objet F en exprimant O2 F ′ et O1 F .
Déterminer également la position des points conjugués H et H ′ pour lesquels le grandissement transversal vaut
1. Enfin, calculer les distances focales définies par

f ′ = H ′F ′ et f = HF .

Après avoir effectué les calculs, vous pourrez utiliser le logiciel optgeo pour observer le cheminement des
rayons dans cet oculaire et vérifier vos résultats. Le fichier à utiliser s’intitule oculaire_Centrale.opt et a
été produit avec a = 50 mm.
3. Comment faut-il placer cet oculaire pour que l’ensemble de la lunette soit afocal et constitue donc une
lunette astronomique ? Donner la distance séparant la lentille objectif de L1 .
On utilisera le fichier de simulation lunette_Centrale_avec_optgeo.opt et ouvrir l’onglet des commen-
taires (a = 40 mm). En déplaçant ensemble les deux lentilles constituant l’oculaire, vérifier la position de
L1 .
4. Si l’objet à l’infini est vu à l’oeil nu sous un angle α, sous quel angle apparaît-il à travers l’appareil ?
5. Le rayon R de la monture de l’objectif de la lunette complète est R = 2, 5 cm. On suppose que le faisceau
qui atteint le système est parallèle et de rayon supérieur à R. Quel est alors le rayon du faisceau sortant ? Dans
l’hypothèse d’un faisceau incident divergent, où faut-il placer l’œil pour observer avec un maximum d’intensité ?

59. Enregistrement d’un interférogramme avec un détecteur étendu (V. Moniot)


L’interféromètre de Michelson est utilisé en lumière monochromatique de longueur d’onde λ dans la configu-
ration lame à faces parallèles d’épaisseur e.
1. Quelle est la nature des franges observées ? Préciser par un schéma le dispositif expérimental correspondant.
2. Au foyer de la lentille d’observation, on place un détecteur ponctuel délivrant une tension électrique propor-
tionnelle à la puissance lumineuse qui lui parvient. Un moteur permet de translater l’un des deux miroirs à
vitesse constante. Représenter le graphe montrant les variations temporelles du signal fourni par le capteur.
3. Comment ce graphe doit-il être modifié pour tenir compte de la longueur de cohérence finie de la source ?
4. On revient au cas d’une source de lumière strictement monochromatique. En réalité, le détecteur n’est pas
ponctuel. Il s’agit d’une cellule en forme de disque de rayon R, centrée sur le foyer F ′ de la lentille. Quelle plage
d’angles d’incidence i ce capteur reçoit-il ? On notera imax la valeur maximale.
5. Déterminer à un facteur près le signal fourni par le capteur et représenter ses variations en fonction de e. On
utilisera la propriété suivante : la région du plan focal définie par les angles d’incidence de l’intervalle [i, i + di]
présente une aire dS ≃ 2πf ′2 sin i di. L’expression à trouver est de la forme

V = K (1 + γ cos(4πe/λ))

où γ s’exprime en fonction de e, λ et Ω = 2π(1 − cos imax ).


6. À quelle condition l’extension spatiale du capteur peut-elle être négligée ? Retrouver ce résultat en raisonnant
sur une variation de l’ordre d’interférence.
7. Commenter le résultat des questions précédentes en lien avec la question 3.
PC* – Exercices de révision 44 Optique

60. Monochromateur à réseau (A. Pierlot)

1. Un réseau par réflexion fonctionne de manière analogue à un réseau par transmission, si ce n’est qu’on y
exploite la lumière réfléchie au lieu de la lumière transmise. En adaptant le raisonnement vu pour les réseaux
par transmission, démontrer la relation entre l’angle d’incidence i et l’angle d’émergence θ pour l’ordre p. On
notera n la linéature et on prendra garde à l’orientation des angles, positifs dans le sens trigonométriques.

i θ

On considère dans la suite un réseau plan utilisé en réflexion, comportant n traits par unité de longueur,
parallèles à l’axe z (figure 26). L’angle entre la normale au réseau et l’axe x est réglable et noté α. Le faisceau
incident et la lumière diffractée sont caractérisés par les angles β et β ′ .

β’ +
Z α F’ 2b
X
β
f’

Figure 26 – Monochromateur à réseau

2. On impose que dans l’ordre 2, la raie λ0 = 600 nm soit diffractée dans la direction β ′ = 0 lorsque α = 0.
Quelle valeur faut-il donner à β ? Cette valeur reste fixée dans la suite.
3. Dans cette question, on maintient α = 0. La lumière diffractée par le réseau émerge de l’appareil par une
fente de largeur 2b placée dans le plan focal d’une lentille d’axe Ox. Montrer qu’on sélectionne ainsi une fine
bande spectrale centrée sur λ0 , dont on calculera la largeur δλ.
4. Entre quelles valeurs limites faut-il faire varier α pour sélectionner, dans la direction β ′ = 0, tout le spectre
visible λ ∈ [400 nm, 800 nm].
Valeurs numériques : n = 500 mm−1 , λ0 = 600 nm, f ′ = 10 cm, b = 1 mm.

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