Révisions Oral
Révisions Oral
Révisions
Électricité
1. Caténaire d’alimentation ferroviaire (Y. Azakraoui)
Une motrice de TGV est alimentée en haute tension alternative, de fréquence 50 Hz, selon le schéma de la figure
1. À intervalles réguliers, des sous-stations d’alimentation distantes de l = 50 km, assimilées à des générateurs
idéaux de fem efficace Ue = 25 kV, alimentent la caténaire formée d’un câble de cuivre de conductivité γ =
6, 0.107 S.m−1 et de section s. La locomotive consomme un courant d’intensité efficace Ie = 0, 35 kA quelle
que soit sa position x sur la ligne. Le retour du courant vers les sous-stations s’effectue par les rails et le sol
dont on néglige la résistance électrique. On note P0 = Ue Ie la puissance moyenne qui serait consommée par la
locomotive si elle était directement branchée sur une sous-station d’alimentation.
1. Exprimer la puissance moyenne P (x) consommée par la rame lorsque la locomotive se trouve à l’abscisse x.
2. Pour un bon fonctionnement et limiter l’échauffement de la caténaire on impose P > 0, 98 P0 quelle que soit
la position du train. En déduire la valeur minimale smin de la section du câble de cuivre.
250
200
150
u (V)
100
50
0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0
i (A)
critique Ec séparant deux types de comportement, l’un possédant un unique point de fonctionnement et l’autre
en possédant deux.
Pour répondre à cette question, on raisonnera en cherchant le point de fonctionnement du système formé de
l’arc d’une part et du générateur en série avec la bobine d’autre part. Au choix, une méthode graphique et une
méthode calculatoire sont permises.
4. On suppose dans cette question E < Ec et on étudie le régime transitoire qui suit l’ouverture de l’interrupteur.
Écrire l’équation différentielle régissant l’évolution de i(t) et montrer que l’intensité décroît jusqu’à s’annuler.
Représenter le déplacement du point de fonctionnement dans le diagramme de la figure (2).
5. Montrer que le temps d’extinction du courant est donné par
Z 0 dx
T =τ α
1 1−x−γ− β+x
avec α = a/(ri20 ), β = b/i0 , γ = um /E. Pour E = 80 V, cette intégrale vaut 0, 73. Calculer numériquement T .
6. On suppose maintenant E > Ec . En utilisant l’équation différentielle du circuit, discuter la stabilité des deux
points de fonctionnement. Lequel observera-t-on expérimentalement ?
Remarque : on peut à nouveau exprimer sous forme intégrale le temps d’établissement du régime permanent.
Il semble que l’intégrale soit divergente, ce qui n’est pas impossible puisque la fin est définie par l’annulation
du dénominateur ...
β
vA (1 − β)R2
entiel
ire
θ
éa
βR2
exp on
lin
vs
θ
θmax
2. Sur certains potentiomètres, β varie linéairement avec l’angle de rotation θ du bouton (α = θ/θmax ). Sur
d’autres, il varie de manière exponentielle, sous la forme approximative α = eq(θ−θmax ) avec q ∈ R+ . Lequel des
deux types est préférable si on souhaite contrôler confortablement le niveau sonore émis pas l’instrument ?
3. Le montage complet est représenté ci-dessous. L’inductance L, la capacité Cp et la résistance Rc représentent
le micro placé sous la corde et vc la fem produite par son mouvement. Les résistances αR1 et (1 − α)R1 sont à
nouveau réglables au moyen d’un potentiomètre. Selon vous, quel est le rôle (l’intérêt musical) de la partie du
montage comportant ces résistances et le condensateur de capacité C1 ?
Rc
Cp (1 − β)R2
L (1 − α)R1
vers le jack
C1 βR2 vs
vc
αR1
4. Plutôt que de chercher la forme explicite de la fonction de transfert H = vs /vc de ce montage, nous allons
en calculer un tableau de valeurs grâce à un code Python, puis représenter graphiquement le gain. Pour cela,
on introduit les valeurs numériques de tous les composants, puis les fréquences et pulsations utiles par les
instructions f = [Link](1, 5, 10000) ; omega = 2 * [Link] * f.
Puis on procède étape par étape aux calculs pertinents jusqu’à obtenir les valeurs de H. Par exemple, l’impé-
dance du condensateur est donnée par la ligne Z_C1 = 1 / (1J * C1 * omega).
En suivant cette méthode, compléter le code trace_bode_guitare_elec_eleve.py puis tracer le diagramme
de Bode.
5. Utiliser ce code pour commenter les influences de α, β, et R1 = R2 (les deux potentiomètres sont supposés
identiques)
6. La sortie de ce montage est envoyée sur un jack d’impédance d’entrée égale à 1 mégaohm. Que cela vous
inspire-t-il ?
s(t) = e(t − τ )
où τ est le retard, valeur fixée indépendante de la fréquence. Quelle doit être la fonction de transfert F (jω) de
ce système ? Tracer son diagramme de Bode.
2. En supposant ωτ ≪ 1, effectuer un développement limité à l’ordre 2 de F (jω).
3. Pour réaliser cette fonction, on utilise le dispositif schématisé sur la figure 3. La résistance R représente la
charge (le dipôle d’utilisation) sur laquelle le retardateur est branché. Déterminer la fonction de transfert H
de ce système. De quel type de filtre s’agit-il ?
4. En se plaçant dans la limite des basses pulsations, effectuer un développement au second ordre de H en
puissances de ω.
PC* – Exercices de révision 4 Mécanique
L L
e C R s
Figure 3 –
5. Montrer que si l’on choisit convenablement R, ce filtre réalise de manière approchée le retardateur envisagé
dans la première question. Que vaut alors τ ?
i
v1 vs1
vs3
vs
v2 vs2
4. Commenter et analyser sommairement l’hypothèse selon laquelle les ALI fonctionnent en régime linéaire. Le
montage dans son ensemble est-il linéaire ?
5. On prend v1 = A cos ωt et v2 = B cos(ωt + ϕ), A, B et ω étant supposés connus. Quel traitement faut-il
appliquer à vs pour en déduire ϕ ?
Mécanique
6. Fermeture des orbites quasi-circulaires (A. Carpentier, M. de Goede, J. Dequenne)
On considère dans ce problème un point matériel M de masse m se déplaçant sous l’action d’une unique force
de la forme −−→
−
→ OM
F = −k r n −
→u r = −k OM n
OM
avec n ∈ R et k > 0. Dans un tel champ de forces, des trajectoires circulaires sont bien entendu envisageables,
mais ce ne sont pas les seules. On souhaite savoir à quelle condition, portant sur n, d’autres trajectoires
PC* – Exercices de révision 5 Mécanique
périodiques sont possibles. On va répondre à cette question en restreignant l’étude aux orbites proches d’un
cercle.
1. Pour n = 1, montrer en utilisant les coordonnées cartésiennes que le mouvement de M est elliptique ;
exprimer sa période T et sa pulsation ω. Donner les équations horaires du mouvement dans le cas où le
point M se trouve initialement en (r0 , 0, 0) avec une vitesse (0, v0 , 0). À quelle condition obtient-on une orbite
circulaire ?
2. Pour n = −2, retrouver l’expression de la période du mouvement lorsque la trajectoire est circulaire de
rayon r0 . Quel autre de type de trajectoire fermée peut-on rencontrer ? Comment la période T est-elle alors
liée à une grandeur définissant l’extension spatiale de cette trajectoire ?
3. On suppose dorénavant n quelconque. Pourquoi peut-on restreindre l’étude à un plan ? À quelle condition
liant la vitesse initiale v0 et la distance initiale r0 le mouvement est-il circulaire ? Comment s’expriment alors
sa période et sa pulsation ?
4. On suppose maintenant que la vitesse initiale possède une composante radiale v0r et une composante
orthoradiale v0θ , cette dernière vérifiant la condition explicitée dans la question précédente
−
→
v 0 = v0r −
→
u r + v0θ −
→
uθ .
7. Étudier le mouvement radial, c’est à dire l’évolution temporelle de ǫ(t). À quelle condition l’orbite circulaire
est-elle stable ? Lorsqu’elle l’est, exprimer la période Tǫ des oscillations radiales.
8. Au premier ordre en ǫ, le mobile décrit une révolution complète autour de l’origine pendant la période
T exprimée dans la question 3. Dans le même temps, ǫ et r évoluent périodiquement. À quelle condition la
trajectoire est-elle fermée, c’est à dire repasse par le même point après un tour ?
9. Vérifier que cette condition est satisfaite pour n = 1 et n = −2. On pourra illustrer les résultats en utilisant
un calcul numérique codé dans le fichier Python resout_perturbation_mvt_circulaire.py.
4. Éliminer θ̇ et introduire une énergie potentielle efficace. L’utiliser pour discuter qualitativement le mouvement
radial de l’électron. Exprimer la valeur minimale de U permettant à l’électron d’atteindre l’électrode de rayon
R1 et la calculer numériquement pour R0 = 3 cm, R1 = 4 cm, B = 0, 2 T. On rappelle m = 9, 1.10−31 kg et
e = 1, 6.10−19 C.
5. Analyser la situation en utilisant le code python resout_magnetron_polaires.py fourni à cet effet.
a2
n1 (r) = n0 n2 (r) = n0 e−r/a n3 (r) = n0 .
r2
Expliciter v(r) dans chaque cas. On donne
Z
x2 e−x dx = −2(e−x + xe−x ) − x2 e−x .
4. Les courbes de la figure 5 représentent des profils de vitesses v pour la galaxie NGC3198. Les carrés corres-
pondent à des valeurs mesurées, la courbe « disk » à des vitesses associées à la seule matière visible, c’est à dire
aux étoiles de la galaxie, et la courbe « dark halo » à un halo de matière sombre.
Laquelle de ces courbes peut-on associer à l’une des densité n1 , n2 ou n3 ?
5. Dans ce modèle, quel et le comportement de v attendu pour r suffisamment grand ? En déduire la masse de
la galaxie, mesurée en masses solaires.
6. Expliquer pourquoi les données expérimentales invitent à introduire de la matière sombre. Déduire des don-
nées expérimentales le comportement asymptotique de la densité ns (r) de cette matière.
7. Vous disposez d’un code Python calculant (à un facteur près) et traçant v pour chacune des trois densité de
la question 3, en fonction de la variable adimensionnée x = r/a.
a) En raisonnant sur la matière visible, déterminer le rayon de la galaxie a.
b) Proposer une expression pour la densité particulaire sombre ns (r).
Données numériques : 1pc = 3, 1.1016 m, masse solaire M⊙ = 2.1030 kg, G = 6, 67.10−11 SI.
−
→
v A
9. Stabilisation d’un satellite par gradient de gravité (H. Fessard) α
−
→
uy
Un satellite de masse 2m décrit autour de la Terre de masse M une orbite C −
→
r u
circulaire de rayon r à la vitesse angulaire ω. Il est formé de deux modules A O B
et B de masse m assimilés à les points matériels liés entre eux par une tige −
→
ux
rigide de longueur 2L et de masse négligeable (figure ).
Données numériques : G = 6, 67.10−11 SI, M = 6, 0.1024 kg, m = 100 kg,
L = 5 m, r = 7, 0.103 km.
1. Représenter les forces de gravité s’exerçant sur le satellite. Par une analyse qualitative, trouver les valeurs
de α pour lesquelles un équilibre relatif est possible, c’est à dire pour lesquelles le satellite conserve la
même orientation par rapport à la verticale (O, − →
u ).
2. En exploitant le fait que L est très inférieur à r, exprimer au premier ordre non nul le moment en C de
forces de gravité.
3. Le référentiel géocentrique (O, −
→
u x, −
→
u y, −
→
u z ) est supposé galiléen et on raisonne dans le référentiel (C, −
→
u x, −
→
u y, −
→
uz
a) Exprimer les forces d’inertie s’exerçant sur A et sur B puis prouver que leur moment global en C
est nul.
b) Écrire l’équation du mouvement régissant l’évolution de l’angle α.
PC* – Exercices de révision 7 Mécanique
Figure 5 – Profils de vitesse dans la galaxie NGC3198. Carrés : valeurs mesurées. Courbe « disk » : associée
à la matière visible. Courbe « dark halo » : associée à la matière sombre.
c) Déterminer les positions d’équilibre relatif et discuter leur stabilité. Pour la (ou les) position(s)
d’équilibre stable, exprimer la période des oscillations et la calculer numériquement.
4. Reprendre le raisonnement dans le référentiel (O, −
→
u ,−→v ,−
→
u z ).
F
dF~ = dS ~ez + dF ′ ~eθ .
πR2
PC* – Exercices de révision 8 Mécanique
1. Rappeler les lois de Coulomb du frottement de glissement. On notera µd et µs les coefficients de frottement,
dont on rappellera les définitions, unités et ordres de grandeur. On suppose que le frottement des éléments
de surface en contact des disques d’embrayage vérifie ces lois.
2. Quelle est l’expression de dF ′ si Ω1 6= Ω2 ? On distinguera deux cas. Que peut-on dire si Ω1 = Ω2 ?
On étudie dans les questions 3 à 5 une phase de démarrage, le dispositif étant embrayé à partir de
ω1 (t = 0) = ω0 et ω2 (t = 0) = 0. Le moteur est accouplé au disque (1) et exerce sur celui-ci le couple
moteur ~Γ1 = Γ1 ~ez . La charge utile du dispositif (les roues du véhicule, etc.), de moment d’inertie J ′ , est
accouplée au disque (2). On posera J2 = J +J ′ . Cet ensemble mobile est soumis à un couple de frottement
~Γ2 = −Γ2 ~ez ; Γ1 et Γ2 sont supposés constants.
3. Calculer le moment ~Γ12 des efforts de contact exercés par (1) sur (2) pendant le patinage.
4. À quelle(s) condition(s) observe-t-on une accélération du véhicule se terminant sans patinage ? Quelle
serait l’évolution ultérieure du système ?
5. Calculer l’énergie dissipée par les frottements pendant la phase de patinage. Que devient-elle ?
6. À partir d’un fonctionnement de régime permanent sans patinage, l’arbre moteur tournant à la vitesse
angulaire ω0 , on déclenche le freinage (sans débrayage) du véhicule. Dans ces conditions, le couple moteur
exercé sur le disque (1) est remplacé par un couple de frein moteur ~Γ1 = −Γ′1 ~ez et un couple de frottement
proportionnel à sa vitesse de rotation s’exerce sur le disque (2), ~Γf = −KΩ2 ~ez . À quelle condition
l’embrayage ne patinera-t-il pas ?
Annexe sur l’embrayage
L’embrayage est un dispositif d’accouplement entre un arbre dit moteur et un autre dit récepteur. Du fait
de sa transmission par adhérence, il permet une mise en charge progressive de l’accouplement ce qui évite les
à-coups qui pourraient provoquer la rupture d’éléments de transmission ou l’arrêt du moteur dans le cas d’une
transmission avec un moteur thermique. L’embrayage est nécessaire sur les véhicules automobiles à moteurs
thermiques qui doivent continuer à tourner même si le véhicule est à l’arrêt. Le désaccouplement facilite aussi
le changement de rapport de vitesses. L’embrayage trouve donc sa place sur la chaîne de transmission, entre
le moteur et la boîte de vitesses. Le mot « embrayage » désigne également la phase de fonctionnement où
l’accouplement est établi ; il s’agit de l’opération inverse du « débrayage » pendant laquelle les arbres sont
désolidarisés.
On distingue trois phases de fonctionnement pour un dispositif d’embrayage.
— En position embrayée : l’embrayage transmet intégralement la puissance fournie (la voiture roule, le
moteur est lié à la boîte de vitesses). C’est le plus souvent la position stable du dispositif (absence
d’action de commande).
— En position débrayée : la transmission est interrompue. Roue libre, ou voiture arrêtée, le moteur peut
continuer à tourner sans entraîner les roues. La situation est équivalente au point mort.
— Phase transitoire de glissement : en particulier pendant l’embrayage, la transmission de puissance est
progressivement rétablie. Ce moment est appelé point de patinage. Pendant cette phase, l’arbre d’entrée
et l’arbre de sortie ne tournent pas à la même vitesse.
PC* – Exercices de révision 9 Mécanique
F0
−
→
er
θ −
→
dR
O
vers le bateau dθ
−
→
eθ
F
1. On décompose la corde en arcs de cercles infinitésimaux vus sous l’angle dθ. Chacun subit de la part du
bollard des forces de frottement réparties sur sa longueur mais qu’on modélise par une réaction infinitésimale
−
→
d R ponctuelle obéissant aux lois de Coulomb avec un coefficient µ. En exploitant cette modélisation, déterminer
la manière dont la tension T de la corde dépend de θ.
2. Si le bateau exerce une force F = 106 N sur la corde et si µ = 0, 2, estimer le nombre de tours nécessaires
pour que le marin puisse le retenir.
~ur
B x
~uθ
M
~g θ ~uz
y
A
a. Exprimer θ̇ et θ̈ en fonction de θ.
b. Exprimer la réaction R ~ du support en fonction de θ.
PC* – Exercices de révision 10 Mécanique
c. Soit M un point de la tige repéré par la distance AM = d. Au travers de la section droite du matériau
passant par M , la partie BM exerce un ensemble de forces de contact sur la partie AM . Ces forces ont une
résultante F~ = Fr ~ur + Fθ ~uθ et un moment MM z par rapport à l’axe (M, ~uz ). Trouver l’expression de F~ en
fonction de m, g, θ et u = d/ℓ.
d. Démontrer l’expression
mgℓ sin θ
MM z = − u(u − 1)2 .
4
e. Étudier les variations de MM z avec u = d/ℓ.
Faire le lien avec la photographie fournie sur la partie droite de la figure.
~u′y ~uy
M
~u′x
O1
a
Ωt
O ~ux
1. Déterminer les positions d’équilibre relatif possibles, c’est à dire celles pour lesquelles M reste fixe dans le
référentiel R′ = (O, ~u′x , ~u′y ). Discuter selon la valeur de ω et représenter ces positions sur un schéma en faisant
aussi apparaître les vecteurs forces.
2. Soient (xeq , yeq ) les coordonnées d’un point d’équilibre. Dans R′ , on écrit les coordonnées de M sous la
forme x(t) = xeq + ǫ(t), y(t) = yeq + η(t). Écrire les équations de mouvement en utilisant les variables ǫ et η
(qui ne sont pas supposées petites).
3. Chercher des solutions de la forme ! !
x x0
= ert .
y y0
La grandeur inconnue r peut être complexe, auquel cas x et y le sont aussi et la solution cherchée s’obtient en
prenant la partie réelle. Il est demandé de trouver r, mais pas d’exprimer η(t) et ǫ(t).
4. L’équilibre en (xeq , yeq ) est stable s’il n’existe aucune solution r présentant une partie réelle positive. Qu’en
est-il ici ? À quel type de mouvement a-t-on affaire ?
5. On choisit Ω = 1 rad.s−1 et ω = 2 rad.s−1 . Utiliser la fonction odeint du module Python [Link]
pour résoudre les équations du mouvement et pour représenter la trajectoire.
1. En négligeant la pesanteur, trouver une équation différentielle dont la résolution permettrait de déterminer
la forme de la chaînette.
PC* – Exercices de révision 11 Mécanique
2. Combien de constantes interviennent dans la résolution de cette équation ? Écrire les relations permettant
de les déterminer.
3. La résolution numérique de ce problème peut être conduite en utilisant la fonction odeint du module Python
[Link]. Compléter les fonctions construit_membre_de_droite, integre_longueur et trouve_b du
code resolution_chainette_tournante_eleve.py, puis l’exécuter pour résoudre le problème avec L = 0, 7 m
et d = 0, 5 m.
4. Dans quel cas limite la chaînette est-elle très peu courbée ? Quel terme peut-on alors alors négliger dans
l’équation différentielle ? Dans ce cas particulier, déterminer l’expression de y(x) et vérifier la concordance avec
le résultat fourni par le code.
avec
4
ω12 ≃ ω 2 (1 − e2 /5) ω22 ≃ ω 2 (1 + 2e2 /5) ω 2 = πGρ .
3
On note √
1 − e2
r0 = a √ = OM0
1 − e2 cos2 λ
la distance initiale de M0 au centre de la Terre et λ sa latitude. Ses coordonnées sont x0 = r0 cos λ, y0 = 0 et
z0 = r0 sin λ.
~uz Ω ~
M0
~uy
r0
O ~ey
λ
Ωt
~ex ~ux
1. En tenant compte du caractère non galiléen du référentiel terrestre, écrire les équation du mouvement.
2. Résoudre ces équations et exprimer x(t), y(t) et z(t) en fonction de r0 , λ, Ω, ω1 , ω2 et t. Il sera commode
de poser u = x + iy.
PC* – Exercices de révision 12 Thermodynamique et diffusion
3. Dans cette question et la suivante, on reprend l’étude dans le référentiel géocentrique RG (0, ~ex , ~ey , ~uz ). Les
vecteurs ~ex et ~ey pointent vers des étoiles lointaines et se confondent avec ~ux et ~uy à t = 0. Quelle est la vitesse
initiale du projectile dans RG ?
4. Étudier le mouvement du projectile dans RG . Les coordonnées seront notées xG (t), yG (t), z(t).
5. Projeter ~ex et ~ey sur (~ux , ~uy ) puis retrouver par ce changement de base les expressions de x(t) et y(t) établies
dans la question 2.
6. Déterminer dans RT l’équation de la ligne de champ (tenant à la fois compte de la gravité et de l’inertie
d’entraînement) passant par M0 . On utilisera la relation admise
ω12 − Ω2
=1
ω22
Thermodynamique et diffusion
16. Thermalisation de deux solides en contact par une barre (P.-[Link])
Une barre de longueur l, de section S, de capacité calorifique massique c, de masse volumique ρ et de
conductivité thermique λ a ses extrémités en contact avec deux solide S1 et S2 (figure 9). Sa face latérale
cylindrique est calorifugée.
a. En supposant que S1 et S2 sont deux thermostats de températures T1 et T2 , donner la répartition de tempé-
rature dans la barre en régime stationnaire.
b. Les solides S1 et S2 ont maintenant des capacités calorifiques finies C1 et C2 . À l’instant initial, leurs tempé-
ratures sont T10 et T20 . En supposant le phénomène quasi stationnaire, déterminer l’évolution des températures
de S1 et S2 .
c. À quelle condition l’hypothèse de quasi-stationnarité est-elle légitime ?
S1 S
2
1. Rappeler l’allure du diagramme d’état de l’eau dans le plan (T, P ). En quoi est-il atypique ? Calculer la pente
β de la frontière liquide-solide.
2. Expliquer qualitativement l’expérience du regel.
3. Pour faciliter l’étude du phénomène, on s’appuie sur les hypothèses suivantes, que l’on complétera au besoin
par d’autres jugées pertinentes :
— l’air autour du bloc est à la température de 0◦ C ;
— juste au dessus et juste au dessous du ruban, où ont lieu les changements d’état de l’eau, sont réalisés
localement des équilibres liquide-solide ;
— le transfert de l’eau liquide de la région située sous le ruban à celle située au dessus se fait quasi instan-
tanément.
Exprimer dans ce cadre la vitesse v à laquelle le ruban s’enfonce, en fonction de son épaisseur e, de sa longueur
L et de sa largeur a, et de diverses autres grandeurs parmi celles figurant au bas de l’énoncé.
4. Calculer numériquement v pour m0 = 1 kg, e = 1 mm, L = 0, 2 m, a = 1 mm.
Données numériques
point triple de l’eau (TT = 273, 16 K, PT = 610, 6 Pa), température de fusion de l’eau à pression atmosphérique
Tf = 0◦ C = 273, 15 K, enthalpie de fusion de la glace ℓf = 333, 5.103 [Link]−1 , masse volumique de la glace ρg =
917 kg.m−3 , accélération de la pesanteur g = 9, 81 m.s−2 , conductivité thermique de l’acier λ = 45 W.m−1 .kg−1 ,
masse volumique de l’acier ρa = 7, 8.103 kg.m−3 .
18. Les trois petits cochons (conte inuit transmis par le concours Centrale-Supélec) (C. Khelil)
Au cours d’une expédition polaire, les trois petits cochons décident de construire un igloo de glace (conductivité
thermique λ = 2, 0 W.m−1 .K−1 ) de forme hémisphérique. Ils s’accordent sur un rayon intérieur R1 = 1, 0 m
et une épaisseur de glace de 30 cm. L’air extérieur est à la température Te = −5 ◦ C supposée constante. Au
moment où l’igloo est achevé, le grand méchant loup surgit. Les trois petits cochons se précipitent à l’intérieur
de l’igloo et obstruent l’entrée par un dernier morceau de glace. Le loup se met à souffler, souffler, mais l’igloo
reste en place. Ayant remarqué l’absence de cheminée, le loup estime que sa seule chance est de continuer à
souffler. Un régime stationnaire de transferts thermiques finit par s’établir entre l’intérieur et l’extérieur de
l’igloo.
1. On note respectivement T1 et T2 les températures sur les faces interne et externe de l’igloo. Exprimer le
champ de température dans la glace et déterminer la résistance thermique de l’igloo.
2. Le champ de température n’est pas continu aux interface entre l’air et la glace. Des transferts thermiques
de nature conducto-convective s’y produisent. On les suppose régis par la loi de Newton selon laquelle le flux
thermique surfacique est proportionnel au saut de température. Pour l’interface entre l’air intérieur et la paroi
intérieure, on a exemple j = hi (Tint − T1 ) (avec hi = 5, 0 W.m−2 .K−1 ). Pour l’autre interface, j = he (T2 − Text )
(avec he = 100 W.m−2 .K−1 quand le loup souffle et he = 10 W.m−2 .K−1 quand il ne souffle pas).
Dans une première phase, le loup souffle. Sachant qu’un petit cochon libère une puissance de 80 W, calculer la
température qui règne à l’intérieur de l’igloo ainsi que la température de sa paroi intérieure.
3. Le loup, fatigué, cesse de souffler mais les trois petits cochons restent enfermés. En considérant encore un
régime stationnaire, montrer que l’igloo fond. De quel côté ? Sur quelle épaisseur ?
PC* – Exercices de révision 14 Thermodynamique et diffusion
20. Estimation des coefficients de transport dans un gaz (G. Launay, L. Magron-Mathis)
On s’intéresse ici à une descriptions microscopique simpliste des phénomènes de transports diffusifs dans un
gaz. On considère pour cela la matière à l’échelle moléculaire. Dans un gaz parfait, chaque molécule se déplace
librement, sans interaction, jusqu’à ce qu’elle subisse un choc instantané avec une autre molécule. On note ℓ le
libre parcours moyen, c’est à dire la distance moyenne que parcourt une molécule entre deux chocs successifs
et τ la durée de ce vol. On admet que ℓ s’exprime par
1
ℓ= √
2nσ
où n est la densité particulaire du gaz et σ la section efficace de collision des molécules. Les vitesses −
→
v des
molécules sont évidemment très diverses et changeantes. Pour simplifier, on admet que les particules ne peuvent
se déplacer que parallèlement à chacun des trois axes de coordonnées, dans un sens ou dans l’autre, et que la
norme de vitesse présente une valeur unique u.
1. Considérons tout d’abord un gaz chimiquement pur dans lequel certaines molécules sont « marquées ». On
note n(x, t) leur densité particulaire. On étudie leur flux à travers une surface δS à l’abscisse x. On suppose pour
simplifier que les molécules traversant δS de gauche à droite pendant la durée τ proviennent « en moyenne »
de l’abscisse x − ℓ/2 où la densité particulaire vaut n(x − ℓ/2).
δS
x−ℓ x x+ℓ
(a) Parmi les particules situées à gauche de δS, quelle fraction se dirige vers δS ? Combien la traversent
pendant la durée τ ? On notera N→ ce nombre. Faire le même raisonnement pour les particules traversant
δS de droite à gauche en notant N← leur nombre. Quel est le flux net Φ de particules à travers δS, compté
positivement vers les x croissants ?
PC* – Exercices de révision 15 Thermodynamique et diffusion
(b) On admet que n varie peu sur la distance ℓ. Montrer que le raisonnement précédent permet d’exprimer
en fonction de ℓ et u, le coefficient de diffusion D des molécules marquées tel que le définit la loi de Fick.
(c) Sachant que la vitesse moyenne u est proportionnelle à la vitesse quadratique moyenne et en n’oubliant
pas que ℓ n’est pas une constante, prédire l’évolution de D avec la température T et la pression P . Pour
comparaison, on obtient expérimentalement une loi du type D ∝ T 1,8 P −1 .
2. Passons à l’estimation de la conductance thermique du gaz. Il n’est désormais plus question de molécules
marquées et on note simplement n = n0 la densité particulaire, supposée uniforme. Le nombre de particules
traversant la surface dans un sens ou dans l’autre est donc le même. Par contre, la température du gaz T (x) est
supposée non uniforme de sorte que les deux groupes présentent des températures distinctes, comme c’était le
cas pour la densité particulaire dans la question 1. À titre d’exemple, supposons que la gauche soit plus chaude
que la droite. Les particules allant de gauche à droite possèdent une vitesse d’agitation thermique plus grande
que celles allant dans l’autre sens de sorte qu’en traversant la frontière, elles vont enrichir la partie droite en
énergie. Les particules voyageant en sens inverse ne compensent pas complètement cet effet puisqu’elles sont
moins agitées et transportent donc moins d’énergie.
(a) On note Cvm la capacité calorifique molaire et NA le nombre d’Avogadro. Quelle énergie interne δU→ ou
δU← les particules traversant δS dans un sens ou dans l’autre transportent-elles pendant la durée τ ? Quel
est le gain net en énergie de la partie droite ?
(b) Selon le premier principe, ce transport d’énergie s’interprète comme par flux de chaleur 2 . En déduire
l’expression, en fonction Cv , Na , n, u et ℓ, de la conductivité thermique λ du gaz, définie par la loi de
Fourier.
(c) Quel comportement prévoit-on pour λ en fonction de T et P ? Expérimentalement, on obtient une loi du
type λ ∝ P 0 T 0,7 .
3. Enfin, intéressons-nous à la diffusion de quantité de mouvement dans un gaz, i.e. à sa viscosité. On considère
un écoulement dans lequel le champ de vitesse est du type − →
v = v(x) −
→. Les molécules situées à gauche et à
u y
droite de δS n’ont donc pas la même vitesse macroscopique (cette vitesse v s’ajoute à la vitesse d’agitation
thermique u). À titre d’exemple, supposons que la gauche soit plus rapide que la droite. Les particules allant
de gauche à droite possèdent une quantité de mouvement (selon y) plus grande que celles allant dans l’autre
sens de sorte qu’en traversant la frontière puis en se mêlant à la partie droite, elles tendront à l’accélérer en
lui communiquant leur mouvement. Les particules voyageant en sens inverse ne compensent pas complètement
cet effet puisqu’elles sont moins rapides.
v(x − ℓ/2)
v(x + ℓ/2)
com
δS
(a) On note m la masse des molécules. Quelle quantité de mouvement δPy → transportent les particules
traversant δS de gauche à droite pendant la durée τ ? Quelle quantité de mouvement δPy ← transportent
les particules traversant δS de droite à gauche pendant la durée τ ? Quel est le gain net de quantité de
mouvement δPy de la région droite ?
(b) Nous allons interpréter δPy /τ comme une force. Pour justifier cette affirmation, on procède entre les
instants t et t + τ à un bilan de quantité de mouvement analogue à celui qui permet d’étudier la propulsion
par réaction. On considère le système fermé Σ constitué du fluide à droite de δS (partie « com »), auquel
on adjoint les particules qui y entrent (ou qui en sortent) pendant la durée τ . Les première sont englobées
dans la zone commune à t + τ et les premières en font déjà partie à t.
dP dP δP
Exprimer dty Σ en fonction de ydtcom et de τ y . En appliquant le principe fondamental de la dynamique,
introduire une « force fictive » s’exerçant sur la partie droite.
(c) Cette force s’interprète comme celle de viscosité. En déduire, en fonction de n, m, u et ℓ, l’expression de
la viscosité η telle que la définit la loi de Newton.
2. Nous passons sous silence les subtilités liées au fait que l’on a ici un système ouvert.
PC* – Exercices de révision 16 Thermodynamique et diffusion
ϕa
ϕ
On admettra que dans les étapes de transvasement, la pression du gaz est à chaque instant la même de part
et d’autre du piston déplaceur. On suppose de plus le gaz parfait. On note ρ = VV12 le rapport volumérique de
compression.
1. Représenter le cycle de fonctionnement dans le plan (V, P ) et dans le plan (S, T ).
2. On admet ici que le régénérateur fonctionne de manière idéale, c’est à dire qu’il restitue dans l’étape 2-3
toute la chaleur que gaz lui a fournie dans l’étape 4-1. En régime permanent, seule la quantité de chaleur
Q34 provient donc de la source chaude. Exprimer le rendement η du moteur et commenter son expression
en lien avec les hypothèses.
3. En réalité, le gaz atteint dans le transvasement de bas en haut une température T2′ légèrement inférieure
à T3 . La fin de l’étape isochore 2-3 se fait par échange direct de chaleur avec la source chaude. On définit
l’efficacité du régénérateur par
T ′ − T1
ǫ= 2
T3 − T1
(a) Placer le point 2’ sur les cycles.
(b) Par rapport à la question précédente, le travail fourni par le gaz au cours d’un cycle et la chaleur
puisée dans le source chaude sont-ils modifiés ?
(c) Montrer que le rendement s’exprime maintenant par
η0
η=
1 (1−ζ)(1−ǫ)
1+ γ−1 ln ρ
cp V1 T1
où η0 est le rendement obtenu dans le premier modèle. On a noté γ = cv , ρ= V2 et ζ = T3 .
Comment η varie-t-il avec γ et ρ ?
(d) Quelle serait l’expression du rendement en l’absence de régénérateur ?
(e) Le calculer numériquement pour T1 = 313 K, T3 = 1023 K, ǫ = 0, 8 ρ = 3, γ = 1, 4.
R R’
La pression de vapeur saturante de l’eau est donnée à chacune des deux températures :
Ps (T ) = 2, 32.103 Pa Ps (T ′ ) = 0, 88.103 Pa
PC* – Exercices de révision 19 Thermodynamique et diffusion
a. Le robinet étant fermé, on introduit 50 mg d’eau dans R. Préciser l’état de cette eau.
b. On ouvre le robinet et on attend que l’équilibre s’établisse. Déterminer les quantités d’eau liquide et d’eau
vapeur dans chacun des récipients.
liquide à T1 (x) a
e O x
liquide à T2 (x) a
Dans les premières questions, on néglige la conduction thermique dans le fluide, avant d’analyser la perti-
nence de cette hypothèse à partir de la question 8.
1. Dans le métal, on néglige tout flux thermique dans la direction de ~ux . Quelle hypothèse de l’énoncé légitime
cette approche ?
2. Exprimer le flux thermique dΦ1→2 traversant un élément de la paroi de longueur dx, du fluide 1 vers le
fluide 2.
3. Montrer que T1 (x) est solution de l’équation différentielle
dT1 T2 (x) − T1 (x)
=
dx δ
et donner l’expression de δ.
4. Trouver l’équation différentielle dont T2 est solution.
5. Exprimer T1 (x) et T2 (x).
6. Les résultats précédentes conduisent à
δT10 + LT2L LT10 + δT20
T1L = T1 (L) = T20 = T2 (0) = .
δ+L δ+L
Commenter l’influence du rapport L/δ sur ces températures de sortie.
7. Exprimer le flux thermique échangé par les fluides dans l’ensemble de l’échangeur, en fonction des tem-
pérature d’entrée (T10 , T2L ) et des paramètres du problème. Comment choisir ces paramètres pour maximiser
l’échange ?
Jusqu’ici, la conduction thermique au sein du fluide a été négligée. Les questions qui suivent ont pour but
d’analyser la pertinence de ce point de vue.
8. Comment faut-il modifier les équations des questions 3 et 4 pour tenir compte de la conduction thermique
dans le fluide ? Montrer que T1 est solution de
d2 T1 1 dT1 1
2
− ′ + ′ (T2 − T1 ) = 0
dx δ dx δδ
et donner l’expression de δ′ en fonction de λ, µ, v et c. Trouver aussi l’équation dont T2 est solution.
PC* – Exercices de révision 20 Mécanique des fluides
9. Dans ces équations, on identifie trois types de termes : ceux liés à la diffusion thermique dans le fluide, ceux
liés à la convection et ceux liés à l’échange au travers du métal. On appelle « nombre de Péclet » et on note Pe
le quotient
ordre de grandeur du terme convectif
Pe = .
ordre de grandeur du terme diffusif
Pour les ordres de grandeur, on admet que toutes les variations de température ont le même ordre de grandeur
T̃ et se font à l’échelle L. Exprimer le nombre de Péclet en fonction de L et d’une autre longueur.
10. On définit maintenant 3
ordre de grandeur du terme d′ échange
N= .
ordre de grandeur du terme diffusif
L’exprimer sous la forme N = L/δ′′ en précisant l’expression de δ′′ en fonction de λ, e, a et λ0 .
11. À quelles conditions est-il légitime de négliger la diffusion dans le fluide ?
12. Montrer que la conception de l’échangeur nécessite un compromis sur le choix de la vitesse.
T1 T2
T4 T3
1. Dans cette question et la suivante, on suppose le fonctionnement réversible. En utilisant deux bilans thermo-
dynamiques, établir deux relations entre les températures T1 , T2 , T3 et T4 .
2. On suppose T1 et T3 connues avec T1 > T3 . Trouver l’ensemble des solutions pour T2 et T4 .
3. Pour chacune des solutions obtenues, expliquer par des phrases claires pourquoi elles sont effectivement
compatibles avec l’hypothèse de réversibilité. Dans le cas où T2 6= T1 , on tracera le graphe donnant les variations
de température en fonction de x, abscisse comptée de gauche à droite dans chacune des canalisations, en
admettant que ce profil est linéaire.
4. Une étude détaillée de l’échangeur dans le cas général (pas nécessairement réversible) montre que
T1 − T3
T1 − T4 = T2 − T3 = gL
1+ Dm c p
où g est la conductance linéique de l’espace séparant les deux flux et L la longueur des canalisations. Dans quel
cas limite la réversibilité est-elle atteinte ?
5. Dans un échangeur réel, on a mesuré T1 = 350 K, T2 = 290 K, T3 = 280 K et T4 = 340 K. Calculer l’entropie
massique créée.
3. Je ne connais pas le nom de ce nombre
PC* – Exercices de révision 21 Mécanique des fluides
6. Suite à un incident, l’échangeur n’est plus parfaitement calorifugé et il cède de la chaleur au milieu am-
biant, considéré comme un thermostat de température T0 = 293 K. On mesure alors T4 = 330 K, les autres
températures étant inchangées. Calculer les pertes thermiques massiques.
avec
4
ω12 = ω 2 (1 − e2 /5) ω22 = ω 2 (1 + 2e2 /5) ω 2 = πGρ .
3
1. Exprimer à une constante près le champ de pression dans la Terre.
2. On note P0 la pression atmosphérique, presque uniforme à la surface de la Terre. Montrer que
b2 ω12 − Ω2
=
a2 ω22
puis trouver l’expression de e en fonction de Ω, G et ρ.
3. On donne G = 6, 67.10−11 m3 .kg−1 .s−2 . Calculer numériquement e et comparer à la valeur mesurée e =
0, 082. Commenter.
4. On considère un point de latitude géocentrique λ situé à la distance r0 du centre de la Terre, et coordonnées
(r = r0 cos λ, z = r0 sin λ). Le champ de pesanteur en ce point définit la vertical locale et on appelle latitude
géodésique l’angle θ que ce vecteur forme avec le plan équatorial. Montrer que
tan λ
tan θ =
1 − e2
et calculer numériquement θ pour λ = 45◦ .
5. Exprimer la différence entre le champ de pesanteur au pôle et le champ de pesanteur à l’équateur, en fonction
de a, Ω, e, G et ρ. On donne a = 6378 km. Calculer numériquement cette différence et la comparer à la valeur
mesurée de 0, 052 m.s−2 .
de ferrofluide.
−
→ −
→
— La force magnétique volumique dans le ferrofluide est donnée par f m = µ0 M ∇H (force de Kelvin).
— La pression est continue à l’interface air-ferrofluide.
Il sera commode de faire apparaître dans les calculs la quantité suivante, caractérisant les propriétés du
ferrofluide considéré : Z H
u = µ0 M (H ′ )dH ′ . (1)
0
Cette grandeur u dépend de H qui lui même peut dépendre du point de l’espace considéré. On remarque
utilement que
∂u ∂H
= µ0 M (H) .
∂x ∂x
−
→
1. Quelle est la dimension de u ? Donner une expression de f m faisant intervenir cette grandeur.
2. Lorsque le champ est suffisamment faible, le comportement magnétique du fluide est linéaire, c’est à dire
M est proportionnel à H : M = χH avec χ constant. Donner l’expression de u(H) dans ce cas.
3. Un fil conducteur infini, rectiligne et vertical traverse un récipient rempli d’un ferrofluide de masse vo-
lumique ρ (partie gauche de la figure 13). Lorsqu’on établi un courant d’intensité I, le ferrofluide est
attiré par le fil. Au loin, le champ est très faible et le fluide atteint l’altitude z0 . Déterminer la forme que
prend sa surface à l’équilibre en utilisant la fonction u(H). Dans le cas d’un matériau linéaire, exprimer
l’altitude z d’un point de la surface en fonction de r, z0 , ρ, g, χ et I.
4. cf le livre Ferrohydrodynamics de R.E. Rosensweig
PC* – Exercices de révision 23 Mécanique des fluides
Figure 13 – Partie gauche : ascension d’un ferrofluide autour d’un fil. Partie droite : jet de ferrofluide pénétrant
dans un solénoïde
4. Considérons maintenant une situation où le fluide est en écoulement. On néglige tout phénomène de
viscosité. Démontrer qu’il vérifie une relation de Bernoulli portant sur la quantité p + ρgz + 21 ρv 2 − u.
5. Un jet horizontal de ferrofluide de vitesse v1 et de section S1 pénètre dans un solénoide présentant n
spires par unité de longueur (partie droite de la figure 13). Le liquide, attiré par la région de champ
plus intense, voit sa vitesse augmenter. Déterminer sa nouvelle section S2 en fonction de S1 , µ0 , v1 , ρ et
u(H) (dans le solénoide). On négligera l’effet de la pesanteur et on admettra que le champ est nul hors
du solénoide. Dans le cas d’un matériau linéaire, exprimer S2 en fonction de I et des autres données du
problème.
30. Convection naturelle entre deux plans (M. Van Keymeulen, É. Rieckenberg, A. Savary)
On considère un fluide de masse volumique ρ et de viscosité cinématique ν placé z
entre deux plaques verticales parallèles, de hauteur h, séparées d’une distance d. On
note −
→g = −g − →
u z le champ de pesanteur. On néglige l’influence de la pression sur T0 , P0 (ℓ)
h
la masse volumique ; ρ est donc fonction de la température uniquement. L’origine
des altitudes est prise au bas des plaques.
1. Pour l’instant, les deux plaques sont portées à la même température T0
et la masse volumique prend la valeur ρ0 uniforme. Exprimer à une constante près la
pression P0 (M ) en un point M quelconque dans le fluide immobile.
2. Dorénavant, la plaque gauche est maintenue à la température T0 mais
celle de droite est portée à la température constante T1 = T0 + θ avec θ > 0.
x
En supposant toujours le fluide immobile, exprimer le champ de température
0 T , P (0) d
T (M ) entre les plaques en négligeant les effets de bord. 0 0
Dans la suite, on note δT = T − T0 l’écart local de température par rapport à
la situation de repos.
3. La fluide présente un coefficient de dilatation isobare α dont on rappelle la définition
1 ∂V 1 ∂ρ
α= =− .
V ∂T P ρ ∂T P
Justifier la seconde égalité. Pour l’eau à 25 ◦ C, on donne α = 2, 5.10−4 K−1 . Dans le modèle du gaz parfait, le
calculer pour l’air et température ambiante.
4. L’élévation de température δT provoque une petite variation de la masse volumique, qui passe de ρ0 à
ρ0 + δρ. Donner une expression de δρ faisant intervenir α. Qu’entend-on exactement par petite variation ?
Numériquement, quelle contrainte cela impose-t-il à θ ?
En l’absence de paroi contraignant le mouvement du fluide, il est bien connu que des masses de fluide plus
chaudes que celles qui les entourent, et donc moins denses, ont tendance à s’élever dans le champ de pesanteur.
Ce phénomène de convection naturelle intervient ici aussi. Pour l’étudier, on suppose qu’à ses extrémités
PC* – Exercices de révision 24 Mécanique des fluides
inférieure et supérieure, la couche d’air limitée par les plaques débouche sur l’air ambiant de température T0 et
de pression P0 (celle la première question, évaluée en z = 0 ou en z = h). Dans la couche d’épaisseur d le fluide
se met à bouger ; la pression s’écarte de P0 et on la note P (M ) = P0 (M ) + p(M ) avec p ≪ P0 . On cherche la
vitesse de l’écoulement sous la forme − →
v = v(x) − →
u z.
5. Justifier sommairement que le champ de température s’exprime comme dans la question 2 malgré le mou-
vement du fluide.
6. Écrire l’équation de Navier-Stokes en négligeant tous les termes d’ordre 2, les grandeurs δρ, p et v étant
vus comme des infiniment petits d’ordre 1. Projeter sur les vecteurs unitaires −
→
e x, −
→
e y et −
→
e z.
7. Justifier que p est nul puis en déduire la relation
d2 v αθxg
2
=− .
dx νd
8. Exprimer le champ de vitesse et représenter ses variations.
9. Les plaques présentent une longueur L dans la direction de −→
e y . Exprimer le débit volumique de fluide Dv
entre les plaques ainsi que la vitesse moyenne U définie par Dv = U Ld.
10. Calculer numériquement U dans le cas de l’eau (ν = 1, 0.10−6 m2 .s−1 ) et dans celui de l’air (ν =
1, 5.10−5 m2 .s−1 ), pour d = 1 cm et θ = 10 K.
15. Pour estimer le flux thermique Φ de la plaque chaude vers le fluide, on fait un raisonnement grossier
reposant sur deux hypothèses.
— Ce transfert ne s’effectue que sur la région de longueur ℓ.
— Le gradient de température près de la plaque chaude vaut θ/(d/2). Près de l’autre plaque il est nul car
l’air à son contact n’est pas encore échauffé.
En introduisant la conductivité thermique λ du fluide, en déduire une expression de Φ. Vérifier que l’on retrouve,
à des facteurs sans dimension près, l’expression de PQ calculée dans une question précédente.
~ey U1
~ex
U2
1. On imagine qu’une perturbation d’origine inconnue entraîne l’apparition d’une bosse sur l’interface (en
pointillés sur la figure). Très loin de cette proéminence (dans toutes les directions), l’écoulement n’est pas
modifié, mais à son voisinage, les champs vitesses ~v1 (M ) et ~v2 (M ) diffèrent notablement de U1 ~ex et U2 ~ex .
Faire un schéma et représenter l’allure des lignes de courant de manière à montrer comment la présence de la
bosse les affecte.
2. L’écoulement est supposé stationnaire, parfait et incompressible. Expliquer comment les champs de pression
P1 et P2 sont modifiés près de la bosse. Cette modification tend-elle à faire disparaître la bosse ou au contraire
à l’aggraver ?
Pour analyser plus en détail le phénomène, il faut notamment prendre en compte l’effet stabilisateur de la
différence de masse volumique des deux fluides. Kelvin a établi une modélisation mathématique complète du
phénomène.
3. On donne a = 1 cm. Le fluide est du mercure caractérisé par γ = 10, 2.105 S.m−1 , η = 1, 55.10−3 Pa.s.
Représenter les variations de v avec z pour B0 = 1 T, B0 = 0, 1 T et B0 = 0, 01 T.
−
→
4. À cause des courants volumiques régnant dans le fluide, le champ magnétique ne se réduit pas à B 0 , mais
−
→ −
→
présente un terme additionnel B 1 . Déterminer la direction de B 1 et montrer que sa prise en compte n’invalide
−
→
pas le champ de vitesse trouvé précédemment. Exprimer ce champ magnétique B 1 .
5. Prise par le Dr. Baptiste Domps en 2023 à Toulon.
PC* – Exercices de révision 26 Mécanique des fluides
Pour déposer une couche isolante sur un fil conducteur, on procède comme
suit (voir figure 14). Un tube vertical de rayon b = 5 mm et de longueur L =
20 cm est partiellement immergé dans un isolant fondu. Le fil de rayon a =
1 mm est tiré verticalement au travers de ce tube avec une vitesse U = 1 m.s−1 .
L’isolant en fusion, entrainé par le mouvement du fil, se solidifie rapidement sans
changer de volume après sa sortie du tube.
L’écoulement est supposé laminaire, à symétrie cylindrique, avec un profil de
vitesse indépendant de z. On néglige tout effet de bord ainsi que l’influence de
la gravité. La pression est supposée uniforme. L’isolant en fusion a pour masse
volumique ρ = 103 km.m−3 et viscosité dynamique η = 0, 1 Pa.s.
1. Déterminer le champ de vitesse dans le fluide contenu entre le fil et le
tube.
2. Calculer le débit correspondant.
Figure 14 –
3. Déterminer le rayon c de la gaine isolante obtenue après solidification.
4. Calculer la force avec laquelle il faut tirer le fil.
5. Analyser la pertinence de l’approximation qui consiste à négliger le
poids.
000000000000000000
111111111111111111
P0
0000000000000
1111111111111
0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
P0
0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
s
0000000000000
1111111111111 000000000000000000
111111111111111111
0000000000000
1111111111111
S
000000000000000000
111111111111111111
U1
α
zone de mélange U2
000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111
000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111
000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111
1. Dans un premier temps on suppose que les conditions de fonctionnement sont telles que l’écoulement
s’effectue de la gauche vers la droite comme représenté sur la figure. On remarquera l’absence de symétrie
entre l’amont, où des lignes de courant bien définies parviennent de l’infini, et l’aval où l’air s’échappe en
un jet qui se mélange ensuite avec l’air ambiant par des turbulences.
Déterminer p1 et p2 en fonction de P0 , ρ et U1 .
2. Utiliser deux bilans pour exprimer η en fonction de r et α. On négligera la résultante des forces de pression
sur la section de la galerie d’aération. Préciser la valeur rmax à ne pas dépasser pour que l’écoulement ait
lieu dans le sens étudié ici.
3. Dans le cas r > rmax , l’air sort du tunnel part ses deux extrémités. Par analogie avec la situation
précédente, dessiner l’allure des lignes de courant puis trouver la nouvelle expression de η.
PC* – Exercices de révision 27 Mécanique des fluides
Électromagnétisme et induction
36. Micro pour guitare électrique (R. Cassard)
Pour traiter cet exercice, on utilisera le fait qu’un objet en acier possède des propriétés particulières. Plongé
dans un champ magnétique créé par d’autres sources (courants électriques ou aimants), il s’aimante et la carte
champ magnétique, tout comme sa valeur numérique en chaque point, se trouvent modifiées par la présence de
cet objet.
Les guitares électriques comportent un transducteur qui produit
cordes
un signal électrique à partir du mouvement des cordes. Ce signal est
ensuite envoyé à un amplificateur puis à un haut parleur pour pro-
duire un son. En français, ce transducteur est par abus de langage
appelé « micro », mais on emploi parfois l’anglicisme « pickup » pour
le désigner car il ne s’agit pas à proprement parler d’un microphone.
En effet, ce n’est pas la vibration de l’air qu’il détecte, mais celle de
la corde.
On distingue deux familles de « micro » : les micros piézoélectriques
d’une part et les micros magnétiques d’autre part. Ce sont les seconds
que nous étudions ici. Un micro magnétique est constitué de petits Figure 15 – Micro magnétique pour
aimants cylindriques droits d’axe polaire parallèle à l’axe du cylindre, guitare électrique
chacun d’eux placé juste sous une corde en acier de la guitare. Sur ces aimants est enroulée une bobine détectrice
formée d’un fil conducteur et dont les extrémités sont connectées à des câbles.
1. Expliquer comment ce dispositif permet d’obtenir un signal électrique aux bornes de la bobine à partir du
mouvement des cordes.
2. Pour sonoriser un instrument de musique (une guitare sèche par exemple), on peut aussi utiliser de véritables
microphones qui captent le son produit par la corde, mais ils donnent parfois lieu à un effet Larsen gênant.
Connaissez-vous ce phénomène ? Analyser son apparition éventuelle avec les « micros » magnétiques.
3. Lorsque l’appareil est utilisé près d’une installation électrique (ce qui est presque toujours le cas, puisque
chaque bâtiment est aujourd’hui équipé de l’électricité), les bobines produisent un signal même en l’absence de
mouvement des cordes, c’est à dire quand le musicien ne joue pas, et cela produit un bourdonnement parasite
désagréable dans les haut-parleurs. Pouvez-vous expliquer ce phénomène ?
4. Pour éviter ce désagrément, on remplace chaque aimant par une paire d’aimants dont les axes sont parallèles
mais les pôles inversés, et on dispose une bobine autour de chacun d’eux. Les deux bobines sont placées en série
et le sens d’enroulement du fil est inversé de l’un à l’autre. La figure ci-dessous représente schématiquement
la situation avec une seule paire d’aimants (correspondant à une seule corde) et la photographie montre le
dispositif complet formé de 6 paires, appelé « humbucker ».
corde
N S
S N
Figure 16 – À gauche : principe d’un «,micro » à double bobinage. À droite : photographie d’un humbucker
pour 6 cordes.
Expliquer comment ce système supprime le ronronnement parasite tout en détectant la vibration de la corde.
5. Dans cette question, on se limite à un seul micro au lieu de 6 et on se place dans le cas d’un bobinage simple
et non pas double. On a donc affaire à un seul aimant et un seul bobinage qu’on modélise par un solénoïde infini
de rayon r = 2, 184 mm et de longueur ℓ = 10 mm. Combien de tour doit comporter la bobine pour atteindre
une inductance propre L = 5 H ? Pour ce calcul, on remplacera la perméabilité magnétique du vide µ0 par celle
de l’acier µ = 8, 75.10−4 H.m−1 .
PC* – Exercices de révision 29 Électromagnétisme et induction
6. Pour fabriquer la bobine, on utilise un fil de cuivre très fin 6 de diamètre d = 0, 056 mm et de conductivité
γ = 5, 8.107 S.m−1 . Déterminer la résistance R de la bobine.
7. En réalité, la bobine fait le tour des 6 aimants et sa résistance est R = 6 kΩ. Les différentes spires de la
bobine, placées les unes contre les autres, se comportent comme de minuscules condensateurs et confèrent à la
bobine une capacité parasite C = 100 pF. Le modèle complet de la bobine est représenté ci-dessous. La tension
vc est due au mouvement de la corde et la tension v1 est celle qu’on envoie vers l’amplificateur. Étudier en
fonction de la fréquence la relation liant vc à v1 . Commenter en lien avec l’application à la guitare électrique.
L R
vc v1
C
5. À cause de ces oscillations quantiques, deux molécules voisines identiques présentent des interactions de type
−−−→
dipôle-dipôle même si elles sont en moyenne apolaires. Ces molécules sont situées en O1 et O2 avec O1 O2 = r −
u→.
x
−−→ −−→ −
→
À l’instant t, elles portent des moments dipolaires p1 (t) et p2 (t) dirigés selon ux . On note x1 = O1 A1 et
x2 = O2 A2 les déplacements des charges négatives dans chacune des deux molécules, très inférieurs r.
−
→
Exprimer le champ électrique créé par − →p1 en O2 . En déduire la force F2 subie par A2 de la part de − →
p1 et,
−→ −
→
symétriquement, celle F1 exercée par p2 sur A1 .
−
→ − →
6. On définit une énergie potentielle d’interaction U (x1 , x2 ) associée aux forces F1 et F2 par
∂U ∂U
F1 = − F2 = − .
∂x1 ∂x2
Il est important de comprendre ici que l’interaction mutuelle des deux molécules est décrite par une seule et
même fonction U dépendant des variables x1 , x2 et r. Vérifier que l’expression suivante de U est acceptable :
q2
U = −βx1 x2 avec β= .
2πǫ0 r 3
Une des enjeu de la théorie est de montrer comment on obtient une interaction en 1/r 6 à partir de U qui est
en 1/r 3 .
7. Écrire les équations du mouvement dont x1 (t) et x2 (t) sont solutions.
8. Montrer que l’énergie mécanique
1 1 1 1
E = mẋ21 + mẋ22 + kx21 + kx22 + U (x1 , x2 )
2 2 2 2
se conserve et interpréter chacun des termes.
9. Pour découpler les équations de mouvement, on introduit les nouvelles variables
S = x2 + x1 D = x2 − x1 .
Éliminer x2 et x1 dans l’expression de E de manière à l’exprimer en fonction de S, D, Ṡ, Ḋ et des différentes
constantes du problème. Faire apparaître la somme de deux termes : l’un correspondant à un oscillateur
harmonique de masse m/2 et de raideur ks associé à la variable S, l’autre à un oscillateur harmonique de
masse m/2 et de raideur kD associé à la variable D. Préciser la pulsation propre de chacun d’eux. 8
10. La forme de E mise en évidence ci-dessus permet d’affirmer que dans le cadre de la mécanique quantique,
l’énergie du système s’obtient en sommant celles des deux oscillateurs harmoniques. En déduire la valeur de E
dans l’état fondamental.
11. En supposant β ≪ k, exprimer E en fonction de ~, ω0 , β et k à l’ordre 2 en β/k. Identifier un terme Eint
traduisant l’interaction des deux molécules.
12. Exprimer finalement Eint en fonction de α, ~, ω0 et r. Êtes-vous satisfait de l’exposant que porte r ?
i ℓ i
~
S ~ex
α ~ez
~ey
8. Dans le langage de ses mathématiques, E est une forme quadratique que l’on diagonalise.
PC* – Exercices de révision 31 Électromagnétisme et induction
2. La spire précédente est retirée. On la remplace par un aimant permanent de moment dipolaire magnétique
M orienté de la même manière que S dans la situation précédente. Un opérateur l’entraîne en rotation à la
vitesse angulaire constante ω autour de ~ey de manière que le vecteur M ~ tourne dans le plan (~ex , ~ez ). L’angle
~ s’identifie donc à α = ωt. Déterminer, en régime sinusoïdal forcé, l’intensité i(t) qui circule dans le
(~ez , M)
solénoïde. On posera A = µ0 nM/L et τ = L/R. Quelle est la dimension de A ?
3. Exprimer le couple ~Γop que l’opérateur exerce pour maintenir constante la vitesse de rotation de l’aimant,
puis sa valeur moyenne dans le temps.
4. Analyser méticuleusement la situation d’un point de vue énergétique.
y
h
ℓ O x
2. On considère maintenant un rectangle tracé à la surface du métal dont les côtés ont pour longueurs ℓ (selon
~uy ) et h (selon ~ux ). Déterminer la puissance dissipée par effet Joule dans la partie du métal située « sous » ce
rectangle, c’est à dire le volume défini par 0 6 y 6 ℓ, 0 6 x 6 h, z > 0.
3. Comment s’exprime usuellement la puissance Joule moyenne hP i dissipée dans une résistance R parcourue
par un courant périodique d’intensité I(t) ? On convient d’utiliser cette relation comme définition de la résis-
tance R de la partie du métal considérée dans la question précédente. En déduire l’expression de R en fonction
de h, ℓ, γ et δ. Commenter le résultat en le rapprochant d’un autre plus courant.
4. Considérons maintenant un fil électrique cylindrique de rayon a et de conductivité γ parcouru par un
courant de pulsation ω. L’étude mathématique de l’effet de peau dans cette situation invariante par rotation
devrait se faire en coordonnées cylindriques. À quelle condition peut-on approximativement utiliser les résultats
précédents, reposant sur une géométrie plane ? Exprimer dans ce cadre la résistance d’un tronçon de fil de
longueur h.
5. On considère un fil de cuivre caractérisé par a = 1, 48 mm et γ = 5, 8.107 S.m−1 . Dans quel intervalle de
fréquences l’approximation de la question précédente est-elle valide ? Calculer la résistance du fil pour L = 100 m
et une fréquence acceptable accessible avec un GBF disponible dans un lycée.
y
h
ℓ O x
5. On considère un fil de cuivre caractérisé par a = 1, 48 mm et γ = 5, 8.107 S.m−1 . Dans quel intervalle
de fréquences l’approximation de la question précédente est-elle valide ? Calculer l’inductance propre de ce
conducteur pour h = 100 m et une fréquence acceptable accessible avec un GBF disponible dans un lycée.
+
vs
Montrer que la mesure de l’intensité i circulant dans les spires permet d’accéder à I0 . Établir, en fonction
de la pulsation et des caractéristiques du dispositif, le lien entre les deux intensités. Quel est l’intérêt pratique
d’un tel système ? Quelles en sont les limitations ?
Ondes
47. Vibration d’une chaîne de charges électriques (H. Fessard)
Des charges électriques ponctuelles de masse m, de même valeur absolue Q, alternativement positives et
négatives, sont placées à égale distance a les unes des autres le long de la droite (O, ~ux ). Chacune peut se
déplacer sans frottement parallèlement à ~uy , comme le feraient des perles guidées par des fils rectilignes. On
note yn le déplacement de la particule de rang n, avec yn ≪ a.
1. En ne considérant que les interactions entre plus proches voisins, écrire l’équation du mouvement d’une
particule donnée.
2. Effectuer le passage à la limite continue et montrer que le déplacement des particules obéit à une équation
d’onde. Donner l’expression de la célérité.
3. Reprendre les questions précédentes en considérant toutes les interactions. Quelle difficulté pose dans ce
cas la passage à la limite continue ? Pour exprimer la célérité, on utilisera la somme de la série harmonique
alternée
1 1 1
ln 2 = 1 − + − + .... .
2 3 4
4. Reprendre l’analyse dans le cas où les charges ponctuelles sont remplacées par des dipôles électriques de
masse m portant alternativement des moments dipolaires p ~uy et −p ~uy , libres de se translater parallèlement à
~uy .
5. Proposer une application numérique dans le cas de molécules polaires occupant les nœuds d’un réseau
cristallin. Commenter.
On analyse le mouvement d’une corde de violon de masse linéique µ tendue sous une tension T entre
deux points fixes d’abscisses x = 0 et x = L. Observée à l’œil nu, elle semble osciller selon son mode propre
fondamental. Une analyse plus précise, due à Helmholtz, fait apparaître une réalité plus complexe. La corde se
présente sous la forme de deux segments séparés par un point anguleux A allant d’une extrémité à l’autre à
vitesse V . Le déplacement y(x, t) des points de la corde s’écrit pour t ∈ [0, L/V ]
où β ≪ 1/L.
1. Représenter sur une seule figure la corde à divers instants. Vous pouvez utiliser Python 9 .
2. Vérifier qu’en dehors du point anguleux, les équations du problème sont satisfaites.
3. On considère le tronçon infinitésimal de corde de longueur δx qui, pendant δt, est traversé par le point
anguleux. En lui appliquant le principe fondamental de la dynamique, montrer que V s’identifie à la célérité
des ondes transversales dans la corde. Retrouver ce résultat en raisonnant sur la quantité de mouvement de la
corde entière.
4. Déterminer le mouvement de la corde pour t ∈ [L/V, 2L/V ] et compléter la figure de la question 1 par de
nouvelles positions de la corde. Chercher le lieu des points successivement occupés par A et faire le lien avec la
perception visuelle.
5. Expliciter le mouvement y(x0 , t) d’un point donné de la corde et le représenter y(x0 , t). Expliquer comment
l’archet, frottant la corde en se déplaçant à vitesse constante selon −
→, peut produire un tel phénomène.
uy
p(0+ , t) = Z ∗ v(0+ , t) .
1 ∂2p 1→− →
∆p − 2 2
− 2−
g . ∇p = 0 .
c ∂t c
9. On peut aussi consulter http ://[Link]/jw/[Link]
10. Eur. Phys. J. E (2013) 36 : 113
PC* – Exercices de révision 36 Ondes
Par une analyse d’ordre de grandeur, discuter l’importance du terme gravitaire selon la longueur d’onde.
6. Représenter les variations spatiales de B à divers instants. Commenter en lien avec une loi qualitative
régissant les phénomènes d’induction.
7. Dans le cuivre de conductivité γ = 6.107 S.m−1 , trouver au bout de combien de temps le champ vaut 0, 9B0
à une profondeur de 1 cm.
−
→
8. Déterminer la densité volumique de courant j (x, t). Représenter ses variations spatiales à différentes dates.
9. On considère la portion de plan définie par (x > 0, z = 0, y ∈ [0, ℓ]) (il s’agit d’un rectangle dont un côté
présente la longueur ℓ et dont l’autre côté tend vers l’infini). Exprimer l’intensité I(t) qui la traverse à un
instant t > 0. Que remarque-t-on ?
Annexe mathématique
2 u
Z
2
erf(u) = √ e−q dq
π 0
1.0
0.8
0.6
erf(u)
0.4
0.2
0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0
u
53. Dissipation et pression de radiation dans une réflexion métallique (P.-E. Huguin, M. Jacque-
min)
On considère une onde électromagnétique de champ électrique complexe
−
→
E i = E0 ei(kx−ωt) −
→
uy avec k = ω/c E0 ∈ R.
Elle voyage dans le vide dans la région de l’espace définie par (x < 0) et rencontre un conducteur occupant le
demi-espace (x > 0). On note γ la conductivité de ce matériau, supposée réelle et constante dans le domaine
de fréquence étudié.
1. Dans l’approximation du bon conducteur, on montre que le champ transmis dans le métal est de la forme
s
−
→ 1+i 2
E t (x, t) = E 2 −
→
u y exp i(k ′ x − ωt ] avec ′
k = et δ=
.
δ µ0 δω
Rappeler ce que représente δ et définir l’indice complexe du métal. L’exprimer en fonction de la grandeur sans
dimension
γ γδ
r
u= = .
2ǫ0 ω 2ǫ0 c
Que dire de u sous les hypothèses qui valident l’approximation du bon conducteur ?
PC* – Exercices de révision 38 Mécanique quantique
Mécanique quantique
54. Couleurs des cyanines et boîtes quantiques (C. Khelil)
Les cyanines sont des cations possédant une succession liai- CH3 CH3
sons conjuguées dans une chaîne d’atomes de carbones (figure 21). N N+
Chacun de ces atomes possède un électron π qui est délocalisé sur CH3
CH3
l’ensemble de la chaîne et bloqué à ses deux extrémités par l’atome
d’azote. On se limite ici aux molécules pour lesquelles le nombre Figure 21 – Formule semi-développée
p d’atome C est impair et on note p = 2q + 1. La longueur de d’une cyanine. Conformément à l’usage de
la chaîne vaut (p + 1)l où l = 0, 14 nm représente la distance in- la chimie organique, les atomes de car-
teratomique. Ces molécules présentent une raie d’absorption dans bones ne sont pas représentés mais on a
la partie visible du spectre, ce qui leur confère des couleurs ca- indiqué les liaisons entre eux.
ractéristiques et expliquer qu’on les utilise fréquemment comme
colorants. Pour p variant de 5 à 11, on a relevé la longueur d’onde λ correspondante et dressé le tableau ().
On traite les électrons π comme des particules indépendantes évoluant dans un puits de potentiel à une
dimension. Comme dans un atome, leur répartition est régie par les règles de Pauli et de Hund et se fait de
PC* – Exercices de révision 39 Mécanique quantique
p 5 7 9 11
q 2 3 4 5
λ (nm) 416 519 625 735
manière à minimiser l’énergie totale. L’absorption de lumière correspond au passage de l’électron de plus haute
énergie vers l’orbitale vacante d’énergie immédiatement supérieure.
Interpréter l’évolution de λ avec p et estimer, d’un point de vue théorique, les longueurs d’onde d’absorption.
Commenter l’accord ou l’écart aux résultats expérimentaux.
Figure 22 –
2. Les neutrons de masse m = 1, 67.10−27 kg ont une vitesse v = 200 m.s−1 . On donne encore L = 5 m,
d = 104 µm. La largeur des fentes est de 22, 5 µm. Interpréter quantitativement le phénomène.
3. La même expérience peut être réalisée avec des électrons (charge q = −e, masse m). Le phénomène prévu par
Aharonov et Bohm se manifeste lorsque qu’un solénoïde infini parcouru par un courant permanent est disposé
derrière l’écran portant les fentes, parallèlement à celles-ci (voir figure 23). Décrire le champ magnétique qu’il
produit et exprimer sa valeur B0 sur l’axe de révolution en fonction des grandeurs pertinentes.
4. Le rayon R du solénoïde est supposé suffisamment petit pour que les particules, en allant des fentes à
l’écran, ne le rencontrent jamais. Néanmoins, sa présence se fait mystérieusement ressentir sous une forme que
nous allons découvrir. Pour cela, on admet que les ondes de matière décrivant les électrons sont localement
planes et que leur phase spatiale en un point M s’exprime par
−
→ − →
Z
θ(M ) = k .d ℓ
C
où C représente une trajectoire classique suivie par une particule entre la source S et un pont quelconque de
−
→
l’écran. Par la relation de de Broglie, le vecteur d’onde k est relié l’impulsion généralisée −
→
p qui s’exprime par
−
→ qB0 R2 −
p = m−
→
v + →
uθ .
2r
PC* – Exercices de révision 40 Mécanique quantique
d
z
y
S L x
On notera que −→p n’est pas la quantité de mouvement usuelle à cause du second terme, exprimé en coordonnées
cylindriques relativement au solénoïde.
Représenter les deux trajectoires classiques permises entre la source et un point M de l’écran. En l’absence
de champ magnétique, exprimer le déphasage obtenu en M et retrouver le résultat des questions 1 et 2.
5. En présence du champ magnétique, montrer que le déphasage entre les ondes issues de chacune des deux
fentes est modifié de qB0 πR2 /~. Que représente B0 πR2 ?
6. Quel effet observable l’augmentation du champ magnétique produit-elle ?
7. On nomme quantum de flux la valeur du flux magnétique produisant un déplacement égal à l’interfrange.
Quelle est sa valeur φ0 ?
R1 q1 π
et la valeur numérique de EG (en joules puis en eV). On donne 0 u − 1 du = 2, m = 8, 35.10−28 kg,
ǫ0 = 8, 85.10−12 F.m−1 , h = 6, 62.10−34 J.s, e = 1, 6.10−19 C.
7. Dans le contexte de la fusion thermonucléaire, l’énergie E des particules est liée à leur agitation thermique.
Quelle est la valeur de Θ dans le noyau du Soleil où la température est de 15 millions de kelvins ? On tiendra
PC* – Exercices de révision 41 Mécanique quantique
compte du fait que le mouvement relatif des protons est unidimensionnel et que, par conséquence, seulement
1/3 de leur énergie cinétique intervient dans E.
En réalité, l’agitation thermique est associée à une distribution statistique des énergies des protons dont il
faudrait tenir compte pour déterminer le taux de fusion.
b
x
a
Figure 24 –
1. Citer une grandeur de la théorique quantique dont peut s’attendre à ce qu’elle soit d-périodique. En
exploitant cette idée, on peut démontrer les propriétés suivantes 11 .
dΦ dΦ
∀x, Φ(x + d) = eiθ Φ(x) (x + d) = eiθ (x) .
dx dx
Le déphasage θ peut prendre toute les valeurs dans [−π, π].
2. On étudie des états stationnaires d’énergie E < V0 . Expliciter la fonction d’onde sur [0, a] et sur [a, d] en
faisant intervenir 4 constantes.
3. Expliciter les conditions de passage pour la fonction d’onde puis, en utilisant la propriété fournie dans la
question 1, en déduire un système de 4 relations linéaires satisfaites par les 4 constantes.
4. À quelle condition la résolution ce système (non demandée) peut-elle conduire à des fonctions d’onde non
identiquement nulles ? Un long calcul permet d’exprimer cette condition sous la forme :
(ρ2 − q 2 ) √ q
cos θ = cosh(ρb) cos qa + sin(qa) sinh(ρb) avec q= 2mE/~ ρ= 2m(V0 − E)/~ (1)
2ρq
5. Dans cette question on pose X = qa. Pour des valeurs numériques données de d, a, b, V0 et m, on peut
exprimer ρ en fonction de X puis tracer le graphe de la fonction
(ρ2 − q 2 )
g : X → cosh(ρb) cos X + sin(X) sinh(ρb) .
2ρq
Le résultat est représenté dans la partie supérieure de la figure 5..
Comment l’intervalle de variations de X est-il choisi ? Quelles sont les énergies permises ? Conclure en lien
avec l’introduction du problème.
7
Rés luti n rig ureuse du m dèle de Kr nig et Penney
6
5 V_0 = 50 eV
4 d = 2.7e-10m b = 0.1d
3
g
2
1
0
−1
−2 −9 −8 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
qa
6
Rés luti n dans le cas du peigne de Dirac
5
4
3
2
f
1
0
−1
−2 −9 −8 −7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
qa
Optique
une expression du grossissement et du grandissement (on remarquera que le grandissement ne dépend pas de
la position de l’objet). Quelle relation simple relie ces deux grandeurs ?
2. La lunette considérée ici est constituée par l’association d’une lentille convergente Lobj de focale fobj
′ = 9a et
d’un oculaire. Cet oculaire est lui-même formé de deux lentilles minces convergentes de même distance f1′ = 3a,
éloignées l’une de l’autre d’une distance 2a.
Pour cet oculaire, déterminer la position du foyer image F ′ et du foyer objet F en exprimant O2 F ′ et O1 F .
Déterminer également la position des points conjugués H et H ′ pour lesquels le grandissement transversal vaut
1. Enfin, calculer les distances focales définies par
f ′ = H ′F ′ et f = HF .
Après avoir effectué les calculs, vous pourrez utiliser le logiciel optgeo pour observer le cheminement des
rayons dans cet oculaire et vérifier vos résultats. Le fichier à utiliser s’intitule oculaire_Centrale.opt et a
été produit avec a = 50 mm.
3. Comment faut-il placer cet oculaire pour que l’ensemble de la lunette soit afocal et constitue donc une
lunette astronomique ? Donner la distance séparant la lentille objectif de L1 .
On utilisera le fichier de simulation lunette_Centrale_avec_optgeo.opt et ouvrir l’onglet des commen-
taires (a = 40 mm). En déplaçant ensemble les deux lentilles constituant l’oculaire, vérifier la position de
L1 .
4. Si l’objet à l’infini est vu à l’oeil nu sous un angle α, sous quel angle apparaît-il à travers l’appareil ?
5. Le rayon R de la monture de l’objectif de la lunette complète est R = 2, 5 cm. On suppose que le faisceau
qui atteint le système est parallèle et de rayon supérieur à R. Quel est alors le rayon du faisceau sortant ? Dans
l’hypothèse d’un faisceau incident divergent, où faut-il placer l’œil pour observer avec un maximum d’intensité ?
V = K (1 + γ cos(4πe/λ))
1. Un réseau par réflexion fonctionne de manière analogue à un réseau par transmission, si ce n’est qu’on y
exploite la lumière réfléchie au lieu de la lumière transmise. En adaptant le raisonnement vu pour les réseaux
par transmission, démontrer la relation entre l’angle d’incidence i et l’angle d’émergence θ pour l’ordre p. On
notera n la linéature et on prendra garde à l’orientation des angles, positifs dans le sens trigonométriques.
i θ
On considère dans la suite un réseau plan utilisé en réflexion, comportant n traits par unité de longueur,
parallèles à l’axe z (figure 26). L’angle entre la normale au réseau et l’axe x est réglable et noté α. Le faisceau
incident et la lumière diffractée sont caractérisés par les angles β et β ′ .
β’ +
Z α F’ 2b
X
β
f’
2. On impose que dans l’ordre 2, la raie λ0 = 600 nm soit diffractée dans la direction β ′ = 0 lorsque α = 0.
Quelle valeur faut-il donner à β ? Cette valeur reste fixée dans la suite.
3. Dans cette question, on maintient α = 0. La lumière diffractée par le réseau émerge de l’appareil par une
fente de largeur 2b placée dans le plan focal d’une lentille d’axe Ox. Montrer qu’on sélectionne ainsi une fine
bande spectrale centrée sur λ0 , dont on calculera la largeur δλ.
4. Entre quelles valeurs limites faut-il faire varier α pour sélectionner, dans la direction β ′ = 0, tout le spectre
visible λ ∈ [400 nm, 800 nm].
Valeurs numériques : n = 500 mm−1 , λ0 = 600 nm, f ′ = 10 cm, b = 1 mm.