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54 O SCILLATEURS

P3
Oscillateurs
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

3.1 Compétences du chapitre

Notions et contenus Capacités exigibles


Oscillateur quasi-sinusoïdal.
• Exprimer les conditions théoriques (gain et fréquence)
d’auto-oscillation sinusoïdale d’un système linéaire bou-
clé.
• Analyser sur l’équation différentielle, l’inégalité que doit
vérifier le gain de l’amplificateur afin d’assurer le démar-
rage des oscillations.
• Interpréter le rôle des non linéarités dans la stabilisation
de l’amplitude des oscillations.
• Réaliser un oscillateur quasi-sinusoïdal et mettre en évi-
dence la distorsion harmonique des signaux par une ana-
lyse spectrale.

Oscillateur à relaxation associant


un intégrateur et un comparateur à • Décrire les différentes séquences de fonctionnement.
hystérésis.
• Exprimer les conditions de basculement.
• Établir la fréquence d’oscillation.

Générateur de signaux non sinusoï-


daux. • Réaliser un oscillateur à relaxation et effectuer l’analyse
spectrale des signaux générés.

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.2 Oscillateur quasi-sinusoïdal 55

— Os illateur —

Un oscillateur est un générateur de signaux périodiques sinusoïdaux ou non.

La non-linéarité est une idée essentielle pour les oscillateurs : elle engendre des harmoniques et stabilise les
oscillateurs.

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


— Exemple —

Soit un oscillateur mécanique (pendule, masse suspendue à un ressort, . . .) ou électrique (circuit RLC, . . .)
en régime libre. Celui-ci obéit par exemple à l’équation :

m ẍ + f ẋ + k x = 0

L’équation est non linéaire dès lors qu’un des facteurs m, f ou k est fonction de x.

3.2 Oscillateur quasi-sinusoïdal

Il est parfois intéressant d’avoir un système instable, c’est le cas dans les dispositifs oscillateurs.

3.2.1 Le principe

Un oscillateur est constitué d’un amplificateur et d’un filtre.

ve vs
Amplificateur

Quadripôle

F IGURE 3.1 – Principe d’un oscillateur

3.2.2 Démarrage et entretien des oscillations

Le fonctionnement d’un oscillateur comporte deux phases successives :

• le démarrage des oscillations qui constitue un régime transitoire pendant lequel l’amplitude des os-
cillations croît,
• un régime permanent pendant lequel le signal de sortie est périodique. Durant cette phase, le signal
n’est pas parfaitement sinusoïdal car des phénomènes de non-linéarité interviennent, par exemple la
saturation d’un ALI.

Pour la suite, on s’intéressera à la première phase.

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


56 O SCILLATEURS

3.3 Oscillateur à pont de Wien

3.3.1 Le filtre de Wien

Considérons le filtre suivant dans lequel on applique un signal vs à l’entrée et pour lequel on récupère
ve à la sortie. Cette configuration peu ordinaire tient au fait que la sortie du filtre est reliée à l’entrée de
l’amplificateur et que la sortie de l’amplificateur est injectée à l’entrée du filtre.
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

R C
i

vs R C ve

F IGURE 3.2 – Filtre de Wien

⇒ Activité 3. 1
Exprimer la dérivée de vs par rapport au temps en fonction de la tension ve et de ses dérivées.

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.3 Oscillateur à pont de Wien 57

3.3.2 Système bouclé

Réalisons maintenant le branchement du filtre de Wien à un amplificateur non inverseur.

R2

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


− ⊲∞
S
R1
+

C R
E

vs (t)

ve (t)
C R

F IGURE 3.3 – Oscillateur à pont de Wien

L’amplificateur non inverseur, impose, en fonctionnement linéaire :

R1 + R2
vs = A ve = ve
R1

vs
Soit ve = et :
A

d2 vs 3 − A dvs vs
2
+ + 2 =0
dt τ dt τ

Une valeur de 3 pour A permettrait d’obtenir un oscillateur harmonique. Une telle valeur est cependant
risquée car la moindre dispersion énergétique dans le circuit entraînerait un amortissement du signal et
donc, sa disparition.

— Stabilité d'un système —

• Lorsqu’un système obéit à une équation différentielle du deuxième ordre, il est stable si les 3
cœfficients sont de même signe. Ainsi, sa solution ne diverge pas.
• Si un des cœfficients est de signe différent, alors, la solution diverge : choisissons le terme d’ordre
2 est positif.
◦ Si le terme d’ordre 1 est négatif, cela correspond à un frottement "négatif", donc une ampli-
fication du signal, ce que l’on souhaite ici.
◦ Si le terme d’ordre 0 est négatif, la solution n’est pas oscillatoire (en sin et cos ou exp(i . . . )
et exp(−i . . . )) mais divergente (en ch et sh ou exp(+ . . . ) et exp(− . . . )).
◦ Si les termes d’ordres 0 et 1 sont négatifs, les deux effets se combinent.

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


58 O SCILLATEURS

En pratique, on prend A légèrement supérieur à 3 de façon à obtenir une solution divergente.


R2
Ceci revient à choisir 1 + > 3, soit R2 > 2R1 .
R1
Ainsi, le système est instable et les oscillations peuvent naître.

1
La fréquence des oscillations est donnée par ω02 = , soit :
τ2
ω0
f0 =

On voit ainsi que la fréquence des oscillations est fixée par le filtre de Wien :
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

1
f0 =
2πRC

Application numérique : En prenant R = 10 kΩ et C = 10 nF , on trouve f = 1,6 kHz.

⇒ Activité 3. 2
Quelles seront les conséquences sur le signal de sortie vs :
1. d’une augmentation de R2 ?
2. d’une diminution de R ?

3.4 Oscillateur à résistance négative

3.4.1 Pourquoi une résistance négative ?

Soit le montage suivant :

C L

F IGURE 3.4 – Circuit LC

Si on monte en série une bobine et un condensateur, on doit obtenir en principe en régime libre, pour
l’intensité, une équation du type :

La réponse à un échelon de tension devrait donc être des oscillations harmoniques (sinusoïdales).
Or, en pratique, il y a un amortissement, lié à la résistance du circuit, notamment dans la bobine : le circuit
LC est en réalité un circuit RLC.

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.4 Oscillateur à résistance négative 59

C L

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


F IGURE 3.5 – Circuit RLC

Si on note R la résistance totale du système, l’équation précédente est remplacée par :

Pour obtenir des oscillations quasi-sinusoïdales, il faudrait annuler la résistance du circuit. Ceci est possible
en insérant dans le circuit un dipôle simulant une résistance négative.

3.4.2 Réalisation

Ce dipôle est le suivant :

R1

ie
A

S

+

ve R2
vs
R0

M
i

F IGURE 3.6 – Résistance négative

3.4.3 Étude théorique

3.4.3.1 Régime linéaire

Considérons l’amplificateur linéaire intégré idéal en régime linéaire.

ε = 0 = v+ − v−

Soit :

v+ = v− = ve

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


60 O SCILLATEURS

Un pont diviseur de tension existe entre vs et la masse, ce qui donne :

R0
v+ = vs
R0 + R2

De plus :

ve − vs
ie =
R1
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

Soit :

ve = R1 ie + vs

On peut exprimer ve par :

R0 + R2
ve = R1 ie + ve
R0

R1
et finalement, en posant RN = R0 :
R2

R1
ve = −R0 ie = −RN ie
R2

Cette relation est satisfaite tant que |vs | < Vsat , c’est-à-dire tant que :

3.4.3.2 Régime saturé

ve − vs
En régime saturé, vs = ±Vsat et la relation ie = donne :
R1

ve = R1 ie + vs = R1 ie ± Vsat

Comme on peut le voir avec cette dernière expression, l’ordonnée à l’origine de ve vaut ±Vsat .

R0 R0
En saturation haute (vs = +Vsat ), ε > 0 et v+ = , ce qui implique ve < Vsat .
R0 + R2 R0 + R2
R0
Inversement, en saturation basse (vs = −Vsat ), ε < 0 et v+ = − , ce qui implique ve >
R0 + R2
R0
− Vsat .
R0 + R2

3.4.3.3 Caractéristique

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.4 Oscillateur à résistance négative 61

On peut tracer la caractéristique courant - tension ou tension - courant du dipôle :

ie
1
pente
R1 ve

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


+Ve,max
1
pente −
RN
pente −RN pente R1
+Ve,max ve ie
−Ve,max
pente R1

−Ve,max

1
pente
R1
(a) courant - tension (b) tension - courant

F IGURE 3.7 – Caractéristique de la résistance négative

3.4.3.4 Équation différentielle du circuit

On insère maintenant ce dipôle simulant une résistance négative dans le circuit RLC précédent.
Suivant la tension que l’on désire observer, les dipôles ne seront pas placés dans le même ordre.
On peut utiliser par exemple le montage suivant :

R1 A
R
uR
A
R − L

uL −RN
L +

u RN R2 ⇔
C

uC C R0
M

M
i (b) Circuit équivalent

(a) Circuit complet

F IGURE 3.8 – Circuit avec résistance négative


On peut écrire pour ce circuit :

u C + u L + u R + u RN = 0

Avec :
q
uC =
C
di
uL = L
dt
uR = R i
uRN = −RN i

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


62 O SCILLATEURS

dq duC
Avec i = , on a i = C et :
dt dt
di
uC + L + (R − RN ) i = 0
dt

soit :
q di
+L + (R − RN ) i = 00
C dt
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dq
ou encore, avec i = , et en dérivant l’équation précédente :
dt
d2 i R − RN di 1
+ + i=0
dt2 L dt L C

1 R − RN ω0
En posant ω02 = et 2 λ = = , on peut également l’écrire :
LC L Q

d2 i di
2
+2λ + ω02 i = 0
dt dt

3.4.4 Conditions d’oscillations et différents régimes

3.4.4.1 Démarrage

Le système est stable si les 3 termes de l’équation différentielle sont de même signe.
Pour qu’il y ait des oscillations, il faut donc que le terme du premier ordre soit négatif, soit RN > R (donc
λ < 0) : c’est normal puisqu’il faut compenser la résistance totale du circuit.
Le démarrage a lieu grâce aux défauts de l’amplificateur linéaire intégré, par exemple la tension de décalage.
Le démarrage peut également avoir lieu grâce à de très petits mouvements aléatoires des électrons libres
dans le métal constituant la résistance. Ces très petites oscillations d’électrons (dues à l’agitation thermique)
existent dans tout conducteur.
Dans un premier temps, les oscillations sont sinusoïdales amplifiées puis, en raison de la présence de l’am-
plificateur opérationnel, quasi-sinusoïdales, de pulsation ω0 .
On peut représenter le démarrage des oscillations de la façon suivante (merci Python !) :

Evolution temporelle
0.04

0.02
Intensité i (A)

0.00

−0.02

−0.04

0 5 10 15 20 25 30 35
Temps t (s)

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.4 Oscillateur à résistance négative 63

En régime établi, l’amplificateur est saturé et le régime est gouverné par une autre équation différentielle
qui tient compte du fait que l’amplificateur linéaire intégré fonctionne en régime saturé :

ve = R1 ie + vs
= R1 ie ± Vsat
uRN = R1 i ± Vsat

et :

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


di
uC + L + (R + R1 ) i = ∓ Vsat
dt

soit :
d2 i (R + R1 ) di 1
+ + i=0
dt2 L dt L C

1 R + R1 ω0
ou encore, avec ω02 = et 2 λ′ = = ′ :
LC L Q

d2 i di
+ 2λ′ + ω02 i = 0
dt2 dt

On voit ainsi que dans les deux régimes, transitoire et établi, l’équation différentielle régissant l’évo-
lution de l’intensité i est linéaire à cœfficients constants.
Le caractère non linéaire du régime établi provient uniquement de la variation du signe d’amortis-
ω0 ω0
sement (2 λ = ou 2 λ′ = ′ ) suivant que l’amplificateur linéaire intégré fonctionne en régime
Q Q
linéaire ou saturé.

3.4.4.2 Entretien

L’entretien des oscillations ne nécessite pas d’alimentation, comme on peut le voir sur la représentation du
circuit.
Il ne faut cependant pas oublier que l’amplificateur linéaire intégré est alimenté par une source externe de
tension : c’est elle qui fournit l’énergie nécessaire à l’entretien de ces oscillations.
On peut représenter l’entretien des oscillations de la façon suivante :

0.04
Evolution temporelle

0.03

0.02

0.01
Intensité i (A)

0.00

−0.01

−0.02

−0.03

−0.04
30 32 34 36 38 40
Temps t (s)

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


64 O SCILLATEURS

3.4.4.3 Extinction

Si la valeur de la résistance négative est insuffisante, la résistance du circuit crée un amortissement des
oscillations jusqu’à leur disparition :

0.04
Evolution temporelle

0.03
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

0.02

0.01
Intensité i (A)

0.00

−0.01

−0.02

−0.03

−0.04
30 35 40 45 50 55 60 65 70
Temps t (s)

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.5 Portrait de phase 65

3.5 Portrait de phase


Un portrait de phase consiste à tracer en abscisse la grandeur, ici l’intensité ou la tension (X) et en ordonnée,
sa dérivée (Ẋ). Ç å

Plutôt que sa dérivée, on peut représenter en ordonnée le rapport de sa dérivée et de la pulsation .
ω
Cette dernière représentation présente l’avantage d’obtenir des cercles à la place des ellipses par exemple
pour l’oscillateur harmonique non amorti.

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


3.5.1 Oscillateur linéaire

• Pour le démarrage, les allures de l’amplitude et du portrait de phase sont les suivantes :
Evolution temporelle 0.04
Portrait de phase
0.04 0.03

0.02
0.02
0.01

1/ω di/dt (A/s)


Intensité i (A)

0.00 0.00

−0.01
−0.02
−0.02

−0.04 −0.03

−0.04
0 5 10 15 20 25 30 35 −0.06 −0.04 −0.02 0.00 0.02 0.04 0.06
Temps t (s) Intensité i (A)

• En régime établi, les oscillations étant parfaitement sinusoïdales, on a :

0.04
Evolution temporelle 0.04
Portrait de phase

0.03 0.03

0.02 0.02

0.01 0.01
1/ω di/dt (A/s)
Intensité i (A)

0.00 0.00

−0.01 −0.01

−0.02 −0.02

−0.03 −0.03

−0.04 −0.04
30 32 34 36 38 40 −0.06 −0.04 −0.02 0.00 0.02 0.04 0.06
Temps t (s) Intensité i (A)

• Enfin, en phase d’extinction du signal :


Le portrait de phase correspondant à l’extinction du signal pour un oscillateur linéaire est alors :

0.04
Evolution temporelle 0.04
Portrait de phase réduit

0.03 0.03

0.02 0.02

0.01 0.01
1/ω di/dt (A/s)
Intensité i (A)

0.00 0.00

−0.01 −0.01

−0.02 −0.02

−0.03 −0.03

−0.04 −0.04
30 35 40 45 50 55 60 65 70 −0.06 −0.04 −0.02 0.00 0.02 0.04 0.06
Temps t (s) Intensité i (A)

— Remarque —

Les graphiques précédents ont été tracés grâce au programme RLC2.py que vous trouverez en fin de chapitre.

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


66 O SCILLATEURS

3.5.2 Oscillateur à pont de Wien

La phase de démarrage correspond toujours à la spirale et le régime établi à l’enveloppe externe.


Du fait des non-linéarités, le portrait de phase n’est pas elliptique en régime établi.
Voici le démarrage et le portrait de phase réduit obtenus grâce au programme wien.py.
Pour la tension d’entrée ve (t) :

6
Demarrage des oscillations 6
Portrait de phase réduit

4 4
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

2 2

RC * dve /dt (V/s)


Entrée ve (V)

0 0

−2 −2

−4 −4

−6 −6
0.000 0.002 0.004 0.006 0.008 0.010 0.012 0.014 −5 0 5
temps t (s) Entrée ve (V)

Pour la tension de sortie vs (t) :


Demarrage des oscillations 20
Portrait de phase réduit
15
15
10
10
5
RC * dvs /dt (V/s)

5
Sortie vs (V)

0 0

−5 −5
−10
−10
−15
−15 −20
0.000 0.002 0.004 0.006 0.008 0.010 0.012 0.014 −30 −20 −10 0 10 20 30
temps t (s) Sortie vs (V)

3.5.3 Oscillateur à résistance négative

Mêmes remarques que pour l’oscillateur à pont de Wien. On peut assimiler l’oscillateur à résistance négative
à un oscillateur de Van Der Pol et construire le portrait de phase (obtenus grâce au programme Rnegatif2.py)
suivant :

15 15
Intensité i(t)

10 10
Dérivée de l'intensité di(t)/ω

5 5
Intensité i(t)

0 0

−5 −5

−10 −10

−15
−20 −10 0 10 20
−15
0 2 4 6 8 10 12 14

Temps (t) Intensité i(t)

3.6 Oscillateur à relaxation

3.6.1 Réalisation

La réalisation d’oscillateurs à relaxation peut se faire de différentes manières :

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.6 Oscillateur à relaxation 67

• avec des transistors,


• avec des portes logiques,
• avec des circuits logiques tels que le N E555, le 4098,
• avec un amplificateur linéaire intégré,
• en associant un intégrateur (en fonctionnement linéaire) et un comparateur à Hystérésis (en fonction-
nement saturé).

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


C’est ce montage que nous allons étudier :

R2

R1
+ ⊲∞

− b

B
uC
C R
s1 (t)
s2 (t)
b

− A

⊲∞ +

F IGURE 3.9 – Oscillateur à relaxation

3.6.2 Analyse qualitative

• L’intégrateur (utilisant l’ALI du bas) réalise l’intégration du signal s2 (t) :


Z t
1
s1 (t) = s1 (0) − s2 (t) dt
RC 0

• Le comparateur à Hystérésis (utilisant l’ALI du haut) fonctionne en respectant le cycle représenté


dans le chapitre précédent en exercice : celui du comparateur à Hystérésis non inverseur.

Nous avions établi que :


• vs bascule à +Vsat lorsque ε > 0, soit :

v+ > v− = 0

R1
c’est-à-dire lorsque ve > Vsat = E+ = V0 .
R2
C’est le seuil haut.

• Le seuil bas est donné par :

R1
E− = − Vsat = −V0
R2

R1
Cela signifie que s2 (t) = +Vsat tant que s1 (t) > − Vsat = −V0 et que s2 (t) = −Vsat tant que
R2
R1
s1 (t) < Vsat = V0 .
R2

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


68 O SCILLATEURS

Supposons que le comparateur à Hystérésis soit initialement dans l’état s2 (t) = −Vsat .
Vsat
Dans ce cas, ds1 (t) = dt > 0 et s1 (t) croît linéairement jusqu’à atteindre la valeur V0 , valeur pour
RC
laquelle s2 (t) bascule à +Vsat .
Vsat
On a alors ds1 (t) = − dt < 0 : s1 (t) décroît linéairement jusqu’à atteindre la valeur −V0 , valeur pour
RC
laquelle s2 (t) bascule à −Vsat .

Le phénomène se poursuit alors de manière périodique.


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3.6.3 Calcul de la période

Fixons l’origine des temps t à l’instant où le comparateur bascule de −Vsat à +Vsat .

L’amplificateur linéaire intégré du montage intégrateur fonctionnant en régime linéaire, le potentiel VA en


A est nul, ce qui fait que la tension uC (t) aux bornes du condensateur est égale à s1 (t). D’après ce que
l’on a dit précédemment, cela signifie que :

uC (0− ) = uC (0+ ) = V0

Il y a continuité de la tension aux bornes du condensateur.

Pour une date t > 0, vs = +Vsat et uC décroît linéairement :

Vsat
uC (t) = E+ − t
RC

Cet état de saturation positive du comparateur à Hystérésis a lieu tant que uC (t) > −V0 , c’est-à-dire tant
que :

V0 R1
0 < t < t1 = 2 R C = 2RC
Vsat R2

À l’instant t1 , le comparateur bascule de +Vsat à −Vsat avec uC (t1− ) = uC (t1+ ) = −V0 .


Cet état dure cette fois tant que uC (t) < V0 , donc pour :

V0 R1
t1 < t < t2 = 2 R C = 2RC
Vsat R2

Pour t = t2 , le comparateur bascule de −Vsat à +Vsat et les oscillations continuent périodiquement.

La période de l’oscillateur ainsi constitué vaut :

R1
T = 4RC
R2

3.6.4 Allure des tensions

Les tensions s1 (t) et s2 (t) peuvent être représentées comme ci-dessous :

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


3.7 Analyse spectrale 69

s1 , s2

+Vsat

t1 t2 t1

V0

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


t

−V0

−Vsat

3.6.5 Rapport cyclique

Une des améliorations classiques d’un oscillateur à relaxation consiste à rendre les deux états dissymé-
triques : on peut alors les noter t+ (saturation positive) et t− (saturation négative).

— Rapport y lique —

Le rapport cyclique est défini par :

Pratiquement, on utilise fréquemment une association de deux diodes, tête-bêches, placées en dérivation.
⇒ Activité 3. 3
Déterminer le rapport cyclique du montage étudié précédemment.

3.7 Analyse spectrale


Dans le cas idéal des deux premiers oscillateurs (à pont de Wien et à résistance négative), l’analyse spectrale
des intensités circulant dans les circuits devrait fournir l’harmonique de rang 1.
En effet, on devrait obtenir l’équation différentielle :
d2 i
+ ω02 i = 0
dt2

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


70 O SCILLATEURS

dont la solution est purement sinusoïdale.


Bien évidemment, cela est en pratique impossible à réaliser. Ainsi, on observera le fondamental et quelques
harmoniques.
Pour l’oscillateur à relaxation, on devrait obtenir théoriquement les spectres correspondant à un signal en
créneaux à la sortie du comparateur et à un signal triangulaire en sortie de l’intégrateur.
De la même façon, les séances de travaux pratiques nous le confirmeront . . . ou pas !
Afin de comparer les spectres, il faudra se régler les résistances de telle sorte que les conditions de dé-
marrage des oscillations soient équivalentes, par exemple en prenant ces résistances supérieures de 10 %
supérieures à leur valeur critique.
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3.8 Conclusions

3.8.1 Choix d’un oscillateur sinusoïdal

Le filtre de Wien est peu sélectif et on observe en fait, en plus du fondamental, les harmoniques de rang 3
et 5.
L’oscillateur à résistance négative permet d’obtenir des signaux plus purs mais il est coûteux et encombrant.
En pratique, on utilise de préférence des oscillateurs à quartz ou des montages à transistors.

3.8.2 Retour sur les sytèmes bouclés

Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, un oscillateur sinusoïdal est souvent réalisé à partir d’un système
bouclé constitué d’une chaîne directe de fonction de transfert A (ω) et d’une chaîne de retour de fonction
de transfert B (ω) :

e v s
+ A (ω)
+

B (ω)

Pour le schéma de la figure 3.8.2, on peut écrire :


v = e + s B (ω)
De plus :
s = A (ω) v = A (ω) e + s A (ω) B (ω)
Soit finalement :
A (ω)
s= e
1 − A (ω) B (ω)
s 1
• Si |A (ω)| ≫ 1, le gain apparent = − est indépendant de la chaîne directe. Cela permet
e B (ω)
notamment de s’affranchir des défauts d’un amplificateur linéaire intégré en chaîne directe.
• Si |B (ω)| < 1, on parle de contre-réaction et on obtient un gain plus faible qu’en chaîne directe, ce
qui permet de stabiliser le système. Dans ce cas, il ne peut y avoir d’oscillations.
• Pour qu’un système oscille, il faut qu’il existe une fréquence f0 pour laquelle le gain de boucle soit
égal à 1 : c’est la condition de Barkhausen. Elle s’écrit :
T (ω) = A (ω) B (ω) = 1
Elle se traduit en pratique par deux conditions :
◦ à la fréquence d’oscillations f0 , l’amplification de la boucle doit être égale à 1 : c’est la condition
de gain, qui s’écrit :
|T (ω)| = |A (ω) B (ω)| = 1
◦ à la fréquence d’oscillations f0 , le déphasage total de la boucle doit être nul : c’est la condition
de phase, qui s’écrit :
arg (A (ω) B (ω)) = 2 k π, k ∈ Z

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle
3.9 Les programmes python 71

3.9 Les programmes python


Programme RLC2.py :
1 # -*- coding: utf-8 -*-
2
3 import numpy as np
4 import matplotlib.pyplot as plt
5 from scipy.integrate import odeint
6
7 def f(y,t):
8 if t<25:
9 return [y[1],-8*y[0]+0.1*y[1]]
10 elif 25<t<45:
11 return [y[1],-8*y[0]]
12 else:
13 return [y[1],-8*y[0]-0.1*y[1]]
14 # Valeurs de t souhaitées
15 t=np.linspace(0,35,1000)
16 # Calcul en partant de y=0.01, y’=0
17 y1=odeint(f,[0.01,0],t)
18
19 plt.plot(t,y1[:,0])
20 plt.title("Evolution temporelle")
21 plt.xlabel(’Temps t (s)’)
22 plt.ylabel(’Intensité i (A)’)
23 plt.axis([-1,35,-0.05,0.05])
24 plt.plot(0,0.01,’ro’)
25 plt.savefig("RLC-demarrage.eps")
26 plt.show()
27
28 plt.clf()
29 plt.plot(y1[:,0],y1[:,1])
30 plt.title("Portrait de phase")
31 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
32 plt.ylabel(’Dérivée di/dt (A/s)’)
33 plt.axis([-0.04,0.04,-0.125,0.125])
34 plt.plot(0.01,0,’ro’)
35 plt.savefig("portrait-demarrage.eps")
36 plt.show()
37
38 plt.clf()
39 plt.axis(’equal’)
40 plt.plot(y1[:,0],y1[:,1]/np.sqrt(8))
41 plt.title("Portrait de phase")
42 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
43 plt.ylabel(’1/$\omega$ di/dt (A/s)’)
44 plt.plot(0.01,0,’ro’)
45 plt.savefig("portrait-demarrage-red.eps")
46 plt.show()
47
48 plt.clf()
49
50 t=np.linspace(30,40,1000)
51 y2=odeint(f,[0.035,0],t)
52 plt.plot(t,y2[:,0],label="évolution temporelle")
53 plt.title("Evolution temporelle")
54 plt.xlabel(’Temps t (s)’)
55 plt.ylabel(’Intensité i (A)’)
56 plt.axis([30,40,-0.04,0.04])
57 plt.savefig("RLC-entretien.eps")
58 plt.show()

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


72 O SCILLATEURS

59
60 plt.clf()
61 plt.plot(y2[:,0],y2[:,1])
62 plt.title("Portrait de phase")
63 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
64 plt.ylabel(’Dérivée di/dt (A/s)’)
65 plt.axis([-0.04,0.04,-0.12,0.12])
66 plt.savefig("portrait-entretien.eps")
67 plt.show()
68
69 plt.clf()
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

70 plt.axis(’equal’)
71 plt.plot(y2[:,0],y2[:,1]/np.sqrt(8))
72 plt.title("Portrait de phase")
73 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
74 plt.ylabel(’1/$\omega$ di/dt (A/s)’)
75 plt.savefig("portrait-entretien-red.eps")
76 plt.show()
77
78 plt.clf()
79 t=np.linspace(30,70,1000)
80 y3=odeint(f,[0.035,0],t)
81 plt.plot(t,y3[:,0])
82 plt.title("Evolution temporelle")
83 plt.xlabel(’Temps t (s)’)
84 plt.ylabel(’Intensité i (A)’)
85 plt.axis([30,70,-0.04,0.04])
86 plt.savefig("RLC-extinction.eps")
87 plt.show()
88
89 plt.clf()
90 plt.plot(y3[:,0],y3[:,1])
91 plt.axis([-0.04,0.04,-0.12,0.12])
92 plt.title("Portrait de phase")
93 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
94 plt.ylabel(’Dérivée di/dt (A/s)’)
95 plt.savefig("portrait-extinction.eps")
96 plt.show()
97
98 plt.clf()
99 plt.axis(’equal’)
100 plt.plot(y3[:,0],y3[:,1]/np.sqrt(8))
101 plt.title("Portrait de phase réduit")
102 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
103 plt.ylabel(’1/$\omega$ di/dt (A/s)’)
104 plt.savefig("portrait-extinction-red.eps")
105 plt.show()
106
107 plt.clf()
108 t=np.linspace(0,70,1000)
109 y4=odeint(f,[0.01,0],t)
110 plt.plot(t,y4[:,0])
111 plt.title("Evolution temporelle")
112 plt.xlabel(’Temps t (s)’)
113 plt.ylabel(’Intensité i (A)’)
114 plt.axis([-2,70,-0.04,0.04])
115 plt.plot(0,0.01,’ro’)
116 plt.savefig("RLC-total.eps")
117 plt.show()
118
119 plt.clf()
120 plt.plot(y4[:,0],y4[:,1])

Saint Joseph - LaSalle CPGE TSI


Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle
3.9 Les programmes python 73

121 plt.axis([-0.04,0.04,-0.12,0.12])
122 plt.title("Portrait de phase")
123 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
124 plt.ylabel(’Dérivée di/dt (A/s)’)
125 plt.plot(0.01,0,’ro’)
126 plt.savefig("portrait-total.eps")
127 plt.show()
128
129 plt.clf()
130 plt.axis(’equal’)
131 plt.plot(y4[:,0],y4[:,1]/np.sqrt(8))
132 plt.title("Portrait de phase réduit")
133 plt.xlabel(’Intensité i (A)’)
134 plt.ylabel(’1/$\omega$ di/dt (A/s)’)
135 plt.plot(0.01,0,’ro’)
136 plt.savefig("portrait-total-red.eps")
137 plt.show()

Programme wien.py :
1 # -*- coding: utf-8 -*-
2
3 import numpy as np
4 import matplotlib.pyplot as plt # Outils graphiques
5
6 R=1e3 # Resistance du Pont de Wien
7 C=100e-9 # Capacite du Pont de Wien
8 K=3.2 # Gain de l’etage d’amplification
9 tfin=15e-3 # instant final de la simulation
10 dt=0.01e-3 # pas
11 vsat=15 # tension de saturation de l’AO
12
13 # Conditions Initiales
14 t=[0.0]
15 e=[0.01]
16 s=[0.0]
17 ds=[0.0]
18 de=[0.01]
19
20
21 while t[-1]<tfin:
22 de.append((1/(R*C)*ds[-1]-3/(R*C)*de[-1]-e[-1]/(R*R*C*C))*dt+de[-1])
23 e.append(de[-1]*dt+e[-1])
24 if e[-1]<-vsat/K:
25 s.append(-vsat)
26 elif e[-1]>vsat/K:
27 s.append(vsat)
28 else:
29 s.append(K*e[-1])
30 ds.append((s[-1]-s[-2])/dt)
31 t.append(t[-1]+dt)
32
33 plt.clf()
34 plt.plot(t,e)
35 plt.xlabel("temps t (s)")
36 plt.ylabel("Entrée $v_e$ (V)")
37 plt.title("Demarrage des oscillations")
38 plt.plot(0,0.01,’ro’)
39 plt.axis([-0.0003,0.015,-6,6])
40 plt.savefig("wien-demarrage-ve.eps")
41 plt.show()
42
43 plt.clf()

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74 O SCILLATEURS

44 plt.plot(e,de)
45 plt.xlabel("Entrée $v_e$ (V)")
46 plt.ylabel("Dérivée d$v_e$/dt (V/s)")
47 plt.title("Portrait de phase")
48 plt.plot(0.01,0.01,’ro’)
49 plt.savefig("wien-portrait-ve.eps")
50 plt.show()
51
52 de_ar=np.array(de,float)
53 de_red=de_ar*(R*C)
54 plt.axis(’equal’)
ellaSaL - hpesoJ tniaS tnemessilbatÉ - - IST EGPC - eimihC - euqisyhP

55 plt.plot(e,de_red)
56 plt.xlabel("Entrée $v_e$ (V)")
57 plt.ylabel("RC * d$v_e$/dt (V/s)")
58 plt.title("Portrait de phase réduit")
59 plt.plot(0.01,0.01,’ro’)
60 plt.savefig("wien-portrait-red-ve.eps")
61 plt.show()
62
63 plt.clf()
64 plt.plot(t,s)
65 plt.axis([-0.0003,0.015,-16,16])
66 plt.xlabel("temps t (s)")
67 plt.ylabel("Sortie $v_s$ (V)")
68 plt.title("Demarrage des oscillations")
69 plt.plot(0,0.01,’ro’)
70 plt.savefig("wien-demarrage-vs.eps")
71 plt.show()
72
73 plt.clf()
74 plt.plot(s,ds)
75 plt.axis([-16,16,-200000,200000])
76 plt.xlabel("Sortie $v_s$ (V)")
77 plt.ylabel("Dérivée d$v_s$/dt (V/s)")
78 plt.title("Portrait de phase")
79 plt.plot(0.01,0.01,’ro’)
80 plt.savefig("wien-portrait-vs.eps")
81 plt.show()
82
83 ds_ar=np.array(ds,float)
84 ds_red=ds_ar*(R*C)
85 plt.axis(’equal’)
86 plt.plot(s,ds_red)
87 plt.xlabel("Sortie $v_s$ (V)")
88 plt.ylabel("RC * d$v_s$/dt (V/s)")
89 plt.title("Portrait de phase réduit")
90 plt.plot(0.01,0.01,’ro’)
91 plt.savefig("wien-portrait-red-vs.eps")
92 plt.show()

Programme Rnegatif2.py :
1 # -*- coding: utf-8 -*-
2
3 import numpy as np
4 import matplotlib.pyplot as plt
5 from scipy.integrate import odeint
6
7 tau = 0.5
8 Q = - 5
9 omega = 2*np.pi/tau
10
11 def f(y,t):

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3.9 Les programmes python 75

12 if abs(y[0])<5:
13 return [y[1],-omega**2*y[0]-(omega/Q)*y[1]]
14 if abs(y[0])>5:
15 return [y[1],-omega**2*y[0]-(1/tau)*y[1]]
16
17 t=np.linspace(0,15,10000)
18 # Calcul en partant de y=0.01, y’=0
19 y1=odeint(f,[0.01,0],t)
20

Physique - Chimie - CPGE TSI - Établissement Saint Joseph - LaSalle


21 plt.plot(t,y1[:,0],label="Intensité i(t)")
22 plt.legend(loc=’upper left’)
23 plt.xlabel(’Temps (t)’)
24 plt.ylabel(’Intensité i(t)’)
25 plt.axis([-0.5,15,-15,15])
26 plt.plot(0,0.01,’ro’)
27 plt.savefig("R-neg-demarrage.eps")
28 plt.show()
29
30 plt.clf()
31 plt.axis(’equal’)
32 plt.plot(y1[:,0],y1[:,1]/omega)
33 plt.xlabel(’Intensité i(t)’)
34 plt.ylabel("Dérivée de l’intensité di(t)/$\omega$")
35 plt.plot(0.01,0,’ro’)
36 plt.savefig("R-neg-portrait-red.eps")
37 plt.show()

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