Chapitre 2 : Les instructions simples
I- Instruction d’affectation
Cette action permet de ranger une nouvelle valeur dans une variable
Syntaxe
Identificateur var ← <expression>
- Expression peut être :
• Une variable
• Une constante
• Une expression arithmétique
• Une expression logique
Remarque
- Une constante ne peut jamais figurer à gauche d’une affectation.
- Après une affectation, l’ancien contenu est perdu pour être substitué par le nouveau contenu.
- Une action d’affectation doit se faire entre deux types compatibles. 1
1. Les expressions arithmétiques
Syntaxe:
<exp-arith> op_arith <exp-arith>
- Op_arith peut être ‘+’, ‘-‘, ‘/’ ou ‘*’
Exemple : (Y/2) + x*3
- L’ordre de priorité des opérateurs arithmétiques :
- signe négatif
( ) parenthèses
^ puissance
* et / multiplication et division
+ et – addition et soustraction
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2. Les expressions logiques
- Les expressions logiques admettent Vrai ou Faux comme résultat.
- Elles peuvent utiliser des opérateurs relationnels ( = , ≠, <,<=, >, >=) ou des opérateurs
logiques (NON, ET, OU)
- L’ordre de priorité est :
NON >
ET >=
OU <
<=
=
≠
Exemple : (x<6) ET (Y = 20) donne vrai si x<6 et Y = 20 et faux sinon
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II- Instruction de lecture ou d’entrée
- Elle permet d’affecter, à une variable, une donnée introduite) partir d’une périphérique
d’entrée (clavier).
- Syntaxe :
Lire (nom_var1, nom_var2,……)
- Exemple :
Lire(A) : lit une valeur à partir du périphérique d’entrée et la range dans la case mémoire
associée à A.
Lire(X,Y) : lit deux valeurs la première pour X et la deuxième pour Y.
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III- Instruction d’écriture ou de sortie
- Elle permet d’afficher des résultats sur un périphérique de sortie (écran).
- Ce résultat peut être :
• Une chaîne de caractères délimitée par des ‘’ ‘’
• La valeur d’une variable dont le nom est spécifié
• La valeur d’une expression
Syntaxe :
Ecrire (Liste d’expressions séparées par des virgules)
- L’ordinateur évalue tout d’abord l’expression puis affiche le résultat obtenu
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Exemple :
Lire (somme)
Lire(Nbre)
Ecrire (‘’La moyenne est :’’, somme / Nbre)
Si l’utilisateur introduit 120 pour somme et 10 pour Nbre alors l’affichage sera : La
moyenne est 12.
Application
Exercice 1 :
Ecrire un algorithme qui lit deux entiers X et Y et affiche leurs valeurs avant et après permutation
Exercice 2 :
Ecrire un algorithme qui lit trois entiers et qui calcule et affiche leur somme, leur produit et leur
moyenne.
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Chapitre 3: Les structures conditionnelles
Introduction
En programmation, on est souvent confronté à des situations ou on a besoin de choisir entre 2
ou plusieurs traitements selon la réalisation ou non d’une certaine condition d’ou la notion de
traitement conditionnel.
On distingue deux structures de traitement conditionnel à savoir :
‐ La structure conditionnelle simple qui consiste à évaluer une condition (expression
logique à valeur vrai ou faux) et d’effectuer le traitement relatif à la valeur de vérité
trouvée.
‐ La structure conditionnelle à choix multiple qui consiste à évaluer une expression
qui n’est pas nécessairement à valeur booléenne (elle peut avoir plus de deux valeurs) et
selon la valeur trouvée, effectue un traitement. 7
I- Structure conditionnelle simple
1. Forme simple : (Si …. Alors ….. Fin si)
Syntaxe :
Si condition Alors
action(s)
Fin si
Dans cette forme, la condition est évaluée. Si elle vaut vrai alors c'est la séquence
d'actions qui est exécutée sinon c'est l'action qui suit l'action conditionnelle dans
l'algorithme qui est exécutée.
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L’exécution de cette instruction se déroule selon l’organigramme suivant :
Exemple 1 : Ecrire un algorithme qui permet de saisir un entier et d’afficher impossible
d’être diviseur si cet entier est égal à 0.
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2. Forme composée : (Si … alors…….sinon)
Syntaxe :
Si condition Alors
Action(s)1
Sinon
Action(s)2
Fin si
Dans cette forme, la condition est évaluée. Si elle vaut vrai alors c'est la
séquence d'actions 1 qui sera exécutée sinon c'est la séquence d’actions 2
qui sera exécutée.
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L’exécution de cette instruction se déroule selon l’organigramme suivant :
Exemple 2 :
Ecrire un algorithme qui permet de saisir un entier et d’afficher « pair » si cet entier est pair
ou « impair » si cet entier est impair.
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3. Forme imbriquée
Syntaxe:
Si condition 1 Alors
Action(s)1
Sinon
Si condition 2 Alors
Action(s)2
Sinon
Si condition N-1 Alors
Action(s)N-1
Sinon
Action(s)N
Fin si
Si la condition est vraie, alors la séquence d’actions 1 sera exécutée sinon on
évalue la condition 2 si elle est vraie la séquence d’actions 2 sera exécutée. Enfin,
si aucune des N-1 conditions est vraie alors on exécute la séquence d’actions N.
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Exemple 3 :
Ecrire un algorithme qui permet de saisir deux entiers A et B puis teste si A>B ou A<B
ou A=B.
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II- Structure conditionnelle à choix multiple
Syntaxe:
Selon <sélecteur> faire
<liste de valeurs1> : <traitement 1>
<liste de valeurs2> : <traitement 2>
…..
…..
<liste de valeursN> : <traitement N>
Sinon
<traitement N+1>
Fin selon
- Le sélecteur est un identificateur:
‐ <traitement i> est une séquence d’actions.
‐ <liste de valeurs i> peut être une constante ou un intervalle de constantes de même type que
sélecteur.
‐ La partie sinon est facultative. Elle est exécutée si aucune des valeurs n’est égale au sélecteur.
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Exemple3 :
Ecrire un algorithme qui permet de lire un numéro de jour de la semaine (compris
entre 1 et 7) et d’afficher le nom du jour en toute lettre.
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