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EL 1 Double Portrait

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EL-1 : Le double portrait - Manon Lescaut

Introduction :
Dans la vie de l’auteur « Des mémoires et aventures d’un homme de qualité » le
marquis de Renoncour préviens le lecteur qu’il verra : « un exemple terrible de
la force des passions ».
Ce préambule donne un gage de vérité au 7ème volume de cette œuvre intitulé
« Histoire du chevalier des grilleux et de Manon Lescaut » écrit par Abbé
Prevost et publié en 1731, homme à la vie rocambolesque (mouvementé), il a
été soldat, homme d’église et homme de lettre, il trouve en ces personnages
des doubles fictionnelles.
Le texte étudié constitue l’incipit du récit cadre dont le narrateur est Renoncour
relatant sa rencontre avec 2 personnes dont on ignore l’identité alors qu’il
s’apprête à embarquer pour la Louisiane.
Problématique :
1- Comment ce double portrait des Héros suicite t-il l’intérêt du lecteur et
influence-t-il son regarde
ou
2- En quoi cette présentation met elle en scène 2 personnages singulier et
attachant
Ce texte se dessine en 3 mouvements :
- 1er mouvement : ligne 1 à 7 : Le portrait émouvant d’une fille
- 2ème mouvement : ligne 8 à 17 : Des renseignement incomplet
- 3ème mouvement : ligne 18 à Fin : Un jeune homme mystérieux et
touchant
1er mouvement : Le portrait émouvant d’une fille :
On a un début qui s’inscrit dans le romanesque qui représente une scène de
genre c’est-à-dire l’arrivé d’un convoi de prostitué dans un petit village normand
- 1ère idée : Une scène de genre :
Le narrateur commence par faire une scène de groupe en précisant le
nombre des prisonnières (12 filles) auquel il ajoute une précision grâce a
la subordonné relative, on a donc une image saisissent grâce à la
subordonné rendu par l’emploi du complément circonctensiel de
manière « par le milieu du corps », cette présentation par l’emploi du
pluriel qui généralise va déshumanisé voir même animalisé les personnes
de cette scène de groupe, on passe à une focalisation restreinte sur
Manon douloureuse et humiliante. De cette vision générale émerge une
figure singulière grâce à l’emploi de l’adverbe « parmi » lié à « il y en avait
une », l’emploi de la gradation descendante 12, 6, 1 qui crée un contraste
entre l’unicité et le collectif.

- 2ème idée : Un être exceptionnel :


En effet, sa description physique s’oppose en tout point à sa situation, la
proposition relative à la ligne 2 amorce cette opposition est exprimé par
l’adverbe « si » qui insiste sur le contraste entre la condition et l’air et la
figure, l’air renvoi à l’apparence générale et le terme de figure qui dénote
les expressions physiques.
La manière dont les filles sont présentées contraste avec la présentation
de Manon parce qu’elles sont déshumanisées alors que Manon est mise
en avant par toute une série d’antithèse. La proposition principale
énumère des éléments à priori négatifs tandis que la proposition
subordonnée met en avant des qualités extraordinaires tout en faisant
apparaitre un paradoxe. En effet, le portrait de Manon est fait de la
manière détournée (la litote de « l’enlaidissait (l.4) »).
Elle semble avoir une attitude qui inspire du respect et de la compassion,
elle semble appartenir à la noblesse comme le suggère l’expression
« personne du 1er rang » ainsi du plus que parfait du subjonctif (l.2-3). Ce
texte accorde une importance au champ lexical de la vue avec air, figure,
m’inspira (portrait fait par Renoncourt). Ensuite implicitement l’auteur
laisse entendre que seule la personne bien née aurait une distinction
naturelle. Enfin la dernière distinction de Manon est une caractéristique
morale puisqu’il s’agit de la pudeur (l .5).
Cette pudeur qui est montré par l’emploi des verbes pronominaux « se
tourner », « se cacher »et « dérober » qui montre un réel sentiment
d’humiliation, ces 3 verbes montrent un sentiment d’humiliation comme
le suggère le mot spectateur puisque le convoi est un spectacle malsain
qui réjouit les villageois. Manon est un personnage qui se détache des
autres car en ayant perdu sa dignité elle suscite le respect et la com
npassion en insistant qu’il s’agit d’un récit pathétique pour susciter
l’intérêt du lecteur qui va être redouté par un portrait intime

-3ème idée : un point de vu partielle qui entretient le mystère :


Le champ lexical de la vue s’explique par le point de vu externe, donc le
narrateur ne dispose que de ce qu’il voit et il en est réduit à faire des
suppositions, il ignore tout, on se sait pas de qui il parle, ce qui explique
l’absence de nom et ce qui contribue à intrigué le lecteur, c’est pourquoi
il va s’enquérir d’information supplémentaire.

2ème mouvement : Manque d’information


Développement progressive des informations, ce qui est une caractéristique de
l’incipit.
- 1ère idée : L’auteur dresse un contexte de délinquance : comme le montre
les termes de garde « lieutenant de police » (l.11) , ce qui renvoi tout de
suite à l’idée de personnage marginaux qui ont transgressé les lois afin de
fasciné le lecteur. Renoncourt va mener une enquête pour accéder à la
vérité ce qui place le lecteur devant un Roman à énigme,

- 2ème idée : l’arrivé d’un 2ème personnage : à ce moment arrive en scène un


2ème narrateur au travers d’un discours rapporté qui est lui le chef des
gardes, on a, le discours rapporté est introduit à la ligne 10 par une
négation restrictive qui laisse entendre que les informations sont encore
incomplète ou partiel, qui laisse entendre qu’elle vient de l’Hôpital de la
salpêtrière (1ère info), on entend de façon très vague les raisons pour
laquelle elle a été enfermé, mais l’info est donné sous forme de litote se
qui laisse au lecteur le soin d’imaginer le pire, on voit donc que c’est une
femme de mauvaise vie (2ème info), on apprend qu’elle semble avoir un
tempérament bien affermis comme le suggère le verbe pronominal
« s’obstiner » et l’adverbe « dans » plusieurs fois, à l’issue de se premier
rapport, le mystère se renforce (3ème info). On note un point commun
dans l’effet que Manon semble produire chez les hommes puisque le
garde est lui aussi touché par elle. L’emploi de la subordonné de
proposition « quoique » et l’emploi de la proposition subordonné de
cause parce qu’il me semble, qui laisse apparaitre le jugement personnel
du garde et que Manon est une femme de valeur, mais il en juge cela que
par les apparences, ces 2 opinions influence le lecteur en faveur de
Manon, tout d’un coup il va y avoir un décrochement qui fait apparaitre
un 3ème personnage
- 3ème idée : le 3ème personnage :
Le 3ème personnage est introduit par le présent de l’indicatif « voila » et
est appelé par le présentatif « « un » jeune homme » qui présente le
personnage, ce mystère du personnage entretenu par l’emploi du
conditionnel « pourrai » qui montre que l’archer en est réduit a faire des
hypothèses, néanmoins le lecteur a quelques informations.
On a qlq info qui sont donné implicitement et nous informe sur
l’obstination du jeune homme avec le passé composé qui insiste bien sur
la durée à partir de là, le garde en déduit un fort attachement entre les
deux personnages comme le montre l’hypothèse finale « son frère ou son
amant », cet attachement est sincère puisqu’il souligne le chagrin
immense du jeune homme

Pour conclure ce 2ème mouvement, on a de nouveau des informations


incomplètes sur un personnage dont on imagine qu’il est important et qui a un
point commun entre les 2 personnages principaux car ils sont tout les 2
présentés de manière pathétique. Tout ceci pousse Renoncour à vouloir en
savoir plus.

3ème mouv : Portrait de Degriyeux :


Le texte se construit selon une organisation spatiale, qui passe d’un plan large
en extérieur avec une scène de groupe à un plan serré en intérieur avec 1
personnage.
- 1ère idée : Précision sur le lieu de la rencontre :
On voit l’intérêt que Renoncour porte au personnage comme le montre
le verbe d’action « je me tournais » (l.19) qui suggère la volonté de faire
une démarche, vers le coin de la chambre montre l’isolement et peut
suggérer la marginalité du jeune homme.

- 2ème idée : portrait fait apparaitre un double de Manon :


On voit une antithèse entre la tenue vestimentaire et la naissance, la
classe social du personnage se précise avec l’emploi de 2 adverbes
d’intensité « si » qui là encore mettent en évidence un raffinement et une
élégance , Degreyeu est uniquement présenté sous le signe de la douleur
grâce à 2 expressions hyperbolique à savoir « enseveli » qui renvoi à
l’idée de la mort accentué par le superlatif « je n’ai jamais vu de plus vive
image que la douleur » + l’emploi de la négation syntaxique « ne jamais »
au travers de cette vive image Degreyeu devient l’allégorie de la douleur,
ce qu’on remarque c’est que d’un point de vu stylistique de l’écriture, les
2 personnages sont intimement lié car ils sont présenté de la même
façon

- 3ème idée : l’effet produit sur Renoncour


De la même façon Degreyeu va marquer Renoncour, on remarque ça par
les verbes d’action « je me tournai », « je m’approchai », Renoncour
éprouve une compassion forte pour la douleur de Degriyeu comme le
suggère « je me senti porté », et aussi l’adverbe « naturellement » qui
renvoi à l’humanité sur le fait que Renoncour comprenne Degriyeu et
aussi qu’ils sont sur le même rang social.

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