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Morphologie et hydrologie de la lagune Aby

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Doc. Sei. Centre Rech. Océanogr.

Abidjan
Vol. XI, n02, Déc. 1980 : 3')-77

LA LAGUNE ABY (COTE 0\ IVOIRE)


MORPHOLOGIE, HYDROLOGIE, PARAMETRE5 PHVSICO-CHI~IrUES

rar
Jean-Marie CHANTRAINE l
RES UME

Le dépouillement de données disparates anciennes et récentes aboutit


à une première description d'ensemble de la lagune Aby. Le tracé de la carte
bathymétrique vérifie l'existence de auatre subdivi sions. Le volume total de la
lagune est évalué à 1,6.109m3 et la p;ofondeur moyenne à 3,8 m ; sa lHofondeur
maximum atteint 17 m. L'établissement d'un bilan d'eau douce à partir des don-
nées hydrologiques et climatologiques, souvent incomplètes, estime 1 ~ importance
du renouvellement de la couche 0-6 m : celui-ci est 3,5 fois plus fort dans le,
sud et l'est que dans le nord; une stratification marquée limite largement les
échanges d'eau au dessous de 6 m.
La répartition spatiale des paramètres physico-chimiques confirme
l'existence de quatre zones différenciées par leur morphologie et leur situation
par rapport aux débouchés des fleuves et à la communication avec l'océan, Les
variations saisonnières reflètent l'influence alternée des apports d'eau douce
en saison de pluies et de crues, et de l'intrusion marine - relativement faible -
en saison sèche. La stratification verticale est effective pour tous les para-
mètres.
L'utilisation d'un modèle empJTlque de production primaire montre que
la lagune Aby est dans l'ensemble plus productive que sa voisine Ebrié. Les va-
leurs les plus fortes, de l'ordre de 10 gO~m-2j-l, se situent en saison sèche
au nord et à l'est. ~

A B S T R ACT

The analysis of old and recent data lead to a first global desc:ripLion
of the Aby lagoon. Its sharing into four areas is confirmed by the drawing of a
bathymetrical map. The total volume is estimated : 1,6.J09m3. The average and
maximum depths are respectively 3,8 and 17 m. Afresh vlacer balance provided with
hydrological and climatolo~.:ical datA is proposed. Only the upper layer (O-6m) is
renewed, 3,5 times more in the south-east than in the north. A strong vertical
stratification takes place and limits inlets and outlets under 6 m.
The morphology of the main ba~ins and the location of continental and
marine estuaries induce the space distribution of physical andchemical parame-
ters. Their seasonal variations are conditioned by the alternative influence of
fresh waters during the rain and flood period, and marine waters during the dry
season. Ali parameters present the vertical stratification.
The use of an empirical model of primary production shows that the Aby
lafoon lS rather more productive t han its neighbour Erné, The highest values
(about 10 g02m-2d-l) occur during the dry season in the north and east.

J. Centre de Recherches Océanogra~[Link] - E.P. V 18 ABIDJAN (Côte d'Ivoire)


- 40 -

INTRODUCT ION

Située entre les longitudes est 2°51 i et 3°21" d'une part, et les
latitudes nord 5°05' et 5°22' d'autre part, la lagune ~by est soumise à un
. .
contexte c 1 1mat1que ~
comparable à celui qU1. regne sur 1'1
e afune Eb r1e
. - (1)

Elle nVest alimentée que par deux rivières importantes (rivières côtières
coulant sous couvert forestier), alors que la lagune Ebrié reçoit, outre
deux rivières de même type, un fleuve de type soudanien. Sa communication
avec la mer, étroite et assez peu profonde, est gênée en outre par une zone
deltaïque. L'influence mar1ne à laquelle elle est soumise est bien moindre
que celle sucie par la lagune Ebrié par l'intermédiaire du canal de Vridi.

Nous verrons en première partie une synthèse des connaissanLes


acqu1ses à ce jour en lTlatière de morphologie (une carte bathymétrique ap-
prochée est dressée) et d'hydrologie (un bilan d 1 eau douce est proposé). Il
sera largement fait appel à des approximations et des extrapolations.

Le chapitre 2 fait suite pro parte à la note publiée en 19ï9 par


Papès et aL, dans les "Archives Scientifiques du CoRoOo dYAbidjan", et
présente les variations spatio-temporelles des caractéristiques physico-
chimiques ainsi que des compléments sur la production primaire. Il résulte
de l'analyse des mesures effectuées en 39 stations régulièrement réparties,
au cours de trois campagnes entreprises en 1979 aux trois saisons caracté-
ristiques ~ février au plus fort de la saison sèche, juillet et octobre
correspondant aux deux saisons des pluies et aux crues des fleuves . Le pro-
tocole d'échantillonnage et d'analyse chimique est déjà décrit (Pagès et
al.,1979).

(1) La situation climatique est décrite (Pagès et a[o, 1979).


- 41 -

1 - MORPHOLOGIE

1.1. DESCRIPTION GENERALE

De forme notablement différente de la lagune Ebrié, la lagune Aby

principaux longs de 56 km d'est en ouest, et de 24,5 km du nord au sud. Sa plus


grande largeur atteint 15,5 km dans le nord alors que la plus petite ne mesure
qu'un peu plus d'un kilomètre dans l'est. On peut distinguer trois détroits
larges de 4,5, 2 et 1,25 km qui délimitent les quatre subdivisions de la la-
gune Aby-nord, Aby-sud, Tendo et Ehy (Fig.]). Remarquons que les deux premI-
ères n'ont pas reçu d'appellation propre. Cette distinction nVétait pas véri-
tatllement nécessaire de par leur analogie de structure 9 mais elle existe ce-
pendant pour des considérations physico-chimiques et biologiques. Les lagunes
Tendo et Ehy au contraire méritent largement cette différenciation au vu de
leurs formes et répartitions bathymétriques. Les quatre zones aInSI définies
sont soumises à des régimes hydrologiques distincts résultant de la combinai-
son d'influences marines, fluviales et atomosphériques variables. La portion
ghanéenne de la lagune, peu importante, est mal connue, en particulier le di-
verticule situé au sud de la lagune Ehy, dVune dizaine de kilomètres carrés
et de faible profondeur. Il n'a pas été tenu compte de cette excroissance
dans le calcul des surfaces et des volumes.

1.2. SURFACES

Les surfaces ont été évaluées par découpage d'un calque de la carte
è
I.G.N. au J/50.000 tracé sur papier homogène, puis par pesée.

Surface àu plan d'eau


Surface des îles formant le delta
Nanobaka ..... 3,3
• Ngramaïna ..•• 3,7
Esso ....•••.. 14,7
• Autres îles .. 2,4
Surface des autres îles .
Surface totale ,.
.-mm Surface consideree pour
UlL1lZiJ le calcul des surfaces.

t:zJ Surfoce non tenue en compte.

Limite de la surface consideree pour


(JTT'rTT)
h'ff ~ le calcul des 'iolumes et des profon-
1 deurs moyennes.

LAGUNE ABY

EBOSO
fi)

·~I~ EBOINDA
Canal d'Assinie '-",''= ea
-.........
~

~~
~
A551NIE---- 1
MAFIA I~ ~o'\:,
\
(]) Nonobaka
0 5 IOKm
1 1 1
~ N',-omol'", ~H
3 Esso

Figure 1 - La lagune Aby : ses subdivisions.


-d -

Les îles formant le delta ont été volontairement différenciées car


elles forment un bloc compact et important. Si l'on considère alors l~ sur-
face des îles proprement dites, qui est très faible, on remarque ~u'elle ne
représente qu'un peu plus de 0,1% de la surface totale (contre 11,5% pour la
lafune Ebrié). Cette proportion devient 5,5% en tenant compte de la totalité
des îles.

Notre estimation de la surface totale est en bon accord avec l~

valeur donnée par Pagès et aZ. (1979) : 424 km 2 .

Compte tenu de la différenciation précédemment établie (cf.§ 2.1),


les surfaces des plans d'eau des différentes zones de la lagune Aby sont:

Aby-Nord . 166,3 km 2 (39%)


Aby-Sud ( 1) . 139,5 km 2 (33%)
. Tenda . 73,7 km 2 (17%)
. Ehy . 45,8 km 2 ( 1 J ;;)

1.3. CARTE BATHYMETRIQUE

Une première esquisse de la carte bathymétriqué a été levée par


Skubich (1979)(2) à la lueur de données anciennes complétées par des mesures
faites à l'échosondeur au cours des trois campagnes effectuées en 1979. Elle
est encore imprécise, surtout dans les zones de hauts fonds et la partie gha-
néenne. Cette carte est disponible au C.R.O. et notre intention n'est pas de
l'inclure dans cette note, mais d'en tirer une carte, sans doute moins précise
mais qui donne un bon aperçu de la distribution des profondeurs et de la situ-
ation des fosses et des hauts fonds (Fig.2).

( 1)
Signalons que cette surface a été réduite dans la suite de cet expose a
132,4 km 2 , excluant ainsi la zone purement deltaïque dont on n'a d'ailleurs
que peu de données bathymétxiques.

( 2)
Communication personnelle.
~O < Z < ~ m
biJ
.2<Z<5m

m 5 < Z < IQm

• 10 < Z < 20m

LAGUNE ABY

o 5 IOlcm
'-----' 1

~ CJ o~

Fig.2 - Carte bathymétrique simplifiée de la lagune Aby.


- 45 -

Il se dégage de cette carte les traits marquants suivants

l'existence de deux "fosses H de profondeurs atteignant 16 et ] 7 fi,

toutes deux situées dans la lagune Aby ~en8U stricto.

- il n'y a pas de profondeur supérieure à 10 fi en lafune Tendo.

- la lagune Ehy est très homo~ène et constituée dans sa presque to-


talité par des hauts fonds (profondeur moyenne = j,5 m).
- on assiste dans le temps à un relèvement très important des fonds
dans la zone située sous le panache de la Bia les profondeurs relevées fin
1978 et début 1979 sont inférieures d'environ 2 m à celles de 1964, mesurées
elles aussi en saison sèche, et ce dans le triangle Bia-Aby-Adiaké. Par contre,
un comblement par la Tanoé paraît difficile à prouver. Le dépôt des alluvions
semble se faire de façon diffuse.

- l'action des marées occasionne un transport de sable qUl pénètre


dans la lagune par les chenaux deltaïques et dont la progression vers le nord
est perturbée par le jeu de deux courants principaux: l'un dû à la Bia dirif-é
vers le sud qui contre cette avancée, et l'autre provoqué parla Tano~ dirigé
vers l'ouest et qui produit une série de dunes identiques à celles observées
en estuaire.

Remarquons que lion observe un relèvement général moyen du niveau


d'eau de la la~une. d'une trentaine de centimètres en saison des crues par
rapport à la saison d'étiage (observation 1979).

1 .4. VOLUMES

A partir de la carte bathymétrique de Skubich, il a été possible,


moyennant certaines approximations. de mesurer les surfaces délimitées par les
isobathes 0-2m, 2-3m, D ••• et par là, calculer les volumes d'eau présents dans
chaque couche, pour ainsi aboutir au volume total d'eau de chaque zone lagu-
naire (en salson sèehe).

Volume Aby-nord ... _ 725 106m3 (45%)


Vol ume AhY--3Ud 0 624
000' 10 6m 3 (39%)
Volume Tendo ., ..... 18~ . 106m3 (12%)
Volume Ehy ....••... 71 l06 m3 (4%)
-..:.----=--=-3
Volume total o " c • • ,1609 106m contre 2650 en laeune Ebrié,
- 46 -

Les pourcentages en volume diffèrent de ceux calculés pour les S1Jr-


faces. Pour visualiser cette disparité, nous avons tracé pour chaque cuvette,
un profil morphologique en calculant pour chaque cuvette les volumes parciels
cumulés en fonction de la profondeur (Fig.3). On remarque l;analogie de struc-
ture des lagunes Aby-nord et sud et leur nette différence avec les deux autres.

1 .5. PlJ,OFONDEUPS MOYENNE S

Le calcul des surfaces et des volumes nous conduit à celui des pro-
fondeurs moyennes :

Profondeur moyenne Aby-nord . 4~4 m


Profondeur moyenne Aby-sud .. 4,7 m
Aby total 3,8 m
Profondeur moyenne Tendo n ~ 0 e- 2.6 m

Profondeur moyenne Ehy " . " ..


~
j,5 m

Ces profondeurs moyennes diffèrent notablement. Celle d~Ehy repré--


sente le tiers et celle de Tendo environ la moitié de la profondeur moyenne
d l Aby, Aby-nord et Aby-sud n'étant pas sensiblement différentes à ce point de
vue comme nous llavons déjà signalé.

2 - BILAN D'EAU DOUCE

Nous tenterons dans ce chapitre d'évaluer les différents transferts


d'eau par les voies fluviales et atmosphériques (précipitations et évapora-
tion), pour les comparer au volume propre de la lagune et obtenir ainsi une
estimation du renouvellement des eaux. Il aurait été intéressant de compléter
ce bilan par lVintervention des entrées et sorties d'eau de mer comme lV a fait
Varlet (1978) pour la lagune Ebrié. mais nous ne possédons pas les éléments
nécessaires à ce calcul: hauteurs dteau, entrées et sorties de sel. Notons en
outre que nous n 1 avons aucune donnée relative aux infiltrations. Ce calcul est
incomplet malS ouvrira la voie du bilan total.
Volume cumulé (%)

100 ..................

- _ Aby_Nord

50 ----- Aby _Sud

Tendo

...... ..... Ehy

o
o 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Il 12 13 ~ 15

Fig.3 Volumes partiels cumulés de chaque r~vette àe la la~u~e Acy en f


profondeur.
- 48 -

2.1. LES RIVIERES

Les bassins d~alimentation de la lagune Aby sont uniquement sous in-


fluence climatique de type équatorial de transition, ce qui se traduit par un
alignement du régime hydrologique des rivières sur le régime pluviomé'trique,
Ce régime fluvial est caractérisé par deux crues annuelles d'importances com-
parables et non une seule crue par an corrnne c'est le cas pour les fleuves de
type soudanien.

201.1 0 La Bia et la Tanoé.

Les modules mensuels et annuels ont été obtenus à partir de données


assez disparates. Ils pourront donner toutefois, moyennant certaines apprOXi-
mations et/ou extrapolations, un assez bon reflet de la réalité, Les tableaux
1 et 2 rassemblent toutes les données connues à ce jour. Les modules de la Bia
ont été calculés à partir des hauteurs d'eau lues à Bianouan(l), pas toujours
très sûres. transformées en débits par une courbe provisoire de tarage faite
en 1979, et qui ont été ensuite rapportés au débouché en lagune au prorata des
surfaces des bassins versants. Ils couvrent la période 1963-1979. Ceux de la
Tanoé proviennent des hauteurs d'eau lues à A1enda et d'une courbe de ra~age(2)
établie sur p1usîeurs années. Ils couvrent la période 1956-1965. Il n1y a donc
qu'un faible recoupement avec les années connues de la Bia. Nous tenterons par
la suite de raccorder les chiffres moyens en tenant compte du fait que les me-
sures de la Tanoé correspondent à une période de plus forte pluviosité.

( 1)
Données communiquées par le Ministère des Travaux Publics, Division des
Ressources en Eaux de Surface (D.R.E.S.), à Abidjan.

(2)
Données communiquées par le Dr. Why~e de l~Université Legon à Accra (Ghana).
Alenda se trouve à une vingtaine de kilomètres du débouché en lagune. Le
coefficient d'extrapolation doit ~tre très proche de un. Cependant, il est
difficile d'affirmer que toute l~eau de la Tanoé alimentant la lagune tran-
site par Alenda. En effet nous avons nous~~mes constaté dans le sud-est de.
la lagune Ehy et en période de crue un afflux d'eau provenant du sud très
certainement dû au débordement de la Tanoé de son lit. De plus la zone si-
tuée à l'est de la lagune Ehy est un vaste marécage. et aux dires des popu-
lations, l?eau de ce marécage circulerait tantôt dans le sens est-ouest et
tanrôt en sens contraire. Par là les volumes d'eau apportés en lagune à
partir des données d'Alenda seraient sous-estimés.
Mo
M J J A S 0 N D mo
ANNE :MOIS_~~J__:__J~1 A an
.f-,

)56 (30.9) (21.6) (32.9) 140 97.5 343 193 2L; > 3 64,9 211 158 69,5 01
157 21,,2 6,22 4,51 14.3 103 256 340 103 129 268 (182) 170 (13
)58 19,3 14.1 1,1 9 44,8 124 261 68,5 'V 0 'V 0 45,0 71 ,5 36,8 (5
159 36,7 26,3 38,8 75.6 236 322 382 101 95,0 325 291 119 17
160 48,0 32,6 43.0 162 - - - 166 80,0 238 170 71,51((14
161 30,4 22,2 29,2 60.3 59,6 221 357 195 63,2 233 144 55,3 12
162 26,4 16,2 36,6 57,1 130 303 339 (172)::45,7) 225 1 270 176 15
1

)63 46.9 33,0 54,9 62,4 97.6 233 364 340 317 380 297 61,2 19
164 25,7 17.8 43,6 49.8 138 242 261 73 ,5 54.3 59,9 62,4 60,0 9
165 23.8 25,7 44,1 51 ,9 74.8 255 359 190 162 287 173 48.2 14
~.

Go~ enne 30.9 21 ,6 32.9 7l 1>,sG8 271 296 136 101 227 182 86,7 13
stim ation
moy ~nne 19.2 13,4 20,4 44,6 73 ,1 168 184 84 62,8 141 Il 3 53,8 8
1973 -1979
~ l
Tableau 1 - Modules moyens (m 3 fs) mensuels et annuels de la Tanoé de 1956 à 1965,
pour la période récente ~ 1973 à 1979.
Mors
J F M A M J J A S 0 N D mo
ANNEE

1963 9,71 5,05 29 ~ 3 16,2 41 ,7 97,6 213 17O 12! 190 85,8 15,8 8
1964 13,6 5,64 15,7 19,0 47,3 99,4 95,9 37,1 15,7 23,4 ILf,2 23,0 3
1965 (15 ) 3,51 '(19,1) 10,0 27,6 (84) 88.9 (45) 76,8 61,6 54,6 (37) (4
1966 Cl , 79) (0,87) (0,20) 54,4 15,6 65,4 (153) 59,7 83,5 119 61 ,1 (22) (5
1967 4,17 3 9 11 2,79 8,92"31,3 74,3 109 10,3 22,2 36,6 13,8 4,05 2
1968 2,07 2,71 4, 17 13~8 34,2 124 157 221 229 220 124 37,1 9
1969 15,8 7,01 9 , Il 62,0 52,1 101 78,5 23,1 13,3 29,1 77 ,5 S,67 3
1970 2,96 2,28 18,9 53,1 47,6 72,8 55,1 8,92 19,9 66,2 91 10,5 3
1971 2,82 0,49 4,24
1972 - - - - - - j 05 - - - - 2,20
1973 0,99 0,52 0,58 4,46 l ,54 19> l 18,7 31,9 116 83,7 33,1 2,36 2
/,1 • o.
1974 1,23 0,87 17,5 32,4 36,1 30,3 71 34,7 56)5 ~ (r " .J
~

1975 2~37 1,49 l,4O 7,51 27,2 55,9 114 25,6 9,28 48,6 17 ,9 12,0 2
1976 1,51 2,17 11,3 6,17 29,0 127 92,6 26,7 11 ,7 19,4 45,8 8,34 31
1977 2,02 1,52 1,25 0,58 6,30 35,1 11,71,66 5,82 64,9 8,23 2,18 II
1978 0,47 0,25 3,1 1 14,6 18,7 69,4 9,43 2,55 7,09 45 18,9 0,98 1
1979 0,34 0,51 0,50 l,50 17,2 53,0 67,8 24,7 99,6 146 57,5 10,4 4

a 4,80 2,37 8,70 20,3 28,9 73,9 9lJ,0 48,2 59,2 83,1 49,6 12,5 4
Moyenne
b 6,84 3,38 12.4 28,9 41,2 105 128 68,7 84.4 113 70.7 17,8
Moyenne b 1,82 1,49 7,26 13,7 27,7 79,4 7f3,4 26,0 62,4 94,2 45,2 8,10 2
1973-1979

Tableau 2 - Modules ~oyens (m3/s) nensuels et annuels de la Ria de 1963 à 1979, '1oyenne
1973-1979. a : à Bianouan ; b : dU débouché en la~une.
- 51 -

La figure 4 représente les modules moyens mensuels de la Bia et de


la Tanoé, ainsi que les précipitations à Abaissa, poiot où la pluviométrie
est certainement très proche de celle des bassins versants des deux rU/ières,
L v examen de cette figure appelle quelques commentaires ;

tout d1abord la caractéristlque essentielle des rivières de ce


type, à savoir llexistence de deux crues par an d:importances comparables, et
même pratiquement identiques pour la Bia.

- un débit toujours plus fort de la Tanoé par rapport â la Bia.

- un profil des débits calqué sur celui des pluies avec un retard
d'environ troJ_s semaines (crue de juin~juillet)9 sans retard pour la crue
d'octobre-novembre,

Nous avons calculé en outre les volumes d!eau apportés annuellement


par les deux rivières, et représenté sur la figure 5 leurs variations sur la
période 1956-1979. On remarque que la Tanoé est plus importante que la Bia
(4,12 km 3 en moyenne contre 1~80)~ malS soulignons oue les moyennes sont caJ--
culées pour des périodes qui se recouvrent à peine (1963. 1964 et 1965) Nous
avons tenté de contourner cet écueil par comparaison de la Bia et de la Mé
qui obéissent toutes deux à des régimes pluviométriques comparables et que
l'on connaît bien sur la période 1963-1979, Nous avons crouvé une bonne cor-
rélation entre leurs volumes annuels

1,23 VMé or Oy04 (Ven kIT 3 ) avec n = 14 et r = 0,95

Nous pouvons ainsi, grâce aux mesures effectuées de 1957 à 1965 sur
la Mé s estimer les valeurs probables de la Bia sur la même période, c'est à
dire celle où les modules de la Tanoé sont connus, Nous avons trouvé éomme
volume moyen apporté par la Bia 2~0 km 3 . Celui de la Tanoé étant alors 4.2 km 3 ,
le rapport Tanoé/Bia est chiffré à 2,1, En faisant l'hypothèse d'une relation
analogue hautement probable entre les volumes apportés par les deux rivières(I),
on peut, connaissant le volume moyen de la Bla (l,2 km 3 pour la période ré-
cenle 1973-1979)9 en déduire celui de la Tanoé pour la même période. soit 2 95
km3. C'est ce chiffre ainsi modulé que nous retiendrons pour établir le bilan
d'eau douce actuel<
(1)
Voir sur la figure 5 la similitude des variations pour les années 1963, 1964
et 1965 pour lesquelles le rapport Tanoé/Bia est respectivement égal à 1,6,
1,9 et 2.30 Ces chiffres sont en assez ben accord avec la valeur 2,1 estimée.
- 52 -

m 3/s mm
• • Tancé
~
0---0 Bia :'
,1
, 1
300
Précipitations
, ,
1 1

: y~.
0-- 0

,: ,
(Aboisso)
, 1
1 • ,
1 1
: 1
1 1
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300
,
,

,
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1 1
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J F M A M J J A s o N o
Fig.4 Pydrogrammp moyen de la Bi" (1 ~63-1979) ;1 Biannunn
et de ] a Tanoé (1956-196'») à Alel'(]:l.
Précipitations à Abaissa (1954-1979).
- 53 -

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(() U) <;f- l') (\J 0

Figure 5 - Evolution interannuelle des volumes d'eau apportés


à la la~une Aby par la Bia et la Tanoé. Les points
entre parenthèses sir,njfient que les données sont
incomplètes et que le module a été extrapolé.
2.1.2. Les petits bassins versants.

Liévaluation des apports par les petites rivières a été faite en uti-
lisant la pluviométrie moyenne à Adiaké (voir 1.2.2.» la surface estimée des
bassins versants correspondants (350 km 2 ) et un coefficient d'écoulement égal à
(1)
0,1 . Les variations saisonnières de ces aprorts sont reportées sur le ta-
bleau 3.

2.2. LES PRECIPITATIONS

Nous avons tenu compte de deux zones (nord et sud) pour l'estimation
des apports par voie météoriaue" La zone nord représentée par Adiaké dont nous
connaissons la pluviométrie moyenne sur la période choisie 1973-19790 La zone
sud représentée par Frambo dont les mesures sont encore trop peu nombreuses
(observations commencées en 1977); mais dont nous avons pu dresser en profil
pluviométrique vraisemblable (Fig.6). Le total annuel à Adiaké attelnt 2013 mm,
soit sensiblement. la même lame d 1 eau qu~à Abidjan, alors ~u' i l ne tomberait que
1420 mm a- F rarn b
0 ans d ' . (2) . Les varlatlons
notre estlmatlon , . ~
annue Il es sont reper-
toriées dans le tableau 3.

(1) Valeur utilisée par Varlet pour la lagune Ebrié.


(2)
Cette estimation est basée sur la comparaison des pluviométries de Jacque-
ville et Dabou SUl. la lagune Ebrié 9 géographiquement très proches et dont
le rapport des hauteurs d'eau reçue est de 0 9 836 en faveur de Dabou située
plus au nord et de l'autre côté de la lagune. Nous avons évalué la pluvio-
métrie de Frambo pour 50% à l'aide des données connues et pour 50% en la
chiffrant à 0,836 fois celle d'Adiaké qui est située plus au nord.
- 5J -

Précipitations
mm Evaporation
mm

• Précipitations
e--e .
(Adiake)

500 .- - . Précipitations 150


(Frambo)
0--- 0 Evaporation
o
/\ (Adiaké)
1 \
l ,
l ,
l ,
400 1 \
1 \
1 \ e
1 \
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0- 100

300

200

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.~/}
e
e/e/ .~
100

J./ W ~
o 0
J M J J A S a N 0

Fig.6 - Diagrammes - Pluviométri0ue d'Adiaké (1973-1979)


et de Frambo (estimation).
- Evaporimétri(lue d'Adiaké (19h4-1965-
1978-1979).
~,j
J F A M J J A S 0

Précipitations (73-79)
ADIAKE (PA) 15,3 79,0 95,5 180,2 3&2,9 550 9 5 153,8 74,7 132,7 16
Précipitations (73-79)
FRAMBO (P F ) 13 47 66 106 232 353 110 63 112 193
(estimation)
~ Evaporation
ADIAKE (E A) -100 -103 -137 -109 -94 -68 -88 -81 -86 -89

PA - EA ADIAKE -84,7 -24,0 -38,5 71,2 288,9 482,5 65,8 - 6,3 46,7 7

P - EA FRAMBO
F -87 -56 -71 -3 138 285 22 ·-18 26 104

(PA-E A) x 1/2 Surface Aby -18,0 - 5,1 - 8,2 15, 1 61 ,4 102,6 14,0 - 1,3 9,9 1

(PF-E A) x 1/2 Surface Aby -18,5 -11,9 -15,1 - 0,6 29,3 60,6 4,7 - 3,8 5,5 2

L: (P-E) x 1/2 Surface Aby -36,5 -17,0 23,3 14,5 90,7 163,2 18,7 - 5,1 15,4 3
--
BIA (73-79) débouché
<""l 4,9 3,6 19,5 35,5 74,2 205,7 210,1 80,6161,725
5 en lagune
\0
0
TANOE (73-79) débouché
en lagune (estimation) 50,5 35,2 53,7 117,3 192,2 441,8 483,3 222,7 165,1 37

Petites rivières 0$5 2,8 3,4 6,3 13,4 19,3 5,4 2,6 4,6

Apports totaux 19,4 24,6 53,3 173,6 370,5 830,0 717,5300,8 346,8 66
"" <""l5
o BIA + TANOE 55,4 38,8 73,2 152,8 266,4 647,5 693,4 303,3 326,8 62
-----
Apports totaux nets
% 1,2 1,5 3,3 10,8 23,0 51,6 44,6 18,7 21 ,6 41
(% du volume total Aby)

Tableau 3 - Apports ~oyens d'eau douce en lagune Aby pendant la nGriode 1973-1979.
- 57 -

2.3. L'EVAPORATION

Les seules données dont nous disposons sont celles de l'évaporimètre


Piche à Adiaké pour les années 1964, 1965. i978 et 1979. Nous les avons reliées
à la hauteur d'eau évaporée par une relation linéaire en comnarant les valeurs
de l'évaporimètre Piche (AdioDodoumé, moyenne de 1948 à 1979) aux chiffres don-
nés par Varlet pour l'évaporation dans la zone Ebrié-ouest. La relation sQé-
crit :

(r = 0,91 ; n = 12)

Nous avons appliqué cette relation à Adiaké. Un tel nrocédé niest


sans doute pas très licite mais c'est le seul moyen actuel d'approcher lVévapo-
ration en lagune Aby. Celle-ci atteindrait 1142 mm annuellement contre 1243 mm
en moyenne pour la lagune Ebrié. Ses variations sont reportées sur le tableau 3
et représentées sur la figure 6. Elle est maximum en mars et minimum en juin
comme l'on pouvait s'y attendre. La différence - précipitations mo~ns évapora-
tion - est négative pendant les périodes sèches: de décembre à mars, et en
août.

2.4. LE BILAN

Le régime hydrique des fleuves et lagunes est étroitement lié au cli-


mat régnant. Celui-ci est en Côte d'Ivoire éminemment variable dVune année à
l'autre. Par conséquent, il est délicat de parler de moyennes sans écarts types.
Pourtant notre propos ~c~ n'est pas d'étudier les rép'imes hydrologiques dans le
détail, mais de fixer les idées quant à l'ordre de grandeur des volumes d'eau
m~s en jeu.

De par la variabilité du climat, il s'ensuit une variab~lité du régime


des crues. Par exemple pour la Bia, la crue la plus forte connue (1968) a été
huit fois plus importante que la plus faible (1977). Aussi nous avons choisi
d'utiliser la moyenne des années récentes (1973 à 1979), période relativement
stable d'un point de vue hydrologique, pour établir le bilan hydriqueo
- 58 -

Il ressort de l'examen du tableau 3 que l~ plus ~rosse part des ap


ports (92%) sont fournis par l'ensemble des deux rivières princinales, les
pluies diminuées de l?évaporation ne renrésentant que 6% et les petites ri-
vières à peine 2%. La figure 7 représente schéoatiquement les proportions des
différents apports. En lagune Ebrié, ces pourcentages sont respectivement
94,3 et 3%. Ces chiffres sont tout à fait co~narables.

Nous avons jugé plus explicite un hydrogranme (Fig,û) représentant


d'une part l'apport net d'eau douce et d'autre part l;apport dû aux deux fleu-
ves. On se rend bien compte de l~ prénondérance des fleuves sauf en janvier et
février où l'évaporation est tres importante (69 et 64% des anports bruts sont
évaporés). On a égaleMent chiffré pour chaque mois les apports nets en pourcen-
ta~e du volume total de la lagune. Celle-ci reçoit en juin-juillet un volume
d'eau pratiquement égal au sien propre. et au total dans l'année 2,5 fois ce
même volume. Le renouvellement des eaux est donc moins important qu'en lagune
Ebrié, laquelle reçoit annuellement 4,5 fois son volume dont 2 fois en octobre-
novembre pendant la crue de la Comoé.

Tonoé

Fig.7 - Bilan annuel d'eau douce en lagune Abv


pour la oériode ré[Link] (1973-1979).
Proportions des différentes entrées.
- .5'-) -

(52)
..---
800 1-

(45)

.........
(41 )
.........
.........
600 1-

(26)
t--
.........
400,-
(23)
(22)

( 19) ..........
.........

.........

2001-
(II )
(9)
......... ..........

(3 )
(1 ) , .........
(1 ) ' r - - - -
,........

a ~--
J F M A M J J A s a N D

Fi.".. il "rmort net d'eau douce .J la la:'.llllC t\hy : variations


saisonniares. Entre Darenth~scs nOIJfCentage du vo-
lume de la lagune. En noinri llé contrihution de
l 'ens<?mh le Ri.[l + Tann0.
- 60 -

En réalité les eaux " Dro .f:ondes" de la lagune Aby sont tr8s neu re-
nouvelées à cause d!une stratification stable (en température et en salinité)
de l'eau. Seule la couche des 6 Dreniers mètres semble être renouvelable. Nous
avons donc refait ce dernier calcul en ne prenant en considération que cette
épaisseur d'eau et en scindant la lagune en deux zones d 1 égales surfaces,
l'une sous influence de la Bia et l'autre sous celle de la Tanoé (Fig.9, par-
tie supérieure). En effet ces deux zones sont très distinctes quant à la pro-
fondeur moyenne, donc au volume d 1 eau renouvelable. Le calcul des volumes cor-
respondants donne environ 0,80 km 3 pour le nord-ouest (zone B) et 0,48 ~~3
pour le sud-est (zone T), soit 1,7 fois moins. La Tanoé apportant 2 9 1 fois
plus dieau que la Bia t on en conclut oue la zone T est sous une influence flu-
viale 3,5 fois plus forte que la zone B. Nous retrouverons par ailleurs, cette
dissemblance dans l'étude des paramètres physico-chimiques. La partie infé-·
rieure de la figure 9 représente la répartition saisonnière du rapport vivo du
volume d!eau fluviale apportée au volume de la tranche des six premiers ~ètres

de chaque zone. En fixant raisonnablement à 0,1 la liDite du rapport au-dessous


de laquelle la zone est hydroloziquement stable, on déternine les périodes de
stabilité de chaque zone:

- de déce~bre à avril et en août pour la zone B


- de janvier à mars seulement pour la zone T.

CONCLUSION

Maintes fois nous avons au cours de cette étude comparé les paramètres
morphologiques et hydrologiques des lagunes Aby et Ebrié, cette dernière étant
un noint de référence larr,ement connu. Ainsi ont été mises en évidence leurs
similitudes et leurs originalités. Ce nreoier pas contribue à la connaissance
physique de base de cet écosystème qui, aux dires des ichtyologues et au même
titre que la lagune Ebrié, pourrait jouer un rôle économique de premier ordre.
- 61

ADIAKE
o
(B) o ABY

LAGUNE ABY

ASSOMLAN oETUEBOUÉ

CQIlol d'Allinie

N A

50


l'
/ ", (B) l'
l '. l '
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J F M A M J J A s o N o
Io'il',.9 - l',ntif.·, SUJ){'ril'llrl' l',()nl'~; t!'i,)'l'l('ll<'l' dl' 1,1 IIi:
(-1 dl- Iii 'l';llllJl',. J':lrLil' illr,~rj"'lrt' r"'I),'1I'1 i li"i1
é; il i ~; 0 n n i è- r p ù U 'l', l U Tlll' J' (' "il ; II) 1JI 1 r 1 (> () il l' 1(' ( r i h il -
taire ').'\r rdPT)Ort ;IU VOJU"H:' rl'llOllV(·labl,· <Je
chaque zune.
-- 62. ...

3 - PARA'ŒTRES PHYSrCO-CHIMIr)UES DES EAUX

Toutes les données brutes ont été synthétisées sous forDe de cartes
et de diagrammes, tranduisant ainsi de far:;on simple et globale les variations
saisonnières et spatiales (horizontalement et verticalement). La figure 10
indique les subdivisions ~éographiaues de la lagune ainsi aue la localisation
des stations visitées. Celles-ci sont régulièrement réparties dans toute la
lagune, excepté la portion ghanéenne qui ne représente qu'un faible pourcen-
tage de la surface totale"

3.1. PARAMETRES PHYSICO-CHIMIQUES DE SURFACE

Le tableau 4 rassemble les valeurs moyennes et écarts types des pa-


ram~tres correspondant aux différentes subdivisions de la la8une et aux trois
saisons étudiées.

3.1.1. Température (Fip. 1 1)

Le dépouillement des mesures de température aurait pu être rendu dé-


licat par le fait que les relevés ont été effectués à différentes heures de la
journée, mais les variations nycthémérales, de l'ordre de 1°C en pleine eau(l),
sont inférieures aux variations sDatiales et saisonnières. En février les tem-
pératures s'échelonnent de 28 à 32°C, atteignant un maximum dans les zones les
mo~ns exposées aux vents et un minimum à l'extrême est sous l'influence directe

de la Tanoé dont le débit en février est environ 10 fois plus fort que celui de
la Bia, celle-ci ne perturbant donc pas les températures à son arrivée en lagune,

(1)
Nous n'avons pas pu nous attarder à r~~liser des stations fixes au cours
d'une journée. Cependant des mesures de variations nycthémérales de la tem-
pérature ont été réalisées en lagune Ebrié dans une zone soumise à l1influ-
ence directe de la Comoé. En saison d'étiage l'amplitude thermique maximum
moyenne était de D,9°C, et inférieure à D,SoC en saison de crue où toute la
zone est de la lagune est balayée par une masse d'eau sans cesse renouvelée.
3· ·2

8 7 6
• • • ABY
AOIAKE
o 9
• 10
Il
• •
18 LAGUNE ABY

~14 13 12
• •

15 f 1
1.
• • r'e ETUEBOUE

BORoeo
ALLANGOUANQU
ZEBENOU

H A N

"'ig.10 - [Link] dps nointc: (lp niél~vef!1ep.t en ]a.p;une Abv.


- 64 -

Figure
Il - Var~a deatio-temp
. tions sp 't,
de lab
en l~oune
sur f a ce orelles A y.
température
-----3-'
TOC S Ïo ° D.S. cm IChl."a"mg/m 3 IP.P. f,,02m-2 i-1 POl )J
~

F J J F J ° FIJlolF F 1 1 J 1 0 F J
°~-t-----l'
° 1

3D, 7128,0 13~I1 3,911,21 0 ,31 9' 1 00 1~1~ 2' i~· 10,3 5,2 3,2 l,DO 0,46
ABY
nord 0,71 0,61 0,811,2[0,610,21251151101 17 101 6 2,3 2,0 0,9 0,50 0,18

30,1127,7130,116,111,5[0,31120190180 30 t23[ 1\ 8,1 5,0 2,91,030,65


ARY
sud 0,510,311,1/ 2,610,810,2115110110 Il 7 41 2,0 1,5 1,01 0 , 54 1°,32
1• 1 1 11 l '1 '
1 l '1 l 1' 1 l ,
1 1 -
30 , 31 27 , 3 128 , 81 l, 91 0, 1 1 0 •0 1 8 5 1 5 5 170 1 27 20 9 5,8 3,011,90,740,37
TENl)O
1 1 1 1 1 I i i 1 Iii -
o, 31 0 , 5 1 0 , 81 1 > 51 0, 1 1 0 , 0 1 25 1 20 1 10 1 4 7 6 1 ,0 0)7.1,10,450,14

j
29 ,51 2 6 7 1 28 9 91 0, 0 1 0, 0 10, 0 1 45 1 40 1 80 1 110 40 15 10,7 4 ,4 1 2} 8 1 l ,0 7 1 0, 1fi
i 1 \ 1 1 1 IIi 1 -1 1 -1 1
EHY
o, 81 0 , 3 1 l, 51 0, 0 1 0" 0 1 0, 0 1 20 1 10 1 10 1 3 2 30 17 3,9 2,412,810,43 0,09
1

Tableau 4 - Variations saisonnières en 1979 des paramètres physico-


chimiques 8es différentes zones de la lagune Aby : moyen
et écarts-types.

F : février ; J : juillet octobre<


°
- 66 -

A la grande saison des pluies, centrée sur juin, la température s'abaisse en


moyenne de presque 3°C mais le gradient seatial reste à peu pr~s identique à
celui de février. On note cependant une légère homogénéisation et llinfluence
froide plus marquée des deux fleuves dont les débits sont maximums. En octobr~

à la petite sa~son des pluies, on observe un réchauffe~ent ~oyen de 2°C dû à


celui de l'air. Un ~radient plus prononcé s'installe car bien que les débits
des fleuves soient élevés, les eaux se réchauffent plus vite au contact de
l'air qu'en juillet.

3.1.2. Salinités.

L'influence marine maximum en saison sèche crée un gradient du delta


(S = 10%0) aux embouchures des fleuves (S = 0%0), qui s'affaiblit au fur et à
mesure que la saison des pluies et des crues s'installe, pour s'annuler com-
pl~tement en octobre où la la~une est, en surface, parfaitement homog~ne et
dessalée (Fig.12).

3.1.3. Transparence.

Les minimas sont observés en toutes saisons à l'embouchure des fleu-


ves notamment la zone sous influence de la Tanoé dont les eaux sont peut-être
plus turbides que celles de la Bia, mais où lV on rencontre les profondeurs les
plus faibles (0 à 2m), certainement responsables d'une certaine remise en sus-
pension des sédiments. Les max~mas au contraire sont concentrés dans les
lagunes Aby (sud) et Tendo (ouest) où l'influence marine est la plus forte. En
octobre, la répartition est beaucoup plus homogène, de valeur moyenne 0,75 m.
comme celle des salinités (Fi~.13).

3.1.4. Chlorophylle.

C'est en février que les concentrations en chlorophylle "a,,(I) sont


les plus élevées, 53 mg/m 3 en moyenne, comme on s'y attendait en pleine saison
s~che, pouvant même atteindre un maximum de 145 mg/m 3 en lagune Ehy. Cette ri-
chesse diminue brutalement au moment du renouvellement des eaux, pour tomber à
une valeur moyenne de 27 en juillet et 13 en octobre (Fig.14).

(1)
Il s'agit de la chlorophylle "a'" pure, ~"e< corrigée des pigments dégradés.
- 67 -

SflLINllES ("/00)

J UILL(T

OCTOEflE

• • 5 spatlo
. '.
. -te~oorelles d eb la
Figure 12 - Varlatlon surface en lagune A y.
salinité de
l._
13 - . -temporc Iles de 1a
Fir..ure
Variat~ons
. .spatlol<l~une Ab y .
transp!'lre nce pn
69 -

C li L 0 fi 0 f' Il Y L L E ("'~/rn')

r'i:!
~O-IO Q 10 - 30 [J 30- GO 8:].60 - 100 [ ] 100- I~)O

Figure 14 - Variations spatio-temporelles de la


chlorophylle de surface en lagune
Aby.
- 10 -

3.\ .5. Production primaire.

Nous n'avons pas effectué de mesures de production ma~s nous avons


tenté d'en évaluer un ordre de grandeur. En effet, si l'on fait lVhypothèse
que le modèle empirique Je Dufour (1981), ~tabli sur la lagune Ebrié 9 est va-
lable sur la lagune Aby, ce qui est très probablement le cas 9 ces deux lagunes
ayant des caractéristiques physico-chimiques assez voisines~ on peut chiffrer
cette production à Dartir de la concentration de surface en chloronhylle "a"
et de la transparence mesurée au disaue de Secchi. La relation de Dufour s'é-
crit :

HA -2 -\
( g0 2· m .j ) 0,420 ChI "a" -3 T
°9 828
([Link].m ). (m)

Le calcul aboutit au tracé de la figure 15. La répartition spatio-


temporelle reflète assez bien celle de la chlorophylle, La production est
maximum en février, nlus forte dans les zones abritées qu'en pleine eau, et
aussi peut-être à proximité d'agglomérations dont les rejets enrichissent le
mi lieu.

3.2. PROFILS VERTICAUX

Les variations des paramètres physico-chimiques en profondeur sont


renrésentées sur la figure \6. Elles se raoportent à un point fictif, moyenne
de l'ensemble des points de mesure. Ce procédé peut paraître hardi puisqu'il
assimile la lagune à un seul Doint 9 malS se justifie lorsqu'on sait que la
profondeur moyenne est faible (3,8m) et que l'eau n'est pas stratifiée pendant
les premiers mètres. Le seul naramètre qui peut donner une idée erronée est la
chlorophylle car la lagune Ehy est de beaucoup la plus riche. Nous avons pour-
tant retenu cette description car elle illustre clairement les variations en
profondeur et selon les saisons.

3.2.1. Température.

La colonne d'eau se trouve très stratifiée en saison sèche de par la


forte température extérieure et des anports d'eau pratiquement nuls. Cette
stratification disnarait en juillet où les eaux superficielles sont chassées
- 71 -

par des apports très abondants, pour renaître en octobre où, bien que les ap-
ports soient encore importants, l'air ambiant parvient à rechauffer la couche
de surface.

3.2.2. Salinité.

Une forte stratification permanente existe. Au-dessous de 6 m la sa-


linité (de 18 à 22%0) est constante toute l'année, ce oui tend à prouver oue
les eaux de fond ne sont jamais renouvelées. Cette hypothèse seDble être con-
firmée par le fait qu'en toute saison, on ne trouve pas d'oxyg~ne dans cette
strate alors que l'hydrogène sulfuré y est présent. La zone de transition os--
cille entre 4 et 6 m de profondeur de février à octobre.

3.2.3. Densité.

~
Nous avons cru b on d e representer ~ 1 ement 1 e pro f'l
ega l ,~(1)
d es d ensltes

de l'eau lues sur des tables à partir de la température et de la salinité. Ce


dernier facteur l'emporte sur le premier, ce qui impose pour le profil obtenu
d'être pratiquement calqué sur celui des salinités. La forme du profil montre
la stabilité de la stratification en toute saison.

3.2.4. Oxygène dissous.

La stratification de l'eau entre 4 et 6 ru se reconnaît. En surface,


les pourcentages de la saturation atteignent 80% et même 100% en saison sèche
où la production primaire est la plus intense. La couche inférieure. au-dessous
de 6 m, est anoxique toute l'année.

(1 )
On a utilisé le "si8ma" des océanographes a 1000 (d-l) où d est la
densité.
- 72 -

F-rWOlICTION PRIM/.lnE

E:~ 9-12 17112-15


.~

'-----------------------------'

Figure 15 - Variations spatio-temporelles dela prod"clion


nrimaire en lagune Aby.
73

a 2G 27 28 29 30 T -5 a :; la <Y
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..... ".. F"';vrie( - - -. - - - Juillet - _ . _ - OC!Oor<l

Figure 16 - Profils verticaux moyens de température, salinité,


densité, oxy~~ne, chlorophylle et phosphate de la
lagune Aby.
- l/~ -

3.2.5. Chlorophylle.

En surface les concentrations sont en février de l:ordre du double


de celles de juillet~ elles-mêmes é~alement doubles de celles d'octobre. En
effet les eaux fluviales apportées sont très pauvres en phytoplancton. En
profondeur l'hydrogene sulfuré engenàre un environnement réducteur et empêche
1 e d eve
~ 1oppement d
e al ' tota l'lte~.ces vegetaux
quasl ~ ~ c hl orop h y 11'lens (1) .

3.2.6. Phosphate minéral dissous.

Ce naramètre ne figurait pas dans les variations spatiales car


celles-ci n~étaient pas nettes, et de plus, nous 8anquions de données. La Sl-
tuation évolue peu au cours de l'année. En surface les teneurs sont faibles,
comprises entre 0,5 et 1,3 uatg/l en lagune Aby sensu stricto. plus faibles
encore en lagunes Tendo et Ehy où elles peuvent descendre jusqu 1 à 0,2 en
juillet. Mais en profondeur~ elles sont très fortes (atteignant 35 Uatg/l en
octobre) car d'une part rappelons que les eaux ne sont pas renouvelées, et
d'autre part le complexe formé à partir de P0 4 3 - et de fer notamment, [Link]
en solution en milieu réducteur.

Au cou~s de ce chapitre, nous avons avancé que l'eau de fond n'était


jamais renouvelée, ce qui n'est effectif qu'en première approximation. En ef-
fet, on observe une oscillation verticale saisonnière de la zone de transition
entre les eaux de fond et de surface. Les profils de salinité (et de densité),
d'oxygène et de phosphates non~rent oue cette zone se situe entre 4 et 5 ~~tres
en février, pour atteindre 6 m en octobre. Ceci peut s'expliquer par un entraî-
nement partiel de la couche profonde par les eaux de crue et, au cours de la
saison sèche, une diffusion lente mais réelle des substances dissoutes vers le
haut: sels, phosphates et hydro~ène sulfuré, ce dernier consommant l:oxygène,
et ce, malgré un calme probable de la zone de transition pendant cette pé-
riode. Gardons en vue en effet oue toute Dortion de la lapune, pour si fermée
qu'elle soit, reste toujours un système ouvert où des échanges s'opèrent. Par
exemple, l'absence d'oxygène en eau profonde Deut s'expliquer par le fait oue
dès ou'une molécule pénètre dans le milieu réducteur, elle est Aussitôt utilisée

(1) C '
ertalnes ~
cyanop h ycees sont capables de supporter d e te 1 s ml'1'leux.
pour l'oxydation des substances réduites et invers~~ent, d~s qu'une molêcule
d'hydrogêne sulfuré entre dans le domaine o~ydant, elle se transforme en dé-
rivés oxygénês. En définitive, le flux d1entrée de l:un de ces constituants
est compensé par un flux de sortie êauivalenL.

CONCLUSION

Nous avons dans cette deuxiême partie moins systématiquement comparé


la lagune Aby à sa voisine Ebrié(l) car d~une part, elles présentent trop de
dissemblances et aussi trop de similitudes, eL d~autre part les données con-
cernant la premiêre sont moins nombreuses et moins réguliêrement réparties dans
le temps.

Remarquons. cependant. que si en la~une Ebrié les zones anoxiaues et


chargées en phosphates existent, elles ne sont pas centrales comme en lagune
Aby mais marginales: baie d'Abouabou dont les eaux de fond ne sont jamais re-
nouvelées à cause du seuil qui barre son entrée ; baie de Biétri qui supporte
les pollutions les plus diverses. Il est remarquable que près du auart du vo-
lume total de la lagune Aby est constitué d'eau déDou~vlle d'oxygêne,

Malgré cela, une comparaison des deux systêmes au regard de la pro-


duction primaire peut être faite. Les concentrations en chlorophylle les plus
fortes sont atteintes en lagune Ehy en février (teneurs égales à 2,5 fois le
maximum enregistré en lagune Ebrié. celui-ci par contre en juillet). Cependant
les chiffres de production calculés à l'aide du modêle de Dufour ne réflêtent
pas ces différences puisqu'ils sont du même ordre de grandeur pour les deux
régions concernées. En lagune Ehy. la faible transparence atténue l'imporcance
du facteur chlorophyllien. La figure 17 indique les variations de cette pro-
duction pour chaque zone des deux lagunes. La lagune Aby dans llensemble, suit
. (2)
des variations parallèles à celles des secteurs l, II, III et IV de la la-
gune Ebrié. c'est à dire décroissantes de février à octobre. avec des valeurs

(1) Ce n'est pas là le propos premier de cette note.

(2)
Se reporter à Pagès et aL. (1979) pour la localisation de ces secteurs.
- 76 -

à peu près deux fois supérieures. Une exception cependant pour les secteurs V
et VI : ceux-ci sont les plus productifs comparés aux autres secteurs Ebrié
et aussi à la lagune Aby, mais surtout présentent la particularité d 9 atteindre
le maximum en juillet. L'observation des profils suggère plutôt une inhibition
en février qui ne semble pas exister en lagune Aby tout au moins au vu de ces
profils.

10 (AN)

(E)

0 - - 0 Lagune Aby:

(VI) AN = Aby- nord


AS = Aby-sud
(V) T = Tendo
E = Ehy
5

(III)
_--:::~-- -. Secteurs de la
lagune Ebrié
(1)
(IV)

(II)

OL.-_ _L - ..........L -+.. _


Février Juillet Octobre

j.' i P" 17 Variations saisonnleres théoriCjucs de lé.! [Link]ôn


l)rimairE~ dans les lagul11':-i Ebrié ct 1\bv.
- 77 -

La description de la lagune Aby au cours du cycle 1979 est très sem-


blable à celle de Pagès et aZ. correspondant aux années 1974. 1975 et 1976, Le
volume moyen d'eau douce apporté en lagune à cette période est en moyenne de
30% inférieur à celui relatif à 1979. Bien oue cette différence soit faible
pour en tirer une conclusion, il semble pourtant que la lagune Aby apparaisse
comme un milieu très stable à l'échelle interannuelle. Les eaux de fond ne sont
pratiquement pas renouvelées contrairement à celles de surface oui 30nt repous-
sées chaque année pendant les crues en glissant sur la masse d'eau inférieure
plus lourde. On peut regretter qu'il n'y ait pas eu de mesures effectuées en
1977, année hydrologiquement très déficitaire puisque les apports correspon-
dants étaient de trois fois inférieurs à ceux de 1979,

Remerciements

Tous ceux qui ont de près ou de loin participé à 11élaboration de ce


document, et ils sont nombreux, ne peuvent être cités ici. Je les en remercie
néanmoins.

BIBLIOGRAPHIE

DUFOU~. P ,1981 - Modèles semi-empiriques de la production phytoplancto-


nique en milieu lagunaire tropical (Côte d'Ivoire).
Acta Oecologica (à paraître).

PAGES, J., LEMASSON, L, et DUFOUR. Ph. 9 1979 - Eléments nutritifs et production


primaire dans les lagunes de Côte d'Ivoire ~ cycle annuel,
Arch. Sc. Centre Rech. OcéanogL Abidjan, 5 (1) ; 1-16. 44 fig.

VARLET, F., 1978 - Le reglme de la lagune Ebrié (Côte d'Ivoire) ~ traits phy-
siques essentiels.
Travo et Doc. ORSTOM. n083, ORSTOM, Paris. 164 p., 110 fig.

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