Morphologie et hydrologie de la lagune Aby
Morphologie et hydrologie de la lagune Aby
Abidjan
Vol. XI, n02, Déc. 1980 : 3')-77
rar
Jean-Marie CHANTRAINE l
RES UME
A B S T R ACT
The analysis of old and recent data lead to a first global desc:ripLion
of the Aby lagoon. Its sharing into four areas is confirmed by the drawing of a
bathymetrical map. The total volume is estimated : 1,6.J09m3. The average and
maximum depths are respectively 3,8 and 17 m. Afresh vlacer balance provided with
hydrological and climatolo~.:ical datA is proposed. Only the upper layer (O-6m) is
renewed, 3,5 times more in the south-east than in the north. A strong vertical
stratification takes place and limits inlets and outlets under 6 m.
The morphology of the main ba~ins and the location of continental and
marine estuaries induce the space distribution of physical andchemical parame-
ters. Their seasonal variations are conditioned by the alternative influence of
fresh waters during the rain and flood period, and marine waters during the dry
season. Ali parameters present the vertical stratification.
The use of an empirical model of primary production shows that the Aby
lafoon lS rather more productive t han its neighbour Erné, The highest values
(about 10 g02m-2d-l) occur during the dry season in the north and east.
INTRODUCT ION
Située entre les longitudes est 2°51 i et 3°21" d'une part, et les
latitudes nord 5°05' et 5°22' d'autre part, la lagune ~by est soumise à un
. .
contexte c 1 1mat1que ~
comparable à celui qU1. regne sur 1'1
e afune Eb r1e
. - (1)
Elle nVest alimentée que par deux rivières importantes (rivières côtières
coulant sous couvert forestier), alors que la lagune Ebrié reçoit, outre
deux rivières de même type, un fleuve de type soudanien. Sa communication
avec la mer, étroite et assez peu profonde, est gênée en outre par une zone
deltaïque. L'influence mar1ne à laquelle elle est soumise est bien moindre
que celle sucie par la lagune Ebrié par l'intermédiaire du canal de Vridi.
1 - MORPHOLOGIE
1.2. SURFACES
Les surfaces ont été évaluées par découpage d'un calque de la carte
è
I.G.N. au J/50.000 tracé sur papier homogène, puis par pesée.
LAGUNE ABY
EBOSO
fi)
·~I~ EBOINDA
Canal d'Assinie '-",''= ea
-.........
~
~~
~
A551NIE---- 1
MAFIA I~ ~o'\:,
\
(]) Nonobaka
0 5 IOKm
1 1 1
~ N',-omol'", ~H
3 Esso
( 1)
Signalons que cette surface a été réduite dans la suite de cet expose a
132,4 km 2 , excluant ainsi la zone purement deltaïque dont on n'a d'ailleurs
que peu de données bathymétxiques.
( 2)
Communication personnelle.
~O < Z < ~ m
biJ
.2<Z<5m
LAGUNE ABY
o 5 IOlcm
'-----' 1
~ CJ o~
1 .4. VOLUMES
Le calcul des surfaces et des volumes nous conduit à celui des pro-
fondeurs moyennes :
100 ..................
- _ Aby_Nord
Tendo
o
o 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Il 12 13 ~ 15
( 1)
Données communiquées par le Ministère des Travaux Publics, Division des
Ressources en Eaux de Surface (D.R.E.S.), à Abidjan.
(2)
Données communiquées par le Dr. Why~e de l~Université Legon à Accra (Ghana).
Alenda se trouve à une vingtaine de kilomètres du débouché en lagune. Le
coefficient d'extrapolation doit ~tre très proche de un. Cependant, il est
difficile d'affirmer que toute l~eau de la Tanoé alimentant la lagune tran-
site par Alenda. En effet nous avons nous~~mes constaté dans le sud-est de.
la lagune Ehy et en période de crue un afflux d'eau provenant du sud très
certainement dû au débordement de la Tanoé de son lit. De plus la zone si-
tuée à l'est de la lagune Ehy est un vaste marécage. et aux dires des popu-
lations, l?eau de ce marécage circulerait tantôt dans le sens est-ouest et
tanrôt en sens contraire. Par là les volumes d'eau apportés en lagune à
partir des données d'Alenda seraient sous-estimés.
Mo
M J J A S 0 N D mo
ANNE :MOIS_~~J__:__J~1 A an
.f-,
)56 (30.9) (21.6) (32.9) 140 97.5 343 193 2L; > 3 64,9 211 158 69,5 01
157 21,,2 6,22 4,51 14.3 103 256 340 103 129 268 (182) 170 (13
)58 19,3 14.1 1,1 9 44,8 124 261 68,5 'V 0 'V 0 45,0 71 ,5 36,8 (5
159 36,7 26,3 38,8 75.6 236 322 382 101 95,0 325 291 119 17
160 48,0 32,6 43.0 162 - - - 166 80,0 238 170 71,51((14
161 30,4 22,2 29,2 60.3 59,6 221 357 195 63,2 233 144 55,3 12
162 26,4 16,2 36,6 57,1 130 303 339 (172)::45,7) 225 1 270 176 15
1
)63 46.9 33,0 54,9 62,4 97.6 233 364 340 317 380 297 61,2 19
164 25,7 17.8 43,6 49.8 138 242 261 73 ,5 54.3 59,9 62,4 60,0 9
165 23.8 25,7 44,1 51 ,9 74.8 255 359 190 162 287 173 48.2 14
~.
Go~ enne 30.9 21 ,6 32.9 7l 1>,sG8 271 296 136 101 227 182 86,7 13
stim ation
moy ~nne 19.2 13,4 20,4 44,6 73 ,1 168 184 84 62,8 141 Il 3 53,8 8
1973 -1979
~ l
Tableau 1 - Modules moyens (m 3 fs) mensuels et annuels de la Tanoé de 1956 à 1965,
pour la période récente ~ 1973 à 1979.
Mors
J F M A M J J A S 0 N D mo
ANNEE
1963 9,71 5,05 29 ~ 3 16,2 41 ,7 97,6 213 17O 12! 190 85,8 15,8 8
1964 13,6 5,64 15,7 19,0 47,3 99,4 95,9 37,1 15,7 23,4 ILf,2 23,0 3
1965 (15 ) 3,51 '(19,1) 10,0 27,6 (84) 88.9 (45) 76,8 61,6 54,6 (37) (4
1966 Cl , 79) (0,87) (0,20) 54,4 15,6 65,4 (153) 59,7 83,5 119 61 ,1 (22) (5
1967 4,17 3 9 11 2,79 8,92"31,3 74,3 109 10,3 22,2 36,6 13,8 4,05 2
1968 2,07 2,71 4, 17 13~8 34,2 124 157 221 229 220 124 37,1 9
1969 15,8 7,01 9 , Il 62,0 52,1 101 78,5 23,1 13,3 29,1 77 ,5 S,67 3
1970 2,96 2,28 18,9 53,1 47,6 72,8 55,1 8,92 19,9 66,2 91 10,5 3
1971 2,82 0,49 4,24
1972 - - - - - - j 05 - - - - 2,20
1973 0,99 0,52 0,58 4,46 l ,54 19> l 18,7 31,9 116 83,7 33,1 2,36 2
/,1 • o.
1974 1,23 0,87 17,5 32,4 36,1 30,3 71 34,7 56)5 ~ (r " .J
~
1975 2~37 1,49 l,4O 7,51 27,2 55,9 114 25,6 9,28 48,6 17 ,9 12,0 2
1976 1,51 2,17 11,3 6,17 29,0 127 92,6 26,7 11 ,7 19,4 45,8 8,34 31
1977 2,02 1,52 1,25 0,58 6,30 35,1 11,71,66 5,82 64,9 8,23 2,18 II
1978 0,47 0,25 3,1 1 14,6 18,7 69,4 9,43 2,55 7,09 45 18,9 0,98 1
1979 0,34 0,51 0,50 l,50 17,2 53,0 67,8 24,7 99,6 146 57,5 10,4 4
a 4,80 2,37 8,70 20,3 28,9 73,9 9lJ,0 48,2 59,2 83,1 49,6 12,5 4
Moyenne
b 6,84 3,38 12.4 28,9 41,2 105 128 68,7 84.4 113 70.7 17,8
Moyenne b 1,82 1,49 7,26 13,7 27,7 79,4 7f3,4 26,0 62,4 94,2 45,2 8,10 2
1973-1979
Tableau 2 - Modules ~oyens (m3/s) nensuels et annuels de la Ria de 1963 à 1979, '1oyenne
1973-1979. a : à Bianouan ; b : dU débouché en la~une.
- 51 -
- un profil des débits calqué sur celui des pluies avec un retard
d'environ troJ_s semaines (crue de juin~juillet)9 sans retard pour la crue
d'octobre-novembre,
Nous pouvons ainsi, grâce aux mesures effectuées de 1957 à 1965 sur
la Mé s estimer les valeurs probables de la Bia sur la même période, c'est à
dire celle où les modules de la Tanoé sont connus, Nous avons trouvé éomme
volume moyen apporté par la Bia 2~0 km 3 . Celui de la Tanoé étant alors 4.2 km 3 ,
le rapport Tanoé/Bia est chiffré à 2,1, En faisant l'hypothèse d'une relation
analogue hautement probable entre les volumes apportés par les deux rivières(I),
on peut, connaissant le volume moyen de la Bla (l,2 km 3 pour la période ré-
cenle 1973-1979)9 en déduire celui de la Tanoé pour la même période. soit 2 95
km3. C'est ce chiffre ainsi modulé que nous retiendrons pour établir le bilan
d'eau douce actuel<
(1)
Voir sur la figure 5 la similitude des variations pour les années 1963, 1964
et 1965 pour lesquelles le rapport Tanoé/Bia est respectivement égal à 1,6,
1,9 et 2.30 Ces chiffres sont en assez ben accord avec la valeur 2,1 estimée.
- 52 -
m 3/s mm
• • Tancé
~
0---0 Bia :'
,1
, 1
300
Précipitations
, ,
1 1
: y~.
0-- 0
,: ,
(Aboisso)
, 1
1 • ,
1 1
: 1
1 1
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,
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1
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J F M A M J J A s o N o
Fig.4 Pydrogrammp moyen de la Bi" (1 ~63-1979) ;1 Biannunn
et de ] a Tanoé (1956-196'») à Alel'(]:l.
Précipitations à Abaissa (1954-1979).
- 53 -
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'"Q i 1 r
. r 1
ID
III
Liévaluation des apports par les petites rivières a été faite en uti-
lisant la pluviométrie moyenne à Adiaké (voir 1.2.2.» la surface estimée des
bassins versants correspondants (350 km 2 ) et un coefficient d'écoulement égal à
(1)
0,1 . Les variations saisonnières de ces aprorts sont reportées sur le ta-
bleau 3.
Nous avons tenu compte de deux zones (nord et sud) pour l'estimation
des apports par voie météoriaue" La zone nord représentée par Adiaké dont nous
connaissons la pluviométrie moyenne sur la période choisie 1973-19790 La zone
sud représentée par Frambo dont les mesures sont encore trop peu nombreuses
(observations commencées en 1977); mais dont nous avons pu dresser en profil
pluviométrique vraisemblable (Fig.6). Le total annuel à Adiaké attelnt 2013 mm,
soit sensiblement. la même lame d 1 eau qu~à Abidjan, alors ~u' i l ne tomberait que
1420 mm a- F rarn b
0 ans d ' . (2) . Les varlatlons
notre estlmatlon , . ~
annue Il es sont reper-
toriées dans le tableau 3.
Précipitations
mm Evaporation
mm
• Précipitations
e--e .
(Adiake)
300
200
e 50
.~/}
e
e/e/ .~
100
J./ W ~
o 0
J M J J A S a N 0
Précipitations (73-79)
ADIAKE (PA) 15,3 79,0 95,5 180,2 3&2,9 550 9 5 153,8 74,7 132,7 16
Précipitations (73-79)
FRAMBO (P F ) 13 47 66 106 232 353 110 63 112 193
(estimation)
~ Evaporation
ADIAKE (E A) -100 -103 -137 -109 -94 -68 -88 -81 -86 -89
PA - EA ADIAKE -84,7 -24,0 -38,5 71,2 288,9 482,5 65,8 - 6,3 46,7 7
P - EA FRAMBO
F -87 -56 -71 -3 138 285 22 ·-18 26 104
(PA-E A) x 1/2 Surface Aby -18,0 - 5,1 - 8,2 15, 1 61 ,4 102,6 14,0 - 1,3 9,9 1
(PF-E A) x 1/2 Surface Aby -18,5 -11,9 -15,1 - 0,6 29,3 60,6 4,7 - 3,8 5,5 2
L: (P-E) x 1/2 Surface Aby -36,5 -17,0 23,3 14,5 90,7 163,2 18,7 - 5,1 15,4 3
--
BIA (73-79) débouché
<""l 4,9 3,6 19,5 35,5 74,2 205,7 210,1 80,6161,725
5 en lagune
\0
0
TANOE (73-79) débouché
en lagune (estimation) 50,5 35,2 53,7 117,3 192,2 441,8 483,3 222,7 165,1 37
Petites rivières 0$5 2,8 3,4 6,3 13,4 19,3 5,4 2,6 4,6
Apports totaux 19,4 24,6 53,3 173,6 370,5 830,0 717,5300,8 346,8 66
"" <""l5
o BIA + TANOE 55,4 38,8 73,2 152,8 266,4 647,5 693,4 303,3 326,8 62
-----
Apports totaux nets
% 1,2 1,5 3,3 10,8 23,0 51,6 44,6 18,7 21 ,6 41
(% du volume total Aby)
Tableau 3 - Apports ~oyens d'eau douce en lagune Aby pendant la nGriode 1973-1979.
- 57 -
2.3. L'EVAPORATION
(r = 0,91 ; n = 12)
2.4. LE BILAN
Tonoé
(52)
..---
800 1-
(45)
.........
(41 )
.........
.........
600 1-
(26)
t--
.........
400,-
(23)
(22)
( 19) ..........
.........
.........
2001-
(II )
(9)
......... ..........
(3 )
(1 ) , .........
(1 ) ' r - - - -
,........
a ~--
J F M A M J J A s a N D
En réalité les eaux " Dro .f:ondes" de la lagune Aby sont tr8s neu re-
nouvelées à cause d!une stratification stable (en température et en salinité)
de l'eau. Seule la couche des 6 Dreniers mètres semble être renouvelable. Nous
avons donc refait ce dernier calcul en ne prenant en considération que cette
épaisseur d'eau et en scindant la lagune en deux zones d 1 égales surfaces,
l'une sous influence de la Bia et l'autre sous celle de la Tanoé (Fig.9, par-
tie supérieure). En effet ces deux zones sont très distinctes quant à la pro-
fondeur moyenne, donc au volume d 1 eau renouvelable. Le calcul des volumes cor-
respondants donne environ 0,80 km 3 pour le nord-ouest (zone B) et 0,48 ~~3
pour le sud-est (zone T), soit 1,7 fois moins. La Tanoé apportant 2 9 1 fois
plus dieau que la Bia t on en conclut oue la zone T est sous une influence flu-
viale 3,5 fois plus forte que la zone B. Nous retrouverons par ailleurs, cette
dissemblance dans l'étude des paramètres physico-chimiques. La partie infé-·
rieure de la figure 9 représente la répartition saisonnière du rapport vivo du
volume d!eau fluviale apportée au volume de la tranche des six premiers ~ètres
CONCLUSION
Maintes fois nous avons au cours de cette étude comparé les paramètres
morphologiques et hydrologiques des lagunes Aby et Ebrié, cette dernière étant
un noint de référence larr,ement connu. Ainsi ont été mises en évidence leurs
similitudes et leurs originalités. Ce nreoier pas contribue à la connaissance
physique de base de cet écosystème qui, aux dires des ichtyologues et au même
titre que la lagune Ebrié, pourrait jouer un rôle économique de premier ordre.
- 61
ADIAKE
o
(B) o ABY
LAGUNE ABY
ASSOMLAN oETUEBOUÉ
CQIlol d'Allinie
N A
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J F M A M J J A s o N o
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taire ').'\r rdPT)Ort ;IU VOJU"H:' rl'llOllV(·labl,· <Je
chaque zune.
-- 62. ...
Toutes les données brutes ont été synthétisées sous forDe de cartes
et de diagrammes, tranduisant ainsi de far:;on simple et globale les variations
saisonnières et spatiales (horizontalement et verticalement). La figure 10
indique les subdivisions ~éographiaues de la lagune ainsi aue la localisation
des stations visitées. Celles-ci sont régulièrement réparties dans toute la
lagune, excepté la portion ghanéenne qui ne représente qu'un faible pourcen-
tage de la surface totale"
de la Tanoé dont le débit en février est environ 10 fois plus fort que celui de
la Bia, celle-ci ne perturbant donc pas les températures à son arrivée en lagune,
(1)
Nous n'avons pas pu nous attarder à r~~liser des stations fixes au cours
d'une journée. Cependant des mesures de variations nycthémérales de la tem-
pérature ont été réalisées en lagune Ebrié dans une zone soumise à l1influ-
ence directe de la Comoé. En saison d'étiage l'amplitude thermique maximum
moyenne était de D,9°C, et inférieure à D,SoC en saison de crue où toute la
zone est de la lagune est balayée par une masse d'eau sans cesse renouvelée.
3· ·2
8 7 6
• • • ABY
AOIAKE
o 9
• 10
Il
• •
18 LAGUNE ABY
•
~14 13 12
• •
•
15 f 1
1.
• • r'e ETUEBOUE
BORoeo
ALLANGOUANQU
ZEBENOU
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Il - Var~a deatio-temp
. tions sp 't,
de lab
en l~oune
sur f a ce orelles A y.
température
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TOC S Ïo ° D.S. cm IChl."a"mg/m 3 IP.P. f,,02m-2 i-1 POl )J
~
F J J F J ° FIJlolF F 1 1 J 1 0 F J
°~-t-----l'
° 1
3D, 7128,0 13~I1 3,911,21 0 ,31 9' 1 00 1~1~ 2' i~· 10,3 5,2 3,2 l,DO 0,46
ABY
nord 0,71 0,61 0,811,2[0,610,21251151101 17 101 6 2,3 2,0 0,9 0,50 0,18
j
29 ,51 2 6 7 1 28 9 91 0, 0 1 0, 0 10, 0 1 45 1 40 1 80 1 110 40 15 10,7 4 ,4 1 2} 8 1 l ,0 7 1 0, 1fi
i 1 \ 1 1 1 IIi 1 -1 1 -1 1
EHY
o, 81 0 , 3 1 l, 51 0, 0 1 0" 0 1 0, 0 1 20 1 10 1 10 1 3 2 30 17 3,9 2,412,810,43 0,09
1
3.1.2. Salinités.
3.1.3. Transparence.
3.1.4. Chlorophylle.
(1)
Il s'agit de la chlorophylle "a'" pure, ~"e< corrigée des pigments dégradés.
- 67 -
SflLINllES ("/00)
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Figure 12 - Varlatlon surface en lagune A y.
salinité de
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13 - . -temporc Iles de 1a
Fir..ure
Variat~ons
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transp!'lre nce pn
69 -
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( g0 2· m .j ) 0,420 ChI "a" -3 T
°9 828
([Link].m ). (m)
3.2.1. Température.
par des apports très abondants, pour renaître en octobre où, bien que les ap-
ports soient encore importants, l'air ambiant parvient à rechauffer la couche
de surface.
3.2.2. Salinité.
3.2.3. Densité.
~
Nous avons cru b on d e representer ~ 1 ement 1 e pro f'l
ega l ,~(1)
d es d ensltes
(1 )
On a utilisé le "si8ma" des océanographes a 1000 (d-l) où d est la
densité.
- 72 -
F-rWOlICTION PRIM/.lnE
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3.2.5. Chlorophylle.
(1) C '
ertalnes ~
cyanop h ycees sont capables de supporter d e te 1 s ml'1'leux.
pour l'oxydation des substances réduites et invers~~ent, d~s qu'une molêcule
d'hydrogêne sulfuré entre dans le domaine o~ydant, elle se transforme en dé-
rivés oxygénês. En définitive, le flux d1entrée de l:un de ces constituants
est compensé par un flux de sortie êauivalenL.
CONCLUSION
(2)
Se reporter à Pagès et aL. (1979) pour la localisation de ces secteurs.
- 76 -
à peu près deux fois supérieures. Une exception cependant pour les secteurs V
et VI : ceux-ci sont les plus productifs comparés aux autres secteurs Ebrié
et aussi à la lagune Aby, mais surtout présentent la particularité d 9 atteindre
le maximum en juillet. L'observation des profils suggère plutôt une inhibition
en février qui ne semble pas exister en lagune Aby tout au moins au vu de ces
profils.
10 (AN)
(E)
0 - - 0 Lagune Aby:
(III)
_--:::~-- -. Secteurs de la
lagune Ebrié
(1)
(IV)
(II)
Remerciements
BIBLIOGRAPHIE
VARLET, F., 1978 - Le reglme de la lagune Ebrié (Côte d'Ivoire) ~ traits phy-
siques essentiels.
Travo et Doc. ORSTOM. n083, ORSTOM, Paris. 164 p., 110 fig.