0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues1 page

Texte Independances

Un texte sur le procès des indépendances africaines 60 ans après. L'avocat Maître Jacques Mukonga explore le point de vue des colons et des colonisés et tire enfin une synthèse personnelle. J'ai aimé

Transféré par

Moudarifou Fahd
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues1 page

Texte Independances

Un texte sur le procès des indépendances africaines 60 ans après. L'avocat Maître Jacques Mukonga explore le point de vue des colons et des colonisés et tire enfin une synthèse personnelle. J'ai aimé

Transféré par

Moudarifou Fahd
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COMPLEXE SECONDAIRE BILINGUE LES PINTADES

IPB LES PINTADES/ IPOBEXA/ EINSTEIN


BP. 391 NGAOUNDÉRÉ

TRAVAUS DIRIGÉS PHASE I 2024-2025


ÉPREUVE DE LITTÉRATURE ET DE CULTURE GÉNÉRALE
NIVEAU : 1ères CDTI

TEXTE :
L’acquisition de nos indépendances valait-elle vraiment la peine ? Le colonisé me répondra : oui !
Parce qu’à tout prendre, la colonisation était inhumaine et dégradante, outre que ce n’était au fond qu’une
vaste entreprise de pillage de matières premières. Le colonisateur, en revanche, me répondra : non ! dans une
certaine mesure. Parce qu’en définitive la période postcoloniale n’aura été pour l’Afrique qu’un mécompte,
un désenchantement, un gâchis, un chaos.
Il me paraît absurde que le colonisateur puisse invoquer le chaos postcolonial pour justifier sa propre
barbarie et ainsi s’en donner bonne conscience. Qui plus est, nous savons que ce colonisateur-même, qui n’est
jamais vraiment parti, continue de jouer son rôle peccamineux dans ce gâchis postcolonial qu’il nous reproche.
L’assassinat terrible de Lumumba, de Sankara, et des biens d’autres authentiques patriotes africains en dit
assez long sur cette hypocrisie. Une enquête a même révélé qu’en juillet 1960, le Parlement Belge avait voté
un fonds secret de 7 millions d’Euro destinés à corrompre la classe politique au Congo et ainsi torpiller notre
indépendance. Et Colette Braeckman de noter à ce propos que ce fut la première leçon de corruption que la
Belgique donnait aux Congolais. Vénance Konan disait aux blancs : « Si le noir n’est pas capable de se tenir
debout, laissez-le tomber. Tout ce que je vous demande, c’est de ne pas l’empêcher de se tenir debout ».
On me dira qu’il existe pourtant une certaine nostalgie de la colonisation. Certes, mais ce n’est jamais
qu’un cri, un cri de désespoir, comme on en entendit dans les rangs d’Israël. Et, il arrive qu’on interpelle
Lumumba comme autrefois Moïse : « Moïse, que ne nous-as – tu pas laissés dans la colonisation Egyptienne
: là-bas au moins on mangeait… ». Rousseau avait raison : « les esclaves perdent tout dans leurs fers, jusqu’au
désir d’en sortir ».
Bref, la colonisation a été un mal. N’écoutez pas ceux qui s’évertuent à nuancer cette affirmation. Eux
qui n’ont de la colonisation qu’une idée molle. Or, il y a loin entre vivre la colonisation et en avoir simplement
une idée.
Après cet implacable réquisitoire contre la colonisation, je dois pourtant admettre qu’en définitive, le
seul argument qui aurait vraiment valu qu’on dise que nos indépendances ont valu la peine d’être conquises
aurait été de voir l’Afrique montrer au monde des pays plus beaux qu’avant. Or, hélas ! depuis nos
indépendances, le bilan est à pâlir de honte : l’instabilité politique reste stable, les inégalités sociales égalent
à elles-mêmes, les républiques toujours monarchiques, les démocraties toujours dictatoriales.

Maître Mukonga Sefu Jacques, procès des indépendances africaines devant le tribunal de
l’histoire, Kinshasa, 12 juin 2020.

I- RÉSUMÉ/ANALYSE
Le texte ci-haut compte 423 mots ; résumez puis analysez-le respectivement en 106 et 141
mots avec une marge respective de 11 et 14 mots en plus ou en moins. Précisez le nombre de mots
utilisés à la fin de votre résumé et de votre analyse.

Vous aimerez peut-être aussi