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Ministère de la formation professionnelle de l’emploi et de

l’artisanat
Centre d’entreprenariat et de développement technique « le
G15 »
Ingénieur-Professeur Ngouda DIONE
Suite cours de T.G.P. 2e année Electrotechnique

Chapitre 2 : Transport de l’énergie électrique


Produite dans des usines appelées centrales électriques par le biais de générateurs
électromécaniques appelés alternateurs (énergie conventionnelle), l’énergie électrique pour être
utilisé par le consommateur final, a besoin d’une importante logistique. Cette logistique est
constituée en amont par des transformateurs, des disjoncteurs, de lignes électriques et en aval
de sous stations qui vont alimenter des postes de distribution

I. Le transformateur
Le transformateur est une machine électrique statique fonctionnant exclusivement en courant
alternatif sur la base de l’induction électromagnétique. Le transformateur est structuré en bobine
primaire et secondaire enroulés autour d’un noyau magnétique. On peut considérer les bobines
qui génèrent le champ électromagnétique comme source, le champ magnétique comme véhicule
et le noyau magnétique comme la route. L’interaction entre le primaire (alimenté en énergie
électrique) et le secondaire produisant une tension par induction, se fait par le biais du flux
magnétique d’induction mutuelle.

Ainsi, une bobine à n spires induit une force électromotrice exprimée comme suit :

𝐸 = 4,44 ∗ 𝑓 ∗ 𝑛 ∗ 𝜙𝑚

f : fréquence standard de 50Hz

𝜙𝑚 = 𝐵𝑚 ∗ 𝑆 : flux magnétique maximal

Bm : induction maximale

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S : section du noyau magnétique

Le transformateur sert, dans le cadre du transport de l’énergie électrique, à faire coïncider les
réalités de la production aux besoins du consommateur final.

Les alternateurs des centrales sortant en général des tensions de l’ordre de 6,5 KV, 12 KV, 15
ou 20 KV, on note qu’aucune de ces tensions ne correspond aux besoins du consommateur, que
ce soit un consommateur domestique ou industriel.

Il existe des transformateurs monophasés, qui ne font pas l’objet de notre étude, des
autotransformateurs dont la structure constitué d’un seul enroulement, aménagé en primaire et
secondaire, n’est pas compatible au transport de l’énergie électrique parce que n’assurant pas
une isolation entre primaire et secondaire ; et enfin le transformateur triphasé haute tension,
fabriqué essentiellement sous deux spécifications : le transformateur à sec et le transformateur
immergé (voir document polycopié).

Le transformateur triphasé haute tension permet d’élever la tension sortie des alternateurs pour
l’amener à un niveau très élevé, compatible avec le transport en ligne aérienne à moyenne et
très longue distance.

II. Les disjoncteurs


Les disjoncteurs utilisés dans les centrales électriques et dans les poste de distribution sont
appelées disjoncteurs industriels et sont configurés comme suit :

2.1) Les disjoncteurs SF6


Le SF6 est un gaz inerte aux excellentes propriétés isolantes, même à une pression relativement
faible (0,5 MPa), le disjoncteur SF6 est un disjoncteur moderne à cuve sous-tension. Dans cet
appareil, l’énergie nécessaire à la coupure du courant de court-circuit est en partie fournie par
l’arc lui-même, ce qui fait qu’il nécessite une énergie de manœuvre inférieure de moitié à celle
d’un disjoncteur au SF6 à soufflage forcé. Cette moindre consommation énergétique limite les
contraintes imposées au disjoncteur, qui gagne ainsi en fiabilité.

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Figure II.1 : Disjoncteur SF6

2.2) Les disjoncteurs à air comprimé


Le gaz contenu dans les disjoncteurs à air comprimé est maintenu sous haute pression (20 à 35
bars) à l’aide d’un compresseur. Cette haute pression permet d’assurer la tenue diélectrique et
de provoquer un soufflage de l’arc pour la coupure. Le soufflage intense exercé dans ces
disjoncteurs a permis d’obtenir de très hautes performances (courant coupé jusqu’à 100 KA
sous haute tension) et avec une durée d’élimination du défaut très courte permettant d’assurer
une bonne stabilité du réseau en cas de défaut

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Figure II.2 : Disjoncteur à air comprimé

2.3) Les disjoncteurs à vide


Les disjoncteurs à vide sont conçus pour être intégrés dans des tableaux d’intérieur blindés et
rendus étanches au gaz. En plus des fonctions d’activation et de désactivation ainsi que la
fonction de coupure de court-circuit, le disjoncteur à coupure sous vide assure également la
fonction de mise à la terre avec un sectionneur à trois positions. Le disjoncteur est placé sous
une plaque de montage et permet ainsi une insertion étanche au gaz dans une cellule isolée au
gaz.

M. DIONE 4
Figure II.3 : Disjoncteur à vide

Tous ces disjoncteurs sont des appareils de protection destinés à gâcher l’arc électrique en cas
de surintensité dans l’installation. Ce sont des disjoncteurs pour des circuits dont l’intensité
peut atteindre 3000 A ou plus. On les retrouve dans les centrales électriques comme interface
entre les secteurs production (alternateurs)

2.4) Le disjoncteur à huile


Il est constitué d’une cuve remplie d’huile minérale isolante de bornes en porcelaine à
l’extrémité desquels se trouvent des contacts fixes et mobiles.

Dans son fonctionnement, le contact d’une phase pénètre par une des bornes, traverse le
premier contact fixe, le contact mobile et ensuite le second contact fixe et sort par la deuxième
borne.

Lors d’une surcharge, la bobine de déclenchement libère un ressort qui en se détendant


entraine la tige isolante et provoque l’ouverture des contacts.

Au moment de la séparation des contacts, un arc électrique apparait et vaporise l’huile, la


pression des gaz ainsi produits agite énergiquement l’huile provoquant une partie froide qui
vient alors éteindre l’arc.

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Figure3.8) : disjoncteur à huile

III. Transport par lignes aériennes


Pour transporter l’énergie électrique des centrales électriques aux postes d’interconnexion ou
aux sous-stations, on réalise des lignes électriques aériennes. Ces lignes sont portées par des
supports. Les supports sont de différentes sortes : les supports en bois, les supports en béton
armé ou métallique et les supports sous forme de pylônes.

3.1) Les supports

3.1-1) Les supports en bois

Ils ont utilisés en général pour la distribution électrique en ce sens que la tension transportée
ne dépasse pas 50 KV. Leur durée de vie dépend du traitement suivi du bois qui peut être
attaqué par différents microorganismes ; elle est de 8 ans environ. Alors que c’est souhaitable
que cela puisse atteindre 30 ans, d’où une maintenance fréquente nécessaire. Le tableau ci-
dessous donne quelques caractéristiques des poteaux en bois

Diamètre (m)
Longueur (m)
A la base Au sommet
8 0,2 0,14
10 0,22 0,15
12 0,24 0,17

M. DIONE 6
15 0,28 0,18

Figure 3.1-1 : Support en bois

3.1-2) Les supports en béton armé ou métallique

De tels supports sont utilisés pour les lignes aériennes de tension nominale allant de 30 à 90
KV dans la classification moyenne tension (MT) ou quelques fois en HTB.

Les supports en béton armé doivent être marqués et porter les indications suivantes

- La marque du fabricant,
- La hauteur du poteau,
- La classe,
- L’effort nominal,
- L’année de fabrication,
- Le numéro d’ordre.

La profondeur d’implantation d’un tel poteau est exprimée par la formule ci-après

𝐻
ℎ𝑖 = ( + 0,5) 𝑒𝑛 𝑚
10

On notera que pour les poteaux de 20 à 22m, la profondeur d’implantation est en moyenne de
2,3m

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Figure 3.1-2 : Support en béton armé

3.1-3) Les pylônes

Ce sont des infrastructures gigantesques, métalliques, pour les lignes aériennes de très haute
tension (90KV et plus).

Figure 3.1-3 : Pylône

Les pylônes sont des supports de lignes aériennes utilisés pour les très hautes tensions, les
grandes distances et avec de grandes sections de fil conducteur.

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Les pylônes sont utilisés pour les transports interurbains mais surtout pour les transports entre
pays.

3.2) Les conducteurs


Le conducteur, en transport aérien, est l’élément de base du système en ce sens que c’est lui qui
véhicule le courant électrique. Le conducteur est constitué d’une âme conductrice et d’une
enveloppe isolante.

Les conducteurs peuvent être fabriqués sous forme de câbles qui sont le plus souvent en alliage
d’aluminium pour des raisons économiques (l’aluminium est très disponible et moins cher) mais
aussi pour des facilités d’exécution ; exemple : l’Almelec (Al 98,5%, Mg 0,7%, Si 0.5%, Fe
0,3%) ; mais aussi des câbles en aluminium-acier pour augmenter la résistance mécanique, ce
qui a conduit à fabriquer des câbles en almelec-acier dont les plus utilisés sont les Aster 228,
les Aster 366, les Aster 570.

La longueur du tracé de la ligne aérienne et la puissance de la ligne détermine la longueur et la


section du câble.

Choix des conducteurs (voir document polycopié)

Parmi les conducteurs d’une ligne aérienne il y a un conducteur spécial appelé conducteur de
garde et dont la fonction est de protéger la ligne et d’assurer la stabilité.

Les câbles de garde sont souvent en acier galvanisé, en acier recouvert d’aluminium.

Un tel câble protège la ligne contre les coups de foudre mais aussi permet l’interconnexion des
mises à la terre des supports. En cas de parallèle entre une ligne de télécommunication et une
ligne de transport électrique, le câble de garde joue le rôle d’écran pour éviter les interférences.

L’installation des câbles de garde peut augmenter le coût de la ligne jusqu’à environ 12%.

Si l’on considère les câbles les plus utilisés, le tableau ci-après donne la densité du coutant pour
un échauffement de 35°C

Conducteurs Aster 228 Aster 366 Aster 570


Densité en A/mm²
pour échauffement 2,44 2,04 1,72
35°C

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On notera que la section d’un conducteur dépend de l’intensité de charge et de la densité du
courant.

Figure III.2 : Câble isolé et Câble non isolé

Suivant la tension composée, le tableau ci-après donne la valeur de la portée moyenne en mètre,
la distance minimale entre phase en mètre, la distance minimale entre phase et support en mètre
ainsi que le diamètre minimal des conducteurs en mm

B.T. M.T. H.T. T.H.T.


Tension composée
30- 63-
normalisée 127/220/380V <20KV 150KV 225KV 380KV
45KV 90KV
450 à 450 à
Portée moyenne, en m 45 100 150 350 500
500 500
Distance minimale entre
0,35 1,2 2 4,75 7 8,7 13,6
phase, en m
Distance minimale entre
0,2 0,5 0,8 2,25 2,65 3 5,2
phases et support, en m
Distance minimale des
4 4 5 19,6 22,7 26,4 26,4
conducteurs, en mm

3.3) Les isolateurs


 Les isolateurs des lignes aériennes relient mécaniquement les conducteurs sous-tension
au support ; ils assurent l’isolement électrique entre les conducteurs et les supports.

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L’isolement d’une ligne aérienne est obtenu en maintenant en toute circonstance, les
conducteurs et autres auxiliaires au potentiel de la terre et aussi à maintenir entre les
conducteurs eux-mêmes des intervalles d’air.
 Les isolateurs sont constitués :
- D’une partie isolante en céramique ou en verre
- De ferrures permettant l’accrochage de l’isolateur aux traverses

La propriété essentielle du verre trempé est de ne pas se perforer sous l’effet d’un arc
électrique, contrairement à la céramique.

 Le modèle d’isolateur utilisé dépend de la tension et de la puissance de la ligne. En basse


tension triphasé (distribution), on utilise des isolateurs en porcelaine ; en moyenne
tension, on peut utiliser des isolateurs en porcelaine mais souvent des isolateurs en verre
blanc ; enfin pour la haute tension, on utilise des isolateurs en verre vert.
 Le choix d’un isolateur est effectué en fonction :
- De la tension de la ligne
- Des efforts mécaniques auxquels ils seront soumis
- De la pollution du site
- Du prix de revient
 Au niveau des lignes aériennes de très haute tension, à la place d’un isolateur on utilise
des chaines d’isolateurs
Ces chaines sont de plusieurs formes :
- Les chaines de suspension qui peuvent être simples ou doubles, c’est-à-dire se
présentant en A, dans ce cas la chaine est équipée des fils d’isolateurs ouverts en A,
pour des raisons de sécurité sur les supports encadrant des traversées dans les zones à
givre léger ; ou en V où la chaine est équipée de deux fils d’isolateurs en V. Ce type de
chaine double présente l’avantage d’être indifférent au balancement dans le sens
transversal à l’axe de la ligne.
- Les chaines d’ancrage qui peuvent être simples ou doubles.
Si les chaines d’ancrage sont simples, elles sont équipées d’un fil d’isolateur pour des
lignes ou le diamètre des conducteurs est inférieur à 228mm² ; si les chaines d’ancrage
sont doubles, elles sont équipées de deux fils d’isolateurs parallèles et sont installées
souvent devant les postes.

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Figure III.3 : isolateur seul et isolateur en chaine

3.4) Les ferrures et les traverses


Les ferrures sont des tiges d’acier permettant de relier les isolateurs ou chaines d’isolateurs

Les traverses sont des dispositifs métalliques au niveau des pylônes permettant l’ancrage des
chaines d’isolateurs et définissant le nombre de lignes sur un seul pylône (voir document
polycopié)

3.5) Autres auxiliaires de ligne aérienne


 Le transformateur d’intensité : l’intensité de courant traversant une ligne aérienne étant
très importante, il est nécessaire d’utiliser les transformateurs d’intensité pour permettre
aux ampèremètres des postes de commande de pouvoir lire les valeurs. Le
transformateur d’intensité est un transformateur de mesure qui permet de convertir une
forte intensité en une intensité en une intensité compatible avec les calibres des appareils
de mesure

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Figure III.5.1 : Transformateur d’intensité

 L’éclateur est un dispositif électrique utilisé pour limiter les surtensions ; ainsi donc
c’est un appareil de protection. Il est constitué de deux tiges, l’une fixe et l’autre mobile.
A la présence d’une surtension, la tige mobile par le biais d’un vérin bouge et crée un
court-circuit rapide et brusque avec celle fixe, ce qui aura pour effet de créer une chute
de tension permettant d’éliminer la surtension.

Figure III.5.2 : Eclateur pour ligne électrique

 Les parafoudres : le parafoudre est un dispositif de protection luttant contre les


surtensions provoquées par la foudre. Le montage est effectué directement au mât entre
la ligne aérienne et le câble

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Figure III.5.3 : Parafoudre pour ligne aérienne

 Les interrupteurs aériens : il existe des interrupteurs aériens à commande automatique


et à commande manuelle.
Les interrupteurs aériens à commande manuelle (IACM) sont les plus utilisés. Ils sont
placés en extrémité de ligne et permettent d’effectuer les manœuvres d’isolement afin
d’assurer le sectionnement, le bouclage, les recherches de panne ou les activités de
maintenance.

Figure III.5.4 : interrupteur aérien à commande manuelle

3.6) Analyse et calcul des lignes aériennes

3.6-1) Le balisage

Pour construire une ligne aérienne, il est nécessaire au préalable de faire la reconnaissance du
tracé. Le balisage consiste à faire l’inventaire de l’ensemble des impasses (contraintes) sur la

M. DIONE 14
ligne. On a besoin de se faire une idée de la nature du sol le long du tracé par des relevés
topographiques.

On a besoin de connaître le relief (existence de montagnes, de collines ou de forêt dense), de se


faire une idée de l’existence de cours d’eau, …

Tous ces éléments permettent de valider ou de corriger l’itinéraire de départ du bureau d’étude.

Le balisage renseignera sur le coût de l’investissement final.

3.6-2) La flèche

La flèche exprime la distance entre le point le plus bas de la courbure d’une ligne, entre deux
poteaux, et l’horizontale.

Figure 3.6-2 : Schéma caractérisant la flèche

La flèche est exprimée par l’équation ci-après :

𝑃 ∗ 𝑎2
𝑓=
𝑇

P : poids du conducteur par mètre de longueur

a : la portée (distance horizontale entre deux poteaux)

T : tension du câble en Newton (N)

3.6-3) Caractéristiques et paramètres des lignes aériennes

 Avantages et inconvénients des différents types de supports

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Nature du support Avantages Inconvénients
Poteau en bois Léger. Peu résistant mécaniquement.
Facile à transporter pour le Durée de vie relativement courte.
montage. Nécessite un amortissement
Economique. rapide.
Poteau en béton armé Très résistant Poids élevé et dimensions
mécaniquement. exagérées quand les efforts sont
Grande durée de vie. importants.
Entretien insignifiant. Difficulté de transport.
Assez coûteux.
Pylône métallique Très résistant Entretien assez coûteux (grattage,
mécaniquement. peinture) pour éviter la corrosion
Facile à transporter.
Permet d’obtenir des
supports de grande hauteur.
Possibilités de montage sur
place.

 Paramètres des lignes aériennes

Tension Distance entre les L’espacement Longueur du poteau (m)


nominale (KV) conducteurs (m) des poteaux (m)
<1 0,5 40-50 8-9
6-20 1 50-100 10
35 3 150-200 10
110 4 200-250 13-14
225 7 250-350 25-30
330 9 350-400 25-30
Ce tableau montre que de façon conventionnelle en distribution d’énergie électrique la tension
ne dépasse pas 30KV et la distance entre les poteaux tournent autour de 45 à 50m.

On retiendra que pour les pylônes des lignes aériennes interurbaines la distance entre pylônes
est en moyenne de 500m. Le tableau nous indique aussi la hauteur des différents types de
poteaux selon la tension et enfin l’espacement entre conducteurs.

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 Détermination du nombre d’isolateurs sur une ligne
Le nombre d’isolateurs sur une ligne est obtenu en multipliant le nombre d’isolateurs
sur un pylône par le nombre de pylônes.
Le nombre d’isolateurs sur un pylône est fonction de la tension maximale admissible en
régime permanent (par exemple, pour une ligne de 30KV, Umax = 50KV), ce qui donne
une tension de contournement Ucont = 1,1Umax. Considérant la pollution autour de la
ligne, on peut dire qu’en moyenne un isolateur permet un isolement de 35cm, pour un
niveau d’isolement de 3cm/KV. Ainsi le nombre d’isolateurs est exprimé comme suit :
1,1 ∗ 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑′𝑖𝑠𝑜𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′ 𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 =
𝑖𝑠𝑜𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑′ 𝑢𝑛 𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟
La distance entre conducteurs est déterminée comme suit :
𝑈𝑒𝑓𝑓 𝑋
𝐷 = 𝐾( + )
50 50
K = 1 pour les conducteurs en cuivre, K = 1,25 pour l’Almelec, K = 1,5 pour
l’aluminium
Ueff : valeur efficace de la tension en KV
X : portée moyenne
 Calcul de certains paramètres de lignes
- Impédance du réseau amont
𝑈
𝑍𝑅 =
√3𝐼𝑐𝑐
- Impédance transfo
𝑈2
𝑍𝑇 = 𝑈𝑐𝑐 %
𝑆
- Résistance active du transformateur
𝑈2
𝑅𝑇 = 𝑃
𝑆 2 𝑐𝑐
- Réactance du transformateur

𝑋𝑇 = √𝑍𝑇2 − 𝑅𝑇2
- L’intensité de court-circuit
𝑈
𝐼𝑐𝑐 =
√3∗𝑍

M. DIONE 17
NB : Connaissant l’intensité de court-circuit en aval, on peut choisir le disjoncteur de protection
en considérant que ce dernier doit pouvoir supporter un courant de court-circuit supérieur au
court-circuit en aval.

- Pertes en ligne
 Pour une ligne courte monophasée où l’intensité d’arrivée est égale à l’intensité de
départ, les pertes de puissance sont déterminées comme suit :
∆𝑃 = 𝑅𝐼²
R étant la résistance active de la ligne et I l’intensité de charge
 Si la ligne est triphasée, les pertes de puissance ont deux composantes ; une
composante active ΔP = 3RI² et une composante réactive ΔQ = 3XI².

- Intensité admissible sur la ligne


𝑃
𝐼𝑎𝑑𝑚 =
√3𝑈 cos 𝜑
- Au-delà de la règle issue des lois générales de l’électrotechnique :
𝜋𝐷² 𝐿
𝑆= =𝜌
4 𝑅𝑐

Où π=3,14, D le diamètre du conducteur ; ρ la résistivité du matériau métallique avec lequel le


conducteur est fabriqué, L la longueur de la ligne, Rc résistance du conducteur ; on peut
exprimer autrement la section (S) :

𝐼
𝑆=
𝛥

I exprime l’intensité de charge, Δ la densité du courant à travers les conducteurs

NB : quelques valeurs de Δ ont été données sur un des tableaux ci-dessus par rapport aux
différents types de conducteurs.

- Le câble de garde est choisi en tenant compte de la nature du conducteur, de la section,


de la température de fonctionnement de la durée du court-circuit et le l’augmentation de
la flèche pour un défaut à 1km du poste. On notera que pour un échauffement et
augmentation de la flèche, les intensités de court-circuit sont estimées à :
 63000 ou 40000A dans les postes de 400KV
 30000 ou 20000A dans les postes de 225KV

M. DIONE 18
 20000A dans les postes de 90 ou 63KV

Ainsi le tableau ci-dessous nous indique l’échauffement d’un câble et l’augmentation de la


flèche pour un défaut à 1km du poste

Augmentation
Icc au poste Conducteur de la flèche
U (KV) Echauffement
(KA) (Aster) défaut à 1km
poste
225 30 1 x 228 80°C 3%
225 30 1 x 570 32°C 5%
63-90 20 1 x 228 80°C 20%
63-90 20 1 x 228 50°C 12%
63-90 20 1 x 366 30°C 5%

NB : pour plus d’information voir document polycopié.

3.6-4) L’effet couronne

Au niveau des lignes aériennes de très hautes tensions est souvent observables des phénomènes
passagers donnant l’apparence de la propagation d’un flux électromagnétique violet causé par
une surtension.

Ainsi, dans l’air va exister une ionisation de l’air entre les conducteurs. Dans les conditions
normales, la propagation du courant alternatif le long des conducteurs est le fait d’électrons
libres mais également d’ions positifs. Quand une différence de potentiel est appliquée entre les
conducteurs, il y a naissance d’un gradient de potentiel dans l’air qui a une valeur maximale.
Ce gradient de potentiel influence les électrons libres qui acquièrent une très grande vitesse
autant que la tension appliquée sera grande. Lorsque ce gradient de potentiel à la surface des
conducteurs atteint 30KV (valeur maximale), la vitesse acquise par les électrons par cm est
suffisante pour lâcher les molécules et le résultat sera la formation de l’effet couronne.

 Facteurs affectant l’effet couronne :


- L’atmosphère : un mauvais temps peut influencer l’effet couronne en ayant une
incidence sur la tension critique disruptive.

M. DIONE 19
- Nature des conducteurs : une surface rugueuse et irrégulière peut entrainer
l’augmentation de l’effet couronne.
- Distance entre les conducteurs : si cette distance est très grande l’effet couronne peut ne
pas être observé.
- Tension de ligne : si la tension est faible il n’y a pas d’effet couronne.
 Paramètres de l’effet couronne :
- La tension minimale (phase-neutre) pour laquelle l’effet couronne prend naissance, est
appelée tension critique disruptive.
En ce moment est exprimée une caractéristique qui est égale à la force de rupture
(dislocation de l’isolation). Cette force de rupture à 76cm de mercure et à 25°C est de
30KV/cm. Cette force est exprimée par g représentant le gradient de potentiel à la
surface des conducteurs
𝑉
𝑔=
𝑟 ∗ 𝑙𝑜𝑔𝑑
V exprime la tension entre phase et neutre, r le rayon du conducteur, d l’espacement
entre deux conducteurs
L’expression de la tension critique disruptive (Vc) est formulée à partir de la valeur
efficace de g appelée g0.
30𝐾𝑉/𝑐𝑚
𝑔0 = = 21,21𝐾𝑉/𝑐𝑚
√2
Vc dépend aussi des conditions atmosphériques caractérisées par la densité de l’air δ.
3,95 ∗ 𝑏
𝛿=
273 + 𝑡
b exprime la pression atmosphérique.
Ainsi la tension critique disruptive Vc peut être exprimée comme suit :
𝑑
𝑉𝑐 = 𝑔0 𝛿𝑟𝑙𝑜𝑔
𝑟
On peut corriger ou pondérer la valeur de Vc en introduisant un facteur de régularité m0 :
𝑑
𝑉𝑐 = 𝑚0 𝑔0 𝛿𝑟𝑙𝑜𝑔
𝑟
m0=1 pour les conducteurs lisses ; il varie entre 0,92 et 0,98 pour les conducteurs
rugueux et varie entre 0,8 et 0,87 pour les conducteurs torsadés.
 La tension critique visuelle : c’est la tension minimale entre phase et neutre pour
laquelle le nuage violet de l’effet couronne apparaît sur les conducteurs. Ainsi donc

M. DIONE 20
l’apparition visuelle de l’effet couronne est au-delà de la tension critique disruptive et
correspond à la tension critique visuelle Vv en KV/phase
0,3 𝑑
𝑉𝑣 = 𝑚0 𝑔0 𝑟𝛿 [ ] 𝑙𝑜𝑔
√𝛿𝑟 𝑟
 Perte de puissance sous l’effet couronne :
La formation de l’effet couronne s’accompagne toujours de pertes de puissance, dues à
la lumière accompagnée de chaleur et de phénomènes chimiques. Ces pertes de
puissance peuvent s’exprimer comme suit :
𝑓 + 25 𝑟
𝛥𝑃 = 242,2 ( ) √ (𝑉 − 𝑉𝑐 )10−5
𝛿 𝑑
ΔP est en KW/phase

3.6-5) Tension de pas et de toucher

 Tension de pas
La tension de pas exprimée par la différence de potentiel ΔU, à la surface du sol, entre
deux points séparés par un espace d’un pas estimé à 1m, dans la direction du gradient
de potentiel maximum.
Il faut tenir compte de la tension de pas dans les zones où de forts courants sont
susceptibles de parcourir le sol, par exemple aux abords des transformateurs dont le
neutre est relié à la terre ; ou aux abords de très grands pylônes de transport d’énergie
électrique.

Figure 3.6-5 a) :Schéma caractérisant la tension de pas

 Tension de toucher

M. DIONE 21
Figure 3.6-5 b) :Schéma caractérisant la tension de toucher

La tension de contact ΔU est la différence de potentiel entre une structure métallique


mise à la terre et un point de la surface du sol situé approximativement à 1m.
C’est pour cela que les transformateurs ont leurs prises de terre des masses éloignées de
celles du neutre de 25 à 50m selon la nature du sol.

M. DIONE 22

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