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Typologie des exploitations agricoles à Madagascar

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Rapport sur la typologie

des exploitations agricoles


à Madagascar

Un rapport de l'Observatoire des Agricultures du Monde


Rapport sur la typologie
des exploitations agricoles
à Madagascar

Un rapport de l'Observatoire des Agricultures du Monde

Préparé par

CITE - CIRAD

Antanarivo, février 2014


CITE would like to thank the following institutions for their commitment and their financial & human
resources support to the following collective work : IFAD, FAO, CIRAD, Ministries of Agriculture and
Foreign Affairs– France, and WAW Secretariat. Such case study is part of the overall international
typology development effort of WAW but the views expressed in this report are those of the authors
and do not necessarily reflect the views of the WAW Secretariat or WAW partners.

1
Contents
1 Approche et méthodes utilées........................................................................................... 3
1.1 Contexte et objectifs : .................................................................................................. 3
1.2 Données utilisées et processus de nettoyage : ............................................................. 3
1.3 Implication des parties prenantes tout au long du processus : ..................................... 4
1.4 Définition et mode de classification des catégories et des caractérisations................. 5
Tableau 1 : Définition des indicateurs pour le RA 2005 et processus de catégorisation des
exploitations agricoles ..................................................................................................................... 5
Tableau 2 : Définition des indicateurs pour le ROR et processus de catégorisation des
exploitations agricoles ..................................................................................................................... 8
2 Résultats ............................................................................................................................. 9
2.1 Tableaux récapitulatifs ................................................................................................ 9
Tableau 3 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA national selon les
critères de distinction....................................................................................................................... 9
Tableau 4 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA national selon les
caractéristiques clés ....................................................................................................................... 10
Tableau 5 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA Ambatondrazaka selon
les critères de distinction ............................................................................................................... 13
Tableau 6 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA Ambatondrazaka selon
les caractéristiques clés.................................................................................................................. 14
Tableau 7 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du ROR selon les critères de
distinction ...................................................................................................................................... 17
Tableau 8 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du ROR selon les
caractéristiques clés ....................................................................................................................... 18
2.2 Tableaux de synthèse par clé d’entrée et catégories .................................................. 20
Tableau 9 : Analyse par clé d’entrée ............................................................................................. 20
Points essentiels et questionnements à partir des caractéristiques clés : ....................................... 22
Tableau 10 : Analyse par type et éventuelles suggestions pour une décomposition plus
approfondie.................................................................................................................................... 24
2.3 Feedback des parties prenantes : ............................................................................... 26
2.4 Comparaison et analyse par rapport aux types d’exploitation agricole existants: ..... 26
3 Recommandations pour les étapes ultérieures ............................................................. 28
3.1 Proposition de typologie révisée pour le RA ............................................................. 28
3.2 Proposition de typologie révisée pour le ROR .......................................................... 29
3.3 Proposition de variables adaptées aux niveaux national et international .................. 30
3.4 Autres recommandations ........................................................................................... 31

2
1 Approche et méthodes utilées

1.1 Contexte et objectifs :


Les transformations structurelles observées dans l’agriculture au niveau global et eurs effets
sur le développement durable sont très peu documentées. L’évolution des formes
d’organisation de la production agricole dans les différentes régions du monde ne sont pas
appréhendées par les systèmes d’informations actuels. Rien ne permet d’apprécier leurs
contributions au développement durable, ce qui constitue une réelle limite pour la définition et
l’évaluation des politiques publiques. L’élaboration d’une typologie internationale des
exploitations agricoles, si son utilisation était généralisée, permettrait de mieux documenter
ces transformations. La construction de la typologie doit se faire progressivement et selon un
processus itératif par l’élaboration d’une typologie nationale, pour tester les variables et
méthodes proposées, en utilisant les données du recensement agricole national, et en utilisant
d’autres bases de données disponibles pour élargir l’analyse.

Equipe impliquée : CITE et CIRAD

- Zazà ANDRIAMIARANA (Consultant Statisticien)


- Tahiry ANDRIANARISOA (Consultant Socio-économiste)
- Jean-François BÉLIÈRES (Agro-économiste CIRAD/FOFIFA)
- Hélène DAVID-BENZ (Agro-économiste CIRAD)
- Nathalie RABEMALANTO (Socio-économiste CITE)
- Patrick RASOLOFO (Economiste CITE)

Objectifs

Ce rapport n°2 a pour objectif de caractériser les unités de production agricole et leurs
performances au niveau local et national, de manière à être pertinent et utile pour définir et
évaluer les politiques publiques, mais aussi apprécier les évolutions des différents types (les
différentes formes d’organisation de la production) et l’impact de ces évolutions sur le
développement durable et les grands enjeux auxquels est confrontée l’agriculture.

1.2 Données utilisées et processus de nettoyage :


- Recensement Agricole 2004/2005 du Ministère de l’Agriculture au niveau national : seule
l’enquête connexe contient des données sur la main d’œuvre et elle porte uniquement sur
cinq cultures : riz, maïs, manioc, café et vanille. Cette enquête connexe renseigne sur (i) la
production agricole de l’exploitation pour la campagne 2004/2005 (agriculture, élevage et
pêche) et sur sa destination ; (ii) la deuxième partie porte sur les rendements et les coûts
de production pour une seule parcelle de l’exploitation.
- Recensement Agricole 2004/2005 du Ministère de l’Agriculture au niveau du District
d’Ambatondrazaka, visant une comparaison avec les résultats de la typologie issue du
ROR. Comme au niveau national, seule l’enquête connexe contient des données sur la
main d’œuvre.
- Données des Réseaux des Observatoires Ruraux (ROR), Observatoire
d’Ambatondrazaka : c’est une zone à forte potentialité qui contient le premier grenier à riz

3
de Madagascar. L’unité d’observation du ROR est le ménage avec un échantillon de 504
ménages. Le but du ROR est de fournir une base de données annuelle pour caractériser le
milieu rural sur le site et capter les évolutions au niveau du panel de ménages. Les thèmes
d’enquête concernent la démographie, l’éducation, la santé, les activités agricoles et extra
agricoles, la sécurité alimentaire, les revenus et transferts, des indicateurs de confort, la
perception du ménage et le civisme.

Processus de nettoiement des données, procédé statistique afin de construire et d’évaluer


la pertinence de la typologie :

- Identification des variables à mobiliser et tests de cohérence entre les variables (selon les
filtres dans le questionnaire et les variables reliées les unes aux autres) ;
- Construction de la typologie : classification des exploitations agricoles à partir de la
variable main d’œuvre ;
- Extrapolation des résultats de la typologie (pour le RA) basée sur les mêmes coefficients
que pour le RA 2005.
- Statistique descriptive (analyse bivariée : tests de chi2 et régression linéaire) pour
caractériser les exploitations en référence aux critères de distinction entre les types et
tester leur pertinence. Les critères de distinction sont ceux définis dans la méthodologie
OAM (management, main d’œuvre et commercialisation) et d’autres critères
complémentaires (diversification, accès aux 5 capitaux, stratégies et résultats), surtout
pour les données ROR concernant ces deux derniers critères ;
- Régression logistique (modèle logit) en prenant un à un chaque type d’exploitation pour
faire ressortir les facteurs déterminant l’appartenance ou non à chaque type.

1.3 Implication des parties prenantes tout au long du processus :


Des ateliers de réflexion et de restitution des résultats de l’exploitation des données du RA
2005 et du ROR ont été effectués depuis le deuxième semestre 2012, à la fois au niveau local
et au niveau national. Plusieurs réunions de travail ont également eu lieu entre l’équipe
chargée de la mise en œuvre de l’étude, le CITE appuyé par CIRAD, le Ministère de
l’Agriculture et le ROR. Ces deux dernières institutions se sont impliquées de près pour
renforcer la réflexion mais aussi suivre les méthodes de travail et recueillir les feedbacks sur
l’utilisation de leurs données.

A part ces quatre institutions, les ateliers ont vu la participation active d’un autre observatoire
(Observatoire du Foncier), et des organismes de recherche (FOFIFA) et d’appui (Réseau
SOA, AFDI, BV Lac Alaotra), ainsi que de l’INSTAT. Le but était d’échanger sur les
différents systèmes d’information existants et de confronter les idées quant à la méthodologie
de construction de la typologie pour OAM. Au niveau local, un grand nombre d’acteurs ont
également participé à l’atelier de restitution et de validation des résultats au niveau de la zone
du lac Alaotra : équipe TCP Facility FAO, CITE, organismes de recherche (CIRAD et
FOFIFA), District d’Ambatondrazaka(DRDR), organismes d’appui internationaux et
locaux (ONN, JICA, BV Lac, PAPRI) et un représentant des organisations paysannes.

4
1.4 Définition et mode de classification des catégories et des caractérisations
Tableau 1 : Définition des indicateurs pour le RA 2005 et processus de catégorisation des exploitations agricoles
Le RA 2005 a permis de construire une typologie nationale et une typologie locale au niveau du District d’Ambatondrazaka. Celle-ci sera ensuite
comparée à la typologie issue du ROR. La démarche de constitution des types à partir du RA 2005 au niveau du District d’Ambatondrazaka est la
même que celle utilisée au niveau national.
Critères de distinction Catégories émergentes ou proposées Evaluation de la pertinence à partir de
et variables associées l’analyse et du feedback des parties
prenantes / questionnements
Le RA 2005 définit le type de management en séparant d’abord les Les données ne sont pas cohérentes :
types traditionnels et modernes. Sont considérées comme modernes les caractéristiques des EA modernes
exploitations qui regroupent les caractéristiques suivantes : similaires aux EA traditionnelles et leur
- Superficie physique des terres mises en valeur supérieure ou égale à statut juridique est en général une
10 Ha ; exploitation individuelle, pour celles dont
- Disponibilité d’au moins cinq salariés permanents ; on dispose de données. Donc, les critères
- Existence de gros matériel ou d’équipement ou d’installations définis en théorie pour identifier les EA
particulières de pointe ; modernes ne sont pas respectés.
- Les conditions générales sont exclusives les unes des autres, mais il Le choix de réduire l’échantillon d’EA,
existe d’autres critères particuliers s’appliquant aux élevages. dont on recense le type de management
Il considère que seules les exploitations modernes ont un statut juridique (statut juridique), aux exploitations
Type de management
ou que seules celles ayant un statut juridique sont des exploitations modernes est donc non seulement restrictif
modernes. En tout cas, le type de management est tiré de cette variable de par sa définition, mais cela réduit aussi
statut juridique. Dans un premier temps, la typologie a suivi ce principe démesurément l’échantillon d’EA pour la
pour voir si quelques types pertinents peuvent en ressortir. typologie OAM. Car les sous-types sont
d’une taille insignifiante au niveau
national lorsqu’on croise le critère de
management avec la main d’œuvre et la
commercialisation. Ces EA modernes ne
sont donc pas intégrées dans cette analyse,
vu l’incohérence des données qui
nécessitent encore un nettoyage rigoureux.

5
Critères de distinction Catégories émergentes ou proposées Evaluation de la pertinence à partir de
et variables associées l’analyse et du feedback des parties
prenantes / questionnements
Le CIRAD a souligné la nécessité de catégoriser les EA selon le type de La catégorisation par main d’œuvre
travail auquel a recours l’exploitation. Validé au niveau international correspond à des facteurs déterminants qui
dans le cadre de l’OAM, en tant que critère de base de la typologie permettent de distinguer clairement les
OAM, la main d’œuvre n’est renseignée, dans le RA 2005, que dans types.
l’enquête connexe. Les questions relatives à la main d’œuvre L’analyse par type est limitée par la
figurent uniquement dans les questionnaires « coûts de production » qui sélection des EA dans l’enquête connexe
s’adressent à une seule parcelle de l’exploitation. Des fiches « main selon les types de cultures (riz, maïs,
d’œuvre et coûts des travaux » présentent la répartition de la main manioc, café, vanille).
d’œuvre en trois catégories uniquement : main d’œuvre familiale, Les données disponibles, sur une seule
Main d’œuvre
entraide et main d’œuvre temporaire. Selon l’angle d’entrée, la position parcelle de l’exploitation, n’illustrent pas
de l’entraide peut varier : elle rejoint le type familial si on retient le forcément les caractéristiques des mains
critère de recours au salariat agricole mais doit être distinguée du type d’œuvres mobilisées pour l’ensemble des
familial si on retient le critère de recours à une main d’œuvre extérieure. parcelles de l’exploitation. La variable
Nous avons retenu le premier critère : recours au salariat agricole. Le main d’œuvre n’est qu’une information
volume de salariés permanents utilisés se mesure en nombre de salariés complémentaire dans le RA alors qu’elle
tandis que les autres catégories de main d’œuvre sont mesurées en est considérée comme variable clé pour
nombre d’hommes/jours (journées de travail) pour chaque type l’OAM.
d’opération culturale.
Deux méthodes ont été appliquées pour construire les sous-types issus La distinction des EA utilisant l’activité
du croisement du critère de main d’œuvre à celui de commercialisation. agricole uniquement pour la subsistance
La première a consisté à créer une variable distinguant les EA qui est indispensable pour révéler la réalité de
commercialisent leurs produits et ceux qui ne commercialisent rien, la proportion de ces EA aux niveaux
pour chaque type de MO. Sont considérées comme ayant accès au national et local. Toutefois, la notion
Commercialisation marché les EA qui commercialisent au moins un produit agricole, sans d’exploitation de petite taille en semi-
tenir compte de la quantité commercialisée. subsistance fait l’objet d’un intérêt
La deuxième consiste à identifier des sous-types en référence à un seuil croissant, notamment en Europe. L’OAM
de 20% de produits commercialisés pour distinguer les EA en semi- doit donc aussi encourager les réflexions
subsistance. Elle est inspirée des travaux d’Anne Sophie Robilliard et autour des catégories d’EA en semi-
Patrick Rasolofo (2005) qui ont retenu la participation au marché subsistance en vue de réviser la politique

6
Critères de distinction Catégories émergentes ou proposées Evaluation de la pertinence à partir de
et variables associées l’analyse et du feedback des parties
prenantes / questionnements
comme critère de distinction des exploitations en semi-subsistance. Ces agricole et les politiques sectorielles, grâce
auteurs ont démontré qu’en dessous de 20% de vente de leurs produits, à une meilleure connaissance des
les EA se servent du revenu de la mise en vente pour la subsistance elle- catégories d’EA dominantes à
même, tandis qu’au-delà d’une commercialisation de plus de 20% du Madagascar.
produit brut agricole, les revenus dégagés peuvent aller au-delà de la Le RA ne dispose pas des informations sur
satisfaction des seuls besoins élémentaires de la famille. Les sous-types certains capitaux, par exemple le capital
regroupent d’un côté les « exploitations ayant accès au marché », soit social (réseau social et le transfert) et le
celles qui commercialisent à plus de 20% leurs produits, et de l’autre capital financier.
côté les « exploitations en subsistance ou semi-subsistance », soit celles Il est nécessaire d’identifier une valeur-
qui commercialisent à 20% ou moins. Mais l’analyse des EA en semi- seuil pour distinguer les EA en semi-
subsistance n’a pu être approfondie faute de données sur la subsistance au lieu d’un pourcentage.
consommation dans le RA.
Compte-tenu de la difficulté de définir un seuil pertinent à partir des
données disponibles, l’analyse qui suit retient donc la première méthode
pour caractériser les sous-types et identifier leurs facteurs déterminants.
Etant donné la part extrêmement réduite d’EA dans certains sous-types,
la régression logistique n’a pu être appliquée que sur les sous-types 1, 2,
3, 5 et 6. Les autres sous-types sont toutefois caractérisés à partir des
différentes composantes des capitaux.

7
Tableau 2 : Définition des indicateurs pour le ROR et processus de catégorisation des exploitations agricoles
Critères de distinction Catégories émergentes ou proposées Catégories proposées : explications avec les seuils
et variables associées etc.
Le ROR n’intègre pas, à la base, de questions relatives au type de
management des EA car il vise plutôt à analyser les impacts des
chocs ou des projets/programmes sur les ménages ruraux.
Type de management
Le management, dans le cadre d’OAM, étant le mode de gestion
de l’EA, l’analyse de ce critère n’a pas été possible étant donné
les données disponibles.
Comme pour le RA, la typologie locale à partir du ROR est basée Comme pour le RA, la distinction par la main
sur la main d’œuvre. Les variables liées à la main d’œuvre dans d’œuvre est essentielle pour une première typologie
le ROR sont tirées des modules « main d’œuvre riz » et « main qui ressort une prédominance des EA à MO mixte, à
d’œuvre autres cultures » où on retrouve la main d’œuvre l’inverse des résultats au niveau national.
Main d’œuvre
salariée temporaire et l’entraide. Les salariés permanents sont
identifiés dans le module « main d’œuvre permanente pour les
travaux agricoles et non agricoles (dont élevage) », avec le type
d’activité agricole concerné.
Le ROR comprend un module « destination de la Il est nécessaire de décomposer les types selon
production/production reçue en riz » où la quantité vendue et la l’existence de vente ou non de produits agricoles.
quantité autoconsommée figurent. Le poids de cette Car le seul rapport entre la vente et le produit brut
commercialisation des produits agricoles a directement été agricole ne dégage pas de sous-types qui doivent
Commercialisation
évalué par rapport au produit brut agricole. De même pour la naître du croisement du critère de main d’œuvre à
vente de la production rizicole. Au-delà de l’identification des celui de commercialisation.
EA qui commercialisent leurs produits, le but est d’évaluer
l’apport de cette commercialisation au niveau du revenu agricole.

8
2 Résultats
2.1 Tableaux récapitulatifs

Tableau 3 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA national selon les critères de distinction
Critères de Unité Types
distinction et
variables
Management : Nombre Traditionnelle
classe des d’exploitati 2 177 966
exploitations ons
(traditionnelle/
moderne)
Type de main Nombre Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
d’œuvre d’exploitati 1 428 362 22 421 714 812 3 125 9 246
ons
Commercialisa % Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance et
tion d’exploitati et semi- et semi- et semi- et semi- semi-
ons répartis subsistance subsistance subsistance subsistance subsistance
à partir du 9,6 55,9 0,2 0,8 5,8 27 0,04 0,1 0,1 0,3
seuil de
20%
% Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
d’exploitati
ons
51 14 0,9 0,1 27,6 5,2 0,03 0,1 0,3 0,1
Typologie 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

9
Tableau 4 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA national selon les caractéristiques clés
Caractéristiques Unité Types
clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
Sexe % de CE hommes 86,7 77,4 90 77,6 78,5 86,3 81,5 69 76 74
Niveau % de CE ayant 56,9 52,9 54,4 55,7 62,4 62,6 40,4 48,6 47,9 30,2
d’éducation du atteint le niveau
CE primaire
Activités hors Nombre moyen de 0,1 0,1 0,2 0,6 0,2 0,3 0,3 0,5 0.5 1
agriculture membres ayant
une activité
principale hors
agriculture
Nombre de 0,4 0,3 0,4 0,5 0,4 0,4 0,4 0,5 0,4 0,5
membres ayant
une activité
secondaire hors
agriculture
Membres Nombre moyen de 2,8 2,6 3,6 2,9 2,7 2,4 3 2,6 2,5 2,4
actifs agricoles membres occupés
dans l’exploitation
Activités EA Nombre d’activités 1,3 1,2 1,2 1 1,2 1,2 1 1 1,2 1,6
pratiquées totales
dans l’EA
Niveau % de membres de 22,95 28,6 6,9 8,7 11,4 14,9 16,6 5,4 8,1 16,3
d’éducation sexe féminin
femme n'ayant pas
fréquenté l'école ou
non réponse
primaire 63,3 59,6 48,5 49,7 61,4 57,7 49,4 44,2 41,4 16,7
secondaire 1er 12,4 10,3 33,7 28,4 22,3 21,1 23,4 34,4 32,9 36,5
cycle
secondaire 2nd 1,3 1,4 8,2 10 4,2 5,5 9,4 9,2 11,6 19,1
10
Caractéristiques Unité Types
clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
cycle
universitaire 0,1 0,1 1,9 1,2 0,6 0,7 0 6,7 5,3 7,8
formation 0,04 0,1 0,8 2,1 0,1 0,1 1,2 0 0,7 3,7
professionnelle et
technique
Parcelles Nombre moyen de 4,1 3,2 5,5 4,2 5,3 4,2 4,2 6,1 5,2 3,7
parcelles de
l’exploitation
Propriétaire avec 571 312 3 143 2 709 1 101 535 5 366 2 574 2 579 1 340
titre en m²
Propriétaire sans 7 275 4 572 11 089 5 348 7 564 4 356 11 652 15 324 8 600 2 422
titre en m²
Mode de Labour manuel en 3 426 2 707 3 258 2 998 3 130 2 434 5 449 1 459 3 346 2 126
labour m²
Piétinage avec zébu 1 004 708 568 779 568 408 3 438 6 603 235 324
en m²
Sans labour en m² 1 898 889 920 168 1 213 640 7 559 352 3 013 397
Fertilisation Utilisation de 688 465 4 334 2 782 2 001 1 351 640 3 733 2 836 1 221
fertilisation
organique en m²

Utilisation de 49 28 1 083 203 213 69 353 1 914 346 385


fertilisation
minérale en m²

Utilisation de 70 48 1 302 86 282 116 0 2 135 757 625


fertilisation mixte
en m² (organique et
minéral)

11
Caractéristiques Unité Types
clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
Sans fertilisation 7 846 5 166 12 014 6 485 7 652 4 506 16 790 10 211 9 032 2 799
en m²

Riz irrigué Superficie totale 2 053 1 359 10 110 3 992 3 829 2 167 5 187 8 080 4 177 2 769
physique moyenne
de riz irrigué en m²
Repiquage en Repiquage en ligne 169 161 1 142 1 052 808 483 236 5 545 1 991 553
ligne en m²
Bovins Nombre moyen de 4,5 2,8 8,8 5,3 3,6 1,9 7,4 13,7 3,4 0,8
bovins par
exploitation
Porcins Nombre moyen de 0,4 0,3 1 0,8 0,8 0,5 0,7 0,3 1,6 0,4
porcins par
exploitation
Poules Nombre moyen de 10,1 6,1 19,1 11,1 11,4 7,4 18 15,3 12,3 5,4
poules/coq par
exploitation
Outils manuels Nombre moyen 8 6,5 12,1 8,7 8,2 6,4 14,4 8,1 9,6 6,1
d’outils manuels
par exploitation
Matériels Nombre moyen de 0,5 0,3 2,2 1,1 0,9 0,5 0,7 1,6 0,9 0,3
agricoles matériels à traction
animale
Nombre moyen 0,5 0,3 1,1 0,3 0,7 0,4 0,7 0,8 0,9 0,3
d’installations fixes
agricoles par
exploitation
Vélos Nombre moyen de 0,9 0,1 0,5 0,2 0,2 0,1 0,3 0,3 0,2 0,3
vélos par
exploitation
Production Valeur de la 5 564 2 155 034 43 400 7 659 434 7 315 121 2 542 835 10 600 4 708 051 35 600 2 069 086
12
Caractéristiques Unité Types
clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
agricole production agricole 807 000 000 000
totale en MGA

Tableau 5 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA Ambatondrazaka selon les critères de distinction
Critères de Unité Types
distinction et
variables
Management : Nombre Traditionnelle
classe des d’exploitati 18 881
exploitations ons
(traditionnelle/
moderne)
Type de main Nombre Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
d’œuvre d’exploitati 5 772 1 812 9 866 114 717
ons
Commercialisa % Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance et
tion d’exploitati et semi- et semi- et semi- et semi- semi-
ons répartis subsistance subsistance subsistance subsistance subsistance
à partir du 8,2 23,4 0,8 9,1 9,9 44,1 0 0,6 0 3,9
seuil de
20%
% Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
d’exploitati
ons
27.1 4.5 9.5 0.4 49.5 4.46 0.4 0.2 3.3 0.6
Typologie 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

13
Tableau 6 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du RA Ambatondrazaka selon les caractéristiques clés
Caractéristiq Unité Types
ues clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
Sexe % de CE hommes 81,5 82,7 89,3 57,3 85,8 79,3 100 100 77 29
Niveau % de CE ayant atteint 64,1 68,7 55 42,7 64,8 47,7 100 100 57,5 0
d’éducation le niveau primaire
du CE
Activités hors Nombre moyen de 0,2 0,3 0,1 0 0,1 0,4 0 0 0,3 0,9
agriculture membres ayant une
activité principale
hors agriculture
Nombre de membres 0,4 0,6 0,4 1,6 0,4 0,3 0 0 0,3 1,1
ayant une activité
secondaire hors
agriculture
Activités EA Nombre moyen 1,3 1,2 1,2 1 1,2 1,2 1 1 1,2 1,6
d’activités pratiquées
totales dans l’EA
Femmes âge Nombre moyen de 1,4 1,6 1,7 1,4 1,4 1,2 1,4 3 1,5 2,2
actif femmes de plus de 12
ans occupées ou
chômeuses
Parcelles Nombre de parcelles 2,8 1,7 4,5 3,1 3,2 2 2,4 1 2,1 2
de l’exploitation
Propriétaire avec titre 1 056 0 3 062 2 939 1 922 0 836 30 822 2 105 0
en m²
Propriétaire sans titre 3 522 2 573 12 063 4 824 6 788 2 845 1 328 0 2 547 3 994
en m²
Mode de Labour manuel en m² 1 039 1 274 1 441 0 732 695 216 0 1 122 0
labour Labour attelé en m² 6 334 2 355 20 461 7 763 11 501 4 367 12 989 30 822 6 138 6 854
Piétinage avec zébu en 197 962 0 0 309 0 0 0 0 0

Sans labour en m² 101 16 160 0 143 11 0 0 0 0
14
Caractéristiq Unité Types
ues clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
Fertilisation Utilisation de 2 058 796 6 315 3 585 3 383 1 056 836 0 2 632 2 024
fertilisation organique
en m²

Utilisation de 393 0 759 0 471 551 9 119 30 822 551 0


fertilisation minérale
en m²

Utilisation de 95 0 798 0 479 15 0 0 67 0


fertilisation mixte en
m² (organique et
minéral)

Sans fertilisation en 5 125 3 811 14 191 4 178 8 478 345 3 250 0 4 009 4 830

Superficie Superficie totale 5 541 3 784 19 981 5 350 10 334 3 930 13 469 30 822 5 923 5 266
rizicole physique de riz en m²
Riz irrigué Superficie totale 4 223 3 212 13 673 5 350 8 018 2 903 12 955 30 822 4 219 4 687
physique moyenne de
riz irrigué en m²
Repiquage en Repiquage en ligne en 75 67 1 966 3 220 761 146 0 30 822 465 0
ligne m²
Bovins Nombre moyen de 2,3 1 7,9 7,5 3,1 2,5 7,5 26 3,1 3
bovins par
exploitation
Porcins Nombre moyen de 0,5 0,1 0,8 0 0,2 0,1 1,0 0 0,7 0
porcins par
exploitation
Poules Nombre moyen de 8 2 21 5 11 9 2 11 7 2
poules/coq par
exploitation

15
Caractéristiq Unité Types
ues clés
Rappel des types Familiale Familiale + permanent Familiale + temporaire Salarié permanent Salarié temporaire
Rappel de sous-types par Marché Subsistanc Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance Marché Subsistance
commercialisation/subsistance e
Outils Nombre moyen 8,5 7,5 14,5 5,6 9,1 7,3 18,1 15 10,7 7,8
manuels d’outils manuels par
exploitation
Matériels Nombre moyen de 0,8 0,4 3,4 1,6 1,4 4,8 3 5 1 0,7
agricoles matériels à traction
animale
Nombre moyen 0,3 0,1 1,2 0 0,4 0,2 0,9 1 0,4 0,4
d’installations fixes
agricoles par
exploitation
Vélos Nombre moyen de 0,3 0,2 0,9 0,4 0,3 0,4 1 0 0,2 0
vélos par exploitation
Production Valeur de la 4 930 4 158 274 27 700 1 781 761 19 500 1 663 284 20 400 41 300 000 3 937 2 589 082
agricole production agricole 249 000 000 000 703
totale en MGA

16
Tableau 7 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du ROR selon les critères de distinction
Critères de Unité Types
distinction et
variables
Management Données inexistantes
Type de main % d’exploitations MO familiale et entraide MO mixte (familiale + MO extérieure)
d’œuvre* 65,6 33,8
% d’exploitations (sous-type de main MO familiale et entraide MO mixte 1(MO familiale + MO mixte 2 : (MO familiale +
d’œuvre) temporaire) permanente ou MO familiale +
temporaire + permanente)

28 59 13

Utilisation de la % de la vente des produits agricoles 54 54 55


production par rapport au revenu agricole (y
(commercialisati compris autoconsommation)
on/autoconsomm
ation) Valeur moyenne des ventes par année 356 000 1 306 000 3 100 000
par exploitation (en MGA)
% de la vente de production rizicole 17 40 45
par rapport au revenu agricole

% de la vente d’autres cultures que le 14 8 4


riz par rapport au revenu agricole

 Avec les deux types « MO familiale et entraide » et « MO mixte (familiale + MO extérieure) », un troisième type a pu être identifié : « MO
salarié uniquement », mais qui ne regroupe que 2 exploitations. Leur caractérisation dans le tableau récapitulatif a été enlevé car 0,6% (pour le
type « MO salarié uniquement » n’est statistiquement pas significatif). Quelques unes des caractéristiques principales de ces 2 exploitations
sont toutefois reportées dans le tableau 10.

17
Tableau 8 : Tableau récapitulatif des résultats de la typologie issue du ROR selon les caractéristiques clés
Critères de Unité Types
distinction et
variables

Management Statut juridique Données inexistantes


Main d’œuvre Type de main d’œuvre MO familiale et entraide MO mixte (familiale + MO extérieure)
% d’exploitations 65,6 33,8
Sous-type de main d’œuvre MO familiale et entraide MO mixte 1(MO familiale + MO mixte 2 : (MO familiale + permanente ou MO
temporaire) familiale + temporaire + permanente)
% d’exploitations 28 59 13
Commercialisati % de la vente des produits agricoles 52 50 48
on par rapport au produit brut agricole
Valeur moyenne des ventes par année 356 000 1 306 000 3 100 000
par exploitation (en MGA)
% de la vente de production rizicole 16 41 36
par rapport au produit brut agricole

% de la vente d’autres cultures que le 13 4 7


riz par rapport au au produit brut
agricole

18
Sous-type de main d’œuvre MO familiale et entraide MO mixte 1(MO familiale + MO mixte 2 : (MO familiale + permanente ou MO
temporaire) familiale + temporaire + permanente)
Diversification % de la production du riz par rapport 69 91 95
à la production totale
Valeur de la production totale annuelle 49 118 709 618 957 000 316 264 158
en MGA
Indice Herfindhal –cultures (en %) 49 82 90

Sexe du chef % hommes 72 89 95


d'exploitation
Age Age moyen du chef d'exploitation 51 48 47
Niveau d'éducation % ayant atteint le primaire au 90 74 67
des membres de maximum
l'exploitation
Actifs agricoles Nombre moyen d’actifs agricoles 2,6 2,7 2,8
Accès à l’irrigation % de la superficie de rizières irriguées 81 94 96

Pratique de culture % de la surface rizicole utilisant 78 68 60


attelée ou motorisée charrue
% de la surface rizicole utilisant 3 27 37
motoculteur/tracteur
Part de la % de la production du riz 69 91 95
production du riz
Niveau de revenu Montant du revenu moyen en MGA 1 411 180 3 145 723 6 417 214
par an

Recours à % de l’emprunt dans le revenu global 1 4 6


l’emprunt
Vente d’animaux % de la vente de produits de l'élevage 23 6 6
de l’élevage par rapport au revenu agricole

Possession de biens % d’exploitations possédant radio 18 32 37


durables
% d’exploitations possédant une 35 67 86
bicyclette
% d’exploitations possédant un 18 33 67
téléphone portable

19
2.2 Tableaux de synthèse par clé d’entrée et catégories

Tableau 9 : Analyse par clé d’entrée


Clé d’entrée Source : RA Source ROR
Statut / management La proportion d’exploitations modernes est insignifiante en termes statistiques par rapport à Management : critère insuffisant car, au
l’échantillon du RA 2005. Cette très faible proportion est liée à la définition qui lui est donnée dans niveau local, on retrouve quasi-totalement
le RA et à la variable qui lui est associée : le statut juridique. Ceci amène au questionnement si toute l’agriculture familiale.
exploitation moderne doit avoir un statut juridique et doit donc être formel. Toutefois, cette classe Croiser avec d’autres critères (déjà
peut être caractérisée par la main d’œuvre et par l’orientation au marché pour offrir une idée des existants ou nouveaux) qui contribuent à
principaux traits de ces exploitations, avec une significativité nettement réduite par rapport à clarifier la distinction entre « exploitations
l’échantillon du RA. formelles et informelles », « traditionnelles
La variable statut juridique ne facilite pas la caractérisation des exploitations modernes. L’absence de et modernes », « petites et grandes
réponse pour 48% des exploitations modernes à cette variable « statut juridique » prouve son exploitations ».
impertinence pour qualifier les exploitations de modernes. Il faudrait analyser les caractéristiques de
ces 48% classifiées comme moderne qui seraient informelles. Cela montre que le concept
d’ « exploitation moderne » est plus complexe. Il reste à voir aussi s’il existerait des exploitations
traditionnelles qui auraient les mêmes caractéristiques ou seraient plus performantes que les
exploitations modernes.
Main d’œuvre : Les données du RA captent assez mal les formes de travail utilisées sur l’exploitation car collectées L’entrée par la main d’œuvre permet de
uniquement au niveau d’une parcelle (enquête connexe). Néanmoins, les données permettent de former trois groupes d’exploitations
distinguer trois types d’exploitations agricoles (familial uniquement, mixte, salarié uniquement), sans pertinents par rapport à l’accès aux
distinction utilisable pour les analyses entre « traditionnelles et modernes », « individuelles et capitaux mais aussi aux performances
collectives », « avec statut et sans statut ». techniques, économiques et sociales.
Le type « salarié uniquement » est très peu représenté, avec une très grande variabilité qui ne permet La répartition des types d’exploitation est
pas d’identifier des caractéristiques dominantes de ce type. Très peu d’exploitations ont recours au cohérente par rapport à celle issue du RA
travail permanent (1%). Ainsi, à Madagascar, les exploitations sont, dans la quasi-totalité, de type au niveau local : prédominance du type
familial (pur : 65,6%, y compris l’entraide ; familial+permanent/temporaire : 33,9%). Le nombre mixte.
dominant de MO familiale + entraide confirme l’importance de l’agriculture familiale. Type MO salariée écartée de l’analyse par
Les données font aussi apparaître le type « salarié temporaire », ce qui signifie qu’aucun membre ne sous-type car composé uniquement de 2
travaillerait dans l’exploitation mais seuls des salariés temporaires y travaillent. Cette situation est exploitations. Analyse marginale.
normalement inexistante car l’activité agricole nécessite au moins un individu qui y travaille en MO mixte 1 dominant. Les exploitations
permanence. sont plus évoluées que par rapport à la
majorité nationale. Le recours à la main
d’œuvre permanente ne gagne pas encore
une large proportion.

20
Clé d’entrée Source : RA Source ROR
Commercialisation Une part non négligeable d’EA qui ne commercialisent aucun de leurs produits agricoles ont été L’écart entre les valeurs moyennes des
identifiées. Néanmoins, la très grande majorité des EA ont un accès au marché des produits agricoles. ventes par année par exploitation (en
Or, si on considère un seuil de 20% du produit brut agricole commercialisé, la part d’EA qui MGA) est flagrant. C’est là que la
commercialisent 20% et moins est largement dominante dans tous les types, saufs les salariés dimension et la performance plus réduites
uniquement. Et la part d’EA ayant accès au marché, avec une commercialisation de plus de 20% de du type familial et entraide commence à
leurs produits, sont devenus minoritaires. Ainsi, les EA en semi-subsistance regroupent en réalité le apparaître.
plus grand nombre d’EA au niveau national. Les débats sur la relance agricole doivent donc être Pour les types mixtes, le riz contribue dans
axés, en priorité, sur les caractéristiques et l’appui à ce type d’EA. Toutefois, une valeur-seuil une large mesure au revenu agricole. C’est
permettrait de mieux identifier les EA réellement en semi-subsistance, en écartant éventuellement les un signe de diversification plus marquée
EA de très petite taille. Ainsi, la part de vente de production agricole n’est un déterminant que pour donc pour le type familial et entraide.
l’appartenance aux types « familial avec accès au marché » et « familial + temporaire avec accès au
marché ». La décomposition sur la base d’une valeur-seuil est donc à approfondir.

21
Points essentiels et questionnements à partir des caractéristiques clés :
- RA national:
o Par rapport aux capitaux :
 Le niveau d’éducation des CE du type d’EA à MO salariée uniquement est
supérieur à celui des CE des autres types. Les moins avantagés sont les EA
à MO familiale et temporaire.
 La pratique d’activités non agricoles n’est pas significative, sauf pour le
sous-type « MO familiale + temporaire sans commercialisation ». Par
contre, le nombre de personnes occupées dans l’exploitation est
significativement positive pour tous les groupes, sauf pour le « familial et
temporaire » où il est négatif (le recours à des salariés temporaires pourrait
compenser le recours à des activités non agricoles).
 La superficie en riz irrigué est un déterminant qui permet de différencier
les types : la surface irriguée est significativement négative pour les sous-
types « MO familial », avec ou sans accès au marché, et significativement
positive pour les EA à « MO familial+temporaire » avec ou sans accès au
marché. Elle est négative pour les EA à MO salariée permanente en
subsistance et semi-subsistance. Cette variable permet donc de distinguer le
type familial uniquement.
 Les EA à MO familiale + permanente et celles à MO salariée permanente
possèdent plus de bovins, de porcins, de poules et d’outils manuels que le
type familial uniquement.
 Le type familial se distingue par une valeur de production agricole totale
plus faible (entre autres à cause du nombre d’animaux d’élevage plus
réduit).
- RA local :
o Par rapport aux capitaux :
 Le niveau d’éducation du CE du type « familial et permanent » dépasse
largement le primaire, contrairement aux autres types.
 Le nombre de femmes en âge actif est de 2 fois plus pour le type « salarié
uniquement » par rapport aux autres types. Il est possible que ces femmes
soient plus productives au sein de ces types qui se distinguent plus ou
moins par un niveau de dotation en capitaux plus élevé.
 Le type mixte bénéficie d’un accès à la terre plus important en termes de
nombre de parcelles de l’exploitation. Le type « salarié permanent »
devance de loin les autres types quant à la possession de terre avec titre.
 En termes de méthode de culture, le labour attelé est pratiqué par une
grande majorité des types « mixtes » et « salariés uniquement ».
 La dotation en capital physique, pour ces deux types, est également assez
forte car ils possèdent un plus grand nombre d’animaux d’élevage, dont les
bovins et les poules. Ils possèdent aussi un nombre de matériels à traction
animale plus élevé. Ces capitaux justifient la valeur de la production
agricole totale largement plus élevée.

22
- ROR :
o Par rapport à la diversification :
 Les types mixtes sont bien spécialisés en riziculture, ce qui reflète la
spécificité du lac Alaotra.
 Un indice Herfindhal élevé signifie une spécialisation en une culture, en
l’occurrence le riz pour le type mixte 2. Mais vu la valeur totale de la
production pour ce type d’exploitation, l’indice Herfindhal sert donc
uniquement à évaluer le degré de diversification, qui peut ne pas être
proportionnel au revenu généré par la culture dominante.
o Par rapport aux capitaux :
 Le type familial et entraide est géré par un plus grand nombre de femmes
par rapport aux deux autres types.
 Ces deux variables sont très explicites quant aux méthodes de culture. Le
type familial et entraide pratique encore largement les méthodes
traditionnelles.
 Le type mixte 2 a un meilleur accès à l’emprunt. Le type familial et
entraide est désavantagé par rapport à ce capital car il est moins en mesure
de rembourser l’emprunt.
 Cette variable montre l’importance du revenu de l’élevage pour le type
familial et entraide, qui compense plus ou moins la faible part du revenu
rizicole par exemple.
 La faible proportion d’EA possédant une radio est un résultat plutôt
étonnant, surtout dans une zone à potentialité comme l’Alaotra.
 Les exploitants préfèrent donc se munir de moyen de transport pour assurer
leur activité plutôt que d’autres biens.

23
Tableau 10 : Analyse par type et éventuelles suggestions pour une décomposition plus approfondie
Source : RA national Source: RA local Source ROR (Ambatondrazaka)
(Ambatondrazaka)
Type 1 : familial Critères de distinction cohérents : exploitations de type traditionnel à la fois en Critères de distinction très cohérents : exploitations de type
et entraide termes de capital humain et d’attribut opérationnel et social, d’utilisation de la traditionnel à la fois en termes de capital humain et d’attribut
production et de concentration des activités sur l’agriculture. opérationnel et social, d’utilisation de la production. Combinaison
Possibilité de distinguer le type de main d’œuvre familiale et l’entraide pour d’activités agricoles pour diversifier le revenu.
ressortir les différences qu’apporte le recours à l’entraide. Nécessité de distinguer le type de main d’œuvre familiale et
l’entraide pour ressortir les différences qu’apporte le recours à
l’entraide. Intéressant à ressortir notamment par rapport au profil du
CE.
Type 2 : familiale Critères de distinction cohérents : Critères de distinction cohérents : Critères de distinction très cohérents : exploitations de type
et salarié exploitations de type traditionnel exploitations à forte dotation en traditionnel mais transition vers des caractéristiques plus évoluées
temporaire mais transition vers des capitaux, en transition vers des car le recours à la MO extérieure reste temporaire tandis que les
caractéristiques plus évoluées car le caractéristiques plus évoluées. méthodes de cultures pratiquées sont plus modernes. L’orientation
recours à la MO salariée permanente au marché est plus grand et surtout, le revenu est nettement
est encore faible tandis que les supérieur au type familial et entraide.
Type 3 : familial méthodes de cultures pratiquées sont Critères de distinction cohérents : exploitations à majorité
et salarié plus modernes. traditionnelle mais capitaux humain, naturel, matériel, et financier
temporaire et plus importants.
permanent
Type 4 : Critères de distinction un peu plus Critères plus proches des types 2 et Critères de distinction bien distincts par rapport aux autres types :
uniquement dispersés : exploitations à majorité 3 : méthodes de cultures plus chefs d’exploitation relativement jeunes (37 ans en moyenne),
salarié traditionnelle mais caractéristiques modernes, dotation en capitaux plus pratique de la riziculture dont 100% du produit est commercialisé,
peu distinctes par rapport aux deux élevée. Mais quelques valeur de la production largement plus élevée que pour les autres
autres types car souvent devancé par caractéristiques contradictoires : plus types (3 200 000 Ar).
les types 2 et 3. Activités non faible part de la vente de production
agricoles notamment orientées sur le agricole.
commerce.
Vérification nécessaire sur l’existence réelle d’EA avec « salariés temporaires
uniquement » et sur la possibilité de combiner les « salariés temporaires
uniquement » avec le type 2.

24
Conclusion La distinction entre les types d’EA est beaucoup moins évidente à partir du L’entrée par la main d’œuvre permet de séparer les exploitations en
RA à cause des données incomplètes et parfois incohérentes. La trois groupes pertinents par rapport aux dotations en capitaux et les
décomposition de ces EA en sous-types, en croisant les critères de main performances en termes technique, économique et social (y compris
d’œuvre et de commercialisation, fait perdre à la typologie sa pertinence et par rapport à la pauvreté et à la sécurité alimentaire).
son utilité. Car certains sous-types sont trop réduits (surtout les « salariés Les données du ROR permettent ainsi de distinguer de manière plus
uniquement ») et ne correspondent à aucune description cohérente à partir des précise les trois types. Elles sont plus pratiques pour suivre
différentes variables de distinction et de caractérisation. De plus, ces EA l’évolution structurelle des exploitations en phase de transition
minoritaires sont statistiquement intraitables (régression logistique) pour (longue) d’une classe traditionnelle vers une classe plus moderne
expliciter les facteurs d’appartenance aux sous-types. (ex. : méthodes de culture), bien qu’encore très modérée.
Il est donc préférable de maintenir les types « familial et entraide », « mixte », Le ROR est centré sur une enquête auprès des ménages et ne permet
et « salariés » pour analyser les EA à partir des données du RA 2005. Ces pas d’aborder les questions de statut (juridique) des EA ni des
types revêtent déjà une cohérence qui permet d’approfondir l’analyse pour catégories « traditionnelles ou modernes » ni « grandes ou petites ».
aller jusqu’aux tests et à la définition de seuils de distinction entre les types. Il tient pour unité d’observation des ménages, donc des exploitations
familiales, et n’est pas destiné à enquêter les diversités des
exploitations allant de « petites » à « grandes » ou « individuelles » à
« coopératives ».

25
2.3 Feedback des parties prenantes :
En plus de l’inventaire des typologies déjà existantes, ayant permis de tracer des pistes sur les
informations manquantes attendues de la typologie pour OAM, les échanges avec les
différentes parties prenantes ont été fructueux. Il s’agit, à la base du partage des bases de
données, mais aussi des aspects techniques de la construction de typologie faite par les uns et
les autres. Les séances de réflexions communes ont aussi été indispensables pour adapter la
méthodologie aux niveaux national et local et étoffer l’analyse. C’est ainsi, par exemple, qu’il a
été jugé pertinent de recouper les résultats sur le RA 2005 par zone agro-écologique au niveau
national. Naturellement, les caractéristiques des types dans chaque zone correspondent aux
spécificités des Régions correspondantes. La validation des résultats avec les parties prenantes
est enfin une étape essentielle, non seulement pour discuter les résultats mais aussi pour mieux
répondre aux attentes des uns et des autres tout en respectant la méthodologie internationale de
l’OAM. C’est aussi un moyen de porter auprès des équipes OAM au niveau international les
points de vue des parties prenantes nationales.

Des questions fondamentales ont été soulevées durant les ateliers et méritent d’être soulignées :

- Les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ne peuvent être uniformisés


concernant certaines variables comme la surface exploitée, qui n’est pas quantifiable dans
le secteur de la pêche. Dans quelle mesure l’élevage et la pêche sont-ils alors bien intégrés
dans le processus de construction et de caractérisation des typologies ?
- L’OAM aborde plutôt, dans un premier temps, l’aspect « technique » de l’agriculture
(données structurelles, performances, etc.). Mais une analyse axée sur les dimensions socio-
économiques de l’Agricutlure est-elle envisageable ?
- Au niveau local, quelques indicateurs supplémentaires permettraient de mieux cerner
les types d’EA :
o la diversification culturale, association culture-élevage (par exemple, rizi-
pisciculture)
o Indicateurs agro-environnementaux supplémentaires: présence de karepoka,
anjavidy, ampanga, ensablement
o
- Selon les feedbacks locaux, les exploitations n’utilisant que de la main d’œuvre familiale
stricte et les exploitations utilisant de l’entraide ont des stratégies d’exploitation très
différentes. D’où la pertinence de la distinction des types « familial uniquement » et
« familial et entraide ». Cependant, l’entraide tend à disparaitre au lac Alaotra.
- Un regard particulier doit être porté sur l’accès à la terre et l’insécurité foncière au lac
Alaotra dans les différents types d’EA.

2.4 Comparaison et analyse par rapport aux types d’exploitation agricole


existants:
- Points communs :
o Même avec des contextes différents en milieu rural et en milieu péri-urbain, on
obtient sensiblement la même classification des exploitants agricoles selon la même
variable de distribution « type de main d’œuvre ».L’agriculture urbaine ne

26
favoriserait donc pas encore une meilleure mobilisation des moyens d’existence des
exploitants car l’agriculture familiale et traditionnelle reste prédominante.
o La rencontre de la typologie nationale OAM avec une typologie dans le Sud-Ouest
montre que la catégorisation des exploitations agricoles par taille « gros, moyens et
petits » est respectivement conforme avec la catégorisation par type de main
d’œuvre « salariée, mixte et familiale ». Toutefois, les notions évoluent
incontestablement lorsqu’on se retrouve dans un autre espace géographique (autre
pays) ;
o la classification détaillée du type de la main d’œuvre mixte est nécessaire en raison
de la complexité de la définition des types de main d’œuvre dans les exploitations
agricoles, c’est une démarche partagée entre quelques typologies déjà existantes
avec celle de l’OAM, issue des données ROR.
- Différences : dans des typologies établies dans un espace agricole particulièrement riche en
capital naturel, cas de Vakinankaratra, les exploitations qui utilisent la main d’œuvre mixte
ne sont pas négligeables, et même dans certains cas, majoritaires. Néanmoins, le cas de
Vakinankaratra diffère naturellement de l’ensemble de Madagascar du point de vue du
capital et du potentiel agricoles. Ce qui est aussi le cas du site du Lac Alaotra. Ces
comparaisons de la typologie OAM à partir du RA 2005 et les typologies locales permettent
alors de mettre en lumière les caractéristiques et les facteurs du développement agricole
dans chaque localité.
- Principale limite de la typologie pour OAM : le manque d’un grand nombre de variables
précises, par défaillance des données existantes, afin de répondre aux critères de distinction
des types et de les caractériser précisément. Ce résultat de typologie OAM permet de
réajuster les variables du RA et du ROR à l’avenir afin qu’ils soient davantage mobilisables
dans le cadre de l’OAM.

27
3 Recommandations pour les étapes ultérieures

3.1 Proposition de typologie révisée pour le RA


Caractères de Types
distinction

Management Mode de gestion par le ménage Mode de


gestion
d’entreprise
Autres variables Mode de gestion par le ménage =
que le statut traditionnel ? Moderne ?
juridique pour
Traditionnel ?
ressortir le Cas d’exploitations traditionnelles à grande
Formel ?
management ? taille, production et revenu élevés ?
Informel ?

Main d’œuvre Familiale + Mixte 100 % Salariée


entraide
Familiale + Familiale + permanent Familiale + temporaire Salariée Salariée permanente
entraide temporaire

Vérifier
l’authenticité
de ce type
Commercialisation Subsis Comm Subsistance Commercialisa Subsistance Commercialisation Subsis Comm Subsista Commer
tance erciali tion tance erciali nce cialisatio
sation sation n

Ne pas décomposer en sous-types selon l’accès au


marché/subsistance et semi-subsistance

28
3.2 Proposition de typologie révisée pour le ROR

Caractères de distinction Types

Management Données inexistantes


Ouverture du ROR à d’autres types
d’exploitations que familiales ?

Main d’œuvre MO Familiale + entraide MO mixte

Distinguer type
familial et type familial
+ entraide.

Familiale + entraide Familiale + temporaire Familiale + permanente ou


familiale + temporaire +
permanente

Commercialisation Revenu de la vente des produits Revenu de la vente des produits Revenu de la vente des produits
agricoles agricoles agricoles

Critères décrivant Sous-type : EA


les vendeurs nets ? commercialisant des
produits d’élevage ?

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3.3 Proposition de variables adaptées aux niveaux national et
international
o Variables au niveau international

Les données du RA sont incomplètes en ce qui concerne le travail et ne semblent pas


toujours cohérentes pour d’autres variables (produits bruts, équipements, etc.).
L’utilisation des données du RA pose la question, pour l’analyse, de la pertinence de la
différenciation dans l’échantillon des EA traditionnelles et modernes car les données
finales ne sont pas en correspondance avec les définitions initiales. La méthodologie (y
compris les définitions) et le questionnaire doivent être revus pour tout ce qui concerne le
travail. Il doit être appréhendé au niveau de l’exploitation et non au niveau de la parcelle.
Il faudrait plus de précision sur les actifs familiaux agricoles (pourcentages de temps de
travail pour l’agriculture) et surtout, il faudrait faire une fiche spécifique pour le recours
au travail extérieur avec des définitions précises et pertinentes pour les différents types de
travail (permanent, saisonnier, journalier, à la tâche, entraide).

Afin de disposer des informations utiles à l’analyse complète par l’approche par les
moyens d’existence, les données locales comme celles du ROR devraient être intégrées
dans une enquête plus légère (par rapport au questionnaire du RA). Les données du ROR
viendraient ainsi en complément aux données structurelles du RA qui ne comprendrait
plus d’enquête connexe. Les éléments manquants dans le RA se retrouveraient alors dans
le questionnaire ROR, à savoir les variables liées aux capitaux financier et social. Les
variables sur les achats de produits vivriers de base sont aussi à intégrer pour bien
distinguer les vendeurs nets, plutôt orientés au marché que sur la subsistance. Les
distances du marché par rapport au lieu d’habitation sont aussi des facteurs à prendre en
compte. Ces éléments existaient déjà dans le questionnaire ROR, mais il s’agit ici de
mettre l’accent sur la nécessité d’intégrer l’échantillon du ROR dans celui du RA afin de
pouvoir raccorder ensuite les données structurelles aux données sur les capitaux.

Pour le capital naturel, il faudra considérer les variables sur les qualités de
l’environnement, par exemple la qualité de l’eau.

Beaucoup de variables peuvent être adaptées au niveau international car elles portent sur
des composantes universelles des exploitations agricoles. Cependant lors de leur
définition, une attention particulière doit être apportée au sens commun donné à chaque
variable et aux possibilités d’adapter leur mesure selon les pays. Les modes de
comparaison doivent aussi être clairs afin d’éviter les conclusions précipitées sur des
résultats qui peuvent sembler identiques mais qui peuvent avoir des explications
complètement opposées.

Ex : Le niveau du revenu est similaire dans deux pays différents. Mais pour l’un, c’est le
résultat d’une forte décapitalisation. Pour l’autre, c’est la valeur de la production mise en
vente.

Enfin, la méthodologie internationale doit prévoir une méthode commune de synthèse des
5 capitaux afin que les résultats par pays soient comparables.

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o Variables au niveau national
- La comparaison avec le niveau de pauvreté nationale est pertinente car elle permet de
pointer du doigt le type d’agriculture foyer de la pauvreté.
- Les sous-produits agricoles, par exemple les pailles de riz et autres, sont à valoriser et
compter dans le revenu.
- La variable sur le salariat permanent, même en faible effectif dans la réalité, est à
approfondir dans le questionnaire du ROR.
- Le RA doit déboucher sur la caractérisation des exploitations agricoles selon les
différentes zones et des analyses par type d’exploitation et non uniquement d’une
description quantitative par produit, par technique, selon les niveaux de
représentativité (District, Région).
- La méthodologie de synthèse des 5 capitaux est à définir afin que la comparaison entre
les dotations en capitaux de chaque type soit valable et que cette comparaison puisse
se faire au niveau international.

3.4 Autres recommandations


o Implication des partenaires :

Elle est utile pour les partages et échanges de méthodes d’enquête et de construction des
typologies. La participation des partenaires est ponctuelle et mérite donc d’être fidélisée
avec des rencontres plus fréquentes ou avec un bulletin de liaison trimestriel. Les
partenaires participeraient ainsi à alimenter le bulletin. D’où l’importance du point focal
qui devrait animer les plateformes locales et faire le lien avec le Secrétariat de l’OAM.

o Renforcement de capacités :

La mise à jour des connaissances des équipes des observatoires doit porter sur les
tendances et réflexions autour des transformations agricoles et l’analyse dynamique de
données temporelles. Le fond documentaire de ces équipes doit aussi être renforcé, tant
par le biais d’internet, que les ouvrages et revues.

o Recommandations principales par rapport aux données :


- Etant donné l’expérience tirée de ce travail de typologie sur le RA et le ROR, il mettre
en lien le RA, qui est une enquête lourde qui se fait tous 10 ans, et les enquêtes légères
de type ROR qui renseignent annuellement sur l’agriculture.
- La collecte de données complémentaires est nécessaire vu l’insuffisance des variables
et des données des systèmes d’information mobilisés. Afin d’affiner la méthodologie
de constitution des variables clés plus pertinentes pour la typologie OAM, une
nouvelle enquête serait nécessaire. Il est préférable que cette enquête soit réalisée dans
une localité autre que l’Alaotra afin d’obtenir de nouveaux résultats sur une zone à
caractéristiques différentes. L’analyse sera ainsi géographiquement élargie pour mieux
tester la pertinence de la méthodologie OAM.

o Attentes par rapport à l’équipe OAM au niveau international et la


valorisation des travaux réalisés :

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- Animation, orientation ;
- Insertion de pages consacrées à chaque observatoire/pays sur le site internet de
l’OAM ;
- Appui à la recherche de financement ;
- Renforcement de la participation des équipes des observatoires aux conférences
nationales et internationales ;
- Mission de l’équipe OAM au niveau international à Madagascar. Les appuis
attendus de cette mission portent sur différentes étapes globalement récapitulées
ci-dessous :
o Conception et lancement du processus de participation dynamique des parties
prenantes (ateliers, bulletins, etc.) ;
o Renforcement de capacité technique de l’équipe de l’observatoire à
Madagascar ;
o Conception de l’enquête complémentaire.

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Rapport sur la typologie
des exploitations agricoles
à Madagascar
Un rapport de l'Observatoire des Agricultures du Monde

Les transformations structurelles


observées dans l’agriculture au niveau global
et leurs effets sur le développement durable sont très
peu documentées. L’évolution des formes d’organisation
de la production agricole dans les différentes régions du
monde ne sont pas appréhendées par les systèmes
d’informations actuels. Rien ne permet d’apprécier leurs
contributions au développement durable, ce qui
constitue une réelle limite pour la définition et
l’évaluation des politiques publiques. L’élaboration d’une
typologie internationale des exploitations agricoles, si
son utilisation était généralisée, permettrait de mieux
documenter ces transformations. Ce rapport a pour
objectif de caractériser les unités de production agricole
à Madagascar et leurs performances au niveau local et
national, de manière à être pertinent et utile pour définir
et évaluer les politiques publiques, mais aussi apprécier
les évolutions des différents types et l’impact de ces
évolutions sur le développement durable et les grands
enjeux auxquels est confrontée l’agriculture.

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