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Devoir MPSI 2015/2016 : Mathématiques

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Lycée Marceau MPSI 2015/2016 Le lundi 04 janvier 2016

Devoir surveillé no 5 (4 heures)

Ce devoir est constitué d'un exercice et de deux problèmes (de concours).L'ordre des exercices ne correspond
à aucun critère de diculté ou de longueur : vous pouvez les traiter dans l'ordre que vous voulez. Veillez
à soigner la copie tant pour l'écriture, la propreté que pour la rédaction, la rigueur et l'argumentation.
Vous numéroterez vos copies et ferez apparaître clairement sur la première page le nombre de copies.
La calculatrice n'est pas autorisée.

Pour rappel, on donne certains DL qui pourront être utiles : il s'agit pour des raisons pratiques à chaque
fois de DL à l'ordre 4 en 0.

x x2 x3 x4 4 x 2 x3 x4
+ ◦ x4
 
exp(x) = 1 + + + + +◦ x , ln(1 + x) = x − + −
1! 2! 3! 4! 2 3 4
1 2 3 4 4

=1−x+x −x +x +◦ x
1+x

EXERCICE : Diérence symétrique


On considère un ensemble E non vide. Pour A
B deux parties de E , on considère l'ensemble :
et
A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B). On rappelle que si C ∈ P(E), la fonction indicatrice de C est notée 1C
2
1. Montrer que, pour tout couple (A, B) de parties de E , on a : 1A∆B = (1A − 1B )
[
2. Montrer que pour tout couple (A, B) de parties de E , on a : A∆B = (A \ B) (B \ A)
3. Montrer que : ∀ (A, B, C) ∈ (P(E))3 , (A∆B) ∆C = A∆ (B∆C).
4. Démontrer qu'il existe une unique partie de E , partie que l'on notera X0 et que l'on déterminera,
telle que : ∀A ∈ P(E), A∆X0 = A = X0 ∆A

Montrer que : ∀A ∈ P(E), ∃!A ∈ P(E)


0
5. A∆A0 = X0 = A0 ∆A

PROBLEME I :
On considère les fonctions f et g R∗+ par
dénies sur :
 
1 f (t)
f (t) = exp − et g(t) =
t t

PARTIE A : Généralités
1. Prouver que f et g sont de classe C ∞ sur R∗+ et que, pour tout t ∈ R∗+ , g(t) = tf 0 (t) .
2. Montrer que g est prolongeable par continuité en 0 et que le prolongement (encore noté g ) est dérivable
en 0.

3. Dresser le tableau de variations de g sur R+ , puis en tracer un graphe (on donne e−1 = 0.36 à 10−2 près).
 
∗ 1
4. Soit H la primitive sur R+ s'annulant en 1 de la fonction t 7→ g
t
(a) Calculer H
(b) Former un développement limité de H à l'ordre 3 au voisinage de 1.
t
5. Soit n>3 un entier naturel. On introduit l'équation (En ) : f (t) = d'inconnue t ∈ R∗+
n
(a) En utilisant la question 3, montrer que (En ) a une unique solution αn dans ]0, 1[.
Montrer de même que (En ) a une unique solution dans ]1, +∞[, que l'on notera βn .
(b) Montrer que les suites (αn )n>3 et (βn )n>3 sont monotones.

(c) Est-il possible que l'une de ces deux suites converge vers une limite ` > 0 ? En déduire leurs
limites.

1
Lycée Marceau MPSI 2015/2016 Le lundi 04 janvier 2016

PARTIE B : Fonctions dénies par des intégrales


On prolonge maintenant f à R+ en posant f (0) = 0
Montrer que l'application f ainsi prolongée est de classe C sur R ; f 0 (0)
1 +
6. préciser et montrer que
l'égalité de la question 1 de la partie A reste valable pour t = 0.

7. Soit x ∈ R+ . On note :
Z x Z x
F (x) = f (t) dt et G(x) = g(t) dt
0 0

 f et g sont
Ces intégrales existent car les fonctions
 continues sur R+
1
(a) Montrer que F (x) = x exp − − G(x)
x
Z 1
(b) Montrer que pour tout x > 1, 0 6 G(x) 6 ln(x) + C où C= g(t) dt
0
(c) En déduire que G(x) est négligeable devant x au voisinage de +∞.
(d) Déterminer un équivalent simple de F (x) au voisinage de +∞.

8. Résoudre sur R+ l'équation diérentielle (E) : x2 y 0 + y = x2 . L'expression générale de la solution
fera apparaitre la fonction F

PARTIE C : Etude qualitative d'une équation diérentielle


2 0
On considère maintenant une application y solution de (E) : x y + y = x2 cette fois sur R+ et on
suppose que y est de classe C sur R . Nous allons, sans aucun calcul explicite de y , déterminer
∞ +
(n)
entièrement la suite des un = y (0) à partir de l'équation (E).
9. Que vaut u0 = y(0) ?
0 00
10. En dérivant (E), calculer u1 = y (0) puis u2 = y (0).
2 3
11. Peut-on avoir y de la forme : x 7→ αx + βx + γ avec (α, β, γ) ∈ R ?

12. Soit n un entier naturel.

(a) On suppose ici n > 3. Prouver à l'aide de la formule de Leibniz que, pour tout x ∈ R+ :

x2 y (n+1) (x) + (1 + 2nx) y (n) (x) + n(n − 1)y (n−1) (x) = 0


En déduire une relation de récurrence entre un et un−1 .
(b) Donner une expression de un en fonction de n en utilisant une factorielle, valable pour tout
n>2

PROBLEME II :
PARTIE I :
ln (1 + x)
On considère la fonction f dénie par la relation f (x) =
x
1. Déterminer l'ensemble de dénition D de f.
2. Montrer que f admet en 0 un prolongement par continuité. On précisera par quelle valeur f est
alors prolongée et on continuera à appeler f le prolongement ainsi obtenu. On appellera D0 le
nouvel ensemble de dénition de f .
0
3. fest-elle dérivable en 0 ? Si oui, préciser f (0).
0
Calculer f (x) sur D puis prouver que f est de classe C1 sur D0 .
4. Etudier les variations de f. On dressera son tableau de variations.

On pourra utiliser la fonction auxiliaire k dénie par : k (x) = x − (1 + x) ln (1 + x) .

2
Lycée Marceau MPSI 2015/2016 Le lundi 04 janvier 2016

PARTIE II :
Z 1
Dans la suite, on s'intéressera à l'intégrale suivante f (t) dt.
0
On notera L la valeur de cette intégrale mais on ne cherchera pas à calculer cette valeur.

Pour tout entier naturel n non nul on dénit les polynômes


2 3 n
X X X4 n−1 X
n X (−1)k−1 X k
Pn (X) = X − + − + · · · + (−1) =
2 3 4 n k=1
k
n
X2 X3 X4 n−1 X
n X (−1)k−1 X k
et Qn (X) = X − + − + · · · + (−1) =
22 32 42 n2 k=1
k2

2 3 n−1 n−1 1 − (−1)n tn


5. Justier : ∀t ∈ [0, 1] , 1 − t + t − t + · · · + (−1) t =
1+t
(−t)n
Z x
6. En déduire : ∀x ∈ [0, 1] , Pn (x) = ln (1 + x) − dt.
0 1+t
(−t)n
Z x
Dans toute la suite on notera : ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1] , Rn (x) = dt.
0 1+t
xn+1
7. Etablir la majoration : ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1] , |Rn (x)| 6
n+1
0 Pn (x)
8. Comparer pour tout x ∈ ]0, 1] : Qn (x) et
x
Pn (x) ln (1 + x)
9. En notant , gn l'application dénie pour tout x ∈ ]0, 1] par gn (x) = − et gn (0) = 0,
x x
montrer : Z 1
1
|Qn (1) − L| 6 |gn (x)| dx 6
0 (n + 1)2
En déduire lim Qn (1)
n→+∞

10. Déterminer un entier naturel N tel que QN (1) donne une valeur approchée de L à 10−4 près.

PARTIE III :
On s'intéresse à présent aux dérivées successives de f que l'on note f (n) , n ∈ N∗
11. Montrer que f est indéniment dérivable ]0, +∞[
00
12. Calculer , f (x) sur ]0, +∞[ .
13. Montrer que pour tout entier naturel n non nul il existe un polynôme Tn à coecients réels et un
réel an tels que :
Tn (x) ln (1 + x)
∀x ∈ R∗+ , f (n) (x) = n n + an
(1 + x) x xn+1
14. Montrer que tous les coecients de Tn sont des entiers.

15. En utilisant la formule de Leibniz calculer f (n) (x) et en déduire la valeur de Tn .


On ne cherchera pas à expliciter une expression de chacun des coecients de xk (k ∈ N) de ce polynôme
Vérier cette expression pour n=2

3
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EXERCICE : Diérence symétrique


On considère un ensemble E non vide. Pour A etB deux parties de E , on considère l'ensemble :
A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B). On rappelle que si C ∈ P(E), la fonction indicatrice de C est notée 1C
1. Connaissant les fonctions indicatrices des intersections, des réunions et des complémentaires, on a :
1A∆B = 1A∪B (1 − 1A∩B ) = (1A + 1B − 1A 1B ) (1 − 1A 1B ). Ainsi, comme les fonctions indicatrices

1A∆B = 1A +1B −21A 1B = (1A − 1B )2 i.e.


sont égales à leurs carrés, on a : 1A∆B = (1A − 1B )2
[
2. On calcule de même la fonction indicatrice de (A \ B) (B \ A) :
1(A\B) (B\A) = 1A (1 − 1B ) + 1B (1 − 1A ) − 1A (1 − 1B ) 1B (1 − 1A ) = 1A + 1B − 21A 1B = 1A∆B .
S

Or les fonctions indicatrices caractérisent les parties donc

pour tout couple (A, B) de parties de E , on a : A∆B = (A \ B)


[
(B \ A)

3. Soit (A, B, C) ∈ (P(E))3 . On calcule les fonctions indicatrices de (A∆B) ∆C et de A∆ (B∆C).


2
On a : 1(A∆B)∆C = (1A∆B − 1C ) = 1A + 1B + 1C − 21A 1B − 21B 1C − 21A 1C + 41A 1B 1C et de
2
même 1A∆(B∆C) = (1A − 1B∆C ) = 1A + 1B + 1C − 21A 1B − 21B 1C − 21A 1C + 41A 1B 1C . Ainsi

(A∆B) ∆C = A∆ (B∆C) : la diérence symétrique est associative .


4. Par analyse-synthèse, montrons ∃!X0 ∈ P(E)|∀A ∈ P(E), A∆X0 = A = X0 ∆A.
Analyse : Si une telle partie X0 existe.
Alors pour toute partie A de E , on a : 1A∆X0 = 1A i.e. (1A − 1X0 )2 = 1A . En particulier avec la
2
partie A=∅ dont la fonction indicatrice est nulle, on a : 1X = 0 i.e. X0 = ∅
0
Synthèse : SoitX 0 = ∅.
Pour toute partie A de E , on a : 1A∆X0 = 12A = 1A . Donc A∆X0 = A. Et par commutativité de ∆,
on a aussi A = X0 ∆A.

Ainsi il existe une unique partie de E , X0 = ∅ telle que : ∀A ∈ P(E), A∆X0 = A = X0 ∆A


5. Par analyse-synthèse, on montre : ∀A ∈ P(E), ∃!A0 ∈ P(E) A∆A0 = X0 = A0 ∆A et A0 = A

PROBLEME I :
 
1 f (t)
Soit f (t) = exp − et g(t) =
t t

PARTIE A : Généralités
1
1. f est la composée de deux fonctions de classe C ∞ : t 7→ − sur R∗+ et exp sur R.
t
Donc f est de classe C ∞ sur R∗+ .

g est le quotient de deux fonctions de classe C ∞ sur R∗+ dont le dénominateur ne s'annule pas sur
R∗+ donc g est de classe C ∞ sur R∗+ .
 
∗ 0 1 1 f (t)
On dérive f : ∀t ∈ R+ , f (t) =
2
exp − = 2 . Donc ∀t ∈ R∗+ , g(t) = tf 0 (t) .
t t t
exp − 1t

2. Par croissance comparée lim = 0.
t→0+ t
Donc g est prolongeable par continuité en 0 en posant g(0) = 0 . De plus, toujours par
exp − 1t

g(t) − g(0)
croissance comparée, = −→ 0. Ainsi g est dérivable en 0 et g 0 (0) = 0
t−0 t2 t→0+
.

4
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axe y
x 0 1 +∞
0.4 
1

g 0 (x) 0 + 0 − g(x) =
exp − x
x
−1
e 0.2
g(x)
axe x
0 0 0
0 1 2 3 4

(1 − t)f (t)
3. On a pour t > 0 : g 0 (t) = ce qui est du signe de 1 − t. On en déduit le tableau de
0
t3
variation : (la limite en 0 de g (t) s'obtient par comparaison des puissances et des exponentielles ainsi que

celle en +∞ de g)
 
∗ 1
4. Soit H la primitive sur R+ s'annulant en 1 de la fonction t 7→ g
t
Z x
(a) Soit x∈ R∗+ . On a : H(x) = t e−t dt. Donc en intégrant par parties, on obtient :
1
H(x) = 2e−1 − (x + 1)e−x
u 1
− u3 + ◦ u3

(b) En utilisant le résultat sur le produit et la somme de DL, on a : H(1 + u) ==+
u→0 e 6e
.
t
5. Soit n>3 un entier naturel. On introduit l'équation (En ) : f (t) = d'inconnue t ∈ R∗+
n
1
(a) On remarque qu'en divisant par t l'équation (En ) devient : g(t) = . Or à la question 3, on a
n
montré :

 g continue et strictement croissante sur l'intervalle ]0, 1[


1
 lim g = 0, lim g=
0+ − 1 e
 
1
Ainsi par le théorème d'homéomorphisme, g est une bijection de ]0, 1[ vers 0, . Or comme
  e
1 1
n > 3 > e, on a ∈ 0, . Donc il existe un unique αn ∈]0, 1[ solution de (En ) .
n e
De même il existe un unique βn ∈]1, +∞[ solution de (En ) .

1 1
(b) Soit n > 3. On a g (αn+1 ) = < = g (αn ). Comme αn et αn+1 sont dans ]0, 1[ intervalle
n+1 n
sur lequel g est croissante, on en déduit : αn+1 < αn . Ainsi (αn )n>3 est décroissante . De
même (βn )n>3 est croissante .

(c) On note (un )n>3 une quelconque de ces suites.

 Supposons par l'absurde que (un )n>3 converge vers ` > 0. En passant à la limite dans la re-
1 ∗
lation g (un ) = , on a par continuité de g en `, g(`) = 0 ce qui contredit ∀t ∈ R+ , g(t) > 0.
n
il est impossible que l'une de ces deux suites converge vers une limite ` > 0
 La suite (αn )n>3 est décroissante et minorée par 0. Donc elle converge vers une limite
` > 0. Or cette limite ne peut pas être strictement positive dans le point précédent, donc

(αn )n>3 converge vers 0


 La suite (βn )n>3 est croissante et minorée par 1. Donc soit elle diverge vers +∞ soit elle
converge vers un réel ` > 1. Or elle ne peut pas converger vers un réel strictement positif

d'après le point précédent, donc (βn )n>3 diverge vers +∞

5
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PARTIE B : Fonctions dénies par des intégrales


On prolonge maintenant f à R+ en posant f (0) = 0
6.  f est continue sur R∗+ et f (t) −→+ 0 = f (0). Ainsi f est continue sur R+ .
t→0
 f est de classe C1 sur R∗+ .
exp − 1t

 Par croissance comparée, f 0 (t) = −→ 0 qui est une limite nie.
t2 t→0+

Ainsi par théorème de classe C1 par prolongement, f est de classe C 1 sur R+ et f 0 (0) = 0 .

On remarque alors en reprenant l'égalité de la question 1 que ∀t ∈ R+ , g(t) = tf 0 (t)


Z x Z x
7. Soit x∈ R∗+ . On note : F (x) = f (t) dt et G(x) = g(t) dt Ces intégrales existent car les
0 0
+
fonctions f et g sont continues sur R

(a) En intégrant F (x) par parties et en utilisant ∀t ∈ R+ , g(t) = tf 0 (t) , on obtient :


 
1
F (x) = x exp − − G(x)
x
Z 1 Z x Z x
dt
(b) Soit x > 1. On a : G(x) = g(t) dt + g(t) dt 6 C + i.e.
0 1 1 t
Z 1
∀x > 1, 0 6 G(x) 6 ln(x) + C où C = g(t) dt
0

G(x) C ln(x)
(c) On en déduit que : ∀x > 1, 0 6 6 + . Ainsi par le théorème des gendarmes,
x x x
G(x)
−→ 0. Ainsi G(x) == ◦ (x) .
x x→+∞ x→+∞
 
F (x) 1 G(x)
(d) Soit x > 1. On a : = exp − − −→ 1. Ainsi F (x) ∼ x au voisinage de +∞
x x x x→+∞
.

8. Soit l'équation diérentielle (E) : x2 y 0 + y = x2 .


 
1
 Equation homogène. Les solutions de l'équation homogène sont de la forme : x 7→ λ exp
x
 Variation de la constante. On cherche une solution particulière de
  (E) sous la forme
1
y(x) = λ(x) exp avec λ dérivable. On trouve alors que :
x
y est solution de (E) ssi ∀x ∈ R∗+ , λ0 (x) = f (x). On choisit alors λ = F .
 
1

Ainsi les solutions de (E) sur R+ sont les fonctions x 7→ (A + F (x)) exp où A ∈ R
x

PARTIE C : Etude qualitative d'une équation diérentielle


2 0
On considère maintenant une application y solution de (E) : x y + y = x2 cette fois sur R+ et on
suppose que y est de classe C sur R . Nous allons, sans aucun calcul explicite de y , déterminer
∞ +
(n)
entièrement la suite des un = y (0) à partir de l'équation (E).
9. Dans l'équation (E) on prend x = 0. On trouve y(0) = 0 i.e. u0 = 0
10.  En dérivant (E) une fois, on trouve : ∀x ∈ R+ , x2 y 00 (x) + (2x + 1)y 0 (x) = 2x. Donc en évaluant
en 0, on trouve u1 = 0
 En dérivant deux fois (E), on trouve : ∀x ∈ R+ , x2 y (3) (x) + (4x + 1)y 00 (x) + 2y 0 (x) = 2. Donc

en évaluant en 0, on trouve u2 = 2

6
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11. Par l'absurde Supposons que y de la forme : x 7→ αx2 + βx + γ . D'après la question précédente,
2
on aurait alors γ = 0 = β et α = 1 donc y serait nécessairement la fonction x 7→ x . Or on vérie
aisément que cette fonction n'est pas solution de (E).

Ainsi y n'est pas un polynôme de degré inférieur ou égal à 2


12. Soit n un entier naturel.

(a) On suppose ici n > 3. h la fonction x 7→ x2 y 0 (x). D'après la formule de Leibniz et en


On note
2
constatant que les dérivées de x 7→ x d'ordre k > 3 sont nulles, on a :
∀x ∈ R+ , h(n) (x) = x2 y (n+1) (x) + 2nxy (n) (x) + n(n − 1)y (n−1) (x). Ainsi, en dérivant n fois (E)
et en constatant que le second membre aura une dérivée n−ième nulle, on a :

∀x ∈ R+ :x2 y (n+1) (x) + (1 + 2nx) y (n) (x) + n(n − 1)y (n−1) (x) = 0 .

En évaluant la relation précédente en x = 0, on en déduit ∀n > 3, un = −n(n − 1)un−1


En déduire une relation de récurrence entre un et un−1 .
n n
uk
−k(k − 1) (ce
Y Y
(b) En utilisant une récurrence ou le produit téléscopique un = u2 = u2
k=3
uk−1
k=3

(−1)n (n!)2
qui est possible car les uk sont non nuls à partir de k = 2), on trouve : ∀n > 2, un =
n
.

PROBLEME II :
PARTIE I :
ln (1 + x)
On considère la fonction f dénie par la relation f (x) =
x
1. f est dénie sur D = ]−1, 0[ ∪ ]0, +∞[ .

x2
+ ◦ x2 .

2. On a ln (1 + x) == x −
x→0 2
x
Ainsi, pour x 6= 0, on a f (x) == 1 − + ◦ (x). Donc
x→0 2
f admet en 0 un prolongement par continuité en posant f (0) = 1 . f ainsi prolongée est
0
continue sur D = ]−1, +∞[ .

f (x) − f (0) − x2 + ◦ (x) 1 1


3. Pour x 6= 0, on a : = −→ − . Ainsi f est dérivable en 0 et f 0 (0) = −
x−0 x x→0 2 2
.
Sur D, f est de classe C1 comme quotient de fonctions de classe C dont le dénominateur ne s'an-
1

x
− ln(1 + x)
nule pas sur D, et on a :
0
,
∀x ∈ ]−1, 0[ ∪ ]0, +∞[ f (x) = 1+x
.
x2
x x2 1
− ln(1 + x) == − + ◦ x2 . Ainsi f 0 (x) −→ − = f 0 (0).

Par un calcul de DL, on trouve
1+x x→0 2 x→0 2
f0 Comme f est de classe C sur D = ]−1, 0[ ∪ ]0, +∞[, on en déduit que
1
Ainsi est continue en 0.

f est de classe C 1 sur D0 = ]−1, +∞[


x − (1 + x) ln(1 + x) k(x)
4. ∀x ∈ ]−1, 0[∪]0, +∞[, f 0 (x) = 2
= avec k(x) = x−(1 + x) ln (1 + x).
(1 + x)x (1 + x)x2
Or k est dérivable sur D0 = ]−1, +∞[ et ∀x ∈ D0 , k 0 (x) = − ln(1 + x) qui est du signe opposé à
0
x. Ainsi k possède un maximum global en 0. Or k(0) = 0 donc ∀x ∈ D , k(x) 6 0 avec égalité

7
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x −1 0 +∞
f 0 (x) −
+∞
f (x) 1
uniquement en 0. On en déduit que f est décroissante sur D0 0

PARTIE II :
Z 1
Soit L= f (t) dt.
0
On notera L la valeur de cette intégrale mais on ne cherchera pas à calculer cette valeur.

Pour tout entier naturel n non nul on dénit les polynômes


n k−1 k n
X (−1) X X k−1
(−1) X k
Pn (X) = et Qn (X) =
k=1
k k=1
k2
5. D'après l'expression de la somme des premiers termes d'une suite géométrique de raison diérente

2 3 n−1 n−1 1 − (−1)n tn


de 1, on a ∀t ∈ [0, 1] , 1 − t + t − t + · · · + (−1) t =
1+t
6. Soit x ∈ [0, 1]. En intégrant entre 0 et x les diérents membres de l'égalité précédente, on a :
n−1 Z x n
(−t)n 1 − (−t)n
Z x Z x X
k k
X (−1)k−1 xk
ln (1 + x) − dt = dt = (−1) t dt = . Ainsi
0 1+t 0 1+t k=0 0 k=1
k
(−t)n
Z x
∀x ∈ [0, 1] , Pn (x) = ln (1 + x) − dt .
0 1+t

(−t)n
Z x
Dans toute la suite on notera : ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1] , Rn (x) = dt.
0 1+t
(−t)n
Z x Z x
xn+1
7. Soit n ∈ N et ∀x ∈ [0, 1]. On a : |Rn (x)| 6 dt 6 (t)n dt = . Ainsi
0 1+t 0 n+1
xn+1
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1] , |Rn (x)| 6
n+1
Pn (x)
8. On trouve aisément ∀x ∈ ]0, 1] : Q0n (x) = .
x
Pn (x) ln (1 + x)
9. On note gn l'application dénie pour tout x ∈ ]0, 1] par g (x) = − et gn (0) = 0.
x x
Pn (x)
D'après ce qui précéde, on a : ∀x ∈ [0, 1] , gn (x) = Q0n (x) − f (x) (valable aussi en 0 car et
x
Rn (x)
f (x) tendent vers 1 lorsque x tend vers 0). Par ailleurs, pour x > 0, gn (x) = − . Aussi :
x
1 1 1
xn
Z Z Z
1
|Qn (1) − L| = gn (t)dt 6 |gn (x)| dx 6 dx = . Ainsi lim Qn (1) = L
0 0 0 n+1 (n + 1)2 n→+∞

1 1
10. Pour n > 99 , on a |Qn (1) − L| 6 2
6 4
(n + 1) 10

PARTIE III :
On s'intéresse à présent aux dérivées successives de f que l'on note f (n) , n ∈ N∗
11. f est le quotient de fonctions de classe C ∞ sur ]0, +∞[ dont le dénominateur ne s'annule pas sur

]0, +∞[, donc f est de classe C ∞ sur ]0, +∞[

8
Lycée Marceau MPSI 2015/2016 Le lundi 04 janvier 2016

1 ln(1 + x) −2 − 3x 2 ln(1 + x)
12. On trouve : ∀x ∈ ]0, +∞[ , f 0 (x) = − et f 00 (x) = +
x(1 + x) x2 2
x (1 + x) 2 x3
Tn (x) ln(1 + x)
13. Soit Pn la proposition :  ∃ (Tn , an ) ∈ R[X] × R |∀x ∈ R∗+ , f (n) (x) = n n
+ an 
(1 + x) x xn+1
1 ln(1 + x)
 P1 est-elle vraie ? On a : ∀x ∈ R∗+ , f 0 (x) = − . Donc si on pose T1 le
(1 + x)x x2
∗ 0 T1 (x) ln(1 + x)
polynôme constant égal à 1 et a1 = −1, on a bien ∀x ∈ R+ , f (x) = + a1 .
(1 + x)x x2
Donc P1 est vraie
 On suppose que Pn est vraie pour un certain entier n > 1. Pn+1 est-elle vraie ?. On a l'existence d'un
Tn (x) ln(1 + x)
polynôme Tn et d'un réel an tels que : ∀x ∈ R∗+ , f (n) (x) = n n
+ an . Donc, en
(1 + x) x xn+1
dérivant cette expression, on obtient :
x(1 + x)Tn0 (x) −
(2nx + n)Tn (x) + an (1 + x)n ln(1 + x)
∀x ∈ R∗+ , f (n+1) (x) = n+1 n+1
−an (n+1) . Ainsi
(1 + x) x xn+2
0 n
en posant Tn+1 le polynôme déni par : Tn+1 (x) = x(1 + x)Tn (x) − (2nx + n)Tn (x) + an (1 + x)

∗ (n+1) Tn+1 (x) ln(1 + x)


et an+1 = −(n + 1)an , on a bien ∀x ∈ R+ , f (x) = + an+1 . On en
n+1
(1 + x) x n+1 xn+2
déduit que Pn+1 est vraie
 Ainsi, on a montré que P1 est vraie et, pour tout entier n > 1, Pn vraie entraine Pn+1 vraie.

Ainsi, par le théorème de récurrence, on en déduit que pour tout n ∈ N∗ Pn , est vraie
Tn (x) ln(1 + x)
i.e. ∀n ∈ N∗ , ∃ (Tn , an ) ∈ R[X] × R |∀x ∈ R∗+ , f (n) (x) = n n
+ an
(1 + x) x xn+1
14. Soit Pn la proposition :  Tn est à coecients entiers et an est un entier

 P1 est-elle vraie ? On a : T1 = 1 le polynôme constant égal à 1 et a1 = −1, on a bien T1 à

coecients entiers et a1 est entier. Donc P1 est vraie


 On suppose que Pn est vraie pour un certain entier n > 1. Pn+1 est-elle vraie ?. On a Tn est à co-
an est un entier. Or Tn+1 est déni par :
ecients entiers et
Tn+1 (x) = x(1 + x)Tn0 (x) − (2nx + n)Tn (x) + an (1 + x)n ce qui est à coecients entiers et

an+1 = −(n + 1)an ce qui est aussi entier. On en déduit que Pn+1 est vraie
 Ainsi, on a montré que P1 est vraie et, pour tout entier n > 1, Pn vraie entraine Pn+1 vraie.

Ainsi, par le théorème de récurrence, on en déduit que pour tout n ∈ N∗ Pn , est vraie
i.e. ∀n ∈ N∗ , Tn est à coecients entiers et an est un entier
1
15. On pose ϕ : x 7→ ln(1 + x) et h : x 7→ . ϕ et h sont de classe C∞ sur R∗+ et on a :
x
(k − 1)! p!
Si k > 1, ϕ(k) (x) = (−1)k−1 et pour p > 0, h(p) (x) = (−1)p . Aussi en appliquant la
(1 + x)k xp+1
n  
(n)
X n
formule de Leibniz, on a : f (x) = ϕ(k) (x)h(n−k) (x) + ϕ(x)h(n) (x) i.e.
k
k=1
n  
(n)
X n k−1 (k − 1)! n−k (n − k)! (−1)n n! ln(1 + x)
f (x) = (−1) (−1) + .
k (1 + x)k xn−k+1 xn+1
k=1
n
n−1
X (1 + x)n−k xk−1
Ainsi Tn (x) = (−1) n!
k=1
k
2
2−1
X (1 + x)2−k xk−1
Pour n = 2, on a (−1) 2! = −2 (1 + x) − x = −2 − 3x = T2 (x)
k=1
k

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