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Mecasol

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Chapitre 2: Granulométrie des granulats à béton

Etudier la granulométrie d'un granulat c'est étudier la distribution en poids suivant


la grosseur des grains composant ce granulat. Pour le faire, deux modes s'offrent
pour réaliser l'analyse granulométrique sur un matériau suivant les dimensions des
éléments qui composent ce matériau. On distingue l'analyse granulométrique par
tamisage et la sédimentométrie. Lorsqu'il s'agit d'un sol comportant un mélange de
gros grains et de grains fins, l'analyse granulométrique complète se fait en opérant
une séparation de la fraction sableuse de celle constituée d'éléments plus fins que
0,05mm. Ainsi l’analyse granulométrique par tamisage sur la partie sableuse est
complétée par la sédimentométrie.

2.1. Analyse granulométrique par tamisage


2.1.1. Principe de l'essai
La norme française NF P 94-056 analyse granulométrique, méthode par tamisage à
sec aprés lavage spécifie, entre autres, l’appareillage et le mode opératoire de cet
essai.
L'essai consiste à faire passer le matériau au travers d'une série de tamis
normalisés afin d'en déterminer la distribution en poids des granulats suivant leurs
dimensions. Ces poids sont exprimés en pourcentage. Cette distribution est traduite
en courbe qu'on appelle la courbe granulométrique, tracée en portant en ordonnée
le pourcentage cumulé passant des masses (graduation arithmétique) et en portant
en abscisse l'ouverture des tamis (graduation logarithmique). La connaissance de la
courbe granulométrique permet de déterminer la classe granulaire du granulat et
d'interpréter les résultats d'analyse. La courbe granulométrique constitue une
donnée indispensable à la formulation des bétons. L'analyse granulométrique se
fait par tamisage pour les granulats de diamètres supérieurs à 0,05mm.
- Refus sur un tamis c'est l'ensemble des éléments retenus sur ce tamis.
- Tamisit ou passant sur un tamis c'est l'ensemble des matériaux qui passe.

2.1.2. Appareillage.
L'appareillage comprend:
- une étuve pour sécher les granulats
- un vibro tamis avec accessoires ou une série normalisée de tamis du Systeme
International (SI)
Dans le cas de formulation du béton, la série de tamis comprend:
 Pour le sable, les modules: 20-23-26-29-32-35-38-39 correspondant
respectivement au tamis d'ouvertures (mm): 0,08-0,16-0315-0,63-125-25 -5-
6,3
 La série de tamis dans le cas du gravier comprend les modules de tarnis: 36-
38-39-40-41-42-43-44-45-46-47-48-49-50 correspondant au tamis
d'ouvertures (mm):3,15- 5 - 6,3 -8 -10 -12,5 -16 -20 -25 -31,5 -40 -50- 63 -
80
- une étuve avec thermostat;
- une balance électronique de portée de 300 g á 2000g et pesant à 1 gramme
près dans le cas du sable;
- une balance de portée de 15 kg a 60 kg et pesant à 1g ou à 2g près ou a 5 g
près dans le cas du gravier;
- des plateau;
- des brosses métalliques.

2.1.3. Mode opératoire


[Link]. Echantillonnage
L'échantillon sera prélevé conformément aux normes exigées. En général on
soumettra à l'analyse une masse de matériau sec telle que 200 D < m < 600 D
m = masse de l'échantillon (en grammes)
D = dimension maximum du plus gros élément (en mm)

Nota
Dans la pratique, on ne se contente pas d'effectuer une seule mais au moins cinq
analyses granulométriques par granulat. On détermine ainsi, non pas une courbe
mais un fuseau granulométrique dont la courbe moyenne sert ultérieurement à la
détermination des compositions de béton

[Link]. Lavage et séchage préalables de l'échantillon (cas des sols)


Effectuer séchage préalable de l'agrégat à l'étuve jusqu'à poids constant. Peser la
masse initiale sèche;
Recueillir les fines par lavage continu sur tamis de 0,08 mm, sécher et soumettre
cette partie à l'analyse granulométrique par sédimentometrie;
Effectuer à nouveau un séchage à masse constante (105°C)

[Link]. Tamisage

Choix du premier tamis à utiliser : ce sera le plus petit laissant passer tout le
matériau;
……………………………………partie
déchirer………………………………
Arrêter le tamisage lorsqu' aucun gravillon ne traverse plus le tamis pendant une
période de 25 secousses. En aucun cas l'opérateur ne doit forcer les gravillons à
l'aide de sa main pour les aider à passer à travers les tamis;

Recueillir le tamisât sur la passoire immédiatement inférieure et recommencer


l'opération et ainsi de suite...

NB: L'emploi simultané de plusieurs tamis empilés les uns sur les autres est
rigoureusement interdit si l'on ne dispose pas de tamiseuse automatique.

Peser les refus au fur et à mesure que l'on opère et inscrire les résultats sur la
feuille d'essai

Peser le tamisât du dernier tamis utilisé et vérifier que la somme des poids obtenus
refus cumulés plus dernier tamisât) ne peut pas différer de plus de 2% du poids
initial de l'échantillon.

2.1.4. Résultats

Il s'agit de:
- traduire les résultats en courbes:
- calculer le module de finesse (pour le sable)

Le module de finesse d'un granulat est égal au 1/100 de la somme des refus
exprimés en pourcentages sur les différents tamis de la série suivante;
0.16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,5 - 5

Le module de finesse d'un sable est une caractéristique importante de ce dernier.


Pour un bon sable à béton ce module doit être (2,2 < MF < 2,8)

La très grande influence négative de la finesse du sable sur les diverses qualités du
béton a été signalée dans la littérature et démontrée dans plusieurs cas de travaux

Granularité d'un granulat


On dit d'une granularité qu'elle est serrée (a) lorsque les particules sont de taille
relativement uniforme et qu’il ya peu de variation entre les plus grandes et les plus
petites particules;

On dit qu'une granularité est étalée (b) lorsque les particules sont de tailles très
différentes et qu’il y a une grande variation entre les plus grands et les plus petits
particules;

On a une granularité discontinue (c) lorsqu’il y a des sauts ou des lacunes dans la
distribution des tailles de particules;

On a une granularité continue (d) lorsqu’il n’y a pas de discontinuité dans la


distribution des tailles de particule.

a) Serrée b) étalée c) discontinue d) continue

Figure 2.1: Différentes allures de courbe granulométrique


Coefficients d'uniformité et coefficient de courbure

a) Coefficient d'uniformité C, Il est calculé par:

D60
Cu= D10

avec:
D60 diamètre de particule qui correspond à 60% de passant.
D10 diamètre de particule qui correspond à 10% de passant.

Ce coefficient renseigne sur l'étalement du matériau sur les tamis. Plus il y a de


tamis. plus il est élevé.

b) Coefficient de courbure Cc
D60
Cc = D10

Avec:
D30 = diamètre de particule qui correspond à 30% de passant.
Il renseigne sur l'allure de la courbe.

Sédimentométrie

La norme française NF P 94-057 Analyse granulométrique des sols, méthode par


sédimentation specifie entre autres, l'appareillage et le mode opératoire de cet
essai. Cette méthode d'analyse granulométrie s'applique aux éléments de
dimensions comprises entre 0,2µ et 100µ. L'essai est réalisé pour compléter
l'analyse granulometrique par tamisage.
La méthode est basée sur le fait que les grains de diamètres différents sedimentent
dans un milieu liquide au repos, à vitesses différentes. La relation entre diamètre
des grains et vitesse de sédimentation est donnée par la loi de stockes en supposant
que les grains ont tous une forme sphérique:
γs−γw
V=g 18 η D2
avec:

v= vitesse de décantation (cm/s)

γs= poids spécifique du grain (g/cm3)

γw= poids spécifique du liquide (g/cm3)

g= accélérateur de pesanteur (cm/s2)

D= diamètre de la sphère (cm)

η=viscosité dynamique du liquide à (poises)

2.1.5. Principe et mode opératoire:

On opère sur une suspension de grains de sol dans l'eau à faible concentration (20 g
par litre d'eau). Le défloculant est un mélange de 440 cm 3 d'eau distillée et de 60
cm3 d'une solution à 5% d'hexamétaphosphate de sodium. Les particules
sédimentent à différentes vitesses en fonction de leur taille. L'évolution dans le
temps de la masse volumique de la solution et de la profondeur d'immersion est
mesurée au moyen d'un densimètre. L'échantillon est constitué du tamisât après
l'analyse granulométrique, séché et désagrégé au pilon puis homogénéisé.
L'échantillon (80g) est dispersé dans la solution au moyen de l'agitateur mécanique
qui doit fonctionner pendant 3mn minimum à 10 000 t/mn.

2.1.6. Exécution de l'essai


- Verser la suspension dispersée dans une eprouvette d'essai immédiatement
après la fin de l'agitation

- Compléter par l'eau distillée à la température ambiante jusqu'à 2000 cm 3

- Verser 2000 cm3 de la même eau distillée dans une seconde éprouvette
témoin et y plonger le thermomètre et le densimétre propres.

- Agiter vigoureusement verticalement la suspension au moyen de l'agitateur


manuel pour obtenir une concentration uniforme sur toute la hauteur de
l'éprouvette.

- Retirer l'agitateur manuel et déclencher au même moment le chronοmètre :


par convention, il s’agit du début de l'essai.

- Plonger le densimètre avec précaution dans la suspension immédiatement


après le déclenchement du chronomètre.

Temps Diamètre equivalent (mm)


15 sec 0,105
30 sec 0,075
1mn 0,055
2mn 0,038
5mn 0,035
10mn 0,017
20mn 0,012
40mn 0,0085
80mn 0,006
2h 0,005
20h 0,0016
24h 0,0014

Tableau 2.1. Correspondance entre temps de chute et diamètre des grains

2.1.7. Mesures densimétriques


Avant l'essai, le denimètre doit être nettoyé et introduit dans une éprouvette d'eau
distillée. La tige doit être maintenue bien propre pour que le ménisque soit toujours
bien développé.

Commencer l'essai en procédant à l'agitation vigoureuse de la suspension avec un


agitateur à main de manière que la concentration soit bien uniforme. A l'instant où
l'on retire l'agitateur, on met en marche le chronomètre et l'on introduit doucement
le densimètre dans la suspension en le guidant avec les doigts de manière a limiter
ses oscillations. Puis sans retirer le densimètre, on fait les lectures à 15s, 30s, lmn
et 2mn. On retire le densimètre, toujours lentement, et on prend la température à
1/10 de degrés près

Pour les lectures suivantes, on introduit le densimétre environ 10s avant la lecture à
exécuter et on le retire aussítôt aprés lecture. Ces lectures sont effectuées aux
temps suivants 5mn-10mm -20mm 40mn 80 mn - 2h - 20h – 24h (des lectures
intermédiaires peuvent être effectuées, mais il faut calculer alors leurs diamètres
équivalents correspondants), On prend la température après chaque lecture, les
différentes lectures (R et t) sont reportées sur la feuille d'essai.
Les lectures sont faites au sommet du ménisque. On note, non pas la densité t, mais
le nombre R.

R est affecté du signe + ou - suivant que R est supérieur ou inférieur à 1000

2.1.8. Correction due à la température et au ménisque m.

La hauteur du ménisque est déterminée une fois pour toutes en faisant la différence
des deux lectures faites, l'une au sommet et l'autre à la base du ménisque, et ce, à
plusieurs températures. Cette hauteur exprimée en fraction des divisions R de la
tige, doit, puisque les lectures R sont faites au sommet du ménisque, s'ajouter à la
lecture.
Si l'on opère à une température differente de la température de l'étalonnage, la
lecture R doit être rectifiée par un terme correctif (+ou-)m, car la densité de l'eau et
le volume du bulbe changent avec la température. Ce terme correctif se détermine
de la façon suivante. On plonge le densimètre dans une éprouvette d'eau distillée à
T degrés. Soit R' la lecture : Si l’eau était à la température de l'étalonnage on aurait
R'=0. La correction de température est donc égale à R', ceci en supposant que l'on
lise à la base du ménisque
Si l'on fait la lecture au sommet du ménisque, R' représente alors la correction due
à la temperature et au ménisque.
Cette correction se détermine expérimentalement une fois, pour chaque densimètre.
On prend une éprouvette d'un litre d'eau distillée à 34° C environ. On laisse
refroidir l'eau lentement et l'on fait de nombreuses lectures à des températures de
plus en plus basses en prenant soin de bien agiter l'eau avant chaque mesure pour
uniformiser la température. Il faut, environ 20 lectures pour déterminer la courbe
de m en fonction de T.

Chapitre 3: Densité et absorption des granulats à béton

3.1. Essais de densité et d'absorption sur le sable


3.1.1. But
L'essai vise à déterminer la densité sèche ou densité absolue ou encore poids
spécifique et le pourcentage d'absorption.
3.1.2. Appareillage
L'appareillage est constitué de
- 2 pycnomètres
- 1 balance de portée appropriée et ayant une précision de 1g
- 1 étuve
- des plateau

3.1.3. Mode opératoire


On procede comme suit:
- Dans chacun des pycnometres, mettre environ 15g d'échantillon saturé sec
en surface (sss). Peser et déduire la masse exacte d'échantillon, soit (B) cette
masse.
- Ajouter d'eau distillée ou eau de robinet jusqu'à remplir les pycnomètres.
Peser sans oublier de mettre les bouchons. Déduire la masse d'eau ajoutée
soit (W)
- Vider les pycnomètres et recueillir eau et sable dans un récipient qu’on
portera au four pour séchage de l'échantillon a poids constant. Cette masse
sèche sera noté (A)
- Les pycnomètres vidés seront remplis d'eau et pesés.
La masse d'eau sera notée (V)
3.1.4. Résultats
Le poids spécifique ou densité brute de l'agrégat est
γs=A/(V-W)

3.2 Essais de densité et d'absorption sur le gravier


3.2.1. Principe de l'essai
Il consiste à déterminer le volume des grains après les avoir saturés et essuyé la
surface.
En effet l'état (sss) pour le gravier s'obtient en le faisant sojourner 24h au moins
dan l’eau ensuite le sortir et essuyer dans un chiffon grain par grain.

1.2.2. Appareillage
- 1 panier d’ouverture allant de 3,15 à 25mm et de capacité allant de 5 à 10 litres
- 1 balance avec une capacité et une precision appropriée et avec un dispositive
permettant des pesés hydrostatiques.
- Bac permettant l'immertion complète des grands paniers
3.2.3. Mode opératoire

- Prélever un échantillon représentatif de telle manière que le poids P


satisfasse à la relation
100D < P < 200D ou D est l’ouverture en mm du tamis immédiatement supérieur
au plus gros grains.
- Sécher l'échantillon a l'étuve soit P1
- Mettre l'échantillon en condition saturé sec en surface et peser soit P2
- immerger l'échantillon et panier dans le récipient permettant la pesée
déjaugée
3.2.4. Resultats
Densité (sss): P2/(P2-P1)
Densité brute ou poids spécifique P1/(P1-P2)
Pourcentage d'absorption (P2-P1)/P1 * 100
NB: Si la température n'est pas maintenue autour de 20 degré, il serait necessaire
de tenir compte d'un coefficient de correction lié à la masse volumique de l’eau, les
densités étant définies par rapport à l'eau
NB: L'essai peut aussi être réalisé à l'aide de pycnomètre comme dans le cas du
sable s’il s'agit d'un pycnomètre de gabarit approprié.
3.3. Densité apparente
L'essai vise à déterminer le poids par unité de volume d'un matériau non tassé c’est
à dire y compris les vides qui subsistent entre les grains.
3.3.1. Matériel
Le matériel est essentiellement t composé de:
- une plaque de verre transparente
- un récipient métallique ou en bois non deformable à section circulaire ou
quelque fois carrée. Les dimensions du container dépendent du diamètre
maximum des grains.
- Une balance

3.3.2. Mode opératoire


Cas de densité apparente avec échantillon non tassé
Remplir le container de granulat pris dans l'échantillon représentatif
- Déterminer le poids Pl d'agrégat avec la plaque de verre après avoir araser
avec une règle.
- Remplir ensuite le container d'eau avec la plaque soit P2
Cas de densité apparente avec échantillon tasse
Dans ce cas, il faut remplit le container en trois couches pilonnées de 25 coups
chacune.

3.3.3. Résultats: la densité apparente est le rapport de la masse d'agrégat sur la


masse d'eau

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