Cinématique du Solide : Vecteurs et Opérations
Cinématique du Solide : Vecteurs et Opérations
2022-2023
1
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
1
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Fig. 2
⃗ sobstient en construisant
Remarque : La construction de la différence de deux vecteurs 𝐴 𝑒𝑡 𝐵
la somme 𝐴 + (−𝐵⃗ ).
2
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗𝑥 + ⃗⃗⃗
𝑉𝑦 = 𝑉𝑥 . 𝑖 + 𝑉𝑦 . 𝑗
𝑉
Direction : 𝑡𝑎𝑛𝜃 = 𝑉𝑥
𝑦
⃗ ‖ = √𝑉𝑥2 + 𝑉𝑦2
Intensité : ‖𝑉
Fig. 5
Autres expressions :
𝐹𝑥 = 𝐹 cos 𝜃𝑥
{ 𝑦 = 𝐹. cos 𝜃𝑦
𝐹
𝐹𝑧 = 𝐹. cos 𝜃𝑧
Fig. 6
⃗ 𝐹 ‖ = 1)
Si est le vecteur unitaire de la direction de (‖𝑢
alors on a :
⃗ = 𝑭. 𝒖
𝑭 ⃗
⃗ 𝑭 = 𝐅. 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝒙 . 𝒊 + 𝐅. 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝒚 . 𝒋 + 𝐅. 𝐜𝐨𝐬 𝜽𝒛 . 𝒌
Fig. 7
𝑋𝐴 𝑋𝐵
𝐴 (𝑌𝐴 ) et 𝐵 (𝑌𝐵 ), on a :
𝑍𝐴 𝑍𝐵
3
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂𝐵
𝐴𝑂 + 𝑂𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ − ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴 (Voir Fig. 9)
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝐴𝐵 = (𝑋𝐵 − 𝑋𝐴 ). 𝑖 + (𝑌𝐵 − 𝑌𝐴 ). 𝑗 + (𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 ). 𝑘
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = √(𝑋𝐵 − 𝑋𝐴 )2 + (𝑌𝐵 − 𝑌𝐴 )2 + (𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 )2
‖𝐴𝐵
Fig. 9
⃗ et B
Si les vecteurs A ⃗ ont pour coordonnées respectives
Fig.11
- 𝑘(𝐴 ∧ 𝐵⃗ ) = (𝑘𝐴 ∧ 𝐵
⃗ ) = (𝐴 ∧ 𝑘𝐵⃗ ).
- Si 𝐴 et 𝐵 ⃗ = ⃗0.
⃗ sont colineaires alors 𝐴 ∧ 𝐵
4
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
- ⃗ ‖ = ‖𝐴‖. ‖𝐵
Module du produit vectoriel : ‖𝐴 ∧ 𝐵 ⃗ ‖. sin 𝜃
Le module du produit vectoriel correspond à l’aire du parallélogramme forme par les deux
vecteurs.
- ⃗ ∧ (𝐁
Formule du double produit vectoriel : 𝐀 ⃗ .C
⃗⃗ ∧ 𝐂) = (A ⃗ )𝐁 ⃗ .B
⃗⃗ − (A ⃗ )𝐂 .
- Division vectorielle : La division vectorielle consiste à résoudre une équation du type :
𝐴∧𝑋 =𝐵 ⃗ , ou 𝐴 et 𝐵
⃗ sont des vecteurs connus et 𝑋 le vecteur inconnu.
⃗ ∧𝐴
𝐵
Alors on a : 𝑋= + 𝜆. 𝐴
𝐴2
⃗,
𝑖∧𝑗 =𝑘 ⃗ = 𝑖,
𝑗∧𝑘 ⃗ ∧ 𝑖 = 𝑗.
𝑘
- Calcul du produit vectoriel en coordonnées cartésiennes :
⃗ et 𝐵
Soient 𝐴 = 𝑎𝑥 . 𝑖 + 𝑎𝑦 . 𝑗 + 𝑎𝑧 . 𝑘 ⃗ on a :
⃗ = 𝑏𝑥 . 𝑖 + 𝑏𝑦 . 𝑗 + 𝑏𝑧 . 𝑘
⃗
⃗ = (𝑎𝑦 . 𝑏𝑧 − 𝑏𝑦 . 𝑎𝑧 ). 𝑖 + (𝑎𝑧 . 𝑏𝑥 − 𝑏𝑧 . 𝑎𝑥 ). 𝑗 + (𝑎𝑥 . 𝑏𝑦 − 𝑏𝑥 . 𝑎𝑦 ). 𝑘
𝐴∧𝐵
𝑏
⃗ avec 𝐴 (𝑎𝑎𝑦𝑥 ) et 𝐵 (𝑏𝑦𝑥 ). Cela revient à calculer le
Soit à calculer le produit vectoriel 𝐴 ∧ 𝐵
𝑎𝑧 𝑏𝑧
déterminant suivant :
𝑖 𝑎𝑥 𝑏𝑥
⃗ = |𝑗
𝐴∧𝐵 𝑎𝑦 ⃗
𝑏𝑦 | = (𝑎𝑦 . 𝑏𝑧 − 𝑏𝑦 . 𝑎𝑧 ). 𝑖 + (𝑎𝑧 . 𝑏𝑥 − 𝑏𝑧 . 𝑎𝑥 ). 𝑗 + (𝑎𝑥 . 𝑏𝑦 − 𝑏𝑥 . 𝑎𝑦 ). 𝑘
⃗
𝑘 𝑎𝑧 𝑏𝑧
1.6 Champ de vecteurs :
On appelle champ de vecteurs une application qui à chaque point de l’espace affine associe un
vecteur.
L’exemple typique est l’application qui, à tout point d’un solide en mouvement dans un repère,
lui associe sa vitesse dans ce repère.
Soit 𝛼 un champ de vecteurs, P et M deux points
Ce champ de vecteur est dit équiprojectif si :
⃗⃗ (𝑴). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜶 𝑴𝑷 = 𝜶 ⃗⃗ (𝑷). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑷
Les deux vecteurs 𝛼 (𝑀) et 𝛼 (𝑃) ont même projection
Fig. 12
orthogonale sur la direction ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑃 , (voir Fig. 12).
5
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Un champ de vecteur H est antisymétrique s’il existe un vecteur 𝑅⃗ tel que, quelque soient les
points P et Q, on a :
𝐻 ⃗ (𝑄) + ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑃) = 𝐻 𝑃𝑄 ∧ 𝑅⃗
Cette relation est appelée relation de transport de moment.
Propriété :
Un champ de vecteur est antisymétrique si et seulement s’il est équiprojectif.
1.7 Torseurs :
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝐴 ∧ 𝑅⃗
6
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
−2 2
Exemple : Réduire au point 𝐵(3,2,0) le torseur {𝑇} = { 4 1} avec 𝐴(2,1,0).
5 1𝐴
Remarques :
- Un torseur est un champ de vecteur équiprojectif. De ce fait, tout champ de vecteur
vérifiant la relation de transport du moment est associé à un torseur.
- Deux cas particuliers de torseurs sont définis : le torseur couple et le torseur glisseur.
𝑅⃗ ≠ ⃗0 𝑅⃗ = ⃗0
Torseur glisseur : { Torseur couple : {
𝑀𝐴 = ⃗0
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 ≠ ⃗0
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅⃗ 𝑅⃗ = ⃗0
- Torseur nul : Le torseur { } est nul si et seulement si { .
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 𝑀𝐴 = ⃗0
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴
- Egalite de deux torseurs :
𝑅⃗1 = 𝑅⃗2
{𝑇1 }𝐴 = {𝑇2 }𝐴 Si et seulement si { .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀1𝐴 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀2𝐴
- Addition de deux torseurs : On peut faire l’addition de deux torseurs réduit au même
point.
⃗⃗⃗⃗
𝑅1 + ⃗⃗⃗⃗
𝑅2
{𝑇1 }𝐴 + {𝑇2 }𝐴 = { } .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀1𝐴 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀2𝐴 𝐴
Tout torseur peut se décomposer sous forme d’une somme d’un torseur couple et d’un glisseur.
- Comoment de deux torseurs (Produit) :
Le comoment des torseurs {𝑇1 }𝐴 et {𝑇2 }𝐴 est le scalaire défini par :
7
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
𝑅⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴
𝑝=
𝑅⃗ 2
𝑅⃗
Eléments centraux d’un torseur : soit un torseur quelconque {𝑇𝐴 }𝐴 = { } .
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 𝐴
- Point Central d’un Torseur : On appelle point central d’un torseur, un point C ou le
moment ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 est colinéaire à la résultante 𝑅⃗ . Ce qui se traduit par la relation :
𝑀𝐶 ∧ 𝑅⃗ = ⃗0 .
⃗⃗⃗⃗⃗
- Axe Central d’un torseur : Dans la définition du point central du torseur, nous avons
𝑀𝐶 ∧ 𝑅⃗ = ⃗0, ou le point C est inconnu. En développant cette
abouti à la relation ⃗⃗⃗⃗⃗
relation, on obtient :
𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 = + 𝜆. ⃗⃗⃗
𝑅
⃗𝑅 2
En résolvant cette équation vectorielle pour 𝜆 = 0 par exemple, on calcul les coordonnées du
point C. L’axe central est la droite passant par C et de vecteur directeur 𝑅⃗ .
L’axe central d’un torseur est la droite pour laquelle le vecteur résultante et le vecteur
moment sont colinéaires. Cet axe central est défini dès que le vecteur résultant n’est pas nul.
- Moment Central : On appelle moment central du torseur, le moment du torseur en un
point de l’axe central du torseur. Le moment central est le même en tout point de l’axe
central.
Torseur associé à un vecteur lié :
En mécanique on rencontre beaucoup de grandeurs représentées par un vecteur défini en un
point de l’espace. C’est le cas d’une force appliquée en point (exemple le poids), du champ des
vitesses d’un solide.
Soit (𝐴; 𝑢
⃗ ) un vecteur lié. Considérons le champ 𝑚
⃗⃗ de vecteur défini pour tout point M par :
𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑢
⃗⃗ (𝑀) = 𝑀𝐴 ⃗
Ce champ de vecteur est antisymétrique. Il définit donc un champ de moment de torseur.
Le torseur, ainsi défini, est appelé torseur associé au vecteur lié (𝐴; 𝑢
⃗ ).
Pour que le moment soit nul en un point M, il faut et il suffit que le vecteur lié passe par M. Il
faut en effet que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 et 𝑢⃗ soient colinéaires.
Torseur associé à plusieurs vecteurs liés :
Soient (𝐴1 ; 𝑢⃗ 1 ), (𝐴2 ; 𝑢
⃗ 2 ), (𝐴3 ; 𝑢
⃗ 3 ) des vecteurs liés. Le torseur défini par ces trois vecteurs
lies à sa résultante 𝑅⃗ et son moment résultant 𝐻 ⃗ en un point M définis par :
8
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
𝑅=𝑢⃗1+𝑢 ⃗2+𝑢 ⃗3
{
⃗ (𝑀) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐻 𝑀𝐴1 ∧ 𝑢 ⃗ 1 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴2 ∧ 𝑢 ⃗ 2 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴3 ∧ 𝑢 ⃗3
Trajectoire : On appelle trajectoire du point (M) d’un solide (S) l’ensemble des positions
occupées successivement par ce point, au cours du temps, et au cours de son déplacement par
rapport à un référentiel donné. Une trajectoire est donc représentée par une courbe (C).
2.1 Systèmes de coordonnées
Les Paramétrages qui définissent la position d’un point dans un repère sont habituellement :
- Les coordonnées cartésiennes,
- Les coordonnées cylindriques (ou polaires),
- Les coordonnées sphériques.
Le type de coordonnées est choisi en fonction du problème que l’on a à traiter (problème à
symétrie de révolution autour d’un axe, problème à symétrie sphérique...).
9
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Alors on a : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝜌. cos 𝜃 . 𝑥 + 𝜌 . sin 𝜃 . 𝑦 + 𝑧. 𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ,
⃗⃗⃗⃗ρ le vecteur unitaire de la direction de 𝑂𝐻
Soit U
⃗⃗⃗⃗ρ le contient.
Cette écriture ne contient pas 𝜃 car U
⃗⃗⃗⃗⃗𝝆 + 𝝆𝒅𝜽𝑼
En coordonnées cylindriques, un élément de vecteur s’écrit : 𝒅𝝆𝑼 ⃗⃗⃗⃗⃗𝜽 + 𝒅𝒛𝑼
⃗⃗⃗⃗𝒛 .
Fig. 16
10
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Alors, on a : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟. ⃗⃗⃗⃗
𝑈𝑟
Si les fonctions 𝑥(𝑡), 𝑦(𝑡), 𝑧(𝑡) admettent des dérivées d’ordre n alors il est possible de
définir le vecteur dérivé d’ordre n :
𝑑𝑛 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑑 𝑛 𝑥(𝑡) 𝑑 𝑛 𝑦(𝑡) 𝑑 𝑛 𝑧(𝑡)
[ 𝑛 𝑉(𝑡) ] = . ⃗⃗⃗
𝑖0 + . ⃗𝑗⃗0 + . ⃗⃗⃗⃗
𝑘0
𝑑𝑡 ℬ0 𝑑𝑡 𝑛 𝑑𝑡 𝑛 𝑑𝑡 𝑛
Propriétés :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Soient 𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1 (𝑡) et 𝑉2 (𝑡) deux vecteurs définis par leurs composantes dans la base ℬ0 et 𝜆1 (𝑡),
𝜆2 (𝑡) deux fonctions scalaires dérivables, on a :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑(𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1 (𝑡) + 𝑉2 (𝑡))
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑(𝑉 1 (𝑡) ) 𝑑( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉2 (𝑡))
- [ ] =[ ] +[ ]
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
ℛ0 ℛ0 ℛ0
𝑑(𝜆1(𝑡).⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉1 (𝑡) + 𝜆2 (𝑡).𝑉 2 (𝑡))
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑(𝑉 1 (𝑡) ) 𝑑(𝜆1(𝑡)) 𝑑( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉2 (𝑡)) 𝑑(𝜆2 (𝑡))
- [ ] = 𝜆1 (𝑡). [ ] + . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉1 (𝑡) + 𝜆2 (𝑡). [ ] + . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉2 (𝑡)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
ℛ0 ℛ0 ℛ0
11
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Soit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
U(t) un vecteur fonction de t dont le module est constant.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2 = constante = U(t)
On a donc : U(t) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . U(t)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .U(t)
d(U(t) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
d(U(t) d( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
U(t))
Alors [ dt
] =0 ⟹ [ dt
] . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
U(t) + [ dt
] . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
U(t) = 0
ℛ0 ℛ0 ℛ0
d( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
U(t))
D’où : [ ] . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
U(t) = 0
dt
ℛ0
Nous avons ainsi le produit scalaire de ces deux vecteurs non nuls qui est nul, donc ils sont
orthogonaux.
Le vecteur dérivé d'un vecteur unitaire est donc un vecteur orthogonal à ce vecteur.
3.2 Dérivation d’une base dans une autre : vecteur rotation
On cherche à exprimer les dérivées vectorielles des vecteurs ⃗⃗𝑖1 ; ⃗⃗𝑗1 ; ⃗⃗⃗⃗
𝑘1 dans le repère ℛ0 .
𝑑𝑖⃗⃗⃗ 𝑑𝑗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑘
On veut donc déterminer : [ 𝑑𝑡1 ] ; [ 𝑑𝑡1 ] ; [ 𝑑𝑡1 ] .
ℛ0 ℛ0 ℛ0
Posons :
di⃗⃗⃗
[ dt1 ] = a(t). ⃗⃗i1 + b(t). ⃗⃗j1 + c(t). ⃗⃗⃗⃗
k1
ℛ0
dj⃗⃗⃗
[ dt1 ] = d(t). ⃗⃗i1 + e(t). ⃗⃗j1 + f(t). ⃗⃗⃗⃗
k1
ℛ0
⃗⃗⃗⃗
dk
[ dt1 ] = g(t). ⃗⃗i1 + h(t). ⃗⃗j1 + l(t). ⃗⃗⃗⃗
k1
ℛ0
Fig. 17
12
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
dj⃗⃗⃗
⃗⃗j1 et [ dt1 ] sont orthogonaux, donc e(t) = 0 ;
ℛ0
dk ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗
k1 et [ dt1 ] sont orthogonaux, donc l(t) = 0.
ℛ0
di⃗⃗1 ⃗⃗⃗⃗
dk
⃗⃗⃗⃗1 = 0
⃗⃗i1 . k ⟹ [ ] .k ⃗⃗⃗⃗1 + ⃗⃗i1 . [ 1 ] =0 ⟹ c(t) = −g(t)
dt ℛ dt
0 ℛ0
dj⃗⃗1 ⃗⃗⃗⃗1
dk
⃗⃗j1 . ⃗⃗⃗⃗
k1 = 0 ⟹ [ ] . ⃗⃗⃗⃗
k1 + ⃗⃗j1 . [ ] =0 ⟹ f(t) = −h(t) .
dt ℛ dt
0 ℛ0
Ainsi, en posant : b(t) = −d(t) = 𝐫(𝐭); c(t) = −g(t) = 𝐩(𝐭); f(t) = −h(t) = 𝐪(𝐭), on
appelle vecteur rotation de ℬ1 /ℬ0 le vecteur note ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ωℛ1 /ℛ0 défini par :
di⃗⃗1 di⃗⃗1
⃗⃗⃗⃗1
[ ] = r(t). ⃗⃗j1 + q(t). k ⟹ [ ] = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ∧ ⃗⃗i1
dt ℛ dt ℛ
0 0
dj⃗⃗1 dj⃗⃗1
[ ] = −r(t). ⃗⃗i1 + p(t). ⃗⃗⃗⃗
k1 ⟹ [ ] = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ∧ ⃗⃗j1
dt ℛ dt ℛ
0 0
⃗⃗⃗⃗1
dk ⃗⃗⃗⃗1
dk
[ ] = q(t). ⃗⃗i1 − p(t). ⃗⃗j1 ⟹ [ ] Ω1/0 ∧ ⃗⃗⃗⃗
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ k1
dt dt
ℛ0 ℛ0
13
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
𝑑𝑖⃗⃗⃗
D’où on obtient pour ⃗⃗𝑖1 ∧ [ 𝑑𝑡1 ] et de même pour les autres :
ℛ0
𝑑𝑖⃗⃗⃗
⃗⃗𝑖1 ∧ [ 𝑑𝑡1 ] = 𝑞(𝑡). ⃗⃗𝑗1 + 𝑟(𝑡). ⃗⃗⃗⃗
𝑘1
ℛ0
𝑑𝑗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗𝑗1 ∧ [ 𝑑𝑡1 ] = 𝑝(𝑡). ⃗⃗𝑖1 + 𝑟(𝑡). ⃗⃗⃗⃗
𝑘1
ℛ0
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑘
⃗⃗⃗⃗
𝑘1 ∧ [ 𝑑𝑡1 ] = 𝑝(𝑡). ⃗⃗𝑖1 + 𝑞(𝑡). ⃗⃗𝑗1
ℛ0
b- Cas particulier du repère ayant une direction fixe par rapport au repère de référence
Rotation plane de deux bases une par rapport à l’autre :
La direction ⃗⃗⃗⃗
𝑘1 du repère ℛ1 est fixe par
Rapport au repère de référence ℛ0 , 𝑑𝑜𝑛𝑐
⃗⃗⃗⃗
k1 = ⃗⃗⃗⃗
k 0 . (Voir fig. 18)
θ est une fonction de t, on a :
En simplifiant la notation, on a:
i⃗⃗1 = cos(θ) . ⃗⃗i0 + sin(θ) . ⃗⃗j0 Fig. 18
⃗⃗j1 = − sin θ . ⃗⃗i0 + cos θ . ⃗⃗j0
di⃗⃗⃗ dθ dθ dj⃗⃗⃗ dθ dθ
[ dt1 ] = − dt . sin θ . ⃗⃗i0 + . cos θ . ⃗⃗j0 ; [ dt1 ] = − dt . cos θ . ⃗⃗i0 − . sin θ . ⃗⃗j0
ℛ0 dt ℛ0 dt
dk ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗
k1 = ⃗⃗⃗⃗
k 0 donc [ 1 ] = ⃗0.
dt
ℛ0
Alors on reprend :
14
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
1 dθ dθ
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 = ((cos(θ) . ⃗⃗i0 + sin(θ) . ⃗⃗j0 ) ∧ (− . sin θ . ⃗⃗i0 + . cos θ . ⃗⃗j0 )
2 dt dt
dθ dθ
+ (− sin θ . ⃗⃗i0 + cos θ . ⃗⃗j0 ) ∧ (−
. cos θ . ⃗⃗i0 − . sin θ . ⃗⃗j0 ))
dt dt
1 dθ dθ dθ dθ dθ
Ω1/0 = ( . cos2 θ + . sin2 θ + . cos 2 θ + . sin2 θ) . ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ k0 = . ⃗⃗⃗⃗
k
2 dt dt dt dt dt 0
𝒅𝜽
D’où : 𝜴𝟏/𝟎 = 𝒅𝒕 . ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒌𝟎
Le vecteur rotation d'une base par rapport à une autre en rotation plane est porté par l'axe autour
duquel s'effectue la rotation.
3.3 Dérivation d’un vecteur mobile par rapport à deux repères :
Soit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉(𝑡) un vecteur fonction de la variable t défini dans le repère ℛ1 = (𝑂1 ; ⃗⃗𝑖1 ; ⃗⃗𝑗1 ; ⃗⃗⃗⃗
𝑘1 ) par :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉(𝑡) = 𝑥(𝑡). ⃗⃗𝑖1 + 𝑦(𝑡). ⃗⃗𝑗1 + 𝑧(𝑡). ⃗⃗⃗⃗
𝑘1 (Voir Fig. 19)
On recherche une relation
𝑑 𝑑
entre [𝑑𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉(𝑡) ] et [𝑑𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉(𝑡) ] .
ℛ0 ℛ1
d ⃗⃗⃗⃗1 )
d(x(t).i⃗⃗⃗1 +y(t).j⃗⃗⃗1 +z(t).k
De même [ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ]
V(t) =[ ] .
dt ℛ0 dt Fig. 19
ℛ0
On a:
d dx(t) di⃗⃗⃗ dy(t) dj⃗⃗⃗ dz(t) ⃗⃗⃗⃗
dk
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ]
[dt V(t) = . ⃗⃗i1 + x(t). [ dt1 ] + . ⃗⃗j1 + y(t). [ dt1 ] + . ⃗⃗⃗⃗
k1 + z(t). [ dt1 ]
ℛ0 dt ℛ0 dt ℛ0 dt
ℛ0
d d
[dt ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
V(t) ] = [dt ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
V(t) ] + x(t). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ∧ ⃗⃗i1 + y(t). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ Ω1/0 ∧ ⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ∧ ⃗⃗j1 + z(t). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ k1 .
ℛ0 ℛ1
D’où la relation :
d ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ d ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
[ V(t) ] = [ V(t) ] + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/0 ∧ V(t)
dt ℛ0 dt ℛ1
15
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Cas particuliers :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un vecteur constant de ℛ1 alors les fonctions 𝑥1 (𝑡); 𝑦1 (𝑡) 𝑧1 (𝑡) sont des
Si 𝑉(𝑡)
𝑑
fonctions constantes qui ne dépendent pas de t ; donc : [ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉(𝑡) ] = 0. 𝑑𝑡 ℛ1
d ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Alors : [ V(t) ] Ω1/0 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ V(t) .
dt ℛ0
d
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] d
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ]
Et [dt V(t) = [dt V(t) + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω2/1 ∧ V(t)
ℛ1 ℛ2
d ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] d
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ]
[dt V(t) = [dt V(t) Ω2/0 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ V(t)
ℛ0 ℛ2
d ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] d
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ] ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
D’où : [dt V(t) = [dt V(t) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
+ (Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2/1 + Ω1/0 ) ∧ V(t) . Fig. 20
ℛ0 ℛ2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω2/0 = Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2/1 + Ω1/0
16
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Fig. 21
alors on : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 2 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
17
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Le vecteur vitesse du point M du solide (𝑆) dans le repère ℛ note 𝑉⃗ (𝑀/ℛ), a la date t est la
dérivée par rapport au temps par rapport au repère ℛ du vecteur position.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑡)
𝑑𝑂𝑀 𝑑𝑥(𝑡) 𝑑𝑦(𝑡) 𝑑𝑧(𝑡)
⃗ (𝑀⁄ ) = [
𝑉 ] = .𝑥 + .𝑦 + .𝑧
ℛ 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
ℛ
La vitesse d'un point correspond à la variation de sa position au cours du temps. Elle s'obtient
en dérivant par rapport au temps la fonction trajectoire. Elle est donc tangente à la trajectoire.
Son unité est le m/s.
L'accélération correspond à la variation de la vitesse. Elle s'obtient donc en dérivant la vitesse
par rapport au temps. Son unité est le 𝑚/𝑠 2 ou 𝑚. 𝑠 −2
Le vecteur accélération du point M du solide (𝑆) dans le repère ℛ, a la date t, est la dérivée
par rapport au temps du vecteur vitesse :
⃗ (𝑀⁄ )
𝑑𝑉 𝑑 2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀(𝑡) 𝑑 2 𝑥(𝑡) 𝑑2 𝑦(𝑡) 𝑑 2 𝑧(𝑡)
Γ(𝑀⁄ℛ ) = [ ℛ ] =[ ] = . 𝑥 + . 𝑦 + .𝑧
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2 ℛ
𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2
ℛ
On a:
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +𝑂𝐵
𝑑(𝐴𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑(𝐴𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑(𝑂𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . [ 𝑑𝑡 ] = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . [ ] = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . [ + ] = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . [𝑣(𝐵/ℛ0 ) − 𝑣(𝐴/ℛ0 )]
ℛ0 𝑑𝑡 ℛ0 𝑑𝑡 𝑑𝑡 ℛ0
On déduit que le champ des vitesses d’un solide est équiprojectif et par conséquent c’est un
champ antisymétrique.
18
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
⃗⃗
𝑑Ω
⃗ (B/ℛ0 ) = γ
γ ⃗ (A/ℛ0 ) + [ ] ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
AB + Ω⃗⃗ ∧ (Ω ⃗⃗⃗⃗⃗ ).
⃗⃗ ∧ AB
𝑑𝑡 ℛ
0
B A ⃗⃗
𝑑Ω
⃗ ( ) + [ ] ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ ( )=γ
γ ⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
AB + (Ω AB)Ω ⃗⃗ 2 . ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ − (Ω AB).
ℛ0 ℛ0 𝑑𝑡 ℛ
0
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est tel que 𝐴𝐵 = constante.
19
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
De la relation ⃗⃗⃗
𝑟𝐵 = ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ on en déduit que la trajectoire de B se déduit de celle de A par
𝑟𝐴 + 𝐴𝐵
déplacements parallèles de tous ses points (éléments de la trajectoire de A) d’une grandeur
⃗⃗⃗⃗⃗ |.
|𝐴𝐵
Par suite : 𝛾𝐴 = 𝛾
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗𝐵 .
b. Torseur Cinématique d’un mouvement de translation :
⃗ (𝑆/ℛ0 ) = ⃗0 au
Le solide (S) est animé d’un mouvement de translation par rapport à ℛ0 si ⃗Ω
cours du temps.
Il en résulte que : 𝑣 (𝐵/ℛ0 ) = 𝑣 (𝐴/ℛ0 ); comme décrit plus haut.
⃗⃗⃗⃗⃗ reste équipollent a lui-même.
De plus, dans un mouvement de translation le vecteur 𝐴𝐵
⃗0
Le torseur cinématique en n’importe quel point s’écrit : {𝑉} = { .
𝑣(𝐴/ℛ0 )
Dans un mouvement de translation le torseur cinématique est un couple.
2. Mouvement de Rotation :
a. Angle de Rotation, vitesses et accélération angulaires :
On appelle mouvement de rotation (d’un solide) autour d’un axe fixe tout mouvement pendant
lequel deux points du solide restent fixes.
La droite passant par ces deux points est appelée axe de rotation. Du fait que le solide est
invariable, tous les points appartenant à l’axe de rotation restent fixes pendant le mouvement
Définir la position de (S) à chaque instant revient donc à définir 𝜃 = 𝜃(𝑡). C’est la loi de
rotation du solide autour de l’axe de rotation.
20
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Il n’est pas nécessaire d’avoir un axe de rotation fixe pour avoir un mouvement de rotation.
- Vitesse Angulaire ou Vitesse de rotation
Elle caractérise la rapidité de rotation du solide / repère choisi. Si pendant Δ𝑡 le solide tourne de
Δ𝜃 alors la vitesse angulaire moyenne est donnée par :
Δ𝜃
𝜔𝑚𝑜𝑦 =
Δ𝑡
La vitesse angulaire instantanée est donnée par :
Δ𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝜃
𝜔 = lim 𝜔𝑚𝑜𝑦 = lim = soit 𝜔= (𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 )
Δ𝑡⟶0 Δ𝑡⟶0 Δ𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
La vitesse angulaire instantanée est égale à la dérivée première par rapport au temps de
l’angle de rotation du solide
- Vecteur Vitesse Angulaire :
On peut représenter la vitesse angulaire par un vecteur glissant 𝜔
⃗ dont :
Le support est l’axe de rotation
𝑑𝜃
Le module est |𝜔
⃗ | = | 𝑑𝑡 |
Le sens est celui d’où la rotation du solide s’observe dans le sens contraire de la rotation des
aiguilles d’une montre.
- Vitesse des Points :
Soient 𝜔 la vitesse de rotation du solide. Si pendant l’intervalle de
temps 𝑑𝑡 le solide a tourné d’un angle 𝑑𝜃 alors le point M de (𝑆) a
parcouru 𝑑𝑆 = 𝑅. 𝑑𝜃 ,(voir Fig. 25).
La vitesse du point M est alors : Fig. 25
𝑑𝑆 𝑅𝑑𝜃
𝑉𝑀 = = = 𝑅𝜔
𝑑𝑡 𝑑𝑡
La vitesse du point d’un solide en rotation autour d’un axe fixe est égale au produit du rayon
de rotation (distance du point à l’axe de rotation) par la vitesse angulaire du corps.
- Loi de Distribution des Vitesses :
A tout instant chaque point 𝑀𝑖 du solide à un vecteur vitesse 𝑉 ⃗ 𝑀 tangent en ce point au cercle
𝑖
qu’il décrit, dans le sens de la rotation. Le module de la vitesse est donné
par :
21
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
- Vecteur Vitesse :
Soit (𝑆) en rotation autour de 𝑂𝑧, 𝜔⃗ son vecteur vitesse angulaire et 𝑟 le vecteur position d’un
point 𝑀 du solide par rapport au repère 𝑂𝑥𝑦𝑧. 𝑟 est constant en module mais change de direction
au cours de la rotation de (𝑆) autour de 𝑂𝑧. Alors
𝑑𝑟
⃗ =
𝑉 =𝜔
⃗ ∧𝑟
𝑑𝑡
Le module du produit vectoriel 𝜔
⃗ ∧ 𝑟 est :
|𝜔
⃗ ∧ 𝑟| = |𝜔
⃗ ||𝑟| sin 𝜃 = 𝜔𝑅 = 𝑉. Fig. 27
𝑑2 𝜃
Soit : 𝛼= (𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −2 ).
𝑑𝑡 2
L’accélération angulaire instantanée d’un solide en rotation autour d’un axe fixe est égale à la
dérivée première par au temps de la vitesse angulaire 𝜔 ou à la dérivée seconde par rapport
au temps de l’angle de rotation 𝜃.
- Vecteur Accélération angulaire :
On représente l’accélération angulaire par le vecteur glissant 𝛼 dont :
Le support est l’axe de rotation
𝑑𝜔 𝑑2 𝜃
Le module est |𝛼 | = | 𝑑𝑡 | = | 𝑑𝑡 2 |
en rotation autour d’un axe fixe est le produit du rayon de rotation par l’accélération angulaire
du solide
𝑑𝑉 𝑑𝑅𝜔
𝛾𝑡 = = = 𝑅. 𝛼
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Le vecteur ⃗⃗⃗
𝛾𝑡 est perpendiculaire au rayon de rotation R et est dirigé dans le sens de rotation
si celle-ci est accélérée et de sens contraire si celle-ci est retardée.
Accélération normale ⃗⃗⃗
𝛾𝑛 :
L’accélération normale d’un point d’un solide en rotation autour d’un axe fixe est le produit
du rayon de rotation par le carré de la vitesse angulaire.
𝑉2
𝛾𝑛 = = 𝑅𝜔2
𝑅
Le vecteur ⃗⃗⃗
𝛾𝑛 est porté par le rayon de rotation et est dirigé vers le centre (axe) de rotation.
Accélération totale :
L’accélération 𝛾 totale est la somme vectorielle de ⃗⃗⃗
𝛾𝑡 et ⃗⃗⃗
𝛾𝑛 ∶ 𝛾 = ⃗⃗⃗
𝛾𝑡 + ⃗⃗⃗
𝛾𝑛
Fig. 29
23
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Accélération tangentielle :
On a |𝛼 ∧ 𝑟| = |𝛼 ||𝑟| sin 𝜃 = |𝛼|𝑅 = |𝛾
⃗⃗⃗𝑡 |
De plus la direction de 𝛼 ∧ 𝑟 est perpendiculaire à R en M,
Donc ⃗⃗⃗
𝛾𝑡 et 𝛼 ∧ 𝑟 ont même direction.
L’accélération tangentielle d’un point d’un solide en rotation autour d’un axe fixe est le produit
vectoriel du vecteur accélération de rotation 𝜀 par le vecteur position 𝑟 du point considéré.
Accélération normale :
On a : |𝜔 ⃗ | = |𝜔
⃗ ∧𝑉 ⃗ | sin 90° = 𝜔. 𝜔𝑅 = 𝜔2 𝑅 = |𝛾
⃗ |. |𝑉 ⃗⃗⃗𝑛 |.
𝑣(𝐴/ℛ0 ) = ⃗0. (On retiendra comme remarque le fait que tous les points fictifs ou
géométriques appartenant à l’axe de rotation sont considérés comme des points du solide et
peuvent être utilisés dans les relations de transfert).
Soit 𝑀 un point du solide (𝑆) alors :
⃗ (𝑆/ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣(𝑀/ℛ0 ) = 𝑣 (𝐴/ℛ0 ) + ⃗Ω ⃗ (𝑆/ℛ0 ) ≠ ⃗0 sinon le solide serait au repos.
𝐴𝑀 avec ⃗Ω
Ainsi :
⃗⃗ (𝑆/ℛ0 ) = 0.
On a alors l’invariant scalaire : 𝐼 = 𝑣(𝑀/ℛ0 ). Ω
Dans un mouvement de rotation autour d’un axe fixe (Δ), le torseur cinématique est un glisseur
[ℊ].
L’axe de rotation (Δ) du solide est confondu avec l’axe central (Δ′) du torseur cinématique.
Remarques :
Lorsqu’il s’agit d’une rotation de (S) autour d’un axe (Δ) on retient que :
24
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Interprétation :
D’après la figure, le point P représente la projection de M sur le plan(𝜋), (Voir Fig. 31). Ainsi,
on a :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂𝐻
𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝐻𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂𝐻 ⃗⃗⃗⃗⃗
= ⏟
𝑣(𝐻/ℛ0 ) + ⃗⏟
⃗ (𝑆/ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω 𝐻𝑀
𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑙𝑒 𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙 𝑎𝑥𝑒
𝑙𝑜𝑛𝑔 𝑑𝑒 𝑙 𝑎𝑥𝑒
= 𝜆. ⃗Ω ⃗ (𝑆/ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑆/ℛ0 ) + ⃗Ω 𝐻𝐴.
25
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Si 𝑣 (𝐻/ℛ0 ) = ⃗0, on dira que le mouvement du solide est tangent à une rotation d'axe
(Δ).
Si 𝑣 (𝐻/ℛ0 ) ≠ ⃗0 le mouvement du solide est dit tangent à un mouvement hélicoïdal
ayant (Δ) comme axe instantané de rotation.
Dans le chapitre suivant nous étudions le mouvement plan général d’un solide.
5. Compositions de Mouvements :
a. Composition des vitesses :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 1𝑀
𝑣 (𝑀/ℛ0 ) = 𝑣(𝑂1 /ℛ0 ) + [ ] = 𝑣(𝑂1 /ℛ0 ) + [ ] +Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ 𝑂 1𝑀
𝑑𝑡 ℛ 𝑑𝑡 ℛ
0 1
Remarque :
La vitesse d’entraînement s’interprète comme étant la vitesse absolue d’un point 𝑀𝑒 fixe dans
ℛ1 et coïncidant avec M à l’instant t.
b. Composition des vecteurs rotations :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB
[ ] =[ ] ⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
+Ω AB
dt ℛ0 dt ℛ1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB
[ ] =[ ⃗⃗ (ℛ /ℛ1 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
] +Ω AB
dt ℛ1 dt ℛ
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB
[ ] =[ ⃗⃗ (ℛ /ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
] +Ω AB
dt ℛ0 dt ℛ
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dAB
Alors : [ ] =[ ] + (Ω ⃗ (ℛ1 /ℛ0 )) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ (ℛ /ℛ1 ) + ⃗Ω AB.
dt ℛ0 dt ℛ
On en déduit que :
⃗⃗ (S /ℛ0 ) = Ω
Ω ⃗⃗ (S /ℛ1 ) + Ω
⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 )
26
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Ou encore :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝟑/𝟎 = 𝛀𝟑/𝟐 + 𝛀𝟐/𝟏 + 𝛀𝟏/𝟎
𝑣(𝑀/ℛ0 ) = ⏟
⏟ 𝑣(𝑂1 /ℛ0 ) + ⃗Ω
𝑣(𝑀/ℛ1 ) + ⏟ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ 𝑂 1𝑀
⃗𝑎
𝑣 ⃗𝑟
𝑣 ⃗𝑒
𝑣
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑O 1M
Or [ ] = 𝑣(𝑀/ℛ1 ) + Ω ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ 𝑂 1𝑀
𝑑𝑡 ℛ0
⃗ (𝑀/ℛ1 )
𝑑𝑣 ⃗ (𝑀/ℛ1 )
𝑑𝑣
[ ] =[ ] + ⃗Ω
⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ 𝑣 (𝑀/ℛ1 ) = γ
⃗ (M/ℛ1 ) + ⃗Ω
⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ 𝑣 (𝑀/ℛ1 )
𝑑𝑡 ℛ0 𝑑𝑡 ℛ1
En définitive on obtient :
dΩ ⃗⃗
⃗ (M/ℛ0 ) = γ
γ ⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ v
⃗ (M/ℛ1 ) + 2Ω ⃗ (M/ℛ1 ) + γ
⃗ (O1 /ℛ0 ) + [ ] ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
O1 M + ⃗Ω ⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ (Ω O1 M)
dt ℛ
0
⃗ (M/ℛ0 ) = γ
γ ⃗ 𝑎 (𝑀) = γ
⃗ 𝑟 (𝑀) + γ
⃗ 𝑐 (𝑀) + γ
⃗ 𝑒 (𝑀)
⃗ 𝑟 (𝑀) = γ
γ ⃗ (M/ℛ1 ): Accélération relative
γ ⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ v
⃗ 𝑐 (𝑀) = 2Ω ⃗ (M/ℛ1 ) Accélération de Coriolis
⃗⃗
dΩ
⃗ 𝑒 (𝑀) = γ
γ ⃗ (O1 /ℛ0 ) + [ dt ] ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
O1 M + ⃗Ω ⃗⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (ℛ1 /ℛ0 ) ∧ (Ω O1 M) : Accélération
ℛ0
d’entrainement.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛄 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝟐/𝟎 = 𝛄 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝟐/𝟏 + 𝛄 𝟏/𝟎 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛄𝑪𝒐𝒓
6. Torseurs Cinématiques de Mouvement Particuliers
Nous considérons ici le mouvement de deux solides (𝑆1 ) et (𝑆2 ) l’un par rapport à l’autre. Le
torseur cinématique du mouvement du solide (𝑆2 ) par rapport au solide (𝑆1 ) en un point A est
note : {𝑉(2/1)}𝐴
Mouvement de Translation :
27
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Dans le cas du solide (𝑆2 ) en translation par rapport au solide (𝑆1 ), tous les points ont même
vitesse linéaire, il n'est alors plus indispensable de préciser le centre d'expression du torseur. Il
s'agit d'un torseur "moment pur", tout point de l'espace est central.
⃗0 0 u21
{V(2/1)}A = { } = {0 v21 }
⃗V(A, 2/1)
0 w21 Base de projection
𝛼 .𝑢 ⃗ α21 0
{V(2/1)}A = { 21 } = { 0 0} le point 𝐴 ∈ (𝑂; 𝑢
⃗ ).
⃗0
𝐴 0 0 Base de projection
𝐴
28
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
d’axe passant par O et perpendiculaire au plan de la figure. Le mouvement de la bielle (2) par
(0), 𝑀𝑣𝑡 2/0 , est un mouvement plan général.
Remarques :
- La propriété d’équiprojectivité du champ des vitesses est abondamment utilisée dans
l’étude d’un mouvement plan.
- En pratique, pour tout solide en mouvement plan, il suffit de connaître complètement la
vitesse d’un point et la direction d’une autre, pour déterminer la vitesse de tous les
points.
Relations entre les vitesses d’un solide en mouvement plan :
Un mouvement plan peut être considéré comme l’addition d’une translation et d’une rotation.
⃗⃗⃗⃗𝐵 = ⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝑉𝐴 + 𝜔 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ ∧ 𝐴𝐵
29
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
𝑎𝐵 = ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝜔
𝑎𝐴 + 𝛼 ∧ 𝐴𝐵 ⃗ ∧ (𝜔 ⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗ ∧ 𝐴𝐵
𝑎𝐵 = ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑎𝐴 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑎𝐵/𝐴 = ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑎𝐴 + (𝑎 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On écrit souvent 𝐵/𝐴 ) + (𝑎𝐵/𝐴 )
𝑛 𝑡
30
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑎 2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Avec : 𝐵/𝐴 ) = −𝜔 . 𝐴𝐵𝑢
𝑛
⃗ et (𝑎 𝐵/𝐴 ) = 𝛼. 𝐴𝐵𝑣
𝑡
Figure 36 : Bielle-Manivelle
sin 𝜃 sin 𝛽 𝑟 𝑟 2
Or = donc sin 𝛽 = 𝑙 sin 𝜃 alors cos 𝛽 = √1 − ( 𝑙 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
𝑙 𝑟
On obtient :
𝑟 2
𝑂𝐵 = 𝑟 cos 𝜃 + 𝑙 √1 − ( 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
𝑙
Le piston effectue un mouvement de translation rectiligne suivant l’axe 𝑂𝐵. Le vecteur vitesse
du piston est donc porte par l’axe 𝑂𝐵.
La norme de la vitesse du point 𝐵 est donc donnée par :
𝑟 𝑟
𝑂𝐵 𝑑𝑂𝐵 𝑑𝜃 𝑑𝑂𝐵 2 (− cos 𝜃) ( 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
𝑉𝐵 = 𝑑 = . = 𝜔. = 𝜔 −𝑟 sin 𝜃 + 𝑙 𝑙 𝑙
𝑑𝑡 𝑑𝜃 𝑑𝑡 𝑑𝜃 2
2 √1 − (𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
[ 𝑙 ]
𝑟 𝑟 𝑟
2 (− cos 𝜃) ( 𝑠𝑖𝑛 𝜃) (− cos 𝜃) ( 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
𝑉𝐵 = 𝜔 −𝑟 sin 𝜃 + 𝑙 𝑙 𝑙 = 𝑟𝜔 − sin 𝜃 + 𝑙
2 2
2 √1 − (𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃) √1 − (𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃)
[ 𝑙 ] [ 𝑙 ]
31
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
𝑟
(− cos 𝜃) ( ) cos 𝜃
𝑉𝐵 = 𝑟𝜔 sin 𝜃 [−1 + 𝑙 ] = −𝑟𝜔 sin 𝜃 [𝑟 + 1]
√𝑙 2 − 𝑟 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 √𝑙 2 − 𝑟 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃
𝑟 2 . sin 2𝜃
𝑉𝐵 = 𝜔 [−𝑟. sin 𝜃 − ]
2√𝑙 2 − 𝑟 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃
𝛾𝐴 = 𝑟. 𝜔2
32
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
𝑑𝛽 𝑟 cos 𝜃
𝜔𝐵𝐴 = = 𝜔
𝑑𝑡 𝑙 cos 𝛽
𝑟
En utilisant les relations cos 2 𝛽 + 𝑠𝑖𝑛2 𝛽 = 1 et sin 𝛽 = 𝑙 sin 𝜃, on obtient :
𝑟 cos 𝜃 𝜔 cos 𝜃
𝜔𝐵𝐴 = 𝜔 =
𝑙 2 2
√1 − 𝑟2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 √ 𝑙 2 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜃
𝑙 𝑟
𝝎 𝐜𝐨𝐬 𝜽 𝝎 𝐜𝐨𝐬 𝜽
𝝎𝑩𝑨 = = 𝟏/𝟐
𝟐 𝒍𝟐
√ 𝒍 𝟐 − 𝒔𝒊𝒏𝟐 𝜽 ( 𝟐 − 𝒔𝒊𝒏𝟐 𝜽)
𝒓 𝒓
Figure 37
33
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴1/0 est perpendiculaire en 𝐴 à 𝑂𝐴 (propriété de la rotation).
⃗⃗⃗⃗𝐵 = 𝑉
𝑉 ⃗ 𝐵3/0 à pour direction 𝑂𝐵 (propriété de la translation).
𝑉𝐴 . ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 = 𝑉⃗⃗⃗⃗𝐵 . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 (ce qui signifie que 𝐴𝐻 = 𝐵𝐾)
On obtient :
𝑉𝐴 cos 𝛼 = 𝑉𝐵 cos 𝛽
On a 𝛼 = 90 − 𝜃 − 𝛽
Finalement, on a : 𝑉𝐵 = 3,16 𝑚/𝑠.
Application :
Soit le système bielle-manivelle représenté. La manivelle 𝐴𝐵 à une vitesse angulaire constante dans
le sens horaire de 2000 r/min, voir figure 38.
34
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
La base et la roulante sont deux courbes tangentes au point I qui roulent sans glisser l’une sur
l’autre.
Figure 39
Connaissant les directions des vitesses ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗𝑩 de deux points 𝑨 𝒆𝒕 𝑩, il suffit de tracer
𝑽𝑨 𝒆𝒕 𝑽
les directions perpendiculaires respectivement aux directions de ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑽𝑨 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑽𝑩 ; le point
d’intersection des deux perpendiculaires donne le centre instantanée de rotation.
Après détermination du centre instantané de rotation 𝐼, on considère que le solide effectue une
rotation de centre 𝐼. Alors on obtient que :
𝑉𝐴 = 𝜔. 𝐴𝐼; 𝑉𝐵 = 𝜔. 𝐵𝐼; 𝑉𝐶 = 𝜔. 𝐶𝐼
Soit :
𝑉𝐴 𝑉𝐵 𝑉𝐶
= = =𝜔
𝐼𝐴 𝐼𝐵 𝐼𝐶
35
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Exemple d’Application :
On considère une échelle de longueur 𝑙 glissant sur le sol le long d’un mur, voir figure.
Les modules des vitesses des deux extrémités 𝐴 et 𝐵 de l’échelle sont respectivement
𝑉𝐴 et 𝑉𝐵 .
a. Quels sont les mouvements des points 𝐴 et 𝐵 ?
b. Quel est le mouvement décrit par l’échelle ?
c. Dans la position de la figure, déterminer le centre instantanée de rotation 𝐼.
d. Déterminer les coordonnées de 𝐼. On supposera 𝜔 la vitesse angulaire de rotation.
Figure 40
36
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Liaisons Cinématiques
Les mécanismes sont des dispositifs constitués de solides assemblés pour transformer des
mouvements pour en obtenir de nouveaux.
1. Liaisons de Solides :
Une liaison mécanique entre deux solides est une relation de contact entre deux solides. Deux
solides en contact peuvent être en mouvement l’un par rapport à l’autre. Les mouvements dont
on parle sont des mouvements de translation et de rotation de l’un par rapport à l’autre sans
interruption du contact.
Nous avons théoriquement trois types de contacts de liaisons, obtenu à partir de trois formes de
base : la sphère, le cylindre et le plan.
- Contact Ponctuel : cas du contact plan-sphère
- Contact Linéique : cas du contact sphère-cylindre ou cylindre-plan ;
- Contact surfacique : cas du contact cylindre-cylindre ou plan-plan.
Tableau des différents types de contacts
37
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Un contact entre ces deux solides va supprimer des degrés de libertés, et ce sont donc des
possibilités de mouvement qui seront interdits. Un mouvement interdit par le contact se traduira
au niveau du torseur cinématique par la nullité de la composante correspondant au mouvement
interdit.
Le torseur cinématique d’une telle liaison est l’ensemble des coordonnées ou des composantes
selon les trois directions de l’espace du vecteur de vitesse de rotation ; la résultante ;
(𝛼; 𝛽; 𝛾) et des composantes du vecteur vitesse de translation ; le moment du torseur (𝑢; 𝑣; 𝑤).
Le nombre de composantes non nulles du torseur cinématique correspond au nombre de degré
de liberté.
Exemple : La liaison sphère/plan
On sait que cette liaison est caractérisée par un contact ponctuel.
L’axe (𝐴; 𝑥) est normal à cette liaison. Elle supprime donc un degré
de liberté : la translation suivant (𝐴; 𝑥), (Voir fig. 41).
Le torseur cinématique de la liaison entre 𝑆1 et 𝑆2 s’écrira donc : Fig. 41
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/2 = 𝜔𝑥 . 𝑥 + 𝜔𝑦 . 𝑦 + 𝜔𝑧 . 𝑧 𝛼 0
{𝑉1/2 } = { } = {𝛽 𝑣}
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝐴,1/2 = 𝑉𝐴,𝑦 . 𝑦 + 𝑉𝐴,𝑧 . 𝑧 𝛾 𝑤 𝐴
𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1/2 = 𝜔𝑧 . 𝑧 0 𝑢
{𝑉1/2 } = { } = {0 𝑣}
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴,1/2 = 𝑉𝐴,𝑥 . 𝑥 + 𝑉𝐴,𝑦 . 𝑦 𝛾 0 𝐴
𝐴
Le torseur transmissible de cette liaison est l’ensemble des coordonnées des actions mécaniques
; la résultante ; qui empêchent ou suppriment les translations et des coordonnées des couples
ou des moments qui empêchent ou suppriment les rotations.
38
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Le nombre de composantes non nulles du torseur d’efforts transmissibles est égale au nombre
de degré de liaison.
Le tableau suivant nous donne les torseurs cinématiques des liaisons normalisées.
39
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Linéaire 4 ddl 𝛼 0 𝑋 0
rectiligne Rx {𝛽 𝑣} {0 0}
d’axe (𝑂; 𝑦) et Ty Ry 0 𝑤 𝐴 0 𝑁 𝐴
de normale Tz
(𝑂; 𝑥)
Linéaire 4 ddl 𝛼 𝑢 0 0
annulaire {𝛽 0} {𝑌 0}
d’axe (𝑂; 𝑥) Tx Rx 𝛾 0 𝐴 𝑍 0𝐴
Ry
Rz
40
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
3 ddl 𝛼 0 𝑋 0
Rx {𝛽 0} {𝑌 0}
Rotule de Ry 𝛾 0𝐴 𝑊 0𝐴
centre A Rz
Sphérique a 2 ddl 0 0 𝑋 𝐿
doigt de centre {𝛽 0} {𝑌 0}
A 𝛾 0𝐴 𝑍 0𝐴
Ry
Rz
41
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
Liaison 1 ddl 0 𝑢 0 𝐿
Glissière d’axe Tx {0 0 } {𝑌 𝑀}
(𝐴; 𝑥) 0 0 𝐴 𝑍 𝑁 𝐴
Liaison 1 ddl 𝛼 𝑢 0 0
Hélicoïdale Ty ou Rx {0 0} {𝑌 𝑀 }
d’axe (𝐴; 𝑥) 0 0 𝐴 𝑍 𝑁 𝐴
𝑝
De pas p avec 𝐿 = − 2𝜋 𝑋
Liaison 0 ddl 0 0 𝑋 𝐿
Encastrement {0 0 } {𝑌 𝑀}
0 0𝐴 𝑍 𝑁 𝐴
42
Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré
Cinématique du Solide
On note 𝑛⃗ la normale au plan tangent passant par I. 𝑡 et 𝑢 ⃗ deux vecteurs unitaires du plan
tangent en I tel que le triplet (𝑡; 𝑢
⃗ ; 𝑛⃗) forme un trièdre direct, i.e. : 𝑡 ∧ 𝑢
⃗ = 𝑛⃗.
Les mouvements possibles entre les deux solides sont :
Ω2/1 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ Ω𝑡2/1 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺𝑝2/1 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝛺𝑢2/1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺2/1 = 𝜔𝑝 . 𝑛⃗ + 𝜔𝑡 . 𝑡 + 𝜔𝑢 . 𝑢 ⃗
{ ={
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐼∈2/1 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑡𝐼∈2/1 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑢𝐼∈2/1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐼∈2/1 = 𝑉𝑡 . 𝑡 + 𝑉𝑢 . 𝑢
⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺𝑝2/1 : Vecteur Vitesse de rotation du Pivotement ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑡𝐼∈2/1 : Vecteur Vitesse de translation suivant l’axe 𝑡;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑢𝐼∈2/1 : Vecteur Vitesse de translation suivant l’axe 𝑢
⃗.
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐼∈2/1 est appelé Vitesse de Glissement de 𝑆2 sur 𝑆1 . Il appartient à tout instant au
plan tangent de contact.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐼∈2/1 . 𝑛⃗ = 0
Cas Particuliers :
𝑉𝐼∈2/1 = ⃗0 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Roulement sans glissement : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ Ω𝑡2/1 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺𝑢2/1 ≠ ⃗0.
𝑉𝐼∈2/1 = ⃗0; (absence de glissement).
Pivotement et/ou Roulement : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Le mouvement de la came par rapport au bâti est une rotation de centre 𝐵, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴1/0 est
perpendiculaire en 𝐴 à 𝐴𝐵.
𝑉𝐴2/0 = 𝑉𝐴1/0 = 𝜔1/0 . 𝐴𝐵 = 155x0,035 = 5,43 𝑚/𝑠.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴2/1 ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴1/2 caractérise la vitesse de glissement
en 𝐴 entre la came et le poussoir.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴2/1 appartient au plan tangent en 𝐴 entre 1 et 2 et
est porté par (𝑥).
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴2/0 suit la translation du poussoir et est porté par
(𝑦).
Composition des vitesses en 𝐴:
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴2/0 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴2/1 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐴1/0
Roues de friction
Principe : Deux roues cylindriques sont en contact. L’adhérence permet d’assurer le roulement
sans glissement au point 𝐼 de contact des roues, et donc de transmettre le mouvement de la roue
1 dite ménante à la roue 2 dite menée, voir figure 44.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝐼∈1/0 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑂1∈2/0 + 𝐼𝑂⃗⃗⃗⃗⃗⃗1 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω1⁄0 = 𝑅1 ⃗⃗⃗⃗
𝑦0 ∧ 𝜔1⁄0 . ⃗⃗⃗
𝑧0 = 𝑅1 . 𝜔1/0 . ⃗⃗⃗⃗
𝑥0
Le signe moins indique que le sens de rotation des deux roues est inversé.
Engrenages
Principe : Un engrenage est constitué de deux roues dentées qui engrènent l’une avec l’autre.
La géométrie de la denture permet d’obtenir la même cinématique que celle imposée par deux
roues de friction, correspondant aux cercles primitifs, voir figure 45.
Les cercles primitifs sont représentés sur les schémas cinématiques.
Figure 45 : Engrenage
Diamètre primitif : 𝐷1 et 𝐷2 : diamètres des cercles primitifs, c’est-à-dire des roues de friction
équivalentes qui donneraient la même cinématique
Nombre de dents : 𝑍1 pour la roue 1 et 𝑍2 pour la roue 2.
Pas primitif : Longueur de l’arc de cercle entre deux profils (en 𝑚𝑚)
𝐷𝑖
𝑝𝑎𝑠 = 𝜋. = 𝜋. 𝑚
𝑍𝑖
Le nombre 𝑚, appelé module caractérise la taille des dentures. Pour que deux roues dentées
engrènent, elles doivent avoir le même module.
Engrènement : Il y a roulement sans glissement au point de tangence 𝐼 des cercles primitifs.
La condition de non glissement s’écrit :
𝑉𝐼∈2/0 = ⃗0.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Formes
Pignons-Chaine et Poulies-Courroie
Considérons le brin supérieur (𝑏1 ) de la courroie (resp. de la chaine), tendu entre les 2 poulies
(rep. les deux pignons), voir figure 38. En supposant que la courroie ne glisse pas sur les
poulies
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
En 𝐴: 𝑉 𝐴∈𝑏1 /1 = 0
⃗ donc 𝑉𝑏1 /1 = 𝑅𝑒 . 𝜔𝑒/0
𝑉𝐵∈𝑏1 /1 = ⃗0
En 𝐵: ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ donc 𝑉𝑏1 /1 = 𝑅𝑠 . 𝜔𝑠/0
Pignons-Chaine Poulie-Courroie
Figure 38
Les poulies et les pignons tournent dans le même sens. Le rapport de transmission s’écrit :
𝜔𝑠⁄0 𝑅𝑒 𝐷𝑒 𝑍𝑒
= = =
𝜔𝑒⁄0 𝑅𝑠 𝐷𝑠 𝑍𝑠