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Projet de fin d'étude

Cycle de la licence en professions infirmières et techniques de


santé

Filière : soins infirmiers

Option : infirmier polyvalent

Promotion : 2019/2022

Etude descriptive des facteurs associés à


l’hypotension intra dialytique chez les
malades hémodialysés au niveau du service
d’hémodialyse : CHP IBNOU BAJA TAZA
TAZA

Encadré par :
Elaboré par : Mr ABBOU JILALI
ZOUBA DOUNIA Enseignant permanent
ZIDAN FATIMA ZAHRA à l’ISPITS TAZA
ZAOUCH MANAL Lauréat du deuxième cycle
des études paramédicales

Juillet 2022

TOUIR
Résumé :

Cette étude descriptive vise à décrire les facteurs associés à l’hypotension intra-dialytique

(HID) chez les malades hémodialysés au niveau du centre d’hémodialyse du CHP IBNOU

BAJA TAZA.

Il s’agit d’un incident fréquemment rencontré en hémodialyse (HD), dû a des facteurs liés

au patient et d’autres liés à la séance.

Les principaux instruments utilisés lors de la collecte de données sont : un questionnaire

destinés aux 23 patients en HID et une fiche de collecte de données lors de l’analyse

documentaire des dossiers des patients.

L’exploitation des données recueillies a révélé que l’HID est un incident très fréquent,

74 épisodes on été survenue durant un mois.

L’HID est significativement associée aux facteurs liés au patients notamment l’âge

avancé (39%), le sexe féminin (57%), la comorbidité (diabète, HTA…), l’ancienneté

inférieure à 5ans et l’absence totale de la surveillance d’état d’hydratation. D’autres

facteurs sont liés à la séance tels-que : la prise de la collation durant la séance (86%),

l’absence totale d’une surveillance du volume plasmatique et la non adaptation de

l’ensemble des paramètres du dialysat utilisé pour chaque patient à savoir : les constituants

(sodium, calcium et bicarbonate…) et la température.

Pour prévenir cet incident, plusieurs éléments doivent être pris en compte notamment : la

surveillance de la TA avant et pendant la séance, de l’état d’hydratation et du volume

plasmatique, la révision du poids sec, et le paramétrage adapté des constituants du

dialysat à chaque patient.


Dédicaces
Nous dédions cette thèse
A nos chères mères
Affable, honorable, aimable : vous représentez pour nous le symbole de la bonté per excellence, la
source de tendresse et l’exemple du dévouement qui n’a pas cessé de nous encourager et de prier
pour nous.

Vos prières et vos bénédictions nous ont été d’un grand secours pour mener à bien nos études.
Aucune dédicace ne saurait être assez éloquente pour exprimer ce que vous méritez pour tous les
sacrifices que vous n’avez cessé de nous donner depuis notre naissance, durant notre enfance et
même à l’âge adulte.

Vous avez fait plus qu’une mère puisse faire pour que ses enfants pour suivre le bon chemin dans
leur vie et leurs études. Nous vous dédions ce travail en témoignage de notre profond amour.
Puisse Dieu, le tout puissant, vous préserve et vous accorde santé, longue vie et bonheur.

A nos chers pères


Aucun mot, aucune dédicace ne saurait exprimer notre respect, notre considération et l’amour
éternel que nous vous portons pour les sacrifices que vous consenti pour notre éducation et notre
bien-être. Vous avez été et vous serez toujours un exemple à suivre pour vos qualités humaines,
votre persévérance et votre perfectionnisme.

Vous nous avez appris le sens du travail, de l’honnêteté et la responsabilité.

Nous souhaitons que cette thèse vous apporte la joie de voir aboutir vos espoirs et nous espérons
ne jamais vous décevoir.

Puisse Dieu vous garde et vous procure santé et longue vie inshaa’Allah.

A nos chers frères et sœurs


Vous savez que l’affection et l’amour fraternel que nous vous portons sont sans limite. Nous vous
dédions ce travail en témoignage de l’amour et des liens de sang qui nous unissent. Puissions-
nous rester unis dans la tendresse et fidèles à l’éducation que nous avons reçue. Nous implorons
Dieu qu’il vous apporte bonheur et vous aide à réaliser tous vos vœux.
Ainsi, nos chers petits frères qui se présentent dans tous nos moments d’examens par leur soutien
moral et leurs belles surprises sucrés.

Nous vous souhaitons un avenir plein de joie, de bonheur, de réussite et de sérénité.


I

Remerciements :
A Dieu :

Nous tenons tout d’abord à remercier dieu le tout puissant et miséricordieux, qui nous a donné la

force et la patience d’accomplir ce modeste travail.

A Mr le directeur de l’ISPITS de Taza Mr Benseghir Mohammed :

Vous avez fait d’un grand soutient et d’un bon encouragement afin que nous puissions terminées

d’études avec succès.

A notre encadrant Mr ABBOU JILALI :

Nous tenons à remercier notre encadrant, Mr ABBOU JILALI, encadrant et enseignent au niveau

d’ISPITS TAZA, pour l’orientation, la confiance, la patience qui a constitué un apport

considérable sans lequel ce travail n’aurait pas pu être mené au bon port. Qu’il trouve dans ce

travail un hommage vivant à sa haute personnalité.

Nos remerciements s’étendent également à :

Monsieur Abdelhak Kassimi :

Mr.Abdelhak Kassimi, pour ses bonnes explications qui nous ont éclairé le chemin de la recherche

et sa collaboration avec nous dans l’accomplissement de ce modeste travail.

Docteur Zidouri Mohammed :

Pour les conseils qu’il nous prodigué, l’inspiration, l’aide et le temps qu’il a voulu nous

consacrer.
II

A l’ensemble du corps médicaux et infirmiers de l’hôpital IBNOU BAJA :

Tout le corps médicales et infirmiers de centre hospitalier provincial IBNOU BAJA pour leur

collaboration et disponibilité et les personnels du service d’hémodialyse de CHP IBNOU BAJA

pour leur participation à notre étude avec grande patiente.

Au staff administratif de l’ISPITS :

Enfin, nous remercions tout le corps professionnel et administratif de l’institut supérieur des

professions infirmiers et technique de santé, pour la richesse et la qualité de leur enseignement et

qui déploient de grands efforts pour assurer à leurs étudiants une formation actualisée et tous

ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail.

Aux membres de jury :

Nous vous exprimons notre gratitude pour avoir accepté d’apporter vos jugements et vos

suggestions à ce travail.

Nos sincères remerciements :

A tous ou celle qui ont apporté leur soutien pour l’élaboration de ce travail merci à tous les autres

qu’on a pu oublier…
III

TABLE DES MATIERES:

Résumé………………………………………………………………………………………i

Dédicaces………………………………………………………………………………...….ii

Remerciement..........................................................................................................................I

Table des matières……………………………………………………………………......…III

Liste des abréviations………………………………………………………………….........VI

Liste des annexes……………………………………………………………………..….....VII

Liste des figures……………………………………………………………………...…....VIII

Liste des tableaux………………………………………………………………..…….……IX

Introduction ………………………………………………………………………….………1

La phase conceptuelle ……………………………………………………...……………….3

I. Problématique ………………………………………………………………………..4

II. Question de recherche…………………………………………………………..…....8

III. But de recherche ……………………………………………………………………..8

IV. Recension des écrits ……………………………………………………….…..….....9

V. Cadre de référence…………………………………………………………..….…...22

La phase méthodologique…………………………………………………………….........23

I. Devis de recherche…………………………………………………………….….....24

1. Types d’étude……………………………………………………………………......24

2. Milieu d’étude ……………………………………………………………………....24


IV

3. population cible………………………………………………………..………....…24

4. Echantillonnage…………………………………………………………………......24

5. Méthode et instrument de collectes des données……………………………...........25

II. Considérations éthiques ………..………………………………….………………..26

La phase empirique.……………………………………...……………………….…….....27

I. Collecte de données………………………………………………………………....28

II. Présentation des résultats de la fiche de collecte de données et du questionnaire.....28

A. Présentation des résultats de la fiche de collecte de données ………………....…...28

1. La répartition des patients ayant présenté une HID selon le sexe………………28

2. La répartition des patients ayant présenté une HID selon l’âge…………….......29

3. La répartition des patients en HID selon la fréquence d’HID……………...…..29

4. La répartition des patients en HID selon les composantes du dialysat

utilisés……………………………………………………………………..….....30

a. La répartition des patients en HID selon la teneur en sodium du dialysat

utilisé……………………………………………………………………..........…31

b. La répartition des patients en HID selon la teneur en bicarbonates du dialysat

utilisé ……………………………………………………………………...……..31

5. La répartition des patients ayant HID selon la température du dialysat

utilisé……………………………………………………………………...……..32

6. La répartition des patients ayant HID selon le poids sec …………………....….33

B. Présentation des résultats du questionnaire:………………………………..…….....34

a. La répartition des patients ayant présentés une HID selon la

comorbidité…………………………………………………………...….....34

b. La répartition des patients ayant présentés une HID selon l’ancienneté en

HD……………………………………………………………………...……35
V

c. La répartition des patients ayant présentés une HID selon la prise des

antihypertenseurs avant la séance d’HD………………………………......36

d. La répartition des patients en HID selon l’évaluation de leur état

d’hydratation de la séance………………………………………………......36

e. La répartition des patients en HID selon le régime sans sel ………….....…37

f. La répartition des patients en HID selon la prise de collaction………....…38

g. La répartition des patients en HID selon l’évaluation du volume

plasmatique …………………………………………………………………39

III. Discussion des résultats…………………………………………………………..……...40

IV. Discussion des résultats de l’entretien……………………………………………..........45

V. Forces et limites de l’étude………………………………………………………..……..46

VI. Suggestions et recommandations……………………………………………………......47

Conclusion………………………………………………………………………....48

Annexes…………………………………………………………………………....49

Références bibliographiques………………...………………………………..…...58
VI

LISTE DES ABREVIATIONS :

CHP : Centre Hospitalier Provincial

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

CVC : Cathéter veineux central

EBPG : European Best Practice Guidelines

FAV : Fistule Artérioveineuse

HD : Hémodialyse

HDC : Hémodialyse chronique

HDI : Hypotension Diastolique Isolée

HID : Hypotension Intra-Dialytique

HTA : Hypertension Artérielle

IDE : Infirmier Diplômé d’Etat

HID : Hypotension Intra-dialytique

IMC : Indice de Masse Corporelle

IRA : Insuffisance Rénale Aigue

IRCT : Insuffisance Rénale chronique terminale

ISPITS : Institut Supérieur des Professions Infirmières et Technique de Santé

NaCl : Chlorure de Sodium

OMS : Organisation Mondiale de Santé

UF : Ultrafiltration

TA : Tension Artérielle
VII

Liste des annexes :

Annexe n°1 : Présentation du centre d’hémodialyse : CHP IBNOU BAJA


TAZA…………………………………………………………………………...50

Annexe n°2 : Enquête par questionnaire sur les facteurs associés à l’HID au

niveau du centre d’hémodialyse : CHP IBNOU BAJA TAZA…………….......53

Annexe n°3 : Fiche de collecte de données sur les facteurs associés à l’HID au

niveau de centre d’hémodialyse CHP IBNOU BAJA TAZA……………..…...55

Annexe n°4 : Entretien sur les facteurs d’HID au niveau du centre

d’hémodialyse CHP IBNOU BAJA TAZA………………………………….....57


VIII

Liste des figures :

Figure n°1 : Cadre conceptuel des facteurs associés à l’hypotension intra dialytique...22

Graphique N°1 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon le sexe ……….…28

Graphique N°2 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon l’âge…………….29

Graphique N°3 : Répartition des patients selon le teneur en bicarbonate du dialysat


utilisé……………………………………………………………………………………….....31

Graphique N°4 : Répartition des patients selon la température du dialysat utilisé………....32

Graphique N°5 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon le poids sec…...…33

Graphique N°6 : Répartition des patients en HID selon le changement de poids sec……....33

Graphique N°7 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon la comorbidité…..34

Graphique N°8 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon l’ancienneté
en hémodialyse………………………………………………………………………………..35

Graphique N° 9 : La prise des antihypertenseurs avant la séance……………………….....36

Graphique N°10 : Répartition des patients en HID selon l’évaluation de leur état d’hydratation
avant la séance………………………………………………………………………………..37

Graphique N°11 : Répartition des patients ayan présenté une HID selon le régime sans
sel…………………………………………………………………………………….............38

Graphique N° 12 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon la collation……38

Graphique N°13 : Répartition des patients ayant présenté une HID selon l’évaluation de
volume plasmatique………………………………………………………………………….39
I

Liste des tableaux :

Tableau n° 1 : Répartition des cas en HID selon le nombre de séances


d’HD………………………………………………………………………………………..29

Tableau n°2 : Répartition des épisodes d’HID en relation avec le nombre de séances
réalisées……..………………………………………………………………………………30

Tableau n°3 : Répartition des patients en HID selon la teneur en sodium du dialysat
utilisé………………………………………………………………………………………..30
1

Introduction:

L’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) a été déclarée une priorité majeure de

santé publique dans de nombreux pays, à cause d’une croissance régulière de son incidence et

de sa prévalence, et de ses conséquences médicales, sociales et économiques (Asserraji,

Maoujoud, 2015).

Touchant près de 600 millions de personnes dans le monde, la célébration de la journée

internationale du REIN au Maroc, a révélé un bilan très alarmant, en l’absence de statistiques

très précises, l’IRC toucherait plus de trois millions de marocains dont beaucoup arrivent

chaque année au stade terminal, à la fin 2014 de près de 17.000 dialysés dans 200 centres

publics et privés, avec 1.200 nouveaux dialysés chaque année. (L’association marocaine de

lutte contre les maladies rénales, 2014).

L’hémodialyse est pourtant l’un des traitements de l’IRCT qui permet aux malades de

survivre à cette pathologie mortelle. (Serge, Bernard, 2011).

Ce traitement est une véritable substitution à la fonction rénale. Le patient est piqué,

« rattaché » à une machine qui a pour but de pomper le sang, le filtrer afin de le restituer, le

débarrasser des substances toxiques et du liquide excédentaire qui encombrent l’organisme.

Les incidents survenant au cours d’une séance d’épuration extra rénale sont multiples, On

peut citer les incidents digestifs, infectieux, hémorragiques et les troubles du rythme

cardiaque, mais les plus fréquemment rencontrés restent les incidents hémodynamiques et

principalement l’hypotension intra dialytique. (Moutamani 2017)

Pour ceci, cette étude est axée en trois phases : (a) la phase conceptuelle consacrée à

définir la problématique, la question de recherche, le but de la recherche, et la recension des

écrits, (b) la phase méthodologique réservée à la présentation du milieu d’étude, de la


2

population cible, de l’échantillon, des outils d’investigations et des considérations éthiques, et

(c) la phase empirique destinée à l’exploitation, l’analyse des résultats, la discussion en

dernier lieu des forces et des limites d’études et les principales suggestions vont être

annoncées.
3

La phase conceptuelle
4

I. Problématique:

L’IRCT a été déclarée une priorité majeure de sante publique dans de nombreux pays, à

cause d'une croissance régulière de son incidence, sa prévalence et de ses conséquences

médicales, sociales et économiques. (Asserraji, Maoujoud, et Oualim , 2014).

En effet, l’IRCT concerne 8 à 16% de la population mondiale. Chaque année, 0,15-0,2%

de celle-ci atteint le stade d’insuffisance rénale terminale (IRT) nécessitant une thérapie de

substitution notamment: la dialyse (l’hémodialyse et dialyse péritonéale) qui permet de

nettoyer le sang des déchets et de l’excès d’eau accumulés dans l’organisme et la

transplantation rénale (greffe). ( Pruijm , Schneider , Kissling , Burnier , Saucy 2015)

L’hémodialyse représente le premier traitement dans le monde, en effet environ 2 millions

de personnes sont en dialyse, ce qui ne représente que 10% des personnes qui en ont besoin.

Ce nombre ne cesse de croître avec le vieillissement de la population. ( Pruijm , Schneider ,

Kissling , Burnier , Saucy 2015)

Il s’agit d’une méthode permettant des échanges à l’extérieur du corps entre le sang et un

liquide (dialysat), à travers un filtre artificiel dénommé dialyseur.

Elle nécessite une machine (appelée générateur) alimentée par une eau traitée.

Ces échanges se font grâce à la mise en place d’une voie d’abord vasculaire permettant le

branchement du générateur, comme : une fistule artério-veineuse créée par voie chirurgicale

(communication permanente entre une artère et une veine le plus souvent au niveau de

l’avant-bras) ; ou un cathéter tunnel lisse dont une des extrémités est placée dans une veine

tandis que l’autre ressort sur la peau. (Haute autorité de santé 2017)
5

L’hémodialyse présente un certain nombre d’incidents, qui sont néanmoins connus et

surveillés. Les patients sont informés et le personnel médical est formé pour y répondre de

manière adéquate. Il s’agit notamment des crampes musculaires, les hémolyses aigues, les

embolies gazeuses, la coagulation du circuit, les infections, les hématomes, les thromboses

artério-veineuses, les ablations accidentelles des aiguilles, et surtout l’ HID. (Chenna et

Mahamdi 2017)

Décidemment, l’ HID demeure la complication fréquente d’hémodialyse. Elle se définit

par une pression artérielle systolique < 100 mm Hg ou une chute de la pression artérielle

diastolique supérieure à 20 mm Hg avec des symptômes associés (El Maghraoui, Ouahabi,

Kabbali, Arrayhani, Ajdi, Sqalli Houssaini, 2016).

En effet, en France au niveau de service de néphrologie, l’HID est classée parmi les

risques fréquents présents dans 1 à 10% des séances. (Bitker 2016)

Au pays bas une méta-analyse comprenant 4 études incluant 1 694 patients et 4 études

incluant 13 189 patients, la prévalence des séances d'HD compliquées par l'HID était de 10,1

et 11,6 %, cette méta-analyse suggère que la prévalence de l'HID est inférieure à 12% pour la

définition de European Best Practice Guidelines (EBPG) , ce qui est beaucoup plus faible que

ce qui est indiqué dans la plupart des revues. (Kuipers et al 2019)

Au Congo (Kinshasa) une étude documentaire des patients souffrant d’IRCT requérant des

séances d’HD réalisées dans deux centres d’ HD entre 2008 et 2018 a montré que la fréquence

de l’HID était de 8,7% dans 219 séances c.-à-d.environ une séance sur 12 se complique

d’HID liée au patient et à l’HD elle-même. (Rissassi Makulo et autres 2021)


6

Au Mali (Bamako) durant 5 ans, l’hôpital Mali-GAVARDO a réalisé 6589 séances sur

8133séances prévues soit un taux de réalisation de 81%; avec une moyenne de dix mille

quatre-vingt-seize (1096) séances par an (extrêmes: 111séances en 2007 et 1788 séances en

2011).

Les incidents étaient par ordre de fréquence : l’hypotension artérielle (249 cas), l’HTA

intra-dialytique (149 cas), les crampes musculaires (26 cas), l’insuffisance de débit (13cas), la

fièvre (9 cas), les vomissements, la douleur thoracique, (6 cas) chacun, la douleur épigastrique

(5cas), le prurit, les céphalées (4cas) chacun. (YOSSI 2014)

Au Maroc, L’HID est la complication la plus fréquente en hémodialyse. Cependant, la

baisse isolée de la pression diastolique chez l’hémodialysé est asymptomatique et sa détection

nécessite une surveillance répétée de la pression artérielle au cours des séances de dialyse. Sa

fréquence est de 5 à 30%, selon les différentes études. (Moutamani 2017).

Parmi les causes de l’HID on trouve: Une diminution excessive du volume, une

vasoconstriction périphérique insuffisante (chez le patient diabétique par exemple), ou

également une fonction cardiaque inappropriée ou défaillante. L'hypotension est occasionnée

par des facteurs liés à la séance d’hémodialyse et/ou au patient, par exemple : le patient et sa

comorbidité, les traitements en cours, les conditions de dialyse, la perte de poids horaire …

(Chenna et Mahamdi 2017)

Les conséquences de l’HID sont nombreuses. La première d’entre elles, du fait de l’arrêt

de la soustraction hydrique, et la perte d’efficacité de la technique dont c’est l’objectif

intrinsèque. La seconde, liée à la première, est l’entretien d’un état d’hyperinflation hydro-

sodée, aggravant le pronostic vital des patients en syndrome de détresse respiratoire aiguë ou
7

en choc septique, et responsable d’un allongement de la durée de ventilation mécanique (Sakr,

Boyd 2017).

Pour prévenir cet incident on peut prendre les notes suivantes en considération : ne jamais

ultrafiltrer un patient en deçà de son poids de base, ultrafiltration < 10 ml/kg/h, si nécessaire

rallonger le temps de dialyse (ou programmer une séance d’ultrafiltration supplémentaire),

éviter les prises de la nourriture durant la séance de dialyse, prendre le poids d’une manière

rigoureuse, éviter la prise des antihypertenseurs avant la séance de dialyse, vérifier le taux de

sodium dans le dialysat si il à une concentration identique ou inférieur à celle du patient et

enfin la température du bain de dialyse qui doit être entre 35,5°et 36,6°. (Chenna et

Mahamdi 2017)

Au niveau du centre d’hémodialyse du centre hospitalier provincial TAZA (CHP IBNOU

BAJA TAZA) un entretien semi directif avec le personnel infirmier et médical a révélé que

l’HID reste le premier incident per dialytique rencontré. Il s’agit d’un événement

fréquemment rencontré et dû à plusieurs facteurs entre autres : la comorbidité, l’ancienneté

en dialyse, et les variations de poids sec du patient.

De ce fait cette étude descriptive quantitative prospective a pour but de décrire les

facteurs liés à l’hypotension intra dialytique à savoir : les facteurs liés au patient : l’âge, le

sexe, la comorbidité, l’ancienneté en HD, la prise des antihypertenseurs et le régime sans sel,

et les facteurs liés à la séance : la collation, les compositions du dialysat et sa température,

volume plasmatique et le poids sec.


8

II. Question de recherche :

Quels sont les facteurs associés à l’ HID au niveau du centre d’hémodialyse CHP IBNOU

BAJA TAZA?

III. But de recherche :

Décrire les facteurs associés à l’HID au niveau du centre d’hémodialyse CHP IBNOU

BAJA TAZA.
9

IV. Recension des écrits:

L’hémodialyse (HD) est un procédé mécanique extracorporel qui consiste à mettre en

contact le sang du patient avec le dialysat par l’intermédiaire du rein artificiel avec un

appareillage spécifique qui comprend :

Un circuit pour le sang, doté d’une pompe qui aspire le sang et le renvoie dans le corps une

fois nettoyé, une machine (un générateur) qui produit un liquide stérile, dont la composition

est adaptée au corps humain, ce liquide est appelé dialysat ; entre les deux, un petit cylindre

essentiel appelé dialyseur. (Yossi 2014)

Le générateur d’hémodialyse sert à préparer le dialysat et faire circuler le sang et le

dialysat dans le dialyseur. Des dispositifs de contrôle et de surveillance permettent d’assurer

le bon déroulement de la séance en toute sécurité. (Yossi 2014).

Ce générateur fait circuler les deux liquides à contre-courant dans le rein artificiel. Le

sang parvient au générateur par un circuit extracorporel connecté aux vaisseaux du patient à

chaque dialyse.

L’extraction des produits de déchets tels que l’urée, la créatinine, l’acide urique et des

électrolytes comme le phosphore, le potassium et le chlore se font par deux principes : la

diffusion et l’ultrafiltration. (Yossi 2014).

Pour la diffusion, c’est le transfert passif de solutés (molécules) de faibles poids

moléculaire selon un gradient de concentration entre deux compartiments : du milieu le plus

concentré vers le milieu le moins concentré. (Chenna, Mahamdi 2007).

Quant à l’UF, c’est le débit convectif d’eau et d’un soluté dissous dans un gradient de

pression causé par des forces hydrostatiques ou osmotiques.

Pendant la dialyse, l’ultrafiltration élimine du sang les molécules de déchets et l’excès de

liquide. (Yossi 2014).


10

Par conséquent, ceci assure l’élimination de l’eau et du sodium, accumulés entre deux

dialyses. Le calcium ultra filtrable dont la concentration est inférieure à celle du dialysat,

diffuse vers le plasma pour positiver le bilan calcique (Yossi 2014).

Pour avoir accès au sang du patient il faut utiliser une veine ayant un débit suffisant d’où

le nom d’accès vasculaire. En effet, Il existe 2 types d’accès vasculaire :

D’une part la fistule artérioveineuse (FAV), c’est une anastomose d’une artère et d’une

veine le plus souvent radiale ou humérale, elle provoque une augmentation du réseau veineux,

une augmentation de la pression et une augmentation du débit sanguin, ainsi qu’un

épaississement de la paroi qui permet les ponctions répétées de cette veine artérialisée.

(Chenna, Mahamdi 2007)

La cicatrisation de l’anastomose et la dilatation de la veine artérialisée nécessitent un

certain délai de 3 à 4 semaines. Il est donc important de créer la fistule suffisamment à

l’avance par rapport à la date prévue de l’hémodialyse. (Chenna, Mahamdi 2007)

D’autre part, le cathéter veineux central (CVC) qui est un tube mince et flexible (cathéter)

qu’on met dans une grosse veine, habituellement par une veine du cou, du thorax. On

l’appelle aussi voie veineuse centrale ou voie centrale. (Chenna, Mahamdi 2007)

Il peut être implanté dans la veine jugulaire, la veine sous-clavière, ou la veine fémorale.

Le schéma d’HD le plus habituel chez un patient est de 3 séances de 4 heures chacune, soit

12 heures par semaine. (Canaude 2020)

Ce traitement pour le patient atteint d’IRC au stade terminal est un traitement à vie, elle

présente beaucoup d’incidents : l’HID, l’HDI, les crampes musculaire, les nausées et

vomissements, la fatigue post dialytique, les céphalées, les troubles de rythme cardiaque,

l’embolie gazeuse, l’infarctus de myocarde, les convulsions, l’hémolyse intra-vasculaire, la

surcharge du volume extra cellulaire, l’hyperkaliémie maligne, les infections, la péricardite,


11

les hémorragies ,les hématomes, et finalement les incidents des connexions

vasculaires.(Canaude 2020)

L’HID et l’HDI demeurent les incidents les plus rencontrés.

L’ HDI en hémodialyse est défini par une baisse isolée de la pression artérielle

diastolique < 60 mmHg avec une pression artérielle systolique ≥ 100 mmHg. (Allibou, EL

Bouhi, Ouhammou, Chettati, Fadili, Laouad. 2021).

La baisse isolée de la pression diastolique chez l’hémodialysé est asymptomatique, sa

détection nécessite une surveillance répétée de la pression artérielle au cours des séances de

dialyse.

Quant à L’HID, elle se définit par une pression artérielle systolique < 100 mm Hg ou une

chute de la pression artérielle diastolique supérieure à 20 mm Hg. (El Maghraoui , Ouahbi ,

Kabbali , Arrayhani , Ajdi , Sqalli Houssaini, 2016)

Elle est associée à des symptômes qui comprennent un inconfort abdominal, des

bâillements, des soupirs, des nausées, des vomissements, des crampes musculaires, l'agitation,

des vertiges ou des évanouissements, et de l'anxiété. (El maghraoui, 2016)

L'incidence d'une baisse symptomatique de la pression artérielle pendant (ou

immédiatement après) la dialyse varie de 15 à 50 % des séances de dialyse. (Orofino, Marcén,

Quereda, Villafruela, abater, Matesanz, et al. 2015).

La physiopathologie de l’HID est essentiellement due à la diminution du volume intra

vasculaire et à la baisse du volume d’éjections systoliques provoquées par l’UF progressive au

cours de la dialyse. (Moutamani 2017)


12

Cependant, l’UF n’est pas l’unique responsable de ce phénomène, puisque ce dernier peut

survenir également pendant des séances de dialyse sans ultrafiltration. (Moutamani 2017)

En effet, en réponse à l’hypovolémie, l’organisme augmente le transfert du liquide de

l’espace interstitiel vers l’espace intra vasculaire par un phénomène appelé par les Anglo-

saxons « Refilling rate » ou taux de remplissage vasculaire. (Moutamani 2017).

Plus ce mécanisme est efficace, plus le volume intra vasculaire et la pression artérielle se

maintiendront stables pendant la dialyse. Cela exige un équilibre entre les flux osmotiques et

hydrostatiques entre les deux compartiments. (Moutamani 2017).

Lorsque le remplissage vasculaire est insuffisant par rapport à l’UF imposée par la

machine, l’organisme fait appel à d’autres mécanismes pour essayer de maintenir la stabilité

de la pression artérielle malgré la diminution de la pression pulsée, notamment à une

stimulation sympathique, une vasoconstriction périphérique et une tachycardie. (Moutamani

2017).

Les facteurs impliqués dans la survenue des accidents hypotensifs per dialytiques sont

nombreux.

Véritablement, la fréquence de ces accidents hypotensifs est influencée par plusieurs

éléments, certains relevant de l’état clinique du malade lui-même : (a) l’âge, (b) le sexe,

(c) la comorbidité, (d) la prise des antihypertenseurs, (e) l’ancienneté en hémodialyse,

(f) l’évaluation de l’état de patient avant la séance, (g) le régime sans sel. (Canaud 2020)

D’autres relevant de la technique de dialyse elle-même : (a) la collation, (b) la composition

du dialysat, (c) la température du dialysat, (d) le volume plasmatique, (e) le poids sec.

(Canaud 2020).
13

Pour les facteurs liés au patient notamment l’âge comme premier facteur, une étude

africaine à Burkina Faso en 2022 qui incluait 48 patients et dénombrait 3014 séances

d’hémodialyse, a montré que parmi les facteurs associés à l’HID il y’a notamment l’âge (61

± 13 ans). L’âge moyen était de 44,7 ± 15 ans.

Au Maroc, une étude au niveau du CHU Mohammed VI, au service de néphrologie

OUJDA, en 2018 a montré que 174 patients âgés de plus de 65 ont été colligés, dont 21,2 %

avaient un âge supérieur à 80 ans(…).

En conclusion l’HID reste une complication fréquente chez le sujet âgé et contribue à

augmenter l’incidence et à aggraver la morbi-mortalité. (Hamdi, El Maghraoui,

Benabdelhak, Haddiya, Bentata 2018).

En ce qui concerne le sexe comme second facteur lié au patient, les facteurs de risque qui

développent l’HID comprennent le sexe féminin. (Kanbay, Ertuglu, Afsar, Ozdogan,

Siriopol , Covic , Basile, et Ortiz, 2020)

Une étude rétrospective étalée du janvier 2017 au décembre 2021, réalisée au centre

d’hémodialyse de l’hôpital militaire d’Agadir chez 90 hémodialysés chroniques. Avec une

analyse de 30689 séances. L’HID a été retrouvé dans 17% des cas. Parmi les facteurs de

risque associée à l’HID on a le sexe féminin (P<0,001). (Société Marocaine de Néphrologie

SMN 2022)

Il a également été démontré que les hémodialysés de sexe féminin sont plus exposés au

phénomène d’HID mais le mécanisme précis reste inconnu. (Neves PL et al. 1990)

La comorbidité, est le troisième facteur de risque lié au patient pour le développement

d’HID elle englobe: le diabète, l’indice de masse corporelle (IMC), et la cardiopathie.

Une étude menée en 2022 a démontré que le diabète est un facteur essentiel dans la

survenue de l’HID, soit 33 ,3%. (Delma, Bonzi 2022).


14

Les patients diabétiques hémodialysés avaient des pressions artérielles plus élevées, avant

et après la dialyse, associées à une plus grande prise de poids inter dialytique et à une

hypotension intra dialytique symptomatique plus fréquente. (Davenport et al 2008)

L’IMC élevé et la prise de poids inter dialytique supérieure ou égale à 5% de poids du

base est responsable de l’HID dans 66,7% des cas. (Delma, Bonzi 2022)

Les autres pathologies responsables de cet incident comprennent, les maladies

cardiovasculaires, y compris les dysfonctionnements systoliques et diastoliques, les

cardiopathies ischémiques, les arythmies, les calcifications vasculaires et les

dysfonctionnements autonomes. (Kanbay, Ertuglu, Afsar, Ozdogan, Siriopol, Covic,

Basile, et Ortiz ,2020)

La présence d’une cardiomyopathie urémique ou d’une altération de la fonction diastolique

droite et gauche aggrave l’instabilité vasculaire comme démontrée dans plusieurs études.

(Madsen , Furukawa , et al 2017)

Pour la prise de traitements antihypertenseurs comme 4éme facteur de risque lié au

patient, il est admis que le recours aux traitements antihypertenseurs constitue un facteur de

risque important de l’hypotension intra dialytique. (Moutamani 2017)

Ceci est expliqué par l’altération des résistances vasculaires provoquée par certains agents

antihypertenseurs, notamment les inhibiteurs calciques, ou par un effet excessif des

diurétiques de l’anse prescrits pour maintenir une diurèse. (Moutamani 2017)

Chang et al(2017) a évalué l’effet des médicaments antihypertenseurs sur l’hypotension

intra dialytique. Dans une étude, où 10 patients hémodialysés chroniques avaient reçu un

placebo contre un inhibiteur calcique (Verapamil 40 mg) et 8 autres patients avaient reçu un

placebo contre un beta bloqueur (atenolol 25mg) avant chaque séance de dialyse pendant trois

semaines.
15

Aucune différence significative n’a été notée dans les deux groupes quant à la fréquence et

la sévérité de l’HID.

Cependant, plusieurs auteurs précisent l’intérêt de la prise du traitement antihypertenseur

au moins 12 heures avant la séance de dialyse, afin de diminuer la fréquence d’épisodes

hypotensifs. (Rahman, Palmer, et al, 2008)

Pour la prise des antihypertenseurs avant la séance de dialyse : Les agents

antihypertenseurs doivent être prescrits prudemment avant la dialyse, en respectant leurs

caractéristiques pharmacodynamiques, mais ne doivent pas être retirés systématiquement le

jour de la dialyse.

La prescription de midodrine doit être envisagée lorsque les autres options thérapeutiques

ont échoué. Les autres médications vasopressives ne doivent pas être utilisées. ( Moutamani

2017)

Concernant l’ancienneté en hémodialyse comme 5éme facteur de risque lié au patient :

dans la littérature, ce déterminant constitue un facteur favorisant la survenue de la

complication la plus fréquente en hémodialyse, qui est l’HID. (Chou JA et al 2017)

Pour l’évaluation de l’état de patient avant la séance comme 6éme facteur lié au patient:

l’état d’hydratation d’un patient doit être régulièrement évalué par un examen clinique, une

exploration de l’état d’hydratation par des méthodes physiques doit être envisagée chez les

patients qui présentent des épisodes répétés d’hypotension en per dialyse. (Moutamani 2017)

Aussi la mesure de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque doit être réalisée

fréquemment pendant la séance de dialyse pour anticiper les chutes tensionnelles.

(Moutamani 2017)
16

Pour le régime sans sel comme dernier facteur acculé au patient, et selon les

recommandations européennes en hémodialyse. Pour faciliter le contrôle de la prise de poids

inter dialytique et réduire le risque d’hypotension inter dialytique, la consommation de sel

alimentaire doit être évaluée et ne doit pas dépasser 6g/j, hormis un cas particulier le contre

indiquant.

Aussi chez les patients dénutris, les effets hémodynamiques de l’alimentation per

dialytique doivent être évalués au regard des besoins nutritionnels du patient. (Moutamani

2017).

A propos des facteurs de risques relevant de la séance de dialyse elle-même à savoir : la

collation, la composition du dialysat, la température du dialysat, le volume plasmatique et le

poids sec.

La prise de collation comme premier facteur : chez les patients présentant fréquemment

des épisodes d’hypotension artérielle intra dialytique, l’alimentation pendant ou juste avant la

séance de dialyse doit être évitée.

Barakat (1993) a étudié les effets hémodynamiques de la collation et de la caféine en

séance d’hémodialyse sur dix patients durant trois séances.

La première séance de dialyse est sans collation. La seconde présente une collation (toast,

œuf, confiture, beurre, jus de fruit) et la troisième présente la même collation avec ingestion

de 200 mg de caféine.

La caféine étant supposée bloquer l’effet hypotenseur post prandial. Les résultats de cette

étude montrent que la pression artérielle chute plus rapidement dans les séances avec

alimentation.
17

Cette chute est de l’ordre de 5 à 20 mmHg dans la demi-heure qui suit la collation.

Cependant l’effet antihypotenseur de la caféine n’a pu être prouvé, Barakat incrimine une

dose insuffisante.

La composition du dialysat comme second facteur notamment sa teneur sodique, bien

que l’utilisation d’un profil sodique faisant appel à des concentrations supra physiologiques

de sodium ou à une teneur sodique du dialysat élevée (>ou= à 144mmol/l) soient capables de

réduire la fréquence des hypotensions artérielles per dialytiques, ces mesures ne doivent pas

être utilisées en routine du fait d’un risque accru de soif intense, d’hypertension et de gain de

poids inter dialytique majoré.

De même un dialysat tamponné au bicarbonate 26 à 32 mmol/l doit être utilisé pour

prévenir l’HID. (Moutamani 2017).

En effet, l’étude de Gabutti et al (2009) a montré que l’utilisation de bains de dialysat

riches en bicarbonates améliore la tolérance cardiaque à la surcharge volumique dans la

période inter dialytique et réduit l’épaississement artériel ; un bain de dialysat à 26 mmol/l de

bicarbonates exposait à un risque de plus grandes instabilités hémodynamiques

principalement d’épisodes hypotensifs, a dépend de la pression artérielle systolique et

diastolique par rapport à un bain de dialysat à 32mmol/l de bicarbonates.

Au sujet de la teneur calcique du dialysat. L’utilisation d’un dialysat dont la teneur

calcique est de 1,50 mmol/l doit être fortement recommandée chez les patients qui présentent

de nombreux épisodes d’hypotension per dialytique, hormis en cas de contre-indication.

(Moutamani 2017).

Chez les patients présentant de fréquents épisodes d’hypotension artérielle intra dialytique,

l’utilisation d’un dialysat à faible teneur en magnésium doit être évitée, en particulier en

association avec une faible concentration de calcium.


18

A noter que l’utilisation d’un dialysat sans glucose doit être évitée chez les patients

diabétiques. (Moutamani 2017).

Plusieurs études comparatives, notamment celle de (KAREL, 1986) a montré que

l’utilisation de l’acétate était significativement moins bien tolérée que le bicarbonate.

Ceci pourrait être expliqué par le fait que l’acétate induit une altération de la contractilité

cardiaque, probablement par une toxicité myocardique directe, avec une chute de l’index de

travail du ventricule gauche pouvant aller de 30 à 50%.

Chez les patients hémodialysés chroniques, il a également été démontré que l’acétate

pouvait induire une vasodilatation, expliquant ainsi la fréquence élevée des phénomènes

hypotensifs.

Au sujet de la température du dialysat chez les patients présentant de fréquents épisodes

d’HID, la prescription d’un dialysat plus frais (35-36°C) ou le maintien d’une balance iso

thermique du patient grâce à un rétro contrôle automatique est recommandé selon les normes

européennes. (Moutamani 2017)

Dans le cas de séance avec un dialysat frais, la température du dialysat doit être abaissée

progressivement et par paliers de 0,5°C en partant de 36,5°C jusqu’à ce que la

symptomatologie disparaisse. La prescription de dialysat à température réduite inférieure à

35°C n’est pas conseillée. (Moutamani 2017)

La prévention de la température de dialysat se fait par l'élimination de la chaleur avec du

dialysat froid pourrait être bénéfique pour la stabilité hémodynamique. De plus, la réduction

empirique fixe de la température du dialysat est simple et facile à adopter dans la pratique

quotidienne, mais elle peut augmenter l'inconfort du patient comme les sensations de froid, les

frissons et les symptômes connexes. (tsujimoto, nakata, kataoka , kimachi et al, 2019)
19

Concernant le volume plasmatique comme facteur de risque lié à la séance: La surveillance

continue du volume plasmatique au cours d’une séance d’hémodialyse a pour but, à l’échelle

individuelle, de déterminer le poids sec du patient hémodialysé chronique et d’évaluer, pour

chaque patient, le seuil critique de baisse du volume plasmatique en dessous duquel

apparaissent les symptômes liés à l’hypovolémie induite par l’UF. (Steuer et al, 1998).

Le volume plasmatique est mesuré via les mesures d’hématocrite, ces mesures peuvent

être effectuées, soit en ligne par une mesure optique ou ultrasonore qui améliore la précision

des mesures d’hématocrite, soit lors de prélèvements sanguins. (Fenech, 2003)

En effet lors d’une séance de dialyse, 1 à 4 litres d’eau sont retirés du patient, engendrant

d’importants transferts hydriques entre les différents compartiments, intracellulaire, interstitiel

et plasmatique. Lorsqu’il y a un mauvais transfert ou que le poids de base estimé est trop

faible, c’est-à-dire qu’on retire trop d’eau au patient, il y a des risques de malaise, tels que des

chutes de tension ou des crampes durant la séance de dialyse. (Fenesh 2003)

La constatation en fin de dialyse d’une baisse du volume plasmatique en dessous d’une

valeur seuil de 5 %, en l’absence de manifestation per dialytique d’hypovolémie, permet de

conclure à une inflation hydrosodée persistante en fin de dialyse (Steuer et al, 1998).

Les patients dans cette situation peuvent donc bénéficier d’une majoration de

l’ultrafiltration jusqu’à atteindre une baisse du volume plasmatique supérieure à 5 %.

En ce qui concerne le poids sec comme élément clé dans la survenue d’HID : Il s’agit du

poids idéal qu’il faut atteindre en fin de dialyse pour obtenir un volume d’eau et de sel

normalisé. Ce poids sec est un repère permettant d’adapter la durée des séances sa
20

détermination est une nécessité pour chaque patient en hémodialysé chronique (HDC). La

survenue d’une hypotension permettant de définir un nouveau poids sec (Steuer et al ,1998).

La prévention des hypotensions s’adresse à une population ciblée d’ HDC prédisposée à

l’hypotension induite par la dialyse.

Cette prévention passe par la détermination, pour chaque patient, d’un seuil critique de

baisse du volume plasmatique en dessous duquel apparaissent les manifestations

d’hypovolémie (Steuer et al, 1998).

L’approche de ce seuil critique permet une intervention thérapeutique (baisse de l’UF et/ou

perfusion de NaCl hypertonique et/ou augmentation de la conductivité du dialysat), pour

éviter l’hypotension sans perdre en efficacité de la dialyse en termes de poids sec à atteindre

et de qualité de l’épuration évaluée par le rapport KT/V urée, c’est un nombre utilisé pour

quantifier l' adéquation du traitement par hémodialyse et dialyse péritonéale(K : clairance de

l'urée par le dialyseur, t : temps de dialyse et V : volume de distribution d'urée,

approximativement égal à l'eau corporelle totale du patient). (Olivier et al.2001)

La détermination de ce seuil critique est plus fiable que l’évaluation du poids sec et

permettrait de diminuer de 20 à 30 % le nombre de séances avec hypotension orthostatique.

(Olivier et al, 2001)

En guise de conclusion, l’HID est un phénomène particulièrement répandu dans la

population générale âgée, faisant l’objet de plusieurs études dans la littérature et débouchant

sur des recommandations de diagnostic et de prise en charge.

C’est une complication fréquente symptomatique, elle est donc détectée par ses signes et

une surveillance systématique suffisamment répétée de la pression artérielle au cours des

séances de dialyse.
21

Cette étude a pour but d’étudier les facteurs de risque d’HID qui sont devisés en deux

types ; d’une part les facteurs liés au patient : l’âge notamment les personnes âgés, le sexe

féminin est le plus prédisposé, la comorbidité qui comprend (diabète, IMC, cardiopathie),

l’ancienneté en hémodialyse, la prise des antihypertenseurs avant la dialyse, l’évaluation de

l’état de patient avant la séance, le régime hyposodé par l’évaluation de la consommation du

sel. D’autre part des facteurs liés à la séance : la prise de collation au moment de dialyse, les

compositions du dialysat et ses teneur : (sodium, calcium et bicarbonate), la température du

dialysat qui doit être idéale, le volume plasmatique et leur surveillance, et le poids sec sous-

estimé.
22

V. cadre de référence :

Au terme de la recension des écrits ci-dessus, un cadre de référence conceptuel est décliné,

et schématisé en facteurs d’HID liés au patient, et facteurs liés à la séance.

Les facteurs de risques associés à


l’HID :
___________________________________________________________

Liés au Liés à la
Patient : Séance :

1. L’âge. 1. La collation.

2. Le sexe.
2. La composition du dialysat.
3. La comorbidité.
3. La température du dialysat.
4. La prise de traitement
4. Le volume plasmatique.
antihypertenseur.

5. L’ancienneté en hémodialyse. 5. Le poids sec.

6. L’évaluation de l’état de

patient avant la séance.

7. Le régime sans sel.

Figure N° 1 : Cadre de référence des facteurs d’HID


23

La phase méthodologique
24

I. Devis de recherche :

1. Type d’étude :

Il s’agit d’une étude descriptive quantitative prospective de premier niveau qui vise à

décrire les facteurs de la survenue de l’HID au niveau du centre d’hémodialyse du CHP

IBNOU BAJA TAZA.

2. Milieu de recherche :

Cette étude est effectuée au niveau de centre d’hémodialyse du CHP IBNOU BAJA

TAZA, vu son accessibilité et la facilité de collecte des données relatives à l’étude. (Voir

présentation du centre d’hémodialyse, annexe n°1)

3. Population cible :

La population cible de cette étude est constituée par des patients présentant une

hypotension durant les séances d’hémodialyse au niveau du centre d’hémodialyse CHP

IBNOU BAJA TAZA.

La population inclue : les patients avec l’hypotension per dialytique (intra dialytique)

C.-à-d. Les patients qui présentent une hypotension artérielle après le démarrage et avant la

fin d’une séance d’HD.

La population exclue : les patients qui présentent une hypotension prédialytique ou poste

dialytique et les patients avec une hypotension diastolique isolée.


25

4. Echantillonnage :

L’échantillonnage choisi est un échantillonnage non probabiliste où les éléments de la

population n'ont pas une chance égale d'être choisis pour faire partie de l'échantillon.

Il s’agit d’un échantillonnage de type choix raisonné (intentionnel), car les éléments de la

population sont choisis à cause de la correspondance entre leurs caractéristiques (les

hémodialysées qui présentent une HDI) et le but de l’étude.

Nous avons intégré tous les cas d’HID présent durant notre période de la collecte des

données au niveau du centre d’hémodialyse IBNOU BAJA TAZA.

Les patients présentant plusieurs fois l’HID durant les séances de dialyse ne seront pris en

considération qu’une seule fois.

5. Méthode et instrument de collectes des données :

Afin de recueil et compléter les informations relatives à cette étude, nous avons privilège

la combinaison de trois méthodes :

- Enquête par questionnaire (voir annexe n° 2)

- fiche de collecte des données (voir annexe n°3)

- Entretien (voir annexe n° 4)

Enquête par questionnaire : qui contient des questions fermées, ouvertes et à choix

multiples destiné aux patients pour recueillir quantitativement les éléments relatives à la prise

des antihypertenseurs, l’état d’hydratation des patients avant la séance, la comorbidité,

l’ancienneté en HD, la collation et le régime sans sel.

Une Fiche de collecte des données pour analyse documentaire: qui contient les

informations extraites du dossier du patient et du système d’information de générateur (l’âge,

le sexe, le poids sec, la fréquence, les composantes du dialysat et sa température).


26

L’entretien destiné au personnel infirmier au niveau du centre d’HD du CHP IBNOU

BAJA TAZA afin de bien s’informer sur le phénomène de l’HID.

II. Les considérations éthique :

La présente étude a été validée par la commission d’approbation des sujets de mémoires

de fin d’étude au niveau d’ISPITS TAZA.

Les considérations éthiques suivantes sont respectées afin de garder et protéger les droits

et la liberté des personnes participant à la recherche.

L’autorisation obtenue pour accéder aux dossiers des patients et faire l’analyse

documentaire au niveau du centre d’HD du CHP IBNOU BAJA TAZA.

Le droit à l’auto-détermination en donnant au personne la pleine liberté de choix à la

participation ou non à l’étude et de se retire de l’étude à tout moment sans avoir à se justifier.

Le droit à l’intimité en laissant la liberté au participant à décider de l’étendue de

l’information à donner.

Le droit à l’anonymat et la confidentialité en gardant l’anonymat des participants

notamment dans les outils de collecte des données, ainsi aucun participant n’est reconnu par

le lecteur de ce document avec une confidentialité des informations recueillies auprès des

participants.

Le droit à la protection contre l’inconfort et le préjudice en protégeant les participants

contre tous les inconvénients susceptibles d’être nuisible ou leur faire tort.

Le droit à un traitement juste et équitable par l’information des participants.


27

La phase empirique
28

I. collecte de données :

Cette partie est réservée au dépouillement et au traitement de tous les éléments retenus

dans le cadre de référence de cette étude descriptive relative aux facteurs liés à la survenus

d’HID.

La période de collecte de données s’étalait sur 4 semaines, du 25/04/2022 à 20/05/2022.

Durant cette période, 23 cas d’HID (74 épisodes) ont été enregistrés. Les données ont été

recueillies via un questionnaire et une fiche de collecte de données.

II. Présentation des résultats de la fiche de collecte de données et du


questionnaire :

A. La présentation des résultats de la fiche de collecte de données :

1. La répartition des patients ayant présenté une HID selon le sexe :

Graphique N°1 : Répartition des patients ayant présenté une HID


selon le sexe.

43%

57% Homme
Femme

Il ressort de ce graphique que 43% des patients ont présenté une HID contre 57% patientes.
29

2. Répartition des patients ayant présenté une HID selon l’âge :

Graphique N°2 : Répartition des patients ayant présenté une HID


selon l’âge.

45%
40%
35%
30%
25%
20% 39%
15% 30%
10%
17%
13%
5%
0%
moins de 19 ans [19-40[ [40-60[ 60 ans et plus

D’après le graphique ci-dessus : 39% des patients ayant présenté une HID
appartiennent à la tranche d’âge de 60 ans et plus, 30% appartenant à la tranche d’âge
[40-60[,17% faisant partie à la catégorie [19-40[, et 13% des patients ont moins de 19 ans.

3. Répartition des patients en HID selon la fréquence d’HID :

Tableau n°1 : répartition des patients en HID selon le nombre de séances d’HD

Nombre des cas d’HID Nombre de séances d’HD Nombre totales de


séances réalisées
par malade
19 8 152

4 12 48

Il apparait de ce tableau que 19 patients ayant présenté une HID ont bénéficié de 8
séances d’HD par malade (152 séances en totale), contre 4 patients qui ont bénéficié
de 12 séances d’HD par malade (48 séances en totale).
30

Tableau n°2 : Répartition des épisodes d’HID en relation avec le nombre de séances réalisées.

Nombre d’épisodes de survenue Nombre de séances de dialyse


d’HID
55 8
19 12

D’après ce tableau, 74 épisodes d’HID ont été survenus : dont 55 épisodes concernent les
malades ayant bénéficié de 8 séances d’HD et 19 épisodes relatives aux patients ayant
bénéficié de 12 séances d’HD.

4. Répartition des patients en HID selon les composantes du dialysat


utilisés :
a. Répartition des patients en HID selon la teneur en sodium du dialysat
utilisé.

Tableau N°3: Répartition des patients en HID selon la teneur en sodium


du dialysat utilisé.

Teneur 136mmol 137mmol 138mmol 139mmol

Nombres des 14 4 3 2
patients
Le pourcentage 61% 17% 13% 9%

Le tableau indique que 61% des patients ayant présentés un HID, utilisent un dialysat avec

une teneur en sodium du 136mmol/l ,17 % avec une teneur en sodium du 137mmol/l, 13%

avec une teneur du 138mmol/l et 9% avec une teneur du 139mmol/l.


31

b. Répartition des patients en HID selon la teneur en bicarbonates du dialysat

utilisé.

Graphique N°3: Répartition des patient en HID selon la teneur


en bicarbonates du dialysat utilisé.

35mmol/l

100%

Selon le graphique la totalité des patients en HID utilisent un dialysat avec une teneur en

bicarbonates fixe (35mmol/l).


32

5. Répartition des patients ayant présenté une HID selon la température


du dialysat utilisé :

Graphique N°4: Répartition des patients en HID selon la


température du dialysat utilisé :

entre 35 et 37 c°

100%

Selon ce graphique la totalité des patients en HID utilisent un dialysat d’une température

du 35c° à 37c°.
33

6. Répartition des patients ayant présenté une HID selon le poids sec.
Graphique N°5:Répartition des patients ayant présenté une HID
selon le poids sec .

60%
50%
40%
30%
57%
20%
10%
13%
0% 13% 17%
[26-44[
[44-64[
[64-74[
[74-95[

D’après ce graphique, 57% des patients ayant une HID présentent un poids sec situé
entre [44-64[kg, 17% entre [74-95[kg et 13% entre deux catégorie [26-44[et [64-74[.

 Répartition des patients en HID selon le changement de poids sec après une
épisode d’HID

Graphique N°6: Répartition des patients en HID selon le


changement de poids sec :

70%

60%

50%

40%
66%
30%

20%
34%
10%

0%
Oui Non
34

D’ après ce graphique, 66% des patients ont subit un changement de poids sec par le

médecin, or 34% des patients ont gardé leur poids sec.

B. Présentation des résultats du questionnaire:

a. Répartition des patients ayant présenté une HID selon la comorbidité.

Graphique N°7 : Répartition des patients ayant présenté une


HID selon la comorbidité .

60%

50%

40%

30%
52%
20%

10% 17% 13% 9% 9%


4%
0%
Aucune HTA Diabète autres maladie HTA+
cardiaque Diabète

52% des patients en HID ne souffrent d’aucune comorbidité, 17% des patients ont une
HTA, 9% des patients ont des maladies cardiaques, 4% des patients souffrent de diabète .
35

b. Répartition des patients ayant présenté une HID selon l’ancienneté en


hémodialyse.

Graphique N°8 : Répartition des patients ayant présenté une


HID selon l’ancienneté en hémodialyse .

9%

Moins de 5 ans
23%
5 ans à 10 ans
50%
10 ans à 15 ans
Plus de 15 ans

18%

D’après ce graphique, 50% des patients ont une ancienneté de moins de 5 ans en HD, 23%
ont une ancienneté de 10 ans à 15 ans, 18% ont une ancienneté de 5 ans à 10 ans et 9% ont
une ancienneté de plus de 15 ans.
36

c. Répartition des patients ayant présenté une HID selon la prise des
médicaments antihypertenseurs avant la séance d’HD.

Graphique N°9 : Répartition des patients ayant présenté une HID


selon la prise des antihypertenseurs avant la séance.

Non
100%

Sur prescription médicale, la totalité des patients ne prennent aucuns antihypertenseurs


avant la séance d’HD.

d. La répartition des patients en HID selon l’évaluation de leur état


d’hydratation avant la séance.

Graphique N°10 : L’évaluation de l’état d’hydratation des


patients avant la séance.

Non

100%
37

Ce graphique montre que la totalité des patients affirment l’absence de l’évaluation de leur
état d’hydratation avant la séance d’HD.

e. Répartition des patients ayant présenté une HID selon le régime sans
sel.
Graphique N°11 :Répartition des patients ayant présenté une
HID selon le régime sans sel .

80%
70%
60%
50%
40%
73%
30%
20%
10%
0% 26%

OUI
NON

Il ressort de ce graphique que 73% des patients en HID affirment qu’ils respectent le
régime sans sel, contre 23% ne le pas respecter.
38

f. Répartition des patients ayant présenté une HID selon la prise de


collation.

Graphique N° 12: Répartition des patients ayant présenté une


HID selon la prise de collation .

90%
80%
70%
60%
50%
40%
30% 86%
20%
10% 13%
0%
Oui Non

D’après ce graphique 86% des patients ont pris la collation, contre 13% des patients qui
ne l’ont pas pris.
39

g. Répartition des patients ayant présenté une HID selon l’évaluation du


volume plasmatique.

Graphique N° 13: Répartition des patients ayant présenté une


HID selon l’évaluation du volume plasmatique.

100%

Oui
Non

Ce graphique illustre que la totalité des patients ne subissent aucune évaluation du volume
plasmatique.
40

III. Discussion des résultats :

Cette partie est réservée à la discussion des principaux résultats de cette étude quantitative

relative aux facteurs associés à l’hypotension intra dialytique chez les malades hémodialysés

au niveau du service d’hémodialyse du CHP IBNOU BAJA TAZA.

Elle va reprendre l’ensemble des facteurs liés à la survenue de l’HID, retenus dans le

cadre de référence de cette étude à savoir : les facteurs liés au patient et les facteurs liés à la

séance.

Les résultats ont été collectés par un questionnaire et une fiche de collecte des données.

D’une part, le questionnaire a permis de recueillir quantitativement les éléments relatifs à : la

prise des antihypertenseurs, l’état d’hydratation des patients avant la séance, la comorbidité,

l’ancienneté en HD, la prise du collation, le régime sans sel et le volume plasmatique.

D’autre part, l’analyse documentaires des dossiers des patients par une fiche de collecte

des données, qui a permis le recueil des éléments suivants : l’âge, le sexe, le poids sec, la

fréquence d’HID, les composantes du dialysat et sa température.

Durant la période de collecte de données s’étalant (du 25/04/2022 au 20/05/2022) le

nombre des cas d’HID était élevé, ainsi 74 épisodes ont été recensées incluent les cas

répétitifs, soit une moyenne de 3,21 épisodes par malade.

En ce qui concerne l’âge comme premier facteur lié au patient, l’étude a révélé que les

personnes âgées sont les plus exposées à contracter une HID, ainsi 39% des patients sont âgés

de plus de 60 ans suivi de 30% des patients appartenant à la tranche d’âge de [40-60[. Ce qui

est similaire à l’étude de (Hamdi, El Maghraoui, 2002), où l’HID reste une complication

fréquente chez le sujet âgé (61 ± 13 ans), ceci risque d’augmenter l’incidence et d’aggraver la

morbi-mortalité.
41

A propos du sexe comme second facteur lié au patient, une prédominance du sexe féminin

dans la survenue de l’HID a été dévoilée, soit 57% des femmes contre 43% des hommes.

C’est le même résultat qui a été trouvé notamment par l’étude de (Neves PL et al, 1990), qui

indique que les hémodialysés du sexe féminin sont les plus exposés au phénomène d’HID

mais le mécanisme précis reste inconnu.

Concernant la comorbidité, les résultats ont montré que 52% des patients ne souffrent

d’aucune pathologie associée, 17% ont une HTA, 4% souffrent de diabète et 9% ont des

maladies cardiaques. Ceci risque d’aggraver la situation de ces malades selon l’étude de

(Afsar, Kanbay et al, 2020), qui indique que ces mêmes pathologies peuvent être des facteurs

essentiels dans la survenue d’HID.

Au sujet de l’ancienneté en HD, les résultats ont montrés que la moitié des patients ayant

une HID ont une ancienneté en HD inférieur à 5ans. 23% ont une ancienneté de 10 ans à 15

ans. Ce qui est confirmé par l’étude de (chou JA et al 2017) qui considère l’ancienneté en HD

comme un déterminant qui a un impact dans la survenue de d’HID. Or l’étude ne précise

pas la durée d’ancienneté exacte qui peut influencer sur cette incidence.

Pour la prise des antihypertenseurs, les résultats montrent que la totalité des patients ayant

présenté une HID ne prennent pas les antihypertenseurs avant la séance d’HD, par respect de

la prescription médicale de leur médecin traitant. Ce qui est distinct de l’étude de (El

Moutamani, 2017) qui recommande que les antihypertenseurs doivent être prescrit

prudemment avant la dialyse et ne doivent pas être retirés systématiquement le jour de la

dialyse.
42

Quant à l’évaluation de l’état d’hydratation, la totalité des patients hémodialysés assurent

qu’ils ne bénéficient d’aucun examen d’estimation de leur état d’hydratation, ceci est opposé

aux recommandations de l’étude de (Mouatamani 2017) où l’état d’hydratation d’un patient

doit être régulièrement évalué par un examen clinique, et un recours à l’exploration par les

méthodes physiques : Difficultés à marcher , étourdissement et maux de tète , sécheresse

buccale, soif , œdèmes , yeux cernés, enfoncés , pli cutané , urine foncée , constipation .

En ce qui concerne la consommation du sel, selon les recommandations européennes en

hémodialyse, la consommation du sel alimentaire doit être évaluée et ne doit pas dépasser

6g/j pour réduire le risque d’HID. Mais les patients sujets de cette étude n’ont pas des moyens

pour évaluer leur consommation quotidienne du sel vu que le service ne dispose pas d’un

diététicien qui peut leur établir un régime individualisé. Ceci est distincte des

recommandations de l’étude de (Moutamani, 2017) qui insiste sur l’évaluation d’alimentation

des patients au regard de leur besoins nutritionnels.

Pour les facteurs liés à la séance notamment la collation, les résultats ont ressorti que 86%

des patients présentant une HID prennent la collation pendant la séance d’HD : (thé, café,

pain, fromage, …). Pourtant les résultants de l’étude de (Barakat 1993) montrent que la

pression artérielle chute plus rapidement dans les séances avec alimentation, malgré que

l’effet antihypotenseur de la caféine n’a pu être prouvé.

Au sujet de la composition du dialysat, l’étude a révélé que pendant la séance et pour

chaque patient la teneur en bicarbonates du dialysat est fixé à (35mmol /l), ce qui peut
43

prévenir l’HID selon l’étude de (Moutamani 2017) qui recommande un dialysat tamponné en

bicarbonates entre 26 à 32 mmol/l.

Les générateurs des patients de cette étude affichent une teneur sodique située entre

136mmol/l et 139mmol/l, et l’analyse des cas ayant présentés l’HID a montré que: tant-que la

teneur sodique est élevée le nombre des patients qui tombent en HID est réduit.

Ce qui est semblable à l’étude de (Moutamani 2017) qui déduit que l’utilisation d’une teneur

sodique du dialysat élevée (>ou= à 144mmol/l) est capable de réduire la fréquence des

hypotensions artérielles per dialytiques.

En ce qui concerne la température du dialysat, les résultats nous ont permis de constater

que tous les patients ont un dialysat d’une température variant de 35°à 37°, ce qui est

bénéfique pour la stabilité hémodynamique selon l’étude de (tsujimoto, nakata, kataoka

,kimachi et al, 2019), qui recommande la prescription d’un dialysat plus frais (35°/36°)

compatible aux normes européennes. (Moutamani 2017).

Par ailleurs, la totalité des patients en HID n’ont pas bénéficié d’aucune évaluation du

volume plasmatique par l’hématocrite. Ce qui est différent de l’étude de (Steuer et al, 1998)

qui insiste sur la nécessité de la surveillance continue du volume plasmatique au cours de la

séance d’HD, afin de déterminer le poids sec du patient hémodialysé chronique et d’évaluer

pour chaque patient le seuil critique de baisse du volume plasmatique en dessous duquel

apparaissent les symptômes liés à l’hypovolémie induite par l’UF.

Quant au sujet de la révision de poids sec, seulement 66% des patients ayant présenté une

HID ont subit une modification de leurs poids sec, hors 34% n’ont pas vu leur poids sec
44

modifié. Ce qui diffère avec l’étude de (Steuer et al ,1998) qui insiste sur la définition d’un

nouveau poids sec adapté à tous les patients qui souffrent d’HID.
45

IV. Discussion des résultats de l’entretien :

Les résultats de l’entretien mené avec le personnel infirmier du centre d’HD montrent que

la majorité du personnel infirmier affirment que l’HID est l’incident le plus fréquent qui

perturbe une séance d’HD. Les causes principales de cet incident sont : la mauvaise

adaptation et la sous estimation du poids sec, le défaut de la calibration (mauvais réglage de

la pompe), sans oublier que les patients sont chargés de déterminer leur poids d’entrés ceci

peut causer une erreur dans la précision de poids à éliminer car les patients sur estime leur

poids d’entrée .

Pour agir sur ces causes le personnel infirmier surveille la TA durant la séance, éduque le

patient sur le respect du régime, insiste sur la nécessité d’adaptation du poids sec des patients

ayant présentés une HID par le médecin.

Le personnel infirmier a déclaré l’absence de formation continue en la matière et suggère

l’affectation d’autres infirmiers pour que les patients soit mieux prise en charge et

l’instauration du système d’information spécifique à l’HID.


46

V. Les Forces et limites de l’étude.

Les forces :

- Une étude originale qui a touché un incident très fréquent au niveau du service

d’hémodialyse du CHP IBNOU BAJA TAZA.

- La collaboration du personnel infirmier et médical dans la réalisation de ce travail.

- l’accessibilité au service d’HD a permis le recueil des données dans de bonnes

conditions.

- La totalité des patients enquêtés ont répondu au questionnaire.

- Cette étude constitue une base pour faire d’autres études sur l’HID.

Les limites :

- Une étude descriptive du premier niveau ou les résultats ne sont ni concluants ni

définitifs.

- La rareté des recensions des écrits surtout au niveau national.

- La pénurie de ressources bibliographiques récentes sur le sujet.

- Le système d’information au niveau du service d’HD ne permet pas l’enregistrement

de tous les éléments recensés dans l’apparition de l’HID.


47

VI. Suggestions et Recommandations.

A fin de réduire l’incidence d’HID, nous suggérons les propositions suivantes :

- Evaluation clinique de l’état d’hydratation du patient avant chaque séance

d’hémodialyse.

- Collaborer avec une diététicienne pour instaurer un régime individualisé aux malades.

- Instaurer un système d’information qui permettra d’enregistrer les différents éléments

en relation avec la survenue des cas d’HID pour en pouvoir agir.

- Organiser des sessions de formation continue au profit du personnel infirmier en

hémodialyse.

- Faire des séances d’éducation thérapeutique au profil des patients présentant les HID.

- Etablir une check-list pour la surveillance de la séance d’hémodialyse dés l’arrivée du

malade au centre jusqu’à son départ, elle comprend les éléments suivants:

 Avant la séance : la détermination correcte du poids à éliminer par le personnel,

l’évaluation de l’état d’hydratation du patient et la prise du TA avant le branchement

du patient avec le générateur.

 Pendant la séance : la surveillance continue et régulière de TA (chaque 1/2heure), la

surveillance du volume plasmatique par hématocrite (NFS), un bon paramétrage des

compositions du dialysat et la vérification de la collation pour chaque patient.


48

Conclusion :

En guise de conclusion, il apparait que l’HID est un incident très fréquent lors d’une

séance d’hémodialyse, dont la survenue est due à plusieurs facteurs entre autre : l’âge avancé,

le sexe féminin, la comorbidité associée (diabète, cardiopathie …), la prise de collation, sous

estimation du poids sec, les compositions du dialysat et ses teneur et le non respect d’un

régime sans sel.

Véritablement l’ HID n’est pas un incident anodin, elle peut être prévenue par l’éducation

des patients, la surveillance rigoureuse des paramètres médicaux techniques avant et pendant

la séance, et l’instauration d’un système d’information intégré pour le suivi de différents

éléments liés à cet incident.

Cette étude originale a permis de mettre sous la loupe l’HID chez les patients hémodialysés

du centre d’HD du CHP IBNOU BAJA TAZA, elle constituera un appui pour d’autres travaux

de recherche.
49

LES ANNEXES
50

Annexe n° 1 :

Présentation de centre d’hémodialyse du CHP IBNOU BAJA TAZA

Le centre d'hémodialyse de TAZA implanté au sein de l'hôpital Ibnou Baja. Ila a


été créé le 11 Avril 2001 par l'association provinciale d'aide aux malades atteints
d'insuffisance rénale (APAMIR), pour répondre aux besoins de la population dans le
domaine de la dialyse.

C'est une unité de traitement de l'insuffisance rénale chronique par méthode


d’épuration extra rénale chez les malades qui présentent une FAV ou non cathéter
de dialyse.

Le centre a commencé seulement avec huit appareils pour assurer la couverture


d'une trentaine de malade et progressivement, il a connu une grande évolution arrive
jusqu'à 17 reins artificiels assurant presque 7800 séances de dialyse grâce au
support et au soutien de différents intervenants.

Le centre est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 6h30 du matin jusqu'à
19h00 du soir, et le mercredi, samedi de 6h30 à 13h00.

a) Les activités du centre d’hémodialyse en 2021 :

Nombre des malades pris en charge : 116

Malades aigues traités : 02

Malades chroniques traités : 116

Les décès : 03

Les malades ayant présenté des complications : 16


51

Source : tableau de bord de l’unité de soins d’hémodialyse

b) Les ressources humaines médicales et infirmiers :

Le personnel est un élément capital pour la prise en charge des malades au


niveau de centre d’hémodialyse, il se compose de personnes, répartis comme suit :

Personnels de Personnels du
Personnels de Personnels de
Ministre de la santé l’association conseil
la commune la P.N*
APAMIR provincial

-Médecin -Infirmiers -Technicien : -Infirmiers -Infirmière


néphrologue : 1 axillaires : 5 1 axillaires : 1 polyvalente : 1
-Médecin dialyseur : 1 -Technicien : 1 -Personnels -Infirmière
-Infirmiers IDE : 10 -Femme de charge : d’appui : 2 auxillaire : 1
-Infirmiers IA : 3 1. -Femme de
charge : 2

P.N* : promotion national.


Source : tableau de bord de l’unité de soins d’hémodialyse

c) Les ressources matérielles et locales :

- Le CHP de Taza dispose de :


 25 Générateur de dialyse, dont:

- Un lit est réservé aux malades atteints de l'hépatite.

- Un autre réservé au secours.

- 2 autres réservés pour les enfants.


 1 Aspirateur
 2 Appareils à tension
 Pèse personne
 4 Plateaux
 1 Poupinel
52

 1Boite des instruments


 1 Vitrine à instruments
 1 Réfrigérateur
 2 Horloges

- Matériels de salle du traitement d'eau :

- Les filtres de différents calibres.

- Cuve de stockage.

- 2 adoucisseurs.

- 2 déchlorures.

- 2 Osmoseurs.

LOCAUX :

- Locaux techniques comportent :

- Un local réservé au stockage du linge propre et des consommables

- Un local réservé au stockage du linge sale et des déchets

- Un local de pharmacie

- Un local de traitement d'eau

- Locaux de consultation et de dialyse:

- Un bureau de consultation médicale

- Bureau de l'infirmier chef

- 2 grandes salles pour l'hémodialyse

- Autres:

- Salle de repos

- Salle d'attente

- Toilette

- Cuisine
53

Annexe n°2 :

Enquête par questionnaire sur les facteurs associés à l’’hypotension

intra dialytique au niveau du service d’hémodialyse destiné au patients

Dans le cadre de la réalisation de ce mémoire de fin d’étude pour l’obtention de la licence

professionnelle en soins infirmiers, option infirmier polyvalent, nous menons une étude sur

les facteurs associés à l’hypotension intra dialytique (HID) au niveau du service

d’hémodialyse du CHP Ibnou Baja Taza .

Les informations seront collectées de façon dont la confidentialité et l’anonymat seront

respectés. Aussi les participants sont libres à participer ou pas à cette recherche et peuvent se

retirer à n’importe quel moment.

Votre coopération est sollicitée pour l’enrichissement de cette étude, nous espérons que

vous remplissez ce questionnaire, et merci d’avance.

Elaboré par : Encadré par :

ZOUBA DOUNIA Mr ABBOU JILALI

ZIDAN FATIMA ZAHRA Enseignant permanent à

ZAOUCH MANAL l’ISPITS TAZA


54

1. la prise de médicaments antihypertenseurs avant la séance de dialyse :

Oui Non

2. L’évaluation de l’état du patient avant la séance est-elle faite ?

Oui Non

Si oui, pour l’état d’hydratation :

Difficultés à marcher Etourdissement et maux de tète

Sécheresse buccale, la soif les œdèmes

Yeux cernés, enfoncés pli cutané urine foncée

constipation

3. La comorbidité : diabète HTA maladie cardiaque

Autres :…………………………………………………………………………..

4. Le respect de régime sans sel : Oui Non

5. La collation : Oui Non

Si oui, menu :…………………………………………………………………….

6 L’évaluation de volume plasmatique:

Oui Non
55

Annexe n° 3 :

Fiche de collecte des données sur les facteurs associés à l’HID au

niveau de centre d’hémodialyse du CHP Ibnou Baja Taza

I. Identification du patient :

1. L’âge : ………………………………….

2. Le sexe : Féminin : Masculin :

II. Etat du malade :

 Pois sec : …………………..kg

 Poids d’entrée : ……..……………..kg

 poids de sortie : ……..……………..kg

 TA d’entrée : ………….………..mm Hg

 TA de sortie : ..……….………….mm Hg

 TA en chute : …………………..mm Hg

III. Prescription de la séance :


56

Durée :………………..…h Ultra filtration :……………….…..ml/min

Composition de dialysat :

Teneur en Sodium :……….. Teneur en Calcium :………. Teneur en Bicarbonate : ………

Température du dialysat : 32 à 34C° 35 à 37C°

IV. Nombre de séances durant la période de collecte :……………………….

V. Nombre des épisodes d’HID durant un mois :…………………………….


57

Annexe n° 4

Entretien sur les facteurs d’HID au niveau du

centre d’hémodialyse CHP TAZA

1. Comment estimez-vous l’incidence de la survenue de l’HID au niveau du

centre d’hémodialyse?

2. Selon vous quelles sont les causes de cette HID ?

3. Est-ce que il y’a un agissement sur ces causes ?

4. Est-ce que il y’a une formation concernant l’HID ?

5. Selon vous comment peut-on réduire cet incident ?


58

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in%23:~:text%3DIntradialytic%2520hypotension%2520is%2520defined%2520as,dizziness%

2520or%2520fainting%252C%2520and%2520anxiety.&ved=2ahUKEwinmZWV6pb4AhVcg

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0dur%25C3%25A9e%2520de%2520vos%2520s%25C3%25A9ances.&ved=2ahUKEwiJxPK-

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