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i

Citer comme suit:

Ouédraogo, S.A., Bockel, L., Arouna, A., Fatognon, I. et Gopal, P. 2021. Analyse de la chaine de valeur riz en Côte d'Ivoire:
Optimiser l'impact socio-économique et environnemental d'un scénario d'autosuffisance à l'horizon 2030. Accra,
FAO. https://doi.org/10.4060/cb1506fr

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ladite société ou ledit produit de préférence à d’autres sociétés ou produits analogues qui ne sont pas cités.

Les opinions exprimées dans ce produit d’information sont celles du/des auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement les vues ou les
politiques de la FAO.

ISBN 978-92-5-133460-7
© FAO, 2021

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Photo de couverture: ©FAO/Daniel Hayduk


Table des matières

Sigles et abréviations ............................................................................................................... vi


Résumé exécutif .................................................................................................................... vii
1. Introduction ...................................................................................................................... 1
2. Description de la filière riz en Côte d’Ivoire ........................................................................ 2
3. Politiques régionales et nationales de relance de la filière rizicole...................................... 5
3.1 Revues des Programmes de Développement de l’Agriculture en Afrique ...................................... 5
3.2 Les politiques régionales de relance de la filière riz en Afrique ...................................................... 6
3.3 Politiques rizicoles en Côte d’Ivoire ................................................................................................ 7
3.4 Principaux défis du secteur riz Ivoirien à l’Horizon 2030 ................................................................ 7
4. Approche méthodologique et données utilisées ................................................................. 9
4.1 Cadre d’analyse des chaînes de valeur alimentaires durables ........................................................ 9
4.2 Analyse de la chaîne de valeur (ACV) ............................................................................................ 11
4.3 Analyse du cycle de vie (ACV) ........................................................................................................ 12
4.4 Outil EX-ACT filière ........................................................................................................................ 12
4.5 Données utilisées dans l’analyse ................................................................................................... 13
5. Scénario de croissance pour l’horizon 2020-2030 ............................................................. 14
5.1 Changement d’usage des terres .................................................................................................... 14
5.2 Accroissement des Intrants utilisés ............................................................................................... 15
5.3 Évolution de la main d’œuvre employé dans la riziculture ........................................................... 16
5.4 Reduction des pertes..................................................................................................................... 17
5.5 Amélioration de la productivité de la main d’œuvre grâce à la mécanisation ............................. 17
5.6 Amélioration des capacités domestiques de transformation du riz ............................................. 17
5.7 Amélioration de l’accès au marché et de la commercialisation du riz.......................................... 17
6. Résultats de l’Impact économique et environnemental par système de production .......... 18
6.1 Analyse de l’impact socio-économique et environnemental de la riziculture pluviale de plateau 18
6.2 Analyse de l’impact socio-économique et environnemental de la riziculture de bas-fond ........... 20
6.3 Analyse de l’impact socio-économique et environnemental de la riziculture irriguée.................. 21
7. Résultats économique et environnemental de la chaîne de valeur.................................... 23
7.1 Analyse économique global de la chaîne de valeur ...................................................................... 23
7.2 Résultats de l’impact environnemental de la chaîne de valeur riz ............................................... 27
7.3 Empreinte carbone ........................................................................................................................ 28
7.4 Impact sur la résilience.................................................................................................................. 29
8. Évaluation des besoins d’investissements de la filière à l’horizon 2030 ............................. 29

iii
8.1 Subvention des intrants ................................................................................................................ 29
8.2 Couts des investissements publics dans les aménagements rizicoles .......................................... 30
8.3 Investissement privé dans la filière............................................................................................... 30
8.4 Analyse de la rentabilité des investissements .............................................................................. 31
9. Conclusion ...................................................................................................................... 32
Références ............................................................................................................................ 33
Annexes ................................................................................................................................ 34

Tableaux
Tableau 1: Production nationale par système de production en 2018 ............................................. 2
Tableau 2 : Equipements d’usinage du riz et leur capacité en 2018 ................................................. 4
Tableau 3: Changement d'usage des terres .................................................................................... 14
Tableau 4: Consommation moyenne d’intrants dans la production du riz ..................................... 15
Tableau 5: Quantité moyenne de la main d’œuvre utilisée par hectare dans la riziculture ........... 16
Tableau 6: Rendement et production actuelle et projetée du riz de plateau................................. 18
Tableau 7: Résultats de l'impact économique sur la riziculture de plateau .................................... 19
Tableau 8: Résultats de l'impact sur la mitigation climatique du riz de plateau ............................. 19
Tableau 9: Rendement et production actuelle et projetée du riz de bas-fond............................... 20
Tableau 10: Résultats de l'impact économique sur la riziculture de bas-fond ............................... 20
Tableau 11: Résultats de l'impact sur la mitigation climatique du riz de bas-fond ......................... 21
Tableau 12: Rendement et production actuelle et projetée du riz irrigué ..................................... 22
Tableau 13: Résultats de l'impact économique sur la riziculture irriguée ...................................... 22
Tableau 14: Résultats de l'impact sur la mitigation climatique du riz irrigué ................................. 23
Tableau 15: Rendement et production actuelle et projetée du riz en Côte d’Ivoire ...................... 23
Tableau 16: Résultats de l'impact économique global sur la riziculture ......................................... 24
Tableau 17: Résultats de l'impact économique global sur les transformateurs ............................. 24
Tableau 18: Résultats de l'impact économique sur les distributeurs ............................................. 26
Tableau 19: Résultats socio-économiques Agrégées ...................................................................... 26
Tableau 20: Résultats de l'empreinte sociale ................................................................................. 27
Tableau 21: Résultats de l'impact global sur la mitigation climatique ............................................ 28
Tableau 22: Résultats de l'empreinte carbone ............................................................................... 28
Tableau 23: Résultats de l'impact sur la résilience ......................................................................... 29
Tableau 24: Subventions en intrants sur 10 ans ............................................................................. 29
Tableau 25: Couts des investissements publics sur 10 ans ............................................................. 30
Tableau 26: Couts des investissements Privés ................................................................................ 30
Tableau 27: Investissements publics et privés annuels et rentabilité (en millions de dollars US) .. 31
Tableau 28: Recettes et dépenses publiques dans la filière riz entre 2020 et 2030 ....................... 31
Tableau 29: Bilan carbone de la production et de la transformation ............................................. 34
Tableau 30: Niveau des pertes entre la situation actuelle et la situation projetée ......................... 34
Tableau 31: Dimension de la résilience ........................................................................................... 36
Tableau 32 : Quantité d'intrants utilisés par système de production ............................................. 37
Tableau 33 : Quantité de main d'œuvre utilisée par système de production ................................. 37
Tableau 34: Analyse Economique des unités de transformation .................................................... 38
Tableau 35: Analyse Economique des grossistes ............................................................................ 38
Tableau 36: Analyse économique des détaillants ........................................................................... 38

Figures
Figure 1 : Structuration de la chaîne de valeur riz en Côte d’Ivoire .................................................. 4
Figure 2: Evolution de la production et de la consommation du riz en Côte d'Ivoire entre 2010 and
2017 .......................................................................................................................................... 7
Figure 3 : Des pratiques et technologies intelligentes face au climat pour les systèmes de
production................................................................................................................................. 8
Figure 4: Le cadre de la chaîne de valeur alimentaire durable ....................................................... 10
Figure 5: Le concept de la valeur ajoutée ....................................................................................... 11
Figure 6: Produit de l’outil EX-ACT VC ............................................................................................. 13

v
Sigles et abréviations

ACV Analyse du Cycle de Vie

ADERIZ Agence pour le Développement de la filière Riz

AfDB/BAD African Development Bank/Banque Africaine de Développement

AIC Agriculture Intelligente face au Climat

ANARIZ-CI Association Nationale des Riziculteurs de Côte d'Ivoire

ANASEM-CI Association Nationale des Semenciers de Côte d’Ivoire

BM Banque Mondiale

CEDEAO Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest

CIPRISSA Continental Investment Plan for accelerating Rice Self-sufficiency in Africa/ Plan
d'investissement continental pour accélérer l'autosuffisance en riz en Afrique

CODERIZ Coopérative Départementale des Riziculteurs de Côte d’Ivoire

CORERIZ Coopérative Régionale des Riziculteurs de Côte d’Ivoire

EX-ACT Ex-Ante Carbone balance Tool

EX-ACT VC Ex-Ante Carbone balance Tool for Value Chain

FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

FCFA Franc de la Communauté Financière d’Afrique

NEPAD Nouveau Partenariat Economique pour le Développement

ONDR Office National pour le Développement de la riziculture

PAM Programme Alimentaire Mondiale

PDDAA Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique

RCI République de Côte d’Ivoire

SNDR Stratégie National pour le Développement de la Riziculture

tCO2-e Tonne de Dioxyde de carbone équivalent

UA/CUA Union Africaine/Commission de l’Union Africaine

UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

USD Dollars Américain

VA Valeur Ajoutée
Résumé exécutif

Les importations du riz en Côte d’Ivoire ont connu une forte croissance ces dernières années en dépit du
potentiel d’accroissement de la production locale. Afin de réaliser une autosuffisance en riz à l’horizon 2030,
le gouvernement ivoirien s’est donné pour ambition d’accroitre la production et les capacités de
transformation locale. Ainsi, cette étude est une analyse prospective de la filière riz en Côte d’Ivoire sur la
période 2020-2030. L’objectif est d’évaluer l’impact économique et environnemental de la situation actuelle
de la filière comparé à celui d’un Scénario futur d’amélioration (Scénario de réalisation de l’auto-suffisance
alimentaire). De façon spécifique, l’étude mène une analyse microéconomique (par acteurs) et
macroéconomique pour le scénario de base (situation actuelle) et le scénario futur sur trois aspects que
sont:

- La contribution de la filière riz au revenu et à la valeur ajoutée


- La contribution de la filière à la création d’emplois
- L’impact environnemental de la filière et le potentiel de mitigation climatique
Enfin, l’étude propose une évaluation de la rentabilité économique des investissements dans le cadre de
l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance en riz à l’horizon 2030. En collaboration avec AfricaRice, des données
ont été recueillies auprès des institutions publiques en charge de la politique rizicole en Côte d’Ivoire tel que
l’ADERIZ. Les simulations pour la réalisation du Scénario futur d’autosuffisance d’ici 2030 sont effectuées à
l’aide de l’outil EX-ACT VC de la FAO considérant une amélioration de l’accès aux intrants et à la
mécanisation, l’augmentation des superficies et l’amélioration des capacités de transformation locale ainsi
qu’une meilleure structuration de la filière.

Le scénario devrait permet d’accroitre la production de 2,05 millions de tonnes à 4.28 millions de tonnes
entre 2020 et 2030. L’utilisation de l’outil EX-ACT VC a permis d’estimer la valeur ajoutée totale du secteur
qui est actuellement évaluée à 436 millions de USD. Dans le cadre du scénario de croissance, cette valeur
ajoutée devrait passer à 1.04 milliards de USD, soit une croissance annuelle de neuf pour cent. Cela devrait
se traduire par une amélioration du revenu des acteurs. Au niveau de la production, le revenu moyen
pourrait passer de 379 à 839 USD entre 2020 et 2030 avec des disparités selon le système de production.
Les revenus des petites et des grandes unités de transformation sont de 10 092 et 122 822 USD
respectivement et devraient atteindre 15 332 et 344 842 USD d’ici 2030. L’analyse indique également que
le scénario d’autosuffisance devrait entrainer la création de 234 000 emplois supplémentaires dans la filière
au cours de dix prochaines années, principalement dans la production et dans la transformation.

Finalement, l’adoption de Bonnes Pratiques Agricoles, l’arrêt des brulis et l’utilisation efficiente des intrants
permettront de limiter la contribution de la filière riz, notamment la riziculture aux émissions des Gas à effet
de Serre (GES). En effet, dans la situation actuelle, le secteur émet trois millions de tCO2-e. Dans le scénario
de croissance, la filière pourra réduire ses émissions de 1,28 millions de tCO 2-e. En considérant la valeur
économique d’une tonne de tCO2-e séquestrée à 30 USD, cette performance environnementale est évaluée
à 38 millions de USD par an. En se basant sur cette performance, le paiement d’un service environnemental
pourrait être proposé aux agriculteurs qui adoptent de bonnes pratiques agricoles. Il pourrait aller jusqu’à
42 USD par ha et par an. D’une manière spécifique, ce service environnemental peut être évalué à 18 USD
pour les producteurs du riz de bas-fond, 36 USD pour ceux du riz de plateau et de 135 USD pour les
producteurs du riz irrigué.

vii
1. Introduction

Le riz est l'une des cultures vivrières les plus importantes d'Afrique, où les activités économiques
liées à la production, la transformation, la distribution et la consommation sont largement
considérées comme une clé du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la
réduction de la pauvreté. Dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne (ASS), le riz est l'aliment
de base le plus demandé et le produit alimentaire commercialisé en plus grande quantité. Ce qui a
conduit la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest à élaborer une stratégie nationale de
développement du riz parallèlement à leur politique sectorielle agricole. La sous-région ouest-
africaine est considérée comme le plus grand marché du riz en Afrique Sub-Saharienne,
représentant les deux tiers de la demande de riz de la région avec 50 pour cent d'importations ; ce
qui représente environ 20 pour cent du volume total de riz commercialisé dans le monde.

Conformément à l'objectif d'accélérer la transformation de l'agriculture africaine, les chefs d'État


et de gouvernement africains lors de la 26ème session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine
tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie, en janvier 2016, ont décidé de promouvoir une approche plus
ciblée. En outre, la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) soutient
activement les stratégies nationales dans le cadre d'une offensive régionale pour stimuler la
production de riz et relever le défi de l'autosuffisance en riz dans la région d'ici 2025.

Au cours des 15 dernières années, le riz est devenu le produit alimentaire qui enregistre la plus
forte croissance en Afrique subsaharienne, avec un taux de croissance annuel dépassant 6 pour
cent. Au cours des 5 à 10 prochaines années, une croissance régulière devrait se poursuivre,
notamment au Mali, au Ghana, au Bénin et en Côte d'Ivoire

Le présent travail conduit une évaluation de la situation actuelle et futur de la chaîne de valeur du
riz de Côte d’Ivoire (2019/2020) et propose des scénarios de croissance pour l’horizon (2020-2030).
Cette analyse porte sur les domaines sociaux, économiques et environnementaux comme
l’atténuation du changement climatique, l’impact sur la résilience. Complété par des travaux
similaires pour les filières riz au Mali et au Ghana, ce travail sera utilisé dans une série d'ateliers
nationaux d'analyse de la politique rizicole et (iii) dans un examen régional des politiques rizicoles
et des programmes d'investissement pour évaluer les performances en ligne avec Malabo, des
politiques de promotion de l'autosuffisance en riz en Afrique de l’Ouest (CIPRiSSA).

1
2. Description de la filière riz en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire occupe, le troisième rang de producteur de paddy dans l’espace CEDEAO après le
Nigéria et le Mali. Au niveau national, le riz occupe aussi le 3ème rang des productions alimentaires
après l’igname et le manioc et représente six à huit pour cent des productions vivrières. La culture
du riz qui représente 57 pour cent des superficies emblavées en céréale, fournit 26 pour cent de la
production vivrière totale du pays et contribue à environ 17 pour cent du total des emplois
agricoles. La production du riz en 2018 est estimée à 1,3 millions de tonnes. On distingue trois types
de systèmes de production rizicole en Côte d’Ivoire : la riziculture pluviale de plateau, la riziculture
pluviale de bas-fond et la riziculture irriguée. La riziculture de plateau et celle de bas-fond sont
assurées uniquement par les eaux de pluies avec une productivité moyenne de 1,2 t/ha pour le
plateau et de 2,5 à 3t/ha pour le bas-fond (ADERIZ, 2020). Dans le système pluvial, le travail est
généralement manuel sur de petites surfaces, avec une utilisation moindre d’engrais. La superficie
moyenne par producteur est d’environ 1 ha pour le riz pluvial et la riziculture irrigué et de 0,8ha
pour le riz de bas-fond (Arouna and Aboudou, 2020). La productivité du riz irrigué est d’environ
5,5t/ha (ADERIZ, 2020). Les deux types de riziculture pluviale représentent environ 85 pour cent
des superficies du riz (Doumbia and Depieu, 2014) et contribue à environ 70 à 80 pour cent de la
production (ADERIZ, 2020).

Les techniques culturales souvent utilisées dans la riziculture de bas-fond en Côte d’Ivoire sont le
désherbage chimique et à un degré moindre l’utilisation des engrais minéraux (NPK et Urée). La
riziculture irriguée représente environ 13 à 15 pour cent des superficies (ADERIZ, 2020 ; FIRCA,
2019). Ce système se localise au Centre, à l’Ouest, au Centre-Ouest et au Nord du pays. Le riz irrigué
est cultivé dans les bas-fonds aménagés ou les barrages.

Tableau 1: Production nationale par système de production en 2018

SYSTEMES DE SUPERFICIES RENDEMENT (T/HA) PRODUCTION POIDS/ SYSTEME


CULTURE (HA) (TONNES) (%)
RIZ IRRIGUE 121 300 5,50 667 152 15
RIZ DE BAS-FOND 283 923 3,00 851 769 35
RIZ PLUVIAL 400 421 1,24 497 323 50
TOTAL 805 644 2,46 2 016 244 100
Source : Calculé à partir des données de l’ADERIZ.

Ce système à forte mécanisation et consommation d’intrants produit en moyenne 5,5 t/ha et


contribue ainsi à hauteur de 30 pour cent de la production nationale (ADERIZ, 2020). Les principaux
acteurs intervenant dans la filière du riz en Côte d’Ivoire
Les producteurs
Le riz est cultivé dans toutes les régions du pays (les zones forestières, les zones de savanes, les
zones montagneuses de l’ouest du pays). La majorité des producteurs en Côte d’Ivoire sont des
petits producteurs. Une fois la récolte de paddy effectuée, une partie du paddy est gardée pour
l’autoconsommation et sera transformée ultérieurement, une partie est achetée par les collecteurs
et enfin une partie est soit vendue directement aux unités de transformation soit transformée par
les unités et redonnée aux agriculteurs qui vont ensuite vendre le riz blanchi à des grossistes. On
estime actuellement que près de 675 324 ménages sont engagés dans la production du riz en Côte
d’Ivoire dont 26 634 sont dans l’irrigation, 374 038 dans le riz de bas-fond et 274 651 dans le riz de
plateau.

Les collecteurs
Les collecteurs sont les intermédiaires entre les producteurs et les transformateurs qui ont
l’avantage de se trouver généralement à proximité des champs de riz et disposent de moyens
financiers. Dans certains cas, ils soutiennent financièrement et/ou techniquement les petits
producteurs. Les collecteurs peuvent acheter le paddy directement auprès des producteurs qu’ils
feront ensuite passer eux-mêmes par le circuit de la transformation ou entreposer.

Les transformateurs

Au niveau de la transformation, les acteurs impliqués sont les unités de transformation. Ces unités
de transformation sont de plusieurs types. Ce sont les unités artisanales ou encore monoblocs, les
mini-rizeries et les unités industrielles. Par ailleurs, le recensement de 2018 effectué par l’Agence
pour le Développement de la filière Riz (ADERIZ) a permis d’identifier 2 635 unités d’une capacité
de transformation d’au-moins une tonne par heure, 252 unités d’un à deux tonnes par heure et 8
unités de deux à cinq tonnes par heure de décorticage du riz. La Stratégie Nationale pour le
Développement de la Riziculture (SNDR) a permis la mise en place d’unités de transformation
moderne d’une capacité de cinq tonnes à l’heure. Ces usines de transformations devraient assurer
une meilleure qualité du riz transformé localement et donc améliorer la compétitivité de la chaîne.
Les transformateurs dépendent de l’approvisionnement en paddy de la part des producteurs et des
collecteurs. La plupart ont un réseau de producteurs et de collecteurs avec lesquels elle travaille. Il
existe généralement deux cas de figure pour la transformation, soit ils achètent directement le
paddy des producteurs et collecteurs ; soit ils ne font que transformer le paddy que les producteurs
et collecteurs leur envoie. Dans le cas où ils achètent le paddy, ils le revendent aux différents
distributeurs, souvent sous leur propre marque. La majeure partie des moulins implantés en Côte
d’Ivoire pratiquent la prestation de service et décortiquent du riz « tout venant » pour des

3
commerçants qui n’ont pas d’exigence sur la qualité du riz paddy. Près de 80 pour cent du riz paddy
est transformé dans les villages, par de petits moulins qui opèrent en grande partie en tant que
prestataires de service pour le compte des riziculteurs et de commerçants. Le riz blanc issu de ce
processus de transformation est souvent de moindre qualité.

Tableau 2 : Equipements d’usinage du riz et leur capacité en 2018

TYPE D’USINE* NOMBR CAPACITE RIZ CONSOMMATION PROPORTI TAUX


E (KG/H) USINE ELECTRICITE (KWH/T) ON USINE D’USINAG
D’USINE (TONNE) (%) E
S
DECORTIQUEUSE 2 635 0.8 568 362 7 74 62
(MOINS DE 1T/H)
MINI-RIZERIE 1 A 2 252 1.5 181 186 5 23 65
T/H
RIZERIE MOYENNE 8 5 23 008 14 3 65
(>2 T/H ET < 5 T/H
Source : ADERIZ, 2020.

Les distributeurs

La première mise en marché est assurée par des commerçants collecteurs de paddy qui le font
usiner dans des unités artisanales de décorticage. Dans certains cas, les producteurs affiliés à une
coopérative propriétaire d’une décortiqueuse laissent le riz après usinage à la coopérative en dépôt
vente car celle-ci n’a pas, en général, la trésorerie nécessaire pour préfinancer les achats.
Interviennent également à ce niveau les commerçantes en produits vivriers qui achètent du riz
décortiqué pour le revendre sur les marchés de gros ou de détail. Il existe plusieurs catégories de
distributeurs du riz : les grossistes, les demi-gros et les détaillants. Les distributeurs du riz local
s’approvisionnent directement chez les transformateurs et les producteurs qui transforment leur
production auprès des meuniers.

Figure 1 : Structuration de la chaîne de valeur riz en Côte d’Ivoire

Source : PAM, 2019.


3. Politiques régionales et nationales de relance de la filière rizicole

Le riz est devenu l'un des aliments de base dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne (ASS).
Il représente la source d'énergie alimentaire la plus importante en Afrique de l'Ouest et la troisième
plus importante pour l'Afrique subsaharienne. En outre, la demande augmente plus rapidement
que pour tout autre aliment de base, en raison des changements dans les préférences des
consommateurs, de l'urbanisation rapide et de la croissance démographique.

Au lendemain de la crise alimentaire en 2007/2008, de nombreux pays africains prévoyaient de


stimuler la production nationale de riz en vue de l'autosuffisance. Cependant, malgré des
augmentations importantes de la production, l'Afrique subsaharienne est devenue de plus en plus
dépendante des importations de riz. De nos jours, l’objectif affiché est de réaliser une
autosuffisance en riz par la coordination des politiques régionales et nationales sur la filière.

3.1 Revues des Programmes de Développement de l’Agriculture en Afrique

La Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA), à Maputo en 2003, a
créé le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture africaine (PDDAA) afin
d'améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d'augmenter les revenus dans les économies
africaines essentiellement basées sur l'agriculture (FAO, 2006). Après 12 ans de mise en œuvre du
PDDAA, l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA) en 2014 s'est
engagée à accélérer la croissance et la transformation agricoles pour une prospérité partagée et de
meilleures conditions de vie, sur la base des principaux problèmes auxquels l'agriculture africaine
sera confrontée au cours de la prochaine décennie. Ces problèmes incluent les défis de répondre
aux besoins alimentaires et nutritionnels des populations africaines et de réduire les inégalités
économiques et la pauvreté. Elle a été baptisée « Déclaration de Malabo sur l'accélération de la
croissance et de la transformation agricoles pour une prospérité partagée et de meilleures
conditions de vie ».

Pour concrétiser cet engagement, les chefs d'État et de gouvernement africains ont convenu de
donner la priorité à des produits spécifiques, y compris le riz, parmi la liste des produits déjà
convenus comme produits stratégiques lors du Sommet sur la sécurité alimentaire d'Abuja tenu en
2006 à Abuja, au Nigéria. Ces produits stratégiques prioritaires figurent également parmi les
produits clés identifiés dans le programme de la Banque Africaine de Développement pour la
transformation agricole en Afrique (ATA) et dans le cadre de sa stratégie Feed Africa (African
Development Bank, 2016).

5
3.2 Les politiques régionales de relance de la filière riz en Afrique

Conformément à l'objectif d'accélérer la transformation de l'agriculture africaine et en particulier


d'atteindre l'autosuffisance en riz sur le continent, les chefs d'État et de gouvernement africains,
lors de la 26ème session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine tenue à Addis-Abeba, en
Éthiopie, en janvier 2016, ont décidé de mettre en œuvre efficacement ses décisions antérieures
en adoptant une approche plus ciblée sur le riz. Le Sommet a décidé, conformément à la
Déclaration de Malabo, de donner la priorité aux chaînes de valeur des produits agricoles et aux
résolutions du Sommet d'Abuja sur la sécurité alimentaire concernant la promotion et la protection
du riz en tant que produit stratégique. Ils ont également demandé à l'Agence du NEPAD et à la
Commission de l'Union africaine (CUA) en collaboration avec la BAD, le Centre du riz pour l'Afrique
(AfricaRice), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de
convoquer une conférence ministérielle africaine de haut niveau sur le riz en prélude à
l'organisation du Sommet spécial des chefs d'État africains sur le riz. Le processus de préparation a
conduit à confier à AfricaRice le mandat de diriger l'élaboration d'un Plan d'investissement
continental pour accélérer l'autosuffisance en riz en Afrique (CIPRiSSA).

Le Plan d'investissement continental pour accélérer l'autosuffisance en riz en Afrique (CIPRiSSA),


fournit une feuille de route pour une action accélérée pour atteindre l'autosuffisance en riz d'ici
2025 pour 10 pays d'Afrique, qui sont importants en termes de production et de consommation de
riz : Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana, Madagascar, Mali, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Tanzanie et
Ouganda (en tenant compte des opportunités commerciales régionales). « AfricaRice espère
enrichir le CIPRiSSA afin qu'elle serve d'instrument clé de prise de décision politique et
d'investissement pour accélérer et maintenir l'autosuffisance en riz sur le continent », a déclaré le
directeur général d'AfricaRice, le Dr Harold Roy-Macauley. « Il le fera par le biais d'études
systématiques semestrielles, qui seront étendues à d'autres pays en collaboration avec les parties
prenantes ». Le CIPRiSSA s'inscrit dans le cadre de l'initiative de la BAD « Nourrir l’Afrique » qui vise
à transformer l'agriculture africaine en un secteur compétitif, inclusif et orienté vers les entreprises
à l'échelle mondiale. Le Conseil des ministres-AfricaRice tenu en septembre 2018 a chargé le Centre
d'étendre l'étude CIPRiSSA à d'autres pays membres, afin qu'ils puissent également bénéficier
d'informations factuelles sur la chaîne de valeur du riz et les options d'investissement requises pour
atteindre l'autosuffisance en riz.
3.3 Politiques rizicoles en Côte d’Ivoire

L’Agence pour le Développement de la filière Riz en Côte d’Ivoire (ADERIZ), est la nouvelle structure
de l’Etat en charge du secteur riz. Elle a été créée par le Gouvernement lors du Conseil des Ministres
du 10 janvier 2018. L’ADERIZ a pour mission de mettre en œuvre les orientations gouvernementales
en matière de développement de la filière riz en Côte d’Ivoire ».

L’objectif du Gouvernement est de rendre plus dynamique les deux axes stratégiques de la Stratégie
Nationale de Développement de la Filière Riz (production et valorisation) pour booster la
production rizicole dans un cadre règlementaire cohérent. Annoncée pour 2016, puis pour 2020,
c’est finalement en 2030 que la Côte d’Ivoire vise d’atteindre l’autosuffisance en riz. Cet objectif
nécessitera que la production actuelle double d’ici 2030 par rapport à la situation actuelle passant
de près de 2millions de tonnes de paddy à près de 4 millions de tonnes.

3.4 Principaux défis du secteur riz Ivoirien à l’Horizon 2030


3.4.1 Une forte augmentation de la demande de riz

La consommation augmente chaque année d’au moins 3 pour cent, et se situe désormais autour
de 1,8 million de tonnes de riz par an. L’accroissement de la population, l’évolution des régimes
alimentaires et l’urbanisation font augmenter les besoins. Présentement, le pays importe près de
50 pour cent de ces besoins de consommation de riz.

Figure 2: Evolution de la production et de la consommation du riz en Côte d'Ivoire entre 2010 and 2017
2000000

1500000

1000000
TITRE DE L'AXE

500000

0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
-500000

-1000000
Production du Riz blanchi (en tonne) Consommation du Riz blanchi (tonne)
-1500000
Deficit (P-C) Linéaire (Deficit (P-C))
YEAR
Source : Construit à partir des données de l’Office National pour le Développement du Riz (ONDR).

7
3.4.2 Une offre affectée par un manque de soutien aux producteurs

La filière, qui compte quelque 600 à 800 000 riziculteurs, est confrontée à de nombreux défis. Au
premier plan, celui d’une pénurie de financement qui décourage les producteurs d’investir dans
l’adoption des semences, les engrais ou les pesticides.

3.4.3 Promotion des pratiques agricoles climato- intelligentes en production rizicole

Bien que les pratiques d’agriculture intelligente vis-à-vis du Climat (AIC) existent en Côte d’Ivoire,
la plupart de ces pratiques ne sont pas largement adoptées en riziculture. Les pratiques et
technologies de l'AIC documentées comprennent l'ensemencement direct du riz pluvial sur les
cultures de végétation permanente, (ii) l'utilisation de fumier organique, le compostage, (iii) les
diguettes en pierre (corde) et pour le riz irrigué (i) le système d'intensification du riz (SRI) et (ii) la
lutte contre -des structures d'érosion.

Figure 3 : Des pratiques et technologies intelligentes face au climat pour les systèmes de production

Source : FAO et al., 2018.

3.4.4 Expansion des capacités de transformation

Le gouvernement ivoirien mise désormais sur l’industrialisation de la filière et l’engagement du


secteur privé. Avec l’aide de partenaires étrangers, le pays a ainsi renforcé le parc industriel existant
avec 30 usines et 100 mini-usines. Les concessions de ces fabriques ont ensuite été attribuées à
des opérateurs privés, des transformateurs (2019). Le système mis en place est encore en
démarrage avec des difficultés d’approvisionnement des usines suite aux habitudes de
transformation artisanale qui coexistent en milieu rural.
Faiblesses
Forces
1. Difficultés pour les agriculteurs d'accéder
1. Bonnes pluviométrie au financement
2. Existence de politiques de soutien à la 2. Faiblesse de la capacité de transformation
filière
3. Qualité moindre de la transformation
3. Présence de parténaires privés artisanale
4. le faible niveau de competitivité des
produits locaux
SWOT
Opportunités Menaces
1. Un marché régional à forte croissance 1. Fluctuation des prix
2. Disponibilité d'angrais 2. La concurrence internationale
3. Une préference des consommateurs 3. Changements climatique
pour le riz locale 4. La crise sanitaire du COVID-19

Source : Auteurs.

4. Approche méthodologique et données utilisées


4.1 Cadre d’analyse des chaînes de valeur alimentaires durables

Une chaîne de valeur alimentaire durable est la gamme complète des exploitations, des micro-
agents, des sociétés et de leurs activités valorisantes coordonnées et successives qui produisent et
transforment les matières agricoles brutes en produits alimentaires qui sont vendus aux
consommateurs finaux et éliminés après usage – le tout d’une manière profitable d'un bout à
l’autre de la chaîne qui produit des avantages à grande échelle pour la société et n’épuise pas de
façon permanente les ressources naturelles.

À la différence des concepts associés de «filière», de «chaîne de produits» et de «chaîne


d’approvisionnement», le concept de chaîne de valeur alimentaire durable souligne l’importance
de trois éléments : (i) une «chaîne de valeur» est un concept défini largement et peut être appliqué
à n’importe quel sous-secteur de produits (ex. viande de bœuf, maïs, cacao ou karité), (ii) les
chaînes de valeur sont des systèmes commerciaux dynamiques régis et réglementés par une
coordination verticale ; et (iii) la durabilité et la valeur ajoutée sont explicites et les mesures de la
performance multidimensionnelle sont évaluées à un niveau agrégé (Neven, 2014).

9
Le concept de l’agriculture intelligente face
Figure 4: Le cadre de la chaîne de valeur alimentaire durable
au climat (AIC) lancé par la FAO en 2010,
implique que l’agriculture doit viser des
objectifs de sécurité alimentaire et de
développement au moyen de pratiques
durables (Bockel et al., 2017b). L’AIC
poursuit trois objectifs principaux : (i)
accroître la sécurité alimentaire tout en
relançant la productivité et la création de
revenus ; (ii) améliorer la résilience des
systèmes agricoles et des populations
rurales face au changement climatique ; et
(iii) réduire les émissions de gaz à effet de
serre (GES) dans l’agriculture
(atténuation). Ainsi, l’AIC n’est pas un
nouveau modèle agricole ou un nouvel Source: Neven, 2014.
ensemble de pratiques, mais plutôt un cadre pour le développement de chaînes de valeur
alimentaires plus productives et plus durables. Ce cadre implique (i) les options d’atténuation des
changements climatiques et d’adaptation à leurs effets à travers la gestion de l’écosystème afin de
(ii) préserver les stocks de carbone existants et de réduire les sources d’émission de carbone
existantes, et (iii) d’améliorer les moyens de subsistance des petits exploitants afin de réduire leur
vulnérabilité face aux changements climatiques.

Le cadre de chaîne de valeur alimentaire durable sert de guide pour structurer l’analyse de la
performance de la chaîne alimentaire. Ce cadre couvre les acteurs de la chaîne de valeur, c’est-à-
dire ceux qui produisent un bien ou un service, qui ajoutent de la valeur au produit, le vend, le
transfert au niveau suivant ou l’exporte. Dans ce cadre illustré à la Figure 4, quatre fonctions de
base de la chaîne de valeur ont été identifiées : (i) la production (agriculture, élevage et pêche), (ii)
l’agrégation, (iii) la transformation et (iv) la distribution (gros et détail) au niveau local, national et
international (FAO, 2014).

Ce cadre permet d’identifier les critères pouvant servir de moteurs de croissance afin d’évaluer le
potentiel d’une activité en matière de réduction de la pauvreté, et de faciliter l’adoption des
stratégies agricoles avec les mesures politiques appropriées.
4.2 Analyse de la chaîne de valeur (ACV)

L’un des concepts les plus critiques de l’analyse de la chaîne de valeur (ACV) est la «valeur ajoutée»
dans le processus intégral de production. La «valeur ajoutée» (VA) mesure l’accumulation de
richesses et la contribution du processus de production à la croissance économique, et est l’un des
concepts clés identifiés par Porter (Porter, 1985) et la FAO (FAO, 2014). Elle est définie comme
étant la différence entre la valeur de la production brute (incorporant la valeur de tous les facteurs
contribuant à la production) et la richesse consommée durant le processus de production (Bockel
& Tallec, 2005). En d’autres termes, la VA est la valeur que chaque agent, à chaque étape de la
chaîne de valeur, ajoute à la valeur des intrants durant la période du processus de production
alimentaire. La VA générée durant le processus de production, des producteurs aux distributeurs,
joue un rôle majeur dans la performance de la chaîne de valeur alimentaire dans la mesure où elle
affecte directement la pauvreté et la faim.

La VA peut être calculée pour chaque produit agro-alimentaire intermédiaire et à chaque étape de
la chaîne de valeur (c’est-à-dire le stockage, le conditionnement, le transport, la transformation,
etc.). Elle peut également Figure 5: Le concept de la valeur ajoutée

augmenter ou diminuer dans le


temps et l’espace (FAO, 2014). Le Figure : Output of EX-ACT VC toolFigure : The concept of value added

calcul de la VA permet d’analyser la


Source: Bockel et al. 2017a.
Figure : Output of EX-ACT VC tool
redistribution de la richesse générée à chaque niveau de la chaîne.

Tableentre
La VA est calculée comme étant la différence : Details
lesonintrants
shea tree coverage in Westutilisés
intermédiaires African(II)
countriesFigure
et la valeur:
Output of EX-ACT VC toolFigure : The concept of value added
du produit dans la phase de post-production (Y). La VA a cinq composantes principales : (i) les
salaires des travailleurs, (ii) les recettes fiscales (taxes)ofversées
Figure : Output EX-ACT VCautoolFigure
gouvernement, (iii)ofles
: The concept revenus
value added
des opérateurs (bénéfices), (iv) les revenus du capital (intérêts bancaires versés aux banques), (v)
un meilleur approvisionnement alimentaire pour Figure
les : consommateurs
Output of EX-ACT VC tool
(le surplus des
consommateurs) et (vi) l’impact environnemental (FAO, 2014). Ainsi, la redistribution est mesurée
Table : Details on shea tree coverage in West African countriesFigure :
entre divers agents économiques : les ménages (salaires),
Outputles institutions
of EX-ACT VC tool financières (frais
d’intérêt), le gouvernement (impôts) et les entreprises non-financières (revenu brut).
Table : Details on shea tree coverage in West African countries
L’impact de l’actualisation de la chaîne de valeur peut être analysé au niveau socio-économique en
évaluant l’augmentation ou la réductionTable
de la: Data
VA àused
chaque niveau
on forest land du
useprocessus deshea
change in the production.
value chainUne
under
different scenariosTable : Details on shea tree coverage in West African
augmentation de la VA implique une augmentationcountriesFigure
de la capacité de ses composantes à mieux
: Output of EX-ACT VC tool
cibler la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire.
Table : Details on shea tree coverage in West African countriesFigure :
Output of EX-ACT VC toolFigure : The concept of value added
11
4.3 Analyse du cycle de vie (ACV)

L’analyse du cycle de vie (ACV) est une approche reconnue à l’échelle internationale qui évalue les
impacts environnementaux potentiels des produits et services tout au long de leur cycle de vie, à
partir de l’extraction de la matière première en passant par tous les aspects que sont le transport,
la production, l’utilisation et le traitement en fin de vie. L’ACV est une technique quantitative
d’évaluation des aspects environnementaux potentiels et des aspects possibles associés à un
produit (ou à un service) en : (i) compilant un inventaire des intrants et produits pertinents, (ii)
évaluant les impacts environnementaux potentiels associés à ces intrants et produits, et (iii)
interprétant les résultats des phases d’inventaire et d’impact en rapport avec les objectifs de
l’étude ISO (2006a). L’ACV est utilisée pour identifier les opportunités d’amélioration de la
performance environnementale des produits, pour éclairer la prise de décision, et pour soutenir les
efforts de commercialisation, de communication et de sensibilisation.

L’empreinte carbone (EC) basée sur l’ACV d’un produit est la quantité de gaz à effet de serre (GES)
exprimée en équivalent dioxyde de carbone (CO2e) émis à travers la chaîne d’approvisionnement
pour une seule unité de ce produit. Chaque étape de la chaîne de valeur est prise en compte comme
illustré à la Figure 4 – de la production des matières premières, leur transport et transformation, à
l’utilisation finale et l’élimination des déchets produits. L’empreinte carbone est l’une des séries
d’indicateurs de l’impact environnemental inclus dans l’ACV (Lescot, 2012). L’empreinte carbone
du produit (ECP) est généralement utilisée pour calculer les émissions de GES émises par les chaînes
d’approvisionnement alimentaire à l’instar de l’outil EX-ACT de la chaîne de valeur.

Une analyse sociale et socio-économique du cycle de vie (ACV-S) est une technique d’évaluation de
l’impact social (et de l’impact potentiel) visant à évaluer les aspects sociaux et socio-économiques
des produits et de leurs impacts positifs et négatifs potentiels durant leur production,
transformation, transport, distribution, utilisation, recyclage et/ou élimination finale (UNEP, 2009).

4.4 Outil EX-ACT filière

L’outil EX-ACT filière (EX-ACT VC), mis au point en 2016, couvre les chaînes de valeur pour les
cultures, l’élevage, la pêche et l’aquaculture. La méthodologie d’EX-ACT VC fournit une évaluation
socio-économique quantifiée (tant au niveau micro qu’au niveau méso (c’est-à-dire par agent, par
étape et par secteur)), ainsi qu’une évaluation environnementale du bilan carbone (atténuation des
changements climatiques, adaptation à leurs effets et résilience face au climat) (Bockel et al.,
2017a).
Conçu pour l’évaluation multi-impact, l’outil fournit des évaluations de rendement pour les chaînes
Figure 6: Produit de l’outil EX-ACT VC
de valeur dans les domaines suivants :
(i) l’atténuation climatique (émissions
Table : Details on shea tree coverage in West African countriesFigure :
de GES, empreinte carbone, rendement Output of EX-ACT VC tool
économique de l’atténuation climatique),
(ii) la résilience face au climat, (iii) les Table : Details on shea tree coverage in West African countries
performances socio-économiques (valeur
Table : Data used on forest land use change in the shea value chain
ajoutée, revenus et emplois créés), under
et different scenariosTable : Details on shea tree coverage in West
African countriesFigure : Output of EX-ACT VC tool
autres facteurs environnementaux (tels que
l’utilisation de l’eau et de l’énergie). Ces Source: Bockel et al. 2017a.
Table : Details on shea tree coverage in West African countriesFigure :
domaines peuvent s’appliquer soit pour le scénario actuel Output
de la filière, ouVCpour
of EX-ACT tool l’évaluation d’un
scénario d’amélioration. Pour expliquer, au sein de l’outil EX-ACT VC :
Table : Details on shea tree coverage in West African countries
o Les impacts en termes d’atténuation des changements climatiques sont évalués au moyen
d’indicateurs quantitatifs pour mesurer le scénario actuel et le scénario de croissance en
Table : Data used on forest land use change in the shea value chain
termes de tonnes d’équivalent COunder different
2 (tCO scenariosTable
2-e). Sur la base de:l’ACV,
Details l’empreinte
on shea tree coverage
carbone in West
est
African countries
calculée pour la chaîne de valeur entière et chacune des diverses étapes analytiques. Cette
démarche évalue de manière détaillée la performance environnementale de la chaîne. Le
Table : Data used on forest land use change in the shea value chain
under different
rendement économique équivalent est également déterminé dansscenarios
la mesure où il pourrait
être important dans l’accès aux services environnementaux.
Table : Perennial systems with tier 2 data based on Cardinael et al.
o La performance socio-économique 2018Table
de la chaîne
: Datade valeur
used est évaluée
on forest en termes
land use change in the de
sheavaleur
value
chain under different scenariosTable : Details on shea tree coverage in
ajoutée, de revenus et d’emplois créés dans l’ensemble de la filière.
West African countries
o La résilience de la chaîne de valeur est évaluée à l’aide d’indicateurs quantitatifs et
qualitatifs, mesurant la réductionTable
de :laData
vulnérabilité
used on forestdes
landpopulations, desshea
use change in the moyens de
value chain
under different scenariosTable : Details on shea tree coverage in West
subsistance, des écosystèmes et des chaînes de valeur aux
African countriesFigure changements
: Output of EX-ACT VCclimatiques
tool
(Speranza, 2010).
Table : Details on shea tree coverage in West African countriesFigure :
4.5 Données utilisées dans l’analyse Output of EX-ACT VC tool

Les données utilisées ont été collectées par AfricaRice. Une revue des documents de politiques a
Table : Details on shea tree coverage in West African countries
permis d’obtenir des données sur la situation actuelle et la vision du pays en matière de production
du riz à l’horizon 2030. Cette vision qui s’articule autour de l’atteinte de l’autosuffisance en riz a
Table : Data used on forest land use change in the shea value chain
servi de référence pour cette analyse under different
prospective. scenariosTable
Cette : Details
autosuffisance on shease
devrait tree coverage
réaliser in West
grâce à
African countriesFigure : Output of EX-ACT VC tool
une amélioration des rendements, une augmentation des capacités et de la qualité de
transformation, un gain de compétitivité Table
et une meilleure
: Details organisation
on shea tree coveragede la filière.
in West African countriesFigure :
Output of EX-ACT VC tool

13 on shea tree coverage in West African countries


Table : Details
5. Scénario de croissance pour l’horizon 2020-2030

La production du riz paddy est actuellement estimée à près de deux millions de tonnes par an.
Cependant, cette production couvre à peine 70 pour cent de la consommation domestique. Avec
un taux de croissance annuelle de la demande domestique de 3 pour cent, la réalisation de
l’autosuffisance en riz nécessite au moins un doublement de la production d’ici 2030 soit un niveau
de production de 4 millions de tonnes de paddy par an. La réalisation de cet objectif nécessitera
non seulement une hausse des rendements grâce aux pratiques agricoles durables et de l’utilisation
des intrants, mais aussi un accroissement des superficies allouées à la riziculture. L’objectif de cette
analyse prospective est donc d’évaluer les ressources nécessaires pour atteindre cette
autosuffisance à l’horizon 2030 ainsi que l’impact économique et environnemental.

5.1 Changement d’usage des terres

Doubler la production du riz d’ici 2030 nécessitera une croissance des superficies cultivés et des
rendements dans les différents systèmes de riziculture. Ainsi, dans les périmètres irrigués, on
estime une croissance moyenne de deux pour cent par an des superficies pendant 10 ans, soit
36 457 ha de plus d’ici 2030 (Tableau 3). Ce qui correspond à la construction et réhabilitation de
3 645 hectares par an en moyenne pendant 10 ans. Dans la riziculture de bas-fond et du plateau,
les superficies devraient augmenter annuellement de deux pour cent par rapport à la situation
actuelle. Ce qui entrainera une hausse des superficies de 89 296 ha dans les bas-fonds (soit 9 000
ha par an environ) et de 103 142 ha dans les plateaux (soit 10 000 ha par an). En outre, afin de
réduire l’impact climatique dû aux mauvaises pratiques agricoles (utilisation excessive d’intrants,
brulis, etc.) et à l’extension des superficies, un certain nombre de bonnes pratiques devrait être
vulgarisées à savoir l’utilisation efficiente des intrants, l’arrêt des brûlis et l’utilisation du compost.
Ainsi au moins 20 pour cent des nouvelles superficies irriguées adopteront de bonnes pratiques
agricoles.

Tableau 3: Changement d'usage des terres

Surface transformée (ha)


Usage de
Usage initial Usage final
feu ?
de la terre de la terre Actuel Projeté
Surface add de riz irrigué Culture annuelle Riz inondé NON 0 36 457

Surface add de riz de bas-fond Culture annuelle Riz inondé NON 0 89 296
Surface add de riz de plateau Jachère Culture annuelle NON 0 103 142

Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.


5.2 Accroissement des Intrants utilisés
L’accroissement des rendements requiert non seulement l’adoption de bonnes pratiques agricoles
(BPA) mais aussi une utilisation des fertilisants et semences certifiées. Dans la situation actuelle,
l’utilisation de l’urée et du NPK est de 81 et 59 kg/ha respectivement. Dans la situation projetée,
on devrait avoir une dose moyenne de 131 et 153 kg/ha pour l’urée et le NPK respectivement. En
outre, l’utilisation du compost n’est pas répandue actuellement dans la production du riz en Côte
d’Ivoire. Dans le scénario futur, il est attendu l’utilisation du compost en raison de 2 000 kg/ha sur
au moins 30 pour cent des superficies. L’utilisation des herbicides restera par contre stable à 6,12
litre/ha. Quant aux insecticides, son niveau d’utilisation augmentera de 0,5 à 1 litre/ha. (Tableau 4).
Les détails en matière de consommation d’intrants par système de riziculture sont présentés dans
l’analyse économique.

De façon spécifique, au niveau de la production du riz de plateau, on envisage une amélioration de


l’usage de l’urée qui passera de 70 à 120 kg/ha tandis que le NPK sera utilisé à hauteur de 100
kg/ha. L’utilisation des semences est supposée rester inchangée à 50 kg/ha. Tout comme le riz de
plateau, la quantité de semences utilisée dans le riz de bas-fond sera de 50 kg/ha pour les deux
scénarios. Cependant, l’utilisation des intrants augmenteront de 90 à 150kg/ha pour l’urée et de
100 à 200 kg/ha pour le NPK. En outre, l’utilisation des herbicides et des insecticides qui est de 8 et
de 1 litres respectivement restera inchangée. Grâce à l’adoption de bonnes pratiques agricoles,
l’utilisation des semences pourra être limitée à 40 kg/ha dans le riz irrigué pour le scénario de
croissance. Cependant, on envisage une intensification agricole, par un usage accru de l’urée et du
NPK. Les tableaux en annexe présentent les quantités d’intrants utilisés par système de production.

Tableau 4: Consommation moyenne d’intrants dans la production du riz

Spécifier la proportion de NPK (%) Quantité utilisée et superficie


Actuel Projeté
N P K Qté Surface Qté Surface
Intrants utilisés (Kg/ha/an) (ha) (kg/ha/an) (ha)

Semences 48,78 823 410 48,78 1 052 305


Urée 47% 81,82 823 410 131,82 1 052 305
Compost 4% 1.5% 1.2% 547,04 164 682 2 000 315 691

NPK 15% 15% 15% 59,08 823 410 153,65 1 052 305
Consommation de pesticides :
Quantité utilisée et superficie
Actuel Projeté

Qté (kg/ha/an) Surface (ha) Qté (kg/ha/an) Surface (ha)


Type de pesticides
Herbicides (kg d’ingrédient actif par an) 6,12 823 410 6,12 1 052 305
Insecticides (kg d’ingrédient par an) 0,53 823 410 1 1 052 305
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

15
5.3 Évolution de la main d’œuvre employé dans la riziculture
La main d’œuvre familiale utilisées dans la riziculture est évaluée à près de 80 pour cent de la main
d’œuvre totale en 2019/2020 (Tableau 5). Durant les dix prochaines années, on anticipe une baisse
de la proportion de la main d’œuvre familiale dans les exploitations rizicoles, en moyenne. La main
d’œuvre familiale ne représentera donc que 73 pour cent de la main d’œuvre totale. La quantité
d’hommes-jours nécessaire pour la riziculture passera de 142 à 153 en moyenne.

Concernant la main d’œuvre, on estime qu’elle devrait passer de 92 à 108 homme-jours par hectare
de riz de plateau. En outre, on suppose que la proportion de la main d’œuvre familiale qui est
actuellement de 95 pour cent devrait se réduire à 90 pour cent de la main d’œuvre utilisée. La main
d’œuvre utilisée dans la riziculture de bas-fond est évaluée à 143 hommes-jours actuellement. Dans
le scénario de croissance, elle sera de 146 hommes-jours avec une diminution de la proportion du
travail familiale qui passe de 80 à 70 pour cent de la main d’œuvre utilisée. La proportion du travail
familial dans les périmètres de riziculture irriguée diminuera de 66 pour cent à 60 pour cent de la
main d’œuvre utilisée. Dans la situation actuelle, l’exploitation d’un hectare de riz irrigué nécessite
192 hommes-jours. Dans le scénario futur, on estime que la main d’œuvre nécessaire sera de 206
hommes-jours. Les informations sur la main d’œuvre par système sont détaillées en annexe.

Tableau 5: Quantité moyenne de la main d’œuvre utilisée par hectare dans la riziculture

Situation courante (2020) Situation projeté (2030)

Production (en hommes-jours/ha) Salair Salair


Coût Coût
Classe e en e en
XOF/ha/ Classe XOF/ha/
% du travail familiale 80% dominant XOF 73% XOF
an dominante an
e par HJ par HJ
Nettoyage 14,17 Hommes 1 250 3 482,6 14,17 Hommes 1 250 4 722,2
Labour-Pulvérisation 24,17 Hommes 1 250 5 941,0 24,33 Hommes 1 250 8 111,1
Semis-repiquage 15,83 Femmes 1 250 3 892,4 15,83 Femmes 1 250 5 277,8
Désherbage 9,17 Femmes 1 250 2 253,5 9,50 Femmes 1 250 3 166,7
Gardiennage 15 Jeunes 1 250 3 687,5 15,00 Jeunes 1 250 5 000,0
Récolte 20 Hommes 1 250 4 916,7 24,33 Hommes 1 250 8 111,1
Mise en botte de paddy 9 Jeunes 1 250 2 212,5 10,67 Jeunes 1 250 3 555,6
Battage-vannage 18 Femmes 1 250 4 506,9 20,67 Femmes 1 250 6 888,9
Séchage 3 Jeunes 1 250 819,4 3,33 Jeunes 1 250 1 111,1
Transport a l'usine 8 Hommes 1 250 2 048,6 10,67 Hommes 1 250 3 555,6
Autres taches 5 Jeunes 1 250 1 229,2 5,00 Jeunes 1 250 1 666,7
Hommes-jours fourni par les
66,7 73,5
hommes
Hommes-jours fourni par les
43,3 46,0
femmes
Hommes-jours fourni par les
32,3 34,0
jeunes
HJ total par hectare 142,33 34 990,3 153,50 51 166,7

159 278
Coût total par hectare
942,5 045,1
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.
5.4 Reduction des pertes

Actuellement, les pertes de production post-récolte sont estimées à quatre pour cent du paddy
récolté. Dans le scénario de croissance une amélioration des capacités de stockage devrait
permettre de ramener le niveau de pertes post-récoltes à un pour cent. Dans le domaine de la
transformation, l’acquisition de technologies modernes permettra d’améliorer la qualité du riz
blanchi et réduire également le taux de perte de 3 à 1 pour cent d’ici 2030.

5.5 Amélioration de la productivité de la main d’œuvre grâce à la mécanisation

Le niveau de mécanisation agricole reste relativement faible dans la production du riz. Cette
situation exige une forte quantité de main d’œuvre se traduisant par la faiblesse de la productivité
du travail : en effet, le nombre d’hommes-jours nécessaire pour exploiter un hectare est
actuellement estimé à 138. L’accès au service de mécanisation permettra d’améliorer la production
agricole et libérer une importante main d’œuvre à d’autres activités lucratives.

5.6 Amélioration des capacités domestiques de transformation du riz

La transformation du riz paddy est assurée par deux catégories d’unités selon leur taille. On a d’une
part les petites unités avec une transformation moyenne de 312 tonnes par an et d’autre part les
grandes unités de transformation qui transforment en moyennes 874 tonnes par an. Les petites
unités transforment 70 pour cent du paddy commercialisé par les producteurs tandis que les 30
pour cent restants sont transformés par les grandes unités de transformation. Dans le scénario
futur, les petites et les grandes unités devront accroitre les quantités du paddy transformées pour
atteindre 400 et 900 tonnes respectivement par an. Cependant, toute la production n’entre pas
dans le circuit de commercialisation. On estime que 5 pour cent de la production du paddy est auto-
consommée. Le taux d’autoconsommation est supposé constant sur la période.

5.7 Amélioration de l’accès au marché et de la commercialisation du riz

La chaîne de commercialisation est assurée par les grossistes qui s’approvisionnent auprès des
petites et grandes unités de transformation. La production commercialisée par les grossistes est
évaluée dans la situation courante a 100 tonnes par an. Cette capacite devrait augmenter à 125
tonnes d’ici 2030. Dans le même maillon de la chaîne de commercialisation se trouve des détaillants
qui assurent l’approvisionnement des ménages pour la consommation finale. La capacité de
commercialisation des détaillants passera de 50 tonnes à 75 tonnes par an entre la situation
actuelle et la situation de référence en 2030.

17
6. Résultats de l’Impact économique et environnemental par système de
production

Cette section analyse les résultats de la contribution économique et environnemental de la filière


riz en Côte d’Ivoire pour chaque système de production rizicole, à savoir la riziculture de plateau,
la riziculture de bas-fond et la riziculture irriguée.

6.1 Analyse de l’impact socio-économique et environnemental de la riziculture pluviale de plateau

6.1.1 Impact socio-économique


La production du riz pluvial de plateau ne représente que 23 pour cent de la production totale du
riz en Côte d’Ivoire, alors qu’elle occupe 47 pour cent des superficies totales en riz. En 2019/2020,
la riziculture de plateau a produit près 458 461 tonnes (Tableau 6). Les prévisions sur la croissance
de la superficie et des rendements devraient permettre d’atteindre 1,4 millions de tonnes d’ici
2030. La production est actuellement assurée par environ 274 651 ménages exploitant chacun 1,4
ha en moyenne. Dans le scénario de croissance, elle sera assurée par 278 660 ménages exploitants
chacun 1,75 ha.

Tableau 6: Rendement et production actuelle et projetée du riz de plateau

PROJET Chaîne de valeur riz en Côte d'Ivoire Actuel VC Projeté VC

PAYS Côte d'Ivoire Production (tonne) 458 461.3 1 419 494,5

REGION Rdt (t/ ha/ an) 1,2 2,9

BUDGET Hectares 487 654

DUREE 20 Ménages 278 660


Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

La production du riz pluvial de plateau génère actuellement une valeur ajoutée totale de près de
52,4 millions d’USD soit 114 USD par tonne de paddy (Tableau 7). Dans le scénario de croissance,
ce système de production devrait connaitre une augmentation de la valeur ajoutée totale à 197,4
millions de dollars. Ce qui correspond à une croissance annuelle moyenne de la valeur ajoutée
totale de 14,2 pour cent. Cependant, la production de plateau est un système extensif et peut
productif comparée aux autres systèmes de riziculture. En conséquence, le revenu net généré dans
ce système est évalué actuellement à 177 USD par ménage. Dans le scénario futur, une utilisation
plus efficiente des ressources est envisagée. Ce qui devrait se traduire par une croissance
substantielle du revenu par ménage qui passera à 667 USD par an, soit une croissance de 14 pour
cent par an pendant 10 ans.
Tableau 7: Résultats de l'impact économique sur la riziculture de plateau

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUE DE LA CHAÎNE DE VAEUR : RIZICULTEURS DE PLATEAU

PRODUCTEURS Actuel VC Projeté VC Variation

Nb d’emplois-eq 141 500 211 642 70 142 jobs


Valeur brute de la production 120 016 371 595 251 579 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 52 451 197 415 144 964 000 USD
Revenu Brut (GI) 48 592 185 873 137 280 000 USD
VA / tonne de production 114 139 25 USD
Revenu brut / ménage 177 667 490 USD
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

6.1.2 Impact environnemental

En termes d’impact environnemental, la riziculture de plateau a une contribution moindre aux


émissions des GES comparé à la riziculture de bas-fond et de l’irrigation. Dans la situation actuelle,
le riz de plateau émet 284 576 tCO2-e par an (Tableau 8). Dans le scénario de croissance, le système
pourrait contribuer à travers l’utilisation rationnelle des ressources et de l’adoption des pratiques
climato-intelligente à séquestrer près de 223 507 tCO2-e par an d’ici 2030.

Tableau 8: Résultats de l'impact sur la mitigation climatique du riz de plateau

Dimension de la Mitigation climatique Actuel Projeté Variation

Impact sur les GES (tCO2-e par an) 284 576,8 - 223 507,3
Impact sur les GES (tCO2-e par an et par hectare) – niveau Production
uniquement 0,5 - 0,7 - 1,20

Empreinte Carbone de la production (tCO2-e par tonne de production) 0,8 -0,4 -1,22

tCO2-e annuel [émis (+) / réduit ou évité (-)] -508 084,15


Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an 30 USD /tCO2-e/an 30 15 242 524,50
Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an par ha (tCO2-e par
an par ha) 36,10
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

Ainsi, durant les dix prochaines années, l’amélioration des pratiques agricole dans le système pluvial
permettra de séquestrer 508 084 tCO2-e. cette performance environnementale est estimée en
unité monétaire à près de 15 millions de dollars, soit 36 USD/ha. L’empreinte carbone estimée en
tCO2-e émis par tonne de paddy produit est de 0,8 dans le riz de plateau dans la situation courante.
Cette empreinte pourrait passer à -0,4 tCO2-e, soit une réduction de 1,22 tCO2-e par tonne de riz
produit. Ainsi, les émissions de GES passeront de 0,5 à -0,7 tCO2-e par hectare entre 2020 et 2030,
soit 1,2 tCO2-e séquestrés par hectare.

19
6.2 Analyse de l’impact socio-économique et environnemental de la riziculture de bas-fond

6.2.1 Analyse socio-économique


Environ 374 038 ménages produisent du riz de bas-fond en Côte d’Ivoire sur une superficie
moyenne estimée à 0,89 ha par producteur (Tableau 9). La production actuelle, estimée à 958 734
tonnes devrait passer à 2 millions de tonnes d’ici 2030. Ce qui correspond à une croissance globale
de 14 pour cent de la production riz de bas-fond entre 2020 et 2030. Cette croissance de la
production sera rendue possible grâce à une hausse des rendements exploitées de 3 à 4,9
tonnes/ha et de celle des superficies qui passeront de 332 894 à 422 190 ha sur la même période.
Dans le scénario de croissance, la superficie moyenne par exploitant augmente à un ha.

Tableau 9: Rendement et production actuelle et projetée du riz de bas-fond

PROJET Chaîne de valeur riz en Côte d'Ivoire Actuel VC Projeté VC

PAYS Cote d'Ivoire Production (tonne) 958 734,7 2 052 973,5

REGION Rdt (t/ ha/ an) 3,0 4,9

BUDGET Hectares 422 190

DUREE 20 Ménages 422 190


Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.
L’augmentation de la production du riz de bas-fond devra également entrainer une hausse de la
valeur ajoutée d’environ 187,7 millions d’ici 2030 par rapport à la situation actuelle où la valeur
ajoutée est estimée à 140,8 millions d’USD ; soit une croissance annuelle moyenne de la valeur
ajoutée de 8,8 pour cent (Tableau 10). La valeur ajoutée par tonne de paddy produit dans le
système de bas-fond passe de 147 à 160 USD soit une hausse de 13 USD. Ainsi, le revenu issu de la
production de bas-fond qui est actuellement de 321 USD par producteur atteindra 683 USD d’ici
2030, soit une croissance annuelle des revenus par producteur de 7,8 pour cent.

Tableau 10: Résultats de l'impact économique sur la riziculture de bas-fond

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUES DE LA CHAÎNE DE VAEUR : RIZICULTEURS DE BAS-FOND

PRODUCTEURS Actuel VC Projeté VC Variation

Nb d’emplois-eq 190 415 246 559 56 144 jobs


Valeur brute de la production 250 978 537 428 286 450 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 140 880 328 633 187 753 000 USD
Revenu Brut (GI) 120 110 288 292 168 182 000 USD
VA / tonne de production 147 160 13 USD
Revenu brut / ménage 321 683 362 USD
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC
6.2.2 Analyse environnementale

La production rizicole du bas-fond génère actuellement 1,32 millions de tonnes de CO2 équivalent
(tCO2-e). Dans la situation projetée, l’adoption des pratiques climato-intelligentes et l’utilisation
rationnelles des intrants devraient permettre de réduire les émissions à 1,16 millions de tCO2-e,
soit une séquestration de 162 871 tCO2-e d’ici 2030 (Tableau 11). L’évaluation monétaire du
carbone séquestré est estimée à 4,8 millions de dollars, soit 17,77 USD/ha de riz de bas-fond.

L’empreinte carbone représente la quantité de CO2-e émis ou séquestré dans la production d’une
tonne de riz. Dans la production du riz de bas-fond, l’empreinte carbone est évaluée à 2,1 tCO2-e
et devrait être réduite à 0,8 tCO2-e par tonne de production, soit une réduction de 1,3 tCO2-e
(Tableau 11). Ainsi, le scénario d’amélioration représente une bonne stratégie permettant de
freiner la contribution de la culture du riz de bas-fond à la dégradation de l’environnement.

Tableau 11: Résultats de l'impact sur la mitigation climatique du riz de bas-fond

Dimension de la Mitigation climatique Actuel Projeté Variation

Impact sur les GES (tCO2-e par an) 1 329 893,7 1 167 022,3
Impact sur les GES (tCO2-e par an et par hectare) – niveau Production
uniquement 2,9 2,4 -0,59

Empreinte Carbone de la production (tCO2-e par tonne de production) 2,1 0,8 -1,30

tCO2-e annuel [émis (+) / réduit ou évité (-)] -162 871,42


Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an 30 USD /tCO2-e/an 30 4 886 142,46
Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an par ha (tCO2-e par
an par ha) 17,77
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

6.3 Analyse de l’impact socio-économique et environnemental de la riziculture irriguée

6.3.1 Analyse socio-économique


La production du riz irrigué occupe 13 pour cent des superficies rizicoles en Côte d’Ivoire et
contribue à hauteur de 28 pour cent à la production totale du riz paddy. Avec un rendement estimé
à 5,5 tonnes/ha, la production totale dans le système irrigué est actuellement évaluée à 559 703
tonnes par an. Une augmentation des superficies et des rendements devrait permettre d’atteindre
961 709 tonnes d’ici 2030. Les superficies par ménages dans les périmètres irrigués sont
relativement plus larges que dans les deux autres systèmes (environ 3,98 ha par exploitant).
L’analyse considère que les superficies moyennes dans l’irrigation demeureront stables sur la
période de l’étude.

21
Tableau 12: Rendement et production actuelle et projetée du riz irrigué

PROJET Chaîne de valeur riz en Côte d'Ivoire Actuel VC Projeté VC

PAYS Côte d'Ivoire Production (tonne) 559 703,0 961 709,1

REGION 0 Rdt (t/ ha/ an) 5,5 6,8

BUDGET Hectares 142 461

DUREE 20 Ménages 35 794

Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC

Les producteurs du riz irrigué génèrent actuellement une valeur ajoutée totale de USD 112,8
millions (Tableau 13). Cette valeur ajoutée devrait enregistrer une croissance moyenne de 5,1 pour
cent par an pour atteindre 186,5 millions d’ici 2030. Les producteurs du riz paddy dans les
périmètres irrigués reçoivent actuellement un revenu annuelle moyen de 3 672 USD par ménage.
L’amélioration de la productivité entrainera une croissance annuelle moyen du revenu de deux
pour cent. Ce qui permettra à chaque exploitant d’obtenir un revenu annuel d’environ 4 495 USD
d’ici 2030.

Tableau 13: Résultats de l'impact économique sur la riziculture irriguée

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUES DE LA CHAÎNE DE VAEUR : RIZICULTEURS EN IRRIGUE

PRODUCTEURS Current VC Upgraded VC Balance

Nb d’emplois-eq 81 411 117 387 35 976 jobs


Valeur brute de la production 146 519 251 756 105 237 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 112 885 186 515 73 629 000 USD
Revenu Brut (GI) 97 789 160 907 63 117 000 USD
VA / tonne de production 202 194 -8 USD
Revenu brut / ménage 3 672 4 495 824 USD
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

6.3.2 Impact environnemental

La riziculture irriguée est celle qui produit le plus de gaz à effet de serre. En effet, la production
actuelle dans les périmètres irrigués génère 1,5 millions tCO2-e. Cependant, on estime qu’avec la
vulgarisation des bonnes pratiques agricoles, les émissions annuelles de GES pourraient être
ramenées à 907 384 tCO2-e d’ici 2030. Ce qui correspondra à 612 035 tCO2-e séquestrés d’ici 2030
(Tableau 14). En termes monétaire, cette performance environnementale est évaluée à 18 millions
de dollars US. Ce qui correspond en moyenne à 135 USD par hectare et par an. L’empreinte carbone
passe de 4,2 à 1,3 tCO2-e soit une réduction de 1,3 tCO2-e par tonne de riz produit.
Tableau 14: Résultats de l'impact sur la mitigation climatique du riz irrigué

Dimension de la Mitigation climatique Actuel Projeté Variation

Impact sur les GES (tCO2-e par an) 1 519 420,3 907 384,4
Impact sur les GES (tCO2-e par an et par hectare) – niveau Production
uniquement 10,3 5,8 -4,51

Empreinte Carbone de la production (tCO2-e par tonne de production) 4,2 1,3 -2,82

tCO2-e annuel [émis (+) / réduit ou évité (-)] -612 035,96


Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an 30 USD /tCO2-
e/an 30 18 361 078,86
Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an par ha (tCO2-e par
an par ha) 135,39
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

7. Résultats économique et environnemental de la chaîne de valeur


Cette section fait une analyse agrégée de la chaîne de valeur riz en Côte d’Ivoire par acteurs
(producteurs, transformateurs et distributeurs). En outre, elle évalue l’impact total de la filière sur
les émissions de GES.

7.1 Analyse économique global de la chaîne de valeur

7.1.1 Analyse de la production rizicole


La production annuelle de paddy est estimée à près de deux millions de tonnes actuellement sur
une superficie de 823 410 ha (Tableau 15). L’amélioration des rendements et des superficies
permettra de produire 4,4 millions de tonnes d’ici 2030. Cette production qui double en 10 ans
devrait permettre au pays d’assurer une autosuffisance en riz et contribuer à travers le commerce
régional à améliorer la disponibilité alimentaire en Afrique de l’Ouest. La superficie moyenne par
exploitant devrait varier de 1,22 à 1,43 ha entre le scénario de base et la situation projeté.

Tableau 15: Rendement et production actuelle et projetée du riz en Côte d’Ivoire

PROJECT Chaîne de valeur riz,en Côte d'Ivoire Actuel VC Projeté VC

PAYS Côte d'Ivoire Production (tonne) 1 976 899,1 4 434 177,2

REGION Rdt (t/ ha/ an) 2,5 4,3

BUDGET Hectares 1 052 305

DUREE 20 Ménages 736 644


Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

La riziculture en Côte d’Ivoire génère actuellement une valeur ajoutée brute de 305.9 millions de
dollars (Tableau 16). La valeur ajoutée devrait atteindre 712 millions d’USD d’ici 2030 (pour une
production totale de 4,4 millions de tonnes), soit une croissance annuelle de 8,8 pour cent. Ainsi,
La valeur ajoutée par tonne augmente de 155 à 161 USD. Le revenu généré par producteur variera
de 379 à 839 USD en moyenne, soit une croissance annuelle de 8,3 pour cent.

23
Tableau 16: Résultats de l'impact économique global sur la riziculture

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUES DE LA CHAÎNE DE VAEUR : RIZICULTEURS

PRODUCTEURS Actuel VC Projeté VC Variation

Nb d’emplois-eq 468 795 646 115 177 320 Emplois


Valeur brute de la production 517 513 1 160 779 643 267 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 305 979 712 145 406 167 000 USD
Revenu Brut (GI) 255 697 618 178 362 481 000 USD
VA / tonne de production 155 161 6 USD
Revenu brut / ménage 379 839 461 USD
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

7.1.2 Performances économiques des transformateurs

Les petites unités de transformation transforment en moyenne 600 tonnes de paddy par an. Le
taux de transformation est de 63 pour cent. Dans la situation projetée, leur niveau de
transformation moyenne devrait passer à 800 tonnes par an. La valeur ajoutée totale de ces unités
de transformation augmentera donc de 84,8 à 208 millions de dollars US entre 2020 et 2030, soit
une croissance moyenne de 9.4 pour cent par an. La valeur ajoutée par tonne passera de 43 à 47
USD (Tableau 17). Ainsi, le revenu de chaque opérateur qui est actuellement de 10 092 USD par an
devrait connaitre une croissance annuelle de 4,3 pour cent pour atteindre 15 332 d’ici 2030 (soit
une hausse de 5 240 USD en 10 ans). Le secteur de la transformation par les petites unités emploie
actuellement 102 601 travailleurs. Ce volume d’emplois devrait connaitre une augmentation de
145 225 d’ici 2030.

Tableau 17: Résultats de l'impact économique global sur les transformateurs

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUE DE LA CHAÎNE DE VALEUR : TRANSFORMATEURS

COLLECTEURS PETITS TRANSFORMATEURS Actuel VC Projeté VC Variation

Nb d’opérateurs-eq 2 191 3 686


Nb d’emplois-eq 102 601 145 225 42 624 Emplois
Valeur brute de la production 89 478 216 137 126 659 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 84 842 208 355 123 513 000 USD
Revenu Brut (GI) 22 112 56 512 34 400 000 USD
VA / tonne de production 43 47 4 USD
Revenu brut/ opérateurs 10 092 15 332 5 240 USD
GRANDS TRANSFORMATEURS
Nb d’opérateurs-eq 6 12
Nb d’emplois-eq 21 410 53 358 31 948 Emplois
Valeur brute de la production 45 405 118 347 72 943 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 14 804 52 760 37 956 000 USD
Revenu Brut (GI) 749 3 973 3 223 000 USD
VA / tonne de production 45 69 23 USD
Revenu brut/ opérateurs 122 822 344 842 222 020 USD
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.
Les grandes unités industrielles transforment environ 30 pour cent du paddy commercialisé du
pays. Elles transforment en moyenne 25 000 tonnes de paddy par an. Cette capacité de
transformation passera à 30 000 tonnes d’ici 2030. L’activité des grandes unités de transformation
génère une valeur ajoutée totale de 14,8 millions de dollars US. Cette valeur ajoutée devrait
connaitre une croissance moyenne de 13,6 pour cent par an pour atteindre 52,7 millions de dollars
US en 2030 (Tableau 17). Ce qui correspond à un accroissement de la valeur ajoutée par tonne qui
passe de 45 à 69 USD. Le revenu des opérateurs des grandes unités de transformation connaitre
une croissance annuelle de 11 pour cent pour passer de 122 822 à 344 842 USD entre 2020 et 2030.

En termes de contribution à l’emplois, les grandes unités offrent actuellement 21 410 emplois
équivalents. Dans le scénario de croissance, la hausse du nombre d’unité de transformation et de
leur niveau d’activité devraient entrainer la création de 31 948 emplois supplémentaires.

7.1.3 Performances économiques des grossistes et détaillants


Nous supposons qu’un grossiste commercialise en moyenne 1 000 tonnes de riz blanc par an et que
ce volume passera à 1 400 tonnes d’ici 2030. Ainsi, la valeur ajoutée totale des grossistes est
évaluée à 48,5 millions de dollars US dans la situation courante (Tableau 18). Dans le scénario futur,
elle passera à 115 millions de dollars US d’ici 2030. La valeur ajoutée par tonne est de 42 USD pour
la situation de référence et le scénario de croissance. Le revenu par grossiste connaitra une
augmentation 35 070 à 49 686 USD sur la même période, soit une croissance moyenne de 3,5 pour
cent par an. La vente en gros emploie près de 9 181 travailleurs actuellement. Ce volume d’emplois
connaitra une hausse de près de 12 386 emplois supplémentaires dans le scénario de croissance.

Les détaillants commercialisent environ 100 tonnes de riz blanc par an. Dans le scénario de
croissance leur capacité devrait augmenter également pour atteindre 150 tonnes de riz
commercialisé par opérateur et par an. La valeur ajoutée passera donc de 66,5 millions à 159
millions, soit une croissance annuelle de neuf pour cent entre le scénario de référence et la
situation projetée. Cette situation permettra aux détaillants de réaliser un revenu de 5 436 USD en
2020. Ce revenu passera à 8 316 USD d’ici 2030. Quant au nombre d’emplois créée dans la vente
au détail, il devrait passer de 9 181 à 21 568, soit une création de 12 386 emplois supplémentaires
(Tableau 18).

25
Tableau 18: Résultats de l'impact économique sur les distributeurs

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUE DE LA CHAÎNE DE VALEUR : COMMERCIALISATION

GROSSISTES Actuel VC Projeté VC Variation


Nb d’opérateurs-eq 1 148 1 926
Nb d’emplois-eq 9 181 21 568 12 386 Emplois
Valeur brute de la production 100 147 235 251 135 105 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 48 561 115 004 66 443 000 USD
Revenu Brut (GI) 40 249 95 680 55 431 000 USD
VA / tonne de production 42 43 0 USD
Revenu brut/ opérateurs 35 070 49 686 14 616 USD

DETAILLANTS
Nb d’opérateurs-eq 11 477 17 973
Nb d’emplois-eq 9 181 21 568 12 386 Emplois
Valeur brute de la production 100 147 235 251 135 105 000 USD
Valeur ajoutée (VA) 66 597 159 187 92 589 000 USD
Revenu Brut (GI) 62 391 149 463 87 072 000 USD
VA / tonne de production 58 59 1 USD
Revenu brut/ opérateurs 5 436 8 316 2 880 USD
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

7.1.4 Résultats agrégés de la chaîne de valeur

De façon globale, la filière riz en Côte d’Ivoire génère actuellement une valeur ajoutée totale
estimée à 435,9 millions de dollars US. Grace à l’amélioration des systèmes de production et de
transformation, la valeur ajoutée totale devrait enregistrée une croissance annuelle moyenne de
9,1 pour cent par rapport à la situation de référence pour atteindre 1,04 milliards de dollars USD
d’ici 2030.

La filière crée actuellement près de 436 000 emplois. Dans le scénario futur, la performance du
secteur devrait se traduire par une hausse de la demande de main d’œuvre et la création de
603 000 emplois supplémentaires équivalents.

Tableau 19: Résultats socio-économiques Agrégées

PERFORMANCES SOCIO-ECONOMIQUES AGGREGEES Actuel Projeté Variation

VALEUR AJOUTEE 435 941 1 039 096 603 155 000 USD
VALEUR BRUTE DE LA PRODUCTION 763 211 1 749 629 986 419 000 USD
TOTAL EMPLOIS GENERES 508 567 742 609 234 041 Emplois crées
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.
7.1.5 Contribution de la filière à la réduction de la pauvreté

L’empreinte sociale indiquent la contribution de la chaîne de valeur à la réduction de la pauvreté.


Ainsi, le nombre d’homme-jours nécessaire pour produire une tonne du riz paddy et du riz blanc
est de 64 et 111 respectivement (Tableau 20). Dans le scénario futur, avec la mécanisation et
l’amélioration des techniques de transformation, la production d’une tonne de riz paddy
nécessitera 42 hommes-jours tandis qu’une tonne de riz blanc nécessitera 66 hommes-jours. Ainsi,
la valeur ajoutée pro-pauvre passera de 155 à 161 USD/tonne. Le revenu généré par jour de travail
est actuellement de 2,41 USD. Bien que ce revenu soit au-dessus du seuil de pauvreté, il reste
encore faible. Dans le scénario de croissance, la rémunération de la journée de travail connaitra
une hausse substantielle pour passer à 3,84 USD. Ce qui permettra de réduire significativement la
pauvreté parmi les acteurs intervenant la filière riz, notamment les producteurs. La production est
particulièrement dominée par les hommes. Environ 50 pour cent des activités de production du
paddy sont réalisées par les hommes. Cependant, au niveau de la transformation, les femmes
interviennent dans la réalisation des différentes tâches à hauteur de 40 pour cent (Tableau 20).

Tableau 20: Résultats de l'empreinte sociale

Empreinte sociale Actuel Projeté


Jours de travail par tonne de paddy 64 42 Jours/ T
Jours de travail par tonne de riz blanc 111 66 Jours/ T
Valeur ajoutée pro-pauvre par tonne de paddy 155 161 USD/ Ton
Revenu généré par jour de travail (production) 2.41 3.84 USD/ jour de travail
Distribution actuelle de la main d’œuvre Production Transformation
Genre : part du travail effectué par les femmes 30% 40%
Part du travail effectué par les jeunes
23% 40%
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

7.2 Résultats de l’impact environnemental de la chaîne de valeur riz

7.2.1 Contribution de la production du riz aux émissions des Gas à effet de serre (GES)

Les émissions totales de GES dans la culture du riz sont actuellement de 3,1 millions de tCO2-e par
an. Dans le scénario de croissance, elles seront de 1,8 millions de tCO2-e soit 1 283 290 tCO2-e
séquestrés (Tableau 21). Nous considérons qu’une tonne de carbone séquestré correspond à une
valeur monétaire de 30 USD. Cette valeur est prise en référence aux normes internationales
proposées par la Banque Mondiale. Ainsi, les émissions de GES dans la production du riz en Côte
d’Ivoire peuvent connaitre une réduction de 1 312 041 tCO2-e durant les dix prochaines années
correspondant à un gain environnemental d’une valeur monétaire de USD 38 millions, soit 42 USD
par hectare et an.

27
Tableau 21: Résultats de l'impact global sur la mitigation climatique

Dimension de la Mitigation climatique Actuel Projeté Variation

Impact sur les GES (tCO2-e par an) 3 132 147,3 1 848 856,9
Impact sur les GES (tCO2-e par an et par hectare) – niveau Production
uniquement 2,8 1,4 -1,41

Empreinte Carbone de la production (tCO2-e par tonne de production) 5,2 1,1 -4,12

tCO2-e annuel [émis (+) / réduit ou évité (-)] -1 283 290,36


Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an 30 USD /tCO2-
e/an 30 38 498 710,83
Valeur équivalent de l’impact de la mitigation par an par ha (tCO2-e
par an par ha) 42,19
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

Afin d’encourager l’adoption des pratiques agricoles durables, il peut être envisageable d’accorder
des payements des services environnementaux aux producteurs de riz qui adoptent ces bonnes
pratiques en raison de 42 USD /ha. De façon spécifique, ces payements peuvent être de 18 et 36
USD par hectare pour les producteurs de bas-fond et de plateau respectivement et de USD 135/ha
pour les exploitants des périmètres irrigués.

7.3 Empreinte carbone

Les résultats indiquent que la production d’une tonne de riz génère présentement 5,62 tCO2-e en
moyenne. L’amélioration des systèmes de production devrait entrainer une réduction des
émissions de 4,17 tCO2-e. Ainsi, d’ici 2030, les émissions liées à la production d’une tonne de riz
paddy peut potentiellement passer de 5,2 à 1,09 tCO2-e (Tableau 22). Ce qui correspond à un
passage de 2,8 à 1,4 tCO2-e par hectare entre 2020 et 2030, soit une réduction de 1,41 tCO2-e par
hectare d’exploitation rizicole (Tableau 21).

Tableau 22: Résultats de l'empreinte carbone

tCO2-e par tonne de produit


Empreinte carbone à différents niveaux de la CV Variation
Actuel VC Projeté VC
PRODUCTION 5,20 1,09 -4,12
TRANSFORMATION 0,37 0,31 -0,05
TRANSPORT 0,04 0,04 -
TOTAL 5,62 1,45 -4,17
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.
7.4 Impact sur la résilience

La résilience des agriculteurs face au changement climatique est évaluée à partir des indicateurs
qualitatifs. Le niveau de résilience généré par le scénario de croissance est plutôt moyen. Près de
790 115 ha seront gérés selon des pratiques agricoles résilientes. En outre, on note que 716 549 ha
connaitront une augmentation de stock de carbone. Finalement, 652 206 ménages deviendront
plus résilients au changement climatique (Tableau 23). Les détails sur l’indice de résilience sont
présentés en annexe.

Tableau 23: Résultats de l'impact sur la résilience

Dimensions de la résilience du System Projeté VC


Hectares de terres gérées selon des pratiques résilientes au
climat 790 115 ha
Hectares avec augmentation du carbone du sol (résilience à la
sécheresse et à l'érosion) 716 549 ha
Nombre de ménages devenus plus résilients au climat 652 206 HH

Indice de résilience du système Projeté VC Poids


Capacité tampon du bassin versant, du paysage et de la zone 8 Buffer capacity of
du projet 0 Faible landscape 2
9 buffer capacity of
Capacité tampon de la production végétale 0 Moyenne crop livestock 3
Capacité tampon des ménages par rapport à la sécurité 9 Buffer capacity of
alimentaire 0 Moyenne Households 3
9
Auto-organisation des ménages 0 Moyenne Self-organisation 3
9
Capacité d'apprentissage des ménages 0 Moyenne Learning capacity 3
Résilience climatique générée par la mise à niveau de la
chaîne de valeur Moyenne
Source : Résultats de l’analyse EX-ACT VC.

8. Évaluation des besoins d’investissements de la filière à l’horizon 2030

L’évaluation des besoins d’investissement discuté dans cette section distingue les subventions pour
l’acquisition des intrants, les investissements publics et les investissements privé.

8.1 Subvention des intrants

En considérant que l’Etat subventionne à hauteur de 50 pour cent l’accès aux semences certifiés,
soit 26 USD/ha, les dépenses totales au bout de 10 ans seront de USD 134 millions (Tableau 24). Ce
qui correspond à 13 millions de dollars par an.

Tableau 24: Subventions en intrants sur 10 ans

Taux de sub Subvention/an/ha années Cout total (USD)


Subventions aux intrants 50% 26 10 134 366 147

29
8.2 Couts des investissements publics dans les aménagements rizicoles

L’extension des superficies nécessitera la réhabilitation et l’aménagement de périmètres irrigués.


Ainsi, pour une superficie additionnelle de 36 457 ha, le cout des aménagements est estimé à 145,8
millions de dollars US. La vulgarisation de pratiques agricoles intelligentes face au climat et la
formation des agriculteurs devraient également coûter près de 60 millions de dollars. Au total, les
investissements publics pour relancer la filière sont évalués à 206 millions de dollars sur 10 ans
(Tableau 25). Ainsi le coût annuel des investissements publics est de 20.6 millions de dollars.

Tableau 25: Couts des investissements publics sur 10 ans

Cout unitaire (en USD) Quantité (ha) Cout Total (USD)

Nouvelles surfaces irriguées 4000 36 457 145 826 048


Nouvelles surfaces avec bpa 200 27 291 5 458 260
Nbre AGRICULTEURS ADDITIONNELS FORMES EN BPA 150 368 321 55 248 150
Soutien à l’expansion du riz inonde 89 296 -
Soutien à l’expansion du riz de plateau 103 142 -
Total inv public 206 532 458
Source : Auteurs.

8.3 Investissement privé dans la filière

Les investissements privés comprennent l’achat de tracteurs pour la riziculture et des équipements
pour la transformation. L’achat de tracteurs tricycles est estimé à 353 millions de dollars. Les
équipements pour les petites et grandes unités de transformation coûteront 53 et 0.62 millions de
dollars respectivement.

Tableau 26: Couts des investissements Privés

Nombre Cout unitaire (USD) Autres invest nb operateurs Cout total


d’équipement (USD) (millions USD)
Tracteurs-tricycles pour 3 000 200 128 773 353
producteurs (20% des producteurs)
Equipt pour les nouvelles petites 3 8 850 26 500 1 495 53
unités de transformation
Equipt pour les grandes unités de 4 35 400 79 000 39 0.62
transformation
Total investissements privés 407
Source : Auteurs.
8.4 Analyse de la rentabilité des investissements

Le développement de la filière permettra également à l’Etat de prélever une taxe sur les acteurs.
Ainsi, le montant des taxes est estimé à 762 000 USD sur les transformateurs et de 300 000 USD
sur les distributeurs dans la situation présente. Dans le scénario de croissance, les transformateurs
payeront une taxe de 1,6 millions d’US et les taxes prélevées sur les grossistes et détaillants
passeront à 448 000 USD. Au vu de la forte baisse des taxes sur le riz importe entre 2020 et 2030,
le bilan des recettes et dépenses publiques pour l’Etat dans la filière riz passera en solde négatif de
–21 millions d’USD annuels en moyenne (base sure un volume résiduel de riz import taxe entre
2021 et 2025 avant d’arriver à l’autosuffisance).

Tableau 27: Investissements publics et privés annuels et rentabilité (en millions de dollars US)

ANNÉE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Investissements publics 41 41 41 41 41
Subventions aux intrants 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13
Investissements prives 81 81 81 81 81
Valeur ajoutée incrémentielle 41 61 121 162 203 264 324 365 406
Invest-va -136 -14 6 67 108 190 251 311 352 393
VAN USD
663
TRI 48%
Source : Auteurs.

Tableau 28: Recettes et dépenses publiques dans la filière riz entre 2020 et 2030

Actuel 2020 Futur 2021-2025


DEPENSES (milliers USD) 000 USD 000 USD
Subvention par an 13 437 13 437
Investissement Public par an 41 306 41 306
RECETTES (milliers USD)
Taxe sur riz importé 10% 105 487 31 439
Taxes sur les transformateurs 762 1 663
Taxes sur les grossistes 100 134
Taxes sur les détaillants 200 314
Solde 51 806 -21 193
Source : Auteurs.

31
9. Conclusion

La filière riz en côte d’Ivoire regorge d’énormes potentialités pour satisfaire les besoins
domestiques tout en contribuant à la sécurité alimentaire régionale. Cependant, elle reste
confrontée à de nombreuses difficultés telles que les problèmes de structuration de la filière, le
déficit en infrastructure de production et de transformation et le faible niveau de compétitivité. Un
renouveau dans les stratégies de relance est donc nécessaire pour permettre au secteur de devenir
un véritable pourvoyeur d’emplois et un catalyseur du développement.

C’est dans ce contexte que nous avons entrepris de réaliser une étude prospective sur la période
2020-2030 en vue de quantifier l’impact socio-économique et environnemental de la croissance de
la filière et d’identifier des stratégies pour une croissance durable et pro-pauvre. En collaboration
avec AfricaRice, nous avons obtenus des données sur la filière et utiliser l’outil EX-ACT VC de la FAO
pour conduire l’analyse.

Les résultats indiquent qu’une croissance des rendements et des superficies rizicoles est nécessaire
pour réaliser l’autosuffisance d’ici 2030. En outre, afin de réaliser une croissance durable, il est
impératif que les riziculteurs adoptent des bonnes pratiques agricoles, tels que l’arrêt des brulis,
l’utilisation efficiente des engrais, l’utilisation des composts, etc. Finalement, il ressort de l’analyse
un besoin d’investissement public supplémentaire de 41 millions de dollars US par an pendant 5
ans (subvention aux intrants exclue) pour réaliser l’objectif d’autosuffisance à l’horizon 2020.
Références

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base de donnees l'etude.

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2016–2025. African Development Bank Group, Abidjan, Côte d’Ivoire.

Arouna, A., Aboudou, R. 2020. Dataset of the survey on e-registration and geo-referenced of rice
value chain actors for the diffusion of technologies: Case of Benin and Côte d’Ivoire. Data in
Brief. 30: 105642.

Bockel, L., Debrune, O., Toudert, A., Doro, E., Lozada, O., Schiettecatte, L.-S. 2017a. Ex-Ante
Carbon-balance Tool for Value Chain ( EX-ACT VC ). Rome, FAO.

Bockel, L., Debrune, O., Toudert, A., Schiettecatte, L., 2017b. Guide Pratique pour l ’ utilisation de l
’ outil EX-ACT VC. Rome, FAO.

Bockel, L., & Tallec, F. 2005. Commodity Chain Analysis: Financial Analysis. Easypol: Analytical
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Doumbia, S., Depieu, M., 2014. Analyse des caractéristiques structurelles et des performances
technico-économiques de la riziculture irriguée en Côte d’Ivoire. Journal of Applied Applied
Biosciences, 74: 6112– 6120.

FAO. 2006. Programme détaillé de développement de l ’ agriculture africaine: Intégration des


sous-secteurs élevage, forêts et pêches dans le PDDAA. Rome, FAO.

FAO, ICRISAT & CIAT. 2018. Climate-Smart Agriculture in Côte d’Ivoire - CSA Country Profiles Africa.
Rome, FAO.

Lescot, T. 2012. Carbon Footprint Analysis in Banana Production [online]. FAO Second Conference
of the World Banana Forum. [Cited 2 October 2020]. http://www.fao.org/3/a-br129e.pdf

Neven, D. 2014. Developing sustainable food value chains Guiding principles. Rome, FAO.

Porter, M.E. 1985. Competitive Advantage. New York, The Free Press.

Speranza, I. 2010. Resilient Adaptation to Climate Change in African Agriculture. Bonn, German
Development Institute.

UNEP. 2009. Guidelines for Social Life Cycle Assessment of Products. Nairobi, UNEP.

33
Annexes
Tableau 29: Bilan carbone de la production et de la transformation

CARBON FOOTPRINT
-4.2

Carbon footprint balance Summary

Current Upgraded
-
-0.05

Production 5.20 1.09

Processing 0.37 0.31

-4.2
tCO2-e per t product
Transport 0.04 0.04

Production
-4.12
Processing

Transport

Tableau 30: Niveau des pertes entre la situation actuelle et la situation projetée

FOOD LOSS & WASTE


Food loss and waste balance Summary loss and waste

0.0
Current Upgraded Change
-8,263.1
Production 82370.8 t 44789.7 t -45.6%

Processing 35495.2 t 27232.1 t -23.3%


-45844.2 Wholesalers 0.0 t 0.0 t 0.0%
t product
Retailers 0.0 t 0.0 t 0.0% -68.9%
Transport 0.0 t 0.0 t 0.0%
-37,581.1

Production -68.9%
Processing
Efficiency improvement on transformation
Wholesalers
Current Upgraded Change
Retailers

Transport Processing 694880.0 t 1531806.7 t 120.4%


QUALITATIVE APPRAISAL OF SYSTEM RESILIENCE
Dat a ent ry for qualit at ive appraisal of climat e resilience induced by project t o be done here Expert group Indicator
assessment weighting
Buffer capacity of watershed, landscape and project area (0-4) (0-3)
To what extent does upgrading the value chain improve land cover? (e.g. agroforestry, cover crops etc.) 0 1
To what extent does upgrading the value chain reduce soil erosion? 2 2
To what extent does upgrading the value chain improve soil conditions (e.g. soil moisture, soil structure etc.)? 2 2
To what extent does upgrading the value chain improve efficient use of water? 1 3
To what extent does upgrading the value chain save water? 1 3
To what extent the value chain area upgraded is protected from climate shocks ? 2 3
To what extend the value chain infrastructure - building investments are climate-proof ? 2 3

Sub-Result 26 Low 34

Buffer capacity of systems production (0-4) (0-3)


To what extent does upgrading the value chain reduce crop failure? 3 3
To what extent does upgrading the value chain improve resistance of crops to pests and diseases? 2 2
To what extent does upgrading the value chain improve resistance of livestock to pests and diseases? (e.g.
through vaccination) 0 0
To what extent does the project reduce post -harvest losses? 3 2
To what extent does upgrading the value chain increase practice of mixed cropping/intercropping? 0 0
To what extent does upgrading the value chain promote on-farm diversity (annuals/perennials, mixed
cropping, mixed farm enterprise e.g. livestock-crop)? 1 1
To what extent does upgrading the value chain reduce (crop/livestock) yield variability? 3 3

Sub-Result 29 Medium 22

Buffer capacity of households in relation to food security (0-4) (0-3)


To what extent does upgrading the value chain improve household food availability (e.g. through increased
household food production or improved household access to food)? 4 3
To what extent does upgrading the value chain improve household food storage ? 3 2
To what extent does upgrading the value chain improve household income? 3 3
To what extent does upgrading the value chain increase agricultural production physical assets? 3 3
To what extent does upgrading the value chain improve access of households to agricultural inputs? 3 3
To what extent does upgrading the value chain support (existing or new) farmer groups and networks? 2 2
To what extent does upgrading the value chain increase agricultural skills? 3 2
To what extent does upgrading the value chain improve access of households to climate-related social
safety nets (e.g. climate-index agriculture insurance, cash, vouchers, warehouse receipt systems etc.)? 1 2

Sub-Result 57 Medium 40

Resilience and self-organisation of households (0-4) (0-3)


To what extent does upgrading the value chain improve cooperation and networks of farmers (e.g. farmer
groups, farmer field schools, farmer organisations etc.)? 2 2
To what extent does the value chain upgraded collaborate with national/sub-national farmer/pastoralist
organisations (capacity of farmers/pastoralists to influence decisions)? 2 2
To what extent does upgrading the value chain support farmer-networks across scales (e.g. local farmer
groups being connected to national farmer organisations; bridging/linking social capital)? 2 2
To what extent are farmers actively participating in the upgrading project? 2 2
To what extent does upgrading the value chain foster good governance (keeping of records; accounting for
exclusion, elite capture and corruption) in farmer cooperation and networks? 1 2
To what extent does upgrading the value chain improve farmer skills to manage groups? 2 2
To what extent does upgrading the value chain link with other actors ? 3 2
On-farm reliance: To what extent does upgrading the value chain build on local knowledge? 2 2

Sub-Result 32 Medium 32

Market resilience and adaptation capacity of value chain (0-4) (0-3)

To what extent does upgrading the value chain improve farmer knowledge of threats and opportunities to
agricultural production (e.g. climate specific awareness programmes)? 3 1
To what extent does upgrading the value chain improve access to extension services? 3 2
To what extent does upgrading the value chain improve farmer/pastoralist experimentation (e.g. through
farmer/pastoralists field schools, climate field schools, exchange visits)? 0 0
To what extent does upgrading the value chain improve access to climate information (e.g. seasonal
forecasts adapted for agriculture, workshops)? 2 2
To what extent does upgrading the value chain improve access to market information? 2 2
To what extent does upgrading the value chain improve access to communication networks (e.g. mobile
networking, radio programmes)? 1 1

Sub-Result 18 Medium 16

TOTAL RESILIENCE INDEX 162 Medium 144

35
Tableau 31: Dimension de la résilience

SYSTEM RESILIENCE ##
Low
Buffer capacity of
watershed and Summary
landscape and
project area
Upgraded value chain

Land under climate-resilient practices 790,115

Improved tree and vegetal coverage -


Medium Medium
Learning capacity Buffer capacity of
of households crop production
Increased soil carbon 716,549
790,114.7 More resilient households 652,206
ha with improved
resilience

Medium
Medium
Buffer capacity of
Self-organisation of households in
households relation to food
security

System resilience score

- 1 1 2 2 3 3 4 4

Learning capacity of households 90 Medium


Self-organisation of households 90 Medium
Buffer capacity of households in relation to food security 90 Medium
Buffer capacity of crop production 90 Medium
Buffer capacity of watershed and landscape and project area 80 Low
Tableau 32 : Quantité d'intrants utilisés par système de production

Intrant Irriguée Bas-fond Plateau Moyenne


Semences 40 50 50 48.78
Urée 100 90 70 81.82
NPK 150 100 0 59.08
Composte 500 500 600 547.04
Herbicide (sélective) 4 4 2 3.06
Herbicide (Total) 4 4 2 3.06
Insecticide 1 1 0 1
Autoconsommation 200 146 149 197 94 669
sac de jute 50 40 20 31.82
Location de terres 0.00

Tableau 33 : Quantité de main d'œuvre utilisée par système de production

Bas-fond Plateau Irriguée Moyenne


% de la main d’œuvre familiale 2020 80% 95% 66% 80%

Nettoyage 15 13 15 14

Labour-Pulvérisation 30 0 43 24

Semis-repiquage 5 13 30 16

Désherbage 8 13 8 9

Gardiennage 15 15 15 15

Récolte 22.5 12.5 25 20

Mise en botte de paddy 10 5 12 9

Battage-vannage 20 10 25 18

Séchage 3 2 5 3

8
Transport à l'usine 10 5 10
5
Autres taches 5 5 5

Total hommes-jour par ha 143 92 192 142

Bas-fond Plateau Irriguée Moyenne


% de la main d’œuvre familiale 2030 70% 90% 60% 73%

Nettoyage 15 13 15 14

Labour-Pulvérisation 30 0 43 24

Semis-repiquage 5 13 30 16

Désherbage 8 13 8 10

Gardiennage 15 15 15 15

Récolte 25 18 30 24

Mise en botte de paddy 10 7 15 11

Battage-vannage 20 17 25 21

Séchage 3 2 5 3

11
Transport à l'usine 10 7 15
5
Autres taches 5 5 5

Total hommes-jour par ha 146 109 206 154

37
Tableau 34: Analyse Economique des unités de transformation
ECONOMIC ANALYSIS - BIG PROCESSORS
CURRENT SITUATION UPGRADED VALUE CHAIN
INPUT OUTPUT BUDGET FOR BIG PROCESSORS INPUT OUTPUT BUDGET FOR BIG PROCESSORS

Additional data large processors Additional data


Quantity processed 28.50% Quantity processed 28.50%
Average annual quantity in tonne processed by unit of processing 25,000 Average annual quantity in tonne processed by unit of processing 30,000
Nb of unit of processing 6 Nb of unit of processing 12

Intermediate processing consumption / tonne of production Intermediate processing consumption / tonne of production
Production cost Production cost
Quantity Unit Price per unit in XOF XOF/tonne/year Quantity Unit Price per unit in XOF XOF/tonne/year

Energy consumption Energy consumption


Electricity use (kWh) 60 kWh 110 6,600.0 Electricity use (kWh) 55 kWh 110 6,050.0
Wood (in t d.m.) - kg 0 - Wood (in t d.m.) - kg 0 -
Peat (in t d.m.) - kg 0 - Peat (in t d.m.) - kg 0 -
Butane - m3 0 - Butane - m3 0 -
Propane - m3 0 - Propane - m3 0 -
Ethanol - m3 0 - Ethanol - m3 0 -
Gas (LPG/natural) - litre 0 - Gas (LPG/natural) - litre 0 -
Gasoil/Diesel 15 litre 600 9,000.0 Gasoil/Diesel 13 litre 600 7,800.0
Gasoline - litre 0 - Gasoline - litre 0 -
Electricity use for storage - kWh 0 - Electricity use for storage - kWh 0 -
Other cost - 0 - Other cost - 0 -
Packaging cost Packaging cost
Wood - kg 0 - Wood - kg 0 -
Glass - kg 0 - Glass - kg 0 -
Paper and card - kg 0 - Paper and card - kg 0 -
Steel - kg 0 - Steel - kg 0 -
Aluminium - kg 0 - Aluminium - kg 0 -
Plastic (mixed) - kg 0 - Plastic (mixed) - kg 0 -
Plastics LLDPE - kg 0 - Plastics LLDPE - kg 0 -
Bags 20 kg 100 2,000.0 Bags 20 kg 100 2,000.0
Description#2 - 0 - Description#2 - 0 -

Women, men, Women, men, youth


Labor per tonne of production per processing unit in man-days per tonne
youth dominant XOF/ MD/t XOF/ t Labor per tonne of production per processing unit in man-days per tonne dominant XOF/ MD/t XOF/ t
MD/t
4 1,500 6,000 5 2,000 10,000
Full time practical workers employee Jeunes Full time practical workers employee Jeunes
Full time manager employee 2 Hommes 2,000 4,000 Full time manager employee 2 Hommes 3,000 6,000
Seasonnal employee 4 Femmes 1,000 4,000 Seasonnal employee 4 Femmes 1,500 6,000
Others 0 Femmes 0 - Familly workers 0 Femmes 0 -
Total man-days spent by men 2 Total man-days spent by men 2
Total man-days spent by women 4 Total man-days spent by women 4
Total man-days spent by youth 4 Total man-days spent by youth 5
Total man-days per tonne 10.00 Total man-days per tonne 11

Other costs at processing level (per tonne per year) XOF/tonne/year XOF/tonne/year Other costs at processing level (per tonne per year) XOF/tonne/year XOF/tonne/year
Local taxes 1,000 1,000.00 Local taxes 1,000 1,000.00
Other, please describe 0 - Other, please describe 0 -

Purchase of product 150,000 Purchase of product 150,000

Other annual cost per unit of processing XOF/year XOF/year Other annual cost per unit of processing XOF/year XOF/year
Maintenance of processing equipement 1,000,000 1,000,000 Maintenance of processing equipement 2,000,000 2,000,000
Maintenance and reparation of truck 500,000 500,000 Maintenance and reparation of truck 300,000 300,000
Renewed equipement (inlcuding bags, boxes…) 500,000 500,000 Renewed equipement (inlcuding bags, boxes…) 500,000 500,000
Building renting 12,000,000 12,000,000 Building renting 12,000,000 12,000,000
Stocking chemicals 0 - Stocking chemicals 0 -
Capiltal amortization per year 3,000,000 3,000,000 Capiltal amortization per year 4,000,000 4,000,000
Credit costs 1,000,000 1,000,000 Credit costs 1,500,000 1,500,000

country currency / t country currency / t


Transportation cost per tonne 15,000 Transportation cost per tonne 15,000

Processing cost XOF/tonne 212,600 Processing cost XOF/tonne 189,527

Tableau 35: Analyse Economique des grossistes


ECONOMIC ANALYSIS - WHOLESALER

CURRENT SITUATION UPGRADED VALUE CHAIN


WHOLESALER WHOLESALER
Production toward the wholesaler: 100% Loss production at wholesaler level: 0% Production toward the wholesaler: 100% Loss production at wholesaler level: 0%

Operator profile Operator profile


Nb of wholesaler unit 0 tonne equivalent - Nb of wholesaler unit 0 tonne equivalent -
Nb of tonne / wholesaler 1000 nb of wholesaler 1,148 Nb of tonne / wholesaler 1400 1,926
We assume a fair share in the production for each wholesaler We assume a fair share in the production for each wholesaler

Annual costs per wholesaler XOF /wholesaler XOF /wholesaler Annual costs per wholesaler XOF /wholesaler XOF /wholesaler
Electricity 125,000 125,000 Electricity 150,000 150,000
Building renting 600,000 600,000 Building renting 600,000 600,000
Stocking chemicals 0 - Stocking chemicals 0 -
Renewed equipement 30,000 30,000 Renewed equipement 30,000 30,000
Capiltal amortization per year 50,000 50,000 Capiltal amortization per year 50,000 50,000
Credit costs 50,000 50,000 Credit costs 60,000 60,000
Taxes 50,000 50,000 Taxes 40,000 40,000
Other than taxes and labor, pls specify: 0 - Other than taxes and labor, pls specify: 0 -

Labor cost per wholesaler XOF/tonne XOF/tonne Labor cost per wholesaler XOF/tonne XOF/tonne
Nb of workers in MD per tonne 2 2,000 4,000 Nb of workers in MD per tonne 2 2,000 4,000

Transportation cost per tonne 25,000.00 Transportation cost per tonne 25,000.00

Tableau 36: Analyse économique des détaillants


RETAILERS RETAILERS
%Production to the retailers 100% Production loss at retailers level 0% %Production to the retailers 100% Production loss at retailers level 0%

Nb of retailers unit 0 tonne equivalent - Nb of retailers unit 0 tonne equivalent -


Nb of tonne / retailers 100 nb of retailers 11,477 Nb of tonne / retailers 150 nb of retailers 17,973

Annual retailing cost per retailers XOF /retailers XOF /retailers Retailing cost per retailers XOF /retailers XOF /retailers
Electricity 25,000 25,000 Electricity 25,000 25,000
Building renting 150,000 150,000 Building renting 150,000 150,000
Stocking chemicals 0 - Stocking chemicals 0 -
Renewed equipement 0 - Renewed equipement 0 -
Capiltal amortization per year 0 - Capiltal amortization per year 0 -
Credit costs 0 - Credit costs 0 -
Taxes 10,000 10,000 Taxes 10,000 10,000
Other than taxes and labor, pls specify: 0 - Other than taxes and labor, pls specify: 0 -

Labor cost per retailers XOF/tonne XOF/tonne Labor cost per retailers XOF/tonne XOF/tonne
Nb of workers in MD per tonne 2 1,000 2,000 Nb of workers in MD per tonne 2 1,000 2,000

Transportation cost per tonne 15,000 Transportation cost per tonne 15,000
EX-ANTE CARBON-BALANCE TOOL FOR VALUE CHAIN [EX -ACT VC]
L'outil de EX-Ante Carbon-Balance des chaînes de valeur (EX-ACT) est un système d'évaluation
développé par la FAO qui fournit des estimations de l'impact économique et environnemental des
projets, programmes et politiques de développement agricole. L'outil aide à estimer et à hiérarchiser
les activités des projets ayant des avantages élevés en termes économique et de mitigation
climatique. Il aide ainsi les décideurs à choisir les meilleures options pour atténuer les effets des
changements climatiques dans l'agriculture tout en promouvant la croissance du secteur.
Ce document fait partie d’une série d’études initiées par le Bureau régional pour l’Afrique de la FAO
sur les chaînes de valeur riz en Afrique de l’Ouest. A partir de l’outil EXT-ACT VC, les différentes
études évaluent l’impact économique et environnementale du développement de la filière riz et
identifient des stratégies permettant de réaliser une croissance inclusive et durable.

Cont act pour p lus d’info rmat ion sur l’outil E X -ACT VC
www.fao.org/tc/exact
Louis Bockel – [email protected]

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