Code de Procedure Civile
Code de Procedure Civile
SECRETARIAT GENERAL
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Année 2021
Séance plénière du 20/04/2021
LOI N°
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PORTANT C DE DE PROCEDURE CIVILE
TITRE PRELIMINAIRE : DES DISPOSITIONS GENERALES
TITRE I
DE L'ACTION ET DES MOYENS DE DEFENSE
Article 2 : L'action est le droit, pour l'auteur d'une prétention, d'être entendu
sur le fond de celle-ci afin que le juge la dise bien ou mal fondée.
Article 3 : L’action est ouverte à tous ceux qui ont un intérêt légitime au
succès ou au rejet d'une prétention, sous réserve des cas dans lesquels la loi
attribue le droit d'agir aux seules personnes qu'elle qualifie pour élever ou
combattre une prétention, ou pour défendre un intérêt déterminé.
Article 4 : Est irrecevable toute prétention émise par ou contre une personne
dépourvue du droit d'agir.
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CHAPITRE II : DES MOYENS DE DEFENSE
Article 5 : Constitue une défense au fond tout moyen qui tend à faire rejeter
comme non justifiée, après examen au fond du droit, la prétention de
l'adversaire.
Il en est ainsi alors même que les règles invoquées au soutien de l'exception
seraient d'ordre public.
Les dispositions de l'alinéa premier ne font pas non plus obstacle à l'application
des articles 12, 17, 18 et 23 du présent code.
Article 10 : Le juge peut, dans un même jugement, mais par des dispositions
distinctes, se déclarer compétent et statuer sur le fond du litige, sauf à mettre
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préalablement les parties, en mesure de présenter leurs observations ou
conclusions sur le fond.
Article 13 : S'il s'élève sur la connexité des difficultés entre diverses formations
d’une même juridiction, elles sont réglées par le président, sans formalité.
L'instance reprend son cours à l'exception du délai dont dispose le garant pour
comparaître, sauf à ce qu'il soit statué séparément sur la demande en garantie
si la citation n’a pas été faite dans le délai ou si le garant n'a pas comparu.
Article 19 : Tous les moyens de nullité contre les actes de procédure déjà
faits doivent être invoqués simultanément à peine d'irrecevabilité de ceux
qui ne l'auraient pas été.
Article 20 : Aucun acte de procédure ne peut être déclaré nul pour vice de
forme si la nullité n'en est pas expressément prévue par la loi, sauf en cas
d'inobservation d'une formalité substantielle ou d'ordre public.
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La nullité ne peut être prononcée qu'à charge pour l'adversaire qui l'invoque de
prouver le grief que lui cause l'irrégularité, même lorsqu'il s'agit d'une formalité
substantielle ou d'ordre public.
Le juge peut relever d'office la nullité pour défaut de capacité d'ester en justice.
Article 26 : Dans les cas où elle est susceptible d'être couverte, la nullité
n’est pas prononcée si sa cause a disparu au moment où le juge statue.
Article 27 : Les jugements statuant sur les exceptions sont susceptibles d'appel.
Article 29 : Constitue une fin de non recevoir tout moyen qui tend à faire
déclarer l’adversaire irrecevable en sa demande, sans examen au fond, pour
défaut de droit d’agir, tel le défaut de qualité, le défaut d’intérêt, la prescription,
le délai préfix, la chose jugée.
Article 30 : Les fins de non recevoir peuvent être proposées en tout état de
cause, sauf la possibilité pour le juge de condamner à des dommages-intérêts
ceux qui se seraient abstenus, dans une intention dilatoire, de les soulever
plus tôt.
Article 31 : Les fins de non recevoir doivent être accueillies sans que celui
qui les invoque ait à justifier d'un grief et alors même que l’irrecevabilité ne
résulterait d'aucune disposition expresse.
TITRE Il
DES PRINCIPES FONDAMENTAUX
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On entend par petits litiges, toutes actions que le tribunal connait en
premier et dernier ressort jusqu’à la valeur de cinq cent mille (500 000)
francs CFA en capital ou cinquante mille (50 000) francs CFA en revenus
annuels, calculés soit par rente, soit par prix de bail.
Article 36 : Les parties conduisent l'instance sous les charges qui leur
incombent. Il leur appartient d'accomplir les actes de la procédure dans les
formes et délais requis.
Article 41 : Il est défendu au juge de fonder sa décision sur des faits qui ne
sont pas dans le débat.
Parmi les éléments du débat, le juge peut prendre en considération même les
faits que les parties n’auraient pas spécialement invoqués au soutien de leurs
prétentions.
Article 42 : Le juge peut inviter les parties à fournir les explications de fait
qu'il estime nécessaire à la solution du litige.
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CHAPITRE IV : DE LA PREUVE
Article 45 : Les parties sont tenues d'apporter leur concours aux mesures
d'instruction sauf au juge à tirer toute conséquence d'une abstention ou
d'un refus.
Si une partie détient un élément de preuve, le juge peut, à la requête de l'autre
partie, lui enjoindre de le produire, à peine d'astreinte. Il peut à la requête de
l'une des parties, demander, sous la même peine, la production de tous
documents détenus par un tiers s’il n'existe pas d'empêchement légitime.
CHAPITRE V : DU DROIT
Toutefois, les parties peuvent pour les droits dont elles ont la libre disposition
et en vertu d'un accord exprès, lier le juge par les qualifications et points de
droit auxquels elles entendent limiter le débat.
Le litige né, elles peuvent aussi, dans les mêmes matières et sous la même
condition, donner pouvoir au juge de statuer comme amiable compositeur, sous
réserve d'appel si elles n’y ont pas spécialement renoncé.
Article 47 : Le juge peut inciter les parties à fournir les explications de droit
qu'il estime nécessaires à la solution du litige.
CHAPITRE VI : DE LA CONTRADICTION
Article 48 : Nulle partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée.
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Article 50 : Le juge doit, en toutes circonstances faire observer et observer
lui-même le principe de la contradiction.
Il ne peut fonder sa décision sur les moyens de droit, qu'il a relevés d'office ou
sur les explications complémentaires qu'il a demandées, sans avoir au préalable
invité les parties à présenter leurs observations.
TITRE Ill
DES ACTES ET DELAIS DE PROCEDURE
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ainsi que les modalités d'exercice de ses moyens de défense.
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Article 58 : Lorsque la partie destinataire n'a domicile ni résidence
connus, la notification s'opère par affichage à la porte principale de
l'auditoire du tribunal compétent et par insertion dans un journal ou
périodique de diffusion nationale ou locale désigné par le juge.
Article 59 : Aucune notification ne peut être faite avant six (06) heures et
après vingt (20) heures, non plus que les dimanches, les jours fériés ou
chômés, si ce n'est en vertu de la permission du juge en cas de nécessité.
Article 61 : Lorsqu'un acte ou une formalité doit être accompli avant l'expiration
d'un délai, celui-ci a pour origine la date de l'acte, de l’événement, de la décision
ou de la notification, qui le fait courir.
Article 63 : Tout délai expire le dernier jour à vingt quatre (24) heures.
1) une (01) semaine pour les personnes qui demeurent dans une préfecture
immédiatement voisine de celle du siège de la juridiction saisie ;
2) deux (02) semaines pour les personnes qui demeurent dans une préfecture non
immédiatement voisine de celle du siège de la juridiction saisie;
3) un (01) mois pour les personnes qui demeurent hors du Togo, dans un Etat
desservi par une ligne aérienne régulière comportant une escale au Togo ;
4) deux (02) mois pour les personnes qui demeurent hors du Togo, dans un Etat ne
bénéficiant pas d'une liaison aérienne directe avec le Togo.
Article 65 : Les dispositions qui précèdent ne font pas obstacle au pouvoir des
juges, en cas d’urgence, d'abréger les délais de comparution.
TITRE IV
DE LA PROCEDURE DEVANT LES TRIBUNAUX D’INSTANCE
Cette requête peut être présentée oralement. Dans ce cas, le greffier la rédige et la
fait signer par le demandeur.
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domicile de la résidence du défendeur ;
- en matière de société, tant qu’elle existe, devant le tribunal du lieu où elle est
établie ;
- en cas d’élection de domicile pour l’exécution d’un acte, devant le tribunal
du domicile élu ou devant le tribunal du domicile réel du défendeur
conformément aux dispositions du code des personnes et de la famille.
Article 71 : Le juge saisi par la requête conjointe fixe les jour et heure auxquels
l'affaire est appelée, et la notification de cette fixation vaut assignation.
Article 72 : Au jour fixé par l'assignation, ou par le juge en cas de requête conjointe,
les parties ne comparaissent en personne ou par mandataire.
Article 73 : Les personnes, non avocats, autorisées par des dispositions particulières
à assister ou représenter les parties doivent justifier d'un pouvoir spécial, qui peut
être donné au bas de l'assignation et doivent se présenter au président d'audience.
Le tribunal peut en tout état de cause tenter de concilier les parties. Cette tentative
est obligatoire devant le tribunal de travail et en matière de conflits familiaux.
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Après exécution des mesures d’instruction dans les délais fixés par le président du
tribunal ou son délégué, le greffier notifie les procès-verbaux ou rapports de ces
mesures à chacune des parties et les convoque pour l'audience de jugement selon la
date fixée par le président du tribunal.
Article 76 : Les parties font connaître au greffier les noms et demeures des témoins
à entendre. Cette liste peut être complétée à la demande du ministère public ou
d'office par le juge.
La date de l'enquête est fixée par le président qui désigne un juge pour procéder à
l'enquête s'il n'y procède pas lui-même. L'enquête est diligentée soit en cabinet, soit
à l'audience, soit sur les lieux litigieux.
Article 77 : Au jour indiqué, les témoins après avoir décliné leur identité prêtent
serment de dire la vérité et déclarent s'ils sont parents ou alliés des parties, et à quel
degré, et s’ils sont à leur service ou elles au leur.
Article 80 : Les témoins défaillants encourent une amende qui ne peut excéder trois
mille (3000) francs CFA prononcée par le juge enquêteur. Ils sont reconvoqués à
leurs frais.
Si les témoins reconvoqués sont encore défaillants, le juge peut les condamner à une
nouvelle amende n'excédant pas quinze mille (15000) francs CFA et il peut décerner
contre eux mandat d'amener dans les formes prévues au code de procédure pénale.
Article 82 : Les témoins peuvent demander taxation pour leurs frais de déplacement
et de séjour selon les modalités fixées à l'article 301 du présent code.
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Section 2 : Des commissions rogatoires
Article 87 : Quand il y a lieu de constater l’état des lieux ou d'apprécier sur place la
valeur des indemnités et dédommagements demandés, le juge ordonne son transport
sur les lieux en présence des parties, et au besoin, de tous témoins ou sachants.
Article 88 : Les parties peuvent être entendues personnellement sur les lieux ainsi
que les témoins ou les experts.
La mission de l’expert doit être précisée, mais limitée aux questions de son art sans
qu’il puisse s'immiscer dans une appréciation juridique. La commission d’expertise
impartit un délai à l'expert pour procéder à ses opérations et déposer rapport.
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Le juge désigne alors un nouvel expert.
Il doit aviser les parties de l'heure, du jour et du lieu de ses opérations afin qu'elles
puissent y assister ou y être représentées et formuler leurs dires. Le juge est avisé
de cette date afin de pouvoir assister aux opérations s’il échoit. Il en est de même
du ministère public.
Article 93 : Ses opérations terminées, l'expert dépose au greffe son rapport en autant
d'exemplaires qu'il y a de parties en cause, plus un (01). Ses honoraires sont taxés
et payés conformément à la loi.
Article 95 : Celui qui veut s'inscrire en faux est tenu préalablement de sommer
l'autre partie de déclarer si elle veut se servir ou non de la pièce, avec déclaration
que, dans le cas où elle s'en servirait, il s'inscrit en faux.
Article 98 : Si la pièce est reconnue fausse par le juge pénal, elle est rejetée des
débats civils avec toutes conséquences que le juge peut tirer de la cause.
Si le prévenu de faux a été relaxé au seul bénéfice du doute, le juge civil apprécie
au vu des éléments de la cause la valeur de la pièce litigieuse.
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Section 5 : Des comparutions personnelles
Article 102 : Si un tiers intéressé intervient à l'instance avant la clôture des débats
par une demande incidente ou connexe, l'affaire peut être renvoyée à une prochaine
audience et les mesures d'instruction prorogées.
Si cette intervention apparait purement dilatoire le juge peut passer outre et retenir
l'affaire.
Article 103 : La partie qui fait état d'une pièce s'oblige à la communiquer à toute
autre partie à l'instance.
En cause d'appel, une nouvelle communication des pièces déjà versées aux débats
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de premier ressort n'est pas exigée. Toute partie peut néanmoins la demander.
Article 104 : Si la communication des pièces n'est pas faite il peut être demandé au
juge, sans forme, d'enjoindre cette communication.
Article 105 : Le juge fixe, le cas échéant à peine d'astreinte, le délai et, s'il y a lieu,
les modalités de la communication.
Article 106 : Le juge peut écarter du débat les pièces qui n'ont pas été
communiquées en temps utile.
Article 107 : La partie qui ne restitue pas les pièces communiquées peut y être
contrainte, éventuellement sous astreinte.
Article 108 : L'astreinte peut être liquidée par Ie juge qui l'a prononcée.
Article 109 : Si dans le cours d’une instance, une partie entend faire état d’un acte
auquel elle n’aurait pas été partie ou d'une pièce détenue par un tiers, elle peut
demander au juge saisi de l'affaire, d’ordonner la délivrance de l'expédition ou la
production de la pièce.
A cette occasion, elle peut, après avoir invité le tiers à l’instance, lui ordonner la
communication de toutes catégories de documents et d’informations qu’il détient,
lorsque celles-ci, au vu de l’objet de la demande, sont pertinentes et présentent un
intérêt pour la résolution du litige.
Article 111 : La décision du juge est exécutoire par provision sur minute s'il y a
lieu.
Article 113 : Les demandes de production des éléments de preuve détenus par les
parties sont faites, et leur production a lieu, conformément aux dispositions des
articles 109 et 110 du présent code, le cas échéant, sous peine d'astreinte.
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Ces demandes peuvent notamment viser la communication de toutes catégories de
documents ou d’informations qu’il détient, lorsque celles-ci, au vu de l’objet de la
demande, sont pertinentes et présentent un intérêt pour la résolution du litige.
CHAPITRE IV : DE L’AUDIENCE
Article 115 : Le ministère public n'est tenu d'assister à l'audience que dans le cas où
il est partie principale, dans ceux où il représente autrui ou lorsque sa présence est
rendue obligatoire par la loi.
Dans tous les autres cas, il peut venir à l'audience pour prendre la parole ou déposer
des conclusions écrites.
Article 116 : Les débats ont lieu au jour et, dans la mesure où le déroulement de
l'audience le permet, à l'heure préalablement fixés selon les modalités propres à
chaque juridiction. Ils peuvent se poursuivre au cours d'une audience ultérieure.
Article 117 : Les débats sont publics à moins qu'il ne résulte de quelque disposition
qu’ils doivent avoir lieu à huis clos. Le tribunal peut toutefois, décider que les
débats ont lieu ou se poursuivent à huis clos s’il doit résulter de leur publicité une
atteinte à l’intimité de la vie privée, à la demande d'une des parties ou s’il survient
des désordres de nature à troubler la sérénité de la justice, ou encore si toutes les
parties le demandent.
Article 118 : S'il apparait ou s'il est prétendu, soit que les débats doivent avoir lieu
à huis clos alors qu’ils se déroulent à l'audience publique, soit l'inverse, le tribunal
se prononce sur le champ et il est passé outre à l'incident.
Si l'audience est poursuivie sous sa forme régulière, aucune nullité fondée sur son
déroulement antérieur ne peut être ultérieurement prononcée, même d'office.
Article 119 : Le président veille à l'ordre de l'audience. Tout ce qu'il ordonne pour
l'assurer doit être immédiatement exécuté. Il peut requérir si besoin est l'assistance
de la force publique.
Les juges disposent des mêmes pouvoirs sur les lieux où ils exercent les fonctions
de leur état.
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Article 120: Les personnes qui assistent à l'audience doivent observer une attitude
digne et garder le respect dû à la justice. Il leur est interdit de parler sans y avoir été
invitées, de donner des signes d'approbation ou de désapprobation, ou de causer du
désordre de quelque nature que ce soit.
Le président peut faire expulser toute personne qui n'obtempère pas à ses
injonctions, sans préjudice des poursuites pénales ou disciplinaires qui pourraient
être exercées contre elle.
Lorsque la juridiction s'estime éclairée, le président fait cesser les débats et les
plaidoiries ou les observations présentées par les parties pour leur défense.
Article 122 : Le ministère public, partie jointe, prend la parole le dernier. S’il estime
ne pas pouvoir prendre la parole sur le champ, il peut demander le renvoi à une
prochaine audience.
Article 123 : Le président peut ordonner la réouverture des débats. Il doit le faire
chaque fois que les parties n'ont pas été à même de s’expliquer sur les moyens que
la juridiction se propose de relever d'office.
CHAPITRE V : DU JUGEMENT
Article 124 : Le jugement est prononcé sur le champ. Le prononcé peut aussi être
renvoyé pour plus ample délibéré à une date que le président indique.
Article 125 : Les jugements sont prononcés en audience publique même si la cause
a été débattue à huis clos.
Les décisions rendues sur requête ou en matière gracieuse peuvent être l'objet d'une
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simple communication aux parties.
Article 129 : Les minutes de tout jugement sont signées par le juge et par le greffier
ainsi que les notes d'audience.
Article 130 : Ce qui est prescrit par les articles 125, 127 du présent code en ce qui
concerne la mention du nom au juge, 128 alinéa 1 et 129 du même code doit être
observé à peine de nullité.
Article 132 : La nullité d'un jugement ne peut être demandée que par les voies de
recours prévues par la loi.
Article 133 : Le jugement qui statue sur tout ou partie du principal, sur une
exception de procédure, une fin de non recevoir ou tout autre incident, a l'autorité
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de la chose jugée relativement à la contestation qu'il tranche.
Article 134 : Le jugement qui se borne à ordonner une mesure d'instruction ou une
mesure provisoire n'a pas, au principal, l'autorité de la chose jugée.
Article 135 : S'il n'est avant-dire-droit, le jugement dessaisit le juge qui l'a rendu.
Toutefois, il appartient à tout juge de rétracter sa décision dans les cas déterminés
par la loi, de l'interpréter à moins qu'elle ne soit frappée d’appel ou de la rectifier
sous les distinctions qui suivent.
Article 136 : Les erreurs ou omissions matérielles qui affectent un jugement, même
passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui
l’a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à
défaut, ce que la raison commande.
Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties ou par requête commune ; il
peut aussi se saisir d'office.
Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.
Article 137 : La juridiction qui a omis de statuer sur un chef de demande peut
également compléter son jugement sans porter atteinte à la chose jugée quant aux
autres chefs, sauf à rétablir, s'il y a lieu, le véritable exposé des prétentions
respectives des parties et de leurs moyens.
La demande doit être présentée avant l’expiration des délais d'appel ou de pourvoi
en cassation et sous réserve qu'un recours ne soit pas déjà exercé.
Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune. Il
statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.
La décision est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle
est notifiée comme le jugement et donne ouverture aux mêmes voies de recours que
celui-ci.
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Article 138 : Les dispositions de l'article précédent sont applicables s’il a été
prononcé sur des choses non demandées ou s'il a été adjugé plus qu’iI n’a été
demandé.
Article 139 : Chacune des parties a la faculté de se faire délivrer une expédition
comportant la formule exécutoire.
Une seconde expédition, revêtue de cette formule, ne peut être délivrée à la même
partie qu’en vertu d’une ordonnance du président de la juridiction qui a rendu le
jugement.
Article 140 : L'exécution provisoire sans caution est ordonnée, même d'office, s'il
y a titre authentique, promesse reconnue ou condamnation précédente par jugement
dont il n’y ait pas d'appel.
Dans tous les autres cas, l'exécution provisoire peut être ordonnée avec ou sans
caution si elle est demandée et seulement pour le cas d’urgence ou de péril en la
demeure.
Article 141 : Sauf les cas où il s'agit d'une dette de caractère alimentaire ou de
réparation d'un dommage causé à la personne, la partie condamnée peut éviter que
l'exécution provisoire soit poursuivie en obtenant du juge l'autorisation de consigner
les espèces ou les valeurs suffisantes pour garantir, en principal, intérêts et frais, le
montant de la condamnation.
Dès l'instant où ladite consignation aura été effectuée, les garanties constituées par
la partie au profit de laquelle l'exécution provisoire avait été prononcée, étant
devenues sans objet, sont libérées.
Article 143 : Le jugement doit être notifié à la requête de la partie la plus diligente,
selon les modalités fixées au titre III du présent code.
Le juge peut en outre informer l'intéressé, par simple lettre, des conséquences de
son abstention.
Faute par le défendeur d'user de cette faculté, le juge peut déclarer l'assignation
caduque et l'instance périmée.
Article 146 : Si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond.
Article 147 : En cas de pluralité de défendeurs, cités pour le même objet, si l’un au
moins d’entre eux ne comparait pas, le jugement est réputé contradictoire à l'égard
de tous lorsque la décision est susceptible d'appel ou lorsque ceux qui ne
comparaissant pas ont été cités à personne.
Si la décision requise n'est pas susceptible d'appel, les défendeurs qui n'ont pas été
cités à personne et ne comparaissent pas doivent être cités à nouveau. Le jugement
rendu après nouvelles citations est réputé contradictoire à l'égard de tous, dès lors
que l'un des défenseurs comparaît ou a été cité à personne sur première ou seconde
citation ; dans le cas contraire le jugement est rendu par défaut.
Article 148 : Si, après avoir comparu, l'une des parties s'abstient d'accomplir les
actes de la procédure dans les délais à lui impartis, le juge statue par jugement
contradictoire au vu des éléments dont il dispose.
Article 149 : Si aucune des parties n’accomplit les actes de la procédure dans les
délais requis, le juge peut, d'office, radier l’affaire par décision non susceptible de
recours après un dernier avis adressé aux parties elles-mêmes et à leur mandataire
si elles en ont un.
Article 150 : Le jugement par défaut ou réputé contradictoire rendu contre une
partie demeurant à l'étranger doit constater expressément les diligences faites en
vue de donner connaissance de l'acte introductif d'instance au défendeur.
Article 151 : Les jugements par défaut peuvent être frappés d'opposition, sauf dans
le cas où cette voie de recours est écartée par une disposition expresse.
Article 155 : Si l'affaire ne nécessite pas l'audition des parties et peut être jugée sur
pièces, la décision est rendue dans le cabinet du juge et notifiée en expédition aux
parties à la diligence du greffier.
Article 157 : Dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal peut ordonner, en
référé, toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que
justifie l'existence d'un différend. Ce pouvoir s'étend à toutes les matières où il
n'existe pas de procédure spéciale de référé.
Il peut également en être référé au président pour statuer sur les difficultés
d'exécution d'un jugement ou d'un autre titre exécutoire conformément aux articles
286 à 288 du présent code.
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Article 158 : La demande est portée à une audience tenue à cet effet par le président
du tribunal aux jour et heure habituels des référés.
Article 159 : Le président s’assure qu’il s'est écoulé un temps suffisant entre
l'assignation et l'audience pour que la partie assignée ait pu préparer sa défense.
Article 160 : Les ordonnances de référé sont toujours provisoires ; elles n'ont pas
autorité de chose jugée au principal ; elles ne peuvent être modifiées ou rapportées
en référé qu'en cas de circonstances nouvelles.
Le juge des référés peut prononcer des condamnations à des astreintes et aux dépens.
Il est habilité à liquider à titre provisoire les astreintes qu'il a ordonnées.
Article 161 : Les ordonnances de référé sont exécutoires par provision sans caution
à moins que le président n'ait ordonné qu'il en serait fourni une. En cas de nécessité,
le président peut ordonner l'exécution de son ordonnance sur minute.
Article 162 : Les ordonnances de référé ne sont pas susceptibles d'opposition. Elles
peuvent être frappées d'appel dans le délai de quinze (15) jours.
Article 163 : Le président du tribunal est saisi par requête dans les cas spécifiés par
la loi.
Il peut également ordonner sur requête toutes mesures urgentes lorsque les
circonstances exigent qu’elles ne soient pas prises contradictoirement.
Article 164 : L’ordonnance sur requête est motivée. Elle est exécutoire sur minute.
Un double en est conservé au greffe.
Article 165 : S'il n’est pas fait droit à la requête, appel peut être interjeté dans les
quinze (15) jours de la décision ; s’il y est fait droit, tout intéressé peut en référer au
juge qui a la faculté de modifier ou de rétracter son ordonnance.
Article 166 : Les délais de recours partent de la notification prescrite à l’article 143
du présent code.
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Le délai court même à l'encontre de celui qui notifie.
Le délai court en vertu d’une notification faite à celui qui a désormais qualité pour
la recevoir.
Article 170 : Le délai d'opposition ou d'appel est interrompu par le décès de la partie
à laquelle le jugement avait été notifié.
Le délai court en vertu d'une notification faite aux héritiers qui peuvent désigner un
représentant commun ad hoc.
Article 171 : Le délai pour faire opposition ou relever appel est suspensif
d’exécution.
Le délai de pourvoi en cassation ainsi que le pourvoi ne sont suspensifs que dans
les cas spécifiés par la loi.
Article 174 : Dans le cas où la partie qui a notifié le jugement est décédée, le recours
peut être notifié à ses héritiers, collectivement et sans désignation s'ils n'ont pas
désigné un représentant commun ad'hoc.
Article 175 : En cas de cessation de fonctions d'un représentant légal d’une partie,
celui-ci peut exercer le recours en son nom s'il y a un intérêt personnel. Le recours
peut pareillement être exercé contre lui.
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CHAPITRE II : L’OPPOSITION
Article 176 : L'opposition, recours ordinaire, tend à faire rétracter les jugements par
défaut.
Article 177 : L'opposition remet en question, devant le même juge, les points jugés
par défaut pour qu'il soit à nouveau statué en fait et en droit.
Le jugement frappé d'opposition n'est anéanti que par le jugement qui le rétracte.
Si le juge sait par lui-même ou par les représentations qui lui seraient faites par les
proches, voisins ou amis du défendeur que celui-ci n'a pu être instruit de la
procédure, il peut en adjugeant le défaut, fixer pour le délai de l'opposition le temps
qui lui paraît convenable. Dans le cas où la prorogation n'aurait été ni accordée
d’office, ni demandée, le défaillant peut être relevé de la rigueur du délai et admis
à opposition en justifiant qu'en raison d'absence ou de maladie grave, il n'a pu être
instruit de la procédure.
Toutefois, l'opposition peut être formée soit par acte extrajudiciaire, soit par
déclaration sur les commandements, procès-verbaux de saisie ou tout autre acte
d'exécution, à charge par l'opposant, de la réitérer dans les dix jours, outre les délais
de distance, suivant les formes ordinaires, passé lequel temps elle n’est plus
recevable et l’exécution est continuée sans qu'il soit besoin de la faire ordonner.
Article 180 : L'affaire est instruite et jugée selon les règles applicables devant la
juridiction qui a rendu la décision frappée d'opposition.
Article 181 : Celui qui se laisserait juger une seconde fois par défaut n'est plus
admis à former une nouvelle opposition.
Article 182 : L'appel, recours ordinaire, contre les jugements des juridictions du
premier degré, tend à faire réformer et annuler par le juge d'appel, la décision du
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premier juge.
Article 183 : La voie de l’appel est ouverte en toutes matières, même gracieuses,
contre les jugements de première instance, s'il n'en est autrement disposé.
Article 184 : Les jugements qui tranchent dans leur dispositif une partie du principal
et ordonnent une mesure d’instruction ou une mesure provisoire, peuvent être
immédiatement frappés d’appel comme les jugements qui tranchent tout le
principal.
Il en est de même des jugements qui, sans juger le fond, mettent fin à l'instance.
Article 185 : Le droit d'appel appartient à toute partie qui a y intérêt, si elle n’y a
pas renoncé.
Article 186 : En matière contentieuse, l’appel ne peut être dirigé que contre ceux
qui ont été parties en première instance. Tous ceux qui ont été parties peuvent être
intimés.
Article 187 : L'appel peut être incidemment relevé par l’intimé tant contre
l’appelant que contre les autres intimés.
Article 188 : L'appel incident peut également émaner, sur l'appel principal ou
incident qui le provoque, de toute personne, même non intimée, ayant été partie en
première instance.
Article 189 : L'appel incident ou l'appel provoqué peut être formé en tout état de
cause alors même que celui qui l’interjetterait serait forclos pour agir à titre
principal.
Dans ce dernier cas, il n’est toutefois pas reçu si l'appel principal n'est pas lui-même
recevable.
Dans les mêmes cas, l'appel dirigé contre l'une des parties, réserve à l'appelant la
faculté d'appeler les autres à l'instance.
Article 191 : En cas d'indivisibilité entre plusieurs parties, l'appel de l'une produit
effet à l'égard des autres même si celles-ci ne sont pas jointes à l'instance ; l’appel
formé contre l'une n'est recevable que si toutes sont appelées à l'instance.
Article 192 : Peuvent intervenir en cause d'appel dès lors qu’elles y ont intérêt, les
personnes qui n’ont été ni parties, ni représentées en première instance ou qui y ont
figuré en une autre qualité.
Ces mêmes personnes peuvent être appelées devant la juridiction d'appel, même aux
fins de condamnation, quand l'évolution du litige implique leur mise en cause.
Article 195 : Le délai d'appel est d'un mois, s'il n'en est autrement disposé. Il ne
court pour les jugements par défaut qu'à compter du jour où l’opposition n’est plus
recevable.
Article 196 : L'appel remet la chose jugée en question devant la juridiction d'appel
pour qu'il soit à nouveau statué en fait et en droit.
Article 197 : L'appel ne défère à la juridiction d'appel que la connaissance des chefs
de jugement qu'il critique expressément ou implicitement et de ceux qui en
dépendent.
La dévolution s'opère pour le tout lorsque l'appel n’est pas limité à certains chefs,
lorsqu'il tend à l'annulation du jugement ou si l'objet du litige est indivisible.
Article 198 : Pour justifier en appel les prétentions qu'elles avaient soumises aux
premiers juges, les parties peuvent invoquer par des moyens nouveaux, produire de
nouvelles pièces ou de nouvelles preuves.
Article 200 : La prétention n'est pas nouvelle dès lors qu’elle tend aux mêmes fins
que la demande originaire, même si son fondement juridique est différent de celui
des prétentions initiales.
Article 201 : Les parties peuvent aussi expliciter les prétentions qui étaient
virtuellement comprises dans la demande originaire, ajouter à celles-ci les dimandes
qui n'en sont que l’accessoire, la conséquence ou le complément.
Article 202 : Lorsque la juridiction d'appel saisie d'un jugement qui a ordonné une
mesure d'instruction, ou d'un jugement qui, statuant sur une exception de procédure,
a mis fin à l'instance, elle peut évoquer les points non jugés si elle estime de bonne
justice de donner à l'affaire une solution définitive après avoir ordonné elle-même,
le cas échéant, une mesure d'instruction.
L'évocation ne fait pas obstacle à l'application des articles 192 et 198 à 201 du
présent code.
Article 205 : En cas d'appel principal dilatoire ou abusif, l’appelant peut par une
disposition spécialement motivée, être condamné à une amende civile de deux mille
(2.000) à cinquante mille (50.000) francs CFA.
Article 206 : L'acte d'appel est notifié aux intimés selon les prescriptions du titre III
du présent code. Il comporte assignation devant le juge d'appel qui doit être
expressément désigné.
L'appel peut aussi résulter d'une requête conjointe remise au greffe de la juridiction
d'appel dans le délai fixé par l’article 195 du présent code.
Article 208 : L'appel incident ou provoqué est formé par déclaration à l'audience ou
dépôt de conclusions écrites régulièrement communiquées en copie aux autres
30
parties.
Article 209 : La juridiction d’appel est soumise aux mêmes prescriptions que les
juridictions de premier degré pour tout ce qui concerne les assignations, l'instruction
de la cause, les débats, le prononcé des jugements et leur exécution.
Les délibérations de la cour sont secrètes, la décision est prise à la majorité des voix.
Article 210 : L’appel des décisions rendues en matière gracieuse est formé par
simple requête.
Article 211 : La juridiction d’appel est saisie par la remise au greffe, dans le délai
d'appel, de la requête signée par l'appelant ou son mandataire.
Article 212 : Dans le cas où l'appel est dirigé contre une partie à l'instance devant
les premiers juges, il est formé, instruit et jugé conformément aux dispositions de la
section 3 du présent chapitre.
Article 213 : Dans tous les cas d'urgence, le président de la juridiction d'appel peut
ordonner en référé, au cours de l’instance d'appel toutes les mesures qui ne se
heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend.
Dans les cas prévus aux articles 203 et 204 du présent code ou si les premiers juges
ont omis de se prononcer sur l'exécution provisoire ou encore si celle-ci s'avère
nécessaire bien qu'elle n'ait pas été antérieurement demandée, le président de la
juridiction d'appel peut également ordonner en référé, au cours de l'instance d'appel,
toutes les mesures utiles.
Article 214 : Les dispositions des articles 158 à 161 du présent code sont
applicables aux référés du président de la juridiction d'appel. Ses ordonnances de
référé ne sont pas susceptibles d'opposition.
Article 219 : Le pourvoi en cassation est une voie de recours tendant à mettre à
néant un jugement rendu en dernier ressort qui lèse le requérant par suite d'une
méconnaissance ou d'une interprétation erronée de la loi ou par suite d’une violation
des règles de procédure prescrites à peine de nullité.
La cour suprême est tenue par les points de fait jugés par la juridiction de dernier
ressort.
Article 220 : Lorsque le pourvoi n'est pas rejeté, la cour prononce la cassation du
jugement attaqué et renvoie Ia cause devant une juridiction de même rang que celle
ayant rendu le jugement cassé, s'il y a lieu à renvoi.
Si cette juridiction de renvoi est unique, elle est à nouveau saisie mais son siège doit
être composé exclusivement de magistrats n'ayant pas connu de la procédure cassée.
Article 221 : La juridiction de renvoi est tenue par le point le droit défini par l'arrêt
de cassation.
Article 222 : Le pourvoi peut être formé par toute partie au jugement attaqué dans
le délai de deux mois à compter du point de départ déterminé par l'article 166 du
présent code.
Il court dans les mêmes conditions que le délai d'appel. Le ministère public peut se
pourvoir sans condition de délai dans l'intérêt de la loi.
Article 223 : Le pourvoi n’est pas suspensif de l'exécution du jugement attaqué sauf
en matière d'état des personnes et ou en matière d'immatriculation foncière.
La décision de sursis peut être subordonnée à la constitution d’une garantie dont les
modalités sont arrêtées par le président de la cour suprême.
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Section 2 : De la procédure de cassation
Article 224 : Le pourvoi est formé par la remise au greffe de la cour suprême d’une
enquête motivée précisant les moyens invoqués, signée par l'avocat du requérant.
Cette requête peut être adressée par lettre recommandée, ou par messager,
lorsqu'elle n'est pas remise personnellement par l'avocat du requérant.
Dans les cas le greffier en accuse réception et la notifie ensuite aux autres parties en
cause, conformément aux prescriptions du titre III du présent code.
Article 227 : Le requérant peut joindre à son pourvoi ou produire dans les quinze
(15) jours du dépôt de celui-ci, un mémoire ampliatif développant ses moyens de
cassation. Ce mémoire est notifié par les soins du greffier à la partie adverse qui est
invitée à répliquer, dans le délai fixé par le conseiIler rapporteur, par un mémoire
écrit, notifié au requérant dans les mêmes conditions.
Article 228 : Le pourvoi du ministère public, soit du chef d'excès de pouvoir, soit
dans l’intérêt de la loi, est introduit sous la forme d'un réquisitoire déposé au greffe.
Le pourvoi du chef d'excès de pouvoir est signifié aux parties intéressées qui
peuvent intervenir, dans les deux (02) mois de cette notification.
Article 231 : Les parties et leurs conseils sont avisés de la date d'audience par lettre
recommandée avec accusé de réception ou tout autre moyen offrant une égale
garantie de réception par le destinataire.
Il doit s'écouler entre la réception de cet avis et la date d'audience un délai d'une
semaine au moins.
Article 232 : Les avocats des parties présentent leurs observations. Le ministère
33
public prend la parole le dernier, après quoi les débats sont clos et la cour délibère.
Article 233 : Les dispositions des articles 124 à 127 du présent code sont
applicables aux arrêts de la cour suprême. Celles des articIes 144 et 145 du présent
code sont applicables en cas de défaut injustifié des parties.
Article 234 : Si le pourvoi est jugé irrecevable comme tardif ou nul en la forme, la
cour n’a pas à statuer sur les moyens invoqués à l'appui du pourvoi.
Si la cour retient l'un des moyens invoqués, elle n'a pas à statuer sur les autres
moyens dès lors que le moyen retenu entraîne cassation.
Article 235 : Le demandeur en cassation qui succombe dans son pourvoi est
condamné au paiement d’une amende civile de cinq mille (5.000) à cent mille
(100.000) francs CFA si la cour estime le pouvoir abusif.
Article 236 : Les arrêts par défaut ne sont pas susceptibles d'opposition.
Article 237 : L'arrêt rendu est notifié à chaque partie à la diligence du greffier
conformément aux prescriptions du titre III du présent code.
Article 239 : Une partie peut former tierce opposition à un jugement qui préjudicie
à ses droits, et lors duquel, ni elle, ni ceux qu’elle représente, n’ont été appelés.
Article 240 : La tierce opposition formée par action principale est portée au tribunal
qui a rendu le jugement attaque.
La tierce opposition incidente à une contestation dont un tribunal est saisi est
formée par requête à ce tribunal.
Article 241 : Le tribunal devant lequel le jugement attaqué a été produit peut,
suivant les circonstances, passer outre ou surseoir.
34
Article 242 : Les jugements passés en force de chose jugée, portant condamnation
à délaisser la possession d'un héritage, sont exécutés contre les parties condamnées
nonobstant la tierce opposition et sans y préjudicier.
Dans les autres cas, les juges peuvent, suivant les circonstances, suspendre
l'exécution du jugement.
Article 243 : La partie dont la tierce opposition est rejetée est condamnée à une
amende civile de deux mille (2.000) à vingt mille (20.000) francs CFA sans
préjudice des dommages et intérêts s'il y a lieu.
Article 244 : Les jugements contradictoires rendus en dernier ressort et qui ne sont
plus susceptibles d'une voie de recours ordinaire, peuvent être rétractés sur la
requête de ceux qui y ont été parties ou dûment appelés pour les causes ci-après:
Article 245 : L'Etat, les collectivités locales, les établissements publics et les
mineurs sont encore reçus à se pourvoir s'ils n'ont été défendus, ou s'ils ne l'ont été
valablement.
Article 246 : S'il n'y a ouverture que contre un chef de jugement, il peut seul être
rétracté à moins que les autres n'en soient dépendants.
Article 247 : Le délai de la requête civile est de deux mois, il court dans les mêmes
conditions que le délai d'appel.
Article 248 : Le délai de deux mois ne court contre les mineurs que du jour de la
notification du jugement, faite depuis leur majorité, à personne ou à domicile.
Article 249 : Lorsque les ouvertures de requête civile sont le faux, le dol ou la
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découverte de pièces nouvelles, le délai ne court que du jour où, soit le faux, soit le
dol ont été reconnus ou les pièces découvertes, pourvu que, dans ces deux derniers
cas, il y ait preuve par écrit du jour, et non autrement.
Article 251 : La requête civile est portée au même tribunal où le jugement attaqué
a été rendu. Il peut y être statué par les mêmes juges.
Article 252 : Si une partie veut attaquer par la requête civile un jugement produit
dans une cause pendante devant un tribunal autre que celui qui l'a rendu, elle doit se
pourvoir devant le tribunal qui a rendu le jugement attaqué ; le tribunal saisi de la
cause dans laquelle il est produit peut, suivant les circonstances, passer outre ou
surseoir.
Article 253 : La requête civile est introduite selon les dispositions de l'article 67 du
présent code et notifiée à la partie qui a obtenu le jugement attaqué, selon les
prescriptions du titre Ill du présent code.
Article 255 : La requête civile ne peut être reçue avant la consignation au greffe
d’une provision sur frais de cinq mille (5.000) francs CFA.
Cette consignation est réduite de moitié si le jugement attaqué est par défaut ou s'il
a été rendu par un tribunal du travail.
Article 256 : La requête civile peut, sur instruction du ministre chargé de la justice,
être formée par le ministère public sans condition de délai et sans consignation.
La requête du ministère public est notifiée par le greffier aux parties intéressées qui
reçoivent assignation pour l'audience selon les prescriptions du titre III du présent
code.
Article 257 : La requête civile n'a pas d'effet suspensif. Les dispositions de l'article
223 du présent code lui sont applicables.
Article 258 : Toute requête civile est communiquée au ministère public qui dépose
des conclusions.
Article 259 : Si la requête civile est rejetée, le demandeur est condamné à l'amende
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et aux dommages-intérêts dans les conditions prévues à l'article 235 du présent code.
Article 260 : Si la requête civile est admise, le jugement est rétracté et les parties
sont remises en l’état où elles étaient avant ce jugement.
Les sommes consignées doivent être rendues, et les objets des condamnations ayant
été perçus en vertu du jugement rétracté doivent être restitués.
Article 261 : Le fond de la contestation sur laquelle le jugement rétracté a été rendu
est porté au même tribunal qui a statué sur la requête civile.
Article 262 : Aucune partie ne peut se pourvoir en requête civile soit contre le
jugement déjà attaqué par cette voie, soit contre le jugement qui l’a rejetée, soit
contre celui rendu sur le rescisoire, à peine de nullité et de dommages-intérêts.
Article 263 : La contrariété de jugements rendus en dernier ressort entre les mêmes
parties et sur les mêmes moyens en différentes juridictions donne ouverture à
cassation. L'instance est formée et jugée selon la procédure ordinaire de cassation.
Article 264 : Les juges peuvent être pris à partie dans les cas suivants :
1°) s'il y a dol, fraude, concussion ou faute lourde professionnelle qu'on prétendrait
avoir été commis, soit dans le cours de l'instruction, soit lors des jugements ;
Article 265 : Il y a déni de justice lorsque les juges refusent de répondre aux
requêtes, ou négligent de juger les affaires en état et en tour d'être jugées.
Article 266 : Le déni de justice est constaté par deux (02) réquisitions faites par
huissier, adressées au magistrat, à huit (08) jours au moins de distance.
Article 267 : La prise à partie contre les magistrats des tribunaux d’instance est
portée devant la cour d'appel.
La prise à partie contre les magistrats de la cour d'appel est portée devant la lour
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suprême.
Article 268 : Aucun magistrat ne peut être pris à partie sans une autorisation
préalable du président de la cour d’appel, en ce qui concerne les juridictions de
premier degré, ou du président de la cour suprême en ce qui concerne les magistrats
de cour d'appel.
En cas de refus d'autorisation, qui est motivé, la partie plaignante peut saisir la cour
suprême. Si elle succombe, elle est condamnée au payement de l'amende prévue à
l'article 235 du présent code.
Article 269 : Il est présenté à cet effet, une requête signée de la partie ou de son
avocat, exposant les faits et accompagnées des pièces justificatives, à peine de
nullité.
Article 270 : Il ne peut être employé aucun terme injurieux contre les juges à peine,
contre la partie, de telle amende d’un maximum de dix mille (10.000) francs CFA,
sans préjudice des peines prévues par le code pénal, réprimant l'outrage à magistrat.
Article 271 : La cour rejette ou admet la requête. Dans ce dernier cas, elle est
notifiée au magistrat pris à partie, qui est tenu de fournir ses défenses dans la
quinzaine augmentée des délais de distance.
Article 272 : La prise à partie est portée à l’audience au jour fixé par le président
de la cour et notifiée aux parties par lettre recommandée par les soins du greffier.
TITRE VI - DE L'ARBITRAGE
Article 275 : Les procédures relatives à l’arbitrage sont réglées par l’acte uniforme
de l’OHADA relatif au droit de l’arbitrage.
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TITRE VII - DE L'EXECUTION DES JUGEMENTS ET ACTES
JUDICIAIRES
Article 276 : Nul jugement, nul acte, ne peut être mis à exécution s'il n'est revêtu
de la formule exécutoire.
Article 278 : Aucune exécution ne peut être faite avant six (06) heures et après vingt
(20) heures, non plus que les jours fériés ou chômés si ce n’est en vertu de la
permission du juge en cas de nécessité.
Article 279 : Les jugements ne sont exécutoires qu'à partir du moment où n'étant
plus susceptibles de recours suspensif, ils passent en force de chose jugée, à moins
que l'exécution provisoire ne soit de droit ou n'ait été ordonnée.
Article 281 : Les jugements ne peuvent être exécutés contre ceux auxquels ils sont
opposés qu'après leur avoir été notifiés, à moins que l'exécution n'en soit volontaire.
Article 282 : L'exécution sans réserve d'un jugement non exécutoire vaut
acquiescement, hors les cas où celui-ci n'est pas permis.
Article 283 : La preuve du caractère exécutoire à l'égard des tiers ressorts, soit
du jugement lui-même lorsque l'exécution provisoire est de droit ou a été ordonnée,
soit de la justification de ce qu'il est passé en force de chose jugée.
Article 284 : Toute partie peut se faire délivrer, par le greffier de la juridiction
devant laquelle le recours pouvait être formé, un certificat attestant l'absence
d'opposition, d'appel ou de pourvoi en cassation.
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Article 285 : Les mainlevées, radiations de sûretés, mentions, transcriptions ou
publications qui doivent être faites en vertu d'un jugement sont valablement faites
au vu de la production, par tout intéressé, d'une expédition ou d'une copie certifiée
conforme du jugement et, s'il n'est pas exécutoire par provision, de la justification
de son caractère exécutoire. Cette justification peut résulter d'un certificat établi par
l'avocat constitué.
Article 286 : Dans chaque juridiction civile, les incidents d'exécution des jugements
ou arrêts qu'elle a rendus sont soumis au président de cette juridiction ou à un
magistrat qu'il délègue en qualité de juge de l'exécution.
Article 287 : Le juge de l'exécution est saisi sur requête, accompagnée des pièces
justificatives.
Il peut, le cas échéant, appeler et entendre les autres parties et renvoyer l'incident
devant la formation collégiale de la juridiction.
Article 288 : Le juge de l'exécution peut accorder dans les conditions de l'article
1244 du code civil applicable au Togo, un délai de grâce, avec toutes conditions et
modalités qu'il fixe en équité, et en vue de la bonne exécution finale de la
condamnation.
CHAPITRE III : DES ASTREINTES
Article 289 : Les tribunaux peuvent, même d'office, ordonner une astreinte pour
assurer l'exécution de leurs décisions notamment lorsqu'elles édictent une obligation
de faire ou de démolir.
Article 290: L'astreinte est indépendante des dommages-intérêts. Elle est provisoire
ou définitive.
L’astreinte doit être considérée comme provisoire à moins que le juge n'ait précisé
son caractère définitif.
Article 292 : Le juge peut modérer ou même supprimer pour cause d'équité
l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée.
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CHAPITRE IV : DES SAISIES
Article 293 : Les procédures relatives aux voies d’exécution sont réglées par l’acte
uniforme de l’OHADA relatif aux voies d’exécution.
Cette consignation est de neuf mille (9.000) francs CFA au premier degré et de
vingt-cinq mille (25.000) francs CFA au second degré.
Article 295 : La cause ne peut être inscrite au rôle tant que la consignation prescrite
n'est pas opérée. L'inscription est rayée si le complément de consignation exigé
ultérieurement pour les incidents de procédure n'est pas opéré.
Article 296 : Toute partie qui succombe est condamnée aux dépens.
Le tribunal peut, dans les autres cas, laisser la totalité ou une fraction des dépens à
la charge d’une autre partie suivant motivation spéciale.
Article 297 : Les avocats et huissiers ayant excédé les bornes de leur ministère, les
tuteurs, curateurs, ou autres administrateurs ayant compromis les intérêts dont ils
étaient chargés, peuvent être condamnés aux dépens en leur nom et sans répétition,
même aux dommages-intérêts s'il y a lieu, sans préjudice des poursuites
disciplinaires suivant la gravité des circonstances.
Article 298 : L'état des frais est dressé par le greffier conformément à l'article 301
du présent code. Cet état est vérifié et visé par le président du tribunal pour les frais
faits à ce degré par le président de la cour d'appel pour les frais faits en degré
d’appel, par un conseiller de la cour suprême désigné par le président, pour les frais
faits en degré de cassation.
Article 299 : Le greffier retient les frais sur les sommes consignées, sauf à la partie
ayant consigné à poursuivre le recouvrement contre la partie condamnée aux frais.
- mise au rôle, cinq cent (500) francs CFA (compris dans les frais
d’enrôlement)
- acte d'assignation, notification ou commandement, deux mille (2000) francs
CFA (compris dans les frais d’enrôlement) ;
- procès-verbal par ministère de greffier ou d'huissier, de constat, enquête,
audition, visite des lieux ou de toute autre mesure d'instruction ou de
conservation :
pour le premier rôle, cinq cent (500) francs CFA,
pour chaque rôle suivant, trois cent (300) francs CFA ;
- ordonnance à pied de requête, deux mille (2000) francs CFA ;
- actes de réception, restitution de cautionnement de consignation, d'objet saisi
par acte, mille (1000) francs CFA ;
- grosse, expédition, cinq cent (500) francs CFA (compris dans les frais
d’enrôlement) ;
- extrait de jugement, cinq cent (500) francs CFA ;
- copie de tout autre document conservé au greffe pour premier rôle, deux mille
(2000) francs CFA;
- dépôt de requête civile, neuf mille (9000) francs CFA ;
- acte de réquisition de la force publique, deux mille (2000) francs CFA ;
- dépôt d'un pourvoi en cassation, quarante mille (40000) francs CFA pour les
procédures civiles, vingt mille (20000) francs CFA pour les procédures
sociales et administratives ;
- mesures prises pour faire insérer dans les journaux les actes judiciaires ou
extrajudiciaires non compris les frais de la publication taxés par le juge, mille
(1000) francs CFA ;
- lettres, convocations, avis (non compris les timbres poste), deux cent (200)
francs CFA ;
- homologation de tout acte, cinq (500) francs CFA par page ;
- procès-verbal de conciliation deux mille (2000) francs CFA ;
- jugement supplétif ou rectificatif deux mille (2000) francs CFA ;
- enrôlement des dossiers de divorce seize mille (16.000) francs CFA.
Les frais de transport et de séjour des magistrats et agents de l'ordre judiciaire sont
taxés par le juge conformément au barème applicable aux déplacements des
fonctionnaires de l'Etat.
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Les témoins sont taxés en raison de mille (1000) francs CFA par journée de voyage
ou de séjour, et de vingt (20) francs CFA par kilomètre pour leur déplacement à
intérieur du Togo.
Les témoins venus de l'étranger sont taxés par le juge au vu des justifications
produites et des circonstances.
Les experts sont taxés par le juge selon les circonstances de la cause lorsqu'il n'y a
pas de tarif réglementaire applicable à la matière.
Les frais d'intervention des avocats et huissiers relatifs à la procédure, taxés selon
le barème établi par leur réglementation professionnelle sont pris en compte dans
des dépens.
Article 303 : Le tarif fixé à l'article 301 du présent code est réduit de moitié lorsque
la valeur en litige ne dépasse pas cinquante mille (50.000) francs CFA ainsi qu'en
matière sociale ou de pension alimentaire ou d'action relative à des mineurs.
Article 304 : Pour l’instance d’appel ou de cassation, le tarif est le double de celui
en usage devant les juridictions de premier degré.
Article 305 : Chaque rôle comprend deux (02) pages de vingt cinq (25) lignes
chacune et de quinze (15) syllabes à la ligne en moyenne.
Tout rôle supplémentaire n'est dû que s'il comporte au moins quinze (15) lignes.
Ce droit est dû sur la minute du jugement. Il ne donne pas lieu à une consignation
complémentaire de celle prescrite par l'article 294 du présent code.
Il est supporté et, en ordre principal, acquitté par la partie condamnée. Il est payé au
greffe dans le mois qui suit la date où la condamnation est passée en force de chose
jugée, qui en donne quittance pour le compte du Trésor.
Les amendes civiles sont privilégiées au titre des frais de justice sur la généralité
des meubles du débiteur.
Article 308 : Les taxations arrêtées par un juge sont susceptibles d’opposition
devant le président de la juridiction dont fait partie ce juge taxateur.
Les parties sont convoquées par le greffier à l'audience fixée par le président, par
simple lettre avec accusé de réception.
Il procède à toutes mesures d'instruction et statue par ordonnance tant sur la taxe
que sur les demandes en restitution et en paiement et sur les autres incidents.
Article 310 : Les ordonnances de taxe rendues par le président du tribunal sont
susceptibles d'appel devant la cour d'appel.
Article 311 : Les procédures relatives aux instances en modification des mesures
accessoires au divorce ou à la séparation de corps sont renvoyées au code des
personnes et de la famille révisée.
Article 312 : Tout procès-verbal d'offres désigne précisément l'objet offert et, si ce
sont des espèces, il en contient l'énumération et la qualité.
Article 314 : Si le créancier refuse les offres, le débiteur peut, pour se libérer,
consigner la somme ou la chose offerte, en observant les formalités prescrites par
l'article 1259 du code civil applicable au Togo.
Article 316 : Le jugement qui déclare les offres valables ordonne dans le cas où la
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consignation n’aurait pas encore eu lieu, que, faute par le créancier d’avoir reçu la
somme ou la chose offerte, elle est consignée ; il prononce la cessation des intérêts
du jour de la réalisation.
Article 317 : La consignation est toujours à la charge des oppositions s'il en existe,
en les dénonçant au créancier.
Article 318 : Les valeurs ou sommes offertes peuvent être consignées soit au Trésor,
soit dans une institution financière agréée au Togo, soit chez un notaire.
Article 320 : Lorsqu'il y a lieu à l'apposition de scellés pour maintenir les choses en
l'état avant constat, inventaire ou ouverture, elle est faite soit par le juge commis,
soit par l'officier public, huissier greffier ou notaire instrumentant.
Article 321 : Les scellés sont marqués du sceau particulier du juge ou de l'officier
public.
- la date et l'heure ;
- les motifs de l'apposition ;
- l'identité du requérant et du juge ou de l'officier public instrumentant ;
- l’ordonnance qui permet le scellé, s'il en a été rendu ;
- les comparutions et dires des parties ;
- la désignation des lieux, meubles, coffres sur les ouvertures desquels le scellé
a été apposé ;
- le serment, lors de la clôture de l'apposition, par ceux qui demeurent dans le
lieu, qu'ils n'ont rien détourné, vu ni su qu'il ait été rien détourné ;
- l'établissement du gardien présenté, s'il a les qualités requises, sauf à en
établir un d'office.
Article 323 : Les clefs des serrures sur lesquelles le scellé a été apposé resteront
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jusqu'à sa levée entre les mains du juge ou de l'officier public instrumentant qui ne
peuvent revenir sur les lieux avant cette levée qu'en vertu d'une ordonnance motivée.
Article 324 : Si lors de l'apposition des scellés, il est trouvé des papiers ou paquets
cachetés, le juge ou l'officier instrumentant en constate la forme extérieure, le sceau
et la souscription, s'il y en a et il paraphe l’enveloppe avec les personnes présentes.
S'il s'agit des papiers concernant la succession qui vient de s’ouvrir ou intéressant
les parties en cause, ils sont déposés soit au greffe du tribunal soit entre les mains
du notaire chargé de la liquidation.
Article 325 : Si les papiers ou paquets paraissent appartenir à des tiers, le juge ou
l'officier instrumentant les dépose au greffe où ils sont présentés et au besoin ouverts
en présence de ces tiers qui sont convoqués pour reconnaissance et remise.
Article 326 : Si l'officier public instrumentant rencontre des portes fermées, des
obstacles ou des difficultés, il s’en réfère immédiatement au juge du lieu.
Article 327 : Aucun scellé ne peut être apposé après clôture de l'inventaire, sauf
ordonnance du juge.
Article 328 : L'officier instrumentant peut laisser à la disposition des habitants les
effets mobiliers nécessaires à leur usage, restant dans la maison après avoir décrit
ces objets dans le procès-verbal.
Article 329 : Les oppositions aux scellés sont faites soit par déclaration mentionnée
au procès-verbal de scellés, soit par requête déposée au greffe du tribunal.
Article 330 : Tous ceux qui ont droit de faire apposer les scellés peuvent en requérir
la levée.
Article 331 : La levée des scellés est faite par le juge ou l'officier public les ayant
apposés et à défaut par un officier public commis par le président du tribunal.
Les personnes ayant assisté à l'apposition et les opposants aux scellés sont invités à
assister à leur levée eux-mêmes ou par mandataires.
- la date et l'heure ;
- l'identité du requérant ;
- l'énonciation de l’ordonnance délivrée pour la levée ;
- les comparutions et dires des parties ;
- la nomination des notaires, commissaires priseurs ou experts chargés
d'opérer ;
- la reconnaissance des scellés ;
- les réquisitions à fin de perquisition et toutes autres demandes sur lesquelles
il y a lieu de statuer.
Article 334: Les scellés sont levés successivement et réapposés en fin de vacation
si l'inventaire ne peut être achevé en une seule vacation.
Article 335 : Si la cause de l'apposition des scellés cesse avant qu'ils soient levés
ou pendant le cours de leur levée, ils sont levés sans description.
Article 336 : L'inventaire doit être fait en présence des parties intéressées à la
liquidation où elles sont dûment appelées.
Les absents sont représentés par un notaire, un avocat, ou un greffier désigné par le
président du tribunal.
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CHAPITRE IV : DES VENTES PUBLIQUES DE MEUBLES
Article 338 : Lorsque la vente des meubles dépendants d'une succession a lieu en
exécution des dispositions pertinentes du code des personnes et de la famille, elle
est faite dans les formes prescrites par les ventes sur saisies mobilières.
Les parties ayant droit d'assister à l'inventaire sont appelées. Elles sont tenues de
demeurer ou d’élire domicile dans le ressort du tribunal.
Article 339 : La vente se fait dans le lieu où sont les effets, s'il n'en est autrement
ordonné.
Article 340 : A défaut de partage amiable et dans le cas où l'un ou plusieurs des
copartageants sont incapables ou absents, les lots sont formés à dire d'expert nommé
par le président du tribunal à la requête de toute partie intéressée ou sur rapport de
difficultés établi par le notaire chargé du partage.
Article 341 : L'expert après avoir estimé les biens, établit un projet de composition
des lots qu'il présente aux copartageants.
Article 343 : Le tribunal après audition des parties en chambre du conseil, arrête la
composition des lots et renvoie les parties devant le notaire pour le tirage au sort
dans les conditions fixées par les dispositions pertinentes du code des personnes et
de la famille.
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TITRE X: DES DISPOSITIONS FINALES