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Lentilles sphériques : théorie et applications

Transféré par

Jean Djibersou Biryang
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Lentilles sphériques : théorie et applications

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PHYSIQUE

Chapitre 1 : Les lentilles sphériques minces

Chapitre 2 :

Chapitre 3 : Rayonnements

Chapitre 4 : Propagation et réception du son

Chapitre 5 : Systèmes triphasés équilibrés

Chapitre 6 : Transformateur monophasé

Chapitre 7 : Niveaux d’énergie dans un atome

CHIMIE
Chapitre 1 : Les hydrocarbures

Chapitre 2 : Les composés oxygénés

Chapitre 3 : pétrole et pétrochimie

Chapitre 4 : Constitution de quelques métaux

Chapitre 5 : Elaboration des métaux

Chapitre 6 : Les engrais

Chapitre 7 : Les solutions aqueuses d’acides et des bases.

Mr.BISSECK Fils 0
Chapitre 1 : Les lentilles sphériques minces
Objectifs :
-définir les éléments cardinaux d’une lentille, -connaître les relations de conjugaison et de grossissement d’une
lentille mince, -connaître les défauts des lentilles
1-Définitions
-Une lentille est un milieu transparent et homogène délimité par deux surfaces sphériques ou par une surface
sphérique et un plan.
R1 R2 R1 R2
e e
O1 O O2 O1 O O2

Lentille à bords minces ,lentille à bords épais


-L’axe principale est la droite qui passe par les centres des deux sphères (O1O2)
-Le centre optique est le point de rencontre du centre O de la lentille avec l’axe principale
-Toute droite autre que l’axe principale passant par le centre optique est appelée axe secondaire
-Une lentille est dite mince lorsque son épaisseur est très inférieure à ses rayons de courbure (e « R1 et R2)
-On distingue deux types de lentilles : les lentilles à bords minces et les lentilles à bords épais.
*lentilles convergentes ou à bords minces

Axe principal F O F’
Biconvexe, plan convexe, ménisque Convergent
*lentilles divergentes ou lentilles à bords épais symbole

F’ O F
Biconcave, plan concave, ménisque divergent
2-Image donnée par une lentille
2.1-Conditions de Gauss
Pour que l’image soit nette, les lentilles doivent être utilisées dans les conditions de Gauss suivantes :
-Les rayons lumineux doivent être peu inclinés par rapport o l’axe principal.
-les rayons lumineux doivent rencontrer la lentille au voisinage du centre optique.
2.2-Construction géométrique des images
a)Points focaux et distance focale
-Foyer principal objet (F) : point pour lequel F
F
tout rayon incident passant par lui émerge
de la lentille parallèlement à l’axe principal.
-Foyer principal image (F’) : Point pour lequel F’
tout rayon incident parallèle à l’axe principal F’
émerge de la lentille en passant par lui
-On appelle plan focal, tout plan perpendiculaire à l’axe principal en un point focal. Plan focal image
-Un foyer secondaire est le point de rencontre d’un axe secondaire avec un plan focal.
F’
-Tout objet situé à l’infini a son image dans le plan focal image. O
F S’
-On appelle distance focale d’une lentille, la valeur algébrique OF ' .
- F est symétrique à F’ par rapport à O donc : f = OF ' = −OF . f en mètre (m)
* Pour une lentille convergente, OF ' ≻ 0
* Pour une lentille divergente, OF ' ≺ 0

Mr.BISSECK Fils 1
b) vergence d’une lentille
L’inverse de la distance focale est appelée vergence de la lentille, notée C =
1 . C en dioptrie (δ).
OF '
* Pour une lentille convergente, C ≻ 0
* Pour une lentille divergente, C ≺ 0
La vergence d’une lentille est liée à son indice de réfraction n et aux rayons de courbure de ses faces R1 et R2 par:
 R1 et R 2 en mètre ( m ), C en dioptrie (δ )
1
C = ( n − 1)( +
1
) 
 R1 et R 2 comptés positivement pour les faces convexes ( bombés )
R1 R 2  et négativement pour les faces concaves ( creuses )

b) Règles de construction
-Tout rayon incident passant par le centre optique O émerge de la lentille sans être dévié.
-Tout rayon incident parallèle à l’axe principal émerge de la lentille en passant par le foyer principal image.
-Tout rayon incident issu du foyer principal objet émerge de la lentille parallèlement à l’axe principal.
Exemples : Le point A étant sur l’axe principal, on fait partir deux rayons d B en respectant les règles de
construction, le point de rencontre de leur rayons émergents est B’ et le projeté orthogonal de B’ sur l’axe est A’.
• Objet situé au-delà des foyers principaux
B B
B’
A F O F’ A’
B’ A F’ A’ O F

Nature de AB : réel Nature AB : réel


Nature de A’B’ : réelle Nature A’B’ : virtuelle
Sens de A’B’ : renversée % AB Sens A’B’ : droite
• Objet situé entre les foyers principaux et le centre Optique O
B’
B
B’
B
A’ F F’ A
A F’ A’
Rémarques :
-Tout objet devant la lentille est dit réel. -Tout objet derrière la lentille est dit virtuel.
-Toute image derrière la lentille est dite réelle. –Toute image devant la lentille est dite virtuelle.
2.3-Relation de Snell-Descartes
a) formule de conjugaison
la position de l’image d’un objet à travers une lentille est déterminer par la relation de conjugaison suivante :
1 1 1  O A p o s i t i o n d e l ' o b j e t A B
− = 
OA ' OA OF '  O A ' P o s i t i o n d e l ' i m a g e A ' B '
Remarques : -l’axe principal est orienté suivant le sens de propagation de la lumière (de la gauche vers la droite)
-la lecture de la position tient compte de cette orientation
-Si OA ≺ 0 l’objet est réel, - Si par contre OA ≻ 0 l’objet est virtuel
-Si OA ' ≻ 0 l’image est réelle, -Si par contre OA ' ≺ 0 l’image est virtuel.
b) Grandissement
C’est le rapport des grandeurs de l’image sur les grandeurs de l’objet :
A 'B ' OA '  A B ta ille d e l ' o b je t -lorsque γ ≻ 0 l’image est droite % l’objet
γ = = 
AB OA  A ' B ' ta ille d e l ' im a g e -lorsque γ ≺ 0 l’image est renversée % l’objet.
2.4-Théorème de vergence
Plusieurs lentilles minces accolés équivalent à une lentille unique dont la vergence C est égale à la somme
n
algébrique des vergences individuelles de chaque lentille. C = C1 + C 2 + ⋯ + C n = ∑ C i
i

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Chapitre 2 :

Mr.BISSECK Fils 3
Chapitre 3 : Rayonnements
Objectifs :
-Connaître les propriétés des rayonnements X, UV, IR, γ et leurs applications.
-Définir période radioactive, et calculer l’énergie nucléaire.
-Connaître les applications et les dangers de la radioactivité
1-Radiation UV (ultraviolet) et IR (infrarouge)
1.1-Radiation UV
La radiation UV ou rayonnement ultraviolet est produite par le soleil, les lampes à arc et les tubes à vapeur de
mercure.
1.2-Propriétés
Le rayonnement UV s’étend sur une bande de fréquence comprise entre 750 et 3000 Téra hertz (THz),
(1téra=1012) pour une longueur d’onde comprise entre 10 et 400nm.
1.3-Application
Les UV sont utilisés dans l’industrie pour stériliser l’eau et le linge chirurgical. Dans les tubes fluorescents
d’éclairage, les UV émis par le gaz contenu à l’intérieur sont convertis en rayonnement visibles inoffensif.
2-Rayons X
2.1-Production
Les rayons X sont émis par un métal soumis à un bombardement intense d’électrons animés d’une grande
vitesse. Les rayons X sont des radiations de même nature que la lumière. Leurs longueurs d’ondes sont comprises
° °
entre 10-10 et 10-8m (1 A et 100 A ).
2.2- Absorption
Les rayons X ont les propriétés de traverser un grand nombre de matériaux, mais d’autant plus difficilement
que le numéro atomique de la substance est plus élevé : C’est le phénomène d’absorption.
2.3-Protection
Pour diminuer le danger des rayons X, le manipulateur se protège à l’aide de vêtements en plomb.
2.4-Applications
Les rayons X sont utilisés pour la détermination des structures cristallines, la destruction des cellules
cancéreuses (radiothérapie) et pour localiser des fractures ou des tumeurs.
3- Radioactivité
3.1-Définition de la radioactivité
La radioactivité est la transformation spontanée de certains éléments en d’autres éléments par désintégration
avec émission des particules, accompagnées d’un rayonnement électromagnétique.
3.2-Différents types de radioactivité
On distingue trois types :
a) La radioactivité α
Les noyaux radioactifs α émettent les particules α (noyau d’hélium 42 H e )
A− 4
L’équation traduisant cette radioactivité est : A
Z X → 42 H e + Y
Z −2
(X noyau père et Y noyau fils)
Ex : le radium 226
88 Ra est radioactif α . Le noyau fils est le radon 222
86 Rn .

b)-la radioactivité β−
X → Y+
0 A A 0
C’est l’émission d’électrons −1 e par certain noyaux. Son équation est : Z Z +1 −1 e
Ex : le carbone 14 est radioactif β − . Le noyau fils est l’azote 14. 14
6 C → 14
7 N + 0
−1 e
c)- La radioactivité β+

La radioactivité β + est l’émission de positrons +10 e par certain noyaux.


A
Z X → Z −A1Y + +10e Ex : 1530 P → 1430 Si + +10 e
d)-Le rayonnement γ
La formation de noyaux fils est généralement accompagnée de l’émission d’un rayonnement
électromagnétique appelé rayonnement γ .
A
Z Y * → ZAY + γ∼
Mr.BISSECK Fils 4
3-Réactions nucléaire provoqués
3.1-la fusion nucléaire
C’est la fusion de deux noyaux légers conduisant à un noyau plus lourd. Ex : 338
92 U + 82 00 2 H g  
→ 509
172 X + 1
0 n
3.2-la fission nucléaire
C’est la division d’un noyau lourd en d’autres noyaux plus légers. Ex : 11
5 B + 01n 
→ 24 H e + 37 Li + 01n
4-Activité et période radioactive
4 .1-Activité
C’est le nombre de désintégration par unité de temps. Elle s’exprime en becquerel (Bq) qui correspond à une
désintégration par seconde. A = λ N Où N est le nombre de noyau et λ est la constante radioactive
4.2-Demi-vie
La période ou demi-vie, est la durée T au bout de laquelle la moitié de l’échantillon de nucléide s’est désintégrée.
ln 2 0, 63 N0
T= = Si à t=0 on a N0 alors à t=T on a N=
N0 et à t=nT on a N = .
λ λ 2 2n
4.3-Energie nucléaire ou énergie de liaison
C’est l’énergie libérée ou énergie de liaison c’est l’énergie libérée par la formation d’un noyau à partir de ses
nucléons. C’est aussi l’énergie qu’il faudrait fournir pour séparer, les séparer les nucléons les uns des autres. Elle
est définie par la relation : ∆E = ∆m.C 2 C=vitesse de la lumière (m/s), ∆m=dépôt de masse (kg)
∆m = mx-(Z.mp+N.mn) mp=masse proton, mn= masse neutron.
5-Dangers du rayonnement radioactif et radioprotection
5.1-Dangers de la radioactivité
Les particules produites par les désintégrations radioactives et le rayonnement γ pénètrent les tissus en
provoquant de graves anomalies : irradiation, contamination (cancers de la peau)
5.2- Radioprotection
On peut se protéger de particules radioactives en portant des vêtements ayant une teneur élevée en plomb. La
radioprotection est utilisée pour : -la datation au carbone 14 ; - la radiothérapie ; - la modification des gènes de
certaines plantes pour une meilleur adaptation.

Mr.BISSECK Fils 5
Chapitre 4 : Propagation et réception de son
Objectifs :
-Définir longueur d’onde, intensité acoustique et niveau d’intensité sonore et les calculer
1-Production et nature du son simple
1.1-Production
Générer un son consiste à ébranler le milieu de sa propagation, à le mettre localement en mouvement et à lui
transmettre de l’énergie qu’il se chargera ensuite de véhiculer.
1.2-Nature
Le son ou onde sonore est une onde d’oscillation mécanique de pression qui :
-Se propage longitudinalement à l’oscillation dans un milieu élastique continu.
Transfère de l’énergie par déplacement alternatif localisé de matière sans transport délocalisé de l’ensemble du
milieu. Il existe plusieurs types de source :
-Source impulsionnelle : elle génère une émission de courte durée.
Exemple : Une peau de tambour, une détonation d’une arme à feu, la déflagration d’un explosif.
-Source harmonique entretenue : elle génère une émission continue de longue durée.
Exemple : Son produit par des instruments de musique (guitare, flûte, orgues, violons, haut-parleurs….)
-Source aléatoire : elle est à l’origine d’une émission désordonnée de durée. Le son produit est appelé bruit.
Exemple : bruissement du vent dans le feuillage, bruissement de l’eau de torrent.
2-Propagation et célérité du son dans l’air
La vitesse de propagation ou célérité du son dans un milieu dépend :
-De la nature du milieu (corps purs, mélange, solution)
-De son état physique (gazeux, liquide, solide)
-De sa température
2.1-Longueur d’onde sonore
C’est la distance mesurée dans la direction de propagation, entre deux points d’un milieu où la pression
V λ longueur d’onde en (m),
acoustique repasse par les mêmes valeurs. λ = = V .T f fréquence en (Hz)
f
V célérité du son en (m/s)
1
T= période du son en (s)
f
2.2-Exercice d’application
La fréquence d’une onde sonore est f=2000Hz
1) Calculer la période de cette onde
2) Déterminer sa longueur d’onde si elle se propage dans l’air où la célérité du son est V=340m/s
3-Caractéristiques physiologique des sons acoustiques
Un son est caractérisé par :
- Sa fréquence encore appelé hauteur
- Son intensité
- Son niveau d’intensité sonore
- Son timbre ou taux d’harmoniques
3.1-Hauteur des sons
1
C’est la fréquence du son notée f. f = plus la fréquence est élevée, plus le son est aigu.
T
L’octave correspond au doublement de la fréquence d’une note.
3.2-Intensité d’un son
L’intensité du son est la grandeur physique caractérisant l’amplitude d’une onde sonore. Elle est définie par
2
Pe I en (W/m )
l’expression : I = Pe puissance sonore émise en (W)
S
S en (m2)
Mr.BISSECK Fils 6
3.3-Niveau d’intensité sonore
Le niveau d’intensité sonore noté N est définit par l’expression :
I N en décibel (dB)
N = 10 log I Intensité sonore à une distance donnée de la source (W/m2)
I0
I0 intensité de référence de seuil 1000hz, I0=10-12 (W/m2)

NB : log (logarithmes décimal), log (10 x ) = x

∆P
Le niveau d’intensité sonore se mesure avec un sonomètre : Il est égal à : N = 10 log avec ∆P0 = 2.10 −5 Pa
∆P0
∆P : Variation de pression acoustique à une distance donnée de la source (Pa)
∆P0 : Variation de pression acoustique de référence de seuil d’audition.
4-Ultrasons-application à l’échographie
L’échographie médical permet, par l’utilisation des ultrasons, des investigations du corps humain, sans
produits chimiques, ni rayonnements électromagnétiques nocifs pour l’organisme.

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Chapitre 5: Système triphasé équilibré
Objectifs :
-Distinguer les tensions simples et les tensions composées, les couplages étoiles et les couplages triangulaires.
-Calculer les puissances, faire la représentation de Fresnel des tensions, -Câbler un circuit électrique triphasé.
1-Système triphasé
1.1-introduction
Considérons trois générateurs monophasés identiques G1, G2 et G3 produisant des tensions sinusoïdales de même
valeur efficace et de même fréquence, mais déphasées consécutivement de 2 π .
3 i1
1.2-Définitions G 1 V1 Phase 1
On appelle : i 2

-Générateur triphasé équilibré : l’ensemble de trois générateurs monophasés. G 2 V2 Phase 2


i3
-fils de ligne : les conducteurs reliant ces générateurs aux récepteurs.
G3 V3 Phase 3
-ligne triphasé : l’ensemble des fils de ligne
-Phase : G1, G2 et G3 sont appelés respectivement phase 1, phase 2, phase 3 du Générateur triphasé
NB : Un générateur triphasé est encore appelé générateur sans précision.
1.3-Ordre des phases
On distingue deux types de systèmes triphasés :
-Le système dont l’ordre des phases est direct

-Le système dont l’ordre des phases est inverse V3
a) Ordre des phases direct
Les tensions ont pour expression :
Phase 1 : ϑ1 = V 2 sin ωt 
V1

Phase 2 : ϑ2 = V 2 sin(ωt − )
3


Phase 3 : ϑ3 = V 2 sin(ωt − ) V 2

3 Représentation de Fresnel
  
L’ordre des phase est dit « direct » parce que V 1 , V 2 et V 3 apparaissent dans le sens horaire, un observateur les
voyant défiler à la vitesse angulaire ω dans l’ordre 1, 2, 3. 
V2
b) Ordre de phases inverse
Les tensions ont pour expressions :
Phase 1 : ϑ1 = V 2 sin ωt 
V1

Phase 2 : ϑ2 = V 2 sin(ωt + )
3


Phase 3 : ϑ3 = V 2 sin(ωt + ) V3
3 Représentation de Fresnel
  
L’ordre V 1 , V 2 et V 3 dans le sens antihoraire et défile dans le l’ordre 1, 3, 2
2-Intérêt du triphasé
-En triphasé, le volume de fer utilisé dans les transformateurs est la moitié du volume de fer dans les
transformateurs, de même puissance utilisés en monophasé.
-En distribution d’énergie, le triphasé présente un intérêt économique de 30% par rapport au système monophasé.
3-Couplage étoile : Tension simples et tensions composées Phase 1 I1
(Lorsque la longueur de la ligne entre le générateur et le récepteur est
U12 V1 z
importante, son coût est élevé. Le système à phase séparées ne présente IN
aucun avantage % au monophasé. Les couplages étoile et triangle permettent Neutre
V2 z z
de réduire ce coût en diminuant le nombre de fils.) I2 U31
Phase 2
On a à chaque instant, I N = I1 + I 2 + I 3 = 0 U23 V3
Phase 3

Mr.BISSECK Fils 8
Par définition les tensions V1, V2 et V3 sont appelées tensions simples et les tensions U12, U23 et U31 sont appelées
        
tensions composées. Ces relations sont valables en écriture vectorielle. U12 =V1 −V 2 ; U23 = V 2 −V 3 ; U31 =V3 −V1 .
        
Pour construire ces vecteurs, utilisons les relations suivantes : V 1 = U 12 + V 2 ; V 2 = U 23 + V 3 ; V 3 = U 31 + V 1
Relation en V et U. Soient V la valeur efficace commune aux trois tensions simples et U celle des trois
tensions composés. Nous avons : U = 3V
Remarque :
-En triphasé, quand on parle de tension sans préciser, il s’agit toujours de la tension composée.
-AES Sonel distribue le courant triphasé par des 380V
Phase 1 I1
4-Couplage triangle : Courants de ligne et phases J12
U12
Par définition, les courants I1, I2, et I3 sont appelés courants
U31 z z
de ligne et courant J1, J2 et J3 sont des courants de phase. J31
      I
Phase 2 2 z
- Nous avons : I 1 = J 12 − J 31 ⇒ J 12 = I 1 + J 31 ; U23 J23
      Phase 3
de même I 2 + J 12 = J 23 et J 23 + I 3 = J 31 I3
- Relation entre J et I
Soient I la valeur efficace commune aux trois courants de ligne et J celle des trois courants de phase, nous
avons : I = 3 J
5- Puissance en triphasé
5.1-Puissance active
Quelque soit le couplage, la puissance active est : P=P1+P2+P3 or P1=P2=P3 ⇒ P=3P1 or P1 = VI cos ϕ
U U
⇒ P = 3VI cos ϕ or V = ⇒ P =3 I cos ϕ
3 3
⇒ P = UI 3 cos ϕ P en watt (W); cos ϕ est le facteur de puissance
5.2-Puissance réactive
Quelque soit le couplage, la puissance réactive est : Q=Q1+Q2+Q3=3Q1 or Q1 = VI sin ϕ ⇒ Q = 3VI sin ϕ

⇒ Q = UI 3 sin ϕ en (V.A.R)
5.3-Puissance apparente
On peut toujours définir une puissance apparente S telle que: S = P 2 + Q 2 = UI 3 ⇒ S = UI 3 en (V.A)
6-Facteur de puissance
P
Le facteur de puissance noté k est défini par le rapport k = = cos ϕ .
S
P
Pour un utilisateur consommant une puissance P = UI cos ϕ ⇒ I =
U cos ϕ
L’intensité de ligne dépend du facteur de puissance. Soit R la résistance de ligne de transport, la puissance
P
dissipée par effet joule est : P = RI 2 = R ( )2 charge de l’AES Sonel.
UCosϕ
La puissance perdue est minimale lorsque : Cosϕ = 1 , pour éviter d’énorme perte, le facteur de puissance doit être
compris entre 0,8 et 0,9 et la résistance R de l’installation doit être petite.

Mr.BISSECK Fils 9
Chapitre 6 : Transformateur monophasé
Objectifs :
-Connaître le principe de fonctionnement d’un transformateur monophasé et son symbole normalisé
-Calculer un rapport de transformation, une puissance apparente.
1-Définition
Un transformateur monophasé est une machine électrique qui permet de modifier la valeur efficace d’une
tension alternative.
2-Principe de fonctionnement-symbole normalisé
2.1-Principe de fonctionnement
Le transformateur reçoit une tension efficace au primaire qu’il abaisse dans le cas dans le cas d’un transformateur
abaisseur ou qu’il élève dans le cas d’un transformateur élévateur.
Exemple : transformateur 220V/24V (transformateur abaisseur) ou transformateur 220V/330V (élévateur)
2.2-constituants et symboles
a) constituants
Il est constitué de trois parties :
-Un circuit magnétique constitué d’un grand nombre de tôles.
-Un enroulement primaire alimenté par une source de tension alternative
-Un enroulement secondaire relié à un circuit ou à un dipôle récepteur.
i1 i2
b) symboles

U1 N1 N2 U2 Ou
U1 ∼ ∼ U2

Primaire Secondaire
Les transformateurs sont toujours accompagnés d’une plaque signalétique qui indique les caractéristiques de
l’appareil. Exemple: 50 P/s ou 50Hz (fréquence)
220/110V (U1=220 et U2=110V) tensions
100KVA Puissance apparente du transformateur
1 ∼ courant alternatif monophasé. N: Le transformateur ne fonctionne pas en courant
continu
3-Fonctionnement à vide
On dit qu’un transformateur fonctionne à vide lorsque le secondaire ne débite aucun courant (i2=0)
3.1-Schéma i1 i2
U1 V1 ∼ ∼ V2 U2 N nbre de spire du secondaire
2

3.2-Rapport de transformation notée m N1 nbre de spire du primaire


U1 tension eff du primaire
Le rapport de transformation notée m est défini par : m = N 2 = U 2 = I 1
N1 U1 I2 U2 tension eff du secondaire
m est sans unité I1 courant primaire
4-Fonctionnement en charge I2 courant secondaire
Le transformateur est dit en charge lorsque le secondaire débite un courant i2 ≠ 0
i2
4.1-Schéma i1
U1 N1 N2 U2 R

Primaire Secondaire
4.2-Puissances apparentes du primaire et du secondaire
Le produit des valeurs efficaces de tension et de l’intensité du courant est le même au primaire et au
secondaire d’un transformateur. Ce produit est appelé puissance apparente notée P. P=U1I1=U2I2 en (V.A)
5-Application industrielle
Le transport d’énergie électrique ne peut s’effectuer qu’en haute tension, il faudrait donc élever la tension
fournie par le générateur et de la transporter à des longues distances ceci évitant les pertes d’énergie. La haute
tension est dangereuse, elle nécessite une isolation exceptionnelle.
Mr.BISSECK Fils 10
Chapitre 7 : Niveaux d’énergie dans un atome
1-Spectre atomique
1.1-Définition
C’est un ensemble des rayons colorés résultant de la décomposition d’une lumière complexe. Les longueurs
d’onde sont déterminées à l’aide d’un spectromètre.
1.2-Spectre continu
C’est celui obtenu lors de la décomposition de la lumière blanche par un prisme (arc-en(ciel), du violet au rouge.
1.3-Spectre d’émission
A l’état excité, un atome peut émettre de l’énergie cette émission des radiations a tendance à stabiliser l’atome et
l’électron passe d’un niveau supérieur à un niveau inférieur.
1.4-Spectre d’absorption
A l’inverse, le passage de l’état d’énergie inférieure à l’état d’énergie supérieure correspond à une raie
d’absorption. Cette absorption déstabilise l’atome.
1.5-Postulat de Bohr
L’atome peut prendre une série discontinue d’états stationnaires, et possède dans un état donné, une énergie
bien déterminée. Les états d’énergie de l’atome sont quantifiés ( ∆E = hν )
2-Niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène
2.1-Energie potentielle et énergie cinétique
L’énergie Ep est l’énergie nécessaire pour amener l’électron de l’infini à une distance r du noyau.
L’Ec est l’énergie que possède un corps à cause de sa vitesse. L’expérience a montré que la somme de l’Ec et
de l’Ep conduit à une énergie donnée par la relation : E n = − E 20 E0=énergie fondamentale, E0=13,6eV
n
En=Ep+Ec , n est un nombre entier : c’est le nombre quantique principal. (1eV=1,6.10-19J)
2.2-Energie de l’atome d’hydrogène
L’atome d’hydrogène est constitué d’un électron et d’un proton. Le spectre d’émission révèle une série de
raies dans le domaine du visible appelé série de Balmer. D’après le postulat de Bohr, la variation d’énergie
hC
correspondant à ces transition est quantifiée et donner par la relation : ∆E = E f − Ei = hν = , C=vitesse de
λ
la lumière=3.108m/s, λ =longueur d’onde, h constante de Planck=6,636x10-34J.s
2.3-Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène
Lorsque l’électron passe d’une orbite n à une orbite P, la variation d’énergie correspond à une variation de
fréquence ν tel que : ∆ E = E 0 ( 12 − 12 ) = hν ⇒ 1 = E 0 ( 12 − 12 ) posons RH =
E0
n p λ hC n p hC
⇒ 1
= RH (
1 1
− 2)
, RH=1,095x10-7m-1 est la constante de Rydberg
λ n2 p

2.4-Energie d’ionisation
a) Définition
C’est l’énergie minimale qu’il faut fournir à un atome se trouvant à son état fondamental pour lui arracher un
électron. Pour l’atome d’hydrogène, cette énergie correspond à la variation d’énergie du niveau fondamental à ∞
3-Série des raies d’émission
3.1-Série de Lyman
Elle correspond à toutes les transitions de l’état excité vers l’état fondamental (n=1). ⇒ 1 = R (1 − 1 )
λ H
p2

3.2-Série de Balmer
Ce sont des raies qui correspondent à toutes les transitions relatives 1 = R H ( 1 − 12 )
λ 4 p
au retour sur le premier état excité (n=2)
Pour n=3 on parle de la série de Paschen, n=4 Bracket, et n=5 Pfund.

Mr.BISSECK Fils 11
Chapitre 1 : Les Hydrocarbures saturés, insaturés et aromatiques
1-Définition
On appelle hydrocarbure, tout composé constitué uniquement de carbone (C) et d’hydrogène (H).
Les hydrocarbures sont regroupés en quatre grandes classes : les alcanes caractérisés par les liaisons de covalence
simples ( C − C ), les alcènes ( C = C ), les alcynes ( C ≡ C ) et composés aromatique (possède un noyau
benzénique).
2-Formule générale
2.1-alcanes
Les alcanes sont des hydrocarbures saturés de formule générale CnH2n+2 avec n ∈ N * .
2.2-alcènes
Les alcènes sont des hydrocarbures ayant au moins une double liaison (C=C) dans leur chaîne carbonée.
Leur formule générale est CnH2n avec n ≥ 2 .
2.3-alcynes
Les alcynes sont des hydrocarbures ayant au moins une triple liaison ( C ≡ C ) dans leur chaîne carbonée.
Leur formule générale est CnH2n-2 avec n ≥ 2 .
2.4-composés aromatiques
Ils ont des propriétés particulières en raison de leur structure. Le plus simple est le benzène (C6H6)
3-Nomenclature
3.1-Cas des alcanes
Le nom d’un alcane s’obtient en associant le suffixe –ane au préfixe désignant sa chaîne carbonée la plus longue.
n 1 2 3 4 5 6 7 8 9
préfixe méth- éth- prop- but- pent- hex- hept- oct- nan-
Exemple : méthane CH4 ; éthane … CH 3 − CH 2 − CH 3 (méthylpropane);CH 3 − CH 2 − CH 2 − CH 2 (2-méthylbutane)
| |
3.2- Cas des alcènes et des alcynes CH 3 CH 3
Comme pour les alcanes, on utilise le suffixe-ène pour les alcènes et –yne pour les alcynes. Le préfixe est
fonction du nombre d’atomes de carbone.
La démarche à suivre est la suivante : -Déterminer la chaîne carbonée la plus longue contenant la liaison multiple.
-Repérer la position de la liaison multiple et des ramifications. On considèrera le sens de numérotation qui donne
la plus petite position à la chaîne multiple. 1 2 3 4
1 2 3 4
Exemple : a) C H 3 − C H = C H − C H 3 C
(but-2-ène) ; b) 4 2 3H = C H − C H 2 − C H 3 (but-1-ène)
2 1
4 3 2 1
CH 3 − CH − CH 3
a) C H ≡ C − C H 2 − C H 3 (but-1-yne), d) || (méthylpropène)
CH 2
Remarque: Le nom usuel de l’éthène est l’éthylène et celui des alcynes est l’acétylène
3.3-Le groupe alkyle
C’est un alcane qui a perdu un atome d’hydrogène. Le nom de l’alkyle correspondant à un alcane s’obtient en
remplaçant le suffixe « ane » par « yne ». Ex : C 2 H 5 − (éthyl)
Lorsque plusieurs groupes alkyle de même nature sont fixés sur la chaîne carbonée la plus longue d’un
hydrocarbure, le nom de cet hydrocarbure sera précédé du préfixe correspondant au nombre de fois que ce même
groupe alkyle apparaît suivi directement du nom de cet alkyle. 2-(di), 3-(tri), 4-(tétra) ……
3.4-Isomérie
On appelle isomères, les molécules ayant la même formule bute mais des formules semi-développées différentes
Exemple:- isomérie de chaîne du butane CH 3 − CH 2 − CH 2 − CH 3 et C H 3 − C |H 2 − C H 3
CH
-Isomérie de position du butène C H 3 − C H = C H − C H 3 (but-2-ène) ; etC H 2 = C H3 − C H 2 − C H 3 (but-1-ène)
-Isomérie de configuration : elle se rencontre chez les alcènes. Ces isomères ne diffèrent que de la position des
atomes dans l’espace. On distingue deux isomères de configuration Z-(ensemble) et E-(à l’opposé)
CH3 CH3 CH 3 H
\ / \ /
Exemple du butène : C = C (Z)- but-2-ène ; C = C (E)- but-2-ène
/ \ / \
3-Propriétés chimiques H H H CH3

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3.1-Réaction de combustion
a) cas des alcanes
La combustion complète des alcanes dans du dioxygène conduit au dioxyde de carbone et de l’eau.
3n + 1 Exemple : C 4 H 1 0 + 1 3 O 2 → 4 C O 2 + 5 H 2 O
C n H 2n+2 + O 2 → n C O 2 + ( n + 1) H 2 O
2 2
b) cas des alcènes et des alcynes
Les alcènes et les alcynes brûlent dans le dioxygène pour donner le dioxyde de carbone et de l’eau lorsque la
combustion est complète. Les équation traduisant cette réaction sont :
O 2 → n C O 2 + n H 2 O Ex : C2 H 4 + 3O2  → 2CO2 + 2 H 2O
- Combustion des alcènes 3n
C n H 2n +
2
3n − 1 5
- Combustion des alcynes Cn H 2 n − 2 + O2 → nCO2 + ( n − 1) H 2O Ex : C 2 H 2 + O 2  
→ 2C O 2 + H 2O
2 2
3.2-Réaction de substitution
Une réaction de substitution est une réaction au cours de la quelle un atome d’hydrogène est remplacé(s) par un
autre atome ou groupe d’atome monovalent. Exemple de la chloration du méthane
La chloration du méthane est la réaction de substitution du chlore sur le méthane en présence de la lumière.
C’est une réaction photochimique qui conduit à 4 principaux produits selon les équations :
CH 4 + Cl2 
ցցց
→ CH 3Cl + HCl ; CH 3Cl chlorométhane est un solvant
CH 3Cl + Cl2 
ցցց
→ CH 2Cl2 + HCl ; CH 2Cl2 dichlorométhane solvant
CH 2Cl2 + Cl2 
ցցց
→ CH Cl3 + HCl ; CHCl3 trichlorométhane ou chloroforme est un anesthésique
CH Cl3 + Cl2 
ցցց
→ CCl4 + HCl ; CCl4 tétrachlorométhane est la composition des fréons.
La lumière dans cette réaction est un catalyseur. Un catalyseur est une entité chimique apportée à une réaction
pour l’accélérer sans toute fois y participer.
3.3-Réaction d’addition
Une réaction d’addition est une réaction au cours de laquelle de nouveaux atomes se fixent sur une molécule
insaturée après la rupture de ses liaisons faibles.
a) Hydrogénation
L’hydrogénation est l’addition du dihydrogène.
-En présence du nickel, l’hydrogénation d’un alcène conduit à un alcane : Cn H 2 n + H 2 
Ni
→ Cn H 2 n + 2
Ex : CH 2 = CH 2 + H 2  Ni
→ C H 3 − CH 3
-En présence d’un catalyseur fort, l’hydrogénation d’un alcyne conduit à un alcène puis à un alcane :
Cn H 2 n − 2 + H 2 
Ni
→ Cn H 2 n + H 2 
Ni
→ Cn H 2 n + 2
Ex : CH ≡ CH + H 2  Pd
→ CH 2 = CH 2 puis CH 2 = CH 2 + H 2  Ni
→ CH 3 − CH 3
b) Addition du chlorure d’hydrogène
-l’addition du chlorure d’hydrogène sur l’éthène conduit au chlorométhane : CH 2 = CH 2 + HCl 
→ CH 3 − CH 2Cl
-l’addition du HCl sur l’acétylène conduit au chloroéthylène ou chlorure de vinyle CH ≡ CH + HCl  →CH2 = CHCl
-Règle de Markovnikov : lors de l’addition d’un composé hydrogéné sur un alcène dissymétrique (groupe
d’atomes de part et d’autre de la double liaison sont différents) l’hydrogène se fixe de préférence sur le carbone
le plus hydrogéné.
c) Hydratation (addition de l’eau)
CH 2 = CH 2 + H 2O H SO
2
→ CH 3 − CH 2 − OH
4

-l’addition de l’eau sur l’éthylène conduit à l’éthanol : ∆

-l’addition de l’eau sur l’acétylène conduit à l’éthanal : C H ≡ C H + H − O H  ∆ → C H 3 − C|| − H


H SO 2 4

D’une manière générale, l’hydratation d’un alcène conduit O


à un alcool, caractérisé par le groupe −OH , et l’addition de l’eau sur les alcynes conduit à des aldéhydes ou à des
cétones caractérisé par le groupe carbonyle : − / (chapitre suivant)
C
\\
O

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4-Polymérisation
4.1-Définition
C’est une réaction d’addition de plusieurs molécules insaturées et identiques. nM 
→Mn où M le est monomère
masse M n
Mn le polymère et n l’indice de polymérisation n = . Le groupe d’atome qui se répète identiquement à
masse M
lui-même dans le polymère est le motif du polymère.
a) Cas de l’acétylène : n(CH 2 = CH 2 ) 
→( −CH 2 − CH 2 −) n
b) Cas de l’acétylène : n(CH ≡ CH )  →(−CH = CH −)n
4.2-Exemple
a) -le polyéthylène (PE), n(CH 2 = CH 2 ) 
→( −CH 2 − CH 2 −) n
c) -le polychlorure de vinyle (PVC), n(CH 2 = CHCl ) 
→( −CH 2 − CHCl −) n
d) -le polystyrène (PS), n(CH 2 = C − H) 
→(−CH 2 − CHCl−) n
|
C6 H 5
5-Préparation au laboratoire
5.1-méthane
Le méthane est obtenu par action de l’eau sur le carbure d’aluminium Al4C3 selon l’équation.
A l4 C 3 + 1 2 H 2 O → 4 A l (O H ) 3 + 3C H 4
5.2-éthylène
CH 3 − CH 2 − OH → CH 2 = CH 2 + H 2O
H SO
2 4
La déshydratation de l’éthanol conduit à l’éthylène 180°C

5.3-acétylène
L’acétylène s’obtient au laboratoire par action de l’eau sur le carbure de calcium : CaC2 + 2 H 2O 
→ C 2 H 2 + Ca (OH )2
Exercice
L’hydratation d’un hydrocarbure A conduit à un alcool de masse molaire moléculaire 60g/mol.
1) A quelle famille appartient cet hydrocarbure
2) Déterminer la formule brute de A sachant que la formule générale des alcools est CnH2n+1OH.
Solution
1) Alcène
M=12n+2n+1 +16 +1=14n+18=60 ⇒ n=3 ⇒ C3H6 propène.

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Chapitre 2 : Les composés oxygénés
Objectifs :
-Donner les formules générales des différents composés oxygénés; les nommer et les identifier par des tests précis
- Donner leurs propriétés chimiques.
1-Formules générales
Les principaux composés oxygénés sont : les alcools, les aldéhydes, les cétones, et les acides carboxyliques
Composés Alcools Aldéhydes Cétones Acide carboxylique
Formule générale O O
// // ou R-COOH
R − OH R− C R −C−R' R− C
\ || \
H O OH

R et R’ sont des groupes Alkyles (CnH2n+1-)


2-Nomenclature
2.1-Les alcools
Un alcool se nomme en prenant pour chaîne principale la chaîne comportant le groupe hydroxyle –OH. On
remplace le « e » final de l’alcane correspondant par le suffixe « –ol » en indiquant si possible sa position(la plus
petite). L’atome de carbone lié au groupe –OH est le carbone fonctionnel.
On distingue trois classes d’alcool : les alcools primaires, secondaires et tertiaires.
Un alcool est dit primaire, secondaire ou tertiaire selon que le carbone fonctionnel porte respectivement 1, 2 ou 3
groupes alkyles. Leurs formules générales respectives sont :
H R' R'
Alcool primaire : R − C| − O H ; Alcool secondaire : R − C| − O H ; Alcool tertiaire : R − C| − O H
| | |
H H R ''
CH3
Exemple : CH3 − CH2 − CH2 − OH(propan-1-ol) ; CH3 − CH2 −CH3 (propan-2-ol) ; CH3 − C| − OH (2-méthylpropan-2-ol)
|
|
OH
CH3
2.2-Les aldéhydes
H
Ils sont caractérisés par le groupe fonctionnel − C/ Le nom d’un Aldéhyde s’obtient en remplaçant le « e »
\\
O
final de l’alcane correspondant par le suffixe « -al ».
H H
Exemple : / (Propanal) ; / (butanal)
CH3 − CH 2 − C CH 3 − CH 2 − CH 2 − C
\\ \\
O O
2.3-Les cétones
Elles sont caractérisées par le groupe fonctionnel − C − . Le nom d’une cétone s’obtient en remplaçant le « e »
||
O
final de l’alcane correspondant par le suffixe «-one»
Exemple : CH 3 − C − CH 3 (propanone ou acétone), CH3 − CH 2 − CH 2 − C − CH3 (pentan-2-one)
|| ||
O O
2.4-Les acides carboxyliques
OH
Ils sont caractérisés par le groupe fonctionnel − C/ ou -COOH. Le nom d’un acide carboxylique s’obtient
\\
O
en remplaçant le « e » final de l’alcane correspondant par le suffixe « -oïque », et faisant précédé le mot acide au
nom obtenu.

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OH
Exemple : C H − C H − C/ (Acide propanoïque) ; CH3COOH (acide éthanoïque)
3 2
\\
O
3-Propriétés chimiques
3.1-Les alcools
3n
a) Combustion Cn H 2n +1OH + O 2 
→ nCO 2 +(n+1)H 2 O
2
Exemple : CH 3 − CH 2 OH +3O 2 → nCO 2 + ( n + 1)H 2 O

b) Oxydation du métal sodium (Na) R − OH + Na  → RO − + Na + + H 2 . L’ion RO- obtenu est l’ion alcoolate.
2
1
Exemple : CH 3 − CH 2 OH + Na  →(CH 3 − CH 2 O − , Na + ) + H 2
éthanolate de sodium 2
c) Déshydratation
-Intramoléculaire : CH3 − CH 2OH  H 2 SO4
→ H 2 O + CH 2 =CH 2
180°C Ether oxyde
-Intermoléculaire CH 3 − CH 2 OH + HO − CH 2 − CH 2 − CH 3  → CH 3 − CH 2 − O − CH 2 − CH 2 − CH 3 + H 2 O
d) Oxydation ménagée des alcools Ethanoate de propyle
Le produit de l’oxydation ménagée est fonction de la classe d’alcool :
O
-Alcool primaire: 1 // . L’alcool primaire conduit à un aldéhyde. Lorsque l’air
R − O H + O 2  C 
u / Pt
→R− C + H 2O
2 \
H
O
est en excès, l’alcool primaire conduit à l’acide carboxylique : //
R − C H 2 − O H + O 2  C → R −
u / Pt
C + H 2O
\
OH
1
-Alcool secondaire : R − CH − R' + O 2  
Cu / Pt
→ R − C − R' + H 2 O . L’alcool secondaire conduit à une cétone
| 2 ||
OH O
R'
-Alcool tertiaire : | 1
R − C − OH + Cu / Pt
O 2   → R i e n
| 2
R ''
3.2-Aldéhydes et cétones
a) Oxydation ménagée
O O
L’oxydation ménagée des aldéhydes conduit aux acides carboxyliques. // 1 //
R − C + O 2   → R −
Cu /Pt
C
\ 2 \
H OH
L’oxydation ménagée des cétones est impossible. 1
R − C − R'+ O 2  C → R ie n
u /Pt

|| 2
O
4-Préparation
4.1-Aldéhyde
Un aldéhyde peut être obtenu par oxydation ménagée d’un alcool primaire.
4.2-Cétone
Une cétone s’obtient par oxydation ménagée d’un alcool secondaire.
4.3-Propriétés commune
Les aldéhydes et les cétones donnent un précipité jaune en présence de la 2,4 dinitrophénylhydrazine(2,4-DNPH).
4.4-Tests d’identification des cétones et des aldéhydes
a) Test au réactif de shift : L’aldéhyde rosit en présence du réactif de shift.
b) Test à la liqueur de Fehling: Avec la liqueur de Fehling, les aldéhydes donnent une coloration rouge vive.
Exercice d’application
L’hydratation d’un hydrocarbure A de masse molaire 42g.mol conduit à la formation de deux alcool B et C.
l’oxydation de B conduit à un aldéhyde D et celle de C à une cétone E. Déterminer A, B, C, D et E.
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Chapitre 3 : Pétrole et pétrochimie
Objectif :
-Définir craquage, le reformage, la distillation, la polymérisation et la polycondensation
-Connaître : les problèmes écologiques liés à l’industrie du pétrole, les tests d’identification des polymères.
1-Origine et extraction des pétroles et gaz naturels.
1.1-Origine
Les pétroles et gaz naturels proviennent de la décomposition des matières organiques enfouies dans le sol.
-Entre 1000 et 4000m de profondeur, ces matières organiques se transforment en pétrole.
-Entre 4000 et 5000m, les conditions géothermiques transforment ces matières organiques en gaz naturel.
1.2-Technique d’extraction
Le pétrole est extrait des profondeurs du sol par des forages. Le pétrole extrait par forage est traité par divers
techniques pour donner de multiples dérivés.
1.3-Dérivés du pétrole
Les dérivés ou coupes du pétrole sont : l’essence, le fuel, le kérosène, le pétrole lampant, le gasoil, le bitume.
Une coupe de pétrole est l’ensemble des constituants du pétrole ayant la température d’évolution voisine.
2-Constituants du pétrole et des gaz
2.1-Pétrole
Les pétroles sont des liquides visqueux de couleur brune ou noire. Ce sont des mélanges d’alcanes, de cyclanes et
d’hydrocarbures aromatiques.
2.2-Gaz naturel
Les gaz naturels contiennent toujours de l’eau, les alcanes et d’autres constituants comme le sulfure d’hydrogène.
Les opérations de traitement des gaz naturels comportent au moins trois étapes : Le séchage, la désulfuration et la
distillation fractionnée.
3-Raffinage
3.1-Définition
Le raffinage est l’ensemble des opérations de traitement du pétrole brut. Il comporte deux étapes : la distillation,
les opérations de craquage et de reformage.
3.2-Distillation
C’est le procédé de séparation des différents constituants d’un mélange homogène liquide-liquide. Elle consiste à
chauffer le mélange jusqu’à vaporisation et les premières vapeurs recueillies sont condensées à l’aide d’un
réfrigérant. Il existe deux types de distillation : la distillation simple et la distillation fractionnée (distillation du
distillat)
3.3-Craquage
C’est une opération chimique qui transforme les hydrocarbures lourds en hydrocarbures légers.
Exemple : CH 3 − (CH 2 )2 − CH 3  → CH 3 − CH 3 + CH 2 = CH 2
3.4-Le reformage
C’est une opération qui consiste à modifier la structure d’un hydrocarbure sans modifier son nombre d’atomes de
carbone afin d’améliorer son indice d’octane.
CH 3
|
Exemple: CH − (CH ) − CH 
→ CH 3 − CH − CH 2 − C − CH 3
3 2 6 3
| |
CH3 CH 3
On appelle indice d’octane, le degré de résistance d’un carburant à l’auto inflammation.
3.5-Vapocraquage
C’est un craquage qui se fait en présence des vapeurs d’eau sans catalyseur vers 800°C. Son intérêt est d’obtenir
majoritairement des alcènes qui sont utilisés dans la synthèse des matières plastiques.
Exemple : CH 3 − (CH 2 )2 − CH 3  → 2CH 2 = CH 2 + H 2

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4-Transformation des produits pétroliers.
4.1-Consommation
Les produits pétroliers sont utilisés comme source d’énergie et engrais
-production d’électricité : centrales à fuel
-les transports : voitures, train, avion, route bitumée
-cuisson des aliments : four à gaz, réchaud à pétrole
-Engrais chimique.
4.2-Problème de pollutions liées au traitement et à l’industrie
L’utilisation du pétrole est responsable de plusieurs types de pollution :
-La pollution atmosphérique : combustion, effet de serre dû à l’augmentation du taux de dioxyde de carbone dans
l’atmosphère, pollution acide due aux oxydes de carbones, de soufre et d’azote.
-La pollution des eaux : les marées noires dû aux accidents des pétroliers dans les océans.
5-Les matières plastiques
5.1-Synthèse
Les matières plastiques s’obtiennent par association des adjuvants à certains polymères. On les classe en trois
catégories : les matières thermoplastiques, les matières thermodurcissables, les élastomères. Les plus courant sont
-le polyéthylène (PE), de motif (-CH2-CH2-), est utilisé pour les emballages. Il peut être de basse densité (PEBD)
ou de haute densité (PEHD).
-le polyéthylène téréphtalate (PET). Il est utilisé pour les bouteilles de boissons gazeuses.
-le polychlorure de vinyle (PVC), de motif (-CH2-CHCl-) est utilisé en tuyauterie. Il peut être simple ou rigide.
-le polystyrène (PS), de motif (-CH2-CHC6H5-) est utilisé pour les objets comme la règle transparente, boîtes
rigide. Sous sa forme expansée (PSE) est utilisée pour les emballages des appareils électroniques.
5.2-Tests d’identification
Pour distinguer les matières plastiques, on peut utiliser les tests suivants :
-Test de densité : Seul le polyéthylène flotte sur l’eau
-Test au chauffage : PE, PVC, PS, et PET se ramollissent à chaud. Seul le PVC donne une flamme verte.
-Test de solubilité : le PS et le PVC sont solubles dans l’acétone alors que PE et PET ne le sont pas.

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Chapitre 4 : Constituant de Quelques métaux
Objectif :
-Exploiter le diagramme de solidification d’un alliage binaire,
-Citer des exemples et l’intérêt de quelques matériaux composé
1-Structure des métaux aux échelles atomiques et macroscopiques
Selon l’échelle d’observation, les métaux possèdent deux structures différentes
-A l’échelle atomique, nous avons les structures cristallines (les atomes ne sont pas disposés au hasard les uns par
rapport aux autres, mais sont repartis régulièrement dans l’espace)
-A l’échelle macroscopique, la structure macrographique (vue à l’œil nu) n’est pas différente
Le métal est un corps simple doué d’un état particulier, bon conducteur de chaleur et d’électricité.
Exemple: Fe, Zn, Sn, Pb, Cu, Au, Ag
Le plus souvent, les métaux existent dans la nature à l’état combiné.
Exemple: -Hydroxydes : Cu(OH2)2 ; Fe(OH)2 ;
-Oxyde : CuO (oxyde de cuivre) ; Fe2O3 (oxyde de fer) ; Al2O3 (oxyde d’aluminium)
-Halogénures : Kcl ; NaCl ; MgCl2 ;
-Sulfures : ZnS ; FeS ;
-Sulfates : BaSO4 ; CaSO4.
On trouve ces formes combinés dans des minerais
2-Intérêt des traitements thermiques
Les traitements thermiques ont pour but de changer à dessein la structure micrographique d’un alliage afin de
lui faire acquérir de nouvelles propriétés mécaniques. (Un alliage est un ensemble constitué d’au moins deux
métaux purs)

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Chapitre 5 : Elaboration des métaux
Objectifs :
-Connaître les principes de la sidérurgie et de l’électrométallurgie de l’aluminium
1-Méthode générales d’élaboration d’un métal
1.1-Définition
-Un minerai est une roche à partir e laquelle on peut extraire économiquement un métal.
-La sidérurgie est l’ensemble des techniques de fabrication du fer et ses alliages (fontes et aciers)
1.2-Préparation du minerai
Les métaux se trouvent dans le sol sous forme de minerais (mélange métaux et impuretés ou gangues).
Les minerais sont d’abord soumis à des traitements mécaniques qui ont pour but d’éliminer le plus de gangue
possible : ils sont triés, broyés, lavés ou flottés, ou triés magnétiquement.

Minerai Partie métallique Traitement mécanique minerai Partie métallique


naturel Partie terreuse enrichi Gangue résiduelle
Les minerais subissent ensuite un traitement chimique afin d’en extraire le métal.

Minerai enrichi Traitement 1°) oxyde métallique


et traitement chimique Chimique 2°) Groupe résiduelle
2-Application à la sidérurgie et à l’électrométallurgie de l’aluminium
2.1-Cas de l’aluminium
a) Source
L’aluminium est abondant dans la nature a l’état combiné. La forme la plus rencontrée est la bauxite (Al2O3).
Al2O3,3H2O est l’oxyde d’aluminium hydraté
b) Extraction de l’aluminium
On extrait d’abord la bauxite par la solution de soude( NaOH) pou éliminer les impuretés, ensuite on la
ր
déshydrate. Al2O3 ,3H 2O 
→ Al2O3 + 3 H 2O
L’alumine doit être soumise à l’électrolyse (décomposition d’un corps par le courant électrique). Sa
température de fusion étant très élevée 2000°C, on y ajoute un fondant appelé cryolithe qui fait baisser la
température de fusion vers 900°C. Al2O3  ∆
→ 2 Al + 3O 2 − (Équation de la fusion de l’alumine)
Les réactions aux électrodes sont les suivantes :
Anode (+) : ( 2O 2−  → O2 + 4e − ) x 3
Cathode (-) : ( Al 3+ + 3e − 
→ Al ) x 4
Bilan : 6O 2 − + 4 Al 3+ 
→ 3O2 + 4 Al
c) Loi de Faraday
La quantité de matière déposée à la cathode est proportionnelle à la quantité d’électricité reçue : m = It = V
M xF V0
m en (g), M en (g/mol), I en (A), t en (s), V en (L) et Vm en (L/mol)
MIt Vm It F=Ne=96500C le Faraday
m= ou V =
xF xF X le degré d’oxydation du métal (nombre d’électron échangés)
A la température de l’expérience, l’aluminium formé de liquide descend au fond de la cuve pour être recueillit
d) Importance
L’aluminium sert à la fabrication des tôles, des casseroles, cuillères, fourchette, …
2.2-Sidérurgie
Tous les minerais de fer sont en majorité des oxydes de fer en particulier la magnétite Fe2O3. Pour obtenir le fer,
il suffit donc de les réduire par l’oxyde de carbone. Fe2O3 + 3CO → 3CO2 + 2 Fe .

Mr.BISSECK Fils 20
Chapitre 6 : Les engrais
Objectifs :
-Montrer l’importance des engrais et leurs utilisations spécifiques dans l’agriculture moderne
-Montrer les risques de pollution des sols et des eaux qui en découlent.
1-Etude chimique des sols
Le sol est la partie supérieure de l’écorce terrestre. Elle est constitué essentiellement de l’air à 25% , de l’eau à
25% , des matières minérales 47% et des matières organiques 3%.
1.1-Matières minérales
Elles proviennent de la décomposition des roches. Elles sont constituées surtout de sable (contient la silice
SiO2), d’argile (renferment des ions SiO42-, K+, Al3+, Fe3+, Mg2+,Ca2+ etc…) et de calcaire (CaCO3).
Il existe deux types de terres :
-Les terres calcaires dont les matières minérales renferment plus 13% en volume de calcaire (légèrement basique
PH˃7)
-Les terres argileuses dont les matières minérales contiennent plus de 30% en volume d’argile (légèrement acide
PH˂7)
Remarque : suivant la valeur du P, une terre peut être adaptée à une culture donnée.
1.2-Matières organiques
Elles sont encore appelées humus. Elles résultent de la transformation des déchets animaux et végétaux sous
l’action de microorganisme du sol. (la couleur sombre de la terre est due à l’humus).
1.3-Complexe argilo-humique (CAH)
C’est une association de particules d’argile et d’humus. Il attire et fixe des cations du sol (Ca2+, K+, NH4 ….)
Les anions ne sont pas attirés par le CAH.
Le rôle du CAH est donc de fixer les cations qui sont ainsi mis en réserve dans le sol.
+
Anion RCOO- +
- - + Cation du sol
- + +
+ - Solution du sol
2- + CAH
+ SiO 4 + Cation du sol +
- + + -
- + +
a) Formation du CAH b) Fixation des cations
Les échanges d’ions entre le CAH et la solution du sol permettent la nutrition des plantes.
2-Les besoins es plantes
2.1-Composition des végétaux (plantes)
La teneur en eau des végétaux étant très variable (de 10 à 90%), nous étudions la composition des végétaux secs
en pourcentage massique.
-Eléments essentiels : C (40 à 50%) ; O (42 à 45%) ; H (6 à7%) et N (1 à 3%)
-Eléments secondaires : Ca (0,5 à 3%) ; K (0,3 à 2% ; P (0,1 à 1%) et quelques autres (Cl, Na, Mg, Si)
-Oligo-éléments : Ce sont les éléments que l’on rencontre en très faible quantité tels que Cu, Fe, Mn, Zn par
exemple. Chacun de ces éléments se trouve sous forme d’ions polyatomiques et joue un rôle bien précis.

Exemple : éléments C, H et O constituent les tissus végétaux. La réaction nCO2 + nH 2O 


ցցց
→(CH 2O)n + nO
se produit en présence de la lumière : C’est la photosynthèse.
-élément azote est indispensable à leur croissance. L’azote se trouve sous forme d’ions NO3- et NH4+
-élément phosphore P favorise la fructification et permet les échanges d’énergies à l’intérieur des cellules et est
prélevé sous forme d’ions phosphate PO43-, HPO42-(hydrogénophosphate) et H2PO4- (dihydrogénophosphate)

Mr.BISSECK Fils 21
-élément potassium K active la photosynthèse et améliore la résistance. Il est prélevé dans le sol sous forme
d’ions K+.
-élément soufre S augmente la vitesse de croissance des plantes et es fourni aux plantes sous forme d’ions SO42-
-Les oligoéléments sont absorbés sous forme de leurs ions respectifs.
2.2-Nécessité d’un apport extérieur
Les sols s’épuisent à cause des cultures, des lessivages, d’où la nécessité de les fertiliser. Les engrais
apportent les éléments nutritifs indispensables à la vie de la plante.
3-Nécessité des engrais
3.1-Définition
Un engrais est un composé naturel ou chimique apporté au sol pour sa fertilisation. Il existe des engrais
organiques et des engrais minéraux.
3.2-Engrais organiques
Ils sont obtenus à partir des produits animaux ou végétaux. Grâce aux microorganismes du sol ces produits
sont transformés en ions assimilables par les plantes.
Exemple: -les fumiers et les lisiers
-le compost (engrais fabriqué à base d’ordures ménagères)
-les résidus de récoltes
-l’urée CO(NH2)2 (seul engrais organique synthétisable)
3.3-Engrais minéraux
Ce sont les engrais les plus importants. Ils sont caractérisés par les éléments fertilisants qu’ils contiennent : azote
(N), phosphore (P), potassium (K). Si un engrais ne contient qu’un seul élément fertilisant, c’est un engrais
simple ; dans le cas contraire, il s’agit d’un engrais composé.
a) Les engrais simples
-Les engrais azotés : Ce sont des engrais qui fournissent au sol, l’élément azote. Exemple: NaNO3 (nitrate de
sodium) ; Ca(NO3)2 (nitrate de calcium) ; Mg(NO3)2 nitrate de magnésium, (NH4)2SO4 (sulfate d’ammonium),
l’urée CO(NH2)2 et nitrate d’ammonium NH4NO3.
La richesse d’un engrais en azote est évaluée par sa teneur en azote. C'est-à-dire la masse d’azote contenue
dans un échantillon de 100 kg d’engrais.
-Les engrais potassiques : Ces engrais apportent l’élément potassium sous forme d’ions K+ contenu dans le
chlorure de potassium KCl. On évalue la richesse d’un en potassium par sa teneur en oxyde de potassium K2O
c'est-à-dire la masse de K2O contenu dans un échantillon de 100kg d’engrais.
-Les engrais phosphatés : Ils apportent du phosphore sous forme d’ions phosphate issus pour l’essentiel des
gisements naturels de phosphate de calcium Ca3(PO4)2. Ce phosphate de calcium est transformé en
dihydrogénophosphate de calcium Ca(H2PO4)2 plus soluble dans l’eau.
La richesse en phosphate d’un engrais est évaluée par sa teneur en oxyde de phosphore P2O5 c'est-à-dire la
masse de P2O5 contenu dans un échantillon de 100kg d’engrais.
b) Les engrais composés
Un engrais composé est une substance qui apporte au moins deux éléments fertilisants N, P ou K.
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-Les engrais binaires contiennent deux éléments fertilisants NP ; PK ; ou NK Exemple: KNO3
-Les engrais ternaires contiennent les trois NPK
Exemple: le mélange d’engrais simples {NH4NO3, Ca(H2PO4)2 et KCl}
c) formule commerciale des engrais
La formule d’un engrais composé est un assemblage de trois nombres qui indiquent, en kg et dans l’ordre :
-la masse d’azote N
-la masse d’oxyde phosphorique P2O2
-la masse d’oxyde de potassium K2O contenue dans 100kg d’engrais.
Exemple : Pour un engrais de formule 17-9-10, un échantillon de 100kg contient 17kg d’azote N, 9kg de P2O5 et
10kg de K2O.
4-Problèmes liés à l’utilisation des engrais
La surabondance d’azote et de phosphore dans les eaux de surface entraine une prolifération d’algues et
d’autres plantes aquatiques. Ce processus est appelé l’eutrophisation. Ces engrais entrainent aussi la
désoxygénation progressive des eaux conduisant à la disparition de la faune (poisson, grenouilles, …) ce
phénomène est l’eutrophisation des eaux.
L’enrichissement en nitrate de certaines nappes souterraines risque de compromettre la potabilité de l’eau.
L’absorption à forte dose d’ions nitrate par l’homme ou l’animal provoque des maladies et des troubles. Aussi, la
dose journalière admissible (seuil sécurité) fixée par l’OMS est de 250mg de nitrates par jours.

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Chapitre 7 : Les acides α-Aminés
Objectifs :
-Définir un acide α-aminé, une liaison peptidique.
-Nommer les acides α-aminés, -citer quelques acides α-aminés
1-Définition, formule générale, nomenclature
1.1-Définition
Les acides α-aminés sont des composés possédant à la fois la fonction acide et la fonction amine, les deux
fonctionnels étant portés par le même carbone.
1.2-Formule générale
OH H
La formule générale s’écrit : R − C − C/ |

|
\\
NH2 O

1.3-Nomenclature
On distingue la fonction acide comme la fonction principale, l’atome de carbone du groupe acide portant
l’indice 1, le groupe -NH2 est appelé groupe amino, il est lié à l’atome de carbone portant l’indice 2.
2 1
Exemples : H − CH − C OOH acide-2-amino éthanoïque (glycine)
|
NH 2
3 2 1
C H 3 − CH − C OOH acide-2-amino Propanoïque (alanine)
|
NH 2
5 4 3 2 1
C H 3 − CH − C H 2 − CH − C OOH Acide-2-amino-4-méthylpentanoïque (leucine)
| |
CH 3 NH 2
2-Les principaux acides α-aminés
OH H
On distingue deux principaux acides α-aminés. R − C − C/ Si R=H on a la glycine et si R= CH3- on a l’alanine.
|

|
\\
NH2 O

3-Propriétés acido-basiques des acides α-aminés


_
Les acides α-aminés se comportent à la fois comme une base ( N H 2 ) et comme un acide (COOH)
Nous savons qu’un acide est susceptible de libérer les protons, tandis qu’une base est susceptible d’en capter. Il
y’a donc transfert d’un proton à l’intérieur même de la molécule. Ce transfert conduit à la formation d’un ion
dipolaire appelé Zwitterion ou Amphion.

Exemple : R − CH − C OOH R − CH − C OO − (ion dipolaire)


| |
NH 2 NH3+

Remarque : Cet ion est électriquement neutre. A l’état naturel et en solution, les acides α-aminés sont sous formes
des Zwitterion.
Les Zwitterion présentent un caractère acide et un caractère basique : ce sont des ampholytes
4-La liaison peptidique
4.1-Définition
La liaison peptidique résulte de l’élimination d’une molécule d’eau entre le groupe amine d’un acide α-aminé
et le groupe acide de l’autre.
H 2 N − C H − C − OH + H − NH − C H − COOH 
→ H 2 N − C H − C − NH − C H − COOH + H 2O
| || | | || |
R1 O R2 R1 O R2
Liaison peptidique

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4.2-Peptides et protéines
Le composé obtenu par la liaison peptidique entre deux molécules d’acides α-aminés est un dipeptide. Par le
même mécanisme, on peut obtenir un tripeptide et puis généralement un polypeptide. Les protéines sont des
assemblages de peptides.
4.3-La synthèse peptidique
Si on prend un dipeptide obtenu à partir de la glycine et l’alanine, nous constatons que nous pouvons obtenir
deux dipeptides différents.
Exemple: H 2 N − C H − C − OH + H − NH − C H − COOH  → H 2 N − C H − C − NH − C H − COOH + H 2O
| || | | || |
H O CH 3 H O CH3
L.P.
(gly-ala)

H 2 N − C H − C − OH + H − NH − C H − COOH  → H 2 N − C H − C − NH − C H − COOH + H 2O
| || | | || |
CH 3 O H CH 3 O H
L.P.
(ala-gly)
Pour nommer les peptides, utilise leur abréviation en commençant par l’extrémité de la chaîne qui porte le groupe
NH2 libre et en terminant par celle qui porte le groupe COOH libre.

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