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Cours de Logique Math g1 M-P

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ISP NYIRAGONGO

COURS DE
LOGIQUE
MATHEMATIQUE
(30h)
CMI: 20H
T.D (T.P):10H

PROMOTION : L1 LMD (BAC1)


Année academique : 2022-2023
par metre bacibone dug
Chef de travaux
ET DEA MATH (Doctorant)
A. ACTIVITES A REALISER
A.1. Finalités (Activités principales):
COMMUNIQUER – CONNECTER - QUANTIFIER – REPRESENTER -ARGUMENTER

A.2. Buts (Activités spécifiques ou secondaires) :


Pour bien communiquer, quantifier et représenter, il faut :
 Identifier et s’approprier les expressions mathématiques ;
 Connecter ces expressions mathématiques les unes des autres ;
 Quantifier ces expressions mathématiques ;
 Tenir un discours en s’appropriant (identifier et appliquer) les
méthodes de raisonnement mathématique.

Pour intégrer ces finalités et buts, l’étudiant doit avoir un langage (discours)

précis, simple, clair, cohérent, rigoureux.

T.P1

Activités pratiques :

1) Dans Google : Télécharger les programmes nationaux de logique math depuis


1960 jusqu’en 2021 qui ont été mis en application et tout autre document

(articles, mémoires de D.E.A/D.E.S, thèses de doctorat) relatif à la logique math

2) Relevez les finalités (activités professionnelles) de la logique math dans les pays
où on l’enseigne. (A discuter dans l’auditoire).

N.B : Vous choisirez un des pays parmi les suivants :

Rwanda, Burundi, Tanzanie, Kenya, Uganda, Congo-Brazza, Cameroun, Maroc,


Afrique du Sud, Maroc, Egypte, Tunisie, Belgique, France, Allemagne, Chine, Japon,
Corée du Sud, Angleterre, Etats-Unis d’Amérique.
B. CONTENU MINIMUM DU
COURS
Chap1. Expressions mathématiques
1.1. Notions
Compétences visées
1.1.1. Définitions
1.1.2. Rôle
1.1.3. Origine
1.2. Expressions mathématiques
Compétences visées
1.2.1. Définition
1.2.2. Exemples
1.2.3. Sortes d’expressions mathématiques
1.2.4. Propositions logiques (simples ou atomiques).
Chap2. Connecteurs logiques (Propositions composées ou moléculaires)
Compétences visées
2.1. Identification – Définition
2.2. Négation
2.3. Conjonction logique.
2.4. Disjonction logique.
2.5. Disjonction exclusive.
2.6. Implication logique.
2.7. Equivalence logique
Chap3. Quantificateurs logiques (Propositions conditionnelles)
Compétences visées
3.1. Identification d’une condition.
3.2. Connexion des conditions.
3.3. Quantificateurs logiques
3.3.1. Identification d’un quantificateur logique.
3.3.2. Quantificateur universel.
3.3.3. Quantificateur existentiel.
3.3.4. Négation d’un quantificateur.
3.3.5. Interversion des quantificateurs.
Chap4. Méthodes de raisonnement mathématique
Compétences visées
4.1. Identification
4.2. Sortes des raisonnements usuels
4.2.1. Méthode directe
4.2.2. Méthode indirecte
4.2.3. Raisonnement par analogie.
4.2.4. Raisonnement par induction.
4.2.5. Raisonnement par déduction ou syllogismes hypothétiques.
4.2.6. Raisonnement par contraposition.
4.2.7. Raisonnement par énumération des cas.
4.2.8. Raisonnement par contre-exemple.
4.2.9. Raisonnement par l’absurde.
4.2.10. Raisonnement par unicité.
4.2.11. Raisonnement par récurrence.

T.P2

Activités pratiques : Répartissez ces notions (plan du cours) et justifiez-vous de la 7ème en 4ème des
humanités selon les sections ci-après : Education de base (7ème et 8ème) ;
1ère et 2ème scientifique;

1ère et 2ème Construction

1ère Menuiserie

1ère et 2ème Maçonnerie ;

1ère et 2ème Electricité

1ère et 2ème Mécanique générale

1ère et 2ème Mécanique auto

1ère et 2ème Agronomie

1ère et 2ème Agroforesterie

1ère et 2ème Vétérinaire

1ère et 2ème Nutrition

1ère et 2ème Pêche et élevage.

1ère et 2ème Industrie alimentaire ;

1ère et 2ème commerciale et gestion;

1ère et 2ème Informatique et gestion ;

1ère et 2ème Secrétariat informatique ;

1ère et 2ème Litéraire,

1ère et 2ème pédagogie générale et pédagogie normale,

1ère et 2ème coupe et couture,

1ère et 2ème technique sociale ;


C. BIBLIOGRAPHIE
Pour élaborer ce cours nous avons utilisé les ouvrages et les documents ci-après :

1. BADETTY LOSHIMA et alii (autre) (2005) ; Maîtrise les maths 2,3,4,5, Kin
2. DOMINIQUE et FREMU, Quid 1995
3. CONDAMINE M (1971) ; Algèbre Terminale C.E, Delagreve, Collection. R Vissio
4. FRANCOIS RIVENCEX PHILIPPE DE ROVILLAN (1992), Logique et fondements des
mathématiques (1850-1914), Anthologie, pay ot.
5. FAIZA CHELOUGUI (2001), Approche didactique de la quantification dans la classe des
mathématiques dans l’enseignement tunisien, article
6. HOTTOIS (2002), Penser la logique une introduction technique et rie à l philosophie de la
logique et du langage, 2ème édition
7. Jean LARGEAULT (1972), Logique mathématique : Textes, Armand Colin
8. Jon BARWIZE (1977), Hand book of mathematical logic, North (ISBNO 7204 – 72ac2285 – x)
9. LASZLO ASZALOS Mariza Bako + (2002), Enseignement de logique à l’école, au college et au
lycée en Hongrie comme en France, Article.
10. Les connecteurs logiques en français, article.
11. METRE BACIBONE Dug (Février 2023) ; La logique mathématique dans le
programme national des mathématiques au CTEB. Constats et
perspectives au Nord-Kivu I ; Mémoire de DEA en didactique des
maths ; UPN – Kinshasa.
12. PHILLIPE THIRY (1998), Notions de Logique, Méthodes en sciences humaines, 3ème édition.
13. ROBERT BLANCHE et JACQUES DUBUCUS (1970, 1996) : La logique non histoire, Armand
colin.
14. RICHARD TREMBLAY et DJAMAL RIBAïNE ; Algèbre de Boole et circuits logiques.
15. WEBOGRAPHIE (Consulter l’internet).

T.P3

Activité pratique : Elaborez votre propre bibliographie en utilisant le point C ci-haut et les ouvrages

que vous aurez téléchargés.


Chap 1 : NOTIONS ET EXPRESSIONS MATHS
1.1. NOTIONS
Compétences visées : définir la logique, la logique formelle et la logique math.

Identifier le rôle et l’origine de la logique math.

1.1.1. Définitions
 La logique est une science du raisonnement en lui-même (Aristote Cfr Larousse Illustré ;Juin
2009 P.596, France(1)).
 La logique formelle ou symbolique est l’étude générale des raisonnements déductifs,
abstraction faite de leur application à des cas particuliers.
 La logique mathématique est la théorie scientifique des raisonnements excluant les
processus psychologiques mis en œuvre et qui se divise en calcul des propositions et calcul
des prédicats (G. Frège et Bertrand Russel d (1)). Son développement a permis de mener à
bien la formalisation des mathématiques).
 La logique [ l⊃ zik ] est l’étude scientifique des conditions des vérités des propositions. C’est
un enchaînement cohérent d’idées, la manière de raisonner juste. C’est ce qui est conforme
au bon sens, sans contradiction (Josette Rey-Debove, dictionnaire Le Robert Méthodique
1989, p.8).
1.1.2. Rôle

De ce qui précède, nous déduisons que la logique math est la base ou le fondement des
mathématiques, qui lui donne les expressions ou les outils nécessaires et donc le langage universel
pour s’exprimer correctement, contribuant efficacement à sa performance.

Elle permet aux mathématiciens de bien communiquer en utilisant un langage précis, rigoureux, clair,
cohérent et simple en utilisant un raisonnement déductif.

« Avec elle, on simplifie l’écriture i.e on écrit peu pour dire beaucoup ».

Ex : 1) A={ x ∈ N tq x ≤ 10 }, qui s’écrit couramment :


A est l’ensemble des entiers naturels inférieurs ou égaux à 10.
2) ∀ x , y ∈ R ∃r ∈ R tq x< r < y qui s’écrit couramment :
Quel que soit deux réels x et y, on peut trouver un réel r qui se trouve entre les deux
premiers.
3) Tout idiot a un idiot qui lui est strictement inférieur, qui s’écrit simplement :
∀ x idiot ∃ y idiot tq y < x .
1.1.3. Origine.
La logique math prend son origine au début du 19ème siècle avec Bertrand Russel et
George Cantor qui introduirent les notions d’ensemble et tous les paradoxes qui en découlèrent,
Boole et G.Frège qui fondèrent la logique math et donnèrent aux math le langage simple, précis,
clair, rigoureux et cohérent.
1.2. EXPRESSIONS MATHEMATIQUES (e.m)
Compétences visées : S’exprimer aisément.

Identifier, s’approprier et intégrer les expressions

Représenter les propositions logiques.

1.2.1. Définition
 Une e.m est un assemblage ou collection d’objets math ayant un sens ou une signification et
respectant des règles ou des critères acceptables dans un référentiel donné.
 Ex : 1) Dans N : 0, 4 , 7 , 8 , 9 sont des e.m appelés noms
1
-8, , √ 3 ne sont pas des e.m car n’ayant aucun sens dans N
2
2) 4 ⊂ N ; 3∈7 ne sont pas des e.m car n’ayant aucun sens.
3) dans l’ensemble RD Congo :
- Un enfant qui épouse sa mère n’est pas une e.m car c’est un tabou.
- Un homme qui épouse un homme ou une femme qui épouse une femme n’est
pas une e.m car non acceptable.
4) dans R :∗3< √ 17 est une e . m désignant un fait réalisé mais fixe
* |−9|=2 est une e .m désignant un fait math fixe non réalisé
2
¿ x −1=( x−1 )( x +1 ) est une e . mdésignant un fait math
variable réalisé .
2 2 2
*( x + y ) =x + y est une e . mdésignant un fait variable
non réalisé .
5) P.E. Lumumba est le tout premier Premier ministre de la RDC est un fait math
Fixe réalisé).
6) La taille d’une personne est un nombre négatif est un fait math variable non réalisé ;
(exprimant une quantité).
7) La taille d’une personne est un réel positif est un fait math variable réalisé
(exprimant la quantité).
8) le sexe d’une personne : e.m variable (exprimant la qualité)
9) la cotation de la conduite : e.m variable (exprimant la qualité)
10) l’application : e.m variable(exprimant la quantité)
11) Les fesses d’une personne (exprimant la qualité)

1.2.2. Sortes d’e.m ⟨ Enoncé


Noms maths
maths
Il existe deux sortes d’ e.m
Activité des étudiants dans l’auditoire : A partir des exemples ci-hauts, les étudiants
formuleront la synthèse en groupe.
 Les noms maths et les énoncés mathématiques.
1) Noms maths : sont des objets ou des êtres mathématiques qui peuvent être fixes ou
variables.


fixe=constante


⟹ Noms math=objet math qualitatif
variable ∈ 1 référentiel
quantitatif discret
continue ⟨
2) Enoncés math = faits maths fixes ou variables, réalisés ou non.



réalisé
fixe
⟹ Enoncé math=fait math nonréalisé

⟨ non réalisé
variable réalisé

1.2.3. Propositions logiques.


a) (Rappeler) Demander aux étudiants d’identifier une proposition du langage courant à
travers des exemples.
b) Une proposition logique simple ou atomique est une e.m qui est soit vraie V,
soit fausse F. (pas de tierce partie possible).
On la note par, p, q, r, s, t, … et on a.

⟨ ⟨
p V ou p 1 avec comme code V ⇔1
F 0
F ⇔0

par l’application h : e⟹v ={0 , 1}



p ⇝h ( p )= 1 si p est vraie
0 si p est fausse
V et F : Vérités
0 et 1 : Valeurs de vérité (v.v)

c) Exemples et contre-exemples (seront donnés par les étudiants comme activités dans
l’auditoire).
d) Représentation
On représente les vérités ou les valeurs de vérités d’une proposition dans une table
appelée table de vérité (T.V) ou table des valeurs de vérité de cette proposition.

p p

V 1
F 0

Activités des étudiants dans l’auditoire :


Donner les possibilités de 2 propositions, 3, 4, 5, …, n propositions à partir de la T.V.

e) Quelques propositions logiques

 Un axiome = proposition logique acceptée comme vraie sans démonstration


Ex : Axiome d’Euclide, axiomes du plan. (Les étudiants vont les énoncer).
Pour les chrétiens catholiques : Marie est au ciel
 Un théorème = proposition logique acceptée comme vraie après une démonstration, après
une preuve
Ex : Théorème de Pythagore :
 « Dans tout triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égale à la somme des
carrées de deux autres cotés »

 Dans le cerclele trigo : cos 2 x +sin2 x=1


 Tout enfant est tributaire de l’union fertile d’un homme et d’une femme (Sauf pour
Jesus Christ)
 Tout homme est mortel

N.B :

1) Tout théorème est constitué de deux partis :


o Les données ou les connus = Hypothèses H
o La demande ou l’inconue = thèse T
On note H ⊢T qu’on lit H infère T, de H provient T
H = ce qu’on donne T= ce qu’on demande
2) La démarche ou le processus ou les étapes qu’on utilise pour passer des
hypothèses à la thèse est appelée « démonstration ».
 Un corollaire = conséquence directe d’un théorème.
Ex :
 ∀ x ∈ R : cos2 x+ sin2 x=1 est corollaire du th de pythagore
 la présence d ' unenfant est un corollaire de l ' accouchement d ' unefemme

 ∀ x ∈ N : √ x 2=x est un corollaire de ∀ x ∈ R : √ x =|x|=


2
{−xxsisixx≥≤00
 Un lemme = un résultat qu’on doit démontrer pour servir de la démonstration d’autres
vérités maths
Ex :
 Le th. de Pythagore est un lemme pour prouver que ∀ x ∈ R : cos2 x+ sin2 x=1

 ∀ x ∈ R : √ x =|x|=
2
{−x si x ≤ 0
x si x ≥ 0 est un lemme

pour montrer que ∀ x ∈ N : √ x 2=x .


 Une définition = une expression ou une proposition logique qui donne un sens ou une
signification ou le synonyme d’un concept d’un concept donné
= explication d’un concept dans un discours donné.
Ex : un ordinateur est une machine électronique qui aide à traiter les textes, à effectuer les

calculs, à stocker et à restituer les données au moyen des logiciels qui y sont installés.

N.B :

 Un notion première = notion primitive = notion source = notion originale qu’on ne peut pas
rattachée à une autre qui lui est antérieure = autochtone
Ex :
 En histoire de la RDC : les pygmées es un peuple primitif
 En géométrie : points, droits et plans
 En algèbre : ensemble et éléments
 Une notion dérivée = notion qu’on tire à partir d’une autre
Ex :
 Un enfant est une notion dérivée de ses parents.
 Une fonction dérivée est une notion dérivée des limites
 Les limites sont les dérivés du voisinage ; du rapprochement
 2 est une notion dérivée de la résolution de l’équation x 2− y=0 dans N
 L’essence est une notion dérivée de mazout.
 Le mandale est une notion dérivée des maïs.

f) Tautologie – Antilogie – Contingence

 Tautologie = proposition logique qui est toujours vraie totalement vraie


Dans sa TV on a que des V ou des 1.
 Antilogie = proposition logique qui est toujours fausse ; totalement fausse
Dans sa TV on q que des F ou des 0.
 Contingence = proposition logique qui n’est ni tautologie ni antilogie
Dans sa TV on peut avoir des V et des F.

g) Propositions logiquement équivalentes sont des propositions ayant mêmes valeurs de vérité.

On note p ≡ q ou pq et quelque fois p⟺ q

Ex : ⟶ q : y est divisible par 2

q : L D Kabila fut assassiné dans son bureau à Kin le 16/01/2001

p est vraie et q est vraie, donc p ≡ q

⟶ p : Joseph fut le premier president de la RDC


q : 1 est un nombre premier

p est vraie mais q est fausse ⟹p ≢ q

Activités de contextualisation par les étudiants à la maison et à exposer le lendemain.

Chaque étudiant cherche 4 exemples pour chaque notion étudiée dans la vie courante :

1 spirituel ; 1 affectif ; 1 social et 1 politique.

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