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Simulation Électro-Thermique Avancée

Tp

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Université Paul Sabatier

Toulouse

Laurent Berquez
Olivier Eichwald
Vincent Bley
Hubert Caquineau
Yann Cressault
COMSOL V5.5
1. Présentation du problème 3
2. Solution analytique de l’augmentation de température d’un matériau soumis à une
impulsion de courant 4
3. Résultats expérimentaux 5
4. Solution éléments finis pour un courant constant : problème stationaire 7
4.1. Construction du modèle électrique 7
4.2. Définition globale 8
4.3. Construction de la géométrie 8
4.4. Définition des matériaux 12
4.5. Maillage 12
4.6. Définition des conditions aux limites électriques sur les frontières 13
4.7. Résolution du problème électrique 14
4.8. Post traitement 14
4.9. Construction du problème électro-thermique 15
4.10. Conditions aux limites en temperature 16
4.11. Résolution du problème électrique 17
4.12. Post traitement 17
5. Prise en compte dans le modèle elements finis de la forme du courrant : Problème temporel
18
5.1. Modification de la physique 18
5.2. Définition globale 18
5.3. Définition des conditions aux limites sur les frontières 18
5.4. Maillage 19
6. Résolution 19
7. Post traitement 19
7.1. Analyse des résultats 21

2
1. PRESENTATION DU PROBLEME
L’estimation de l’échauffement d’un matériau soumis à un passage transitoire de courant électrique
est un problème rencontré dans beaucoup d’applications. Nous pouvons citer, en autre, le
dimensionnement de protection de type fusible ou encore celui de conducteurs soumis à des
courants transitoires…
Généralement, ce type de problèmes est qualifié de « multiphysique ». En effet pour le traiter
correctement, il est nécessaire de coupler des équations électriques et thermiques pour évaluer
l’élévation de température consécutive à l’application de l’énergie électrique en considérant les
variations des propriétés électriques (du matériau) liées à cet échauffement.
Pour traiter ce type de problème les ingénieurs et chercheurs peuvent s’orienter soit vers trois
solutions :

- Une solution analytique simpliste en faisant des hypothèses simplificatrices


- Des mesures thermiques et électriques sur un échantillon
- Le développement d’une simulation par la méthode des éléments finis (FEM).

En pratique ces trois approches sont intéressantes et coexistent souvent en vue de vérifier leur
validité.

Dans le cadre de ce TP, nous allons nous intéresser à l’échauffement d’une piste de cuivre, posée sur
une plaque epoxy, suite à l’injection d’une impulsion de courant de type bi exponentiel,
caractéristique d’un choc de foudre à proximité d’un circuit électrique. Cette piste est représentée
sur la figure 1. Le courant est injecté au travers d’un conducteur de section Sr et l’intensité I est
donnée par l’équation (1) où j est la densité de courant, et I l’intensité.
!
𝐼(𝑡) = ∫" 𝑗(𝑡)𝑑𝑆 = 𝑆! . 𝑗(𝑡) (1)
!
Pour bien appréhender toutes les méthodes citées précédemment, On traitera le problème dans un
premier temps par une solution analytique puis par la méthode des éléments finis avec un courant
constant puis avec un courant caractéristique issu d’un générateur de choc.

FIGURE 1 : PISTE DE CUIVRE A ETUDIER

3
Voltage at no load Current into short circuit

10/350 s
Pour retranscrire l’effet créé par l’onde de
I
courant lors d’un foudroiement, on utilise un [A] Rise time:
générateur de choc électrique qui permet de Ts< 40 µs (10/90%)
100% Half value time:
générer une onde de courant représentée sur la Tr = 350 µs ± 20%
90%
figure 2
VOLTAGE WAVE-SHAPE NOT DEFINED !
Ce courant est de la forme de l’équation (2):
50%

𝐼(𝑡) = 𝐼# (𝑒 $%" .' − 𝑒 $(" .' ) (2)


10%
Il s’agit d’une onde bi-exponentielle que l’on Ts µs
peut définir en pratique par deux temps. Le 350 µs
temps de montée et le temps nécessaire pour
atteindre
Voltage la
at moitié
no load de la valeur maximale du Current into short circuit
courant. Par exemple sur la figure 2, une onde FIGURE 2 : FORME DE L’ONDE DE COURANT
10/350 µs est représentée.
Dans notre cas d’étude l’onde sera caractérisée par les paramètre suivants à injecter dans l’équation
(2) : I 0 = 5450A , α i = 1920 , β i = 44000 , Sr = 7.910 −5 m 2

2. SOLUTION ANALYTIQUE DE L’AUGMENTATION DE TEMPERATURE D’UN


MATERIAU SOUMIS A UNE IMPULSION DE COURANT

Pour1 8 traiter
. 1 1 . 2 0 0 8l’approche analytique, le problème
E M C P AR T est
N E R simplifié
AG en considérant la piste comme
3/14
adiabatique. Il s’agit « d’un pire cas » où on néglige donc les transferts de flux de chaleur par les
phénomènes de conduction, convection et rayonnement.
On considère donc que l’énergie électrique apportée durant l’impulsion de courant n’est pas dissipée
mais stockée dans le matériau. On est alors dans le régime adiabatique.

Pour effectuer le calcul, on simplifie la géométrie en considérant un conducteur rectiligne tel que
représenté sur la figure 3. On considère un élément de volume V =L.S d’une section de conducteur.
La puissance électrique injectée dans le conducteur au cours du temps dans cet élément de volume
est donnée par l’équation (3)

' * '
𝑊)*)+ = ∫' #"$ 𝑅(𝑡). 𝑖 , (𝑡)𝑑𝑡 = " ∫' #"$ 𝜌(𝑡). 𝑖 , (𝑡)𝑑𝑡 = 𝑊-'.+/é) = 𝑉. 𝜇. 𝐶1 (𝑇234 − 𝑇343' ) (3)
"$"% "$"%

Avec S la section du conducteur (épaisseur x largeur), l sa longueur, r sa résistivité (W.m), Cp sa


chaleur spécifique [J/(kg.K)], µ sa densité de masse [kg/m3], et T [K] la température.

FIGURE 3 : CONDUCTEUR RECTILIGNE


4
3.2 Mechanical dimensions, environmental conditio
MIG type Dimensions [mm] Weight [
width x depth x height
Pour une intégrale d’action donnée, l’écart de température sera « maximisé » car on a négligé tout
MIG0624T-K12 450 x 550 x 315 80

mode de transfert de chaleur avec l’extérieur.


La résistivité ρ varie avec la température. Ce phénomène
peut augmenter significativement l’écart de température et
peut être pris en compte à l’aide de l’équation (4).

𝜌5 = 𝜌# (1 + 𝛼(𝑇 − 𝑇# )) (4)

On voit ici apparaître l’effet de la température T sur la


résistivité : il s’agit de la relation de couplage électro-
thermique.
Pour un élément infinitésimal de volume dv sur un
intervalle de temps dt on a alors :
𝑑𝑊)*)+ = 𝑑𝑊-'.+/é (5)

67
𝜌# 𝑖 , 81 + 𝛼(𝑇 − 𝑇# )9 𝑑𝑡 = 𝜇𝐶1 𝑆𝑑𝑥𝑑𝑇 (6)
"

' : 89& " ' 6:


∫' #"$ 𝑖 , 𝑑𝑡 = ∫: #"$ ; (7)
"$"% "$"% ( <=>%(:$:( )A
MIG0624T-K12 - Generator with TC-MIG24 EUT con
' 89& " ' =>%(:#"$ $:( ) FIGURE 4 : DISPOSITIF EXPERIMENTAL (8)
∫' #"$ 𝑖 , 𝑑𝑡 = ;( %
𝑙𝑛 =>%(:
"$"% "$"% $:( )
18.11.2008 E M C P AR T N E R AG

L’évolution de la chaleur spécifique C p en fonction de la température, qui pourrait être le cas


échéant un autre couplage, est ici négligée.
On peut donc calculer l’intégrale d’action nécessaire pour élever la température initiale de T fin − Tinit
et ainsi déterminer le courant crête à appliquer pour une forme d’onde donnée pour atteindre cette
température.
Inversement pour un courant crête donné pour une forme d’onde fixée, on peut déterminer la
température finale :

= %;( '#"$ ,
𝑇234 = % =exp =89 " ' ∫'"$"% 𝑖 𝑑𝑡A 81 + 𝛼(𝑇343' − 𝑇# )9 − 1A + 𝑇# (9)
&

Enfin en vue de dimensionner la section d’un matériau donné on a :


' %;(
𝑆 = B∫' #"$ 𝑖 , 𝑑𝑡 )*+(-#"$ .-( )
"$"% 89& *4
)*+(-"$"% .-( )
(10)
Vous utiliserez cette approche analytique lors de l’analyse de vos résultats.

3. RESULTATS EXPERIMENTAUX
Pour obtenir l’étude expérimentale, des essais ont été réalisés à l’aide d’un générateur d’onde
représenté sur la figure 4. Ils ont été réalisés principalement avec une onde de courant 10/350 µs (10
µs de temps de montée et 350 µs de temps de relaxation) et ont montrés que pour des températures
estimées par le modèle abiabatique inférieures à 200°C, les dégradations ne sont pas visibles.
Au dela, on observe des débuts d’oxydation dans les zones de constriction des lignes de courants
(figure 5).

5
Pour des températures estimées de plus de 300°C soit un courant crête de 6kA, on observe une
oxydation totale de la piste avec des contraintes qui ont crées des ruptures de la piste dans les zones
de constriction des lignes de courants (figure 5).
Enfin en imposant le courant de 7kA sur la piste ayant subi des chocs peu énergétiques on obtient
théoriquement 1083°C. Après avoir protégé l’environnement de la piste, on observe bien
l’évaporation attendue de la piste (figure 6).

Piste de gauche :200°C<T<300°C


début d’oxydation dans les zones
de constriction des lignes de
courants

Piste de droite : T>300°C


Oxydation totale de la piste avec
des contraintes qui ont crées des
ruptures de la piste dans les zones
de constriction des lignes de
courants FIGURE 5 : PISTES APRES EXPERIENCES

Piste de gauche : courant de 7kA


Température théorique de 1083°C.
Evaporation attendue de la piste.

FIGURE 6 : PISTES APRES EXPERIENCES

D’un point de vue expérimental, afin de vérifier plus précisément


la validité du modèle adiabatique, une caméra thermique peut
être utilisée, les autres solutions technologiques trop lentes.
Des vidéos ont été réalisées durant l’application de chocs (figure
7) mais de nombreux problèmes expérimentaux doivent être
surmontés :
- Correction d’émissivité – réflexions parasites
- Synchronisation des prises de vues avec l’onde de choc
- Prise d’image rapide (quelques kHz)
FIGURE 7 : ECHAUFFEMENT
- Coût de la camera (plusieurs dizaines de k€ !!)
VU PAR CAMERA THERMIQUE

6
4. SOLUTION ELEMENTS FINIS POUR UN COURANT CONSTANT :
PROBLEME STATIONNAIRE

Afin de simplifier dans un premier temps le développement du modèle éléments finis, on suppose
un courant constant de 5450A (la valeur crête) afin de se placer dans un problème stationnaire.
Dans un premier temps, nous allons calculer la densité de courant dans la piste. C’est donc l’équation
de conservation du potentiel électrique qui sera résolue :
D⃗ F = ∇
∇ D⃗ (𝑉)G = 0 (11)
;

V représente le potentiel électrique et σ la conductivité (inverse de la résistivité)


La densité de courant peut alors être déduite dans tout le domaine à partir de l’équation (12)
=
-;∇ D⃗ (𝑉)=𝚥⃗ (12)
L’équation (13) de conservation d’énergie sera ensuite résolue pour obtenir un champ de
température. Cette équation sera alors et couplée au modèle électrique en tenant compte de la
variation de la résistance en fonction de la température.
D⃗ 8𝑘 ∇
∇ D⃗ 𝑇9 + 𝜌(𝑇)𝑗 , = 0 (13)
Dans l’équation (13), k représente la conductivité thermique du matériau et le second terme le
chauffage par effet joule.

4.1. CONSTRUCTION DU MODELE ELECTRIQUE


1. Ouvrir Comsol en double cliquant sur l’icône
sur le bureau puis cliquer sur Assistant de
Modélisation.

2. Dans l’assistant de modélisation sélectionner


la dimension de l’espace 3D.

7
3. Dans la fénêtre Sélectionner une physique,
cliquer sur AC/DC puis sur Courants
électriques (ec) et avec le bouton de droite
choisissez Ajouter une physique

4. Cliquez sur le bouton Etude

Le choix de la physique « Courants électriques » va


permettre de calculer la densité de courant dans la
piste de cuivre.

5. Dans la fénêtre Sélectionner l’étude,


sélectionner Stationnaire puis cliquer sur le
bouton Terminé .

Les études prédéfinies ont un solveur et des


réglages adaptés à la physique sélectionnée.

4.2. DEFINITION GLOBALE


La branche « définitions globales » de l’arbre du modèle permet de définir des paramètres, des
variables et des fonctions.

1. Cliquer avec le bouton droit sur Définitions


globales, puis sur Paramètres.

2. Entrer les paramètres : I0 la valeur du courant,


Sr la surface à travers laquelle est introduite le
courant, J0 la densité de courant correspondante
avec leurs valeurs et unités
Afin de ne pas oublier la signification des variables,
il est surement pertinent d’entrer une description
des variables.

4.3. CONSTRUCTION DE LA GEOMETRIE


Pour construire la géométrie, il faut définir le contour de la piste dans le plan (Oxy) et extruder la
géométrie pour obtenir un volume correspondant à la piste de cuivre

8
1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »
faire un clic droit sur « Géométrie 1 » et choisir
Plan de travail.

2. Dans la zone Plan de la fenetre de réglage,


choisir Plan xy

3. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 > Géométrie 1 > Plan de travail 1 » faire un clic
droit sur « géométrie plane » et choisir Plus de primitives puis Polygone.

4. Saisir les coordonnées des points dans la fenetre


de réglage

N° X Y
1 0 0
2 25.5 e-3 0
3 27.5 e-3 8 e-3
4 37.5 e-3 8 e-3
5 39 e-3 0
6 60 e-3 0
7 60 e-3 30 e-3
8 39 e-3 30 e-3
9 37.5e-3 22 e-3
10 27.5 e-3 22 e-3
11 25.5 e-3 30 e-3
12 0 30 e-3

La figure doit ressembler à la figure ci-contre. Pour


la visualiser, cliquer sur Construire jusqu’à la
sélection.

5. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 > Géométrie 1 > Plan de travail 1 » faire un clic
droit sur « géométrie plane » et choisir Cercle. Répéter cette opération 3 fois pour créer 4 cercles
au total.
N° X Y R
Les centre des cercles (Position > xw et yw) et les rayons 1 0.015 0.015
0.0065
(Taille et Forme > Rayon) à définir dans la fenêtre de réglage 2 0.05 0.015
pour chacun des 4 cercles sont définis par la tableau ci-contre. 3 0.015 0.015
0.004
4 0.05 0.015

9
La figure doit ressembler à la figure ci-dessous. Pour la
visualiser, cliquer sur Construire jusqu’à la sélection.

6. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 >


Géométrie 1 > Plan de travail 1» faire un clic
droit sur « Géométrie plane » et sélectionner
Booléens et partitions > Union

7. Sélectionner le polygone (pol1) dans la fenêtre


graphique (sur le schéma de la piste) pour
l’ajouter dans la zone objet d’origine

8. Sélectionner les cercles 1 et 2 (c1 et c2) dans la


fenêtre graphique pour les ajouter dans la zone
objet d’origine

9. Terminer la fonction en cliquant sur Construire jusqu’à la sélection

10. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 > Géométrie 1 > Plan de travail 1 » faire un clic
droit sur « Géométrie plane » et sélectionner Booléens et partitions > Différences

10
11. Sélectionner l’union de la précédente étape
(uni1) dans la fenêtre graphique pour l’ajouter
dans la zone objet à ajouter

12. Sélectionner les cercles 3 et 4 (r3 et r4) dans la


fenêtre graphique pour les ajouter dans la zone
objet à soustraire

13. Terminer la fonction en cliquant sur Construire


jusqu’à la sélection

On obtient alors la géométrie ci-contre

Il reste à extruder ce profil pour obtenir la piste de


cuivre.

14. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »


faire un clic droit sur « géométrie 1 > Plan de
travail 1» et sélectionner Extrusion

15. Saisir 35e-6 dans la zone distance de la fenêtre


réglage.

16. Terminer la fonction en cliquant sur Construire


jusqu’à la sélection

On obtient la piste de cuivre en 3D

11
4.4. DEFINITION DES MATERIAUX
1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »
faire un clic droit sur « Matériaux » et
sélectionner Parcourir les matériaux
2. Dans Navigateur matériau, Sélectionner
Copper, cliquer sur Ajouter au Composant ,
puis sur Terminé.

4.5. MAILLAGE
Mailler la piste de cuivre n’est pas simple car la piste est très fine (35µm) devant les autres
dimensions (quelques dizaines de mm). Cela veut dire que si on laisse COMSOL faire un maillage
automatique, il le réalisera à l’aide de tétraèdres. Pour que la qualité du maillage soit bonne, il fera
des mailles de la taille de la plus petite dimension et il va donc mailler toutes la structures avec des
éléments de 35µm de côté. Le nombre de degré de liberté sera alors extrêmement important.
Nous devons donc définir le maillage sur la surface supérieure de la piste et réaliser le maillage de
la piste entière par extrusion.

1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer sur « Maillage 1 »


2. Garder l’option maillage contrôlé par la physique et l’option Extrêmement fin pour la taille de
l’élément

3. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »


faire un clic droit sur « Maillage 1> Générateur
de frontières » et sélectionner triangle libre

4. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner les 3


zones constituant la surface supérieure de la
piste (4, 9 et 27) et cliquer sur

5. Dans « Pavage » Choisir Delaunay en méthode


de triangulation

6. Générer le maillage en cliquant sur Construire


jusqu’à la sélection
7.

12
8. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »
faire un clic droit sur « Maillage 1 » et choisir
Extrusion.

9. Dans la fenêtre de réglage, cliquer sur surface


source, sélectionner les 3 zones constituant la
surface supérieure (par rapport à l’axe Oz) de
la piste (4, 9 et 27) et cliquer sur

10. Dans la fenêtre de réglage, cliquer sur surface


destination, sélectionner les 3 zones constituant
la surface inférieure (par rapport à l’axe des Oz)
de la piste (3, 8 et 26) et cliquer sur

11. Sélectionner Triangle en méthode de maillage


surfacique

12. Générer le maillage en cliquant sur Construire


jusqu’à la sélection

4.6. DEFINITION DES CONDITIONS AUX LIMITES ELECTRIQUES SUR LES FRONTIERES
Par défaut, toutes les frontières externes sont en isolation électrique (j=0).
On va imposer une densité de courant normal à la surface dans les 2 zones de contact avec les 2
électrodes.

1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »


faire un clic droit sur « Courants électriques »
et sélectionner Densité de courant normal

13
2. Dans la fenêtre réglage, sélectionner la zone
circulaire autour du trou de droite sur la face
supérieure (par rapport à l’axe des z en se repérant
avec le repère de la fenêtre graphique) de la piste de
cuivre (27) et cliquer sur pour affecter une
condition de densité de courant normal à la
frontière.

3. Saisir la valeur J0 pour la densité de courant entrant

4. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »,


refaire un clic droit sur « Courants électriques » et
sélectionner Densité de courant normal. Appliquer
une densité de courant entrant égale à –J0 sur la
zone circulaire (9) autour du trou de gauche sur la
face supérieure de la piste de cuivre.

4.7. RESOLUTION DU PROBLEME ELECTRIQUE


1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer droit sur « Etude 1 > afficher les réglages
par défaut », puis sur « Etude1 > Configuration du solveur > Solution 1 > Solveur stationnaire
1 > Couplage fort 1 »
2. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner Itératif 1 comme solveur linéaire
3. Cliquer sur Calculer jusqu’à la sélection

4.8. POST TRAITEMENT


Après calcul, des graphiques par défaut sont générés : dans notre cas, une représentation de la
tension sur les frontières de la piste de cuivre.

14
Il est également possible d’afficher la densité de courant dans la piste qui sera à l’origine de la source
de chaleur dans le calcul de la température.

1. Dans l’arbre du modèle, cliquer avec le bouton droit sur « Résultat »


2. Sélectionner Groupe de graphique 3D
3. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer avec le bouton droit sur « Résultat >
Groupe de graphiques 3D 2 »
4. Sélectionner Renommer
5. Saisir Densité de courant (jh) dans le boite de dialogue
6. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer avec le bouton droit sur « Résultat >
Densité de courant (jh) »
7. Sélectionner Surface
8. Dans la fenêtre de réglage, faire un clic droit sur remplacer l’expression
9. Choisir Composant 1 > Courants Electriques > Courant et charges > [Link] - Densité de
courant, norme
10. Cliquer sur afficher

On obtient alors une représentation de la densité de courant qu’il faut critiquer !

Il faut maintenant avoir un regard critique sur la solution ! Pour cela, il faut se poser quelques
questions.

- La densité de courant dans la zone centrale est-elle proche d’une valeur que l’on calculerait
à la main en considérant une équipartition de cette dernière ?
- La densité de courant imposée sur les frontières est-elle respectée ?

4.9. CONSTRUCTION DU PROBLEME ELECTRO-THERMIQUE


Pour l’instant, nous n’avons calculé que l’équation de conservation du courant (eq. 12). L’ajout
de l’équation régissant la conduction thermique dans les solides (eq. 13) va permettre de calculer la
variation de température générée dans tout le composant par effet joule dans la piste de cuivre en
tenant compte de la variation de la résistivité en fonction de la température.

1. Faire un clic droit sur « Composant 1 » et choisir Ajouter une physique

2. Dans le fenêtre Ajouter une physique et sélectionner « Transfert de chaleur > Transfert de
chaleur dans les solides (ht) »puis cliquer sur Ajouter à composant 1.

15
3. Dans l’arbre du modèle, cliquer sur « Composant 1 > Transfert de chaleur dans les solides (ht)»
4. Dans la fenêtre réglage, vérifier que tous les domaines sont sélectionnés

5. Dans l’arbre du modèle, sous


« Composant 1 » faire un clic droit sur
« Transfert de chaleur dans les solides »
et sélectionner Source de chaleur

6. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner


tous les domaines (ce sont les domaines
où il y a de l’effet joule) et Densités de
pertes volumiques, électromagnétiques
comme source de chaleur Q0.

Il faut maintenant tenir compte de la variation de la résistivité du cuivre en fonction de la


température.

7. Dans l’arbre du modèle, sélectionner « Composant 1 > Courants électriques > conservation du
courant »

8. Dans la fenêtre réglage, au niveau de la


conductivité électrique, choisir
résistivité linéarisée, la température de
référence, le coefficient de résistivité
dépendant de la température et de
résistivité de référence sont définis à
partir du matériau. Il convient de
vérifier ces valeurs ! Pour cela allez dans
le panneau matériaux et relevez les
valeurs par défaut pour le cuivre.

4.10. CONDITIONS AUX LIMITES EN TEMPERATURE


1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 >
Transfert de chaleur dans les solides » faire un
clic droit et sélectionner Température.

2. Dans la fenêtre réglage, sélectionner les deux


zones circulaires autour des trous sur la face supérieure de la piste de cuivre (9 et 27) pour
affecter une condition de température sur les frontières.

3. Saisir la valeur 293.15 pour la température


16
4.11. RESOLUTION DU PROBLEME ELECTRIQUE
Pour éviter des problèmes de convergence du solveur, on modifiera le courant I0 dans les paramètres
globaux, I0=50A

1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer sur « Etude 1 > afficher les réglages par
défaut », puis sur « Etude1 > Configuration des solveurs > Solution 1 > Solveur stationnaire 1>
Ségrégé 1 »
2. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner Tolérance comme Critère d’arrêt
3. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer sur « Etude 1 > afficher les réglages par
défaut », puis sur « Etude1 > Configuration du solveur > Solution 1 > Solveur stationnaire 1>
Ségrégé 1 > Courants électriques »
4. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner Itératif 1 comme solveur linéaire
5. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer sur « Etude 1 > afficher les réglages par
défaut », puis sur « Etude1 > Configuration du solveur > Solution 1 > Solveur stationnaire 1>
Ségrégé 1 > Température »
6. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner Direct comme solveur linéaire
7. Cliquer sur Calculer jusqu’à la sélection

4.12. POST TRAITEMENT


Il convient maintenant de visualiser les données pertinentes notamment la température induite par
le courant électrique et de procéder à leur analyse.

17
5. PRISE EN COMPTE DANS LE MODELE ELEMENTS FINIS DE LA FORME DU
COURANT : PROBLEME TEMPOREL
Pour prendre en compte le véritable comportement de la piste de cuivre sous l’effet d’un
choc électrique, il semble nécessaire de traiter le problème en temporel. L’équation du potentiel
électrique reste inchangée. Seule la condition limite de courant devient fonction du temps pour
prendre en compte l’onde de la figure 2.
Par contre, l’équation de conservation de l’énergie se met sous la forme de l’équation (14)
  ∂T
∇(k∇(T )) + ρ (T ) j 2 = ρC p (14)
∂t
A partir du modèle précèdent nous allons remplacer l’étude stationnaire par une étude temporelle.
Avant de poursuivre, enregistrer le fichier sous un autre nom, afin de garder les 2 modèles : le
modèle stationnaire et le modèle temporel.
Une difficulté logicielle apparaît en passant en temporel, la licence disponible en salle de TP ne
permet pas de faire du temporel à partir de l'association de 2 physiques comme on a pu le faire dans
la première partie du TP. Par contre, il est possible de faire un modèle temporel en utilisant une
physique prédéfinie : Chauffage par effet joule.

5.1. MODIFICATION DE LA PHYSIQUE


1. Supprimer les 2 physiques Courants électriques et Transfert de chaleur (Cela évitera de
redéfinir la géométrie) et l’Etude 1
2. Cliquer avec le bouton droit sur « Composant 1», puis sur ajouter une physique
3. Sélectionner « Transfert de chaleur > Chauffage électromagnétique > Chauffage par effet
joule» puis cliquer sur Ajouter au composant .

5.2. DEFINITION GLOBALE


1. Cliquer Définitions globales > Paramètres.

2. Entrer les paramètres : alphai, betai

3. Entrer l’expression de la conductivité Jt, 44000

I0/Sr*(exp(-alphai*(t))-exp(-betai*(t)))

5.3. DEFINITION DES CONDITIONS AUX LIMITES SUR LES FRONTIERES


Il faut maintenant redéfinir les conditions aux limites en température pour respecter les hypothèses
du modèles analytiques et les conditions aux limites en courant, la densité de courant normal
devenant Jt. C’est à dire mettre la densité de courant normal Jt en sur la frontière 27 et –Jt en 9)et
imposer la température T = 293.15K en 27 et en 9 (procéder comme dans le problème stationnaire).

18
5.4. MAILLAGE
La résolution d’un problème temporel demande de résoudre autant de fois le problème que de pas
de temps. Si on doit résoudre le problème sur 50 instants, le temps de résolution sera 50 fois plus
grand. Il faut donc s’assurer de la viabilité du modèle avant de lancer un calcul définitif. Nous allons
donc augmenter la taille des éléments afin de réduire le nombre de degré de liberté et donc réduire
le temps de calcul quasiment d’un facteur 10.

1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer sur « Maillage 1 >taille»


2. Utiliser l’option normal pour la taille de l’élément pour réduire le temps de calcul
3. Générer le maillage en cliquant sur Construire toute la séquence

6. RESOLUTION
1. Au plus haut de l’arbre du modèle, cliquer sur « [Link] », faire un clic droit et
sélectionner Ajouter une étude
2. Dans la fenêtre Ajouter une étude sélectionner Etudes générales > temporel puis cliquer sur le
bouton Ajouter une étude. Une « Etude 1 » apparaît dans l’arbre du modèle.
3. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer sur « Etude 1 > Etape 1 : Temporel »
4. Dans la fenêtre de réglage, entrer range(0,1e-5,50e-3) dans la zone Temps. C’est à dire que l’on
va faire un calcul entre t=0 et t=50e-3 avec un pas de temps de 1e-5.
5. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer droit sur « Etude 2 > afficher les réglages
par défaut », puis sur « Etude 2 > Configuration du solveur > Solution 1 >Solveur temporel 1>
Ségrégé 1 > Courants électriques »
6. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner Iteratif 1comme solveur linéaire
7. Dans la fenêtre de réglage, sélectionner Direct 1 comme solveur linéaire pour « Température »
8. Cliquer sur Calculer

7. POST TRAITEMENT
Après calcul, des graphiques par défaut sont générés pour chaque pas de temps : dans notre cas,
une représentation de la température sur les frontières de la piste de cuivre.

Nous allons également afficher la densité de courant dans la piste

1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer avec le bouton droit sur « Résultat »
2. Sélectionner Groupe de graphique 3D

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3. Renommer le groupe qui vient d’apparaitre
4. Saisir Densité de courant (jh) dans le boite de dialogue
5. Dans l’arbre du modèle, sous « modèle 1 » cliquer avec le bouton droit sur « Résultat > Densité
de courant (jh) »
6. Sélectionner Surface
7. Dans la fenêtre de réglage, faire un clic droit sur remplacer l’expression
8. Choisir Composant 1 > Courants électriques > Courant et charges > [Link] Densité de
courant, norme (A/m2)
9. Cliquer sur afficher

On obtient alors une représentation de la densité de courant qu’il faut critiquer ! Observer aussi le
champ de température.

Il est également possible de faire des films pour observer l’évolution de la densité de courant et de
la température en fonction du temps.

1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer avec le bouton droit sur « Résultat >
Export »
2. Sélectionner Player
3. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 » cliquer avec le bouton droit sur « Résultat >
Exporter > Player 1 » et choisissez renommer en Animation Température
4. Sélectionner Temperature (ht) au niveau sujet dans la fenêtre de réglage
5. Préciser le nombre d’image dans la fenêtre de réglage : 50
6. Cliquer sur Générer l’animation

7. Regarder l’animation en appuyant sur play dans la fenêtre graphique


8. Faire de même pour la densité de courant

Analyser les résultats obtenus ! Pour une meilleure précision, il faudrait raffiner le maillage mais
le temps de résolution risque de durer plus de temps que la durée du TP.

On peut également observer l’évolution de la température ou de la densité de courant en un point


(dans la zone centrale de la piste) en fonction du temps

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1. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 >
Résultats » cliquer avec le bouton droit sur
« Jeu de données », sélectionner Point en 3D.
Entrer les valeurs x=32.5e-3, y=15e-3, z=35e-6
puis Afficher.
2. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »
cliquer avec le bouton droit sur « Résultat »
3. Sélectionner Groupe de graphique 1D
4. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »
cliquer avec le bouton droit sur « Résultat >
Groupe de graphiques 1D »
5. Sélectionner Renommer
6. Saisir Densité de courant (M,t) dans le boite de dialogue
7. Dans l’arbre du modèle, sous « Composant 1 »
cliquer avec le bouton droit sur « Résultat >
Densité de courant (M,t) »
8. Sélectionner Graphique ponctuel
9. Sélectionner Point en 3D 1 pour jeu de
données
10. Dans la fenêtre de réglage, faire un clic droit sur
remplacer l’expression
10. Choisir Composant 1 > Courants électriques >
Courant et charges > [Link] Densité de
courant, norme
11. Cliquer sur afficher

7.1. ANALYSE DES RESULTATS


Vous savez maintenant afficher toutes les données nécessaires pour l’analyse de la solution.
Il faut confronter ces résultats au modèle analytique et aux données expérimentales. Pour cela des
simulations avec des courants crête de 5000, 6000 et 7000 ampères sont nécessaires.

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