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214 Exam Final 2012 Corrige

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SESSION 2012

UE 214 – COMPTABILITÉ ET AUDIT

Durée de l’épreuve : 4 heures

Le corrigé comporte : 10 pages

CORRIGÉ

Dossier 1 - Consolidation des comptes au sein du groupe TKM (6,5 points)


Question 1 Calculer le pourcentage de contrôle de la société TOMI dans chaque société. En déduire le type
d’influence que cela lui confère ainsi que le périmètre de consolidation du groupe TKM. (0,5 point)

Pourcentage de contrôle
Société Type d’influence
direct indirect Total
KALI 60 % - 60 % Contrôle exclusif
MUNI (1) 75 % (2) 12,5 % par KALI 87,5 % Contrôle exclusif
TransT (3) 18,57 % - 18,57 % Néant (4)
(1) (5 400 × 2)/(3 600 + 5 400 × 2)
(2) 1 800/(3 600 + 5 400 × 2)
(3) (900 + 200 × 2)/(3 000 + 2 000 × 2)
(4) En l’absence d’autres éléments d’information, la société TransT doit être exclue du périmètre
de consolidation puisque le pourcentage de contrôle de TOMI n’est pas au moins égal à 20 %.

Question 2 Rappeler les conditions d’inscription à l’actif des projets de développement, selon le règlement CRC
99-03, puis analyser les projets de développement en cours au 31/12/11 pour déterminer s’ils peuvent être
immobilisés. (1,5 point)

2.1. Selon l’art. 311-3 du PCG, les coûts de développement peuvent être inscrits à l’actif si les conditions suivantes sont
remplies :
- ils doivent se rapporter à des projets nettement individualisés dont le coût est distinctement établi
pour être réparti dans le temps ;
- chaque projet doit avoir de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale.
Ceci implique le respect de l’ensemble des critères suivants :
a) la faisabilité technique nécessaire à l’achèvement de l’immobilisation incorporelle en vue de sa mise en service ou de
sa vente ;
b) l’intention d’achever l’immobilisation incorporelle et de l’utiliser ou de la vendre ;
c) la capacité à utiliser ou à vendre l’immobilisation incorporelle ;
d) la façon dont l’immobilisation incorporelle générera des avantages économiques futurs .;
e) la disponibilité de ressources (techniques, financières et autres) appropriées pour achever le développement et utiliser
ou vendre l’immobilisation incorporelle ;
f) et la capacité à évaluer de façon fiable les dépenses attribuables à l’immobilisation incorporelle au cours de son
développement.
1
2.2. Analyse des projets de développement en cours au 31/12/11 :

Projet 1 : Toutes les conditions semblent réunies pour immobiliser les frais de développement pour un total de : 38 x 6 =
228 K€.

Projet 2 : Il n’est pas certain que ce projet puisse être mené à son terme, donc qu’il puisse générer des avantages
économiques. Les coûts engagés ne peuvent être immobilisés. Ils seront donc maintenus dans les charges de l’exercice
2011.

Projet 3 : L’incertitude sur la date de début de la phase de développement notamment rend impossible la valorisation
fiable des coûts engagés. De plus, le directeur financier a un doute sur la réussite technique du projet. Les coûts engagés
en 2011 resteront donc en charges.

2
Question 3 Compte tenu de l’analyse précédente, présenter les écritures de retraitement de consolidation des
comptes de bilan et des comptes de gestion qui sont nécessaires. (0,5 point)

Comptes de bilan Comptes de gestion


Débit Crédit Débit Crédit
Frais de développement 228 000 Résultat global 152 000
(38 000 × 6) Impôts sur les bénéfices différés 76 000
Impôts différés − Passif 76 000 Immobilisations incorporelles 228 000
(228 000 × 1/3)
Résultat groupe 152 000
Inscription à l’actif des FRD Rattachement d’une charge d’impôt à
relatifs au projet P1, avec prise en la production d’immobilisations
compte de l’imposition différée incorporelles

Question 4 Analyser dans un tableau, sans passer d’écriture de consolidation, la prise en compte et le retraitement
des écarts d’évaluation sur acquisition de titres MUNI du 1/07/08, en distinguant leur incidence sur les capitaux
propres consolidés de MUNI :
- d’une part, au niveau des réserves ;
- d’autre part, au niveau du résultat. (1 point)

Impact sur les capitaux propres


consolidés de MUNI
Réserves Résultat
Prise en compte des écarts d’évaluation au 1/07/08 : + 6 000
- écart d’évaluation sur équipements industriels : 9 000
- passif d’impôt différé attaché : 9 000 × 1/3 = 3 000
Retraitement des écarts d’évaluation jusqu’au 31/12/10 : − 3 750
- amortissements de l’écart d’évaluation :
(9 000 × 1/4 × 2,5 = 5 625)
- diminution du passif d’impôt différé attaché :
(5 625 × 1/3 = 1 875)
Retraitement des écarts d’évaluation pour 2011 : − 1 500
- amortissements de l’écart d’évaluation :
(9 000 × 1/4 = 2 250)
- diminution du passif d’impôt différé attaché :
(2 250 × 1/3 = 750)
TOTAL + 2 250 − 1 500

Question 5 Compte tenu de l’analyse précédente, présenter le tableau de partage des capitaux propres de MUNI et
l’élimination des titres de participation MUNI intégrés. (0,5 point)

Part du groupe Intérêts


Total
(60 % + 60 % × 20 % minoritaires
= 72 %) (28 %)
Capital MUNI (pour solde) 90 000
+ Réserves MUNI (pour solde) (1) 68 250
− Report à nouveau MUNI (pour solde) − 4 000
= Capitaux propres (hors résultat) 154 250 111 060 43 190
− Titres de participation MUNI (pour solde) :
- détenus par TOMI − 60 000 − 60 000
- détenus par KALI − 18 000 (2) − 10 800 (3) − 7 200
= Différence de consolidation 76 250 40 260 35 990
Résultat MUNI (pour solde) (4) 6 500 4 680 1 820
(1) 66 000 + 2 250.
(2) − 18 000 × 60 %.
(3) − 18 000 × 40 %.
(4) 8 000 − 1 500.

3
Question 6 Présenter le tableau de partage des capitaux propres de KALI et l’élimination des titres de
participation KALI intégrés, après la prise en compte et l’éventuel retraitement des écarts d’évaluation sur
acquisition de titres KALI au 1/01/03. (0,5 point)

Part du groupe Intérêts


Total
(60 %) minoritaires
(40 %)
Capital KALI (pour solde) 88 000
+ Réserves KALI (pour solde) (1) 24 400
+ Report à nouveau KALI (pour solde) 7 000
= Capitaux propres (hors résultat) 119 400 71 640 47 760
− Titres de participation KALI (pour solde) − 46 000 − 46 000
= Différence de consolidation 73 400 25 640 47 760
Résultat KALI (pour solde) 5 000 3 000 2 000
(1) 20 000 + 6 600 d’écart d’évaluation sur terrain au 1/01/03 − 2 200 de passif d’impôt différé attaché
(6 600 × 1/3).

Question 7 Analyser dans un tableau, sans passer d’écriture de consolidation, la prise en compte et le retraitement
des écarts d’acquisition, en distinguant leur incidence sur les capitaux propres consolidés :
- d’une part, au niveau des réserves du groupe ;
- d’autre part, au niveau du résultat du groupe ;
- enfin, éventuellement, au niveau des intérêts minoritaires. (1 point)

Impact sur les capitaux propres


du groupe
Réserves Résultat
Prise en compte des écarts d’acquisition : + 20 000
- sur titres KALI, au 1/01/03 : 8 000
- sur titres MUNI au 1/07/08 : 12 000
Retraitement des écarts d’acquisition jusqu’au 31/12/10 : − 10 150
- amortissements de l’écart d’acquisition sur titres KALI :
(8 000 × 1/10 × 8 = 6 400)
- amortissement de l’écart d’acquisition sur titres MUNI :
(12 000 × 1/8 × 2,5 = 3 750)
Retraitement des écarts d’acquisition pour 2011 : − 2 300
(8 000 × 1/10 + 12 000 × 1/8 = 2 300)
TOTAL + 9 850 − 2 300

NB. Il n’y pas d’impact sur les intérêts minoritaires puisque les titres KALI entrés le 1/01/03 et les titres MUNI entrés le
1/07/08 ont été acquis directement par TOMI. De plus, les titres MUNI détenus par KALI ont été souscrits à l’origine. Il
n’y a donc pas eu d’écart d’acquisition lors de l’acquisition de ces titres par KALI, le 1/10/04.

4
Question 8 Présenter dans un tableau la détermination des capitaux propres consolidés :
- d’une part, la décomposition détaillée des capitaux propres (part du groupe) ;
- d’autre part, les intérêts minoritaires. (0,5 point)

Capitaux propres (part du groupe)


Capital : 150 000
Réserves : 103 000 + 40 260 + 25 640 + 9 850 178 750
 différence de consolidation sur titres MUNI : + 40 260
 différence de consolidation sur titres KALI : + 25 640
 retraitement des écarts d’acquisition : + 9 850
Report à nouveau : 47 000
Résultat : 20 000 + 152 000 + 4 680 + 3 000 – 2 300 177 380
 retraitement des frais de développement en cours au 31/12/11 : + 152 000
 partage du résultat de MUNI : + 4 680
 partage du résultat de KALI : + 3 000
 retraitement des écarts d’acquisition : − 2 300
Intérêts minoritaires : 35 990 + 1 820 + 47 760 + 2 000 87 570
 partage des capitaux propres de MUNI : + 35 990 + 1 820
 partage des capitaux propres de KALI : + 47 760 + 2 000
TOTAL 640 700

Question 9 Expliquer quels sont les éléments à retenir pour calculer le résultat de base par action pour l’exercice
2011. (0,5 point)

Selon la norme IAS 33 « Résultat par action » :


§ 9 : « Une entité doit calculer le résultat de base par action correspondant au résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires
de l’entité mère et, s’il est présenté, au résultat des activités ordinaires poursuivies attribuables à ces porteurs de capitaux propres ».
§ 10 : « Le résultat de base par action doit être calculé en divisant le résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires de l’entité
mère (le numérateur) par le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation (le dénominateur) au cours de la période.
§ 11 : L’objectif de l’information sur le résultat de base par action consiste à fournir une mesure de la quote-part de chaque action
d’une entité mère dans la performance de l’entité au cours de la période de reporting.

Le résultat (part du groupe) est égal à 177 380 € pour 2011. D’autre part, il n’y a pas eu de mouvements dans le capital de
la société TOMI en 2011. Le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires TOMI en circulation au cours de la période
2011 est donc égal à 15 000.

Le résultat de base par actions pour l’exercice 2011 (non demandé) est égal à :
177 380/15 000 = 11,83 €.

Dossier 2 – Audit au sein du groupe TKM (4,5 points)


Première partie : Gouvernance

Question 1 Qui sont les membres du comité d’audit ? (0,5 point)


Le comité d’audit est composé d’administrateurs de la société TOMI, tête de groupe. Il est composé de membres du
conseil d’administration ou du conseil de surveillance de la société TOMI à l’exclusion de ceux exerçant des fonctions de
direction. L’un des membres doit être qualifié en matière financière et comptable.

Question 2 Quelles sont les principales fonctions du comité d’audit ? (0,5 point)
Le comité d’audit est responsable :
- du contrôle interne (grandes orientations)
- des relations avec les commissaires aux comptes (honoraires, programme de travail)
- du processus d’élaboration de l’information financière

5
Deuxième partie : Contrôle interne

Question 3 Les difficultés de suivi des frais de recherche et développement ont été communiquées au comité
d’audit. Il demande au service de contrôle interne d’intervenir. Que doit-il faire ? (0,5 point)
Le service de contrôle interne est chargé de la rédaction des procédures et du contrôle de leur application (audit interne).
L’un des membres du comité doit être qualifié en matière financière et comptable.
Le service de contrôle interne commencera par analyser les procédures existantes, qu’elles soient écrites ou non, pour en
déterminer les faiblesses et leurs causes. Il proposera des améliorations ou éventuellement de nouvelles procédures.

Troisième partie : Commissariat aux comptes

Question 4 Monsieur Rule est le commissaire aux comptes de la société TOMI. Peut-il être également commissaire
aux comptes du groupe ? (0,5 point)
Monsieur Rule peut être commissaire aux comptes du groupe, mais il ne peut pas conduire seul cette mission. La
certification des comptes consolidés doit être réalisée par au moins deux commissaires aux comptes.

Question 5 Le programme de travail pour les comptes consolidés prévoit un contrôle de la comptabilisation des
frais de recherche et développement.
Quels sont les risques d’anomalies dans les comptes liées à la comptabilisation des frais de recherche et
développement ?
Quelles sont les assertions correspondantes ?
Quels contrôles peuvent-ils être effectués ? (1,5 point)
Vous pouvez donner votre réponse sous forme de tableau
Réponse :
Risques Assertions Contrôles
Vérifier la documentation
Comptabiliser à l’actif des frais qui ne
des travaux de recherche :
répondent pas à la définition d’un
Existence les différentes phases des
actif : immobilisation de frais de
projets sont-elles bien
recherche
identifiées ?
Vérifier que l’identification
Mesure des projets est bien
Surévaluation des frais pouvant être mentionnée sur les factures.
immobilisés : prise en compte de frais Vérifier que les frais sont
sans rapport avec le projet de enregistrés dans des
développement Imputation comptes distincts ou dans
des sections analytiques
spécifiques
Vérifier la cohérence des
prévisions de rentabilité des
Avoir à l’actif des immobilisations
différents projets.
d’une valeur supérieure aux avantages Evaluation
Vérifier que les éventuelles
économiques attendus
dépréciations sont
comptabilisées

Question 6 Le service de contrôle interne a rédigé une nouvelle procédure de comptabilisation des frais de
recherche et développement à la fois pour les comptes sociaux et pour les comptes consolidés. Le directeur
financier souhaite recueillir l’avis de Monsieur Rule avant de donner son approbation. Quelle sera la réponse de
Mr Rule ? (0,5 point)
La demande du directeur financier est directement liée aux travaux du commissaire aux comptes qui doit porter une
appréciation sur le contrôle interne. Monsieur Rule peut accepter de faire l’analyse qui lui est demandée, dans le cadre
d’une DDL (application de la NEP).
Monsieur Rule informera le co-commissaire aux comptes de la demande, fera une lettre de mission spécifique et fixera
des honoraires pour cette mission particulière.

6
Question 7 Le commissaire aux comptes doit communiquer les conclusions de ses travaux. Suivant les sujets à
aborder, il s’adressera à différents interlocuteurs. A votre avis, à qui devra-t-il s’adresser dans les cas suivants :
• erreur matérielle de comptabilisation d’une dépréciation
• demande de confirmation de la poursuite d’un important contrat (la remise en cause de
ce contrat pouvant être de nature à remettre en cause la continuité d’exploitation)
• désaccord sur le montant d’une provision pour litige
• le non-respect d’une clause statutaire portant atteinte à l’égalité entre les actionnaires
(0,5 point)

La demande de rectification de l’erreur matérielle sera faite auprès du chef comptable ou du directeur financier
Cette demande sera faite auprès de la direction générale, la réponse étant incluse dans la lettre d’affirmation
le commissaire aux comptes présentera son désaccord au comité d’audit ou au conseil d’administration
Il s’agit d’une irrégularité devant être communiquée à l’assemblée générale.

Dossier 3 - Fusion (5,5 points)


Avis aux correcteurs il n’est pas attendu du candidat des réponses aussi développées. Au contraire, les réponses doivent être
synthétiques.

Question 1 A l’Article 3 du Traité de fusion, il est prévu de retenir une date d’effet différente de la date de
réalisation (1 point)

a) La date de réalisation juridique d’une fusion est la date de la dernière assemblée statuant sur le traité de fusion mais sa
date d’effet peut être différente. Selon l’article L. 236-4 du Code de commerce, la fusion prend effet :
- en cas de création d’une ou plusieurs sociétés nouvelles, à la date d’immatriculation, au registre du commerce et des
sociétés, de la nouvelle société ou de la dernière d’entre elles ;
- dans les autres cas, à la date de la dernière assemblée générale ayant approuvé l’opération sauf si le contrat prévoit que
l’opération prend effet à une autre date, laquelle ne doit être ni postérieure à la date de clôture de l’exercice en cours de la
ou des sociétés bénéficiaires ni antérieure à la date de clôture du dernier exercice clos de la ou des sociétés qui
transmettent leur patrimoine.

b) Du fait de l’effet rétroactif, la consistance des apports peut être affectée par les opérations que la société absorbée
réalise entre la date d’effet et la date de réalisation juridique de la fusion.

C’est pourquoi l’article L. 236-3 du Code de commerce stipule que le patrimoine de la (ou les) société(s) absorbée(s) est
transféré « dans l’état où il se trouve à la date de réalisation définitive de l’opération », ce qui signifie que si ce patrimoine
a subi des altérations, venant l’enrichir ou au contraire l’appauvrir, entre la date à laquelle il a été inventorié et la date ou
l’opération est juridiquement réalisée, celles-ci n’ont pas d’incidence directe sur la réalisation de l’opération.

c) Néanmoins, en cas de pertes réalisées par la (ou les) sociétés absorbées durant la période intercalaire, se pose le jour de
l’assemblée la question de savoir si l’obligation de libération immédiate du capital et des primes y afférentes qui s’impose
en cas d’apport en nature est respectée.

L’obligation de libération des apports doit être appréciée à la date de réalisation définitive de l’opération, c’est-à-dire la
date des assemblées générales extraordinaires des sociétés participant à l’opération.
En cas d’effet rétroactif, lorsque la valeur des apports à la date d’effet risque de devenir, du fait d’une perte intercalaire,
supérieure à la valeur réelle globale de la société à la date de réalisation de l’opération, une provision pour perte de
rétroactivité est constatée au passif pris en charge dans le traité d’apport, réduisant d’autant le montant des apports pour
répondre à l’obligation de libération du capital.

La société absorbante l’inscrit dans un sous-compte de la prime de fusion, et non en provisions pour risques et charges.
En effet, elle ne doit pas reprendre en résultat une provision qui n’a jamais été dotée comptablement.

Lorsque les apports sont évalués à la valeur réelle, une provision pour perte de rétroactivité ne devrait être constatée que
dans des cas exceptionnels.

7
Question 2 Rappelez les situations qui rendent obligatoire la nomination d’un commissaire à la fusion et/ou d’un
commissaire aux apports et celles qui permettent de ne pas avoir à le faire (0,5 point)

En cas de fusion entre des sociétés par actions (SA SAS ET SCA), entre des SARL ou entre des sociétés par action et des
SARL, la nomination d’un commissaire à la fusion est obligatoire sauf dans les cas suivants :

a) En application de l’Article L236-10 du Code de Commerce modifié par la LOI n° 2008-649 du 3 Juillet 2008, sur
décision prise à l’unanimité par les actionnaires de toutes les sociétés participant à l’opération, il est possible de décider
de ne pas faire désigner un commissaire à la fusion.

b) En application de l’Article L.236-11 du Code de Commerce, lorsque depuis le dépôt au Greffe du Tribunal de
Commerce du projet de fusion et jusqu’à la réalisation de l’opération, la société absorbante détient la totalité du capital
des sociétés absorbées (fusion dite « simplifiée »)

La nomination d’un commissaire aux apports est obligatoire lorsque l’opération de fusion comporte des apports en nature
ou des avantages particuliers sauf dans le cas suivant : pour les fusions dites « simplifiées », en application de l’Article
L.236-11 du Code de Commerce modifié par la LOI n° 2008-649 du 3 Juillet 2008, sauf en cas d’absorption d’une société
ayant émis des valeurs mobilières donnant accès au capital.

Question 3 Les modalités de valorisation de la société SMAL Holding SA ayant conduit à la détermination du
rapport d’échange, telles que stipulées à l’Article 6 du Traité de fusion, vous paraissent-elles acceptables ? (2
points)

Le processus qui permet d’obtenir le rapport d’échange intègre à la fois les résultats de l’évaluation financière des
entreprises concernées, mais aussi, et surtout, les résultats de négociations qui ont été menées par les dirigeants de ces
entreprises.

Concrètement, il faut distinguer, à l’intérieur de ce processus, la phase d’évaluation financière uniquement fondée sur des
critères mesurables, issus de la comptabilité et de prévisions financières, de la phase de valorisation qui intègre des
éléments non mesurables objectivement.

Le processus d’évaluation financière est complété par des éléments non financiers qui sont négociés par les dirigeants en
prenant en considération l’ensemble des avantages que l’opération projetée apporte à leur société dans le présent et dans
l’avenir en tenant compte de leur stratégie industrielle ou commerciale à long terme.

Au cas particulier les parties ont décidé de retenir deux correctifs pour déterminer la valeur de fusion de la société SMAL
Holding SA :

- la ré-estimation des titres de participation, ce qui correspond à l’application de la méthode de valorisation par l’ANCC,

- l’augmentation de capital qui entre la date d’arrêté comptable et la date des AGE, ce qui correspond à la prise en compte
d’un évènement dont il est certain qu’il a une incidence sur la valeur de la société puisque d’une part il a pour
conséquence de faire disparaître une dette et que d’autre part, il a pour conséquence un apport en numéraire.

En conclusion, ces modalités apparaissent comme correctes.

8
Question 4 Déterminez le rapport d’échange et l’augmentation de capital à réaliser. (1 point)

SMAL
Holding TACOS
Absorbante Absorbée
Actif net comptable (ANC) 2 233 796 5 725 864
Réestimation
- immo incorporelles 4 274 136
- immo financières 9 350 204
Actif net comptable corrigé (ANCC) 11 584 000 10 000 000
Augmentation capital
- par compensation 2 847 465
- par apport 9 568 535
Valeur réelle 24 000 000 10 000 000

Nombre d'actions 240 000 25 000


Valeur pour 1 action 100,00 400,00

Le nombre d’actions de la société SMAL Holding tient compte de l’effet dilution résultant de la double augmentation de
capital.

Le rapport d’échange est de 4 SMAL pour 1 TACOS

Question 5 Rappelez sous forme de tableau les règles de valorisation des apports et indiquer si les termes de
l’Article 5 du Traité vous paraissent corrects (1 point)

Contrôle commun Contrôle distinct

Opérations à l’endroit Valeurs comptables Valeurs réelles

Opérations à l’envers Valeurs comptables Valeurs comptables

L’Article 5 du Traité de fusion prévoit « La valeur d’apport du patrimoine transmis par la société TACOS SA au fin de sa
comptabilisation dans les livres de la société SMAL Holding SA est sa valeur réelle à la date d’effet de l’opération ».

Avant l’opération l’actionnaire principal de la société absorbante, la société SMAL International SAS détenait 228 000
actions sur les 240 000 actions qui composaient le capital de SMAL Holding SA, soit un contrôle exercé à hauteur de
95%.

Après l’opération, le capital de SMAL holding SA est composé de 340 000 actions, ce qui fait passer la participation de
SMAL International à 67%.

Le Règlement du CRC sur les fusions prévoit, dans le cas de fusion de sociétés sous contrôle distinct, que si après
l’opération de fusion, l’actionnaire principal de l’absorbante, bien que dilué conserve son pouvoir de contrôle sur celle-ci,
il s’agit d’une opération à l’endroit pour laquelle il convient de retenir les valeurs réelles pour la valorisation des apports.

L’Article 5 du Traité est donc correct.

9
Dossier 4 – Normes IAS - IFRS (3,5 points)
Partie I - IAS 36 Dépréciation d’actifs (1,5 point)

Question 1 Indiquez de manière concise et courte (5 lignes maximum par définition) quelle est la signification des
termes suivants selon la norme IAS 36 Dépréciation d’actifs : (1,5 point)

a) Unité génératrice de trésorerie (UGT)

Dans le cas d’actifs qui individuellement ne génèrent pas de flux de trésorerie on considère la notion d’unité génératrice
de trésorerie (UGT) qui correspond au plus petit groupe identifiable d'actifs qui génère des entrées de trésorerie largement
indépendantes de celles générées par d'autres actifs ou groupes d'actifs.

b) Valeur recouvrable

Valeur recouvrable = Max [juste valeur nette, valeur d’utilité]

c) Valeur d'utilité

C’est la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs générés

Question 2 La valeur recouvrable de la desserte ferroviaire privée appartenant à la société VALMO est-elle
déterminable ? si oui comment, si non que doit-on faire ?

Il n’est pas possible d’estimer la valeur recouvrable de la desserte ferroviaire privée car elle ne génère pas d’entrée de
trésorerie largement indépendante des entrées de trésorerie générées par les autres actifs de la mine.

Par conséquent il faut estimer la valeur recouvrable de l’UGT à laquelle la desserte ferroviaire appartient, c'est-à-dire la
mine dans son ensemble.

Partie II - ANC et IFRS (2 points)

À la lecture de ce texte, citez une norme qui « reflète une vision exclusivement financière » et préciser quelle est la
partie prenante valorisée?

Les normes qui reflètent une vision exclusivement financière peuvent être :
L’information sectorielle IFRS 8, le résultat par action IAS 33, les actifs financiers IAS 32, IAS39 et IFRS 9.
La liste n’est pas exhaustive. Toute réponse cohérente est acceptée.
La partie prenante la plus importante est l’investisseur.

10

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