1 LISTE DES ABREVIATIONS
2 ATLS: Advanced trauma life survey
3 ATR : Accident du trafic routier
4 AVP : Accident de la voie publique
5 ECM : Enclouage centromédullaire
6 FF : Fracture(s) fermée(s)
7 FO: Fracture(s) ouverte(s)
8 ORIF: Open fixation and internal fixation
9 PPS : Percutaneous plating-shaft
10 TVP : Thrombose veineuse profonde
11 FE : Fixateur externe
12 OS : Ostéosynthèse
13 OMAS : Olerud Molander Ankle Score
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1 SUJET DU MÉMOIRE :
2 « État des connaissances actuelles sur la prise en charge des fractures de la jambe et de
3 la cheville chez l’adulte »
5 Les 3 Références déjà lues :
6 SQUELETTE 1: TIBIA FRACTURES OVERVIEW: Thompson, J., Koutsogiannis, P., &
7 Jahangir, A. (2023). Tibia Fractures Overview. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL):
8 StatPearls Publishing; 2024 Jan–. PMID: 30020639.
9 SQUELETTE 2: ANKLE FRACTURE: Wire, J., Hermena, S., & Slane, V. H. (2023).
10 Ankle Fractures. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2024
11 Jan–. PMID: 31194464.
12 SQUELETTE 3: ISOLATED FIBULA FRACTURE: Walters Benjamin B., Constant
13 Dustin, Anand Prashanth, Fibula Fractures. 2023 Aug 7. In: StatPearls [Internet]. Treasure
14 Island (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan–. PMID: 32310599.
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1 Type d’étude : étude transversale descriptive
2 Critères d’inclusion :
3 Critères d’exclusion :
4 Critères de non inclusion :
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1 CHAPITRE IV RESULTATS
2 1. Introduction
3 Les fractures tibiales diaphysaires sont les fractures des os longs les plus fréquentes
4 et présentent une incidence de 4% chez les personnes âgées.
5 Les fractures de la fibula sont assez rarement isolées, elles sont souvent associées à
6 au moins une lésion ligamentaire et/ou à des fractures du tibia. Les cas de fractures isolées
7 de la fibula relèvent quant à eux d'une sanction thérapeutique non opératoire. La
8 documentation sur l'incidence des fractures isolées de la diaphyse de la fibula est pauvre.
9 La sanction thérapeutique étant l'une des raisons justificatives de celle-ci, mais également
10 du fait que les fractures de la malléole latérale soient techniquement considérées comme
11 faisant partie des fractures de la cheville, bien qu'elle (la malléole latérale) fasse partie de
12 la fibula1.
13 2. Etiologies
14 Les fractures du tibia se produisent selon un schéma bimodal2 :
15 Traumatisme à faible énergie : consécutive à une force de torsion, un traumatisme
16 généralement indirect avec des lésions minimes des tissus mous, des traits fracturaires
17 tibiaux spiroïdes et/ou fibulaires à un niveau différent.
18 Traumatisme à haute énergie : consécutive à un traumatisme direct généralement avec
19 des traits fracturaires en aile de papillon, obliques courtes ou comminutives pouvant
20 être associés à des lésions des tissus mous, un syndrome des loges, une perte de
21 substance et des lésions squelettiques étendues.
22 Les fractures de la cheville sont consécutives à des traumatismes pouvant être de
23 divers nature. Ils peuvent notamment être la conséquence d'une torsion, après une chute
24 ou lors d'une activité sportive, d'une impaction du tenon sur la mortaise après une chute
25 sur les pieds d'un lieu élevé, voire d'un écrasement, par un objet lourd ou lors des
26 accidents du trafic routier (ATR). L'énergie du traumatisme est directement liée au degré
27 de comminution osseuse et de dommage des tissus mous3.
28 Les fractures isolées de la fibula, rares, sont généralement consécutives à
29 traumatisme directe à la jambe suite à une chute, un coup direct par un corps contendant
30 lors d'une activité sportive ou un ATR, voire les blessures par balle4.
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1 3. Epidémiologie
2 Les fractures diaphysaires tibiales, souvent associées, sont les plus fréquentes des
3 fractures des os longs, avec une prévalence de 4% chez les personnes âgées1.
4 L'incidence annuelle des fractures de la cheville chez l'adulte est évaluée à environ
5 187 pour 100 000, les fractures ouvertes ne représentant que 2%. En ce qui concerne le
6 type, les fractures unimalléolaires isolées sont les plus fréquentes, suivies des fractures
7 bimalléolaires puis des trimalléolaires, avec respectivement des incidences à 70%, 20% et
8 7%. L'incidence est plus élevée chez les femmes entre 75 et 84ans et chez les hommes
9 entre 15 et 24ans2.
10 4. Anamnèse et examen clinique
11 L'anamnèse doit être enrichie par la recherche des comorbidités ou des habitudes
12 pouvant impacter le pronostic d'une fracture de la cheville, notamment le diabète, les
13 neuropathies périphériques, les maladies vasculaires périphériques, les maladies
14 inflammatoires articulaires, l'obésité, les maladies rénales, le tabagisme ou alcoolisme. Il
15 est important de se renseigner sur le niveau prémorbide de mobilité de la cheville, les
16 activités régulières et les futurs objectifs fonctionnels du patient. Se renseigner sur le
17 mécanisme en cause permet d'évaluer la nature et la gravité des lésions. Le risque de
18 thromboembolie veineuse doit être évaluer pour tous les patients avec fracture de la
19 cheville afin d'identifier les facteurs de risque et prévenir sa survenue3.
20 L'examen clinique d'un traumatisé de la cheville se fait systématiquement en 5 étapes :
21 1. Évaluation générale du traumatisé : l'examen primaire du protocole d'ATLS doit
22 être complet (ABCDE) pour exclure toute situation portant atteinte au pronostic
23 vital.
24 2. Examen neuro-vasculaire : il est primordial (précédent toute autre manipulation),
25 obligatoire et doit être documenté. L'examen vasculaire consiste à évaluer la
26 coloration cutanée, sa tension, sa température et également les pouls tibiaux
27 postérieurs et pédieux de manière comparée. L'évaluation sensitivomotrice des
28 fonctions des nerfs fibulaires (superficiel et profond), tibiaux, suraux médiaux et
29 plantaires latéraux. Une réduction urgente est réalisée suivie d'une réévaluation
30 neuro-vasculaire clinique et à l'échographie doppler, si compromission vasculaire
31 il y a.
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1 3. Examen des tissus mous : des tissus mous étirées par une cheville déformée devra
2 faire l'objet d'une réduction en urgente avec pose d'une attelle. L'état des tissus
3 mous influence l'attitude thérapeutique mais aussi le moment de fixation
4 chirurgicale.
5 4. Examen du genou et de la partie proximale de la fibula : permet d'exclure toute
6 atteinte proximale (fracture de Maisonneuve par exemple).
7 5. Règles de la cheville d’Ottawa : elles déterminent les conditions cliniques selon
8 lesquelles il est indispensable de réaliser une radiographie de la cheville. Ces
9 conditions étant la présence d'une sensibilité au niveau de l'une des malléoles
10 associées à l'une des 2 autres suivantes :
11 Sensibilité à la palpation au bord postérieur ou à la pointe de l’une des deux
12 malléoles ou à moins de 6cm de l'une d’elles.
13 Mise en charge impossible immédiatement et à son arrivée en consultation1.
14 L’incapacité à supporter la charge du poids corporel, la déformation et la douleur sont
15 généralement toujours présents, avec cette dernière qui limite l’évaluation de l’amplitude
16 de mouvement et de la stabilité. Jusqu’à preuve du contraire, le diagnostic de fracture du
17 tibia doit être maintenu en cas d’élévation de pression dans un compartiment,
18 particulièrement chez les patients ayant subis un traumatisme à haute énergie. L’examen
19 neuro-vasculaire (artères dorsale du pied et tibiale postérieure) est très important, mais
20 également ceux des autres tissus mous, à la recherche des signes du syndrome des loges,
21 de fractures, d’abrasions ou de cloques au niveau de la peau. En ce qui concerne le
22 diagnostic du syndrome des loges, un seuil de suspicion élevé est nécessaire. Certaines
23 classifications déterminant l’attitude thérapeutique dont celle Oestern et Tcherne (des
24 lésions des tissus mous pour les fractures ouvertes et fermées) et celle de Gustillo-
25 Anderson (des fractures ouvertes).
26 Vu la rareté des fractures isolées de la fibula, il est important d'effectuer évaluation
27 approfondie pour affirmer le caractère isolé. La recherche d'une notion de traumatisme
28 récent et d'une sensibilité particulièrement au côté latérale de la jambe le long du site de la
29 diaphyse fibulaire. Examiner le genou et la cheville pour exclure une instabilité
30 ligamentaire ou d'autres fractures2.
31 5. Examens paracliniques
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1 L’imagerie recommandée (la radiographie) est celle de tout le segment de la jambe, en
2 incidence de face et de profil, avec en plus, celle des articulations homolatérales, du genou
3 et de la cheville, dans les mêmes types d’incidences auxquelles il est adjoint une incidence
4 oblique. Le recours au scanner est fait si suspicion d’atteinte intra-articulaire ou de
5 fracture de la malléole postérieure1.
6 Pour exclure une luxation ou d'autres fractures, lors de la suspicion d'une fracture
7 isolée de la fibula, une radiographie de la jambe associée à celle du genou et de la
8 cheville sera demandée. La présence d'un trait de fracture au niveau du col de la fibula
9 sans la présence d'autres fractures dans le reste du même os est caractéristique de la
10 fracture de Maisonneuve. Un trait de fracture à la diaphyse fibulaire à moins de 15cm de
11 la cheville est susceptible d'entraîner une atteinte tibiale et/ou une lésion ligamentaire 2.
12 6. Traitement spécifique
13 En ce qui concerne les fractures tibiales, il existe 2 méthodes thérapeutiques :
14 a. Traitement non opératoire : ses indications sont :
15 Angulation varus-valgus de moins de 5°
16 Angulation antéro-postérieure de moins de 10°
17 Rotation de moins de 10° après réduction
18 Moins de 10 à 20° de flexion après réduction
19 Apposition corticale de plus de 50%
20 Raccourcissement de moins de 1cm
21 b. Traitement opératoire
22 Fixation externe (FE) : c’est le choix idéal en cas d’atteinte significative
23 des tissus mous ou de damage-control orthopédique chez les
24 polytraumatisés. Shrinivas et al. (2019), affirme que la fixation externe est
25 une méthode fiable pour le traitement des fractures du tiers inférieurs du
26 tibia consécutives à un traumatisme à haute énergie, mais également une
27 bonne alternative aux autres méthodes de fixation. C’est la méthode la plus
28 employée dans la série d’Idé et al. (2023) pour le traitement des fractures
29 ouvertes des os de la jambe.
30 Enclouage centromédullaire (ECM) : c’est la fixation opératoire de choix,
31 parce que mieux que la fixation externe, elle diminue le désalignement
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1 mais aussi le temps de consolidation et de mise en charge plus
2 efficacement que les moyens de contention non opératoires.
3 Arbre de placage percutané (PPS = percutaneous plating-shaft) : utilisé
4 souvent pour les fractures tibiales, trop proximales ou trop distales,
5 difficiles d’accès pour l’ECM.
6 Amputation : c’est une situation souvent difficilement acceptée par les
7 patients. Un score de MESS (Le score de gravité des extrémités mutilées =
8 the mangled extremity severity score) d’au moins 7 est hautement prédictif
9 d’une amputation, faisant de lui un moyen pouvant aider à prédire sa
10 nécessité. MESS a une spécificité élevée mais une sensibilité faible pour
11 prédire les amputations. Un traumatisme significatif des tissus mous, une
12 ischémie chaude de plus de 6 heures et un traumatisme grave du pied
13 ipsilatéral sont des indications relatives. Il sied de noter que l’insensibilité
14 plantaire n’est en aucun cas une indication absolue d’amputation1.
15 Dans la plupart des cas, le traitement des fractures isolées de la diaphyse fibulaire
16 est non opératoire. Étant donné que la tige du péroné n'est pas une partie de l'os portante,
17 les patients peuvent être traités avec une mise en charge comme restriction tolérée, et
18 certains praticiens peuvent utiliser une botte de marche pour plus de confort2.
19 7. Diagnostic différentiel
20 Les fractures de fatigue et les contusions osseuses constituent le diagnostic différentiel
21 avant la réalisation de la radiographie3.
22 Le diagnostic différentiel des fractures isolées de la fibula se fait avec l'ostéome
23 ostéoïde, le sarcome d'Ewing, l'ostéosarcome, l'ostéomyélite, le spasme musculaire,
24 l'entorse de la cheville, la rupture tendineuse, le syndrome des loges et le piégeage
25 nerveux4.
26 8. Pronostic
27 Les fractures du tiers proximal de la diaphyse tibiale, comparées aux fractures
28 médianes, sont plus fréquemment sujettes à des pseudarthroses, si gestion inappropriée.
29 Cela est dû à la couverture focale limitée des tissus mous mais également aux forces de
30 déformation dans la partie proximale du tibia. La gravité des lésions des tissus mous est le
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1 prédicteur le plus important d’une éventuelle amputation. Il a été démontré qu’il n’y a pas
2 de différence significative dans les résultats fonctionnels entre l’amputation et le
3 sauvetage (sauvegarde du membre)1.
4 Les patients avec comorbidités minimes ayant subis une fracture isolée de la fibula
5 consolident souvent endéans 6 à 8 semaines2.
6 9. Complications
7 Le PPS présente des taux élevés de retard de consolidation et de pseudarthrose, de
8 déhiscence de plaies et d’irritation du nerf fibulaire superficiel (par des longues plaques).
9 Les fractures du tiers proximal tibial se compliquent souvent de cal vicieux (en valgus,
10 procurvatum). L’ECM par contre présente couramment la gonalgie, suite à la rupture du
11 tendon rotulien et de l’approche paraténonique, mais rarement la pseudarthrose qui,
12 lorsqu’elle survient, est traitée par dynamisation du clou. La malrotation, elle s’observe
13 souvent dans les fractures des tiers proximal et distal. Le syndrome des loges est une des
14 complications des fractures du tibia qui peut survenir dans les FF comme dans les FO.
15 Les fractures isolées de la diaphyse fibulaire se compliquent rarement. Les
16 complications pouvant être une lésion du nerf fibulaire superficiel, une lésion artérielle, un
17 syndrome des loges ou une pseudarthrose. Cette dernière peut être asymptomatique, au
18 contraire duquel cas, une plaque de compression (à retirer à au moins 12mois voire rester
19 ad vitam) et une greffe osseuse autologue3.
20 10. Soins postopératoires et réadaptation
21 Les patients doivent rester 6 semaines sans mise en charge, pour les fractures
22 diaphysaires tibiales traitées orthopédiquement. Pour ceux traités par technique opératoire,
23 en particulier ceux avec fractures instables, ils doivent rester sans mise en charge pendant
24 la même période de temps que ceux traités orthopédiquement si le trait fracturaire est
25 extra-articulaire, au cas contraire, c’est pendant 12 semaines. Pour tout traitement
26 opératoire subit, la mise en charge est autorisée après l’intervention pour les fractures
27 diaphysaires transversales stables, extra-articulaires de longueur tolérée, mais seulement 6
28 semaines s’il s’agit des fractures extra-articulaires instables, obliques ou comminutives, et
29 12 semaines après pour les fractures articulaires. Il est important de maintenir une
30 amplitude de mouvement active du genou et de la cheville pendant la période de
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1 récupération. Une prophylaxie contre la TVP doit être administrée chez les patients sans
2 mise en charge1.
3 11. Améliorer les résultats des équipes de soins de santé
4 La prise en charge des fractures tibiales nécessitent l’intervention d’une équipe
5 pluridisciplinaire comprenant un chirurgien orthopédiste, un médecin urgentiste, un
6 radiologue, une infirmière et un physiothérapeute. La surveillance du pouls, de la couleur,
7 de la température et des changements neuropathiques au niveau de la jambe peuvent
8 prévenir la survenue d’un syndrome des loges. Il sied de noter que les fractures complexes
9 peuvent entraîner une douleur résiduelle, une cicatrisation prolongée et des difficultés de
10 démarche2.
11 La communication interdisciplinaire pour la prise en charge des fractures isolées de la
12 fibula est essentiel pour aider à poser le diagnostic ou à mettre en évidence d'autres
13 lésions pouvant motiver l'emploi de méthode thérapeutique éventuellement opératoire 3.
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1 V DISCUSSION
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1 Références
2 Abouchane, M., Fadili, A., Belmoubarik , A., Yassir , E., & Nechad , M. (2015). Les fractures de jambe à
3 fibula intact : traitement orthopédique ou enclouage centromédullaire ? (étude comparative
4 à propos de 60 cas). Casablanca. doi:10.11604/pamj.2015.20.222.6164
5 Benchekroun, S., & al., e. (2020, octobre 06). L’intérêt de l’ostéosynthèse dans le traitement des
6 fractures du quart distal de la jambe (à propos de 46 cas). PAMJ - Clinical Medecine, 4(53).
7 doi:10.11604/pamj-cm.2020.4.53.23860
8 Dufour, M. (2007). Anatomie de l'appareil locomoteur, Tome 1 : membre inférieur (éd. 2e). Paris:
9 Elsevier Masson.
10 Kamina, P. (Juillet 2009). Anatomie clinique. Tome 1: Anatomie générale et des membres (éd. 4e).
11 Paris: Maloine.
12 Meinberg, E., Angel, J., Roberts, C., & et al. (2018). Fracture and Dislocation Classification
13 Compendium - 2018. Journal of Orthopaedic Trauma, 32.
14 Mokassa, L. (2014). Eléments de traumatologie de l'appareil locomoteur. Kinshasa, RDC: Université de
15 Kinshasa.
16 Shrinivas, P., Varun, R., & Sharad, H. (2019). External fixators in management of high energy distal
17 third tibia fractures. International Journal of Orthopaedics Sciences, 5(2), 684-687.
18 Thompson, J., Koutsogiannis, P., & Jahangir, A. (2023). Tibia Fractures Overview. In: StatPearls
19 [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan–. PMID: 30020639.
20 Toure, L., Traore, T., Lawson, E., Chigblo, P., & Hans-Moevi, A. (2021, Mars). Épidémiologie et
21 Traitement Chirurgical des Pseudarthroses aseptiques de la Diaphyse Fémorale à l’Hôpital de
22 Sikasso (Mali). Health sciences and disease - The journal of medecine and biomedical
23 sciences, 22, 99-102.
24 Walters, W. B., Constant, D., & Anand, P. (2023). Fibula Fractures. In: StatPearls [Internet]. Treasure
25 Island (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan–. PMID: 32310599.
26 Wire, J., Hermena, S., & Slane, V. H. (2023). Ankle Fractures. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island
27 (FL): StatPearls Publishing; 2024 Jan–. PMID: 31194464.
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1
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1 ANNEXES
2 1. Classification d’Oestern et Tcherne
3 a. Classification d’Oestern et Tcherne (des lésions des tissus mous pour les
4 fractures fermées)
5 Grade 0 : traumatisme indirect avec lésions minimes des tissus mous
6 Grade 1 : contusion ou abrasion superficille, fractures simples
7 Grade 2 : abrasions profondes, contusion musculaire ou cutanée,
8 traumatisme direct, syndrome des loges imminent
9 Grade 3 : contusion cutanée excessive, destruction musculaire ou cutanée
10 par écrasement, décollement sous-cutanée, syndrome des loges aigu et
11 rupture d’un nerf ou d’un vaisseau majeur.
12 b. Classification d’Oestern et Tcherne (des lésions des tissus mous pour les
13 fractures ouvertes)
14 Grade 1 : Petite plaie perforante sans contusion cutanée; Contamination
15 bactérienne négligeable; Modèle de fracture à basse énergie
16 Grade 2 : Petites contusions de la peau et des tissus mous; Contamination
17 modérée.
18 Grade 3 : Dommages importants aux tissus mous; forte contamination.
19 S'associe souvent des lésions neuro-vasculaires
20 Grade 4: Amputation incomplète ou complète
21 2. Classification de Gustillo-Anderson (évaluation des FO)
22 Type I : décollement périosté limité, plaie propre de moins de 1cm
23 Type II : décollement périosté léger à modéré, plaie de plus de 1cm de
24 longueur
25 Type III : lésions importantes des tissus mous
26 o A : avec une plaie généralement de plus de 1cm de longueur sans
27 lambeau requis
28 o B : avec couverture focale inadéquate des tissus mous, necessitant un
29 lambeau
30 o C : avec lésion vasculaire nécessitant réparation
31 3. Classification de Cauchoix et Duparc (évaluation des FO)
32 Type I : Plaie punctiforme ou linéaire, sans décollement ni contusion, suturable
33 sans tension
1
13
1 Type II : Plaies à berges contuses ou associées à un décollement ou contusion
2 cutanée. Risque de nécrose secondaire
3 Type III : Lésion avec perte de substance cutanée ou musculoaponévrotique, non
4 refermable sans tension. Fort risque de nécrose
5 4. Différentes classifications des fractures de la cheville et autres types de fractures
6 a. Classification anatomique
7 Fracture isolée de la malléole médiale
8 Fracture isolée de la malléole latérale
9 Fracture bimalléolaire (souvent les malléoles latérale et médiale 1)
10 Fracture trimalléolaire
11 b. Classification de Danis-Weber
12 Elle classifie les fractures de la cheville en fonction de la localisation du trait
13 fracturaire sur la partie distale de la fibula par rapport à la syndesmose en 3 types :
14 Type A : le trait fracturaire est sous-syndesmotique. Généralement stables, elles
15 reçoivent un traitement conservateur.
16 Type B : le trait fracturaire est trans-syndesmotique. Elles peuvent recevoir un
17 traitement conservateur s'il n'y a pas de lésion de la syndesmose, ni du ligament
18 deltoïde, justifiant de leur stabilité. En dehors desqielles conditions, il est
19 recommandé un traitement chirurgical.
20 Type C : le traité fracturaire est sus-syndesmotique. Habituellement instables, d'où
21 le traitement chirurgical préconisé.
22 c. Classification de Lauge-Hansen
23 Elle dépend de la position du pied (représentée par le premier mot) et du sens
24 de la force traumatisante (représenté par le second mot). Associant les mécanismes et
25 les lésions anatomopathologiques osseuses, elle classe les fractures de la cheville en 4
26 types, dont chacun possède ses phases :
27 Supination - Adduction (SA)
28 1. Fracture transversale de la partie distale de la fibula
29 2. Fracture verticale de la malléole médiale
30 Supination - Rotation externe (SER)
31 1. Lésion du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur
32 2. Fracture spiroïde ou oblique de la partie distale de la fibula
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2
14
1 3. Lésion du ligament tibio-fibulaire postéro-inférieur avulsion de la malléole
2 postérieure
3 4. Fracture de la malléole médiale ou lésion du ligament deltoïde
4 Pronation - Rotation externe (PER)
5 1. Fracture de la malléole médiale ou lésion du ligament deltoïde
6 2. Lésion du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur
7 3. Fracture spiroïde ou oblique de la fibula
8 4. Lésion du ligament tibio-fibulaire postéro-inférieur ou avulsion de la malléole
9 postérieure
10 Pronation - Abduction (PA)
11 1. Fracture de la malléole médiale ou lésion du ligament deltoïde
12 2. Lésion du ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur
13 3. Fracture transverse ou comminutive de la fibula
14 d. Autres types de fractures de la cheville
15 Fracture de Maisonneuve : C'est une fracture instable nécessitant un traitement
16 chirurgical, qui est caractérisée par une fracture de la partie proximale de la fibula
17 avec lésions de la syndrome tibio-fibulaire et du ligament deltoïde associée ou non
18 à une fracture de la malléole médiale. Elle est due à un traumatisme par rotation
19 externe avec le pied en pronation.
20 Fracture du pilon tibial : Elle est habituellement le résultat d'un traumatisme de
21 charge axiale à haute énergie, par exemple lors de la chute d'un lieu élevé causant
22 l'impaction du talus contre la surface articulaire tibiale de l'articulation tibio-
23 talaire. Elle est caractérisée par une fracture comminutive du plafond tibia.
24 Fracture-luxation de Bosworth : C'est un type rare de luxation par fracture de la
25 cheville dans laquelle la fibula est luxée en arrière, le bord tibial bloquant sa
26 réduction. Elle nécessite un traitement chirurgical pour réduire et fixer la fibula
27 dans l'incisure fibulaire.
28 5. Le score d’OMAS
N° PARAMETRES IMPORTANCE SCOR
E
1 Douleur Absente 25
Lors de la marche sur terrain 20
irrégulier
1
15
Lors de la marche sur terrain régulier 10
Lors de la marche à l’intérieur 5
Constante et sévère 0
2 Raideur Absente 10
Présente 0
3 Gonflement Absent 10
Inconstant (le soir seulement) 5
Constant 0
4 Marche sur les escaliers Sans problème 10
De façon asymétrique 5
Impossible 0
5 Course Possible 5
Impossible 0
6 Saut Possible 5
Impossible 0
7 Accroupissement Sans problème 5
Impossible 09
8 Aide à la marche Non 10
Avec bandage ou chevillière 5
Avec bâton ou béquille 0
9 Travail ou activités Le même qu’avant le traumatisme 20
courantes Moins intensif 15
Travail aménagé ou à temps partiel 10
Incapacité sévère 0
1
1
16
1 Table des matières
2 LISTE DES ABREVIATIONS................................................................................................................1
3 CHAPITRE IV RESULTATS............................................................................................................4
4 1. Introduction....................................................................................................................................4
5 2. Etiologies..........................................................................................................................................5
6 3. Epidémiologie..................................................................................................................................6
7 4. Anamnèse et examen clinique........................................................................................................7
8 5. Examens paracliniques...................................................................................................................9
9 6. Traitement spécifique...................................................................................................................10
10 7. Diagnostic différentiel..................................................................................................................13
11 8. Pronostic........................................................................................................................................13
12 9. Complications................................................................................................................................14
13 10. Soins postopératoires et réadaptation.....................................................................................15
14 11. Améliorer les résultats des équipes de soins de santé............................................................16
15 V DISCUSSION.................................................................................................................................17
16 Références...............................................................................................................................................18
17 ANNEXES..............................................................................................................................................19
18
19
1
17