0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues4 pages

Corrigé d'Analyse Numérique 2012

Transféré par

djansere1
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues4 pages

Corrigé d'Analyse Numérique 2012

Transféré par

djansere1
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Exercice d'application - Série

Université Paris-Nord
Institut Galilée
2MACS
Année 2011-2012
-1
Master I, Année académique 2017C.-Basdevant
Département de Mathématiques 18
PHMCorrigé
305de: l’examen
Méthodesd’AnalyseNumériques
Numérique
par lede septembre
Prof. 2012
SANG@UMa_2017
Durée : 2h
Aucun document autorisé

Exercice I

Donnez la solution faible entropique u(x, t), x ∈ R, t ≥ 0 du problème suivant en


justifiant clairement votre réponse avec tous les dessins nécessaires.

∂u ∂ u2
+ = 0 x ∈ R , ∀t > 0
∂t ∂x 2

u(x, 0) =1 x≤0
x
u(x, 0) =1 − 0≤x≤a
a
u(x, 0) =0 x≥a
où a est une constante strictement positive.

Corrigé : Tracez l’état initial u(x, 0). On sait que les caractéristiques sont des droites
et que u est constant le long des caractéristiques. La caractéristique issue d’un point x0
est, dans le plan (x, t), la droite d’équation X(t, x0 ) = x0 + t u(x0 , 0). Tracez ces droites
dans le plan (x, t). Pour t < a ces caractéristiques ne se coupent pas et permettent de
définir la solution partout par l’équation de conservation u(x0 , 0) = u(X(t, x0 ), t). Soit :
u(x, t) = 1, pour x ≤ t
a−x
u(x, t) = , pour t ≤ x ≤ a
a−t
u(x, t) = 0, pour x ≥ a
Pour t > a, il se produit un choc issu de t = a, x = a, à gauche du choc on a u = 1 et à
droite u = 0. La relation de Rankine et Hugoniot nous donne la vitesse de déplacement
de ce choc, soit :
f (ug ) − f (ud ) u2g /2 − u2d /2 1
σ= = =
ug − ud ug − ud 2
On en déduit la solution pour t > a :
t
u(x, t) = 1, pour x < a +
2
t
u(x, t) = 0, pour x > a +
2
Tracez la solution à différents temps.
Exercice II

On considère, pour l’équation de la chaleur sur tout R ( ν > 0 est donné) :


∂u ∂2u
−ν 2 =0 ∀x ∈ R, ∀t > 0
∂t ∂x
u(x, 0) = u0 (x) ∀x ∈ R

le schéma d’approximation par différences finies sur un maillage régulier de pas Δx en


espace et Δt en temps (schéma de Gear):

3un+1
j − 4unj + ujn−1 j+1 + uj−1 − 2uj
un+1 n+1 n+1
−ν =0
2Δt (Δx)2
2νΔt
Note on pourra poser λ = .
(Δx)2
1. Dessinez le stencil du schéma, de quel type de schéma s’agit-il ?

Corrigé :
• −− • −− • n+1
| | |
◦ −− • −− ◦ n
| | |
◦ −− • −− ◦ n−1
| | |
j−1 j j+1
Le schéma est implicite.

2. Analysez la stabilité du schéma par la méthode de von Neumann.


On rappelle que les racines de l’équation du second degré à coefficients réels z 2 +
bz + c = 0 sont toutes les deux dans le disque unité fermé si et seulement si |c| ≤ 1
et |b| ≤ 1 + c.

Corrigé : Cherchons une solution du schéma onde pure c’est à dire de la forme
unj = an exp(ikxj ), on obtient alors, après simplification par exp(ikxj ) :

3an+1 − 4an + an−1 − λan+1 (exp(ikΔx) + exp(−ikΔx) − 2) = 0

soit en posant μ = 3 + 4λ sin2 ( kΔx


2
):

μan+1 − 4an + an−1 = 0

une équation récurrente à deux termes dont l’équation caractéristique s’écrit :


4 1
r2 − r+ =0
μ μ
Le schéma sera stable si et seulement si les racines de cette équation sont de module
inférieur ou égal à un. En appliquant le lemme rappelé dans l’énoncé on obtient les
conditions : μ ≥ 1 et 3 ≤ μ, toutes conditions qui sont réalisées, le schéma est donc
inconditionnellement stable.
3. Quel est l’ordre du schéma ?

Corrigé : Pour évaluer l’ordre on doit faire le développement de l’erreur locale de


troncature εnj qui est définie par :
3u(xj , tn+1 ) − 4u(xj , tn ) + u(xj , tn−1 ) u(xj+1 , tn+1 ) + u(xj−1 , tn+1 ) − 2u(xj , tn+1 )
εnj = −ν
2Δt (Δx)2
pour u une solution suffisamment régulière de l’équation de la chaleur.
Le schéma étant manifestement écrit au temps tn+1 et au point xj , faisons des
développements limités autour de ces valeurs.
2
La deuxième partie de εnj est une approximation bien connue d’ordre 2 de ∂∂xu2 :
u(xj+1 , tn+1 ) + u(xj−1 , tn+1 ) − 2u(xj , tn+1 ) ∂2u
= (xj , tn+1 ) + O(Δx2 )
(Δx)2 ∂x2
Il reste à faire les développements en temps de la première partie et on obtient :
3u(xj , tn+1 ) − 4u(xj , tn ) + u(xj , tn−1 ) ∂u Δt2 ∂ 3 u
= (xj , tn+1 ) − (xj , tn+1 ) + O(Δt3 )
2Δt ∂t 3 ∂t3
Ainsi, εnj = O(Δt2 ) + O(Δx2 ), le schéma est d’ordre 2 en temps et en espace.
4. On considère dans cette question ce même schéma pour le problème posé sur [0, 1]
avec des conditions aux limites de Dirichlet :
∂u ∂2u
−ν 2 =0 ∀x ∈]0, 1[, ∀t > 0
∂t ∂x
u(x, 0) = u0 (x) ∀x ∈]0, 1[
u(0, t) = α, u(1, t) = β, ∀t > 0
où α et β sont des constantes données.
En prenant xj = jΔx, avec Δx = N 1+1 , formez le système à résoudre à chaque pas
de temps et la matrice associée. Discutez de l’existence et de l’unicité de sa solution.

Corrigé : Le schéma s’écrit, pour 1 < j < N :


(3 + 2λ)un+1
j − λun+1
j+1 − λuj−1 = 4uj − uj
n+1 n n−1

et, en tenant compte des conditions aux limites, pour j = 1 :


(3 + 2λ)un+1
1 − λun+1
2 = λα + 4un1 − u1n−1
et enfin pour j = N :
(3 + 2λ)un+1
N − λun+1
N −1 = λβ + 4uN − uN
n n−1

La matrice du système N × N déterminant les un+1


j pour 1 ≤ j ≤ N s’écrit :
⎛ ⎞
3 + 2λ −λ 0
⎜ −λ 3 + 2λ −λ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 −λ 3 + 2λ −λ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ · · · · · · · · · ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 −λ 3 + 2λ −λ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 −λ 3 + 2λ −λ ⎠
0 −λ 3 + 2λ
Comme λ > 0 la matrice est strictement diagonalement dominante et donc inversible
quels que soient Δx et Δt. Symétrique, à diagonale positive strictement dominante,
la matrice est définie positive, le système étant tridiagonal, il peut alors être résolu
en O(N ) opérations par décomposition de Choleski de la matrice.

5. On considère maintenant l’équation de la chaleur sur [0, 1] avec des conditions aux
limites mixtes Dirichlet Neumann :
∂u ∂2u
−ν 2 =0 ∀x ∈]0, 1[, ∀t > 0
∂t ∂x
u(x, 0) = u0 (x) ∀x ∈]0, 1[
∂u
(0, t) = γ, u(1, t) = β, ∀t > 0
∂x
où γ et β sont des constantes données.
En prenant xj = (j − 12 )Δx, avec Δx = 2N2+1 , adaptez le schéma pour prendre en
compte la condition de Neumann, formez le système à résoudre à chaque pas de
temps et la matrice associée. Discutez de l’existence et de l’unicité de sa solution.

Corrigé : On remarque que x1 = Δx2


et xN +1 = 1. Pour tenir compte de la
condition de Neumann en x = 0 dans le schéma écrit au point x1 = Δx
2
on a les
développements :
u(Δx+ Δx )−u( Δx )
∂ 2 u Δx ∂u
(Δx) − ∂u
(0) 2
2
Δx
2
− ∂u
(0)
( )= ∂x ∂x
+ O(Δx ) = ∂x
+ O(Δx)
∂x2 2 Δx Δx
u2 −u1
2 −γ
Soit : ∂∂xu2 (x1 ) ≈ ΔxΔx , en utilisant cette approximation d’ordre 1 pour la dérivée
seconde on forme l’équation du schéma en j = 1 :

(3 + λ)un+1
1 − λun+1
2 = −λγΔx + 4un1 − un−1
1

Le schéma étant inchangé aux autres points du maillage, la matrice du système


N × N déterminant les un+1
j pour 1 ≤ j ≤ N s’écrit :
⎛ ⎞
3+λ −λ 0
⎜ −λ 3 + 2λ −λ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 −λ 3 + 2λ −λ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ · · · · · · · · · ⎟
⎜ ⎟
⎜ 0 −λ 3 + 2λ −λ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎝ 0 −λ 3 + 2λ −λ ⎠
0 −λ 3 + 2λ

Pour les mêmes raisons que dans la question précédente la matrice est symétrique, à
diagonale positive strictement dominante, la matrice est définie positive ; le système
étant tridiagonal, il peut alors être résolu en O(N ) opérations par décomposition de
Choleski de la matrice.

Vous aimerez peut-être aussi