LA VOIX DE L'ESPERANCE
Cours de Bible
« LES SENTIERS DE LA FOI » Leçon 7
LA JUSTIFICATION PAR LA FOI
Avec cette leçon, nous entrons au cœur des grandes vérités bibliques. Elle
nous montre à la foi de quelle manière Dieu présente le salut à l’homme et ce que
l’homme doit faire pour se l’approprier. Il y a la part de Dieu et aussi celle de
l’homme, les deux se complétant réciproquement.
1. Dieu seul peut sauver l’homme
Nous savons déjà que Dieu a aimé l’homme jusqu’à donner son fils unique
pour le sauver (jean 3 : 16), et qu’en se livrant, il a exécuté un dessein éternel
conçut dès avant la création du monde (éphésiens 3 : 11). L’homme est asservi à
une double misère : il est coupable devant Dieu et sujet à une condamnation
irrémédiable, il est incapable de s’affranchir du péché qui habite et règne en lui.
Ne pouvant se libérer lui-même de sa triste condition, il ne peut espérer le
salut que de Dieu. « C’est moi qui suis l’Eternel et en dehors de moi il n’y a point
de sauveur (Esaïe 41 : 11).
C’est par son Fils Jésus (nom qui veut dire sauveur) que Dieu veut sauver
l’homme et comme l’a dit l’apôtre Pierre (Actes 4 : 12), « il n’y a de salut en aucun
autre car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui a été donné parmi les hommes
par lequel nous devrions être sauvé ».
Question : En qui seul l’homme peut-il trouver le salut ?
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2. Nécessité de la repentance
Pour entendre la voix de Dieu, il faut que l’homme sente le besoin d’être
sauvé. Le jour de la pentecôte, des milliers de gens assemblés sur une des places de
Jérusalem, après avoir entendu le discours de Pierre, éprouvaient ce besoin et
demandèrent aux apôtres : « Hommes frères, que ferons-nous ? (Actes 2 : 37, 38).
Le geôlier de Philippe était poussé du même sentiment quand il se jeta au
pied de Paul et de Sillas en s’écriant : « que faut-il que je fasse pour être sauver ? »
(Actes 16 : 30).
L’apôtre Pierre avait répondu comme Jean-Baptiste, comme Jésus lui-même
(Matthieu 3 : 1, 2 ; 4 : 17) : « repentez- vous » et l’apôtre Paul avait dit : « croyez
au Seigneur Jésus… ». Ces deux réponses s’accordent parfaitement pour montrer
deux d’une seule et même œuvre.
Pour avoir le désir d’être sauvé, l’homme doit être convaincu que son cœur
est « incurablement mauvais » (Jérémie 17 : 9), qu’il est un « enfant de colère,
étranger à la vie de Dieu » (Éphésiens 2 : 3 ; 4 : 18 ; 1 Corinthiens 2 : 14), qu’il est
« égaré dans les ténèbres » (Romains 1 : 21) et qu’il lui est impossible de se libérer
s’il est réduit à ses propres forces.
Il doit aussi, et en même temps, recevoir la révélation de l’amour de Dieu
par les mille moyens dont se sert la providence ce qui lui permet de découvrir les
perfections divines et, par contraste, de mesurer sa propre déchéance à lui.
C’est alors que, courbé sous la douleur de sa culpabilité, il s’est ’humilie
dans la poussière, pleure sur ses fautes et, sincèrement repentant, s’avoue enfin
vaincu pour implorer la délivrance de Dieu dont il commence à entrevoir l’amour
insondable.
Question : S’il veut obtenir le saut, de quoi l’homme doit-il être
convaincu ?
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3. La confession des péchés
La repentance sincère mène la conversion, c'est-i-dire la régénération, la
nouvelle naissance ; mais entre la repentance et la conversion se placent deux
faits très importants : la confession des péchés ; faite par l'homme pécheur, et le
pardon, c'est-ä-dire la justification du pécheur, accordée par Dieu.
Pour être délivré de son sentiment de culpabilité et d'esclavage, le pécheur
doit tenter une démarche pénible ; il doit prendre l'initiative de s'humilier, de
s'accuser devant Dieu et de confesser ses péchés ; s'écriant comme le publicain de
la parabole : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. » (Luc 18 : 13.)
Cette confession, pour être valable, doit être autre chose qu'une
reconnaissance vague et anonyme de fautes non spécifiées ; elle doit être
individuelle et faire mention des péchés en détail. Elle doit être sincère et
complète.
« Celui qui cache ses transgressions ne prospère point ; mais celui qui les avoue et
les délaisse obtient miséricorde. (Proverbes 28 : 13.)
Ajoutons que la sincérité dans la confession ; implique que le pécheur
s'engage compenser de toutes les manières possibles les dommages qui ont été
causés par sa faute des tiers.
Si tout péché est d'abord une offense Dieu et, de ce fait, doit être confessé
Dieu, la faute commise l'égard du prochain doit aussi être confessée celui-ci et,
autant que possible, être réparée, Cela comporte parfois des démarches pénibles,
mais qui procurent celui qui s'y décide d’inestimables satisfactions.
Disons enfin que les saintes Ecritures ignorent la confession auriculaire et
que celle-ci s'est introduite au treizième seulement, sanctionnée pour la première
fois dans l'Eglise par le canon XXI du Concile de Latran tenu en 1215.
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Question : A) Dans quel esprit doit-il confesser ses péchés ?
Question : B) Comment doit- il se comporter à l’égard du prochain qu’il a
laissé ?
4. Le pardon de Dieu
Par une confession sincère, le pécheur obtient pardon de Dieu. La dette est
remise au débiteur, qui est insolvable. Ce n’est pas une illusion, un produit de
l'imagination, c’est la joyeuse réalité.
Je t'ai fait connaitre mon péché, dit le Psalmiste (Psaume 32 : 5), je n'ai pas
caché mon iniquité... Et tu as effacé la peine de mon péché. » Dieu le déclare
textuellement : C'est moi, moi qui efface tes transgressions pour L’amour de moi,
et je ne me souviendrai plus de tes péchés. »
Et l'apôtre Jean dit de son côté (première épître 1 : 9) : « Si nous confessons
péchés, Dieu est fidèle et juste pout nous les pardonner, et pour nous purifier de
toute iniquité. »
Si Dieu pardonne ainsi au pécheur repentant, ce n'est pas que ses
perfections s'accommodent de nos faiblesses ou que sa pureté supporte le
contact de nos misères, c'est que Jésus-Christ, le juste, le saint, l'innocent, a payé
notre dette, est mort notre place, et qu'il est devenu notre Médiateur, notre
Avocat, l'intermédiaire par lequel nous avons désormais accès auprès du Père.
Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes,
Jésus-Christ homme, qui s'est donné lui-même en rançon, pour tous... Et si
quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus- Christ, le juste...
Par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père. » (1 Timothée 2 : 5 ;
Jean 2 : 1 ; Ephésiens 2 : 18.)
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Question : A) Si nous confessons nos péchés avec sincérité à Dieu que
fera-t-il ?
Question : B) Qui est notre avocat auprès de Dieu ?
5. Justifiés par le sang du Christ
En pardonnant, Dieu absout le coupable et justifie l’impie. Le pécheur est
déclaré juste par Dieu et traité comme tel. La sentence d’absolution ne vient donc
pas de l’innocence de l’accusé, mais de la miséricorde du juge.
Pourtant Dieu ne cesse pas d’être juste car cette justice qui manque au
pécheur et dont il a absolument besoin pour être acquitté se trouve pleinement en
Jésus Christ, lequel, en se rendant obéissant jusqu’à la mort à tous ensemble subit
la malédiction de la loi et satisfait à toutes ses exigences.
« Le Christ nous a racheté de la malédiction de la loi, étant devenu
malédiction pour nous. » (Galates 3 : 13).
En Jésus Christ se concilient les revendications de la justice de Dieu et les
promesses de son amour. En lui, Dieu pardonne ; c’est-à-dire qu’il donne « par-
dessus », sans se faire le complice du mal, sans se rendre tolérant à l’égard du
péché ni indifférent à l’égard du pécheur.
Jésus Christ, en versant son sang, nous purifie de tout péché et nous rend
juste devant Dieu et sa loi. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon »
(Hébreux 9 : 22) ; or « le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché… Nous
sommes justifiés par son sang. » (1 Jean 1 : 7 ; Romains 5 : 1)
Le Christ a subi à notre place le châtiment prévu par la loi : celui qui n’a
point connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous afin que nous
devenions en lui justice de Dieu. (2 Corinthiens 5 : 21)
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Jésus Christ a donc été fait pour nous « sagesse, justice, sanctification et
rédemption » (1 Corinthiens 1 : 30), accomplissant la prophétie de Jérémie 23 : 6,
annonçant que le messie serait appelé : notre justice.
Question : A) De quoi le Christ nous a-t-il rachetés ?
Question : B) qu’a-t-il subit à notre place ?
Question : C) Comment Dieu nous considère-t-il ?
6. La part de l’homme
L’homme doit aussi faire sa part. Il ne peut rien faire sans Dieu, mais Dieu
ne veut rien faire sans lui. Dieu ne le contraint pas, il lui demande tout simplement
de croire.
Le prophète Habacuc (2 : 4) l’avait dit avec force : « le juste vivra par sa
foi. » Le Christ le répète dans la merveilleuse déclaration qui résume tout
l’évangile (Jean 3 : 16) : « Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son fils
unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie
éternelle.» et ailleurs (Jean 3 : 36) « celui qui croit au fils a la vie éternelle mais
celui qui refuse de croire au Fils ne verra point la vie mais le courroux de Dieu
demeure sur lui. »
L’apôtre Paul qui avait escorté le geôlier de Philippe à croire, (Actes 16 :
31), écrit aux chrétiens d’Ephèse (Éphésiens 2 : 8) : « c’est par grâce que vous êtes
sauvés par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
(Voir Romains 3 : 24)
Dieu fait miséricorde à tous les hommes : « Dieu a renfermé tous les
hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous » (Romains 11 : 32).
Il veut que « tous les hommes soient sauvés. » (1 Timothée 2 : 4).
La mort de son fils met la justification à la portée de tous les hommes
indistinctement (voir Romains 5 : 18). Mais le dessein miséricordieux du père ne
se réalise que pour ceux qui, par la foi, acceptent le salut. Du côté de l’homme,
l’acceptation par la foi est la condition de son salut. S’il y a beaucoup d’appelés, il
y a malheureusement peu d’élus (Mathieu 22 : 14).
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Question : Quelle est la part du pécheur dans sa justification ?
7. Nul ne peut être justifié par les œuvres
La seule condition que Dieu met à notre salut, c’est que nous l’acceptions de
tout notre cœur. Notre justification est donc une grâce que Dieu nous fait, et dont
nous nous emparons par la foi.
La justice du Christ nous couvre d’un manteau d’une blancheur éclatante et
nous débarrasse des haillons de notre propre justice. Nul ne peut se présenter
devant Dieu s’il n’est couvert des vêtements de la justice du Christ.
C’est-à-dire que l’homme ne peut rien accomplir pour conquérir son salut. Il
n’est aucune œuvre, si belle soit elle, dont il puisse se prévaloir, sinon le salut ne
serait plus une grâce et la foi n’en serait plus la condition.
« Nul ne sera justifié devant Dieu par les œuvres de la loi… Ce n’est pas par
les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ »
(romains 3 20 ; Galates 2 : 16 ; Philippins 3 : 9)
« Dieu nous a sauvé, non à cause des œuvres de justice que nous aurions fait
mais selon sa miséricorde. » (Titre 3 : 5).
La justification du pécheur n’est donc pas la conséquence de ses mérites, la
récompense de ses œuvres ou ses mortifications quoi qu’il fasse, il est condamné à
mort mais une grâce que Dieu lui fait, un don gratuit qu’il lui offre et que les seuls
mérites du Christ lui ont acquis.
Pour être déclaré juste devant Dieu, le pécheur doit s’approprier par la foi
l’œuvre rédemptrice du Christ.
Question : Où le pécheur ne doit-il pas chercher son salut ?
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8. La foi imputée à justice
Dès que nous acceptons le salut, nous sommes regardés par Dieu comme
justes à cause de notre foi : notre foi est imputée à justice c’est-à-dire comptée
comme justice. (Romains 4 : 4 ; Esaïe 43 : 25) Au lieu de nous imputer nos péchés
qui ont été expiés par Jésus sur la croix ou nos œuvres, qui sont toujours
insuffisantes, Dieu nous impute notre foi.
L’exemple d’Abraham explique ce fait. Sa foi implicite en Dieu lui fut
comptée comme justice ; il s’appropria par la foi l’œuvre rédemptrice du
Christ : « Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. » (Romains 4 : 3 ;
Galates 3 : 6.) On sait qu’Abraham obéit à Dieu.
Cette obéissance lui conférait-elle quelques mérites à faire valoir pour sa
justification ? Nullement. Il obéit parce que la grâce de Dieu lui en donna le
pouvoir. Sa vie de soumission fut la conséquence de sa justification et non le
moyen.
En résumé, nous sommes justifiés gratuitement, par grâce, par le moyen du
sang du Christ, et nous nous approprions les bénéfices du sacrifice du calvaire par
la foi.
Ainsi, Dieu est l’auteur de la justification du pécheur ; son amour en est la
source ; la mort du Christ, dont le son satisfait aux exigences de la loi, en est le
moyen ; la foi du pécheur s’appropriant les mérites du Christ en est la condition.
« Etant donc justifié par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre
Seigneur Jésus Christ. (Romains 5 : 1)
Question : A) A défaut d’œuvre, qu’est-ce que Dieu impute à justice ?
Question : B) Que savez-vous de l’auteur, de la source, du moyen et de la
condition de la justification du pécheur ?
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