Mémoire de Master: Filière: Option
Mémoire de Master: Filière: Option
N° d’ordre :… … …
Série :… … … …
Mémoire de Master
Filière : Architecture
Option: ARCHITECTURE ET PATRIMOINE
THEME :
Mr. BONACHERIA-B
Mr. KIFANE-M
Au terme de notre projet de fin d’étude nous adressons nos prières et nos louanges:
A dieu; tout puissant pour ce qu'il nous a donné comme volonté, santé et patience durant nos
années d’étude et le pouvoir d’accomplir ce modeste travail.
Nos vifs remerciements les plus sincères et notre reconnaissance à nos encadreurs Mr :
BOUKADER, Mr : Kifane et Mr Bouacheria pour leurs conseils constants; leurs
bienveillance et leurs disponibilité permanente pour promouvoir et diriger notre travail.
Nous tenons aussi, à remercier les membres de jury de nous faire l’honneur de lire et évaluer
ce travail
.
1
I.1 Introduction :
La ville est un ensemble d’éléments plus ou moins différents mais qui doivent agir en
complémentarité à fin de fusionner et de faciliter le quotidien et la vie de ses occupants.
C’est pourquoi, l’urbaniste puis l’architecte interviennent et transforment le tissu urbain
à travers différentes interventions urbaines.
«Le mot de barrière évoque l'idée d'un obstacle. La barrière s'oppose à la propagation
d'un tissu qui prend la forme d'une somme de croissances linéaires. Elle peut être
constituée par : - un obstacle géographique (ligne de relief, cours d'eau, lac, forêt,
changement dans la nature du sol, etc.) ; - un obstacle construit (enceinte, fossé, canal,
route, voie ferrée, ligne haute tension, grand domaine, etc.).
Souvent, à cette barrière physique qui marque une différence topologique entre deux
territoires, se superpose une différence administrative (limite de propriété, de commune
ou de département, zone protégée ou non aedificandi) qui sanctionne au plan juridique la
différence morphologique et en accentue les effets.»1
Dans notre cas d’étude on est devant une problématique similaire causé par un oued,
1
Philippe Panerai Edition Parenthèses 1980 Analyse urbain, Barrière de croissance page 61.
2
I.2. Problématique :
Mila, ville riche de son histoire depuis son anthropisation, de la période romain,
arabo-musulmane, coloniale, post coloniale puis actuel.
D'après notre étude la raison majeur de cette division, peut résider dans l'existence
d'une rupture, due à la présence d'une barrière naturel (oued Essayeh), ce qui a donné
deux tissus déférents :
Cette rupture entre le vieux Mila et l'autre parti de la ville, qui a isolé vieux Mila, et qui
a abouti, a un état de dégradation inquiétant de cette dernière.
Suite à cette constatation, des questionnements s’imposent, dont les principaux sont
les suivant :
2
FARHATI Fatiha, La Numidie du roi JAYA jusqu’à la colonisation romaine, page 197.
3
Projet pour la casbah de Mila 1939, génie militaire, la direction d’Alger place de Constantine et
dépendance, archive national français.
4
Carte de chemin n°2 Constantine Djidjlli, Zeraia 1/5000, n°27.
3
• Qu’est ce qu’on peut faire pour éliminer l'isolement de la vieille ville ? et la
réintégrer dans la ville ?
• Qu'est on doit faire pour lui redonner sa vocation touristique qu'elle a perdu ? Et
comment assurer son développement économique, culturel et social?
I.3. Objectifs :
I.4 Hypothèse :
4
I.5. Méthodologie :
Notre recherche sur le renouvellement urbain du centre originel de Mila doit obéir à
une volonté de prendre en compte tous les enjeux du territoire concerné. Cela suppose
l’intégration conjointe des questions d’ordre économique, social, culturel, spatial et
environnementale, en termes de concertation, de gouvernance, de création de valeur et de
nouvelle attractivité de ce territoire .Il en résulte la nécessité d’une méthodologie
d’approche du territoire en question, à définir d’une manière pertinente.
Pour la construction d’un tel projet notre recherche repose sur la méthodologie suivante :
Cette phase consiste en la constitution d'une base documentaire relative au sujet traité.
L'essentielle de cette étape est la recherche a été consacré a la lecture d'un corpus de
document portant sur différents thèmes de renouvellement urbain, les friches urbaines et
les centres ville.
Thèses, mémoires, articles cours...etc.; qui doivent être exploitées d'une façon judicieuse
pour maîtriser le sujet
Pour cette étape il fallait collecter le maximum des données concernant notre cas d'étude,
à savoir la voie qui relie les deux tissus. Il s'agit de document écrit, chiffres et graphiques
qui ont été retiré auprès des services concernes et ou l’on a eu des entrevues avec
différents acteurs intervenants sur cet espace.
5
I.6. Structure de memoire :
Notre méthodologie de travail se base sur les grandes phases que nous
présentant sur le schéma au-dessous :
CHAPITRE II : Partie
théorique
Chapitre III:Partie
CHAPITRE I : CHAPITRE
INTRODUCTIF
opérationnelle
les 3 chapitres
constitue le
mémoire
6
II. CHAPITRE II : ETAT DE L’ART SUR
LE RENOUVELLEMENT DES ZONES DES
RUPTURES NATURELLES DES CENTRES
HISTORIQUES
7
II.1 INTRODUCTION :
Le terme patrimoine selon le petit robert apparait sous sa forme latine au XIIe siècle,
il signifie d'abord "héritage de père" le mot recouvre ensuite les biens de famille,
l'ensemble des biens que l'on a hérités de ses ascendants-fortune, héritage, propriété.
-Depuis le XIXe siècle le patrimoine au sens élargi est considéré comme un bien propre,
un apanage, une propriété transmise par les ancêtres, les prédécesseurs.
-Aussi le patrimoine désigne des productions humaines artistiques avec des dimensions
collectives (nationales puis mondiales).
5
LACAZE J.P., La ville et l’urbanisme, édition Flammarion, Paris, 1968, p34. Mémoire de magister, Mr
HAMMA Walid, Intervention sur le patrimoine urbain ; acteurs et outils Le cas de la ville historique de
Tlemcen, université de Tlemcen, département d’architecture, 7 Juillet 2011
8
-Le patrimoine d'après l'encyclopédie: est lié à l'héritage qui est l'instrument légale
institutionnel, ou mieux, le véhicule social des données en question: biens, terres,
constructions, objets.
-Le patrimoine est un concept qui a connu une évolution passant des monuments
historiques longtemps considérés comme manifestation indiscutable du patrimoine, à
différents types de biens patrimoniaux relevant non seulement du domaine de
l'archéologie mais touchant diffèrent édifices-urbains ou ruraux, industriels ou religieux,
publics ou privés ….allant aujourd'hui aux ensembles bâtis, et embrassant toutes les
périodes historiques, y compris la période contemporaine.
L'apparition de l'intérêt pour les édifices et les objets d'art, sculptures, manuscrits et
découverte de l'antiquité gréco-romaine appelés alors "antiquité" remonte à la période de
la renaissance .A cette époque, l'attitude assumée envers les œuvres et objets
archéologiques ainsi que les vestiges architecturaux antiques.
On parlait alors de monuments, terme dérivé du latin 'monère' signifiant élever ou ériger
Un nouveau concept verra le jour, suite à cela, celui de "patrimoine mondial" qui va
regrouper un ensemble de villes, de monuments, de sites naturels qui seront considérés
par la communauté internationale comme "propriété morale" de toute l'humanité,
engageant la responsabilité du large public dans la sauvegarde du patrimoine.
6
Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites signée à Venise
en 1964, article1
9
II.2.1. Le patrimoine culturel :
Le patrimoine culturel est une notion apparue au début des années 90, en réaction à
l'intérêt du patrimoine mondial essentiellement orienté vers l'aspect matériel de la culture,
le patrimoine culturel immatériel comprend "pratiques représentations, expressions,
connaissances et savoir-faire -ainsi que les instruments, objets artefacts et espaces
culturels qui leur sont associes "reconnus par les communautés comme partie de leur
patrimoine culturel".
Dans sa forme actuelle, le patrimoine matériel trouve comme définition celle qui a été
établie lors de l'adaptation de la convention du patrimoine mondial concernant la
projection du patrimoine mondial culturel et naturel. En effet sont considérés comme
"patrimoine culturel"
Les monuments :
Œuvres architecturales, de sculpture ou de peintures monumentales, éléments ou
structures à caractère archéologique, inscriptions, grottes et groupes d'éléments.
Les ensembles :
Groupes de constructions isolées ou réunies, qui en raison de leur architecture, de leur
unité ou de leur intégration dans le paysage ont une valeur universelle exceptionnelle du
point de vue de l'histoire de l'art ou de la science
(a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du
patrimoine culturel immatériel :
10
II.2.2 Le patrimoine naturel :
La convention mondiale inclut dans le patrimoine naturel:
le patrimoine urbain a pour objet une zone urbaine (un ensemble urbain fait de bâti et
d'espaces ouverts, de monuments et d'architecture vernaculaire, d'ilots et de voies de
communication)mais c'est aussi un patrimoine dont l'objet est:
-d'une part les habitants du quartier dont il est question : les hommes et les femmes, leur
histoire collective, leur pratiques, leurs cheminements, leurs usagers de la ville….etc.
« L’action de la sauvegarde ne vise pas seulement à fixer l’état existant mais aussi à créer
une certaine animation sociale à l’intérieur de la ville traditionnelle »
7
THESE ; La Régénération urbaine et la promotion du patrimoine en Algérie : cas de la ville de
Constantine, Aziza Armani-Mahdi ; T. Sahnoune, Directeur de thèse ; Université Mentouri, Editeur
scientifique, 2007, page 20 ; 293p. mémoire master2 urbanisme
11
Cette sauvegarde procède plusieurs interventions dans le champ des connaissances d’une
part, et dans l’ordre des arts, des sciences et des techniques d’autre part. Dans le cadre
urbain, nous pouvons y avoir :
Animation urbaine
• Revitalisation urbaine
• Réhabilitation urbaine
• Requalification urbaine
• Restructuration urbaine
• Rénovation urbaine
• La mise en valeur.
Animation urbaine :
12
Revitalisation urbaine:
« Qui veut dire redonner de la vitalité a quelque chose; revivifier, revitaliser une région
dans le cadre d’une politique d’aménagement, leurs donner nouvelle vigueur. »
(Définition Larousse)
Réhabilitation urbaine:
-La réhabilitation est une opération ou un type d'intervenants qui s'applique à tout objet
avec une tendance à réparer et à remettre en état de fonctionnement.
-La réhabilitation urbaine est une opération qui consiste en une modification d’un
immeuble ou d’un groupe d’immeubles, et de leur donner les commodités essentielles et
nécessaires aux besoins de base des locataires. Elle peut conduire à une redistribution
interne des locaux, le souci majeur étant leur caractère salubre. Elle a pour but d’adapter
les immeubles aux règles d’hygiène et de confort"8
Amélioration urbaine :
Est une intervention sur l’état technique visant L’amélioration de l’état existant des
équipements en consolidant les structures existantes, en aménageant et en équipant les
lieux par les équipements nécessaires, et répondant aux aspirations nouvelles, afin
d’apporter le confort nécessaire aux lieux en question .
8
THESE de magister; Intervention sur le patrimoine urbain ; acteurs et outils : Le cas de la ville historique de Tlemcen
Algérie, Mr HAMMA Walid ; T. ; Université Abou Bakr Belkaïd, 2011, page 136
13
Requalification urbaine :
C’est une opération de repérage des qualités et des capacités humaines, techniques,
juridiques, institutionnelles nécessaires pour restituer ou pour faire renaitre des aptitudes
et des qualités disparues.
Est une stratégie politique conduite par les communes dans un contexte fortement
décentralisé. Elle consiste à donner des nouvelles fonctions aux tissus anciens. Pour que la
mise en valeur de ces derniers ne soit pas qu’un investissement touristique, mais aussi un
investissement urbain et social, les pouvoirs publics devraient :
- Encourager la diversité des fonctions urbaines.
- Protéger l’habitation des nuisances.
- Préserver la diversité commerciale.
- Encourager d’autres fonctions : affaires, création, administration publique, services.
Restructuration urbaine:
Est une opération qui consiste en une intervention sur les voiries et réseaux divers, et
une implantation de nouveaux équipements. Elle peut comporter une destruction partielle
d’îlots ou d’un ensemble d’immeubles et une modification des caractéristiques du quartier
par le transfert des activités de toute nature et par la désaffectation des bâtiments pour les
réutiliser.
Rénovation urbaine :
Est une opération physique qui sans modifier le caractère d’un quartier, constitue une
intervention profonde sur le tissu urbain existant, qui peut aller jusqu’au la destruction
d’immeubles vétustes et la reconstruction sur le même site d’immeubles de même nature.
Cette opération permet également de reconstruire à neuf en avec l’intégration de
nouvelles valeurs d’usage tout en préservant l’aspect physique des immeubles et
s’accompagner du déplacement et de l’élargissement des voies publiques.
14
La mise en valeur:
Pour le patrimoine matériel urbain, c’est la ville qui est responsable localement de la
conservation, de la mise en valeur et de l'animation. Elle doit tout d'abord identifier ses
ressources en patrimoine, ce qui lui permettra après de choisir les actions futures
nécessaires dans le domaine patrimonial.
15
Ecologique : la lutte contre les pollutions.
Fiche technique :
Surface : 30 hectares
Architecte : FRANÇOIS
GRETHE
Année de construction : novembre 2016 Figure 02 : vue sur le projet, source : Google
16
II.3 .2 Espaces majeurs et typologies d’usages :
Le projet doit offrir de nouveaux espaces ouverts sur la Maine et dédiés à la vie collective,
aux promeneurs, spectateurs, habitants et actifs du centre-ville, dans un cadre paysager
renouvelé et des ambiances agréables.
Avec les espaces publics créés, la Ville répond à une demande des Angevins d’un
nouveau rapport entre le cœur de la ville et la nature. Elle initie aussi la trame verte et
bleue qui reliera les Basses Vallées angevines au nord des plaines de la Baumette et au
Val de Loire au sud.
17
revoir les accès aux parkings République et Molière. Il est également prévu de faciliter les
livraisons des commerces de l’hyper centre.
L’esplanade du Champ de Mars qui s’étend sur une surface de 21,3 hectares et comprend
l'esplanade, un parc boisé, des zones de loisirs et d’événements, l'aménagement
d'ouvrages de franchissement et des berges du canal de la Deûle.
18
À l’issue des travaux qui devraient être achevés avant la fin de 2017, l’espace sera réparti
en deux espaces de stationnement au nord et au sud, de part et d'autre de la foire aux
manèges, au total 3,7 ha, 5,7 ha pour les foires et les manèges et 6,5 de glacis
19
III. CHAPITRE III : ETUDE
DIACHRONIQUE ET SYNCHRONIQUE DE
L’AIRE D’ETUDE
20
III.1 Présentation de la ville de Mila :
III.1.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE :
La wilaya de Mila est une ville de l’EST algérien, est située à 325 km d’Alger (la
capitale) sur l’axe qui relie Constantine la métropole et Sétif Chef-lieu de wilaya depuis
1984.
La wilaya de Mila est située dans le nord-est algérien, elle est délimitée:
Au nord, par les wilayas de Jijel et de Skikda
A l’est, par la wilaya de Constantine
Le sud, par les wilayas de Batna et d'Oum el Bouaghi
A l’ouest, par la wilaya de Sétif
La ville de Mila possède une situation géographique intermédiaire entre les hautes plaines
constantinoises au sud et le massif montagneux du Tell au nord.
La situation originale de la ville se trouve sur l’axe antique, reliant Constantine à Sétif passant
par Djemila (Cuicul), "cette route était considérée comme ‘’une des voies charretières les plus
fréquentées en Afrique"
21
‘’La colonisation française ayant changé les itinéraires. Mila se trouve désormais sur l’axe
Constantine-Ferdjioua, chemin départemental n°2 (CD2), actuellement Route Nationale 79
(RN 79)’’2.
22
. Le cadre exact de l'étude est celui de la commune de Mila, chef-lieu de wilaya, situé au
Nord- Est de l’Algérie et couvrent une superficie de 3480,54km ' soit 0,14 % de la superficie
totale du pays.
Les régions naturelles de Mila sont très nettement marquées, et en dépendance directe de la
constitution géologique du pays. Elles constituent un vaste cadre montagneux, la dépression
de Ferdjioua-Redjas-Mila.
III.1.3 Climat :
III.1.4 L’ensoleillement :
23
III.1.5 Vents dominants :
Période Evènement
« Préhistoire et Numidie -les premiers habitants de la région entre Mila
et Ferdjioua étaient les « « Gétules », des
libyens.
-Création de la ville à son emplacement actuel
dès les premiers royaumes numides 2éme -
3éme siècles AV JC.
-Nommée à l'origine Milo, du nom d'une reine
milevienne numide.
Occupation romaine -Possession de la région é par les Kotamas
appelée également « Bani Oures ».
-Vers l'an 260 Av j-c, des tribus berbères
amazighes venus des Babor, entrèrent par la
vallée de l'oued Endja et de dirigèrent sur
Mila, et remontèrent la vallée de l'oued
Deheb jusque dans la plaine d'El Eulma.
-la ville prend le nom de Milev à cette
époque signifiant « les mille sources d'eau ».
-la ville, faisait partie d'une puissante
confédération autonome formée de Cirta
(Constantine), Rusicade (Skikda), et Chullu
(Collo), occupait une position stratégique
située sur l'axe Cirta- Sitiffis qu'elle
contrôlait énergétiquement, et connut un
développement urbain considérable.
24
ont essayé de répandre la religion chrétienne
à la population.
-En 539, La construction en utilisant les
débris de la ville pour la construction d'une
forteresse et d'un mur d'enceinte par
Solomon, préfet byzantin du prétoire et
général de l'empereur Justinien capable de
résister aux attaques des tribus.
Régence Turque -l'arrivée, en l'an 55 de l'Hégire 674 Après
JC, d'Abou Mouhadjer Dinar, sonna le glas
de l'Empire Byzantin.
- Ce dernier y construisit un palais et une
mosquée connue actuellement sous le nom de
Mosquée Sidi Ghanem, considérée comme
l'une des plus vieilles d'Algérie. Ce qui a
conféré à la ville un nouveau cachet et un
nouveau statut dans la région, entrainant un
essor démographique et urbanistique sans
précédent. Elle est devenue ainsi un
important siège administratif.
-La ville s'appelait à cette époque Milah
signifiant étymologiquement « La belle ».
Période coloniale 1830-1962 -Mila, conquise par l'armée coloniale
française à sa tête le général Challe Le 04
Juillet 1837.
-Les français édifièrent leur propre cité,
l'actuel centre colonial, située sur l'autre rive
d'Oued Ennar à I-ouest de l'antique Milev,
-La ville prit ainsi le nom de Mila signifiant
en latin « Pomme ». La nouvelle ville ainsi
créée était destinée aux colons d'origine
européenne, établissant ainsi une
ségrégation entre population autochtone et
population européenne.
-La ville de Mila fut érigée en commune
mixte divisée en huit(08) centres par décision
du 31 mars 1876. --En commune de pleins
exercices en date du 23 Novembre1880.
-Mila accède au rang de sous-préfecture
(Daïra) le 23 Aout 1955.
Période Postindépendance 1962- Ce jours. -Mila passe au rang de chef-lieu de wilaya
lors du dernier découpage administratif de
1984. »9
9
Thèse magister, Radhwane BOUKELOUHA, page50, 2014
25
III.3 Morphologie du territoire de Mila :
III.3.1 Apparition et développement de la ville :
Phase 01 :
L’implantation des agglomérations de la montagne vers la plaine ou " cycle d’implantation de
l’humanisation "
Ech : 1/30000
26
Phase 02 :
Apparition des premiers établissements sur les hauts promontoires du fait de maitrise de
l’agriculture et de l’élevage.
27
Phase 03 :
Apparition des lieux de marche ainsi que la création des parcours de contre crête locale.
28
Phase 04 :
Apparition des grands noyaux urbain comme lieu de marché ainsi la création de la voie
littorale
Noyau urbain
Parcours de contre crête continue
29
III.4 Etude diachronique de la ville de Mila :
Comme beaucoup de villes majeures dans les mouvements de l’histoire, MILA est un lieu
de citadinité ancien. Elle a connu plusieurs civilisations : Romaine, byzantine, musulmane,
ottomane, française. Elle a toujours été une région stratégique du point de vue géographique,
agricole, et culturel.
30
[Link] romaine :
Les premiers établissements ont été créés sur la rive la plus haute de ce parcours.
31
La deuxième extension a suivie 2 lignes de crête secondaire, vers le bas promontoire
suivant la topographie du site, et mène au verger et aux sources d'eau.
32
III.4.3. Epoque byzantine :
-Les byzantins ont établi leur civilisation et ont essayé de répandre la religion chrétienne à
la population.
-En 539, la construction en utilisant les débris de la ville d'une forteresse et d'un mur
d'enceinte.
33
III.4.4. Epoque arabo-musulmane :
L’arrivée, en l'an 55 de l'hégire (675 APJC ) ,d'Abou mouhajer dinar ce dernier y
construisit une mosquée connue actuellement sous le nom de mosquée sidi GHANEM.
34
III.4.5. Epoque turque :
On remarque la construction d'une casbah, de la mosquée (rahemaniya), d’une école et un
espace publico-collective (markez)
35
[Link] coloniale 1839-1962 :
Etape 01(1839-1848) :
Apres l'occupation turque de la ville les français l'occupèrent a leur tourné date
04.07.1837-ils ont construit la caserne, la ville a pris aussi le nom de Mila signifiant en latin
(pommes)
36
Etape 02 (1948-1857) :
La deuxième étape d'urbanisation a commencé avec l'occupation française, le noyau
colonial est distingué par son tracé en damier. Une typologie architecturale adaptée au mode
de vie des occupants.
37
Etape 03 :
38
Etape 04 :
39
III.4.6. Epoque poste coloniale 1962-2018 :
La ville a connu l'anarchie totale au niveau des extensions
40
III.5 Etude synchronique de la ville de Mila :
III.5.1 Introduction :
Dans l’analyse diachronique, nous avons mené une analyse morphologique du processus
de formation et de transformation de la ville, afin d'identifier l'ensemble des préexistences
architecturales et urbaines, dans l’analyse synchronique nous allons aborder une analyse
complémentaire, c'est la lecture synchronique qui consiste à comprendre le tissu urbain et ses
composants dans un moment donné de l'histoire de son évolution.
Cette lecture nous permet de connaître la réalité urbaine du lieu pour pouvoir intervenir d'une
manière adéquate.
Les secteurs d'habitat individuel sont très majoritaires sur le territoire, en terme de
superficie, ils constituent la matrice de la ville.
Les équipements administratifs se trouve principalement au niveau de la ville
coloniale grâce aux principes des colons qui par tradition, concentrent ce type de
bâtiments, autour la place centrale. à l'intérieur de la ville médiévale on remarque la
dominance de l'habitat individuel, et on constate aussi le manque d’ activités
commerciales et culturels, victimes de l'état de cette dernière qui se trouve en ruine .
On constate la présence des équipements éducatifs dans chaque quartier de la ville.
La zone industrielle se trouve à l'extrémité de la ville, pour cause de nuisances, et
plusieurs habitats collectifs se sont implantés autour de la ville coloniale.
La ville comporte plusieurs équipements sanitaires, par contre on constate un manque
flagrant d’équipements qui s'intéresse à la culture.
41
42
III.5.2 Structure de permanences :
La structure de permanence est l'ensemble des traces et tracés historique existants qui
doivent être conservé pour la signification culturelle et la conservation de la mémoire
collective de la ville.
43
44
III.5.2.a Elément permanant :
Le rempart byzantin :
Les tours :
45
La fontaine romaine :
Statue M’lou :
Les fours :
46
III.5.3 Structure des espaces publico-collectifs :
Par contraste ,on remarque un manque d’espaces de détentes et de loisirs dans la ville
coloniale, et la vieille ville, et une absence des espaces verts au niveau de ville coloniale. .
47
48
III.5.4. structure de l’urbain:
1. la ville de Mila présente un cas ou sa transformation s'est faite d'une façon anarchique, on
note dans la période pré coloniale et coloniale que le mode de croissance de la ville est polaire
autour du noyau initial. Avec l'indépendance ce mode s'est transformé à un mode linéaire à
travers des axes structurant régionaux (Sétif/Constantine et Jijel/Constantine) et communaux
(Grarem/Redjas/Zeghaia).Cette extension est représentée par des tissus denses et des
implantations spontanées.
49
50
51
52
53
[Link] de la ville :
Les ilots du vieux Mila recorrespordent pas à une logique fonctionnelle; causé par
l'absence des activités à grande échelle, les ilots sont situés dans l'espace par les
citadins à partir d'un édifice religieux qui lui donne un nom.
54
[Link] système bâti :
Analyse du bâti :
Figure 44: Analyse du système bâti selon BORI, source : auteur, source : auteur
55
[Link] système viaire :
Systéme viaire
Critére topologique
Critére géométrique
Figure 45: Analyse du système viaire selon BORI, source : auteur, source : auteur
56
[Link]érestiques des détails architecturaux :
Les murs :
Les portes :
57
Les fenêtres :
Les kbous :
58
Les murs extérieurs :
59
III.6 Recherche thématique :
III.6.1 Définitions :
III.6.1.a Le musée :
« Selon le Conseil International des Musées (I.C.O.M.) »11 : le musée est une
institution permanente au service de la société et de son développement, ouverte au public
et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'Homme et de son
environnement. Le musée acquiert ces derniers, les conserves, les communiques et
notamment, les exposés à des fins d'études, d'éducation et de délectation. Selon la même
source, le terme « Musée » s'applique à des établissements ou à des sites de nature très
variée de par leurs exigences techniques et leurs situations dans le territoire.
10
Le Petit Larousse 2004
11
Musées, tome 2 Laurence Allegret ed. Electra Moniteur. 1992
60
III.6.1.b. Histoire :
III.6.1.c. La muséologie :
La muséologie est la science des musées. Son champ de recherche comprend l'histoire
et la fonction sociale de cette institution. Elle étudie la conception et la réalisation du musée
c'est-à-dire de l'émergence du projet (sa programmation scientifique ou artistique : choix et
organisation des contenues), sa programmation technique (son organisation et son
fonctionnement), jusqu'à son architecture (création spécifique ou réutilisation d'un bâtiment
existant.
La présentation
Le parcours :
C’est l'un des éléments clef du musée « ...Un musée se définit d'abord par son entrée, il
est aussi circulation... Le musée est un parcours... » . En plus de nous permettre de nous
déplacer d'un espace à l'autre, le parcours nous permet de nous situer par rapport à l'exposition
elle-même. II intègre des impératifs fonctionnels (présentation des œuvres, sécurité et confort
du visiteur), il est constitué à partir et autour des collections. Le travail sur le parcours
comprenant les circulations, les plages de repos et la distribution des diverses activités est
primordial afin de permettre le déroulement des pratiques de recherche, d'éducation et de
présentation.
12
Dictionnaire de l'Antiquité, page 1075, article Historiographie grecque, édition PUF sous la direction de Jean
Leclant, 2005.
13
Le Petit Larousse 2004.
61
La conservation : le rôle du musée ne se limite pas au stockage et à la présentation
des œuvres, il doit aussi les conserver. Les objets doivent être protégés de certaines
nuisances tels que : l'humidité, la poussière, l'ensoleillement..
L'éclairage : c'est l'un des éléments les plus importants dans l'exposition des objets,
il doit être optimal, de façon à ne pas abîmer les objets et ne pas fatiguer le visiteur.
On utilise à cet effet soit la lumière naturelle qui peut être directe ou diffuse, soit la
lumière artificielle.
La sécurité : comme pour tout équipement public la sécurité est de rigueur, mais elle
prend une dimension plus grande dans les musées car les œuvres doivent, elles aussi,
être protégées des incendies et des vols
.
Le musée n'est pas le produit de notre époque, ses origines remontent à la plus haute
antiquité. Déjà, à la période Hellénistique, les hommes de sciences s'étaient penchés sur
l'organisation et le recensement des valeurs dans divers domaines de la pensée.
Chez les Egyptiens, les musées étaient situés dans les palais où des objets du présent
et du passé étaient réunis. Le musée faisait alors partie d'un complexe culturel qui comportait
une bibliothèque, un jardin botanique, un observatoire, un amphithéâtre, des salles de travail
et un réfectoire. II n'était cependant pas accessible à tous.
Les Romains, quant à eux, exposaient leurs collections dans des lieux publics comme
les thermes, les forums ou les portiques. Ces expositions étaient accessibles à tous mais
n'étaient pas exposées dans des bâtiments spécifiques.
Au moyen âge, ce sont les institutions religieuses qui ont assuré le rôle de
conservation des œuvres. Par la suite, les collections furent installées dans les galeries des
palais ou dans des cabinets de curiosités où elles n'étaient accessibles qu'aux seuls initiés. Le
musée en tant qu'établissement public réapparaîtra à la Renaissance.
A partir du XIXe siècle, ce sont les palais qui seront transformés en musées et ils
seront ouverts au public. Avec la révolution industrielle et l'essor de la technologie on verra
62
apparaître outre des espaces d'expositions nouveaux, la création de divers musées consacrés à
des domaines variés : musée d'ethnographie, d'ethnologie, les musées des sciences et
techniques...
A partir du XXe siècle, les musées vont prendre plus d'importance dans les sociétés, il
va s'en construire davantage, certain vont acquérir une renommée internationale.
Dans les années 60, en plus de leurs fonctions traditionnelles, les musées se verront
attribuer de nouveaux rôles notamment la recherche, l'animation, et l'information. Ils seront
dotés, à cet effet, d'espaces nouveaux tels que : auditorium, atelier, salles de projection...
Les musées varient selon, l'échelle, la forme, l'esthétique des bâtiments, leur
inscription dans le site et la thématique des collections. II est donc difficile d'établir une
classification typologique des musées. Cependant, on peut tenter d'en établir une selon le type
d'organisation des circulations que l'on peut croiser avec les principes d'ouverture et de
fermeture sur l'environnement.
63
On distingue donc :
Le type circulaire : les musées de ce type sont organisés autour d'un espace central
desservant les espaces d'expositions périphériques, permettant un libre itinéraire de
visite.
Le type labyrinthique : les espaces de ce type de musées sont différenciés et bien qu'ils
soient enchaînés les uns aux autres, ils n'imposent aucune contrainte de circulation aux
visiteurs.
64
III.6.4 Etude d`exemples :
L'étude d'exemples nous permettra d'explorer notre sujet et d'en déterminer les
fonctions importantes.
Cette étude sera abordée d'un point de vue de l'organisation spatiale, d'une part, et des
caractéristiques architecturales et formelles d'autre part.
Fiche technique :
Réalisation : 1990-1995
Le musée est conçu comme une Cité Muséale qui intègre toute une chaîne d'activités qui
mènent de la recherche scientifique au tourisme.
65
L'organisation de forme triangulaire, La Cité s'organise autour d'un patio. Elle se compose de
trois ailes qui convergent vers le hall : une aile culturelle qui abrite l'accueil, la cafétéria, la
bibliothèque, les salles de conférences et la zone d'exposition temporaire, une aile de service
orientée au Sud qui abrite le travail de restauration et de manutention, et une aile d'exposition
permanente. L'entrée et la sortie sont regroupées dans un même lieu, ce qui réalise le parcours
en boucle. Le circuit peut se faire rapidement en suivant un parcours simple, il peut se faire
plus lentement en s'attardant dans les absides latérales. Les aires de repos sont aménagées le
long de grandes baies qui introduisent des séquences de paysages différents.
66
Figure 12 : plan du 1er étage, source : Google
67
L’éclairage:
L’utilisation des baies vitrée, des fenêtres hautes et l’existence d’une cour intérieure.
L’éclairage réfléchi sur les ouvres est assuré par l’aménagement de sheds en toiture.
Fiche technique :
Situation : la ville de
Constantine ŔAlgérie
L’architecte : Castelet
Type de construction :
musée d’art et d’histoire
Figure 50 : vue extérieur du musée de Cirta , source :
Google
68
Étude des plans:
Analyse du RDC :
Grande salle
Salle de préhistoire d’exposition Salle de céramique
69
Espaces: activités: Orientations; Surface m²
Mosaïques.
salle des cultes à exposer des symboles religieux de la ville Sud-est. 30.
de TIDDIS.
Tiddis.
et sculptures du /
19ème siècle.
pavillon pour les exposer des tableaux pour des peintres Nord. 20.
algériens.
peintres algériens
chrétienne. /
escalier
Mosaïques.
et sculptures du /
19ème siècle.
pavillon pour les exposer des tableaux pour des Nord. 20.
peintres algériens.
peintres algériens
chrétienne. /
-les espaces d’expositions : Le musée expose des collections an niveaux des salles et des
couloirs.
71
Eclairage
-L’éclairage naturel zénithal : sur la salle centrale par une voute avec des ouvertures vitrées.
Latéral : dans les salles d’exposition. L’existence du patio qui assurer un éclairage naturel au
niveau de la partie qu’est auteur de lui
-L’éclairage artificiel: Successivement par (des tubes) pour faciliter les visites Spots lumineux
pour les tableaux
III.6.5.a. Introduction :
III.6.5.b. Objectifs :
Nous avons remarqué, tout au long de nos recherches sur l'évolution du musée, que ce
dernier n'était, pendant longtemps, qu'un dépôt d'objets. De nos jours, son rôle est devenu plus
profond, lui permettant ainsi de figurer parmi les établissements culturels qui participent le
plus au développement de la pensée humaine, par les différentes présentations aux visiteurs,
qui parfois même participent à ces expositions.
14
Lajus, P : Cahier du CCI vol 1
72
L'objectif principal est de montrer, d'enseigner, et d'offrir plusieurs services éducatifs
de différentes sortes pour pouvoir transmettre le message, ce qui transformera le musée en un
lieu d'échange, de création, de réflexion, et de diffusion du patrimoine culturel.
La fonction de Communication.
La fonction de Recherche.
La fonction de Documentation Et D'information.
La fonction d'animation.
La fonction de Coordination
Type de fonctions
Sujets Lieu Taches Recommandations
2- Recherche Equipe
archéologique spécialisée -Doit être à proximité
de l'espace d'exposition.
-Doit être protégé
-Restauration, contre les agents de
Atelier de assemblage, et destruction tel que :
recherche et conservation l'humidité, poussière,
laboratoires des vestiges pollution ...
de archéologiques -Doit avoir une
restauration température propice à la
conservation.
-Une ventilation
naturelle et artificielle.
73
3-Documentation Large
et information public -Développer
et public les moyens de
spécialisé formation et -Isolation phonique des
d'information salles de travail.
Bibliothèque et du musée. traitement acoustique
auditorium -Organisation des salles de conférence
de conférences et auditorium.
pour compléter
les moyens de
formation et
d'information
du musée
4- Coordination Gestionnai
res et -Accès extérieur doit être
personnel Bureaux -Gestion du indépendant,
administra administratifs musée. -Une bonne position qui
tif permettra un bon
contrôle.
5- Animation Tout
public Salle de -Détente et -Peut être autonome mais
confondu réception, loisirs ainsi à proximité des fonctions
clubs que la complémentaires.
association et restauration
lieux de
consommation
s
Tableau 11 : exigences des musées, source : thèse magister
Dans le musée, les parcours et l'éclairage jouent un rôle important dans la conception
et le bon fonctionnement de l'exposition, ainsi dans tout musée, la visite s'effectue selon une
boucle. Le parcours s'il est suivi du début à la fin est conçu de manière chronologique, tout en
offrant d'autres cheminements secondaires indépendants de telle sorte que la circulation soit la
plus souple possible.
Même la couleur du sol et des parois a une grande importance dans l'orientation du
visiteur. Le sol des parcours doit être différent du sol des salles ; ce sont des indices de lecture
non négligeables.
La lumière est non seulement un véhicule d'information mais aussi un outil puissant de
la mise en espace, contribuant au même titre que les autres moyens techniques à l'élaboration
d'une ambiance et à la mise en condition du visiteur - spectateur -acteur.
74
« La lumière doit être capable d'émettre de nombreux messages pouvant orienter,
informer, séparer ou rassembler, cacher ou dévoiler, agrandir ou réduire »15
Les sources ponctuelles : elles permettent une répartition uniforme de la lumière dans
toutes les directions.
Les sources linéaires : elles permettent la répartition cylindrique du flux de lumière.
Les sources étendues : elles permettent la répartition de la lumière dans différentes
directions suivant l'angle solide sous lequel est vue la source.
Ainsi, la lumière artificielle permet de mettre en relief les collections du musée en les
accentuant, notamment par des effets de contrastes, d'ombre et de lumière, ainsi qu'un rapport
correct de luminance entre l'objet et son environnement grâce à un choix judicieux de
l'éclairage et de son emplacement.
15
Manfred Lehmbruck, Extrait de « Musées » : Laurence Allegret, Articles « exposé, s'exposé » P 4, ed : Moniteur.
75
III.6.6. Approche programmatique :
En Algérie, selon le décret exécutif « N° 07-160 du 27 mai 2007 » fixant les conditions de
création des musées, le programme pour un musée régional doit respecter ce tableau16 :
DESIGNATION SURFACE m2
2. ANIMATION 139
. Ateliers animation 64
. Rangement 15
. Terrasse extérieure 60
3. EXPOSITIONS 260
. Exposition permanente 120
. Forum 60
. Exposition temporaire 80
4. CONSERVATION 164
. Ateliers 64
. Réserve 100
5. BIBLIOTHEQUE 195
. Gestion et banque de prêt 20
. Lecture/rayonnages enfant/ 80
Adultes/périodiques 35
. Multimédias/audio 60
. Rangement bibliothèque
16
Direction de la culture
76
7. GESTION MUSEE 135
8. LOCAUX TECHNIQUES 50
9. CIRCULATIONS 218
TOTAL SURFACE UTILE 1.650 m2
77
Le projet architectural : Musée d’histoire
Le site est situé en face de la vielle ville de Mila près de la porte principale de cette
dernière (Bâb el bled) .
Il est limité par la rue 17 octobre au nord, la vielle ville et la rue des frères BENSAADANE
par le sud, et par une école (ALI Ben nassef) à l’ouest.
78
Figure 56 : vue du la rue des frères Figure 57 : vue vers le site du projet ,
bensaadane, source : auteur source : auteur
Figure 58 : vue vers le site du projet, Figure 59 : vue vers le site du projet,
source : auteur source : auteur
Figure 60 : vue du site vers la vielle ville, Figure 61 :vue du site vers la vielle ville,
source : auteur source : auteur
79
2-l’intervention architecturale :
Le projet est un musée d’histoire, La fonction principale du musée est l’exposition et
son but est de promouvoir le patrimoine de la ville de Mila, le musée englobe aussi une
bibliothèque et une salle de conférence et une boutique.
DESIGNATION SURFACE m2
2. ANIMATION 64
. Ateliers animation 64
3. EXPOSITIONS 526
. Exposition permanente 330
. Exposition temporaire 196
4. CONSERVATION 164
. Ateliers 58
. Réserve 58
5. BIBLIOTHEQUE 215
6- SALLE CONFERENCE 130
80
3. La genèse de la forme :
Notre projet se développe à partir d’un patio central, qui prend le rôle de distribution.
• 1 er étape :
J’ai commencé par un module de base d'une forme rectangulaire. tiré d'une tour de la
muraille de la vielle ville-dimensions :
a = 8 mètres.
b=9 mètres.
81
2 éme étape :
La duplication du module.
3 éme étape :
La soustraction et l'addition du module.
82
4 éme étape :
5 éme étape :
Forme finale
83
4. Matériaux utilisé dans la construction :
Figure 65 : vue en profil du mur, source : Figure 66 : vue en profil du mur, source :
auteur auteur
84
Type de plancher :
Pour le plancher on a utilisé Le plancher collaborant, aussi appelé plancher mixte, il est
composé de deux matériaux. Il optimise la répartition des charges, même les plus lourdes.
On vous en parle tout de suite
85
IV- CONCLUSION GENERALE
86
V. Conclusion :
L’aboutissement de notre recherche est une réponse à plusieurs échelles. Nous estimons
avoir donné plus de réflexion sur un thème aussi important et par la baie de notre projet
nous espérons apporter un plus bénéfique et rendre l’âme perdue de la ville de Mila qui
représente un patrimoine touristique délaissé.
87
V- BIBLIOGRAPHIE
88
Ouvrage:
Chartes et conventions :
89
Charte d’Athènes l93l pour la restauration des monuments historiques.
Thèses et mémoires:
Site internet :
[Link]
htt://[Link]/[Link] .
90
[Link]
[Link]
91
VI- ANNEXE
92
III.5 Etude synchronique de la ville de Mila :
III.5.1 Introduction :
Dans l’analyse diachronique, nous avons mené une analyse morphologique du processus
de formation et de transformation de la ville, afin d'identifier l'ensemble des préexistences
architecturales et urbaines, dans l’analyse synchronique nous allons aborder une analyse
complémentaire, c'est la lecture synchronique qui consiste à comprendre le tissu urbain et ses
composants dans un moment donné de l'histoire de son évolution.
Cette lecture nous permet de connaître la réalité urbaine du lieu pour pouvoir intervenir d'une
manière adéquate.
Les secteurs d'habitat individuel sont très majoritaires sur le territoire, en terme de
superficie, ils constituent la matrice de la ville.
Les équipements administratifs se trouve principalement au niveau de la ville
coloniale grâce aux principes des colons qui par tradition, concentrent ce type de
bâtiments, autour la place centrale. à l'intérieur de la ville médiévale on remarque la
dominance de l'habitat individuel, et on constate aussi le manque d’ activités
commerciales et culturels, victimes de l'état de cette dernière qui se trouve en ruine .
On constate la présence des équipements éducatifs dans chaque quartier de la ville.
La zone industrielle se trouve à l'extrémité de la ville, pour cause de nuisances, et
plusieurs habitats collectifs se sont implantés autour de la ville coloniale.
La ville comporte plusieurs équipements sanitaires, par contre on constate un manque
flagrant d’équipements qui s'intéresse à la culture.
41
ECHELLE : 1/6000
42
Figure 28 : carte du structure fonctionnel , source : auteur Ech :1/6000
III.5.2 Structure de permanences :
La structure de permanence est l'ensemble des traces et tracés historique existants qui
doivent être conservé pour la signification culturelle et la conservation de la mémoire
collective de la ville.
43
ECHELLE : 1/6000
45
ECHELLE : 1/6000
46
Figure 36 : carte des espaces publico-collectifs, source : auteur Ech : 1/6000
III.3.5. Structure de l’urbain :
[Link] ville de Mila présente un cas ou sa transformation s'est faite d'une façon anarchique, on
note dans la période pré coloniale et coloniale que le mode de croissance de la ville est polaire
autour du noyau initial. Avec l'indépendance ce mode s'est transformé à un mode linéaire à
travers des axes structurant régionaux (Sétif/Constantine et Jijel/Constantine) et communaux
(Grarem/Redjas/Zeghaia).Cette extension est représentée par des tissus denses et des
implantations spontanées.
47
ECHELLE : 1/6000
48
ECHELLE : 1/6000
49
Figure 38 : cartes des problématiques, source : auteur Ech :1/25000
III.5.7. Proposition urbaine :
50
ECHELLE : 1/6000
51