0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
298 vues121 pages

Mémoire de Master: Filière: Option

Transféré par

felixmbaku01
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
298 vues121 pages

Mémoire de Master: Filière: Option

Transféré par

felixmbaku01
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE SAAD DAHLEB -BLIDA-

INSTITUT D’ARCHITECTURE & D’URBANISME

N° d’ordre :… … …
Série :… … … …
Mémoire de Master
Filière : Architecture
Option: ARCHITECTURE ET PATRIMOINE

THEME :

RENOUVELLEMENT DES ZONES DES RUPTURES HISTORIQUES


À MILA

PROJET : MUSEE D’ HISTOIRE

Sous la direction de : Présentée par :

Mr. BOUKADER-M HALFAOUI Ahmed Salah eddine

Mr. BONACHERIA-B

Mr. KIFANE-M

Année Universitaire 2017/2018


Résumé

Toute la richesse architecturale de la ville de Mila vient de la stratification des différentes


civilisations passées par la ville, faisant d’elle un patrimoine urbain énorme.
Ce qui représentait un avantage de la ville par le passé en offrant l’eau à la ville, pour ses
jardins qui ont fait a sa réputation. L’oued devient aujourd’hui un inconvénient pour sa
croissance, et il coupe la ville, en deux tissu différent : tissu médiévale et coloniale.
Dans un axe de recherche porté sur l’intervention en milieu existant historique, nous
abordons la requalification des vides urbains ; comme solutions proposées pour répondre aux
besoins de la ville de Mila et comme but principal, afin de sauvegarder le vieux Mila.
Apres une analyse urbaine de la ville de Mila, la problématique spécifique s’articule
autour de la continuité urbaine entre les deux noyaux : colonial et médiévale pour redonner la
vie à ce dernier noyaux.
Le projet du musée d’histoire, et l’aménagement d’une esplanade sur la rive est de oued
ESSAYEH, peuvent offrir une réponse urbaine et architecturale, pour qu’elle puisse retrouver
son âme perdue.
Mot clé : patrimoine, patrimoine urbain, musée, Mila, requalification, continuité urbaine.
Remerciements

Au terme de notre projet de fin d’étude nous adressons nos prières et nos louanges:
A dieu; tout puissant pour ce qu'il nous a donné comme volonté, santé et patience durant nos
années d’étude et le pouvoir d’accomplir ce modeste travail.

Nos vifs remerciements les plus sincères et notre reconnaissance à nos encadreurs Mr :
BOUKADER, Mr : Kifane et Mr Bouacheria pour leurs conseils constants; leurs
bienveillance et leurs disponibilité permanente pour promouvoir et diriger notre travail.

Nous tenons aussi, à remercier les membres de jury de nous faire l’honneur de lire et évaluer
ce travail
.

Encore une fois merci pour tous.


TABLE DES MATIERES

I. CHAPITRE INTRODUCTIF ........................................................ 1


I.1Introduction Generale .......................................................................... 2
I.2 Problematique ......................................................................................... 3
I.3 Objectifs .................................................................................................. 4
I.4 Methodologie ....................................................................................... 5
I.5 Structure De Memoire .............................................................................. 6
II. CHAPITRE II : ETAT DE L’ART SUR LE RENOUVELLEMENT DES ZONES
DES RUPTURES NATURELLES DES CENTRES…………………… .7
[Link] ............................................................................................ 8
[Link] concept de patrimoine et son evolution a travers l'histoire……………..8
II.2.1. Le patrimoine culturel ................................................................ 10
II.2.1.a Les types du patrimoine culturel………...…………………...…11
II.2.2 Le patrimoine naturel……………...……………………….…….11
II.2.3 Le patrimoine urbain…..………………………………………….11
II.2.4 La sauvegarde du patrimoine urbain……….……………………..11
II.2.5 Les opérations de sauvegarde du patrimoine……………………..12
II.2.6 Les objectifs du renouvellement urbain…………………………..15
II.2.6.a Objectif économique…...……………………………………..15
II.2.6.b Objectif social………...………………………………………15
II.2.6.c Objectif environnemental….………………………………….15
II.2.6.d Objectif culturel………..…………………………………….16
II.3 Exemples de la requalification urbaine comme opération de renouvellement urbain
aux zones des ruptures naturelles
II.3.1. Angers Cœur de Maine…………………………………….……16
II.3.3. Esplanade champs de mars..…………………………………….18

III. CHAPITRE III : ETUDE SYNCHRONIQUE ET DIACHRONIQUE DE


L’AIRE D’ETUDE………………………………………………………20

III.1 Présentation de la ville de Mila ……………………………………21


III.1.1. Situation géographique…………………………………………21
III.1.2. Relief ………………………………………………….………22
III.1.3. Climat ………………………………………………….………23
III.1.4. L’ensoleillement ………………………………………….……23
III.1.5. Vents dominants…………………………………………….…24
III.2. Historique de la ville………………………………………………..…24
III.3. Morphologie du territoire de Mila……………………………….……26
III.3.1 Apparition et développement de la ville……………………...……26
III.4. Etude diachronique de la ville de Mila …………………………….…30
III.4.1. Epoque du Préhistoire………………………………………..……30
III.4.2. Epoque romaine………………………………………………...…31
III.4.3. Epoque byzantine…………………………………………….……33
III.4.4. Epoque arabo-musulmane ……………………………………...…34
III.4.5. Epoque turque……………………………………………………. 35
III.4.6. Epoque coloniale……………………………………………...…..36
III.4.7. Epoque poste coloniale …………………………………………...40
III.5. Etude synchronique de la ville de Mila……………………..…………41
III.5.1 Introduction……………………………………………………..….41
III.5.2 Structure Fonctionnel……………………………………… …..….41
III.5.2 Structure de permanences ……………………………… ……..….43
III.5.2.a. Eléments permanents ……………………………………..….44
III.5.3 Structure des espaces publico-collectifs ……………………...47
III.5.4. structure de l’urbain………..……………………………………...49
III.5.6. carte des problématiques………..…………………………….…...51
III.5.7. Proposition urbaine ……………………………………………….52
[Link] de la ville……………...………….…..………………54
[Link] système parcellaire…………………….…..……………..54
[Link] système bâti…….………………………...……………….55
[Link] système viaire……………………………..…………....…56
[Link]érestiques des détails architecturaux……………….....57

III.6. Recherche thématique…………………………………………………60


III.6.1 Définitions……………………………………………………60
III.6.1.a Le musée………………………… ……………… ……..60
III.6.1.b. Histoire……………………………………………………...
III.6.1.c. La muséologie………………………………………………
III.6.2. L'évolution du musée dans le temps…………………………….
III.6.3. Le Musée en Algérie…………………………………………..
III.6.4. Les types de musées……………………………………………..
III.6.5. Etude d`exemples……………………………………………….65
III.6.5.a. L’exemple internationale………………………………………..65
III.6.5.b. L’exemple national…………………………………………...…68
III.6.6. Approche programmatique………………………………………..72
III.6.6.a. Introduction……………………………………………………72
III.6.6.b. Objectifs………………………………………………...…..72
III.6.6.c. Détermination des fonctions du musée……………………..73
III.6.6.d. Les exigences des musées……………………………….….73
III.6.6.e. Le parcours muséographique……………………………….74
III.6.6.f. La lumière dans le musée…………………………………...74
III.6.7. Approche programmatique………………………………………76

IV. CONCLUSION GENERALE ………………………………………….86


V. BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………
VI. ANEXXE ……………………………………………………………….
.
TABLE DES FIGURES

-Figure 1 : Schéma de structure de la mémoire…………………………………………………...6


-Figure 2 : Vue sur le projet……………………………………………………………………...16
-Figure 3 : Schéma des actions proposées……………………………………………………….17
-Figure 4 : Vue aérienne sur le projet……………………………………………………………18
-Figure 5 : Schéma des actions proposées………………………………………...….……….....19
-Figure 6 : Situation à l’échelle national……………………………………………....……..….21
-Figure 7 : Situation à l’échelle régionale…………………………………………….……..…..21
-Figure 8 : Situation à l’échelle communale……………………………………….………..…..22
-Figure 9 : Vue en 3D de la ville de Mila………………………………………………….…....22
-Figure 10 : Données climatique de la vile de Mila………………………………….……..…...23
-Figure 11 : Données de l’ensoleillement de la vile de Mila………………………...……....…23
-Figure 12 : Données des vents dominants de la vile de Mila………………………..……..…..23
-Figure 13 : Phase 01…………………………………………………………….…….…...…...26
-Figure 14 : Phase 02………………………………………………………….…………....…...27
-Figure 15 : Phase 03………………………………………………………….…….…...….…..28
-Figure 16 : Phase 04………………………………………………………….……….…….….29
-Figure 17 : Epoque de la préhistoire………………………………………………..…....……..30
-Figure 18 : Epoque romaine phase 01…………………………………………………….…….31
-Figure 19 : Epoque romaine phase 02……………………………………………...……….…..32
-Figure 20 : Epoque byzantine………………………………………………………………...…33
-Figure 21 : Epoque arabo musulmane……………………………………………………....…..34
-Figure 22 : Epoque turque………………………………………………………………….…...35
-Figure 23 : Epoque coloniale (1839-1848)…………..…………………………………………36
-Figure 24 : Epoque coloniale (1848-1857)…………………………………………………..…37
-Figure 25 : Epoque coloniale étape 03……………………………………………………….....38
-Figure 26 : Epoque coloniale étape 04……………………………………………………...…..39
-Figure 27 : Epoque postcoloniale……………………………………………………….……....40
-Figure 28 : Carte du structure fonctionnel…………………………………………....……....…42
-Figure 29 : Carte des permanences………………………………………………………….…..44
-Figure 30 : Le rempart byzantin…………………………………………………………….…..45
-Figure 31 : Tour du rempart………………………………………….……………………....….45
-Figure 32 : Bâb El Blad…………………………………………………..……………...….…..45
-Figure 33 : La fontaine romaine (Ain El Bled)…………………………………………….......46
-Figure 34 : Statue m’Lou……………………………………………………………….…....….46
-Figure 35 : Four ottomane…………………………………………………………….......….…46
-Figure 36 : Carte des espaces publico-collectifs………………………………………….....….47
-Figure 37 : Carte du structure de l’urbain…………………………………………….…….…..50
-Figure 38 : Cartes des problématiques……………………………………………………….…51
-Figure 39 : Carte de la proposition urbaine…………………………………….……......….…..53
-Figure 40 : Les ilots de la vielle ville de Mila………………………………….……...…….….54
-Figure 41 : Système parcellaire selon BORIE………………………………...……………......54
-Figure 42 : Analyse du système bâti selon BORIE…………………………...…………..….…55
-Figure 43 : Analyse du système bâti selon BORIE…………………………………..…….…...55
-Figure 44: Analyse du système bâti selon BORIE…………………………………...…………55
-Figure 45 : Analyse du système viaire selon BORIE………………………………...…………56
-Figure 46 : Vue aérienne du musée……………………………………………….….…………65
-Figure 47 : Plan du RDC……………………………………………………….…….…….…...66
-Figure 48 : Plan du 1er étage………………………….……………………….……….…….….67
-Figure 49 : Vue à l’intérieur du musée………………………….……………….…….…….….68
-Figure 50 : Vue extérieur du musée de Cirta………………………………….……….……..…68
-Figure 51 : plan du RDC et le 1er étage du musée de Cirta………………….……...………….69
-Figure 52 : Organigramme spatiale du RDC……………………………………...….…....……69
-Figure 53 : Organigramme spatiale du 1er étage……………………………………….…....…..70
-Figure 54 : Synthèse organisation fonctionnelle d’un musée………………………….…..……75
-Figure 55 : Plan de situation du terrain……………………………………………….……...….78
-Figure 56 : Vue du la rue des frères bensaadane…………………………………….…...……..79
-Figure 57 : Vue vers le site du projet……………………………………………….…………...79
-Figure 58 : Vue vers le site du projet………………………………………………...………….79
-Figure 59 : Vue vers le site du projet……………………………………………….…………...79
-Figure 60 : Vue du site vers la vielle ville……………………………………………….……..79
-Figure 61 : Vue du site vers la vielle ville…………………………………………….………..79
-Figure 62 : La tour du module de base………………………………………………….………81
-Figure 63 : Appareillage du mur en plan……………………………………………….…….…84
-Figure 64 : Appareillage du mur en vue de face………………………………………….…..…84
-Figure 65 : Vue en profil du mur……………………………………………………….……....84
-Figure 66 : Vue en profil du mur………………………………………………….…………….84
-Figure 67 : Vue 3d du plancher collaborant………………………………………….….………85
I. CHAPITRE INTRODUCTIF

1
I.1 Introduction :

La ville est un ensemble d’éléments plus ou moins différents mais qui doivent agir en
complémentarité à fin de fusionner et de faciliter le quotidien et la vie de ses occupants.
C’est pourquoi, l’urbaniste puis l’architecte interviennent et transforment le tissu urbain
à travers différentes interventions urbaines.

Pendant la croissance des villes, de nombreuses problématiques se posent et


déséquilibrent le processus de croissance, parmi ces problématiques les barrières
naturelles tels que les rivières ou les reliefs agressifs, causant des ruptures urbaines qui
résultent deux tissu défirent.

«Le mot de barrière évoque l'idée d'un obstacle. La barrière s'oppose à la propagation
d'un tissu qui prend la forme d'une somme de croissances linéaires. Elle peut être
constituée par : - un obstacle géographique (ligne de relief, cours d'eau, lac, forêt,
changement dans la nature du sol, etc.) ; - un obstacle construit (enceinte, fossé, canal,
route, voie ferrée, ligne haute tension, grand domaine, etc.).

Souvent, à cette barrière physique qui marque une différence topologique entre deux
territoires, se superpose une différence administrative (limite de propriété, de commune
ou de département, zone protégée ou non aedificandi) qui sanctionne au plan juridique la
différence morphologique et en accentue les effets.»1

Dans notre cas d’étude on est devant une problématique similaire causé par un oued,

Résultant deux tissus différents (médiévaux et coloniaux).

1
Philippe Panerai Edition Parenthèses 1980 Analyse urbain, Barrière de croissance page 61.

2
I.2. Problématique :

Mila, ville riche de son histoire depuis son anthropisation, de la période romain,
arabo-musulmane, coloniale, post coloniale puis actuel.

Cette ville a connu plusieurs changements d'occupation par de différents occupants, la


croissance de cette ville est faite d'une manière logique depuis son création jusqu'à la
période postcoloniale, mais cette logique a connu une anarchie due à l'augmentation
démographique, ceci a causé un changement d'occupation du sol suite au changement de
la politique urbaine.

Le développement historique de la ville a généré deux centres qui représentent les


noyaux de départ de la croissance urbaine :

 Centre historique : 3 siècle av JC 2 à la colonisation française 18393 .


 Centre colonial : 18574 jusqu’à nos jours.

D'après notre étude la raison majeur de cette division, peut résider dans l'existence
d'une rupture, due à la présence d'une barrière naturel (oued Essayeh), ce qui a donné
deux tissus déférents :

• à l'ouest de l'oued: on a un tissu colonial en damier très densifié.

• à l'est de l'oued : (vieux Mila) on a un tissu éparpillé avec une organisation


urbaine Ottomane, à l’intérieur d’une enceinte byzantine caractérisée par une
trame urbaine arborisant hiérarchisée.

Cette rupture entre le vieux Mila et l'autre parti de la ville, qui a isolé vieux Mila, et qui
a abouti, a un état de dégradation inquiétant de cette dernière.

Suite à cette constatation, des questionnements s’imposent, dont les principaux sont
les suivant :

2
FARHATI Fatiha, La Numidie du roi JAYA jusqu’à la colonisation romaine, page 197.
3
Projet pour la casbah de Mila 1939, génie militaire, la direction d’Alger place de Constantine et
dépendance, archive national français.
4
Carte de chemin n°2 Constantine Djidjlli, Zeraia 1/5000, n°27.

3
• Qu’est ce qu’on peut faire pour éliminer l'isolement de la vieille ville ? et la
réintégrer dans la ville ?

• Qu'est on doit faire pour lui redonner sa vocation touristique qu'elle a perdu ? Et
comment assurer son développement économique, culturel et social?

• Comment peut-on lier le tissu ancien, et l’adapter aux exigences de la vie


moderne sans détruire leur morphologie, leur essence, leurs principes constructifs,
le charme des prospects ?
• Qu’est ce qu’on peut faire pour redynamiser le noyau central ? Aussi qu’est ce
qu’on peut faire pour revaloriser ce dernier ainsi que pour renforcer son poids ?

I.3. Objectifs :

Notre objectif est d’intervenir au niveau de la zone de rupture en essayant de


réconcilier les deux tissus à travers une intervention urbaine capable de répondre au
différent problèmes, et ainsi revaloriser le paysage urbain de la ville, avec pour but
d’améliorer la qualité urbaine et le cadre de vie de la population locale et, redonner une
nouvelle image d’urbanité à cette ville.

I.4 Hypothèse :

L’usage des permanences historiques (mémoire du lieu) comme fondement du projet


d’intervention urbaine, peut contribuer a créé une continuité urbain entre les deux
tissus.

4
I.5. Méthodologie :

Notre recherche sur le renouvellement urbain du centre originel de Mila doit obéir à
une volonté de prendre en compte tous les enjeux du territoire concerné. Cela suppose
l’intégration conjointe des questions d’ordre économique, social, culturel, spatial et
environnementale, en termes de concertation, de gouvernance, de création de valeur et de
nouvelle attractivité de ce territoire .Il en résulte la nécessité d’une méthodologie
d’approche du territoire en question, à définir d’une manière pertinente.

Pour la construction d’un tel projet notre recherche repose sur la méthodologie suivante :

Première partie : Approche théorique.

Cette phase consiste en la constitution d'une base documentaire relative au sujet traité.

L'essentielle de cette étape est la recherche a été consacré a la lecture d'un corpus de
document portant sur différents thèmes de renouvellement urbain, les friches urbaines et
les centres ville.

Thèses, mémoires, articles cours...etc.; qui doivent être exploitées d'une façon judicieuse
pour maîtriser le sujet

Deuxième partie : Approche analytique.

Pour cette étape il fallait collecter le maximum des données concernant notre cas d'étude,
à savoir la voie qui relie les deux tissus. Il s'agit de document écrit, chiffres et graphiques
qui ont été retiré auprès des services concernes et ou l’on a eu des entrevues avec
différents acteurs intervenants sur cet espace.

Afin de récolter le maximum d’informations nécessaires pour le bon déroulement de notre


recherche. Un travail s'est impose. Pour cela on a du faire appel à diverses techniques
d'investigations et d'enquêtes telles que l'observation.

Troisième partie : approche thématique et conceptuelle.

Cette étape contient des exemples de projet, et la présentation du projet

5
I.6. Structure de memoire :

Notre méthodologie de travail se base sur les grandes phases que nous
présentant sur le schéma au-dessous :

CHAPITRE II : Partie
théorique

Chapitre III:Partie
CHAPITRE I : CHAPITRE
INTRODUCTIF
opérationnelle

les 3 chapitres
constitue le
mémoire

Figure 1 : Méthodologie de la recherche, source : auteur.

6
II. CHAPITRE II : ETAT DE L’ART SUR
LE RENOUVELLEMENT DES ZONES DES
RUPTURES NATURELLES DES CENTRES
HISTORIQUES

7
II.1 INTRODUCTION :

Le patrimoine urbain comme une résultante du développement considérable de la


notion patrimoine qui, au sens des différentes expériences, doit être abordé comme un
tout, dans sa diversité. C’est le « lieu tout à la fois de culture, de manifestation du pouvoir
public, d’activités, de commerce spécialisés, d’éducation, d’intégration, d’échange de
rencontre et de rassemblement particuliers qui lui confère un caractère historique et
symbolique. Il traduit l’image résumée de la collectivité et représente un espace
d’identification et d’appartenance »5.

II.2 LE CONCEPT DE PATRIMOINE ET SON EVOLUTION A TRAVERS


L'HISTOIRE

Le terme patrimoine selon le petit robert apparait sous sa forme latine au XIIe siècle,
il signifie d'abord "héritage de père" le mot recouvre ensuite les biens de famille,
l'ensemble des biens que l'on a hérités de ses ascendants-fortune, héritage, propriété.

Patrimoine est souvent synonyme d’héritage Ŕ témoignage de l’histoire et des traditions


d’une société qui nous a été légué par les générations précédentes et que l’on veut
transmettre aux générations futures. En réalité l’héritage devient « patrimoine » lorsqu’il
est perçu comme une ressource ayant une « valeur », et ce n’est qu’à ce moment que la
nécessité de la sauvegarde s’impose.

-Depuis le XIXe siècle le patrimoine au sens élargi est considéré comme un bien propre,
un apanage, une propriété transmise par les ancêtres, les prédécesseurs.

-Aussi le patrimoine désigne des productions humaines artistiques avec des dimensions
collectives (nationales puis mondiales).

5
LACAZE J.P., La ville et l’urbanisme, édition Flammarion, Paris, 1968, p34. Mémoire de magister, Mr
HAMMA Walid, Intervention sur le patrimoine urbain ; acteurs et outils Le cas de la ville historique de
Tlemcen, université de Tlemcen, département d’architecture, 7 Juillet 2011

8
-Le patrimoine d'après l'encyclopédie: est lié à l'héritage qui est l'instrument légale
institutionnel, ou mieux, le véhicule social des données en question: biens, terres,
constructions, objets.

-Le patrimoine est un concept qui a connu une évolution passant des monuments
historiques longtemps considérés comme manifestation indiscutable du patrimoine, à
différents types de biens patrimoniaux relevant non seulement du domaine de
l'archéologie mais touchant diffèrent édifices-urbains ou ruraux, industriels ou religieux,
publics ou privés ….allant aujourd'hui aux ensembles bâtis, et embrassant toutes les
périodes historiques, y compris la période contemporaine.

L'apparition de l'intérêt pour les édifices et les objets d'art, sculptures, manuscrits et
découverte de l'antiquité gréco-romaine appelés alors "antiquité" remonte à la période de
la renaissance .A cette époque, l'attitude assumée envers les œuvres et objets
archéologiques ainsi que les vestiges architecturaux antiques.

On parlait alors de monuments, terme dérivé du latin 'monère' signifiant élever ou ériger

La notion de monument historique quant à elle, correspondant aux biens patrimoniaux du


XIXe siècle, continuera cependant à être utilisé jusqu'au XX siècle et sera adoptée lors de
la charte de Venise pour laquelle "la notion de monument historique comprend la création
architecturale isolée aussi bien que le site urbain ou rural qui porte témoignage d'une
civilisation particulière, d'une civilisation particulière, d’une évolution significative ou
d'un événement historique. Elle s'entent non seulement aux grandes créations mais aussi
aux œuvres plus modestes qui ont pris avec le temps une signification culturelle"6

Un nouveau concept verra le jour, suite à cela, celui de "patrimoine mondial" qui va
regrouper un ensemble de villes, de monuments, de sites naturels qui seront considérés
par la communauté internationale comme "propriété morale" de toute l'humanité,
engageant la responsabilité du large public dans la sauvegarde du patrimoine.

6
Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites signée à Venise
en 1964, article1

9
II.2.1. Le patrimoine culturel :

Le patrimoine culturel est une notion apparue au début des années 90, en réaction à
l'intérêt du patrimoine mondial essentiellement orienté vers l'aspect matériel de la culture,
le patrimoine culturel immatériel comprend "pratiques représentations, expressions,
connaissances et savoir-faire -ainsi que les instruments, objets artefacts et espaces
culturels qui leur sont associes "reconnus par les communautés comme partie de leur
patrimoine culturel".

II.2.1.a Les types du patrimoine culturel :

 Le patrimoine culturel matériel :

Dans sa forme actuelle, le patrimoine matériel trouve comme définition celle qui a été
établie lors de l'adaptation de la convention du patrimoine mondial concernant la
projection du patrimoine mondial culturel et naturel. En effet sont considérés comme
"patrimoine culturel"

 Les monuments :
Œuvres architecturales, de sculpture ou de peintures monumentales, éléments ou
structures à caractère archéologique, inscriptions, grottes et groupes d'éléments.

 Les ensembles :
Groupes de constructions isolées ou réunies, qui en raison de leur architecture, de leur
unité ou de leur intégration dans le paysage ont une valeur universelle exceptionnelle du
point de vue de l'histoire de l'art ou de la science
(a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du
patrimoine culturel immatériel :

(b) les arts du spectacle :

(c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs :

(d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers ;

(e) les savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel :

10
II.2.2 Le patrimoine naturel :
La convention mondiale inclut dans le patrimoine naturel:

 les monuments naturels constitues par des formations" physiques et biologiques ou


par des groupes de telles formations qui ont une valeur universelle exceptionnelle
du point de vue esthétique ou scientifique"
 les formations géologiques et physiographiques ainsi que les zones strictement
délimitées, ayant une valeur universelle exceptionnelle
 les sites naturels ou le zones naturelles strictement délimitées, ayant une valeur
universelle (scientifique, beauté naturelle…).

II.2.3 LE PATRIMOINE URBAIN :

Définition du patrimoine urbain :

le patrimoine urbain a pour objet une zone urbaine (un ensemble urbain fait de bâti et
d'espaces ouverts, de monuments et d'architecture vernaculaire, d'ilots et de voies de
communication)mais c'est aussi un patrimoine dont l'objet est:

-d'une part les habitants du quartier dont il est question : les hommes et les femmes, leur
histoire collective, leur pratiques, leurs cheminements, leurs usagers de la ville….etc.

-d'autre part, l'espace vécu et l'espace perçu par ces habitants.

« Le patrimoine urbain fait explicitement référence à la vie urbaine, à l’histoire


urbaine d’une ville, aux modes d’habiter, de vivre, de commencer, de développer
l’activité économique… Les formes sont liées à ces fonctions dans différents contextes
culturels et sociaux » (BOUCHE, 1997)7

II.2.4 LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE URBAIN :

« L’action de la sauvegarde ne vise pas seulement à fixer l’état existant mais aussi à créer
une certaine animation sociale à l’intérieur de la ville traditionnelle »

7
THESE ; La Régénération urbaine et la promotion du patrimoine en Algérie : cas de la ville de
Constantine, Aziza Armani-Mahdi ; T. Sahnoune, Directeur de thèse ; Université Mentouri, Editeur
scientifique, 2007, page 20 ; 293p. mémoire master2 urbanisme

11
Cette sauvegarde procède plusieurs interventions dans le champ des connaissances d’une
part, et dans l’ordre des arts, des sciences et des techniques d’autre part. Dans le cadre
urbain, nous pouvons y avoir :

 Animation urbaine
• Revitalisation urbaine
• Réhabilitation urbaine
• Requalification urbaine
• Restructuration urbaine
• Rénovation urbaine
• La mise en valeur.

II.2.5 Les opérations de sauvegarde du patrimoine :

 Animation urbaine :

Action d’animer, de donner la vie, ce terme couramment à désigner l’intensité de la vie


sociale et de manifestations extérieures dans une agglomération. L’animation d’une ville,
d’un quartier, d’une rue, a pour facteurs la nature et le nombre de leurs fonctions ainsi que
les modes de circulations qui y sont pratiqués, éléments qui peuvent y entrainer de
considérables variantes nycthémérales.

Selon le dictionnaire de l’urbanisme et de l’aménagement : L’animation caractéristique


des centres et des espaces commerciaux (rues marchandes, places d’églises de marchés,
ct) des villes préindustrielles de l’occident et des villes traditionnelles en générale. (Voir ;
par exemple ; les villes orientales ; comme le signe même de l’urbanité, Haussmann déjà
implantait les théâtres de la place du Chatelet afin d’animer ce quartier désert la nuit. Mais
depuis les nouvelles villes, ont particulièrement focalisé l’attention des urbanistes sur les
équipements susceptibles d’augmenter ou même de créer l’animation : rue piétonnières,
centres commerciaux, centres culturels, etc.

Depuis la deuxième guerre ,en particulier en France, l’animation a également pris le


sens de stimulation des activités et des relations sociales, dans les grands ensembles,
monofonctionnels et dans les villes nouvelles, une nouvelle profession est née,
l’animation (assez proche de celle l’assistant social)et qui forme des « animateurs »Il est
conseillé a ceux-ci de recevoir une formation en urbanisme.)

12
 Revitalisation urbaine:

« Qui veut dire redonner de la vitalité a quelque chose; revivifier, revitaliser une région
dans le cadre d’une politique d’aménagement, leurs donner nouvelle vigueur. »
(Définition Larousse)

Une opération s’applique surtout aux éléments architecturaux et urbains abandonnés,


dépourvus d'âme, de vie ou d’activité. Il s'agit-là plutôt d'une volonté qui se traduit par
des opérations d'intégration, apportant aussi de nouveaux éléments pour de nouvelles
activités.

 Réhabilitation urbaine:

-La réhabilitation est une opération ou un type d'intervenants qui s'applique à tout objet
avec une tendance à réparer et à remettre en état de fonctionnement.

La réhabilitation, bien que souvent considérés comme synonyme de l'amélioration de


l'habitat, et en réalité une opération plus poussée. Elle peut, par exemple, comporter
la restructuration interne d'un logement; la réfection de toiture, la consolidation des
façades,… etc.

-La réhabilitation urbaine est une opération qui consiste en une modification d’un
immeuble ou d’un groupe d’immeubles, et de leur donner les commodités essentielles et
nécessaires aux besoins de base des locataires. Elle peut conduire à une redistribution
interne des locaux, le souci majeur étant leur caractère salubre. Elle a pour but d’adapter
les immeubles aux règles d’hygiène et de confort"8

 Amélioration urbaine :

Est une intervention sur l’état technique visant L’amélioration de l’état existant des
équipements en consolidant les structures existantes, en aménageant et en équipant les
lieux par les équipements nécessaires, et répondant aux aspirations nouvelles, afin
d’apporter le confort nécessaire aux lieux en question .

8
THESE de magister; Intervention sur le patrimoine urbain ; acteurs et outils : Le cas de la ville historique de Tlemcen
Algérie, Mr HAMMA Walid ; T. ; Université Abou Bakr Belkaïd, 2011, page 136

13
 Requalification urbaine :

C’est une opération de repérage des qualités et des capacités humaines, techniques,
juridiques, institutionnelles nécessaires pour restituer ou pour faire renaitre des aptitudes
et des qualités disparues.

Est une stratégie politique conduite par les communes dans un contexte fortement
décentralisé. Elle consiste à donner des nouvelles fonctions aux tissus anciens. Pour que la
mise en valeur de ces derniers ne soit pas qu’un investissement touristique, mais aussi un
investissement urbain et social, les pouvoirs publics devraient :
- Encourager la diversité des fonctions urbaines.
- Protéger l’habitation des nuisances.
- Préserver la diversité commerciale.
- Encourager d’autres fonctions : affaires, création, administration publique, services.

 Restructuration urbaine:

Est une opération qui consiste en une intervention sur les voiries et réseaux divers, et
une implantation de nouveaux équipements. Elle peut comporter une destruction partielle
d’îlots ou d’un ensemble d’immeubles et une modification des caractéristiques du quartier
par le transfert des activités de toute nature et par la désaffectation des bâtiments pour les
réutiliser.

 Rénovation urbaine :

Est une opération physique qui sans modifier le caractère d’un quartier, constitue une
intervention profonde sur le tissu urbain existant, qui peut aller jusqu’au la destruction
d’immeubles vétustes et la reconstruction sur le même site d’immeubles de même nature.
Cette opération permet également de reconstruire à neuf en avec l’intégration de
nouvelles valeurs d’usage tout en préservant l’aspect physique des immeubles et
s’accompagner du déplacement et de l’élargissement des voies publiques.

14
 La mise en valeur:

Dans la valorisation du patrimoine, l’objectif est à la fois, la sauvegarde et la rentabilité


immédiate.
En général, la mise en valeur du patrimoine se compose de :
 Conservation du patrimoine,
 Animation du patrimoine dont le but est d'attirer les touristes
 La mise en scène (l'éclairage, le son, la lumière, etc.)
 La promotion du patrimoine par la construction de réseaux du patrimoine,
les itinéraires et les circuits thématiques.

Pour le patrimoine matériel urbain, c’est la ville qui est responsable localement de la
conservation, de la mise en valeur et de l'animation. Elle doit tout d'abord identifier ses
ressources en patrimoine, ce qui lui permettra après de choisir les actions futures
nécessaires dans le domaine patrimonial.

II.2.6 Les objectifs du renouvellement urbain :

Le renouvellement urbain a comme objectif d’améliorer la qualité de la vie et de


redynamiser les économies locales. Le renouvellement vise à évaluer l’image générale de
la ville et à ressortir les inégalités locales.

Les objectifs principaux du renouvellement urbain sont d’ordre :

II.2.6.a Objectif économique :

 Attirer les investissements.


 La création de l’emploi.
 Le renouvèlement de la base économique.

II.2.6.b Objectif social

 Le développement des équipements de proximité.


 Le développement de l’habitat.

II.2.6.c Objectif environnemental

 Aménagement physique : l’amélioration du cadre de vie.

15
 Ecologique : la lutte contre les pollutions.

II.2.6.d Objectif culturel

 La valorisation du patrimoine bâti.

II.3 Exemples de la requalification urbaine comme opération de renouvellement


urbain aux zones des ruptures naturelles :

II.3 .1 Angers Cœur de Maine :

Fiche technique :

Situation : Angers, France

Surface : 30 hectares

Architecte : FRANÇOIS
GRETHE

Année de construction : novembre 2016 Figure 02 : vue sur le projet, source : Google

Angers Cœur de Maine est un projet d’aménagement des berges de la Maine. Il a


l’ambition de renforcer le cœur de l'agglomération et de réconcilier les Angevins avec
leur rivière. Il s’agit de rapprocher les deux berges et de créer de nouveaux lieux de vie,
qui auront notamment comme vertu de conforter l'attractivité du centre-ville d’Angers. Le
projet Angers Cœur de Maine va tout d’abord se concentrer sur le site Centre-Ville
Maine, en même temps qu’il posera les premiers jalons du développement du site Quai
Saint-Serge. Ce projet, très important pour la ville et l'agglomération angevine. Tourisme
qui a eu lieu en Suisse à la fin du 19e siècle, lorsque le besoin de personnel compétent et
qualifié se faisait sentir à tous les niveaux.

16
II.3 .2 Espaces majeurs et typologies d’usages :

Figure 03 : schéma des actions proposées, source : Google

II.3. 3 Les Objectifs :

 Ouvrir le centre-ville sur la rivière

Le projet doit offrir de nouveaux espaces ouverts sur la Maine et dédiés à la vie collective,
aux promeneurs, spectateurs, habitants et actifs du centre-ville, dans un cadre paysager
renouvelé et des ambiances agréables.

 Faire entrer la nature dans la ville

Avec les espaces publics créés, la Ville répond à une demande des Angevins d’un
nouveau rapport entre le cœur de la ville et la nature. Elle initie aussi la trame verte et
bleue qui reliera les Basses Vallées angevines au nord des plaines de la Baumette et au
Val de Loire au sud.

 Renforcer le commerce de centre-ville

Il s’agit de renforcer l’hyper-centre commerçant en le dotant d’une véritable vitrine en bas


de centre-ville directement connectée aux rues commerçantes qui composent le parcours
marchand (rue Plantagenêt notamment).La couverture de la voie des berges implique de

17
revoir les accès aux parkings République et Molière. Il est également prévu de faciliter les
livraisons des commerces de l’hyper centre.

 Conforter l’offre touristique du cœur d’Angers

Entre le château et la Doutre, au cœur d’un secteur patrimonial exceptionnel, les


nouveaux aménagements amélioreront et développeront l’offre touristique et
événementielle angevine, en proposant des cheminements continus et attrayants.

II.3.3 Esplanade champs de mars


:

II.3.3.a Fiche technique :

Situation : Lille, France

Surface : 21.3 hectares

Architecte : Michel CORAJOUD


et Yannick SALLIOT

Année de construction : 2010


Figure 04 : vue aérienne sur le projet, source : Google

L’esplanade du Champ de Mars qui s’étend sur une surface de 21,3 hectares et comprend
l'esplanade, un parc boisé, des zones de loisirs et d’événements, l'aménagement
d'ouvrages de franchissement et des berges du canal de la Deûle.

II.3.3.b Actions proposés :

L’esplanade est en cours de réaménagement pour organiser le stationnement et réaliser


des promenades au bord du canal. Deux parkings, au nord et au sud, entourant l’espace
réservé aux manèges, et au cirque sont créés pour un total de 1000 places.

Le bord du canal est aménagé en promenade piétons-vélos se prolongeant autour de la

18
À l’issue des travaux qui devraient être achevés avant la fin de 2017, l’espace sera réparti
en deux espaces de stationnement au nord et au sud, de part et d'autre de la foire aux
manèges, au total 3,7 ha, 5,7 ha pour les foires et les manèges et 6,5 de glacis

II.3.3.c Les objectifs de l’opération :

 Valoriser le patrimoine historique du site, le mur de communication, l'entrée par


l'avenue du 43ème régiment d’infanterie et dégager les vues sur la Citadelle.
 Reconstituer les éléments disparus (glacis, passerelle Napoléon...).Restaurer le
patrimoine naturel de l'esplanade et intégrer le site dans la trame verte et bleue
régionale.
 Constituer une vaste aire, conciliant usage et qualité, pour l'accueil du public et de
grandes manifestations comme les foires ou les cirques avec un revêtement adapté
pour l'accueil de ces grandes manifestations.
 Proposer une offre de stationnement aux deux extrémités de l'esplanade, tout en
permettant les usages du site (loisirs, parc zoologique, foires, cirques) La création
de deux zones de stationnement, dont une partie réservée à un usage militaire et
des accès depuis la rive droite du canal de la moyenne Deûle.
 Développer les cheminements doux le long du canal de la moyenne Deûle et
favoriser l'utilisation des modes doux, notamment le vélo.

Figure 05 : schéma des actions proposées, source : Google

19
III. CHAPITRE III : ETUDE
DIACHRONIQUE ET SYNCHRONIQUE DE
L’AIRE D’ETUDE

20
III.1 Présentation de la ville de Mila :
III.1.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE :
La wilaya de Mila est une ville de l’EST algérien, est située à 325 km d’Alger (la
capitale) sur l’axe qui relie Constantine la métropole et Sétif Chef-lieu de wilaya depuis
1984.
La wilaya de Mila est située dans le nord-est algérien, elle est délimitée:
 Au nord, par les wilayas de Jijel et de Skikda
 A l’est, par la wilaya de Constantine
 Le sud, par les wilayas de Batna et d'Oum el Bouaghi
 A l’ouest, par la wilaya de Sétif

Figure 06 : situation à l’échelle national, Figure 07 : situation à l’échelle régionale,


source : Google source : Google earth

La ville de Mila possède une situation géographique intermédiaire entre les hautes plaines
constantinoises au sud et le massif montagneux du Tell au nord.

La situation originale de la ville se trouve sur l’axe antique, reliant Constantine à Sétif passant
par Djemila (Cuicul), "cette route était considérée comme ‘’une des voies charretières les plus
fréquentées en Afrique"

21
‘’La colonisation française ayant changé les itinéraires. Mila se trouve désormais sur l’axe
Constantine-Ferdjioua, chemin départemental n°2 (CD2), actuellement Route Nationale 79
(RN 79)’’2.

La situation de Mila dans la wilaya, fait qu’elle est


entourée :

 Au nord, par la commune de Grarem et Sidi-


Merouane
 Au sud, par la commune de Sidi-Khelifa.
 A l’est, par la commune d’Ain-Tin
 .A l’ouest, par les communes de Zeghaia,
Ahmed Rachedi et Oued Endja.

Figure 08 : situation géographique à


l’échelle communale Ech : 1/2500 000
[Link] : source : PAW de Mila

La commune de Mila appartient à l'immense


bassin de Mila-Redjas-Ferdjioua.
Elle se singularise par l'occupation d'un site qui est
une synthèse, entre des plaine, collines et piémonts
et espace montagneux. Cette synthèse naturelle est
la base,de la formation d'une entité spatiale
homogène.

Les différents éléments topographiques


s'établissent dans les proportions suivantes :
Figure 09 : Vue en 3D de la ville de Mila,
source : Google earth
Plaines et vallées ………….55 %
Collines et piémonts……….30 %
Montagnes………………….15 %

22
. Le cadre exact de l'étude est celui de la commune de Mila, chef-lieu de wilaya, situé au
Nord- Est de l’Algérie et couvrent une superficie de 3480,54km ' soit 0,14 % de la superficie
totale du pays.
Les régions naturelles de Mila sont très nettement marquées, et en dépendance directe de la
constitution géologique du pays. Elles constituent un vaste cadre montagneux, la dépression
de Ferdjioua-Redjas-Mila.

III.1.3 Climat :

Le climat est de type


méditerranéen, en général à tendance
subhumide (semi-aride) marqué par une
saison sèche et chaude, et une autre
humide et froide avec de courtes
transitions
 La saison humide s'étalant sur 08
mois avec une pluviométrie
annuelle qui varie entre 350 et
700 mm et une température
minimale de 3 à 4°c au mois de
Figure 10 : Données climatique de la vile de
Janvier Mila, source : météo Blue
 Par contre, la saison sèche en été, enregistre des températures maximales de l'ordre de
35°c au mois de Juillet.

III.1.4 L’ensoleillement :

L'ensoleillement moyen de la ville


atteint 7.4 heures par jour avec :
 11.5 Heures par jour au mois de
Juillet
 05 heures par jour au mois de
Décembre

Figure 11 : Données de l’ensoleillement de


la vile de Mila, source : météo Blue

23
III.1.5 Vents dominants :

 Les vents du Nord et Nord-Ouest,


froids et secs, qui soufflent en
hiver.
 Les vents du Sud et Sud Est
(sirocco) chauds, et souvent
Figure 12 : Données des vents dominants de
chargés de sable soufflent en été la vile de Mila, source : météo Blue

 Les vents du Sud et Sud-ouest en été.

III.2 Historique de la ville :

Période Evènement
« Préhistoire et Numidie -les premiers habitants de la région entre Mila
et Ferdjioua étaient les « « Gétules », des
libyens.
-Création de la ville à son emplacement actuel
dès les premiers royaumes numides 2éme -
3éme siècles AV JC.
-Nommée à l'origine Milo, du nom d'une reine
milevienne numide.
Occupation romaine -Possession de la région é par les Kotamas
appelée également « Bani Oures ».
-Vers l'an 260 Av j-c, des tribus berbères
amazighes venus des Babor, entrèrent par la
vallée de l'oued Endja et de dirigèrent sur
Mila, et remontèrent la vallée de l'oued
Deheb jusque dans la plaine d'El Eulma.
-la ville prend le nom de Milev à cette
époque signifiant « les mille sources d'eau ».
-la ville, faisait partie d'une puissante
confédération autonome formée de Cirta
(Constantine), Rusicade (Skikda), et Chullu
(Collo), occupait une position stratégique
située sur l'axe Cirta- Sitiffis qu'elle
contrôlait énergétiquement, et connut un
développement urbain considérable.

Présence Vandale - Avec la chute de l'empire Romain, les


Vandales envahissent la ville et furent défaits
à leur tour par les byzantins.
Occupation byzantine -Les byzantins ont établi leur civilisation et

24
ont essayé de répandre la religion chrétienne
à la population.
-En 539, La construction en utilisant les
débris de la ville pour la construction d'une
forteresse et d'un mur d'enceinte par
Solomon, préfet byzantin du prétoire et
général de l'empereur Justinien capable de
résister aux attaques des tribus.
Régence Turque -l'arrivée, en l'an 55 de l'Hégire 674 Après
JC, d'Abou Mouhadjer Dinar, sonna le glas
de l'Empire Byzantin.
- Ce dernier y construisit un palais et une
mosquée connue actuellement sous le nom de
Mosquée Sidi Ghanem, considérée comme
l'une des plus vieilles d'Algérie. Ce qui a
conféré à la ville un nouveau cachet et un
nouveau statut dans la région, entrainant un
essor démographique et urbanistique sans
précédent. Elle est devenue ainsi un
important siège administratif.
-La ville s'appelait à cette époque Milah
signifiant étymologiquement « La belle ».
Période coloniale 1830-1962 -Mila, conquise par l'armée coloniale
française à sa tête le général Challe Le 04
Juillet 1837.
-Les français édifièrent leur propre cité,
l'actuel centre colonial, située sur l'autre rive
d'Oued Ennar à I-ouest de l'antique Milev,
-La ville prit ainsi le nom de Mila signifiant
en latin « Pomme ». La nouvelle ville ainsi
créée était destinée aux colons d'origine
européenne, établissant ainsi une
ségrégation entre population autochtone et
population européenne.
-La ville de Mila fut érigée en commune
mixte divisée en huit(08) centres par décision
du 31 mars 1876. --En commune de pleins
exercices en date du 23 Novembre1880.
-Mila accède au rang de sous-préfecture
(Daïra) le 23 Aout 1955.
Période Postindépendance 1962- Ce jours. -Mila passe au rang de chef-lieu de wilaya
lors du dernier découpage administratif de
1984. »9

Tableau 01 : Historique de la ville de Mila, auteur : Mr Radhwane BOUKELOUHA

9
Thèse magister, Radhwane BOUKELOUHA, page50, 2014

25
III.3 Morphologie du territoire de Mila :
III.3.1 Apparition et développement de la ville :
Phase 01 :
L’implantation des agglomérations de la montagne vers la plaine ou " cycle d’implantation de
l’humanisation "

Parcours de crête principale Figure 13 :Carte 03 Phase 01, source : élaboré


par l’auteur en M1 2016/2017

Ech : 1/30000

26
Phase 02 :
Apparition des premiers établissements sur les hauts promontoires du fait de maitrise de
l’agriculture et de l’élevage.

Figure 14 :Carte 04 : Phase 02, source :


Etablissement de haut promontoire élaboré par l’auteur en M1 2016/2017

Parcours de crête principale Ech : 1/30000

Parcours de crête secondaire

27
Phase 03 :
Apparition des lieux de marche ainsi que la création des parcours de contre crête locale.

Figure 15 :Carte 05 Phase 03, source : élaboré


Etablissement de haut promontoire
par l’auteur en M1 2016/2017
Etablissement de bas promontoire (noyau proto urbain)
Ech :1/30000

Parcours de contre crête locale

28
Phase 04 :
Apparition des grands noyaux urbain comme lieu de marché ainsi la création de la voie
littorale

Etablissement de haut promontoire Figure 16 :Carte 06 Phase 03, source : élaboré


par l’auteur en M1 2016/2017
Etablissement de bas promontoire (noyau
proto urbain) Ech : 1/30000

Noyau urbain
Parcours de contre crête continue

29
III.4 Etude diachronique de la ville de Mila :

Comme beaucoup de villes majeures dans les mouvements de l’histoire, MILA est un lieu
de citadinité ancien. Elle a connu plusieurs civilisations : Romaine, byzantine, musulmane,
ottomane, française. Elle a toujours été une région stratégique du point de vue géographique,
agricole, et culturel.

III.4.1 Epoque du Préhistoire :


La ville a été fonde sur un parcours qui existe bien avant l'existence de la ville ce
parcours qui est le parcours contre crête synthétique devient parcours structurant de la ville.

Figure 17 : Epoque de la préhistoire, source : source : élaboré par l’auteur en M1 2016/2017

30
[Link] romaine :
 Les premiers établissements ont été créés sur la rive la plus haute de ce parcours.

Figure 18 :Carte 08 : Epoque romaine phase 01, source : élaboré


par l’auteur en M1 2016/2017 Ech : 1/30000

31
 La deuxième extension a suivie 2 lignes de crête secondaire, vers le bas promontoire
suivant la topographie du site, et mène au verger et aux sources d'eau.

Figure 19 :Carte 09 Epoque romaine phase 02, source : élaboré


par l’auteur en M1 2016/2017 Ech : 1/30000

32
III.4.3. Epoque byzantine :
-Les byzantins ont établi leur civilisation et ont essayé de répandre la religion chrétienne à
la population.
-En 539, la construction en utilisant les débris de la ville d'une forteresse et d'un mur
d'enceinte.

Figure 20 Carte 10 : époque byzantine , source : élaboré par


l’auteur en M1 2016/2017

33
III.4.4. Epoque arabo-musulmane :
L’arrivée, en l'an 55 de l'hégire (675 APJC ) ,d'Abou mouhajer dinar ce dernier y
construisit une mosquée connue actuellement sous le nom de mosquée sidi GHANEM.

Figure 21 : Carte époque-arabo musulmane , source : élaboré par l’auteur en M1


2016/2017

34
III.4.5. Epoque turque :
On remarque la construction d'une casbah, de la mosquée (rahemaniya), d’une école et un
espace publico-collective (markez)

Figure 22 :Carte 12 : Epoque turque, source : élaboré par l’auteur


en M1 2016/2017

35
[Link] coloniale 1839-1962 :
 Etape 01(1839-1848) :
Apres l'occupation turque de la ville les français l'occupèrent a leur tourné date
04.07.1837-ils ont construit la caserne, la ville a pris aussi le nom de Mila signifiant en latin
(pommes)

Figure 23 :Carte 13 : Epoque coloniale 1839-1948, source : élaboré par l’auteur en M1


2016/2017

36
 Etape 02 (1948-1857) :
La deuxième étape d'urbanisation a commencé avec l'occupation française, le noyau
colonial est distingué par son tracé en damier. Une typologie architecturale adaptée au mode
de vie des occupants.

Figure 24 : Carte 14 Epoque coloniale (1848-1857), source : élaboré par l’auteur


en M1 2016/2017

37
Etape 03 :

Figure 25 : Carte 15 : Epoque coloniale, source : élaboré par l’auteur en M1 2016/2017

38
Etape 04 :

Figure 26 : Epoque coloniale, source : élaboré par l’auteur en M1


2016/2017

39
III.4.6. Epoque poste coloniale 1962-2018 :
La ville a connu l'anarchie totale au niveau des extensions

Figure 27 : Epoque poste coloniale , source : élaboré par l’auteur en M1 2016/2017

40
III.5 Etude synchronique de la ville de Mila :

III.5.1 Introduction :

Dans l’analyse diachronique, nous avons mené une analyse morphologique du processus
de formation et de transformation de la ville, afin d'identifier l'ensemble des préexistences
architecturales et urbaines, dans l’analyse synchronique nous allons aborder une analyse
complémentaire, c'est la lecture synchronique qui consiste à comprendre le tissu urbain et ses
composants dans un moment donné de l'histoire de son évolution.

Cette lecture nous permet de connaître la réalité urbaine du lieu pour pouvoir intervenir d'une
manière adéquate.

III.5.2 Structure Fonctionnel :

 Les secteurs d'habitat individuel sont très majoritaires sur le territoire, en terme de
superficie, ils constituent la matrice de la ville.
 Les équipements administratifs se trouve principalement au niveau de la ville
coloniale grâce aux principes des colons qui par tradition, concentrent ce type de
bâtiments, autour la place centrale. à l'intérieur de la ville médiévale on remarque la
dominance de l'habitat individuel, et on constate aussi le manque d’ activités
commerciales et culturels, victimes de l'état de cette dernière qui se trouve en ruine .
 On constate la présence des équipements éducatifs dans chaque quartier de la ville.
 La zone industrielle se trouve à l'extrémité de la ville, pour cause de nuisances, et
plusieurs habitats collectifs se sont implantés autour de la ville coloniale.
 La ville comporte plusieurs équipements sanitaires, par contre on constate un manque
flagrant d’équipements qui s'intéresse à la culture.

41
42
III.5.2 Structure de permanences :

La structure de permanence est l'ensemble des traces et tracés historique existants qui
doivent être conservé pour la signification culturelle et la conservation de la mémoire
collective de la ville.

Ces éléments font le rapport entre la morphologie et la stratification de la ville. La ville de


MILA a connu plusieurs civilisations qui ont laissé leurs traces ce qui justifie le nombre des
éléments de permanences.

43
44
III.5.2.a Elément permanant :

Le rempart byzantin :

La ville de Mila entourée d'un rempart


datant de l'époque Byzantine. La muraille est
bondonnée en grand partie de ville pour le
rôle de protection. Cette muraille est
l'élément essentiel du vieux Mila,-la hauteur
du muraille varie entre 3 et 5 mètres et une
épaisseur de 2.5 mètres. Figure 34 : le rempart byzantin, source : auteur

Les tours :

Le rempart est doté par 14 tours qui sont en


saillies selon l’usage ont une hauteur de 7, 50
m a 9. 60 m .

Figure 35 : tour du rempart , source : auteur


Beb El Bled :

situé au points générateur de la cité


traditionnelle, là où se concentre l'activité
commerciale. Cette port principale relies
Mila à la route de l'antique "Cirta" cette porte
prend la forme d'arc grec la nature de la
pierre; avec la quelle a été construit.

Figure 36 : Bab el Bled , source : auteur

la mosquée sidi Ghanem :

-L’une des plus vieille mosquée en Algérie


son emplacement a été révélé par les fouilles
archéologique faits en (1969-1970 Par
[Link] dans l’enceinte basilic romaine.

Figure 37 : Vue panoramique de sidi Ghanem,


source : auteur

45
La fontaine romaine :

La fontaine romaine constitue l’essentiel du


mobilier urbain du vieux Mila; Cette fontaine
est considérée comme le monument le plus
ancien de la cité ; parmi les rares a gardé jusqu’à
nos jours les conduites d’origines. ; la fontaine
et bien conservée, le mur de soutènement auquel
elle adossée est en grosse pierres ; bien taillées
très régulièrement de même ; les escaliers qui
mènent a la ville sont faits de pierres de taille.
La fontaine demeure un vestige de grande valeur
par son côté pratique et par son histoire Figure 38 : la fontaine romaine (Ain El Bled),
source : auteur

Statue M’lou :

Découverte en 1880 par un lieutenant français


pendant les fouilles des années 1879-1880 a la
vieille ville de Mila . Se trouve actuellement a la
caserne de la vieille ville .c’est une grande statue
en marbre représente une femme assis

Figure 39 : statue m’Lou , source : auteur

Les fours :

Datant de l’époque ottomane, ils provisionnent


la ville des matériaux de construction tel que la
brique cuite

Figure 40 : Four ottomane, source : auteur

46
III.5.3 Structure des espaces publico-collectifs :

la structure des espaces publico-collectifs est le troisième niveau d'interprétation qui


s'occupe de la position des espaces publics dans la ville et leurs façons de s'articuler au tissu
urbain .dans notre cas d'étude, la ville de MILA , on remarque que la majorité des ces
espaces publico-collectifs se trouve dans les extensions qui sont a la proximité des deux voies
structurant de la ville ( RN 79 et RN 79 A), et la plus part de ces espaces ont été créer à
l'époque postcoloniale.

Par contraste ,on remarque un manque d’espaces de détentes et de loisirs dans la ville
coloniale, et la vieille ville, et une absence des espaces verts au niveau de ville coloniale. .

47
48
III.5.4. structure de l’urbain:

Après l'étude effectuée sur le processus de formation et transformation de la ville de MILA


on peut tirer ces observations :

1. la ville de Mila présente un cas ou sa transformation s'est faite d'une façon anarchique, on
note dans la période pré coloniale et coloniale que le mode de croissance de la ville est polaire
autour du noyau initial. Avec l'indépendance ce mode s'est transformé à un mode linéaire à
travers des axes structurant régionaux (Sétif/Constantine et Jijel/Constantine) et communaux
(Grarem/Redjas/Zeghaia).Cette extension est représentée par des tissus denses et des
implantations spontanées.

2. la stratification de la ville de MILA s'est faite le long de son processus de formation.

3. l’existence des édifices patrimoniaux au niveau du noyau historique de la ville ( la veille


ville).

4. l’existence d'une continuation entre la période post- coloniale et la période actuelle de la


ville, et le contraire pour la ville historique.

49
50
51
52
53
[Link] de la ville :

[Link] système parcellaire :

Le vieux Mila est décomposé en 11 ilots de


forme irrégulière, cette forme irrégulière est
due à la délimitation des ilots par le rempart
et les impasses qui prennent naissance sur des
voies étroites à différentes dimensions. la
majorité des ilots est composée de l'ensemble
résidentiel, organisée selon les principes de
médina basés sur l'intimité de la famille. Figure 40: Les ilots de la vielle ville de Mila
, source : auteur

Les ilots du vieux Mila recorrespordent pas à une logique fonctionnelle; causé par
l'absence des activités à grande échelle, les ilots sont situés dans l'espace par les
citadins à partir d'un édifice religieux qui lui donne un nom.

Figure 41: système parcellaire selon BORI, source : auteur

54
[Link] système bâti :

Regroupe l’ensemble des masses constructives constitue la forme urbaine.

Analyse du système bâti:

Figure 42 : Analyse du système bâti selon BORI, source : auteur


Analyse de la parcelle:

Figure 43 : Analyse de la parcelle selon BORI, source : auteur

Analyse du bâti :

Figure 44: Analyse du système bâti selon BORI, source : auteur, source : auteur

55
[Link] système viaire :

Systéme viaire

Critére topologique

systéme linéaire (arboresant )

Critére géométrique

systéme hierarchisé non orthogonale

Critére dimensionnelle Parcours


principale 3-3.5
mètres
Parcours
secondaire 2
mètres
Impasses 1.4
mètres

Figure 45: Analyse du système viaire selon BORI, source : auteur, source : auteur

56
[Link]érestiques des détails architecturaux :

Les murs :

Mur en adobe Mur en pierre Mur mixte Le bois


LES MURS

Tableau 02 : Types des mûrs à la ville de Mila, source : auteur

Les portes :

Principale à deux Principale a un arc Sous un


venteux encorbellement
LES PORTES

Tableau 03 : Types des portes à la ville de Mila, source : auteur

57
Les fenêtres :

Avec différentes formes


LES FENETRES

Tableau 04 : types de fenêtres à la ville de Mila, source : auteur

Les kbous :

Avec différents matériaux


LES KBOUS

Tableau 05 : Types kbous à la ville de Mila, source : auteur

58
Les murs extérieurs :

Traitement des cotes Traitement des


extérieurs corniches et d’acrotère
LES MURS EXTERIEURS

Tableau 06 : Types murs à la ville de Mila, source : auteur

59
III.6 Recherche thématique :

III.6.1 Définitions :

III.6.1.a Le musée :

« Lieu, établissement où est conservée, exposée et mise en valeur une collection


d'œuvres d'art, d'objets d'intérêt culturel, scientifique ou technique » 10.

« Selon le Conseil International des Musées (I.C.O.M.) »11 : le musée est une
institution permanente au service de la société et de son développement, ouverte au public
et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'Homme et de son
environnement. Le musée acquiert ces derniers, les conserves, les communiques et
notamment, les exposés à des fins d'études, d'éducation et de délectation. Selon la même
source, le terme « Musée » s'applique à des établissements ou à des sites de nature très
variée de par leurs exigences techniques et leurs situations dans le territoire.

Nouveau temple d'une religion moderne selon certains, expressions de nouvelles


aspirations de la société pour d'autres, le musée n'en est pas moins devenu un bâtiment
complexe aux besoins spécifiques.

II offre l'accès à la culture à un public motivé par le goût de l'authentique et par la


volonté de conserver les traces d'une société en mutation.

Le rôle du musée ne se réduit pas seulement à un rapport direct avec le public, il


s'affirme comme un service public dont la vocation est d'abord la conservation du patrimoine,
ensuite son étude et enfin sa présentation ; c'est aussi un élément essentiel de la vie urbaine
puisqu'il s'y affirme comme un lieu de convivialité. C'est un objet à la fois ludique et citadin.

10
Le Petit Larousse 2004
11
Musées, tome 2 Laurence Allegret ed. Electra Moniteur. 1992
60
III.6.1.b. Histoire :

Le mot « histoire » vient du grec ancien historia, signifiant « enquête », « connaissance


acquise par l'enquête »12

III.6.1.c. La muséologie :

« La muséologie se rapporte aux sciences et aux techniques qui concourent à la


conservation, au classement, à la présentation d'œuvres et d'objets dans les musées. »13

La muséologie est la science des musées. Son champ de recherche comprend l'histoire
et la fonction sociale de cette institution. Elle étudie la conception et la réalisation du musée
c'est-à-dire de l'émergence du projet (sa programmation scientifique ou artistique : choix et
organisation des contenues), sa programmation technique (son organisation et son
fonctionnement), jusqu'à son architecture (création spécifique ou réutilisation d'un bâtiment
existant.

La muséologie s'occupe de l'organisation du musée dans toutes ses composantes pour


lui permettre d'accomplir sa mission de diffusion culturelle.

Ses composantes sont :

 La présentation
 Le parcours :

C’est l'un des éléments clef du musée « ...Un musée se définit d'abord par son entrée, il
est aussi circulation... Le musée est un parcours... » . En plus de nous permettre de nous
déplacer d'un espace à l'autre, le parcours nous permet de nous situer par rapport à l'exposition
elle-même. II intègre des impératifs fonctionnels (présentation des œuvres, sécurité et confort
du visiteur), il est constitué à partir et autour des collections. Le travail sur le parcours
comprenant les circulations, les plages de repos et la distribution des diverses activités est
primordial afin de permettre le déroulement des pratiques de recherche, d'éducation et de
présentation.

12
Dictionnaire de l'Antiquité, page 1075, article Historiographie grecque, édition PUF sous la direction de Jean
Leclant, 2005.
13
Le Petit Larousse 2004.
61
 La conservation : le rôle du musée ne se limite pas au stockage et à la présentation
des œuvres, il doit aussi les conserver. Les objets doivent être protégés de certaines
nuisances tels que : l'humidité, la poussière, l'ensoleillement..

 L'éclairage : c'est l'un des éléments les plus importants dans l'exposition des objets,
il doit être optimal, de façon à ne pas abîmer les objets et ne pas fatiguer le visiteur.
On utilise à cet effet soit la lumière naturelle qui peut être directe ou diffuse, soit la
lumière artificielle.

 La sécurité : comme pour tout équipement public la sécurité est de rigueur, mais elle
prend une dimension plus grande dans les musées car les œuvres doivent, elles aussi,
être protégées des incendies et des vols
.

III.6.2 L'évolution du musée dans le temps :

Le musée n'est pas le produit de notre époque, ses origines remontent à la plus haute
antiquité. Déjà, à la période Hellénistique, les hommes de sciences s'étaient penchés sur
l'organisation et le recensement des valeurs dans divers domaines de la pensée.

Chez les Egyptiens, les musées étaient situés dans les palais où des objets du présent
et du passé étaient réunis. Le musée faisait alors partie d'un complexe culturel qui comportait
une bibliothèque, un jardin botanique, un observatoire, un amphithéâtre, des salles de travail
et un réfectoire. II n'était cependant pas accessible à tous.

Les Romains, quant à eux, exposaient leurs collections dans des lieux publics comme
les thermes, les forums ou les portiques. Ces expositions étaient accessibles à tous mais
n'étaient pas exposées dans des bâtiments spécifiques.

Au moyen âge, ce sont les institutions religieuses qui ont assuré le rôle de
conservation des œuvres. Par la suite, les collections furent installées dans les galeries des
palais ou dans des cabinets de curiosités où elles n'étaient accessibles qu'aux seuls initiés. Le
musée en tant qu'établissement public réapparaîtra à la Renaissance.

A partir du XIXe siècle, ce sont les palais qui seront transformés en musées et ils
seront ouverts au public. Avec la révolution industrielle et l'essor de la technologie on verra
62
apparaître outre des espaces d'expositions nouveaux, la création de divers musées consacrés à
des domaines variés : musée d'ethnographie, d'ethnologie, les musées des sciences et
techniques...

A partir du XXe siècle, les musées vont prendre plus d'importance dans les sociétés, il
va s'en construire davantage, certain vont acquérir une renommée internationale.

Dans les années 60, en plus de leurs fonctions traditionnelles, les musées se verront
attribuer de nouveaux rôles notamment la recherche, l'animation, et l'information. Ils seront
dotés, à cet effet, d'espaces nouveaux tels que : auditorium, atelier, salles de projection...

III.6.3 Le Musée en Algérie:

L'Algérie possède un patrimoine historique et culturel important dont les origines


remontent à des millénaires. Une quantité de vestiges en témoigne. Cependant notre pays ne
possède qu'un nombre restreint d'institutions (une trentaine de musées environ) censés
protéger et promouvoir ce patrimoine. Ainsi, ces musées datent pour la plupart de l'époque
coloniale et n'ont pas beaucoup évolué. En effet, rares, sont ceux qui offrent, outre des
espaces d'exposition, des espaces d'animation et de loisir.

De plus nos musées ne bénéficient d'aucune promotion et sont de moins en moins


fréquentés. Le constat est donc sévère pour nos musées nationaux. En effet, désertés par le
public, les musées sont devenus des institutions statiques aux moyens et méthodes de
conservation et de présentation qui ne permettent plus la valorisation du patrimoine.

III6.4Les types de musées :

Les musées varient selon, l'échelle, la forme, l'esthétique des bâtiments, leur
inscription dans le site et la thématique des collections. II est donc difficile d'établir une
classification typologique des musées. Cependant, on peut tenter d'en établir une selon le type
d'organisation des circulations que l'on peut croiser avec les principes d'ouverture et de
fermeture sur l'environnement.

63
On distingue donc :

 Selon le principe d'ouverture et de fermeture sur l'environnement :


Les musées ouverts : ils se caractérisent par la transparence qui offre une
relation visuelle entre l'espace intérieur du musée et son environnement ; à cet effet
les parois vitrées jouent un rôle fondamental en invitant le citadin à découvrir
l'intérieur de l'édifice et en offrant aux visiteurs des aires de repos et des échappées
visuelles.
Les musées fermés : ils se caractérisent par une architecture opaque, qui abrite
les œuvres comme un écrin, ce type de musée favorise la relation directe avec les
objets exposés et permet d'y focaliser l'attention.

 Selon le mode d'organisation des circulations :

Le type linéaire : il respecte un schéma de circulation obligatoire, le visiteur suit un parcours


orienté et préétabli qui dessert les différentes Salles (Exemple ; Le Louvre).

Le type circulaire : les musées de ce type sont organisés autour d'un espace central
desservant les espaces d'expositions périphériques, permettant un libre itinéraire de

visite.

Le type labyrinthique : les espaces de ce type de musées sont différenciés et bien qu'ils
soient enchaînés les uns aux autres, ils n'imposent aucune contrainte de circulation aux
visiteurs.

64
III.6.4 Etude d`exemples :

L'étude d'exemples nous permettra d'explorer notre sujet et d'en déterminer les
fonctions importantes.

Cette étude sera abordée d'un point de vue de l'organisation spatiale, d'une part, et des
caractéristiques architecturales et formelles d'autre part.

III.6.4.a. L’exemple internationale :

Le musée d'archéologie d’Arles.


1984 Henri Ciriani.

Fiche technique :

Titre: musée départemental Arles


antique

Situation : ville Arles-France

Réalisation : 1990-1995

Surface totale : 2700m²


Figure 46: vue aérienne du musée, source : Google
L’architecte : Henri CIRIANI

Type de construction : musée archéologique

La surface totale du musée : 83979m²

La surface qui représente le bâti : 2700m²...........3.22 %

La surface non bâti : 81279m²..............................96,78

Le jardin d’hortus : 6700 m².................................8,24 %

Des espaces vert : 71510m²..................................87,99%

Des parkings : 3069 m²........................................3,77%

Le musée est conçu comme une Cité Muséale qui intègre toute une chaîne d'activités qui
mènent de la recherche scientifique au tourisme.

65
L'organisation de forme triangulaire, La Cité s'organise autour d'un patio. Elle se compose de
trois ailes qui convergent vers le hall : une aile culturelle qui abrite l'accueil, la cafétéria, la
bibliothèque, les salles de conférences et la zone d'exposition temporaire, une aile de service
orientée au Sud qui abrite le travail de restauration et de manutention, et une aile d'exposition
permanente. L'entrée et la sortie sont regroupées dans un même lieu, ce qui réalise le parcours
en boucle. Le circuit peut se faire rapidement en suivant un parcours simple, il peut se faire
plus lentement en s'attardant dans les absides latérales. Les aires de repos sont aménagées le
long de grandes baies qui introduisent des séquences de paysages différents.

 Etude des plans :

Figure 47 : plan du RDC, source : Google

Espace: Orientation: Surface:

Accueil.1 Nord Ŕ est. 200m2.

Exposition permanente.1 Ouest. 275 m2.

Exposition temporaire.1 Sud Ŕ ouest. 300 m2.

Réserves.1 Sud Ŕ est. 975 m2.

Labos photos.1 Sud Ŕ est. 30 m2.

Laboratoires de restauration.1 Sud Ŕ est. 290 m2.

Ateliers de muséographe.1 Sud Ŕ est. 45 m2.

Locaux technique.1 Sud Ŕ est. 200 m2.

Cour (patio). 1 au centre

Tableau 07 : espaces et surfaces , source, auteur

66
Figure 12 : plan du 1er étage, source : Google

Figure 48 : plan du 1er étage, source : Google

Espace: Orientation: Surface:

Cafeteria.2 Nord Ŕ est. 145 m2.

Service éducatif.2 Nord Ŕ est. 150 m2.

Centre de Est. 160 m2.


documentation.2

Conservation.2 Nord. 140 m2.

Salle de conférences.2 Nord. 380 m2

Tableau 08 : espaces et surfaces, source : auteur

67
 L’éclairage:

L’utilisation des baies vitrée, des fenêtres hautes et l’existence d’une cour intérieure.
L’éclairage réfléchi sur les ouvres est assuré par l’aménagement de sheds en toiture.

Figure 49 : vue à l’intérieur du musée, source : Google

III.6.4.b. L’exemple nationale :

Le Musée National Du Cirta - Constantine:

Fiche technique :

Situation : la ville de
Constantine ŔAlgérie

Année de réalisation : Conçu


en 1930 et inauguré le 15
Avril 1931.

L’architecte : Castelet

Type de construction :
musée d’art et d’histoire
Figure 50 : vue extérieur du musée de Cirta , source :
Google

La surface totale du musée : 2100m²………..100 %

La surface qui représente le bâti : 1200m²….. 57 .14%

La surface non bâti : 900m²…………………. 42.86% (qui représente un jardin


d’exposition)

68
Étude des plans:

Figure 51 : plan du RDC et le 1er étage du musée de Cirta ,


source : Google

 Analyse du RDC :

Salle protohistoire Salle de grec romane Salle de culte romaine

Grande salle
Salle de préhistoire d’exposition Salle de céramique

Galerie de la vie quotidienne


Salle de civilisation de Tiddis Salle de monnaies et
hammadite bronzes
Accueil
L’administration
Salle d’ethnographie
Jardins

Relation indirect Relation faible

Relation direct Relation fort

Figure 52 : organigramme fonctionnel du RDC , source : auteur

69
Espaces: activités: Orientations; Surface m²

galerie des exposition des Mosaïques Au centre . 50.

Mosaïques.

salle des cultes à exposer des symboles religieux de la ville Sud-est. 30.
de TIDDIS.
Tiddis.

salle de peintures spéciale pour les tableaux du 19ème sud. 15.


siècle.

salle de peintures sud. 48.

et sculptures du /

19ème siècle.

pavillon pour les exposer des tableaux pour des peintres Nord. 20.
algériens.
peintres algériens

salle de l’antiquité Nord-ouest. 30.

chrétienne. /

salle de Constantine exposer l’histoire de la ville. Nord-ouest. 24.

dépôt. dépôt pour les pièces archéologiques Nord. 15.

Tableau 09 : espaces et surfaces, source : auteur

 Analyse du 1er étage :

Salle des beaux-arts


Salle de chrétienne numide
Salle de culte de tiddis

Galerie de mosaïque Salle de Constantin


dépôt

escalier

Relation indirect Relation faible

Relation direct Relation fort

Figure 53 : organigramme fonctionnel du 1 er étage , source : auteur


70
Espace: activités: Orientations; Surface

galerie des exposition des Mosaïques Au centre. 50.

Mosaïques.

salle des cultes à exposer des symboles religieux de la Sud-est. 30.


ville de TIDDIS.
Tiddis.

salle de peintures spéciale pour les tableaux du 19ème sud. 15.


siècle.

salle de peintures sud. 48.

et sculptures du /

19ème siècle.

pavillon pour les exposer des tableaux pour des Nord. 20.
peintres algériens.
peintres algériens

salle de l’antiquité Nord-ouest. 30.

chrétienne. /

salle de Constantine exposer l’histoire de la ville. Nord-ouest. 24.

dépôt. dépôt pour les pièces archéologiques Nord. 15.

Tableau 09 : espaces et surfaces, source : auteur

 L’organisation des espaces:

-Les espaces d’administrations : Les bureaux de la sécurité, le dépôt au niveau de R.D.C et


le bureau de directeur au 1er étage

-les espaces d’expositions : Le musée expose des collections an niveaux des salles et des
couloirs.

71
 Eclairage

-L’éclairage naturel zénithal : sur la salle centrale par une voute avec des ouvertures vitrées.
Latéral : dans les salles d’exposition. L’existence du patio qui assurer un éclairage naturel au
niveau de la partie qu’est auteur de lui

-L’éclairage artificiel: Successivement par (des tubes) pour faciliter les visites Spots lumineux
pour les tableaux

III.6.5. Approche programmatique :

III.6.5.a. Introduction :

« Le programme est un moment en avant du projet, c'est une information obligatoire à


partir de laquelle l'architecture va pouvoir exister, c'est un point de départ mais une phase
préparatoire »14.

 La programmation est un instrument d'analyse et de contrôle, c'est une source


d'informations et d'inscriptions pour le concepteur. Elle consiste à :
Définir les principales fonctions de notre équipement.
 Déterminer les activités correspondantes en assurant les fonctions précédemment
définies ainsi que leurs relations.
 Etudier les relations fonctionnelles de l'équipement et hiérarchiser leurs rapports de
communication, ce qui nous permettra de proposer une logique ou un principe
global de fonctionnement.

III.6.5.b. Objectifs :

Nous avons remarqué, tout au long de nos recherches sur l'évolution du musée, que ce
dernier n'était, pendant longtemps, qu'un dépôt d'objets. De nos jours, son rôle est devenu plus
profond, lui permettant ainsi de figurer parmi les établissements culturels qui participent le
plus au développement de la pensée humaine, par les différentes présentations aux visiteurs,
qui parfois même participent à ces expositions.

14
Lajus, P : Cahier du CCI vol 1

72
L'objectif principal est de montrer, d'enseigner, et d'offrir plusieurs services éducatifs
de différentes sortes pour pouvoir transmettre le message, ce qui transformera le musée en un
lieu d'échange, de création, de réflexion, et de diffusion du patrimoine culturel.

III.6.5.c. Détermination des fonctions du musée :

Les différentes fonctions du musée se répartissent en 5 grandes unités :

 La fonction de Communication.
 La fonction de Recherche.
 La fonction de Documentation Et D'information.
 La fonction d'animation.
 La fonction de Coordination

III.6.5.d. Les exigences des musées :

Type de fonctions
Sujets Lieu Taches Recommandations

1-Expositions -Un mobilier facile à


transporter.
-Assurer un bon éclairage
-Présenter les (naturel et artificiel).
Salle objets de - Eviter tout
Large d'exposition collection. éblouissement, réflexion
public permanente et -Communiquer et tâche lumineuse non
temporaire l'histoire et la désirée.
culture de la -Flexibilité et ouverture
ville. des espaces d'exposition
vers l'extérieur.

2- Recherche Equipe
archéologique spécialisée -Doit être à proximité
de l'espace d'exposition.
-Doit être protégé
-Restauration, contre les agents de
Atelier de assemblage, et destruction tel que :
recherche et conservation l'humidité, poussière,
laboratoires des vestiges pollution ...
de archéologiques -Doit avoir une
restauration température propice à la
conservation.
-Une ventilation
naturelle et artificielle.

73
3-Documentation Large
et information public -Développer
et public les moyens de
spécialisé formation et -Isolation phonique des
d'information salles de travail.
Bibliothèque et du musée. traitement acoustique
auditorium -Organisation des salles de conférence
de conférences et auditorium.
pour compléter
les moyens de
formation et
d'information
du musée
4- Coordination Gestionnai
res et -Accès extérieur doit être
personnel Bureaux -Gestion du indépendant,
administra administratifs musée. -Une bonne position qui
tif permettra un bon
contrôle.

5- Animation Tout
public Salle de -Détente et -Peut être autonome mais
confondu réception, loisirs ainsi à proximité des fonctions
clubs que la complémentaires.
association et restauration
lieux de
consommation
s
Tableau 11 : exigences des musées, source : thèse magister

III.6.5.e. Le parcours muséographique :

Dans le musée, les parcours et l'éclairage jouent un rôle important dans la conception
et le bon fonctionnement de l'exposition, ainsi dans tout musée, la visite s'effectue selon une
boucle. Le parcours s'il est suivi du début à la fin est conçu de manière chronologique, tout en
offrant d'autres cheminements secondaires indépendants de telle sorte que la circulation soit la
plus souple possible.

Même la couleur du sol et des parois a une grande importance dans l'orientation du
visiteur. Le sol des parcours doit être différent du sol des salles ; ce sont des indices de lecture
non négligeables.

III.6.5.f. La lumière dans le musée :

La lumière est non seulement un véhicule d'information mais aussi un outil puissant de
la mise en espace, contribuant au même titre que les autres moyens techniques à l'élaboration
d'une ambiance et à la mise en condition du visiteur - spectateur -acteur.

74
« La lumière doit être capable d'émettre de nombreux messages pouvant orienter,
informer, séparer ou rassembler, cacher ou dévoiler, agrandir ou réduire »15

Dans un musée, il est important de concilier la lumière naturelle et la lumière


artificielle, car la lumière naturelle module les ambiances suivant les heures de la journée et à
ce titre ne peut suffire à elle seule, il est alors indispensable de l'associer à la lumière
artificielle qui permet un réglage adéquat, de trois manières différentes :

 Les sources ponctuelles : elles permettent une répartition uniforme de la lumière dans
toutes les directions.
 Les sources linéaires : elles permettent la répartition cylindrique du flux de lumière.
 Les sources étendues : elles permettent la répartition de la lumière dans différentes
directions suivant l'angle solide sous lequel est vue la source.

Ainsi, la lumière artificielle permet de mettre en relief les collections du musée en les
accentuant, notamment par des effets de contrastes, d'ombre et de lumière, ainsi qu'un rapport
correct de luminance entre l'objet et son environnement grâce à un choix judicieux de
l'éclairage et de son emplacement.

Figure 54 : synthèse organisation fonctionnelle d’un musée, source : Google

15
Manfred Lehmbruck, Extrait de « Musées » : Laurence Allegret, Articles « exposé, s'exposé » P 4, ed : Moniteur.
75
III.6.6. Approche programmatique :
En Algérie, selon le décret exécutif « N° 07-160 du 27 mai 2007 » fixant les conditions de
création des musées, le programme pour un musée régional doit respecter ce tableau16 :

DESIGNATION SURFACE m2

1. ACCUEIL 289 m².


. Hall dégagement 120
. Accueil général du public 50
. Accueil groupe et scolaire 30
. Billetterie
. Boutique
. Cafétéria 10
. Vestiaires 15
. Sanitaires publics 25
15
15

2. ANIMATION 139
. Ateliers animation 64
. Rangement 15
. Terrasse extérieure 60

3. EXPOSITIONS 260
. Exposition permanente 120
. Forum 60
. Exposition temporaire 80

4. CONSERVATION 164
. Ateliers 64
. Réserve 100

5. BIBLIOTHEQUE 195
. Gestion et banque de prêt 20
. Lecture/rayonnages enfant/ 80
Adultes/périodiques 35
. Multimédias/audio 60
. Rangement bibliothèque

6- SALLE CONFERENCE pour 100 places 200

16
Direction de la culture
76
7. GESTION MUSEE 135
8. LOCAUX TECHNIQUES 50
9. CIRCULATIONS 218
TOTAL SURFACE UTILE 1.650 m2

Tableau 12: programme d’un musée régional, source : ministère de la culture

77
Le projet architectural : Musée d’histoire

1-présentation du site d’intervention :

Le site est situé en face de la vielle ville de Mila près de la porte principale de cette
dernière (Bâb el bled) .

Il est limité par la rue 17 octobre au nord, la vielle ville et la rue des frères BENSAADANE
par le sud, et par une école (ALI Ben nassef) à l’ouest.

Figure 55 : Plan de situation du terrain, source : Google

78
Figure 56 : vue du la rue des frères Figure 57 : vue vers le site du projet ,
bensaadane, source : auteur source : auteur

Figure 58 : vue vers le site du projet, Figure 59 : vue vers le site du projet,
source : auteur source : auteur

Figure 60 : vue du site vers la vielle ville, Figure 61 :vue du site vers la vielle ville,
source : auteur source : auteur

79
2-l’intervention architecturale :
Le projet est un musée d’histoire, La fonction principale du musée est l’exposition et
son but est de promouvoir le patrimoine de la ville de Mila, le musée englobe aussi une
bibliothèque et une salle de conférence et une boutique.

DESIGNATION SURFACE m2

1. ACCUEIL 105 m².

. Accueil général du public 105


. Billetterie 10
. Boutique 23
. Cafétéria 110
. Sanitaires publics 33*2

2. ANIMATION 64
. Ateliers animation 64

3. EXPOSITIONS 526
. Exposition permanente 330
. Exposition temporaire 196
4. CONSERVATION 164
. Ateliers 58
. Réserve 58

5. BIBLIOTHEQUE 215
6- SALLE CONFERENCE 130

7. GESTION MUSEE 134


8. LOCAUX TECHNIQUES 50
9. CIRCULATIONS 218
TOTAL SURFACE UTILE 1.606 m²

Tableau 13 : programme du musée, source auteur

80
3. La genèse de la forme :
Notre projet se développe à partir d’un patio central, qui prend le rôle de distribution.

Le volume final est à repartir sur plusieurs étapes :

• 1 er étape :

J’ai commencé par un module de base d'une forme rectangulaire. tiré d'une tour de la
muraille de la vielle ville-dimensions :
a = 8 mètres.
b=9 mètres.

Figure 62 : La tour du module de base, source : auteur

81
2 éme étape :
La duplication du module.

3 éme étape :
La soustraction et l'addition du module.

82
4 éme étape :

L’accord de la forme obtenu avec la forme du terrain.

5 éme étape :

Forme finale

83
4. Matériaux utilisé dans la construction :

 La structure de notre projet est en mur porteur en pierre.

Figure 63 : Appareillage du mur en plan , Figure 64 : Appareillage du mur en vue


source : auteur de face, source : auteur

Figure 65 : vue en profil du mur, source : Figure 66 : vue en profil du mur, source :
auteur auteur

84
 Type de plancher :
Pour le plancher on a utilisé Le plancher collaborant, aussi appelé plancher mixte, il est
composé de deux matériaux. Il optimise la répartition des charges, même les plus lourdes.
On vous en parle tout de suite

Figure 67 : vue 3d du plancher collaborant, source : auteur

85
IV- CONCLUSION GENERALE

86
V. Conclusion :

On analysant la ville de Mila, nous avons tenté de répondre au mieux à notre


problématique qui est : comment rendre l’âme perdue de la ville de Mila ? La
conclusion résultant de notre mémoire, est que la ville de Mila est une source de
richesses patrimoniales. Ces dernières peuvent contribuer à la mise en valeur de cette
entité historique et au bon fonctionnement de la société contemporaine en basant sur
l’élément permanent de la ville.

Notre projet architectural n’est qu’un essaye de répondre à un ensemble de


problématiques et objectifs.

L’aboutissement de notre recherche est une réponse à plusieurs échelles. Nous estimons
avoir donné plus de réflexion sur un thème aussi important et par la baie de notre projet
nous espérons apporter un plus bénéfique et rendre l’âme perdue de la ville de Mila qui
représente un patrimoine touristique délaissé.

87
V- BIBLIOGRAPHIE

88
Ouvrage:

 CHOAY Françoise ; L’allégorie du patrimoine ; éditions du seuil ; 1992,1996,


1999, nouvelle édition revue et corrigé (actualisée en 2007).
 CHOAY Françoise ; Le patrimoine en question, anthropologie pour un combat ;
éditions du seuil ; 2009.
 LACAZE J.P., La ville et l’urbanisme , édition Flammarion ,Paris, 1968 , p34.

 Le Petit Robert, édition 1998.

 Ministère de la culture et de la communication - direction générale des


patrimoines ; Glossaire : termes relatifs aux Interventions sur les Monuments
historiques ; France ; janvier 2013.
 PHILIP panerai ; Edition Parenthèses 1980 Analyse urbain
 Petit Larousse illustré, 1983

Chartes et conventions :

 Charte internationale pour la sauvegarde des villes historiques ; L’assemblée


Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe ; Grenade,
octobre 1985.
 Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des
sites ; IIe Congrès international des architectes et des techniciens des monuments
historiques ; adoptée par ICOMOS ; Venise 1964.
 UNECO, 17 éme Session, Paris 1974.
 UNESCO, convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel,
32éme session, Paris, oct 2003.
 Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe ; Grenade ;
octobre 1985 ; Article 1.
 BARTHELEMY J., De la charte de Venise à celle des villes historiques, In le
journal scientifique : Ethique, principes et méthodologies, ICOMOS, 1995, p6.

89
 Charte d’Athènes l93l pour la restauration des monuments historiques.

 Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des


sites, Venise 1964.

 Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine mondial culturel et


naturel 1972.

 Recommandation de Nairobi sur la sauvegarde des ensembles historiques ou


traditionnels et leur rôle dans la vie contemporaine 1976.
 Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l’Europe 1985.
 Charte de Washington pour la sauvegarde des villes historiques 1987.
 Mémorandum de Vienne 2005.
 UNESCO, Médinas: sauvegarde sélective de l’habitat traditionnel, édition du
centre du patrimoine mondial, n°9, Paris, décembre 1995.
 Art.1 de la convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l’Europe,
Grenade 1985.
 Circulaire interministérielle n° 7 promulguée en 1981, ayant pour objectif :
"instructions relatives aux modalités d’élaboration et d’appropriation des études
d’interventions sur le tissu urbain, dan le cadre de la revalorisation de la vieille
ville".
 Décret N° 89 / 684 du 06 novembre 1989
 UNESCO « Réflexions préalables sur les politiques culturelles » 1969.
 Convention - cadre du conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel
pour la société.

Thèses et mémoires:

 Mr. radhwane BOUKELOUHA, pour un projet urbain stratégique à Mila, la


cohérence urbaine et la question foncière, Université Constantine 03, 2014.

Site internet :

 [Link]
 htt://[Link]/[Link] .

90
 [Link]
 [Link]

91
VI- ANNEXE

92
III.5 Etude synchronique de la ville de Mila :

III.5.1 Introduction :

Dans l’analyse diachronique, nous avons mené une analyse morphologique du processus
de formation et de transformation de la ville, afin d'identifier l'ensemble des préexistences
architecturales et urbaines, dans l’analyse synchronique nous allons aborder une analyse
complémentaire, c'est la lecture synchronique qui consiste à comprendre le tissu urbain et ses
composants dans un moment donné de l'histoire de son évolution.

Cette lecture nous permet de connaître la réalité urbaine du lieu pour pouvoir intervenir d'une
manière adéquate.

III.5.2 Structure Fonctionnel :

 Les secteurs d'habitat individuel sont très majoritaires sur le territoire, en terme de
superficie, ils constituent la matrice de la ville.
 Les équipements administratifs se trouve principalement au niveau de la ville
coloniale grâce aux principes des colons qui par tradition, concentrent ce type de
bâtiments, autour la place centrale. à l'intérieur de la ville médiévale on remarque la
dominance de l'habitat individuel, et on constate aussi le manque d’ activités
commerciales et culturels, victimes de l'état de cette dernière qui se trouve en ruine .
 On constate la présence des équipements éducatifs dans chaque quartier de la ville.
 La zone industrielle se trouve à l'extrémité de la ville, pour cause de nuisances, et
plusieurs habitats collectifs se sont implantés autour de la ville coloniale.
 La ville comporte plusieurs équipements sanitaires, par contre on constate un manque
flagrant d’équipements qui s'intéresse à la culture.

41
ECHELLE : 1/6000

42
Figure 28 : carte du structure fonctionnel , source : auteur Ech :1/6000
III.5.2 Structure de permanences :

La structure de permanence est l'ensemble des traces et tracés historique existants qui
doivent être conservé pour la signification culturelle et la conservation de la mémoire
collective de la ville.

Ces éléments font le rapport entre la morphologie et la stratification de la ville. La ville de


MILA a connu plusieurs civilisations qui ont laissé leurs traces ce qui justifie le nombre des
éléments de permanences.

43
ECHELLE : 1/6000

4429 : carte des permanences, source : auteur Ech :1/6000


Figure
III.5.3 Structure des espaces publico-collectifs :

la structure des espaces publico-collectifs est le troisième niveau d'interprétation qui


s'occupe de la position des espaces publics dans la ville et leurs façons de s'articuler au tissu
urbain .dans notre cas d'étude, la ville de MILA , on remarque que la majorité de ces espaces
publico-collectifs se trouve dans les extensions qui sont à la proximité des deux voies
structurant de la ville ( RN 79 et RN 79 A), et la plus part de ces espaces ont été créer à
l'époque postcoloniale.

Par contraste, on remarque un manque d’espaces de détentes et de loisirs dans la ville


coloniale, et la vieille ville, et une absence des espaces verts au niveau de ville coloniale .

45
ECHELLE : 1/6000

46
Figure 36 : carte des espaces publico-collectifs, source : auteur Ech : 1/6000
III.3.5. Structure de l’urbain :

Après l'étude effectuée sur le processus de formation et transformation de la ville de MILA on


peut tirer ces observations :

[Link] ville de Mila présente un cas ou sa transformation s'est faite d'une façon anarchique, on
note dans la période pré coloniale et coloniale que le mode de croissance de la ville est polaire
autour du noyau initial. Avec l'indépendance ce mode s'est transformé à un mode linéaire à
travers des axes structurant régionaux (Sétif/Constantine et Jijel/Constantine) et communaux
(Grarem/Redjas/Zeghaia).Cette extension est représentée par des tissus denses et des
implantations spontanées.

2. la stratification de la ville de MILA s'est faite le long de son processus de formation.

3. l’existence des édifices patrimoniaux au niveau du noyau historique de la ville ( la veille


ville).

4. l’existence d'une continuation entre la période post- coloniale et la période actuelle de la


ville, et le contraire pour la ville historique.

47
ECHELLE : 1/6000

48

Figure 37 : carte du structure de l’urbain, source : auteur Ech : 1/6000


III.5.6. carte des problématiques :

-Depuis 1962 La ville de Mila a connu une


croissance linéaire (RN 79-RN 79 a ) , en se basant
sur les axes de la ville coloniale comme pôle de
croissance

 l' extension s'est fait vers l'ouest a cause de la


présence d'un axe de rupture (Oued El-
KHARBA )
 cet axe de rupture a résulté deux tissus
différents1-tissu plus dense : partie Ouest de
l'axe2-tissu moins dense : partie Est de l'axe.

ECHELLE : 1/6000

49
Figure 38 : cartes des problématiques, source : auteur Ech :1/25000
III.5.7. Proposition urbaine :

50
ECHELLE : 1/6000
51

Figure 39 : carte de la proposition urbaine , source : auteur Ech : 1/6000


52

Vous aimerez peut-être aussi