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LIBRARY

Brigham Young University


L'ORTHOGRAPHE

L'arrêté ministériel du 26 février 1901 ne réforme


pas, ne modifie pas V orthographe comme on a eu et
^

comme on a le tort de le dire. Il n'a d'autre objet


que de simplifier l'enseignement de la syntaxe en admet-
tant des tolérances dans les examens ou concours
dépendant du Ministère de l'Instruction publique (1).

« Il importe, dit le ministre dans sa circulaire, que les professeurs,


instituteurs et membres des jurys d'examen, ouf auront à tenir
compte des prescriptions de l'arrêté, sachent qu'il ne s'agit nul-
lement de supprimer certaines règles fondamentales de notre
syntaxe. »

Yoilà qui est net. Ainsi donc les règles restent telles
qu'elles étaient, et l'on s'en rapporte au discerne-
ment du MAITRE quant à la distinction à établir entre

les règles à signaler et celles à passer entièrement


sous silence. Mais ces règles subsistent toujours : il

est par conséquent indispensable qu'elles continuent


de figurer dans les grammaires, et il y a utilité à
les connaître, car quiconque ne les appliquera pas fera
des fautes, La portée essentielle de la décision minis-

térielle du 26 février 1901 , c'est l'obligation où


seront les examinateurs de tolérer ces fautes, de ne
pas en tenir compte aux candidats.

1. Les dispositions de cet arrêté ont été étendues aux examens

dépendant C (livers autres départements



?ments ministériejs
ministériejs.

..-i
i— Il —

ARRETE
RELATIF A LA SIMPLIFICATION DE L'ENSEIGNEMENT
DE LA SYNTAXE FRANÇAISE
(26 février 1901)

Le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, vu l'ap--


de la loi du 27 février 1880;
ticle 5
Le Conseil supérieur de l'Instruction publique entendu,
Arrête :

Article l. —
Dans les examens ou concours dépendant du minis-
tère de l'Instruction publique, qui comportent des épreuves spéciales
d'orthographe, il ne sera pas compté de fautes aux candidats pour avoir
usé des tolérances indiquées dans la liste annexée au présent arrêté.
La même disposition est applicable au jugement des diverses com-
positions rédigées en langue française, dans les examens ou concours
dépendant du ministère de l'Instruction publique qui ne comportent
pas une épreuve ,spéciale d'orthographe.

LISTE ANNEXÉE A L'ARRÊTÉ DU 26 FÉVRIER 1901


Substantifs.

Pluriel ou singulier. —
Dans toutes les constructions où le sens
permet de comprendre substantif complément aussi bien au singu-
le
lier qu'au pluriel, on tolérera l'emploi de l'un ou l'autre nombre. Ex. :
des habits de femme ou de femmes ; —
des confitures de groseille ou de
groseilles ; —
des prêtres en bonnet carré ou en bonnets carrés ; ils —
ont ôté leur chapeau ou leurs chapeaux.

Substantifs des deux genres.


1. Aigle. — L'usage actuel donne à ce substantif le genre masculin,
sauf dans le cas où il désigne des enseignes. Ex. : les aigles romaines.

2. Amour, orgue. — L'usage


actuel donne à ces deux mots le genre
masculin au singulier. Au pluriel, on tolérera indifféremment le genre
masculin ou le genre féminin. Ex. les grandes orgues;
: un des plus —
beaux orgues; —
de folles amours, des amours tardifs.

3. Délice et délices sont, en réalité, deux mots différents. Le pre-


mier est d'un usage rare et un peu recherché. Il est inutile de s'en
occuper dans l'enseignement élémentaire et dans les exercices.
4. Automne, enfant. —
Ces deux mots étant des deux genres, il est
inutile de s'en occuper particulièrement. Il en est de même de tous
lés substantifs qui sont indifféremment des deux genres.

«WGHAM YOUNG
UN/'
^^^y^^kSlTY
— Ill —
5. Cens, orge. —
On tolérera dans toutes les constructions l'accord
de l'adjectif au féminin avec le mot gens. Ex. instruits ou instruites:

par Vexpérience, les vieilles gens sont soupçonneux ou soupçonneuses.


On tolérera l'emploi du mot orge au féminin sans exception orge :

carrée, orge mondée, orge perlée.

6. Hymne. — Il n'y a pas de raison suffisante pour donner à ce mot


deux sens différents suivant qu'il est employé au masculin ou au fémi-
nin. On tolérera les deux genres aussi bien pour les chants nationaux
que pour les chants religieux. Ex. un bel hymne ou une belle hymne.
:

7. Pâques. — On tolérera l'emploi de ce mot au féminin aussi bien


peur désigner une date que la fête religieuse. Ex. : A Pâques prochain^
ou à Pâques prochaines.

Pluriel des substantifs.

Pluriel des noms propres. —


La plus grande obscurité régnant dans
les règles et les exceptionsenseignées dans les grammaires, on tolé-
rera dans tous les cas que les noms propres précédés de l'article plu-
riel prennent la marque du pluriel les Corneilles comme les Grac-
:

ques ; — des Virgiles (exemplaires) comme des Virgiles (éditions).


Il en sera de même pour les noms propres de personne désignant
les œuvres de ces personnes. Ex. des Meissoniers.
:

Pluriel des noms empruntés à d'autres langues. Lorsque ces mots —


sont tout à fait entrés dans la langue française, on tolérera que la
pluriel soit formé suivant la règle générale. Ex. : des exeats comme
des déficits.

Noms composés.
Noms composés. —
Les mêmes noms composés se rencontrent
aujourd'hui tantôt avec le trait d'union, tantôt sans trait d'union. Il
est inutile de fatiguer les enfants à apprendre des contradictions que
rien ne justifie. L'absence de trait d'union dans l'expression pomme de
terre n'empêche pas cette expression de former un véritable mot com-
posé aussi bien que chef-d'œuvre^ par exemple. Ces mots pourront tou-
jours s'écrire sans trait d'union.

Article.

Article devant les noms propres de personnes. L'usage existe —


d'employer l'article devant certains noms de famille italiens le Tasse, :

le Corrège, et quelquefois à tort devant des prénoms {le) Dante, [le) :

Guide. —
On ne comptera pas comme une faute l'ignorance de cet
usage.
11 règne aussi une grande incertitude dans la manière d'écrire l'ar-
ticle qui fait partie de certains noms français la Fontaine^ la Fayette
:

^JiMd&kiL
— IV —
ou Lafayette. Ilconvient d'indiquer, dans les textes dictés, si, dans les
noms propres qui contiennent un article, l'article doit être séparé du
nom.
Article supprimé. —
Lorsque deux adjectifs unis par et se rapportent
au même substantif de manière à désigner en réalité deux choses dif-
férentes, on tolérera la suppression de l'article devant le second
adjectif. Ex. : U histoire ancienne et moderne, comme Y histoire ancienne
et la moderne.

Article partitif. —
On tolérera du, de ta, des au lieu de de partitif
devant un substantif précédé d'un adjectif. Ex. de ou du bon pain,
:

de bonne viande ou de la bonne viande, de ou des bons fruits.

Article devant plus, moins, etc. —


La règle qui veut qu'on emploie
le plus, lemoins, le mieux comme un neutre invariable devant un adjec-
tif indiquant le degré le plus élevé de la qualité possédée par le subs-
tantif qualifié sans comparaison avec d'autres objets est très subtile et
de peu d'utilité. Il est superflu de s'en occuper dans l'enseignement
élémentaire et dans les exercices. On tolérera le plus, la plus, les plus^
les moins les mieux, etc., dans des constructions telles que
j on a :

abattu les arbres le plus ou les plus exposés à la tempête.

Adjectif.

Accord de l'adjectif. — Dans la locution, se faire fort de, on tolérera


l'accord de l'adjectif. Ex. : se faire fort, forte, forts, fortes de...

Adjectif construit avec plusieurs substantifs. —


Lorsqu'un adjectif
qualificatif suit, plusieurs substantifs degenres diff'érents, on tolérera
toujours que l'adjectif soit construit au masculin pluriel, quel que soit
le genre du substantif le plus voisin. Ex. appartements et chambt s
: '

meublés.

Nu, demi, feu. — On


tolérera l'accord de ces adjectifs avec le subs-
tantif qu'ils précèdent. Ex. 7iu ou nus pieds, une demi ou demie heure
:

(sans trait d'union entre les mots), feu ou feue reine.

Adjectifs composés. —
On tolérera la réunion des deux mots cons-
titutifsen un seul mot qui formera son féminin et son pluriel d'après
la règle générale. Ex. : nouveauné, nouveaunée, nouoeaunés, nouveau-
nées ; — courtvêtu, courtvêtue, courtvêtus, courtvêtues, etc.
Mais les adjectifs composés qui désignent des nuances étant deve-
nus, par suite d'une ellipse, de véritables substantifs invariables, on
les traitera comme des mots invariables. Ex. des robes bleu clair, vert
:

d'eau, etc., de même qu'on dit des habits marron.

Participes passés invariables.— Actuellement les participes approuvé,


attendu, ci-inclus, ci-Joint, excepté, non compris, y compris, ôté, passé.
supposé, vu, placés avant le substantif auquel ils sont joints, restent
invariables. Excepté est même déjà classé parmi les prépositions. On
tolérera l'accord facultatif pour ces participes, sans exiger l'applica-
tion de règles différentes suivant que ces mots sont placés au com-
mencement ou dans le corps de la proposition, suivant que le substan-
tif est ou n'est pas déterminé. Ex. ci joint ou ci jointes les pièces
:

demandées (sans trait d'union entre ci et le participe) je vous envoie


;

€i joint ou ci jointe copie de la pièce.
On tolérera la même liberté pour l'adjectif /'?'anc. Ex. : envoyer franc
de port ou franche de port une lettre.

Avoir l'air, — On permettra d'écrire indifféremment : elle a l'air doux


•oudouce, spirituel ou spirituelle. On n'exigera pas la connaissance
d'une différence de sens subtile suivant l'accord de l'adjectif avec le
mot air ou avec le mot désignant la personne dont on indique lair.

Adjectifs numéraux. —
Vingt, cent. La prononciation justifie dans
certains cas la règle actuelle qui donne un pluriel à ces deux mots
quand ils sont multipliés par un autre nombre. On tolérera le pluriel
de vingt et cent même lorsque ces deux mots sont suivis d'un autre
adjectif numéral. Ex. quatre vingt ou quatre vingts dix hommes
: ;

. quatre cent ou quatre cents trente hommes.
Le trait d'union ne sera pas exigé entre le mot désignant les unités
et le mot désignant les dizaines. Ex. dix sept. :

Dans la désignation du millésime, on tolérera mille au lieu de mil,


comme dans l'expression d'un nombre. Ex. l'an mil huit cent quatre
:

vingt dix ou l'an mille huit cents quatre vingts dix.

Adjectifs démonstratifs, indéfinis et pronoms.

— On tolérera la réunion des particules ci et là avec le pronom


Ce.
•qui les précède, sans exiger qu'on distingue qu'est ceci, qu'est cela do
qu'est ce qu'est ce
cij — On tolérera la suppression du trait d'unian
là.
dans ces constructions.

Même. —
Après un substantif ou un pronom au pluriel, on tolérera
1accord de même au pluriel et on n'exigera pas de trait d'union entre
même et le pronom. Ex. nous mêmes, les dieux mêmes.
:

Tout. — Devant
un nom de ville on tolérera l'accord du mot tout
avec le nom
propre sans chercher à établir une différence un peu sub-
tile entre des constructions comme toute Rome et tout Rome.
On ne comptera pas de faute non plus à ceux qui écriront indiffé-
remment, en faisant pacler une femme, je suis tout à vous ou je suis
toute à vous.
Lorsque tout est employé avecle sens indéfini de chaque, on tolé-
rera indifféremment la construction au singulier ou au pluriel du mot
iout et du substantif qu'il accompagne. Ex. des marchandises de toute
:
— VI —
soi'te ou de toutes sortes ; — la sottise est de tout {tous) temps et de tout
{tous) pays.

Aucun. —
Avec une négation, on tolérera l'emploi de ce mot aussi
bien au pluriel qu'au singulier. Ex. ne faire aucun projet ou aucuns
:

projets.

Chacun. — Lorsque ce pronom est construit après le verbe et se rap-


porte à un mot pluriel sujet ou complément, on tolérera indifférem-
ment, après chacun, le possessif son, sa, ses ou le possessif leur, leurs.
Ex. ils sont sortis chacun de son côté ou de leur côté ;
: remettre des —
livres chacun à sa place ou à leur place.

Verbe.

Verbes composés. — On tolérera la suppression de l'apostrophe et


du trait d'union dans les verbes composés. Ex. entrouvrir, entrecroiser.
:

Trait d'union. —
On tolérera l'absence de trait d'union entre le verbe
et le pronom sujet placé après le verbe. Ex. est il :

Différence du sujet apparent et du sujet réel. Ex. sa maladie — :

sont des vapeurs. Il n'y a pas lieu d'enseigner de règles pour des cons-
tructions semblables dont l'emploi ne peut être étudié utilement que
dans la lecture et l'explication des textes. C'est une question de style
et non de grammaire qui ne saurait figurer ni dans les exercices élé-
mentaires ni dans les examens.

Accord du verbe précédé de plusieurs sujets non unis par la con-


jonction e^ —
Si les sujets ne sont pas résumés par un mot indéfini
tel que tout, rien, chacun, on tolérera toujours la construction du
verbe au pluriel. Ex. sa bonté, sa douceur le font admirer.»
:

Accord du verbe précédé de plusieurs sujets au singulier unis par


ni, comme, ainsi que et autres locutions équivalentes. On tolérera —
toujours le verbe au pluriel. Ex. ni la douceur ni la force n'y peu-
:

vent rien ou n'y peut rien ; — la santé comme la fortune demandent à


être ménagées ou demande à être ménagée ; —
le général avec quelques

officiers sont sortis ou est sorti du camp; —


le chat ainsi que le tigre
sont des carnivores ou est U7i carnivore.

Accord du verbe quand le sujet est un mot collectif. Toutes les —


accompagné d'un complément au pluriel, on
fois cjue le collectif est
tolérera l'accord du verbe avec le complément. Ex. un peu de con^ :

naissances suffit ou suffisent.

Accord du verbe quand le sujet est plus d'un. L'usage actuel —


étant do construire le verbe au singulier avec le sujet plus d'un, on
tolérera la construction du verbe au smgulier, môme lorsque jolus
— VII —
d'un est suivi d'un complément au pluriel. Ex. : plus d'un de ces
hommes était ou étaient à plaindre.

Accord du verbe précédé de un de ceux (une de celles) qui. Dans —


quels cas le verbe de la proposition relative doit-il être construit
au plurifel, et dans quels cas au singulier? C'est une délicatesse de
langage qu'on n'essaiera pas d'introduire dans les exercices élémen-
taires ni dans les examens.

C'est, ce sont. —
Comme il règne une grande diversité d'usage
relativement à l'emploi régulier de c'est et de ce sont, et que les meil-
leurs auteurs ont employé cest pour annoncer un substantif au pluriel
ou un pronom de la troisième personne au pluriel, on tolérera dans
tous les cas l'emploi de c'est au lieu de ce sont. Ex. c'est ou ce sont :

des montagnes et des précipices.

Concordance ou correspondance des temps. ~


On tolérera le pré-
sent du subjonctif au lieu de l'imparfait dans les propositions subor-
données dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel
présent. Ex. il faudrait qu'il vienne ou quil vînt.
:

Participe.

Participe présent et adjectif verbal. —


Il convient de s'en tenir à la
règle générale d'après laquelle on distingue le participe de l'adjectif
en ce que le premier indique l'action et le second l'état. Il suffit que
les élèves et les candidats fassent preuve de bon sens dans les cas
douteux. On devra éviter avec soin les subtilités dans les exercices.
Ex. des sauvages vivent errant ou errants dans les bois.
:

Participe passé.—Il n'y arien à changer à la règle d'après laquelle


le participe passé construit comme épithète doit s'accorder avec le
mot qualifié, et construit comme attribut avec le verbe être ou un
verbe intransitif, doit s'accorder avec le sujet. Ex. des fruits gâtés :

— ils sont tombés ; —


elles sont tombées.
;

Pour le participe passé construit avec l'auxiliaire avoir, lorsque le


participe passé est suivi soit d'un infinitif, soit d'un participe présent
ou passé, on tolérera qu'il reste invariable, quels que soient le genre
et le nombre des compléments qui précèdent. Ex. les fruits que je
:

me suis laissé ou laissés prendre ; -— les sauvages que Von a trouvé ou


trouvés errant dans le bois. Dans le cas où le participe passé est
précédé d'une expression collective, on pourra à volonté le faire accor-
der avec le collectif ou avec son complément. Ex. la foule dhom- :

mes que fai vue ou vus.

Adverbe.

^
Ne dans les propositions subordonnées. —
L'emploi de cette néga-
tion dans un très grand nombre de propositions subordonnées donne
— VIII —
lieu à des règles compliquées, difficiles, abusives, souvent en contra-
diction avec l'usage des écrivains les plus classiques.
Sans faire de règles différentes suivant que les propositions dont
ellesdépendent sont affirmatives ou négatives ou interrogatives, on
tolérera la suppression de la négation ne dans les propositions subor-
données dépendant de verbes ou de locutions signifiant :

Empêcher défendre, éviter que, etc. Ex. défendre quon vienne ou


y :

qu'on ne vienne;
Craindre, désespérer, avoir peur, de peur que, etc. Ex. : de peur
qu'il aille ou quil n'aille ;

Douter, contester, nier que, etc. Ex. je ne doute pas que la chose
:

soit vraie ou ne soit vraie ;


Il tient à peu, il ne tient pas à, il s'en faut que, etc. E5c. il ne tient
:

pas à moi que cela se fasse ou ne se fasse.


On tolérera de même la suppression de cette négation après les
comparatifs et les mots indiquant une comparaison autre, autrement
:

que, etc. Ex. l'année a été meilleure qu'on l'espérait ou qu'on ne l'es-
:

pérait; — les résultats sont autres qu'on le croyait ou qu'on ne le croyait.


De même après les locutions à moins que, avant que. Ex. à moins :

qu'on accorde le pardon ou qu'on n'accorde le pardon.

Observation.

Il conviendra, dans les examens, de ne pas compter comme fautes


graves celles qui rie prouvent rien contre l'intelligence et le vérita-
ble savoir des candidats, mais qui prouvent seulement l'ignorance
de quelque finesse ou de quelque subtilité grammaticale.

Vu pour être annexé à l'arrêté du 26 février 1901.

Le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts^

Georges Leygues.
V, AôflÊVIATIONS USUELLES
Noms, titres et qualités
Après l'initiale d'un nom qu'on ne veut pas écrire
en entier P***, L***.
:

X. ou N. Lettre indiquant l'anonymat.


Bon, Bonne Baron, baronne.
etc, Ctesse Comte, comtesse.
Dr Docteur (en droit, en médecine ; es sciences, es
lettres).
LL.AA.,LL.EEm. Leurs Altesses, Leurs Eminences.
Mme ou Mad., Mlle Madame, mademoiselle.
Me Maître (pour désigner les notaires, avocats, etc.).
Md, Mde Marchand, marchande.
Mrs ou MM. Messieurs.
Mis, Mise Marquis, marquise.
Mgr Monseigneur.
M. ou Mr Monsieur.
Ngt ou N* Négociant.
N.-D. Notre-Dame (en parlant de la Vierge).
N.-S. J.-C. Notre- Seigneur Jésus-Christ.
R. P. (le) Le Révérend Père (chez certains religieux).
S. ou St, Ste Saint, sainte.
S. A. I. et R. Son Altesse Impériale et Royale (le prince).
S. Ém. ou É. Son Eminence (le cardinal).
S. Exe. Son Excellence (le ministre).
S. G. Sa Grandeur (l'évêque ou l'archevêque).
S. M. Sa Majesté (le roi, l'empereur).
S. P. (le) Le Saint-Père (le pape).
SS. Saints.
S. S. Sa Sainteté (le pape).
Sr (le) Le Sieur (pour monsieur.dans les actes judiciaires).
Ve ou Vve Veuve.
Vte^ Vtesse Vicomte, vicomtesse.

Expressions diverses.
Cf. Conférez {reportez-vous à... pour comparer).
Cie Compagnie.
Cpte et Compte courant.
Delt, pipxt, Set Delineavit, Pinxit, Sculpsit {le dessina^ peignitf
grava = dessiné, peint, gravé par),
Do Dito (ce qui a été dit).
Etc. Et caetera {et le reste).
& Et. (Ce sont les lettres e^ dans une ligature.)
Ex. Exemple.
Fo, Ro, Vo Folio, Recto, Verso.
Ib. ouibid. Ibidem {au même endroit).
Id. Idem {le même).
In-40, in-80 In-quarto {en quatre), in-octavo {en huit).
N.,E.,S.,0.ouW. Nord, Est, Sud, Ouest.
N. B. Nota bene {notez bien).
No Numéro.
Pass. Passim {en divers endroits),
P.-S. Post-scriptum {après f écriture).
P. p. c. Pour prendre congé.
S. g. d. g. Sans garantie du gouvernement.
T.S. V. p. Tournez, s'il vous plaît.
Paragraphe.
SIGNES ET ABRÉVIATIONS
EMPLOYES DANS CET OU^'RAGB
Abs. Absolu. Liturg. Liturçie.
Adj. Adjectif. Loc. adv. Locution adverbiale.
Adm. Administration. Loc. conj. Locution conjonctive.
Adv. Adverbe. Loc. lat. Locution latine.
Agr. Agriculture. Loo. prép. Locution prépositive.
Alg. Algèbre. Log. Logique.
AU. Allemand. M. Mot.
Anat. Anatomic. Maçonn. Maçonnerie.
Angl. Anglais. Man. Manège.
Ar. Arabe. Mar. Marine.
Arr. Arrondissement, Math. Mathématiques.
Arch. Architecture. Méc. Mécanique.
Arith. Arithmétique. Méd. Médecine.
Art. Article. Menuis, Menuiserie.
Artill. Artillerie. Miner. Minéralogie.
Art mil. Art militaire. Mus. Musique.
Astr. Astronomie. Myth. Mythologie.
Auxil. Auxiliaire. Néol. Néologisme.
Bias. Blason. N. Nom.
Bot. Botanique. N. f. Nom féminin.
Chanc. Chancellerie. N. f. pi. Nom féminin pluriel.
Charo. Charpenterie. N. m. Nom masculin.
Chiin. Chimie. N. m. pi. Nom masculin pluriel.
Chir. Chirurgie. Num. Numéral.
Com. Commerce. o. N.] Orthographe nouvelle.
{,'
Conj. Conjonction. nomat. Onomatopée.
Contr. Contracté. Oppos. Opposition.
Cuis. Cuisine. Opt. Optique.
Dém. Démonstratif. Ord. Ordinal.
Dét. Déterminatif. P. et ch. Ponts et chaussées.
Dimin. Diminutif. Pal. Palais.
Eli. Elliptique. Par ext. Par extension.
Escr. Escrime. Part. pass. Participe passé»
Esp. Espagnol. Peint. Peinture.
Ex. Exemple. Pers. Personne.
Fam. Familier. Peu us. Peu usité.
Fauconn. Fauconnerie. Phys. Physique.
Fém. Féminin. PI. Pluriel.
Féod. Féodalité. Poét. Poétique.
Fig. Figuréii»"'it. Pop. Populaire,
Fig. de rhét. Figure de rhétorique Poss. Possessif.
Fin. Finances. Prat. Pratique.
Fortif. Fortificati'^-s. Prép. Préposition,
Fr. Français. Prés. Présent.
Généal. Généalogie. Pron. Pronom.
Géogr. Géographie. Rad. Radical.
Géol. Géologie. Rel. Reliure.
Géom. Géométrie. Rhét. Rhétorique.
Gram. Grammaire. Sans pi. Sans pluriel.
Hist. nat. Histoire naturelle. Sculpt. Sculpture.
Horl. Horlogerie. Sing. Singulier.
Hortic. Horticulture. Subst. Substantivement.
Impers. Impersonnel. Syn. Synonyme.
Impr. Imprimerie. T. Terme.
Ind. Indicatif. Théol. ThéolQgie.
Interj. Interjection. Typogr. Typographie.
ÏTixis. au pi. Inusité au pluriel. Verbe.
Inv. Invariable. V.' fr. Vieux français.
Iron. Ironique. Vén. Vénerie.
Irr. Irrégulier. Vét. Vétérinaire.
Ital. Italien. V. int. yerbe intransitif.
Jard. Jardinage. V. pr. Verbe pronominal.
Jurisp. Jurisprudence. V. tr. Verbe transitif.
Litt. Littérature.

indique h aspiré.
« — sépare les différentes acceptions.
;
— :annonce un exemple.
— * renvoie à une .figure. Dans celle-«ci„les lignes pleines seules se rapportent à la

définition, les lignes pointillées complètent la représentation de l'objet.


DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ
DELA LANGUE FRANÇAISE

A n. m. Lettre-voyelle, la première de désordre : laisser ses enfants, sa maison à


l'alphabet. l'abandon.
A(sans accent), 3e pers. du sing, de ABAIVDOMIVATAIRE n. Jurisp. Per-
Find. prés, du verbe avoir. sonne au profit de qui est fait un abandon
Xprép. Prend l'accent grave et ex- de biens.
Çrime un rapport de tendance : allei' d ABAlVDOnmrATEIJR, TRICE n. Ju-
*aris; de situation être à la campagne. : risp. Personne qui fait un abandon de
A ou AB ou ABjS, préposit. qui signi- biens au profit de ses créanciers.
fie de, par, pour indiquer un rapport d'é- ABAWDOIVIVEIIEWT n. m. Délaisse-
loignement, d'extraction, de séparation, ment acte de cession.
entier ;

de privation, et qui entre comme préfixe ABAMDOIVMÉIIIEIVT adv. A l'aban-


dans la composition de certains mots don, sans réserve.
français : Atone, Abjuration^ Abstention. ABAMDOIVlîER V. tr. Quitter, délais-
ABAISSABL.E: adj. Qu'on peut abais- ser entièrement abandonner sa maison; :

ser : tarif abaissable. renoncer à abandonner ses prétentions ;


:

ABAIISSAIWT, adj. E
Qui sert à abais- négliger abandonner ses devoirs ; confier:
:

ser. Fig. Humiliant, dégradant. abandonner le soin de ses affaires à un


ABAISSE n. f. Pâte rendue aussi commis; abandonner une ville au
livrer :

mince qu'on le désire, en l'étendant avec pillage. S'abandonner v. pr. Se livrer :

le rouleau. s'abandonnera la joie, à la débauche ; per-


ABAISSEUIEIîT n. m. Action d'un dre courage une ame forte ne s'abandonne
:

corps qui, en baissant, s'éloigne d'un point


Î)lus élevé abaissement du mercure dans
:
jamais.
ABAQUE n. m. Tailloir, ta-
^
\
^
...,..}.y
e baromètre. Fig. Humiliation forcée ou blette formant la partie supé- jirilif
volontaire abaissement du parfait chré-
: rieure du chapiteau d'une co- Iuliin
tien; ainoindrissement rabaissement des : lonne(*); machine à calculer en usage chez
salaires ; état de décadence l'abaissement : les Romains; table à jouer ,à lire; dressoir.
d'un Etal, de la littérature. ABASOURDIR(zoMr)v.tr.(rad.5owrf/).
ABAISSER V. tr. (rad. has). Mettre Etourdir. Fig Consterner. Fam.
plus bas pour couvrir abaisser son voile, : ABASOURDISSEMEIVT n. m. Con-
les paupières ; diminuer la hauteur abais- : sternation, stupeur.
ser un mur; faire descendre: abaisser un ABAT ou ABAS n. m. Averse, pluie
store; réduire abaisser les salaires.
:
— abondante qui tombe tout à coup.
Abaisser une perpendiculaire, la mener ABAT n. m. Action d'abattre, de tuer ;
d'un point sur une ligne ou sur un plan. Vahat des animaux.
Fig. Humilier : Bieu abaisse les superbes. ABATAOE n. m. Action de couper le
S^âbaisser v. pr. S'humilier, s'avilir : bois, de tuer les bestiaux, les animaux.
je ne m'abaisserai point d me justifier. ABÂTARDIR V. tr. Altérer, faire dégé-
Devenir plus bas : le terrain s'abaisse. nérer. S'emploie aussi au fig. U7ie longue :

ABAISSEVR adj. et n. m. Muscle qui servitude abâtardit le courage.


sert à abaisser la partie du corps à la- AbItardisseiieMT n. m. Dégéné-
quelle il est attaché. ration, altération, au prop, et au fig. l'a- :

ABAjroUE n. f. Cavité intérieure dans bâtardissement d'une plante, de l'espèce.


les joues de certains animaux, comme chez ABATÉE n. f. Mouvement d'un navire
les singes, etc.
qui fait que la proue s'écarte de la ligne
ABAI.IÉIVAT101V n. f. Cession, alié- du vent.
nation (dr.^ rom.). ABATEI^IiEMEWT n. m. Sentence par
ABAIilÉMER v. tr.. Consentir une laquelle les consuls français, dans le Le-
abaliénation. vant, interdisent le commerce avec tous
ABASOURDIR V. tr. Rendre lourd, ceux qui désavouent leurs marchés ou
stupide : nbalourdir un enfant. qui refusent de payer leurs dettes.
ABAIVDOIV n. m. Etat d'une personne ABAT-FAIM n. m. Grosse pièce de
ou d'une chose délaissée négligence ai- ; viande. PI. des nbat-faim.
mable dans le discours, le style, les ma- ABAT-FOI]V n. m. Ouverture par la-
nières, etc. résignation abandon à la
; : quelle on jette le foin. PI. des abat-foin,
voionté de Dieu; oubli abandon de soi- : ABATIS n. m. Quantité de choses abat-
même; renoncement: abandon d'un droit. tues, telles que bois, arbres, maisons, de
A Tabandou loc. adv. Sans soin, en bêtes fauves, de gibier tué ; tête, cou., aile-
ABD 16 ABL
rons, pattes de volaille: un abatis doie. corps qui renferme les intestins partie ;

ABAT-JOUR n. m. Réflecteur qui ra- postérieure du corps des insectes.


bat la lumière des lampes fenêtre qui ; ABDOmiVAL., E, AUX adj. Qui appar-
reçoit le jour d'en haut; auvent élevé tient à l'abdomen muscles abdominaux. :

devant les magasins ou boutiques pour ABDUCTEUR adj. et n. m. (préf. ab


intercepter les rayons du soleil; sorte et lat. ducere., conduire). Anat Se . dit de
de visière qui sert à préserver les yeux certains muscles dont la fonction est d'é-
d'une lumière trop vive. PI. des abat-jour. carter de l'axe du corps les parties aux-
ABAT-SO^ n. m. Lames de bois qui, quelles ils sont attachés.
dans les clochers, ren- ABDUCTION n. f. Action des muscles
voient le son vers le sol. abducteurs.
PI. des abat-son (*). ABÉCÉDAIRE n. m. Livre élémen-
ABATTEMENT n. lie lecture.
taire
m. Découragement ; af- ABECQUER OU ABÉQUER, v. tr.
faiblissement physique (rad. bec). Donner la becquée : abecquer
ou moral. un oiseau.
ABATTEUR n. m. ABÉE n. f. (du V. fr. bée, auj. baie,
Qui abat. Grand abat- ouverture). Ouverture par laquelle coule
teur de besogne, qui en l'eau qui fait mouvoir un moulin.
fait beaucoup. ABEILLE n. f. (lat. apis). Mouche qui
ABATTOIR n. m. produit le miel et la cire.
Lieu où Ton tue les bes- ABERRATION n. f. (lat. aberratio).
tiaux. Mouvement apparent des
ABATTRE
(rad. bas). Mettre à bas,
V. tr.
-'
^ Opt. Dispersion des rayons lumineux :
aberration de la lumière. Fia. Trouble,
étoiles fixes.

renverser, démolir :
égarement aberration des idées.
:

abattre un arbre, un mur; tuer abattre :


ABETIR V. tr. Rendre stupide trop :
des bestiaux, du gibier. Fig. Affaiblir la :
de solitude abêtit l'homme. "V. int. et pr.
fièvre Vabat; déconraiger: quelle peur Devenir stupide cet enfant abêtit, s'abêtit,
;
vous abat? abaisser: abattre l'orgueil; de jow*" en jour.
faire cesser petite pluie abat grand vent.
S^abattre
:

v. pr. Tomber son cheval :


ABETISSEMENT n. m. Action d'a-
bêtir; état de celui qui est abêti.
s'abattit; se précipiter sur : Vépervier
s'abat sur sa proie; cesser le vent s'abat. :
ABHORRER V. tr. Avoir en horreur.
ABATTl'RE Action d'abattre les
n. f.
ABÎME n.m.(a|priv. et gr. bussos, fond).
glands. PI. Foulures laissées par le cerf Gouffre très prolond. Fig. Tout ce qui est
dans les broussailles. extrême wn rt6^?>?ei de misère; impéné-
:

trable le cœur de Phomme est un abîme.


ABAT-VENIT n. m. Petit auvent qui :

garantit de la pluie et du vent. PI. des ABÎMER v. tr. Renverser: les cinq
villes que Dieu abîma; gâter, endomma-
abat-vent.
AilAT-VOIX n. m. Couronne- ger la pluie a abîmé les chemi7is. S' uhî^
:

ment d'une chaire à prêcher. PI. mer v. pr. S'écrouler la maison s'est abî- :

des abat-voix (*).


mée dans les flammes; se plonger s'abî- :

ABBATIAL., E, AVX {cial) adj.


mer dans sa dduleur.
Qui se rapporte à l'abbé, à Tab- AB INTESTAT. V. INTESTAT.
besse, à l'abbaye: maison abba-
ABJECT, E [abjèkte) adj. (lat. abjec-
tus, jeté hors). Méprisable, bas , vil ,
tiale. ^^:^V^^
ABBAYE {abé-i) n. f. Monas- "'"^ homme, emploi, sentiments abjects.
tère gouverné par un abbé ou une abbesse;
ABJECTION n. f. Abaissement, bas-
sesse vivre dans l'abjection.
bâtiments du monastère. V. part. hist. :

ABBÉ n. m. (lat. abba^, père). Supé- ABJURATION n. f. (lat. abjuratio,


reniement). Renonciation solennelle à
rieur d'une abbaye; ecclésiastique. une erreur, à une hérésie.
ABBESSE n. f. Supérieure d'un mo- ABJURER V. tr. et int. Renoncer pu-
nastère de femmes. bliquement à une religion. Fig. Renoncer
A B C n. m. Petit livre contenant l'al- à une opinion, à un sentiment.
phabet. Fig. Premiers éléments d'un art, ABl..%TIF n. m. Gram. Sixième cas de
d'une science V arithmétique n'est que
:
la déclinaison latine.
l'A h c des mathématiques. ABI..%TION n. f. Chir. Action de re-
ABCÉDER v. int. et pr. Se tourner en trancher:
abcès. l'ablation
ABCÈS n. m. (lat. abcessus, sépara- d'un me m .
tion). Amas d'humeurs corrompues. bre, d'une
ABDICATION n. f. Action d'abdiquer. tumeur.
V. PART. HIST. ABLE n.
ABDIQUER V. tr. et intr. (lat. abdi- m. ou ABLETTE n. f. Petit poisson
care). Rmonci^r à une dignité souve- d'eau douce à écailles argentées (*).
raine, à des fonctions éminentes : abdi- ABLÉGAT n. m. ipréf ab et lat, lega-
quer la couronne. tus, envoyé). Vicaire d'un légat,
ABDPMEIV {mène) n. m. Partie du ABLERET n. m. Filet carré attache
ABO 17 ABR
au bout d'une perche, pour la pêche du ABOJyiVlR V. tr. Améliorer abonnir
menu poisson. un terrain. S'abonnir v. pr Devenir
ABI.IJ1:R V. tr. Passer légèrement une meilleur.
liqueur sur du parchemin ou du papier ABORD n. m. (rad. bord). Action d'a-
pour faire revivre l'écriture. border tenter V abord d'un port ; manière
:

ABLUTIOM n. f. Action qui, chez les d'accueillir abord facile. D'abord, du


:

Orientaux, consiste à se laver le corps ou premier abord, de prime abord, tout


une partie du corps vin et eau que le ; d'abord loc. adv. Dès le premier instant.
prêtre verse sur ses doigts après la com- ADORDABI.E adj. Qu'on peut abor-
munion. der. Fig. Accessible : homme abordable.
ABNÉGATION n. f. (lat. abnegatio, ABORDACiE m. Assaut donné à
n.
action de nier). Renoncement :faire ab- un vaisseau ennemi monter à VaboV' :

négation de soi-même. dage; choc imprévu de deux bâtiments en


ABOI n. m. (rad. aboyer). Cri du chien. mer.
N. m. Dernières extrémités où le cerf
pi. ABORDER V. int. Prendre terre :

est réduit. Fig. Situation désespérée il :


aborder dans une île. V. tr. Combattre
n'a plus le sou, il est aux abois. un vaisseau bord à bord le heurter par ;

ABOIEMENT ou AB0Î1IE:VT n. m. accident; accoster quelqu'-un je Vabor- :

dai avec confiance. Fig. Aborder une


Cri du chien.
ABOL.IK V. tr. (lat. abolere). Annuler, question, en venir à la traiter. S'abor-
anéantir : abolir une loi.
der V. pr. S'approcher les deux souve- :

ABOE.I8SABI.£ adj. Qui doit ou peut rains s'abordèrent amicalement.


être aboli. ABORIGÈNE adj. et n. (préf. ab et
ABOLISSEMEIVT n. m. Action d'a- lat. origo, origine). Qui est originaire du
bolir. pays qu'il habite plante aborigène. N.
:

ABOI^ITIOM n. f. Annulation (en m. pi. Naturels d'un pays, par opposition


parlant des lois ) ; suppression d'une à ceux qui sont venus s'y établir.
chose : abolition de la torture, de l'escla- ABORMEMEMT n. m. Action d'abor-
vage. ner.
ABOI^ITIOMliriSlIEou ABOI.ITIO- ABORMER'v. tr. Mettre des bornes à
iVlSME n. m. Doctrine des partisans de un champ.
l'abolition de l'esclavage. ABORTIF, IVE adj. Prématuré, qui
AB01IIiIVABL,E ab et lat.
adj. (préf. dvorte.
omine, rejeté par l'augure). Qui excite ABOtiCHEMEMT n. m. Entrevue,
l'aversion, l'horreur homme abomina- : conférence.
ble, crime abominable ; très mauvais :
ABOUCHER V. bouche). Faire
tr. (rad.
goût, temps abominable. rencontrer deux ou plusieurs personnes
ABOMiMABLEniEMT adv. D'une ma- pour qu'elles confèrent ensemble. S'a-
nière abominable. boiieber v. pr. Se mettre en rapport :
ABOMliVATlOIV n. f. Horreur être : s'aboucher avec quelqu'un»
en abomination aux gens de bien; chose ABOUT (a-bou) n. m. Pièce de char-
abominable : c^est une abomination. pente ajoutée à une autre.
ABOMIMER V. tr. Avoir en horreur, ABOUTER V. tr. Mettre bout à bout.
Pop.
détester. ABOUTIR V, int. Toucher par un bout :
ABOIVDAMMEMT adv. Avec abon- ce champ aboutit au chemin. Fig. Tendre
dance. à, avoir pour résultat tous ces raison- :

ABOI¥DANCE n. f. Grande quantité :


nements n'aboutissent d rien; conduire :
in mêlé avec beaucoup d'eau, boisson la vie aboutit à la mort. Méd. Arriver à
ordinaire des collégiens; douceur de la suppuration, en pariant d'un abcès.
vie vivre dans V abondance. Fig. Ri-
: AB4»UTISSAMT, E adj. Qui aboutit.
chesse d'élocution parler avec abon- : N. m. pi. Ce qui joint, ce qui a rapport :
dance. D^abondauce (parler), sans pré- lestenants et les aboutissants d'une terre^
paraticm. d'une affaire.
ABONDAIVT, E adj. Qui abonde ré- : ABOUTISSEMENT n. m. Résultat ;
colte abondante. Fig. Riche en idées : commencement de suppuration : l'abou-
style abondant. tissement d'un abcès.
^ABOMDER V. int. (lat. abundare). ABOYAMT, E adj. Qui aboie : meule
Etre, avoir ou prodtjire en abondance : aboyante. Fig. Qui postule.
tout abonde ici; la vigne abonde en ce ABOYER V. int. (v. fr. barer, du lat.
pays. Abonder dans le sens de quelqu'un, baubari) Japper, en parlant du chien.
être de son, avis. Fig. Crier après quelqu'un, le presser, le
ABONMÉ, E n. Qui a pris un abonne- poursuivre avec importunité : cessez d'a-
ment. boyer contre moi.
ABOW^VElUEMT n. m. Convention ou ÂBOYEUR n. m. Chasse. Chien qui
marché fait à un prix déterminé et pour aboie sans approcher. Fig. Celui qui fa-
un temps limité prendre un abonnement
: tigue par ses cris, ses clameurs.
a un journal, d un théâtre. ABRACADABRA n. m. Mot cabalis-
ABOMIVER V. tr. Faire un abonne- tique auquel les anciens attribuaient une
ment. S^abouner v. pr. Prendre un vertu magique pour guérir certaines ma-
abonnement pour sol-même. ladies.
ABS 18 ABS
ABRAXAS Pierre précieuse
n. m. étant). Eloignement
; défaut de présence.

qu'on portait en amulette. Fig. Manqueabsence de goût; distrac-


:

ABRÉGÉ m. Petit ouvrage conte-


n. tion avoir des absences.
:

nant le résumé d'un art, d'une science, etc. ABSENT, E adj. Hors de sa demeure;
En abrégé loc. adv. En raccourci c'est :
non présent être absent au moment de
:

le monde en abrégé. Ecrire en abrégé, en Vappel. Fig. Distrait son esprit est ab- :

employant des abréviations. sent. N. m. les absents ont toujours tort.


:

ABKEGEMEIVT n. m. Action d'abré- ABSENTER (S') v. pr. S'éioigner mo-


ger.
mentanément.
ABREGER abreviare, de
V. tr. (lat.
ABSIDE n. f. Partie d'une église où

brevis, court. —
Prés, de Tind.. f abrège,
se trouvent le sanctuaire et le chœur.
ABSINTHE n. f. (a priv. et gr.psinthos,
tu abrèges, il abrège, ils abrègent; im-
douceur). Plante amère; liqueur extraite
per. abrège; prés, du subj.: q. f abrège,
:
de cette plante. Fig. Douleur, amertume :
q. tu abrèges^ qu'il abrège, qu'ils abrè-
la vie est mêlée de miel et d'absinthe.
gent. Partout ailleurs, conserve l'accent
aigu), —Rendre plus court. ABSOU.U, E adj. (préf. ab et lat. solu-
ABREIJVAGE OU ABREUVEIHEMT tus^ délié). Indépendant, souverain roi :

m. Action d'abreuver. absolu; sans restriction vérité absolue; :


n.
ABREUVER V. tr. (préf. ad et lat.
impérieux ton absolu. Log. Opposé de
:

bibere, boire). Faire boire. Fig. Remplir,


relatif : homme est un terme absolu,
accabler abreuver quelqu'un d'outrages,
:
père est un terme relatif. N. m. Ce qui
de chagrins. existe indépendamment de toute condi-
ABREUVOIR n. m. Lieu où l'on mène tion le véritable absolu, c'est Dieu.
:

boire les bestiaux.


ABSOLUMENT adv. D'une manière
absolue, sans restriction; indispensable-
ABRÉVIATEUR n. m. Celui qui
ment il faut absolument (]ue vous par^
:

abrège l'ouvrage, les écrits d'un auteur.


liez. Gram. Mot employé absolument^
ABRÉVIATIF, IVE adj. Qui désigne sans complément, aimer, chanter. comme
en abrégé : signes abréviatifs. ABSOLUTION ab et lat. n. f. (préf.
ABRÈVIATIO.^ n. f. .Retranchement solutio, dégagement) Pardon, rémission.
de lettres dans un mot M., Mu»e, itfue, :
ABSOLUTISME n. m.Théorie OU pra-
pour Monsieur, Madame, Mademoiselle. tique d'une autorité absolue.
ABRI n. m. (lat. arbor, arbre). Lieu ABSOLUTISTE n. m. Partisan de
où l'on peut se mettre à couvert de la l'absolutisme.
pluie, du soleil, etc. Fig. Endroit où l'on ABSOLUTOIRE adj. Qui absout bref
:

e^t en sûreté la religion offre un abri


:
absoluioire.
aux malheureux. A l^abri de loc. prép.
ABSORBABLE adj Qui peut être
A couvert, en sûreté : à Vabri de la pluie,
absorbé.
des passions.
ABRICOT n. m. Fruit de l'abricotier. ABSORBANT, E adj. Qui absorbe :

terres absorbantes. Fig .Travail absorbant.


ABRICOTIER n. m. Arbre fruitier, N. m. Méd. : un bon absorbant.
du genre prunier. ABSORBEMENT n. m. Etat d'un es-
ABRITER V. tr. Mettre à l'abri. prit absorbé.
ABRIVEIVT n m. Hutte de bivouac ABSORBER V. tr. (lat. absorbere).
pour les sentinelles; paillasson qui ga-
S'imbiber de, pomper le sable absorbe :
rantit les plantes.
l'eau; neutraliser, faire disparaître
ABROGATION n. f. (lat. abrogatio).
noir absorbe la lumière; boire, manger.
le :

Annulation d'une loi, d'un usage, etc.


Fig. Dissiper entièrement le luxe ab-
ABROGER v. tr. Annuler, abolir, en
sorbe les richesses; occuper fortement :
:

parlant d'une loi, d'un décret, etc.


absorber l'attention. S'absorber v. pr.
ABRUPT, B {abrupte) adj. Coupé
Se plonger, s'abîmer : s'absorber dans la
droit, escarpé : rocher abrupt. Fig. Sac-
méditation.
cadé, peu poli : style, caractère, abrupt.
ABSORPTION n. f. Action d'absor-
ABRUPTEMEIVT adv. D'une manière
ber les animaux- et les végétaux crois-
:
abrupte.
sent et se développent par absorption.
ABRUTI, E adj. et n. Rendu brute,
stupide. ABSOUDRE v, tr. (préf. ab et lat. sol-
>'f.

ABRUTIR V. tr. Rendre stupide. vere, dégager. J'absous, tu absous, il—


ABRUTISSANT, E adj. Qui abrutit. absout, nous absolvons, vou^ absolvez, ils
ABRUTISSEMENT n, m. Etat d'une absolvent. J'absolvais, nous absolvions.
personne abrutie. Passé déf. manque. J'absoudrai,
n. ab-
ABRUTISSEUR n. et adj. m. Qui soudrons. J'absoudrais, n. absoudrions.
abrutit les abrutisseurs du peuple; joug
:
Absous, absolvons, absolvez. Que j'absolve,
abrutisseur. q. n. absolvions. Imp. du subj. manque.
ABS. V. A. Absolvant. Absous, absoute). Renvoyer
ABSCISSE n. f.(lat. abscissus, coupé). d'une accusation absoudre un coupable, :

Géom. L'une des deux coordonnées rec- un accusé; remettre les péchés.
tilignes (celle qui est horizontale) servant ABSOUTE n. f. Absolution publique
à déterminer un point d'une courbe plane. donnée au peuple le jeudi saint cérémo- ;

ABSENCE n. f. (préf. abs et lat. ens, nie qui se fait autour du cercueil.
ABU 19 ACA
ABSTÈHE n. (préf. abs et lat. teme- ABUSEUR n. m. Qui abuse, qui trompe.
tum, vin). Qui ne boit pas de vin. ABUSIF, IVE adj. Contraire aux rè-
ABSTEMIR (S') v. pr. (préf. abs et gles, aux lois, excessif: usage abusif.
lat. tenere, tenir). S'empêcher de faire ABUSIVEMENT adv. D'une manière
une chose. abusive.
ABiSTEIVTIOnr Action de s'abs- n. f. ABYSSINIEN,ENNE ouABYSSI^E,
tenir, de ne pas prendre part à un vote, De TAbyssinie.
adj. et n.
à une discussion, etc. ACABIT n.m. Qualité bonne ou mau-
ABI§TEMT10]VMISTE ou ABSTE^- vaise d'une chose poire d'un bon acabit.
:

TIOIVISTE n. m. Celui qui veut qu'on Fig. Nature, caractère cet homme est :

s'abstienne de prendre part à un vote, à d'un bon, d'un mauvais acabit.


une discussion, etc. ACACIA n. m. Arbre des légumineuses
ABSTERGEIVT, E adj. et n. m. Méd. croissant dans les
Remède pour nettoyer les plaies. régions chaudes(*)
ABSTERGER «6s et lat.
v. tr. (préf. AC ADÉMI-
/ergrere, essuyer). Méd. Nettoyer une plaie. CIEN n. m. Au-
ÂBSTERSlF, IVE adj. Méd. Propre trefois, en Grèce,
à nettoyer. sectateur de Pla-
ABSTERSIOM n. f. Action d'abster- ton aujourd'hui,
;

ger. membre d'une


ABSTIIVEMCE n. f. Action de s'abste- académie.
nir, en parlant d'aliments. ACADÉMIE n.
ABSTINENT, E adj. Sobre dans le f.Société de gens
boire et le manger. de lettres, de sa-
ABSTR ACTIF, IVE adj. Qui sert à vants ou d'artis-
exprimer des idées abstraites. tes :V Académie
ABSTRACTION n. f. Opération de française, V Aca-
l'esprit par laquelle il considère isolé- démie des scien-
ment des choses unies Descartes ab- : , ces, etc.; V Acadé-
straction faite de son fameux système des mie de musique, à
tourbillons, fut un grand
philosophe. PI. Paris Opéra ( ) ;

Préoccupations, rêveries il est aans des : Ecole de peinture, d'escrime, d'équita-


abstractions continuelles. Faire abstrac- tion. Division universitaire en France il :

tion d'une chose, n'en pas tenir compte. existe 16 académies dirigées chacune par
ABSTRACTIYEMENT adv. Par abs- un recteur assisté d'autant d'inspecteurs
traction. d'académie qu'il y a de départements
ABSTRAIRE v. tr. (préf. abs et lat. dans sa circonscription. V. académie
trahere, tirer se conj. — comme traire). [Part. hist.). Académie de médecine.
Faire abstraction. compagnie de médecins qui a son siège
ABSTRAIT, E adj. Qui désigne une à Paris et qui ne fait pas partie de l'In-
qualité, abstraction faite du sujet, comme stitut.
blancheur, bonté; métaphysique, difficile ACADÉMIE n. f. Figure dessinée d'a-
à comprendre sciences abstraites, écri-
:
près un modèle vivant et nu.
vain abstrait; préoccupé esprit abstrait. : ACADÉMIQUE adj. Propre à une aca-
Arith. Nombre abstrait , dont la nature démie fauteuil, séance académique. Style
:

des unités n'est pas exprimée. N. m. Ce académique, où l'art se fait trop sentir ;
qui est abstrait, par opposition à concret. pose académique, prétentieuse.
ABSTRAITEMENT adv. D'une ma- ACADÉMIQUEMENT adv. D'une ma-
nière abstraite. nière académique.
ABSTRUS, E adj. Abstrait, difficile à ACADÉMISTE n. m. Celui qui tient
comprendre raisonnement abstrus.
:
une académie élève d'une académie.
;

ABSIJRBE adj. (préf. ab et lat. sur- ACAGNARDER v.tr. Rendre fainéant.


dus, sourd). Contraire à la raison, au S'acagnarder v. pr. S'habituer à une
sens commun. N. m, tomber dans Vab- :
vie oisive.
surde. ACAJOU n. m. Arbre d'Amérique, dont
ABSIIRDEIUENT adv. D'une manière le bois est rougeâtre et fort dur.
absurde.
ABSURDITÉ n. f. État de ce qui est
ACAU.ÈPHES n. m. pi. Zool. Classe
d'animaux rayonnes, de zoophytes.
absurde chose absurde.
,

ABUS n. m. (préf. ab et lat. usus, ACANTHACÉES n. f. pi. Famille de


usage). Usage mauvais, excessif ou in- plantes dont l'acanthe est le type. S. :

juste abus de sa force; erreur c^est un


: :
une acanthacée.
abus de croire... Abus de confiance^ ac- ACANTHE n. f. (gr, akan-
tion d'abuser de la confiance de quelqu'un. tha, épine). Plante épineuse
PI. Désordres il se commet bien des abus.
* du Midi; ornement d'archi-
ABUSER V. tr. Tromper, égarer abu- tecture qui imite cette plante :
:

ser un esprit faible. V. int. User mal feuille d'acanthe (*j.


:

abuser de son crédit S'abuser v. pr. Se ACANTHOPTERYGIEXS n. m. pi.


tromper il s'abuse étrangement'
:
Famille de poissons ayant la nageoire
ACC 20 ACC
dorsale épineuse, comme la perche, le de payer ; acceptation d'une lettre de
maquereau, etc. change.
ACARIATRE adj. (a priv. et gr. cha- ACCEPTER v. tr. (lat. acceptare).
ris,grâce). D'une humeur fâcheuse, ai- Agréer ce qui est offert accepter un don; :

gre, criarde. se montr.r prêt à accepter la bataille. :

ACARiAtreTÉ n. f. Humeur aca-


Accepter une lettre de change, s'engager
à la payer à l'échéance.
ACARi:S {russ) n. m. Arach- yf!^ ACCEPTEUR n. m. Celui qui s'engage
nide très petit qu'on remarque f^^' à payer une lettre de change.
dans les vésicules de la gale. ACCEPTION n. f. Sorte de préférence :

ACAUL.E adj. (a priv. et gr. rendre la justice sans acception de per-


kaulos, tige). Se dit d'une plante dépour- sonnes. Gram. Sens dans est lequel un mot
vue de tige apparente, comme le pissen- employé : acception propre, acception figu-
lit, le plantain, etc. rée, ex. la chaleur (acception propre) du
:

ACCABLANT, E adj. Qui accable : feu; la chaleur (acception figurée) du


poids accablant, extrême chaleur acca- : discours.
blante. Fig. chagrin accablant.
:
ACCÈS n. m. (lat. accessus). Abord,
ACCABLEMeI^T n. m. Prostration entrée accès difficile; attaque d'un mal :
:

physique ou morale. accès de fièvre ^ mouvement intérieur et


ACCABLER V. tr. Faire succomber passager accès de colère. Fig. Etude,
:

sous le çoids. Fig. Surcharger accabler :


connaissance ; l'accès des sciences de la ,

de travail; combler accabler d'honneurs.


:
vérité.
ACCALMÉE ou ACCALMIE n. f.
ACCESSIBILITÉ n. f. Facilité d'ar-
Mar. Calme momentané du vent et de la
river à.
mer. Fig. Temps de repos, d'engourdis- ACCESSIBLE adj. Dont on peut ap-
sement (dans la vie d'une nation. procher les mers polaires ne sont pas
ACCAPAREMENT n. m. Action d'ac- :

accessibles ; bienveillant : prince accessi-


caparer; résultat de cette action.
ble d tout le monde.
ACCAPARER V. tr. (préf. ad et lat. ACCESSION n. f. Adhésion donner :

capere^ prendre). Amasser une denrée


son accession à un traité; avènement :
quf'Iconque en grande quantité pour en
l'accession au pouvoir.
produire la rareté et la revendre fort ACCES.SIT qui si-
(si7e) n. m. (m lat.
cher. Fig. Accaparer quelqu'un y l'attirer
gnif. il s'est approché). Distinction accor-
sans cesse près de soi.
dée à ceux qui ont le plus approché du
ACCAPAREUR, ElJfSE n. Celui, celle prix. PI. des acce.^sifs.
:

qui accapare. ACCESSOIRE adj. Qui suit OU qui ac-


ACCÉDER V. int. (lat. accedere, s'ap- compagne une chose principale clause :

procher). Adhérer. Arriver à, approcher accessoire. N. m. prendre l'accessoire pour


de. — Pour la conj., v. accélérer. le principal.
;

ACCÉLÉRATEUR, TRICE adj. Qui ACCESSOIREMENT adv. D'une ma-


accélère qui s'accélère la force accélé-
;
: nière accessoire.
ratrice d'un, corps qui tombe. ACCIDENT n. m. (lat. accidens, qui
ACCÉLÉRATION n. f. Augmentation arrive). Evénement fortuit malheur. Ac- ;

de vitesse qu'acquiert un corps eu mou- cident de terrain, mouvement du sol qui


vement; prompte exécution. s'abaisse et s'élève irrégulièrement. Peint.
ACCÉLÉRER v. tr. (préf.rtd et lat.ce- Accidents de lumière, combinaison de la
ler,prompt —
prend un é ouvert devant lumière et des ombres dans un tableau.
une syllabe muette: j'accélère; excepté Par accident loc. adv. Par hasard.
au futur et au conditionnel, où il conserve ACCIDENTÉ, E adj. Varié dans ses
l'e fermé j'accélérerai, nous accélére-
: aspects inégal
, terrain accidenté. Fig.
:

rions). Hâter, presser, activer. Vie accidentée, agitée; style accidenté,


ACCENSER ou ACENAER v.tr. Don- inégal.
ner, prendre à cens une propriété. Féod. ACCIDENTEL, adj. Qui arrive ELLE
ACCENT n. m. (préf. ad et lat. cantus, par hasard, qui n'est pas prévu.
chant). Elévation ou abaissement de la ACCIDENTELLEMENT adv. Par ac-
voix sur certaines syllabes accent ora- :
cident. Gram. Verbe accidentellement pro-
toire ; prononcisition particulière accent :
nominal, comme se plaindre.
gascon; expression de la voix accent
plaintif; signe qui se met sur une voyelle
:
ACCIDENTER v. tr. Rendre un pays,
:
un terrain inégal. Fig. : accidenter son
accent aigu,
style.
ACCENTUATION n. f. Manière d'ac- ACCIPITRE n. ra.(lat. acet;)i^er). Nom
centuer, en parlant ou en écrivant. scientifique des oiseaux de proie.
ACCENTUER v. tr. Mettre les accents, ACCISE n. f. Taxe sur les boissons,
varier les inflexions de la voix. principalement en Angleterre.
ACCEPTABLE adj. Qui peut ou doit ACCLAMATEUR n. m. Celui qui ac-
être accepté : offres acceptables. clame
ACCEPTATION n. f. Action d'accep- ACCLAMATION n. f. Cri de joie ;
ter : acceptation d'une donation; promesse approbation unanime ; manière de voter
ACC 21 ACC
dans les assemblées, sans recourir au ACCOMPAGIVER v. tr. (rad. compa-
scrutin loi votée par acclamation.
:
gnon). Aller de compagnie avec quel-
ACCL.A1IER V. tr. (préf. ad et lat. qu'un escorter. Mus. Soutenir le chant
;

clamare, crier). Saluer par des acclama- au moyen d'un accompagnement.


tions :acclamer un orateur; nommer ACCOMPLI, E adj. Parfait : mérite
sans recourir au vote: Q71 V acclama roi accompli ; effectué : le crime est accompli.
d'Italie. V. int. Pousser des cris de joie, ACCOMPLIR V. tr. {ad, complere, rem-
d'approbation. plir). Achever entièrement : accomplir un
ACCLiMATATlOIV n. f. Agr. Action devoir; exécuter: accomplir un projet.
d'acclimater. ACCOMPLISSEMENT n. m. Achève-
ACCLIAIATEIIEMT n. m. Etat de ce ment réalisation.
;

qui est acclimaté. ACCORD n. m. (préf. ad et lat. cor^


ACCLIMATER Accoutumer àV. tr. cordis, cœur). Conformité de sentiments,
un nouveau climat acclimater une ylante.
: bonne intelligence ; harmonie : accord en-
S'acclimater v. pr. S'habituer à vivre tre le geste et les paroles. Gram. Rapport
dans un lieu. Se dit aussi des choses cet : des mots, concordance. iWws. Union de plu-
usage s'e^t acclimaté en France. sieurs sons formant harmonie accord :

ACCOIWTAMCE Rapport, fré- n. f. parfait. D'accord loc. adv. J'y consens.


quentation accointance compromettante.
:
ACCORD ABLE adj. Qui peut être ac-
ACCOIIVTER (S') V. pr. Se lier inti- cordé grâce accordable; que l'on peut
:

mement. mettre d'accord plaideurs accordables.


:

ACCOL.ADE ad et lat. col-


n. f. (préf. ACCORDAGE ou ACCORDEMEMT
lum, cou). Embrassement donner Vac- :
n. m. Action d'accorder un instrument à
colade; petit coup du plat d'une épée cordes.
donné sur l'épaule d'un chevalier au i
ACCORDAILLES n. pi. Fiançailles. f.
moment de sa réception; trait de plume > ACCORDÉ, E n. Fiancé, fiancée.
pour réunir plusieurs articles en un. j
ACCORDÉOIV n. m. Instru-
ACCOL.AGE n. m. Action de fixer les ment de musique à soufflet et
sarments ou les rameaux à des espaliers. à touches.
ACCOE.EII1EMT n. m. Action de join- ACCORDER V. tr. Mettre
dre, de réunir.
d'accord accorder deux adversaires ; con-
ACCOLER v. tr. (préf. ad et lat. col- céder, octroyer
:

accorder du temps, une


:
lum, cou). Jeter les bras autour du cou grâce. Gram. Mettre les mots en concor-
de quelqu'un pour l'embrasser joindre ;
dance. Mus. Mettre d'accord la voix avec
plusieurs lignes par un trait de plume ;
un instrument, les cordes d'un instrument.
faire figurer ensemble accoler deux noms.
Accoler la vigne, la lier à l'échalas.
:

ACCORDEUR n. m. Qui accorde les


ACCOCURE n. f. Lien qui sert à fixer instruments de musique : accordeur de
la vigne, les branches d'arbres fruitiers. pianos.
ACCOMMGaABLE adj. Qui se peut ACCORDOIR n. m. Outil pour accor-
accommoder une querelle accommodable. der les instruments de musique.
:

ACCOMMODACiE u. m. Apprêt des ACCORE n. m. Mar. Pièce de bois


aliments. dressée verticalement pour servir d'étai.
ACCOMAIODA^T, E adj. Compilai-
Adj. Se dit d'une côte coupée verticale-
sant, traitable, d'un commerce facile :
ment à la surface de la mer et dont les
homme accommodant. navires peuvent facilement approcher.
ACCOnuuODATEUR adj. Qui se rap- ACCORT, E adj. (ital. accorto, clair-
porte à l'accommodation : muscles ac- voyant, adroit). Civil, complaisant : femme
commodateurs. douce et accorte.
ACCOMMODATIOM n. f. Changement ACCORTISE n. f. Humeur gracieuse
qui s'opère dans surtout dans la
l'œil, et complaisante.
courbure du cristallin, pour
rendre la vi- ACCOSTABLE à aborder. adj. Facile
sion distincte à des distances différentes. ACCOSTER V. ad et lat. tr. (préf.
ACCOMinODElIEIVT n. m. Arrange- Costa, côte). Aborder quelqu'un pour lui
ment accord d'un
; différend. parler. Mar. S'approcher aussi près que
ACCOnmODER Rendre com- V. tr. possible.
mode, propre à; concilier accommoder : ACCOTEMEMT n. m. P. et ch. Es-
une affaire à V amiable ; apprêter accom- : pace compris entre la chaussée et le fossé,
moder de la viande, du poisson ; convenir : le ruisseau et la maison.
cette maison m'accommode. ACCOTER V. tr. Appuyer de côté.
ACCOMPAGMATEIIR, TRICE n. Qui S'accoter v, pr. S'appuyer s'accoter :

accompagne avec la voix ou avec quelque contre un mur.


instrument la partie principale d'un mor- ACCOTOIR n. m. Appui pour s'acco-
ceau de musique. ter.
ACCOMPAGMEMEWT m. Action n. ACCOUCHEE n. f. Femme qui vient
d'accompagner accessoire destiné à com-
; de mettre un enfant au monde.
pléter certaines choses cette chambre : ACCOUCHEME]¥T n. m. Action d'ac-
manque des accompagnements nécessaires. coucher.
Mus. Accord d'instruments qui accompa- ACCOUCBER V. int. Enfanter. Fig.
gnent la vpix, etc, Se dit des productions de l'esprit : ac-
ACC 22 ACE
coucher d'un hJm mot. V. tr. Faire un nuis. V. int. et pr. Aller en augmentant :
accouchement. son bien accroît, s'accroît tous les jours.
ACCOUCHEUR, EUSE n. Dont la pro- ACCROUPIR (S') V. pr. S'asseoir sur
fession est de faire des accouchements. S6S tâ.lODS
ACCOUDER («') V. pr. S'appuyer du ACCROUPISSEMEI¥T n. m. Position
coude, sur le coude. d'une personne accroupie.
ACCOUDOIR n. m. Appui pour s'ac- ACCRU n. m. Rejeton produit par les
couder. racines.
ACCOUER V. tr. Attacher des chevaux ACCRUE n. f. Augmentation d'un ter-
à la queue l'un de l'autre. rain par la retraite des eaux, d'une forêt
ACCOUPLE n. f. Lien avec lequel on par l'extension de ses racines sur le ter-
accouple les chiens. rain voisin.
ACCOUPLEiMEiVT n. m. Assemblage ACCUEIL, n. m. Réception. Faire ac-
d'animaux par couple. cueil^ bien recevoir.
ACCOUPLER V. Joindre deux cho-
tr. ACCUEILLIR V. tr. (préf. ad et fr.
ses ensemble, mettre deux à deux accou- : cueillir — se conj. comme cueillir). Re-
pler des bœufs. Fig. : accoupler deux mots cevoir quelqu'un bien ou mal agréer
; :

contradictoires. accueillir une demande.


ACCOURCIR V. tr. Rendre plus court. ACCUL [a-kul) n. m. Lieu sans issue.
ACCOURClSSEME^T n. m. Diminu- ACCULEMEIVT n. m. Etat de ce qui
tion de longrueur, de durée. est acculé ; action d'acculer.
ACCOURIR V. int. (préf. ad et lat. cur-
ACCULER Pousser dans un en-
rere, courir — se conj. comme courir).'We-
V. tr.
droit où l'on ne puisse plus reculer. Fig.
nir à la hâte. Prend avoir ou être, selon Mettre dans l'impossibilité dé répondre,
qu'on veut exprimer l'action ou l'état. d'agir cet argument Vaccula. S'acculer
ACCOUTREMEi^T n. m. Habillement
:

V. pr. S'adosser : il s'accula contre un m,ur.


bizarre, ridicul«.
ACCOUTRER v. tr. Habiller ridicule- ACCUMULATEUR, TRICE adj. Qui
accumule. N. m. Appareil mécanique,
ment. Fam.
ACCOUTUMANCE n. Habitude. électrique, etc., emmagasinant l'énergie.
f.
ACCUMULATION n. f. Entassement,
ACCOUTUMÉ, E adj. Ordinaire, ha- amas accumulation de richesses.
:

bituel. A rAccoutumée loc. adv. Comme


à l'ordinaire.
ACCUMULER v. tr. Entasser et met-
ACCOUTUMER v. tr. Faire prendre
tre ensemble Accumuler des trésors.:

une habitude accoutumer quelqu'un à...


:
ACCUS ABLE adj. Qui peut être accusé.
V. int. Avoir coutume f avais accou- : ACCUSATEUR, TRICE n.Qui accuse
tumé dialler, de faire. S'accoutumep v. quelqu'un. Accusateur public, magis-
pr. S'habituer. trat qui, pendant la Révolution, était
ACCRÉDITER v. tr. Mettre en crédit : chargé du ministère public près d'un tri-
sa loyauté Va accrédité; faire croire à :
bunal criminel.
accréditer un bruit. Accréditer un envoyé^
ACCUSATIF n. m. Quatrième cas des
autoriser sa mission. S'accréditer v. pr. déclinaisons grecque, latine et allemande.
Gagner en réputation, en crédit ce mar- :
ACCUSATION n. f. Action en justice;
chand, cette nouvelle s'accrédite. reproche. , ,

ACCROC [acro) n. m. Déchirure. Fig. ACCUSE, EE n. Qui est déféré en jus-


Difficulté il est survenu un accroc dans
:
tice absoudre un accusé. Accusé de récep-
:

cette affaire; tache accroc à sa réputation.


:
tion avis donné qu'on a reçu une chose.
y

ACCROCHE-CCEUR n. m. Petite mè- ACCUSER V. tr. (lat. accusare). Défé-


che de cheveux aplatie en boucle sur la rer en justice pour crime ou délit impu- ;

tempe. PI. des accroche-cœur. ter une faute à quelqu'un accuser de lâ- :

ACCROCHEMEMT n. m. Action d'ac- cheté; révéler accuser ses péchés; servir :

crocher, de s'accrocher Vaccrochement : d'indice les apparences nous accusent.


:

de deux voitures. Fig. Indiquer cette action accuse de la fo-


:

ACCROCHER v. tr. Suspendre à un lie. B.-arts. Faire ressortir certaines par-


clou déchirer. Fig. Retarder, arrêter
;
: ties du corps cachées sous ce qui les cou-
c'est une affaire accrochée; obtenir par vre accuser les muscles sou^ la peau.
:

ruse accrocher une place. S'accrocher


: Com. Accuser réception, donner avis qu'on
V. pr. Importuner vivement s'accrocher : a reçu une chose. S'accuser v. pr. S'a-
à quelqu'un. vouer coupable.
ACCROIRE (faire) v. tr. Faire croire ACÉPHALE adj. (apriv. et gr. képhalê^
ce qui n'est pas. S'en faire accroire, tête).Qui est dépourvu de tête monstre :

Présumer trop dp soi-même. acéphale; les huîtres sont acéphales. N. m.:


ACCROISSEMENT n. m. Action de U7i acéphale. On dit aussi acéphalien,
croître, de pousser V accroissement d'une
: ENNE.,
plante; augmentation accroissement de : ACÉPHALIE n. f. Absence totale de
fortune. tête.
ACCROÎTRE Augmenter, ren-
V. tr. ACER AIN, AINE adj. Qui tient de la
dre plus grand, au propre et au fig. ac- : nature de l'acier fer acérain. :

croître sa fortune; tout accroît mes en- ACERBE adj. (lat. ac&r^ aigre). D'un
ACII 23 ACO
goût âpre : 'fruits acerbes. Fig. Sévère, difficulté imprévue. Occasion de faillir ;
mordant •
langage acerbe les élèves paresseux sont des pierres d'à-
ACERBITÉ n- f. Apreté, sévérité. choppement pour les élèves studieux.

ACÉRÉ, B adj. Qui est garni d'a- ACHOPPER V. int. Heurter du pied,

cier . outil acéré ; tranchant, aigu ; lame


faire un faux
pas. Fig- Faillir, échouer
acérée. Fig. Mordant, caustique les traits :
ACHROMATIQUE adj. (a priv. et gr.
acérés de la calomnie- chroma, couleur). Qui fait voir les objets
sans couleurs étrangères.
ACÉRER V tr. Souder de l'acier à du
.%CHROlilATiSATioni n. f. Action
fer. Fig. Rendre piquant, mordant acé- :
d'achromatiser.
rer son style. —Pour laconj. v. accelgber.
ACHROMATlSERv.tr.Rendre achro-
ACÉRI.VÉES ou ACÉRACÉES n. f matique.
pi.. Bot. Famille des érables. ACHROMATISME n. m. Propriété
ACESCEXCE n.f.Disposition à s'aigrir. des lunettes ou des verres achromatiques.
ACESCElVT, E adj. Qui commence à ACIDE adj. (lat. acidus, aigre). Qui a
s'aigrir : liqueur acescente. une saveur aigre? fruit acide. 1^. m. Chim.
ACÉTATE n. m. Chim. Sel produit par Composé d'un corps simple avec l'oxy-
l'acide acétique combiné avec une base. gène ou l'hydrogène, d'une saveur pi'
ACÉTEVX, EUSE adj. Chim. Qui a le quante, et faisant passer au rouge la tein«
goût du vinaigre. ture de tournesol.
ACÉTIFIER V. tr. Chim. Convertir AClDl FIABLE adj. Qui peut être con-
en vinaigre, en acide acétique- verti en acide.
ACÉTIQUE adj. Se dit de l'acide du ACIDIFIAIVT, B adj. Qui convertit en
vinaigre et des composés qui en dérivent.
ACETlfE,ÈWEn. m. Gaz hydrocarboné ACIDIFICATION n. f. Action d'acidi-
fier.
très éclairant.
ACHAl.AI«DAGEn. m. Action d'acha-
ACIDIFIER v tr. Chim. Convertir en
acide. S'acidifier v. pr Devenir acide,
lander ; clientèle d'un marchand.
ACHALANDER v> tr. Procurer des ACIDITÉ n. f. Saveur acide, piquante :
clients. Vacid'té du verjus.
a<:harive, E adj. Excité, irrité. ACIDULE adj. Légèrement acide.
ACHARMEMEIVT n. m. Ardeur fu- ACIDUL.ER V. tr. Rendre légèrement
neste. Fig. Animosité : acharnement de aigre, piquant, acide.
deux plaideurs. ACIER n. m. (lat acies, pointe) Fer
ACHAUIVER V. tr. (de d et chair). Ex- combiné avec une faible quantité de car-
citer,animer, irriter. S*acharuer v. pr. bone et devenu très dur par la trempe.
S'attacher avec passion-.s'acharneraujeu. Fig. Jarret d'acier, vigoureux cœur d'a- ;

ACHAT n. m. Acquisition. cier, cœur dur, homme inébranlable.


ACHE n, Genre de plantes f. ombelli- ACIÉRAGE n. m. Opération qui con-
fères comprenant quatre espèces, entre siste à donner à différents métaux la du-
autres le céleri. reté de l'acier.
ACHEMlMElIEiyT n. m. Avancement ACIÉRATIOW n. f. Action d'aciérer.
dans une voie qui mène à un but.
ACHEMI^VER ACIÉRER V. tr. Convertir du fer en
lieu, et, aufig., versunbut. S^acliemincr
v. tr. Diriger vers un acier. — Pour la conj., v. accélérer.
V. pr. Se diriger vers, au propre et au fig.
ACIÉRIE n. f. Usine où l'on fabrique
l'acier.
ACHÉROIV m. Myth. Fleuve des
n.
ACNÉ
^

enfers. Fig. La mort l'avare Acheron :


n. f. Maladie de la peau, vul-
ne lâche sa proie.
poi7it
gairement couperose.
ACHETER V- tr. Acquérir à prix d'ar- ACOIiYTAT n. m. Le plus élevé des
gent. Fig- Obtenir avec peine. Prend — quatre ordres mineurs.
un é ouvert devant une syllabe muette. ACOLYTE n. m. (gr. aknlouthos, ser-
ACHETEUR, EUSE n. Celui, celle viteur). Celui qui sert à l'autel ; compa-
qui achète. gnon.
ACHEVÉ, E adj. Accompli dans son ACOMPTE n. m. Payement partiel à
genre un tableau achevé.
valoir sur le montant d'une dette don- ;

acompte, des acomptes. A compte


:

ACHÈVEMErVT ner un
n. m. Fin, exécution
loc. adv. il a reçu cent francs d compte.
:
entière.
ACHEVER ACONIT (nite) n.m. Plante
V. tr. Finir une chose vénéneuse, de la famille des
commencée porter le dernier coup
; ; renonculacées (*).
consommer: cette aventure acheva sa ACOQUINER Allé-
ruine. —
Prend un ê ouvert devant une cher Ses dîners m'avaient
:
V. tr.

syllabe muette.
acoquiné. S'acoquiuervpr.
ACHlLLÉE n. f. Genre do plantes, à S'adonner, s'attacher trop.Se
fleurs radiées, que l'on employait autre- prend souvent en mauvaise
fois pour la guérison des blessures. part.
ACHOPPEMETVT n- m. Obstacle, ACOTYLEDONE OU ACOTYLÉ-
choc. Pierre d'achoppement, embarras, DONÉ, £ adj. et n. f. (a priv. et et. ko-
ACQ 24 ACT
tulê, cavité)Bot Se dit des plantes qui ACRE n. f. (lat. ager, champ). Mesure
n'ont point de cotylédons, telles que agraire usitée autrefois en France et va-
les champignons, les fougères, etc. lant environ o2 ares, mais variant d'un
ACOTin^KDOlVEiS n. f. pi. Grande pays à un autre aujourd'hui, en Angle-
:

division du règne végétal. terre, l'acre est de 40 ares et demi.


À-COUP n. m. Mouvement brusque ou Acre ad), (lat acer). Piquant au
temps d'arrêt subit '.procéder par d-coups. goût, corrosif : fruit, bile acre. Fig Pi-
ACOVSTii^VE u.f. (gr.akoustikos re- quant, revêche : caractère acre.
latif au Phys Théorie des sons.
son). ÂCRETÉ n. f. Qualité de ce qui est
Adj. Qui augmente le son cornet acous- : acre. Fig. : l'dcreté du style.
tique. Nerf acoustique^ celui qui va à ACRIMOIVIE n. Vacrimonie f. Acreté :

l'oreille. des humeurs. Fig. Ton mordant quelle :

ACQUA-TOFFA^TA n. f. (ital. acqua, acrimonie dans ses paroles !


eau ; Toffana, de femme). Poison cé-
n. ACRIMONIEUX, EUSE adj. Qui a de
lèbre en Italie au xviie sit''cle. C'était sans l'acrimonie.
doute une solution d'acide arsénieux. ACROBATE n.(gr. a/fron, sommet; bai-
ACQUEREUR n. m. Qui acquiert. nd,je marche). Danseur,danseuse de cord«*.
ACQUÉRIR V. tr. (lat. acquirere. - Fig. Celui qui cherche à cacher son in-
JTacquiers tu acquiers^ il acquiert, nous suffisance sous des procédés plus ou
acquérons, vous acquérez^ ils acquièrent. moins excentriques ce journaliste n'est •,

J^acquérais, nous acquérions. J'acquis, qu'un acrobate.


nous acquîmes. J'acquerrai, nous acquer- ACROCÉPHAL.E n. et adj. (gr. akron,
rons. J'acquerrais, nous acquerrions. Ac- pointe kephalê, tête). Se dit d'un homme
:

quiers ^ acquérons^ acquérez. Que fac- ayant le crâne haut, terminé en pointe.
quièrCf que tu acquières, qu'il acquière, ACRONYQUE
adj. Astron. Se dit
que nous acquérions, que vous acquériez, quand un astre se lève au coucher du so-
qu'ils acquièrent. Que j'acquisse, que nous leil ou se couche à son lever.
acquissions. Acquérant. Acquis, acquise). ACROPOLE
n. f. (gr. akros, élevé;
Devenir possesseur par achat, par le tra- polis, ville). Partie la plus élevée deS
vail, etc. : acquérir des talents, de la cités grecques, servant de citadelle.
gloire. ^ V. PART. HIST.
ACQUET n. m. Chose, bien acquis ACROSTiCHEn.m. (gr aAron;extré-
par achat, donation, etc., en dehors de mité; stichos, vers). Poésie composée de
toute succession. S'emploie surtout au pi. telle sorte qu'en lisant dans le sens ver-
ACQUÊTER v. tr. Acquérir un im- tical la première lettre de chaque vers
meuble. on trouve le mot pris pour sujet. Voici
ACQUIESCEMEMT n. m. Adhésion, un acrostiche fait sur Louis XIV par
consentement : un entier acquiescement quelque solliciteur au gousset vide :
aux volontés de quelqu'un. fouis est un héros sans peur et sans reproche ;
ACQUIESCER V. int. (lat. acquies- on désire le voir. Aussitôt qu'on l'approche,

cere —
c prend une cédille devant a, o : en sentiment d'amour enflamme tous les cœurs;
ne trouve chez nous que des adorateurs ;
il acquiesça, nous acquiesçons). Consen-
--l

tir acquiescer à un désira Uon image est partout, excepté dans ma poche.
:

ACQUIS n. m. Savoir, expérience : il ACROTÊRE n. m. Archit. Sorte de


piédestal sans base et sans corniche des-
a de l'acquis.
ACQUISITIOIV n. f. Action d'acqué- tiné à supporter divers ornements.
rir; chose acquise.
ACTE n. m. (lat. actum, chose faite).
ACQUIT n. m. Quittance, décharge
Action on connaît Vhomme par ses ac-
:
:

tes ; déclaration légale acte de naissance; :


j*ai votre acquit, ainsi je ne vous dois
formule religieuse acte de foi; division
rien. Pour acquit, mots qu'on écrit au
:

pièce de théâtre pièce en cinq ac-


bas d'un billet, d'un compte pour certi- d'une
:

tes. Prendre acte, faire consigner un fait;


,

fier qu'ils ont été payés. Par manière


d^acquit loc. adv.
faire acte de comparution, se montrer
Négligemment. Fig.
un instant; acte d'accusation, exposition
Pour Vacquit de sa conscience, pour qu'elle
des faits imputés à un accusé. PI. Déci-
n'en soit pas cUa^gée.
de l'autorité les actes du gouver-
ACQUIT-À- CAUTION n. m. Billet sions
:

nement. .
d'octroi qui permet de faire circuler li-
.

ACTEUR, TRICE n. Artiste qui joue


brement des marchandises. PI. des ac- dans un théâtre. Fig. Celui qui joue un
quits-à- caution. rôle dans un événement.
ACQUITTABEiE adj. Qui peut ou doit ACTIF, IVE adj. Vif laborieux :
être acquitté. homme, ouvrier actif; qui agit principe :

ACQUITTEAIEIVT n. m. Action d'ac-


actif; énergique remède actif. Dettes :

quitter, en parlant d'une dette , d'un ac- actives, sommes dont on est créancier.
cusé. Verbe actif, qui a un complément
ACQUITTER V. tr. Payer ce qu'on Gram. direct. Voix active's, m. Corn. Ce qu'on
doit : acquitter une dette; constater le possède, paroppos. àpassf^cequ'ondoit.
payement de acquitter un billet, une
:
ACTIMOMETRE n. m. Instrument
facture. Fig. Renvoyer absous acquitter :
l'intensité des radiations.
pour mesurer
un accusé.
ADA 25 ADJ
ACTiNonlÉTRiE n. f. Mesure de /are, ajuster). Appliquer; ajuster : adap-
intensité des radiations.
If ,
ter un cadre. Fig. Appliquer convenable-
ACTIOIV n. f. Tout ce qui se fait : ment : adapter les moyens au but.
belle action; occupation, mouvement : ADDITION n. f. (lat. additio, de ad-
on le voit toujours en action; manière dere, ajouter). Action d'ajouter; ce qu'on
dont un corps agit sur un autre : action ajoute ; total d'une note de dépense. Arith.
chimique, action d'un poison; combat : Première règle d'arithmétique.
intrépide dans Vaction; chaleur dans le ADDITIONNEL, ELLE adj. Qui est
débit ou le geste : parler avec action; ou doit être ajouté : article additionnel;
sujet d'un poème : action intéressante; centimes additionnels.
marche d'une pièce de théâtre action : ADDITIONNER V. tr. Arith. Ajouter
rapide; poursuite en justice : action cri- ensemble plusieurs nombres ou quanti-
minelle; part dans une entreprise finan- tés. Chim. Additionner de sucre une li-
cière ou commerciale acheter une, deux,
: queur, y ajouter du sucre.
trois actions de chemin de fei'. PI. Re- ADDUCTEUR ndj. et n. m.Anat. Mus-
merciement actions de grâces.
: cle rapprochant de l'axe du corps les par-
ACTiOWlfAlRK n. m. Qui possède une ties auxquelles il est attaché.
ou plusieurs actions dans une entreprise ADDUCTION n. f. Anat. Action des
financière ou commerciale. muscles adducteurs.
ACTIOMMER V. tr. Intenter une ac- ADEMPTION n. f. Jurisp. Révoca-
tion en justice. tion d'un legs, d'une donation.
ACTIVEMENT adv. D'une manière ADENT
n. m. Entaille ou partie sail-
active. Gram. Dans le sens actif. lante exécutée sur des pièces de bois pour
ACTIVER V. tr. Presser, accélérer. assurer leur assemblage.
ACTIVITÉ n. f. Vertu d'agir l'acti- :
ADEPTE
n. (lat. adeptus, qui a ac-
vité du feu; promptitude : Vactivité de quis). Personne initiée aux desseins d'une
Vesprit. Soldat en activité, qui sert actuel- secte, aux secrets de la science.
lement. ADÉQUAT, E
[koua] adj. (préf. ad et
ACTIJAI.ISATIOM n. f. Action d'ac- lat. aequare, égaler). Entier, complet,
tualiser. d'une compréhension égale avoir une :

ACTIJAI.ISER V. tr. Rendre actuel. idée adéquate d'une chose; synonyme :

ACTUAL.ITÉ n. f. Ce qui arrive à expressions adéquates.


nropos, qui convient au moment présent : ADHÉRENCE n. f. Union intime
la presse périodique ne vit que d'actualités. d'une chose à une autre.
ACTUEL, ELLE adj. (lat. actualis). ADHÉRENT, E adj. Fortement atta-
Qui existe à l'état actif service actuel ; ché
:
branche adhérente au tronc. *N. m.
:

présent les mœurs actuelles. Péché ac- Fig. Attaché à un parti.


:

tuel^ péché qui résulte d'un acte person-


nel, par opposition à péché originel.
ADHÉRER
V. int. (préf. ad et lat.
Tenir fortement à s'attacher).
ACTUELLEMEWTadv.Présentement. haerere,
une chose. Fig. Etre d'un parti, acquies-
ACUITÉ n. f. (lat. acMius, aigu]. Qua- cer : adhérer a une doctrine, à une clause.
lité de ce qui est aigu, pointu : Vacuité — Pour la conj., v. accélérer.
d'un clou. Fig. : l'acuité de la douleur, ADHÉSIF, IVE
adj. Qui marque
ACULÉIFORME adj. (lat. aeuleus, ai- formule adhesive; qui s'atta-
l'adhésion :

guillon). Bot. Qui est en forme d'aiguillon.


che à la peau emplâtre adhésif. :

ACUMOnÉ, E adj. Bot. Se dit de tout


ADHÉSION n. f. Union jonction î ,
organe foliacé terminé brusquement en
force d'adhésion. Fia. Consentement :
pointe :les feuilles du cornouiller mâle
donner, refuser son adhésion.
sont acuminées.
ACUPONCTURE ou ACUPUNC- ADIANTE n. m. Genre de fougères.
TURE (ponk) n. f. (lat. «cms, aiguille; ADIEU loc. elliptique et n. m. Terme
punctura, piqûre). Chir. Opération qui de civilité et d'amitié quand on se quitte.
consiste à piquer une partie malade avec ADIPEUX, EUSE adj. (lat. adeps
une aiguille. graisse). Qui a les caractères de la graisse.
ACUTANGLE adj. A angles aigus. ADIRER V. tr. Jurisp. Perdre, égarer:
AD prép. lat. qui signifie à vers, adirer les pièces d'un procès.
,

pour, etc., et qui entre comme préfixe ADITION n. f. Adition d'hérédité, ac-
dans un certain nombre de mots français. ceptation d'une succession. Jurisp.
ADAGE n. m. Proverbe, maxime. Ex.: ADJACENT, E adj. (préf.ad et lat.ja-
L'homme propose et Dieu dispose. cere, être situé). Qui se touche terres ad- :

ADAGIO adv. Mus. Lentement. N. m. jacentes; contigu angles adjacents. :

L'air même : un bel adagio. PI. des ada- ADJECTIF n. m. (lat. adjectivus, qui
gios. s'ajoute). Mot que l'on joint au substan-
ADAMANTIN, E adj. Qui a la dureté tif pour le qualifier ou le déterminer.
etl'éclat du diamant. Adj. forme adjective. :

ADAMIQUE adj. Qui a rapport à ADJECTIVEMENT adv. Comme ad-


Adam race adamique.
: jectif nom employé adjectivement. : ^ ^

ADAPTATION n. f. Action d'adapter. ADJOINDRE V. tr. (ad, jungerc, join-


ADAPTER V. tr. (préf. ad et lat. ap- dre). Associer une personne à une autre.
ADM 26 ADO
ADJOINT adj. et n. Aide : professeur ADMIRATION n. Action d*admirer. f.

adjoint ; magistrat qui remplace le maire. ADMIRER ad et lat. mi-


V. tr. (préf.
ADJOWCTIOIV n. f. Action d'adjoin- rari, regarder). Considérer avec un éten-
dre adjonction de deux jurés.
: nement mêlé de plaisir; trouver étrange:
ADJliOAIVT n. m. (lat. adjuvare, ai- j^ admire ses prétentions.
der). Officier ou sous-officier qui seconde ADMISSIBILITÉ n. f. Qualité de ce
des chefs adjudant-major.
:
qui est admissible: candidat porté sur la
ADJUDICATAIRE D. A qu! une chose liste d'admissibilité.
ADMISSIBLE adj. Qui peut être ad-
ADJiDlCATEVR, TRICG n. Per- mis ; recevable ; celan'est pas admissible.
sonne qui adjuore. ADMISSION n. f. Action d'admettre;
AD JUDICATIF, IVE adj . Qui adjuge :
le fait d'érre admis.
juyement adjudiratif. ADMONESTATION n.f. Réprimande.
ADJUDlCATIOI¥n.f.Action d'adjuger. ADMONESTER ou ADMONÉTER
ADJUGER V. tr. (préf. ad et lat- ywdi-
v. tr. ^lat. admonere, avertir). Faire une
care, juger). Attribuer en justice à Tune
remontrance.
des parties une propriété contestée ; don-
ner des travaux au rabais adjuger un
ADMONITION n. f. Avertissement.
entreprise ; vendre par adjudication pu-
:
ADOLESCENCE n. f. (lat. adolescere,

blique décerner adjuger un prix.


croître). Age de la vie qui suit la puberté
; :
jusqu'à l'âge viril (de 14 à 20 ans).
ADJURATION n. f. Action d'adjurer ;
ADOLESCENT, E adj. et n. Qui est
formule d'exorcisme.
ADJURER V. adjurare). Com-
tr. (lat.
dans l'adolescence.
mander au nom de Dieu ; supplier avec ADONAÏ n. m. Nom que les Juifs don-
instance -.je vous adjure de dire la vérité. naient quelquefois à Dieu.
ADJUVA!VT, ANTE
m. Se adj. et n. ADONIEM ou ADONIQUE adj. et n.
dit d'un médicament qui entre dans une m. Se dit des vers composés d'un dactyle
formule pour seconder l'action du plus et d'un spondée.
énergique : substance adjuvante, un ad- ADONIS (mce)n. m. Jeune homme qui
juvant. fait lebeau et qui prend un soin exagéré
ADMETTRE v. tr. (préf. ad et lat de sa parure. V. p. hist.
mittere, envoyer). Recevoir, agréer : ad- ADONISER V. tr. Parer avec soin,
mettre dans une société ; reconnaître avec recherche- S'adonieer v. pr. Se pa-
comme vrai : admettre un principe; com- rer avec trop de soin, se complaire dans
porter: cette affaire n'admet awun re- l'admiration de soi-même.
tard ; accueillir favorablement: admettre ADONNER (S') v. pr. Se livrer entière-
une requête. ment à une chose.
AD!MIIVICPJU,E n. m. Moyen auxiliaire. ADOPTABLE adj. Qui peut ou doit
Jurisp. Commencement de preuve, con- être adopté.
jecture. ADOPTANT n. m. Celui qui adopte :

ADMINISTRATEUR, TRICE adj. et Vadoptant et V adopté.


n. Qui régit, administre. ADOPTER V. tr. (préf. ad et lat.opfare,
ADMINISTRAT: F, IVE adj. Qui tient choisir). Prendre légalement pour fils ou
ou a r?ipportà l'administration -.décision pour fille:Auguste adopta Tibère ; choi-
administrative. sir,préférer adopter le barreau ; se ral-
:

ADMINISTRATION n. f. Gouverne- lierà : adopter une opinion, un système.


ment régie de biens;
; direction des affai- ADOPTIF, IVE adj. Qui a été adopté.
res; branche d'un service public. ADOPTION n. f. Action d'adopter.
ADMINISTRATIVEMENT adv. Sui- ADORABLE adj. Digne d'être adoré-
vant les formes, les règlements adminis-
tratifs-
ADORATEUR, TRICE n. Celui, celle
ADMINISTRÉ, E n. Qui est soumis
qui adore ; qui aime avec excès : ies ado-
à une administration préfet, maire res-
rateurs du pouvoir.
pecté de k)us sesadm mstrés.
:
ADORATION n. f. Action d'adorer;
ADMINISTRER V. tr. (préf. ad et lat
amour extrême.
ministrare, servir). Gouverner, diriger : ADORER V. tr. Rendre à Dieu le culte
adminùtrer un département; conférer: qui lui est dû ; aimer avec passion.
administrer les sacrements; faire prendre :
ADOS n. m. Terre relevée en talus le
administrer un vomitif; appliquer : ad- long d'un mur. pour y semer des primeurs.
ministrer des coups de canne. S'adminis-
ADOSSEMENT n- m. Etat de ce qui
trer V. pr. S'attribuer: s'administrer la est adossé.
meillfure part. ADOSSER V tr. Appuyer contre ados- :

ADMlKABliE adj. Digne d'admiration. ser un bâtiment contre un mur. S'adosser


ADMIRABLEMENT adv. D'une ma- V. pr. Appuyer le dos contre.
nière admirable. ADOI'RER V. tr. Arranger.
ADMIRATEUR, TRICE n. Qui ad- ADOUCIR v.tr. Rend re plus doux. Fig-
mire. Rendre supportable: adoucir la peine.
ADMIRATIF, ITE adj. Qui marque ADOUCISSANT, E adj. et n. m. Qui
de la surprise, de l'admiration : geste ad- adoucit, qui calme la souffrance.
miratif, point admiratif. ADOUCISSEMENT n. m. Action d'à-
ADV 27 AÉR
doucir. Fig. Soulagement, diminution de ADVERSE adj. Contraire. Partie ad-
peine. verse, contre qui Ton plaide,
ADRAfiAJVT OU adj. ADRAGAMTE ADVERSITÉ n. Infortune. f.
f. Se dit d'une sorte de gomme. ADYNAMIE n. Débilité, faiblesse.
f.
ADRESSE n. Dextérité du corps f. : ADYNAMIQUE adj. Sans force.
adresse des mains ; finesse de l'esprit : AÈDE n. m. (gr. aidein, chanter) .Poète
dessein plein d'adresse; suscription d'une de l'époque primitive, chez les Grecs Or- :

lettre cette adresse est mal mise; indi-


:
phée était un aède.
cation d'une personne ou d'un lieu en- :
JEDICIJL.E n.m. Partie d'un temple ro-
voyer une lettre à son adresse; lettre de main renfermant la statue d'un dieu.
demande, de felicitation, d'adhésion pi^é-
senter une adresse.
:

^GAGROPILE n.m. Concrétion qu'on


ADRESSER V. tr. Envoyer directe- trouve parfois dans les voies digestives
ment adresser un paquet. Adresser la
:
des ruminants.
parole à quelqu'un, lui parler. AÉRAGE n. m. ou AÉRATION n. f.
ADROIT, E adj. Qui a de la dextérité. Action d'aérer conduit d'aérage.
:

Fig. Rusé adroit fripon.


: AÉRÉ, E adj. Qui est au bon air, au
ADROITEMENT adv. Âvec adresse. grand air maison bien aérée.
:

ADIJI.ATEIJR, TRICE n. Qui flatte AÉRER V. tr. (gr. aêr, air). Donner de
bassement. l'air. Pour la conj ., v. accélérer.
ADUl^ATlonr n. f. Flatterie basse. AÉRICOLE adj. Qui vit dans l'air.
ADUI.ATOIRE adj. Qui tient de l'adu- AÉRIEN, ENNE adj. Formé d'air, de
lation, la nature de l'air : corps aérien; qui se
ADUl,ER adulari, caresser).
V. tr. (lat.
passe dans l'air phénomène aérien.
:
Flatter bassement aduler
les grands.
ADULTE
:

adj. et n. (lat. adultus, de


AÉRIFÈRE adj. Qui conduit l'air:
tube aérifère,
adolescere^ croître;. Parvenu à l'adoles-
cence.
AÉRIFORME adj. Qui a les propriétés
ADUI.TÉRATI01V n.
physiques de l'air :fluide aériforme.
f. Falsification :

l'adultération d'une marchandise^ d'un AÉROBIE adj. Se dit d'êtres microsco-


médicament. Fig. : l'adultération d'un piques respirant l'air libre.
texte. AÉROGRAPHIE n. f. Description,
ADIII.TÈRE adj. et n. (préf. ad et lat. théorie de l'air.
altery un autre). Qui viole la foi conju- AÉROLITHE n.m. (gr.a^, air; lithoSj
gale. N. m. Violation de la foi conjugale. pierre). Nomdonné à des masses miné-
ADUI.TÉRER v. tr. Falsifier, altérer, rales tombées du ciel sur la surface de la
au pr. et au fig. terre. —La chute des aérolithes est cons-
ADULTÉRIM, E adj. et n. Né de l'a- tamment accompagnée de météores lumi-
dultère. neux et se produit avec un grand bruit.
ADUSTEadj. adustus). Brûlé, hâlé
(lat. On pense que les aérolithes sont de petits
par le soleil : teint aduste et bronzé. corps planétaires qui circulent dans l'es-
ADIJSTION n. f. Cautérisation à l'aide çace et qu'attire notre globe lorsque sa
du feu.
force d'attraction est supérieure à celle
ADVENIR V. ad et lat. ve-
de leur mouvement. De temps en temps
int. (préf.
nire, vesir). Arriver par accident on trouve en divers lieux, à la surface ae
: quoi
qu'il advienne.
la terre, des masses ferrugineuses d'une
ADVENTICE adj. Qui vient acciden- nature toute particulière et dont quel-
tellement. ques-unes ont un poids qui dépasse plu-
ADVENTIF, IVE adj. Se dit des biens sieurs milliers de kilogrammes. Ces pier-
venus par toute autre voie que par suc- res sont évidemment des aérolithes. Du
cession directe. reste, la chute des pierres tombées du ciel
ADVERBE n. m. (préf. ad et lat. ver- était un fait connu de toute l'antiquité.
bum, verbe). Gram. Mot invariable, qui AÉROLOGIE n. f. Partie de la phy-
modifie le verbe, l'adjectif ou un autre sique qui traite des propriétés de l'air.
adverbe. AÉROMANCIE n. f. Art de deviner
ADVERBIAI., E, AUX adj. Gram. Qui- par le moyen des phénomènes aériens.
tient de l'adverbe : locution adverbiale. AÉROMÈTRE n. m. (gr. aêr, air;
ADVERBIALEMENT adv. D'une ma- metron, mesure). Instrument qui sert à
mère adverbiale. déterminer la densité de l'air.
ADVERBIALITÉ n. Qualité de l'ad- f. AÉROMÉTRIE n. f. Science des pro-
V£rbe ou d'un mot adverbe. pris comme priétés physiques de l'air.
ADVERSAIRE n. m. (lat. adversus, AÉRONAUTE n. {gv.aêr, air; nautês^
opposé). Celui qui est d'un parti, d'une
navigateur). Qui parcourt les airs dans
opmion contraire, et que l'on combat soit un aérostat.
avec les armes, soit avec la parole.
ADVERSATIF, IVE AÉROSCOPE n. m. (gr. a^r,air; sko-
. Gram. Con-
adj. pêo, j'examine). Instrument destiné à re-
jonction adversative, qui marque opposi- cueillir la poussière de l'air afin d'en dé-
tion, comme mais, cependant, etc. terminer la quantité et la composition.
AFF 28 AFP
AÉROSTAT n, m. (gr, aêr^ air , statoSf
— tion de force, d'activité, au propre et
qui se tient) Appareil rempli au fig.

d'un gaz plus léger que l'air AFFAIRE n. f. Tout ce qui est l'objet
et qui peut ainsi s'élever dans d'une occupation; procès j'ai une très- :

ratmosphère,cn vertu du prin- mauvaise affaire; combat l'affaire a été :

cipe découvert et établi par chaude; duel affaire d'honneur; transac-


;

Archimède tout corps solide,


:
tion commerciale. PI. Intérêts de l'Etat
plongé dans un fluide quel- et des particuliers les affaires vont mal. :

conque, est poussé de bas en Avoir affaire d quelqu'un, avoir besoin de


haut avec une force égale au lui parler avoir affaire avec quelqu'un^
:

ipoids du volume de fluide qu'il être en rapport avec lui; j'eyi fais mon
déplace. L'aérostat, applica- affaire, je m'en charge; i7 fait mon af-
tion de ce principe, s'élève jusqu'à ce qu'il faire, il me convient : se tirer d'affaire^
soit arrivédans des couches assez raréfiées se procurer une position honorable, ou
pour que la différence du poids de l'air sortir d'un mauvais pas
déplacé et du gaz intérieur soit égale au AFFAIRÉ, E adj. Qui a ou paraît
poids de l'enveloppe et de la nacelle. avoir beaucoup d'affaires. .

L'aéronaute est muni d'une provision de AFFAISSEMENT n. m. Etat de ce qui


lest, dont il jette une partie quand il est affaissé accablement.
;

veut s'élever davantage. Pour redescen- AFFAISSER V. tr. Baisser en foulant:


dre, il ouvre, au moyen d'une corde, une la pluie affaisse le sol. Fig. Accabler être :

soupape pratiquée à la partie supérieure affaissé sous le poids des années.


du ballon, et par laquelle s'échappe une AFFAITER V. tr. Apprivoiser, en par-
partie du gaz intérieur. Les aérostats — lant d'un oiseau de proie.
ont été imaginés par les frères Montgol- AFFALER V. tr. Pousser vers la côte.
fier, d'Annonay, qui tentèrent leur pre- S^affaler v. pr. S'approcher trop de la
mière expérience le 5 juin 1783. Depuis côte, en parlant d'un navire.
ce temps, ils ont rendu de grands servi- AFFAMÉ, E adj> Avide affamé de :

ces aux armées françaises, notamment à gloire.


la bataille de Fleurus (1794) et pendant AFFAMER V. tr.(lat. fames, faim).
la guerre de 1870-71; en outre, ils contri- Priver de vivres : affamer une ville.
buent chaque jour au progrès de la mé- AFFECTATION n. f. Manière d'être
téorologie en permettant l'étude des hau- ou d'agir qui n'est pas naturelle parler :

tes régions de l'atmosphère Après de avec affectation; destination, application;


nombreuses et vaines tentatives, le pro- affectation d'une somme d une dépense.
blème de la direction des ballons semble AFFECTÉ, E adj. Qui n'est pas na-
avoir fait un grand pas. Le 9 août 1884.
turel modestie affectée; outré, exagéré •

deux officiers français, MM. Renard et


:

louange affectée.
Krebs, partis en aérostat des ateliers de AFFECTER V. tr. (lat. affectare). Faire
Chalais, près Meudon (S.-et-O.), sont re-
un usage fréquent de affecter certains ;
venus à leur point de départ après un par-
mots; faire ostentation de, feindre af- :

cours de 7 kilom. effectué en 23 minutes.


fecter des dehors vertueux ; destiner à un
AEROSTATION n. f. Art de construire
usage affecter des fonds à une dépense;
:

et de diriger les aérostats.


toucher, émouvoir son état m/affecte. :

AÉROSTATIQUE adj. Qui a rapport S^affecter v. pr. Ressentir une impres-


à l'aérostation expérience aérostatique.
:
sion pénible.
AÉROSTIER ou AÉROSTATIER n. AFFECTIF, IVE adj. Qui émeut l'âme,
m. Celui qui dirige un aérostat; soldat excite l'affection : geste affectif ; sensible,
d'un corps créé pendant la Révolution pour impressionnable : nature affective.
la manœuvre des aérostats militaires. AFFECTION n. f. (lat. affectio). A^
AÉTITE n. f. Tritoxyde de fer, vul- tachement, amitié tendre affection tna- :

gairement appelé pierre d'aigle. ternelle; impression affections de l'âme. :

AFFABILITÉ n. f. Qualité des person- Méd. Etat maladif affection nerveuse. :

nes douces et bienveillantes. AFFECTIONNÉ, E adj. et n. Aimé,


AFFABLE adj. (lat. afj'abilis; de fari recherché affectionné de tous ; attaché
:

ad, parler à). Qui a de l'affabilité. de cœur, dévoué je vous suis affectionné.
:

AFFABLEMENT adv. Avec affabilité. AFFECTIONNÉMENT adv. Avec af-


AFFABULATIOIV n. f. Sens moral fection.
d'une fable. AFFECTIONNER v. tr. Aimer.
AFFADIR Rendre fade causer
V. tr. ;
AFFECTUEUSEMENT adv, D'une ma-
du dégoût. Fig. Rendre froid, insipide nière affectueuse.
affadir une épigramme.
:

AFFECTUEUX, EUSE adj. Plein d'af-


AFFADISSÊMEIVT n. m. Etat de ce fection.
qui devient fade V affadissement dune
AFFENER V. tr. (préf. ad et lat. fœnum,
:

sauce. Fig. louer jusqu'à l'affadissement.


:
Donner la pâture aux bestiaux.
foin). —
Prend un è ouvert devant une syllabe
AFFAIBLIR V. tr. Rendre faible. muette.,
AFFAIBLISSANT, E adj. Qui affaiblit. AFFERENT, E adj . Qui revient & chi^-
AFFAIpLISSEMENT n, m. Piminu- cun : portion^ vart alférente.
5*^?^'
AFF 29 AFF
AFFERMAGE n. m. Action d'affer- soutient l'aiguille à tricoter. PI. Atours,
mer ; bail à ferme. ajustements de femme.
AFFERMER V. tr. Donner ou prendre AFFIRMATIF, IVE adj. Qui affirme :
à ferme affermer une propriété.
:
proposition affirmative, mode affirmatif.
AFFERMIR V. tr. Rendre ferme la :
Affirmative n. f. Proposition qui affirme :

gelée affermit les chemins. Fig. Rendre soutenir V affirmative.


stable affermir le pouvoir.
:
AFFIRMATION n. f. Action d'affir-
AFFERMISSEMEîVT n. m. Action mer.
d'affermir; état de la chose affermie, au AFFIRMATIVEMENT adv.D'une ma-
propre et au fig. l'affermissement des:
nière affirmative.
chairs, de la santé. AFFIRMER V. tr. (lat. affirmare). As-
surer, soutenir qu'une chose est vraie.
AFFÉTÉ, E
adj. Plein d'affectation
dans son air, son langage. AFFIXE adj. et n. m. (lat. affixus, collé
AFFÉTERIE Petites manièresn. f.
à). Particule qui se met au commence-
étudiées, recherchées, dans le désir de
ment où à la fin des mots pour en modi-
plaire afféterie du langage.

fier la signification. Ex. dans parsemer^:

AFFICHAGE n. m. Action d'afficher.


par et er sont d»s affixes ; la racine est
AFFICHE n. Avis placardé dans un
f.
sem.
lieu public. Fig. Indice moral l'étiquette :
AFFLE, E adj. Altéré par le contact
de l'air vin afflé.
Vaffiche de la fausse grandeur.
:
est
AFFICHER V. tr. (lat. affigere, fixer).
AFFLEIJRAGE n. m. Action de dé-
Poser une affiche. Fig. Rendre public : af-
layer la pâte qui sert à la fabrication du
montrer avec affectation papier.
ficher sa honte;
afficher des prétentions. S'afacher v. pr.
:

AFFLEUREMENT n. m. Action d'af-


Se faire remarquer. Se prend en mauvaise fleurer; résultat de cette action.
part. AFFLEURER v. tr. Mettre de nireau
AFFICHEUR n. m. Qui pose les affi- deux choses contiguës.
ches.
AFFLICTIF, IVE adj. Se dit des châ-
AFFIDAVIT n. m. (vitt — mot lat. qui timents qui atteignent le corps lui-même :

les peines infamantes ne sont pas toujours


signifie il affirma). En Angleterre et aux
Etats-Unis, déclaration affirmée sous ser- affiictives.
ment par les témoins à charge. AFFLICTION n. f. (lat. affiictio). Cha-
grin vif, peine de l'âme.
AFFIDÉ, E adj. (préf. ad et lat. fidere,
se fier). A qui on se fie. N. Agent secret, AFFLIGÉ, E adj. Qui éprouve de l'af-
fliction. Par plaisant. ; être affligé de
espion : c'est un de ses affidés.
AFFILAGE n. m. Action d'affiler un vingt mille francs de rente; être affligé
outil, un instrument tranchant. d'une bosse^ d'une loupe. N. consoler tes :

AFFII.É, E adj. Aiguisé, tranchant. affligés.


AFFLIGEAJVT, E adj. Qui afflige.
Fig. avoir la langue bien affilée.
:

AFFIL.ÉE (D*) loc. adv. Sans s'arrêter,


AFFLIGER (préf. ad et lat. fli-
V. tr
gere, frapper). Causer de l'affliction; dé-
sans discontinuer.
soler la peste affligeait le pays.

AFFII^ER V. tr. Donner le fil à un in-


AFFLOUAGE n. m. Action d'afflouer„
strument tranchant : affiler un sabre
AFFILERIE n. f. Lieu où l'on affile AFFLOUER v. tr. Remettre à flot un
les outils. navire échoué.
AFFII.IATIOM n. f. Association à une AFFLUENCE n. Grand concours def.

corporation, à une société secrète. personnes affluence de peuple; abon-


:

AFFILIÉ, E dance d'eaux, d'humeurs, etc. Fig. Grande


adj et n. Qui est dans
une affiliation.
abondance affluence de biens.
:

AFFILIER V. tr. (préf. ad et lat. filius,


AFFLUENT n. m. Cours d'eau qui se
jette dans un autre : V Yonne^ la Marne
fils). Adopter, associer, en parlant d'une
et VOise sont les trois principaux affluents
société.
de la Seine. Adj. rivière affluente.
AFFILOIR n. m Objet qui sert à affiler. AFFLUER
:

V. int. (préf. ad et lat. fluere,


AFFINAGE n. m. Action d'affiner. On couler). Couler vers, aboutir au même
dit aussi affinement. point. Fia. Abonder, arriver en grand
AFFIMER Rendre plus pur, plus
V. tr.
nombre: les étrangers affluent ici.
fin : métaux.
affiner des AFFLUX, m. Abondance plus grande
AFFIIVERIE n. f. Lieu où l'on affine. des liquides n.dans une partie du corps.
AFFIIVEVR n. m. Ouvrier qui affine. AFFOLEMENT n. m. Etat de celui,
AFFINITÉ n. f. (lat. a/"/înî7as) Parenté de celle qui est affolée.
acquise par le mariage; conformité, rap- AFFOLER V. tr. Troubler complète-
port, liaison il y a de Vaffinite entre la ment la raison. Mar. Aiguille
:
affolée, se
musique et la peinture. Chim. Tendance dit de raiguille d'une boussole lorsqu'elle
^®8 corps à s'unir- le charbon a beaucoup est dérangée de sa direction naturelle
« affinité pour Voxygéne. vers le nord, soit par le voisinage du
AFFiNOiu n. m. Instrument pour af- fer, soit par un violent orage, etc.
finer le chanvre, le lin.
AFFOUAGE n. m. Droit de coupe dans
AFFiQiJET n. m. Petit instrument qui un bois. L'affouage donne droit aux ha-
AFF 30 AGA
bitants d'une commune de prendre du AFFRONTEMENT n. m. Action de
bois dans les forêts de cette commune. mettre de niveau et bout à bout . l'af-
Les coupes affouagées sont déterminées frontement de deux pièces de bois.
par l'administration; les lots sont faits AFFRONTER V. tr. Attaquer avec
par la municipalité ils doivent être '.
intrépidité affronter Vennemi; mettre de
:

égaux. Le partage a lieu par feu, c'est- niveau et bout à bout affronter deux pan- :

à-dire par habitant ayant un feu distinct neaux. Fig. Braver affronter la mort. :

et ayant depuis un an son domicile réel AFFRONTERIE n. f. Action d'affron-


et fixe dans la commune. ter.
AFFOUAGER, ÈRE adj. Qui fait par- AFFRONTEUR, EUSE adj. Impu-
tie d'un affouage coupe affouagère. :
dent, trompeur.
AFFOUILLEMEIVT n. m. Dégrada- AFFUBLEMENT n. m. Habillement
tion causée par les eaux. bizarre, sans goût.
AFFOIJIL.L.ER V. tr. Creuser, dégra- AFFUBI.ER v. tr. (bas lat. affibulare,
der, en parlant des eaux. agrafer). Habiller d'une manière bizarre.
AFFOURAGEMENT OU AFFOUR- AFFUSION n.f. Arrosement, aspersion.
RAGEJUEMT n. m. Distribution de four- AFFUT s. m.
rage aux bestiaux. Support d'un canon r-
AFFOURAGER OU AFFOVRRAGER Chasse. Endroit où
~'
V. tr. Donner du fourrage aux bestiaux. l'on se poste pour
AFFOURCHER v. tr. Disposer en attendre le gibier.
forme de fourche les câbles de deux an- Fig. Etre à Vaffût^ épier l'occasion, guet-
cres : affourcher un vaisseau. ter quelqu'un.
AFFRANCHI, E adj. et n. Esclave AFFUTAGE n. m. Action d'affûter.
rendu libre. V. esclavage {Part. hist.).
AFFUTER V. tr. Aiguiser des outils ;
AFFRANCHIR V. tr. (rad. franc). Ren- mettre un canon sur l'affût.
dre la liberté à un esclave exempter ;
AFFUTEUR n. m. Celui qui aiguise
d'une charge affranchir une propriété;
:
les outils.
payer d'avance le port d'une lettre, d'un
envoi délivrer affranchir de la tyrannie,
AFFUTlAU n. m. Brimborion, affiquet.
;

de la misère, de la crainte.
:
AFIN QUE ou DE loc conj. OU prép.,
AFFRANCHlJlïSESIENT n. m. Action qui marque l'intention, le but.
d'affranchir l'affranchissement des escla-
AFIOUME n. m. Lin du Levant très fin.
:

ves ; acquittement préalable des frais


AFRICAIN, AINE adj. et n. Qui est
de port : l'affranchissement d'une lettre. d'Afrique.
L'affranchissement est facultatif pour les AGA n. m.Chef militaire chez les Turcs.
lettres ordinaires; il l'est aussi pour les
AGAÇANT. E adj. Qui agace qui prO' ;

papiers d'affaires ou de commerce, les voque : mine agaçante.


imprimés et les échantillons mais, non ;
AGACE ou AGASSE n. f.Nom familier
affranchis, ils sont taxés comme lettres
de la pie.
ordinaires; pour qu'ils puissent circuler
AGACEMENT n. m. Sensation désa-
à prix réduit, il faut qu'ils soient d'abord gréable produite par les fruits acides :

affranchis. L'affranchissement est obliga- agacement des dents. Fig. Irritation aga- :

toire pour les lettres chargées, les va- cement des nerfs.
leurs cotées et les articles d'argent. AGACER V. t. (gr. akazein, aiguiser).
AFFRE n. f. Sentiment d'angoisse,
Causer de l'agacement. F/g'. Exciter, pro-
d'horreur. N'est guère usité qu'au plur. : voquer agacer uti chien.
:

les affres de la mort.


AGACERIE n. f. Regards, paroles,
petites manières pour attirer l'attention.
AFFRÈTEMENT n. m. (rad. fret)- AG AILU.ARDIR v.tr. Rendre plus gai.
Louage d'un vaisseau. AG AME adj. Bot. Se dit des plantes
AFFRÉTER v. tr. Prendre un navire dépourvues d'étamines et de pistils tels
à louage. ~ Pour la conj.,v accélérer. sont les champignons.
;

AFFRÉTEUR n. m. Qui affrète. AGAMI s. m. Oiseau très intel-


AFFREUSEMENT adv. D'une ma- ligent, tenant des gallinacés et des
nière affreuse. échassiers (*). L'agami vient de 1'

AFFREUX, EUSE adj.


(rad. affres). mérique du Sud; il est de la
Qui cause de l'effroi spectacle affreux;
: tailled'une poule, mais plus
excessivement laid ou très méchant : haut monté son plumage est
;

homme affreux. noir et gris avec des reflets


AFFRIANDER
|

v. tr.Rendre friand ; at- bleus, verts, dorés sur la poi-


tirer par les douceurs V appât affriande les : trine. vole lourdement s'at-
Il ,

poisfions. Fig. Attirer par quelque chose tache à son maître et le suit" .

d'u ile, d'agréable : le gain Va affriande comme un chien ''.ans une basse-cour, ;

AFFRIOLER v. tr.' Attirer, allécher il prend la volaille sous sa protection.


par un appât; et, fig., par quelque chose AGAMIE n. f. Etat des plantes agames.
de séduisant. AGAPE n. f. (gr. agapê, affection). "V.
AFFRONT n. m. (préf. ad et lat. fron- PART. HIST.
tem, front). Injure, outrage; déshonneur, AGAPÈTES n. m. et f. pi. V. part.
honte ce garçon fait affront à sa famille.
: HIST.
AGG 31 AGN
AGARIC (rik) n. m. Genre de turelle de substances minérales diverses.
champignons renfermant plu- Quelques-uns disent conglomérat.
sieurs espèces comestibles très AGGLOMÉRATION n. f. Action d'ag-
recherchées. glomérer ; état de ce qui est aggloméré.
AGASSE n. f. V. AGACE. AGGI.OMÉRER v tr. (préf. ad et lat.
AGATE n. f. Pierre précieuse, de cou- glomus, peloton). Amonceler, entasser.—
leurs vives et variées. Pour la conj., v, accélérer.
AGAVE OU AGAVE n. m. Bot. Plante AGGLUTINANT, E adj. et n. m. Qui
de la famille des amaryllidées. est de nature à réunir, à coller
sub- :

Age n. m. (gr. aiôn). Durée ordinaire stance agglutinante; un agglutinant. On


de la vie; temps écoulé depuis la nais- dit aussi dans ce sens agglutinatif, ive.
sance cacher son âge; chacun des diffé-
; Langues agglutinantes ou agglomé-
rents degrés de la vie ^éducation est de
: rantes, celles dans lesquelles les radi-
tous les âges; vieillesses être sur Vâge; caux s'agglomèrent, sans se fondre com-
nombre d'années requis par la loi pour plètement, pour former des composés ex-
certains actes. Le moyen âge, temps qui primant des combinaisons d'idées et des
s'est écoulé de 395 à 1453 ; les quatre âges, relations de toute espèce.
division adoptée par les anciens et les AGGLUTINATIF, IVE adj. et n. Qui
physiologistes à deux points de vue diffé- recolle les chairs emplâtre agglutinatif.
:

rents. Les anciens distinguaient quatre AGGLUTINATION n. f. Action d'ag-


âges dans l'histoire du genre humain : glutiner, de s'agglutiner.
Vage d'or est le temps pendant lequel un AGGLUTINER v. tr. (préf. ad et lat.
printemps perpétuel régna sur la terre et glutinum^ colle). Recoller, rejoindre les
pendant lequel aussi les hommes gardè- chairs. S'agglutiner v. pr. Se recoller.
rent des mœurs douces et pures; Vâge AGGRAVANT, E adj. Qui rend plus
d'argent marque l'époque où les hommes grave circonstances aggravantes.
:

commencèrent à déchoir de leur inno- AGGRAVATION n. Augmentation f. :

cence le mal domine dans Vâge dairain,


; aggravation de peine.
et Vâge de fer est signalé par le déborde- AGGRAVE n. Seconde fulmination f.

ment de tous les excès et de tous les crimes. solennelle d'un monitoire.
Les physiologistes divisent la vie de AGGRAVEMENT n. m. Action d'ag-
l'homme en quatre âges 1° l'enfance, : graver.
jusqu'à 14 ans; 2» l'adolescence ou jeu- AGGRAVER V. tr. (ad, gravis, lourd).
nesse, jusqu'à 25 ans 3» l'âge viril, jus-
; Rendre plus grave: aggraver ses torts;
qu'à 55 ans 4» la vieillesse, qui se ter-
; augmenter aggraver lès impôts.
:

mine par la décrépitude et la mort. AGILE adi.(rtg^îZzs),Léger,dispos,souple.


ÂGE n. m. Longue pièce de bois ou AGILEMENT adv. Avec agilité.
timon auquel se lient le soc et tout le AGILITÉ n. f. Légèreté, souplesse.
système de la charrue. AGIO n. m. (ital. aggio, mis en sus).
Agé, e adj. Qui a tel âge âgé de... ; :
Spéculation sur le cours des effets pu-
vieux homme âgé.
: blics ; bénéfice du change, de l'escompte.
AGEI¥CE n. f. Administration tenue AGIOTAGE n. m. Trafic sur les effets
par un ou plusieurs agents; temps pen- publics.
dant lequel on remplit les fonctions d'a- AGIOTER V. int. Faire l'agiotage.
gent durant son agence.
:
AGIOTEUR n. m. Qui fait l'agiotage.
AGENCEMENT n. m. Arrangement. AGIR V. int. (lat. agsre, faii'e). Faire
AGENCER V. tr. Ajuster, arranger.— quelque chose ; produire effet le feu agit :
Prend une cédille sous le c devant les sur les métaux; se comporter agir en :
voyelles a et o. homme d'honneur; poursuivre en justice
AGENDA (jin) n. m. Carnet pour in-
agir civilement. Impers. Il s'agit, il est
:

scrire iour par jour ce qu'on doit faire.


question. Ne dites pas il en à bien agi :
PI. des agendas.
avec moi, mais il a bien agi.
AGENAIS, E s. et adj. Qui est d'Agen. AGISSANT, E adj. Qui agit; qui a de
AGENOCILUER (S*) V. pr. Se mettre l'activité.
à genoux. AGISSEMENT n. m. Façon d'agir :
AGENOlJn.I..OIR n. m. Petit escabeau lesagissements du vainqueur.
sur lequel on s'agenouille. AGITATEUR n. m. Qui excite du
AGENT n. m. (lat. agens, de agere, trouble.
agir). Tout ce qui agit : la lumière et la AGITATION n. f. Mouvement pro-
chaleur sont des agents de ta nature; ce- longe et irrégulier agitation de la mer. :

lui qui fait les affaires d'autrui, de l'Etat Figr. Inquiétude de l'âme; trouble
:
Vagi- :
les receveurs les préfets
, les ambassa-, tation des esprits.
deurs, etc., sont les agents du gouverne- AGITER V. tr. (lat. agitare). Ébran-
ment. Agent de change, entremetteur ler, secouer, en divers sens. fig. Trou-
autorisé pour la négociation des effets bler: les passioju V agitent; exciter : agi-
publics; agent d'affaires, celui qui se ter le peuple; discuter : agiter une question.
charge de diriger pour autrui des affaires
d'intérêt.
AGNAT(ag-na) n. m. Chez les Ro-
Biains, tousceux qui étaient sous la puis-
AGGLOlIBRAT n.m. Agrégation na- sance d'un même père de famille.
AGR 32 AGR
AGIVATIOM (ag-na-ci-on) n. f. Parenté AGREE m. Personne agréée par
n.
civile chez les Romains. un tribunal de commerce pour représen-
AGIVATIQUE (ag-na-tike) adj. Qui se ter les parties devant lui. Les agréés ne
rapporte aux agnats ligne agnatique. : sont pas des officiers ministériels comme
AGIVEAIJ n. m. (lat. agnus). Petit de les avoués ; on est libre de ne pas
la brebis. Fî^. Personne d'humeur douce. se servir de leur ministère. Quoique
Ei'ajciieaii sans tache, Jésus-Christ. les cabinets d'agréés n'aient aucune
AGNEh. ou AIG^EL n. m. Ancienne existence légale, ils se cèdent comme
monnaie d'or du temps d=^ saint Louis à les charges (f avoués avec l'agrément du
Charl-^s VII, valant environ 14 fr. tribunal.
AGIVEE,ER V. int. Mettre bas, en AGREER V. tr. (rad. gré). Recevoir
parlant de la brebis. favorablement, approuver. V. int. Plaire :
.%GIVEl.ET m. Petit agneau.
n. cela ne m'agrée pas.
AGIVELIIVE adj. f. Se dit d'une laine AGRÉGAT
soyeuse, première tonta de l'agneau.
n. m. Assemblage de par-
ties qui adhèrent entre elles.
A6IVEL,E.E n. f. Féminin de agneau,
AGHTÈS (èce) n. f. Jeune fllle très in- AGRÉGATION Admission dans n. f.
un corps grade d'agrégé. Phys. Assem-
nocente. V. PART. HIST. ;

blage de parties homogènes formant un


AGI¥US (ag-nuce) n.m. Cire bénite par tout.
le pape, portant l'image d'un agneau.
AGIVUS-CASTUS {ag - nuce - ca - stuce AGRÉGÉ n. m. Celui qui estadmis,
n. m.). Arbrisseau vulgairement appelé après un concours, dans le corps des
faux-poivrier ou arbre au poivre. professeurs.
AGIVUS DEI n. m. (mot lat. signif. AGRÉGER V. tr. (lat. aggregare, réu-
Agneau de Une des prières de
Dieu). la nir ;
préf. ad. et grex, gregis, troupeau).
messe, qui commence par ces mots. Admettre dans un corps. Phys Réunir
AGOIVIE n. f. (gr. agôn^ combat). Der- dans un tout des parties sans liaison na-
nière lutte contre la mort. Fig. Souffran- turelle. —
Se conjugue comme abréger.
ces morales notre vie n'est qu'une ago-
: AGRÉMENT n.m. Approbation, con-
nie; fin prochaine Vagonie d'un règne.
: sentement obtenir Vagrement de sa fa-
:

AGOIVIR V. tr. (v. fr. ahonnir, faire mille pour..; qualité par laquelle on
honte). Accabler. Est presque toujours ?laît livre plein d'agrément ; plaisir
: :

suivi des mots injures., sottises, etc. Pop. agrément de la société. PI. Ornements
Ne pas dire agoniser. du discours, du chant, de la toilette. Arts
AGOIVISAIVT, E adj. Qui est à Vago- d'agréynent : la musique, la peinture, la
nie. N. m.: prier pour les agonisants. danse, l'équitation, l'escrime, etc
AGONISIEA v. int. Etre à l'agonie. AGREMEIVTERv.tr Relever par des
AGOnfiSTiQUE n. f. Lutte d'athlètes agréments, orner une broderie agré- :

armés chez les Grecs. mentait sa mantille.


AGOWOTHÊTE n. m. Président des AGRÈS n. m. pi. Mar. Tout ce qui
jeux publics chez
les Grecs. constitue la mâture, l'équipement d'un
AGORA n. Principale place publique
f. vaisseau, comme voiles, cordages, etc.
dans les villes île la Grèce ancienne. AGRESSEUR n. m. Qui attaque le
AGOUTI n. m. Petit premier.
rongeur,originaire d'A- AGRESSIF, iVB Qui a un ca- adj.
mérique etd'Océanie. ractèr-^ d'aeression mesure agressive. :

AGRAFE n. f. Cro- AGRESSION n. f. (lat. aggressio, de


chet pour réunir les aggredi, attaquer). Action de l'agresseur.
bords opposés d'un habit. AGRESTE adj. (lat. ag>esfis). Rusti-
AGRAFER v. tr. Attacher avec une que : site; rude
agrestemœurs agrestes. :

agrafe. AGRICOEiE adj. {agrirola, laboureur;


AGRAIRE adj. (lat. agrarius, âeager, de ager^ champ, etco^ô, je cultive). Adon-
champ).Qui a rapport aux terres mesure : né à l'agriculture :peM?)/''<ï^nco/e; qui a
agraire ; Vare est Vunité de mesure pour rapport à l'aericulture: industrie agricole.
lès surfaces agraires. Lois agraires. — AGRirui^TEUR n. m. lager, champ;
V. AGRAIRES (lois). [Part. hist.]. cultor, qui cultive). Qui cultive la terre.
AGRANDIR V. tr. Rendre plus grand : AGRICUI.TURE n. f. Art de cultiver
agrandir une maison; faire paraître plus la terre dans le but de la fertiliser.
grand : ce vêtement vous agrandit. Fig. Tout ce qui conc«rne les encouragements
Elever, ennoblir : la lecture agrandit à l'agriculture et les écoles d'agriculture
Vâme. est, administrativement, sous la dépen-
AGRAMDISSEMEIVT n. m. Accrois- dance d'un ministère spécial, le rrjiniférc
sement en étendue. Fig. Augmentation de l'Agriculture,Miisié de conseils spé-
en dignités, en fortune, en puissance. ciaUX.V. ÉCOLE NATIONALE D'AORICULTURE
AGRÉABLE adj. Qui plaît. Avoir {Part. hist.).
pour agréable, trouver bon. N. m.: pré- AGRIFFER (S') v. pr. S'attacher avec
férer l'utile à l'agréable. les griffesle chat s'agriffe aux rideaux.
:

AGRÉABLEllEnrT adv. D'une ma- AGRIPAUMB n. Plante labiée à f.


nière agréable. fleurs pourpres ou blanches.
AIG S3 AIG
AGRIPPER V. tr. Saisir avidement. AIGUETTE. V. alÉRTON.
AGROMOME n. m. (gr. agros, champ ; AIGUOIV, ONIVE n. Petit de l'aigle.
nomos, loi). Qui enseigne ou pratique la AIGIVEU n. m. V. AGNEL.
science de l'agriculture. AIGRE adj. (lat. acer, acre). Acide,
AGRO^OMIK n. f. Science de l'agri-
piquant. Fig. Criard, aigu voix aigre; :

culture. rude, désagréable ton


AGRONOMIQUE adj. Qui a rapport femme aigre. N. m.; ce aigre; revêche i
:

vin sent l'aïqre.


à l'agronomie. AIGRE-DOUX, CE adj. Mêlé d'aigre
AGROUPER V. tr. Réunir en groupe. et de doux Fig Dont l'aigreur se revêt
AGUERRCR v. tr. Accoutumer à la a une apparence de douceur parole aiare- :

guerre, à une chose difficile. doxice. PI. aigres-doux,


aigres-douces
AGUETS n. m. pi. (fr. à guet, en guet- AIGREFIIV n. m. qui vit Homme de
tant). Surveillance attentive. Etre^ se te- ruses, en recourant à des procédés
indé-
nir aux aguets^ épier. licats Doisson du genre gade

AH interj. qui sert à marquer la joie :


AIGREUET, ETTE adj Un peu aigre .
ah! quel plaisir! la douleur: ah! vous
me faites mal! l'admiration ah! que :
AIGREMEIVT adv D'une manière
c'est beau! la commisération ah! que je aigre : répondre aigrement.
vous plains! l'impatience ah! que vous :
:

n. f. Plante de la fa- AIGREMOIME


êtes lent ! etc. mille des rosacées, employée surtout en
AHAJV n. m. (onomatopée). Grand ef- médecine vétérinaire.
fort cri de fatigue.
;
AIGRET, adj. Un peu aigre. ETTE
AHAJVER V, int. Supporter une grande n. f. (du fr. égron, héron). AIGRETTE
fatigue faire entendre le cri de cihan en Faisceau de plumes qui orne la tête de
;

travaillant. certains oiseaux ; ornement de tête


AHEURTEMENT n. m. Obstination en forme de bouquet \ panache
extrême.
AHEURTER (S») v. pr. S'obstiner.
AHI, AÏE interj. Cri- de douleur
AHURI, E adj. Stupéfait.
AHURIR V. tr (du
d'un casque, d'un dais; bouquet
de diamants ; sorte de héron dont
quelques plumes servent à faire
des aigrettes (*)
celt, hur, stupéfait) AIGRETTE, E adj. Bot. Qui porte
t
Troubler, interdire une aigrette.
AHURISSEMERTT n Etat d'une AIGREUR État de ce qui est n. f.

personne ahurie. aigre, sensation désajrréable causée par


AÏ n. m. Mammifère de des aliments mal digérés. Fig. parler •

l'ordre des tardigrades(*). avec aigreur.


AÏ n. m. Vin de Cham- AIGRIM n. m. Poirier, pommier jeunes.
pagne du territoire d'Aï.
AIGRIR V. tr. Rendre aigre. Fig. Ir-
AIDE n. f. (lat. adju- riter : le malheur aigrit les cœurs.
va7'e,secourir). Secours,
AlGRlSi^EMEMT n. m. Action d'ai-
grir résultat de cette action.
;
assistance. N. m. et f.
Personne qui aide. Aide de camp, offi
AIGU, adj UË
(lat. acutus, pointu).
çier d'ordonnance attaché à la personne Terminé en pointe. Fig. Clair et perçant:
d'un général. voix aiguë; vif et piquant douleur aiguë. :

^
AIDE-MAJOR n. m. Chirurgien ad- Accent aigu, qui va de droite à gauche ;
joint au chirurgien-major d'un régiment. angle aigu, moins ouvert que l'angle
PI. des aides-majors. droit; maladie aiguë, rapide dans sa
AIDER V. tr. (rad. aide) Seconder, as- marche et son développement.
sister aider ses amis, aider quelqu'un de
:
AIGUADE (ga) n. f. (v. fr. aiguë, eau).
sa bourse. V. int. Prêter son concours en Provision d eau douce que font les vais-
prenant soi-même une partie de la peine :
seaux dans le cours d'un voyage; lieux où
le lui aiderai d porter ce paquet. S^aider se fait cette provision.
V. pr. Se servir s'aider des deux mains.
:
AIGUAIU n. m. Rosée sur les feuilles.
AIE interj. V. ahi.
AIGUAYER (è-gai'ié) v. tr Baigner,
laver aiguayer du linge,
:
AÏEUI., AÏEUI.E n. (lat. avus, grand- AIGUE-MARIME n. Emeraude vert f.
Père). Le grand-père, la grand'mère. PI.
de mer. PI. des aigucs-marines.
aieuls, aïeules. N. m. pi. les aïeux, les
ancêtres.
:
AIGUIÈRE (è-gue-iêre) n.f.v.
AIGUË fr.aiguë, eau). Vase où l'on met
n. m. (lat. aquilà).
Un _j^r^ de l'eau pour divers usages (*)=
des plus forts et le plus cou-
rageux des oiseaux de proie ^'^^^
/^^ AIGUIÉRÉE n. f Le conten u .
;

pupitre d'église surmonté d'une y


d'une aiguière.
figure d'aigle. Fig. Esprit su- AIGU1U.U.ADE n. f. Gaule
périeur V aigle de Meaux ( Bossuet ).
:
armée d'une pointe pour piquer
leux, regards d'aigle, très-perçants. Dé- les bœufs.
coration Vaigle noir de Prusse. Grand
. AIGUIUU.AGE n. m. Action de faire
•«gie, format de papier (env. lœ,75 sur mouvoir l'aiguille d'un chemin de fer.
J^'.Oe) N. f. Femelle de l'oiseau de proie; AIGUIUUE [é-gu-i-ie] n. fr. (lat. açus,
«tendard, drapeau tes aigles romaines. •
pointej. Petite tige, ordinairement d'acier
AIM 34 AIR
pour coudre petite verge de métal, ser-
; AIMANT m, (contraction du ^.
n.
vant à divers usages aiguille à tricoter,
: adamaSi, diamant). Oxyde de fer qui attire
aiguille de cadran; extrémité d'une pyra- le fer et quelques autres métaux ;
mide, d'un clocher, d'un obélisque ; por- barreau aimanté (*), aiguille ai-
tion de rail mobile sur le sol, autour mantée. Fig. Attrait la douceur
d'un point fixe, qui sert à faire passer un est un aimant pour les cœurs.
:


train d'une voie sur une autre. Phys. Ai- L'aimant était connu dès la plus haute
guille aimautée. V. BOUSSOLE. antiquité, ainsi que ses propriétés attrac-
AlGi;iI.I.ÉE (é-gu-i-iè) n. f. Certaine tives. Les aimants servent à la construc-
étendue de fil, de soie, etc., qu'on pass© tion des boussoles et des machines élec-
dans une aiguille à coudre. tro-magnétiques; ils servent encore à
AIGIIIE.L.ER {ê-gu-i-é) v. tr. Disposer reconnaître la présence du fer dans les
les-aigiiilles de chemin de fer pour qu'un minerais; la médecine les utilise dans di-
train change de voie. vers usages pour l'extraction des pail-
:

AI«IJI1.I.i:tti: (égu-i-è-te) n. f. Cor- lettes de fer, pour les névralgies.


don ferré par les deux bouts. Mar. Cor- AIMAMT, E adj. Porté à aimer ctt' :

dage. PI. Ornement militaire. Fig. Mor- ractère aimant^ âme aimante.
ceau de chair coupé mince et en long. AIMAWTATIOM n. f. Action d'aiman-
AIGVIE.I.e:ijr (é-gu-i-ieur) n. m. Ce- ter.
lui qui dispose les aiguilles sur une voie AIIIAIVTER V. tr. Communiquer à un
ferrée. corps la propriété de l'aimant : aimanter
AIGUII.I.IER n. m. Etui à aiguilles. Vaiguille dune boussole.
AIGUII.I.Ol¥(e-(7M-2-07i) n.m. Pointe de
ÀlMAIVTilV. E
adj. Qui appartient,
qui se rapporte à l'aimant : vertu ai'
fer fixée au bout d'un long bâton; dard des
mantine.
abeilles, des guêpes. Fig. Tout ce qui ex-
cite : la gloire est un puissant aiguillon.
AmER V. tr. (lat. amare). Avoir de
l'affection^ du goût, du penchant; prendre
AIGIJfE.L.OIVTVER (é-gu-i-onné) v. tr. plaisir.
Piquer avec l'aiguillon.' Fig. Exciter : AIME n. f. (lat. inguen). Partie du
aiguillonner un enfant paresseux. corps entre le haut de la cuisse et le bas-
AlGUISEllIEî¥T {é-gu-i-sement)r\.m. ventre.
Action d'aiguiser. On dit aussi aiguisage, aÎI¥É, e adj. (v. fr. ams, avant, et
AIGUISER {égu-i-sé) v. tr. Rendre
j

né). Le premier né; plus âgé qu'un autre:


aigu, tranchant. Fig. Aiguiser Vajipé tit, \

il est mon aîné.


l'exciter.
AIGUISEUR, EUSE n. Celui, celle
I

AIMESSE n. f. Priorité d'âge entre frè-


res et sœurs. Droit d'atnesse, droit qu'a-
dont le métier est d'aiguiser.
vait l'aîné de prendre dans la succession
ADL n. m. (lat. allium). Oignon
des parents plus que les autres enfants.
d'une odeur très forte. PI aulx;
cependant on dit, en botanique, AIMSI adv. (lat. in sic, de cette ma-
la famille des ails. nière). De cette façon. Çonj. De même,
AII^AWTE n. m. Arbre des Moluques, donc. Ainsi que loc. conj. De la manière
vulgairement appelé vernis du Japon. que, comme. Ainsi soit.ii loc. adv. mots
qui terminent ordinairement les prières
AIE.E n. f. (lat. ala). Membre des oi- de l'Eglise, et qui, par ext., servent à de-
seaux et de quelques insectes, qui leur mander l'accomplissement de ce que l'on
sert à voler. Par ext. Ailes d'un moulin^ souhaite.
ses châssis garnis de toile; ailes d^un bâ- AIR n. m. (gr. aêr). Fluide élastique
timent, ses côtés; ailes d'une armée, ses que nous respirons ; vent il fait de Vair. :

flancs. Fig. Protection , surveillance :


Prendre Vair, se promener; contes en
se réfugier sous Vaile de sa mère. Voler Vair, discours invraisemblables promes-
;
de ses propres ailes se passer d'autrui.
,
ses en Vair, vaines. PL L'étendue de l'at-
AIE.E n. f. V. ALE. mosphère planer dans les airs. L'air
: —
E
AULÉ, adj. Qui a des ailes. pur n'est pas un élément simple, comme
AI1.EROIV n. m. Extrémité de l'aile ; l'a cru toute l'antiquité, mais un mélange
nom des petits ais qui garnissent les roues d'éléments formé de 21 parties d'oxygène
des moulins à eau. et de 79 d'azote. L'air joue un rôle impor-
AIE.ETTE n. f. Se dit de petits tenons tant dans la nature il est indispensable à :

encastrés dans les projectiles allongés et la vie des animaux et des plantes ; il entre-
saillants à la surface. tient la combustion et la respiration, qui
AII.L.ADE n. f. Sauce à l'ail. n'est autre chose qu'une combustion il est ;

AlUiI^EURS adv. de lieu. (lat. alior- le véhicule du son ; enfin l'industrie l'uti-
sujw). En un autre lieu. D^ailleurs loc. lise comme force motrice dans une foule
adv. D'un autre lieu; de plus; pour une de circonstances, entre autres dans la
autre cause. navigation à voiles et pour les moulins
AI1.K.OU.I [a-yoli) n.m. Coulis d'ail fi- à vent.
nement pilé avec de l'huile d'olive. Galilée et, après lui, son disciple Tor-
.%IIIIABL.E adj. (lat. amahilis). Digne ricelli établirent que l'air est pesant, d'où
d'être aimé. dérive la pression atmosphérique. C'est à
AlllABl.EIIiEWT<adv. Avec amabilité. cette propriété qu'est due l'ascension de
AJU 35 ALB
l'eau dans les pompes et non, comme on aux monnaies le poids légal; action de
le pensait autrefois, à Vhorreur de la na- fixer dans la place qu'elles doivent occu-
ture pour le vide. per les différentes pièces d'une machine,
AIR n. m. (v. fr. aire, disposition, ca- d'un instrument.
ractère). Manière, façon parler d'un air
: AJUSTEMENT n. m. Action d'ajuster
convenable; expression des traits avoir : que que chose; parure être recherché :

Vair fier; ressemblance : il a de votre air. dans son ajustement.


Avoir Vair, paraître; prendre des airs, AJUSTER v.tr. Rendre juste ajuster :

affecter des manières au-dessus' de son un poids, ujie mesure, une balance; adap-
état. ter ajuster un couvercle d une boîte,
:

AIR n. m. Suite de tons et


(ital. aria). mettre en état de fonctionner ajuster une ;

de notes qui composent un hant. <


machine; viser ajuster un lièvre; ha-
:

AIRAIM n. m. (lat. seramen). Alliage biller, parer.


de différents métaux, dont le cuivre forme AJUSTEUR n. m. Qui ajuste.
la base. Fig. Cœur d'airain^ dur et impi- AJUSTOIR n. m. Petite balance où
toyable. Se prend, dans le style poétique, l'on pèse et ajuste les monnaies avant de
λour le canon, une cloche : Vairain tonne ; les marquer.
es sons lugubres de Vairain. Age d'ai- AJUTAGE n.m. Petit tuyau soudé au
rain. Y. AGE. tuyau d'un bassin pour former un jet. On
AIRE n. f. (lat. area). Lien où l'on bat dit quelquefois ajutoir ou ajoutoir.
le grain. Géom. Espace renfermé par des AH.ÈIVE n.m. Bot. Fruit sec, dont le
lignes : aire d'un triangle, d'un plancher, péricarpe n'est pas soudé avec l'albumen.
d'un champ; nid des oiseaux de proie : AE.APIM adj. Genre de teinture em-
l'aire de l'aigle. Mar. Direction du vent : ployé dans l'impression de l'indienne.
il y a trente-deux aires de vent. ALAMBIC {bike) n. m. (ar.
AIRÉE n. f. Quantité de gerbes qu'on al, le; ambic, vase à distilla-
met en une fois sur l'aire. tion). Appareil pour distiller,
imjj" .-j

AIRE:l,l.e: u. f. Arbuste à baies acides Fig. Passer d l'alambic, exa- f|'7|_^>|


et rafraîchissantes. miner avec soin. = •

AIRER Faire son nid, en par-


V. int. A1.AMBIQUER V. tr. Fatiguer l'esprit;
lant de certains oisf^aux de proie. rendre trop subtil alambiquer son style.
.

Aïs n. m. Planche de bois. ALAIVGUIR v.tr. Rendre languissant.


AISAIVCE n. f. Facilité qui se montre S'aiaiiguirv. pr. Perdre de sa force.
dans les actions, les manières, le lan- ALAMGUISSEMEIVT n. m. Etat de
gage; fortune suffisante vivre dans l'ai-
: langueur.
sance. Lieux d^aisaiices, destinés aux AE.ARGUER V. int. Gagner le large.
besoins naturels. AL.ARMAMT, E adj. Qui alarme.
AISE n. f. (gr. aisios, heureux). Con- ALARME n. f. (de l'ital. aWarme, aux
tentement, joie, état agréable. PI. Commo- armes!). Cri, appel aux armes : sonner
dités de la vie ; aimer ses aises. A liaise,
l'alarme ; frayeur jeter l'alarme dans les
:

à son aise loc adv. Sans peine, sans se cœwrs.Pl. Inquiétudes cessez vos alarmes.
gêner. Ironiq. A votre aise, ne vous gê-
:

nez pas.
ALARMER v. tr. Donner l'alarme ;
causer de l'inquiétude, de la frayeur.
AISE adj. Content, joyeux. ALARMISTE n. Qui répand l'alarme.
AISÉ, E adj. Facile; qui a quelque ALATERME n. m. Bot. Espèce de ner-
fortune c'est un homme aisé.
:
prun toujours vert.
AISÉMEMT adv. Facilement. ALBAMAIS, AISE adj. et n. Qui est
AISSEE.E.E n. f. (lat. axilla). Creux du de l'Albanie.
bras à l'endroit où il joint l'épaule. ALBARELLE n. f. Champignon co-
AÎTRES n. m. pi. Autre orthographe mestible croissant sur le châtaignier, le
du mot ÊTRES les aîtres d'une maisoîi.
:
peuplier.
AJOI.l^TER V. tr. Joindre bout à bout. ALBÂTRE n. m* (gr. alabastron). Es-
AJOIVC n, m. Arbuste épineux, de la pèce de marbre transparent. Fig. Blan-
tamille des légumineuses. cheur extrême L'albâtre de son cou.
:

AJOIiFA n. m. Hutte grossière, chez ALBATROS (troce) n. m.


les sauvages. Gros oiseau des mers australes.
AJOUR n. m. Ce qui est à jour, dans ALBERGE n. f. Sorte de
une sculpture, pêche précoce.
AJOURÉ, E adj. £îas. Se dit des ALBERGlER n. m. Arbre
pièces percées à jour. qui donne l'ai berge.
AJOIJRIVEIIEMT n. m. Remise d'une ALBIGEOIS, E et n. De la ville
ad.j.
affaire, d'un procès à un autre jour. d'Albi ou de l'Albigeois. N. m. pi. Héré-
AJOURITER V. tr. Renvoyer à un au- tiques du xiie siècle, précurseurs des pro-
tre jour : ajourner une cause.
AJOVTAGE n.m. Chose ajoutée à une ALBliviSME n. m. (lat. albus, blanc).
autre. Anomalie congénitale de la peau con- ,

AJOUTER V. tr. Joindre ; dire de sistant dans la diminution ou même l'ab-


plus. Ajouter foi, croire. sence complète de la mjatière colorante
AJUSTAGE n. m. Action de donner de la peau et des cheveux, qui sont d'un
36 ALE
blanc mat et blafard, tandis que les yeux mentées, et appelé aussi esprit-de-vin^
sont rougeâtres. Il bout à 78o ; ne peut pas être congelé.
ALBINOS {oss\ n. m. Personne af- ALCOOLAT n- m. Médicament qui
fectée d'albinisme. résulte de la distillation de l'alcool sur
Al^BlJCili\É, adj. E (lat. aZ&u5, blanc). une substance aromatique.
Méd. Se dit ûes humeurs, membranes et ALCOOLIQUE adj. Qui contient de
tissus très blancs. l'esprit-de-vin : liqueur alcoolique.
ALBKGIIWBUX, EU SE adj. Blan- ALCOOLISATION n. f. Développe-
châtre. ment de l'alcool dans les liquides.
ALBUGO n. m. Méd. Tache blanche ALCOOLISER v.tr. Mêler de l'alcool
qui se forme dans le tissu de la cornée. à un autre liquide.
ALBUM (borne) n. m. Livre relié et élé- ALCOOLISME n. m. Maladie produite
gant, destiné à recevoir des vers, des des- par l'abus des liqueurs alcooliques.
sins recueil de musique. PI. des albums.
; ALCOOMÈTRE ou ALCOOLOMÊ.
AE.BUME.1Î (mênn) n. m. Blanc d'œuf; TREnm.Aréomètre pour mesurer la ri-
partie de la graine entourant l'embryon. chesse en alcool des esprits et eaux-de-vie.
ALBUMIMB n. f. Substance de la na- ALCOVE n. f. (esp. alcoha. chambre à
ture du blanc d'œuf. coucher). Enfoncement dans une cham-
ALBUAIinrEUX, EUSE adj. Qui con- bre pour recevoir un lit.
tient de l'albumine.
ALBUIHIMUHIE n. f. Maladie carac- ALCYOIV n. m. Ois- au
de mer «t de marécages,
térisée par la présence de l'albumine
espèce de martin -pê-
dans les urines.
cheur (*).
ALCADE n. m (ar. al, le kadi, juge). ;
ALCYOWIEMS
Nom donné, en Espagne, à certains juges
et magistrats municipaux. n.
adj.et \,»^|yi»iœi:;
Jours alcy aniens, les
sept jours qui précèdent et les sept jours
mm
ALCAÏQUE adj. etn. m. Sorte de vers
qui suivent le solstice d'hiver, pendant
ou de mètre grec et latin.
lesquels on dit que l'alcyon fait son nid
ALCALESCEMCE n. État d'un corps f.
et que la mer est calme.

ALCALESCEWT, E adj. Qui prend les ALDÉBARAIV n. m. Etoile fixe de pre-


mière grandeur, dans l'œil du Taureau.
propriétés alcalines.
AL€ALi n. m. (ar, a/, le; kali, plante ALDÉE n. f. Village dépendant des
marine dont on extrait la soude). Chim. possessions européennes d'Afrique et des
Substance dont les propriétés chimiques Indes, et habité par des autochtones.
sont analog4ies à celles de la soude. Al- ALDERMAIV (mane) n. m. Magistrat,
cali volatil, ammoniaque. officier municipal en Angleterre.
ALCALIIV, E adj. Qui se rapporte aux ALE ou AMLE n. f. (m. angl.) Espèce
alcalis saveur alcaline-
:
de bière anglaise légère.
ALCALINITÉ n. f. État alcalin. ALÉA n. m. Chance, hasard.
ALCALlSATiON n. f. Action d'alca- ALÉATOIRE adj. (lat. aleatorius). Qui
liser. repose sur un événement incertain les :

ALCALISER V. tr. Donner à une sub- assurances sont des contrats aléatoires;
stance les propriétés alcalines. un pêcheur qui vend d'avance son coup de
ALCALOÏDE n. m. Substance orga- filet fait une vente aléatoire.
nic[ue rappelant les alcalis par ses pro-
priétés.
ALCARA9EAS m.
{zass)
Vase de terre poreux en forme
de carafe, dans lequel l'eau se
rafraîchit promptement (*)•
ALCÉE n. f. (gr. alkea, mau-
n.
ALÈME
pour percer
cordonnier
ALÉIVIER
marchand
ALÉMOIS
jardins :
n. f. Poinçon de fer
le
(*).
cuir; outil de

n. m. Fabricant,
d'alônes.
adj. Se dit du cresson des
cresson alénois.
\
ve).Plante de la famille des ALEIVTOUR adv. Aux environs. Ne
malvacées,vulgairement appe- dites pas alentour de la table, mais autour
:

lée passe-rose et rosetrémière- de la table. N. m. pi Lieux circonvoisins.


ALCHimE n- f. Art chimérique delà - ALÉPIME n. f. (de Alep, n. de ville).
transmutation des métaux. —Cette science Etoffe de soie et de laine.
s'est vainement occupée de rechercher la
philosophale et la panacée propre
ALÉRlonr n. m. Bias. Aiglon avec lés
tterre
prolonger indéfiniment la vie. On lui ailes étendues et sans becs ni pieds,
doit la découverte de la*poudre, du phos-
ALERTE adj. Vigilant; vif. N. f. —
phore, etc. Alarme : Valerte a été vive. — Interj De-
ALCHIMIQUE adj. Qui a rapport à bout! garde à vous!
l'alchimie. ALÉSAGE n. m. Action d'aléser.
ALCHIMISTE n. m. Qui s'occupait ALÉSER V. tr. Polir l'intérieur d'un
d^alchimie. tube, d'un trou quelconque.
ALCOOL n. m. (ar. al^ le ; qochl, chose ALÉSOIR n. m. Outil pour aléser.
aubti}e). Chim. Liquide obtenu par la ALEVIM n. m. Menu poisson qui sert
distillation du vin et autres liqueurs fer- à peupler les étangs.
ALI 37 ALL
AUETUVAGi: n. m. Art de propager ALIENABILITE n. f. Qualité de ce
l'alevin ; fretin. qui est aliénable.
AI^ETIIVER V. ti. Jeter de l'alevin ALIÉIVABLE adj. Jurisp. Qui peut
dans un étang. être aliéné.
AJLEXAlVDRIM, adj. et n. m. Vers de ALIÉMATIOM n. f. Action d'aliéner.
douze syllabes. Ex. :
Fig. Folie : aliénation d'esprit.
On a sou-vent be-soin î'un plus pe-tit que soi. ALIÉI¥É, E adj. et n. Fou, folle.
ALEXIPHAKAIAQUE adj. et n. m. ALIÉJVER alienarey rendre
V. tr. (lat.
Nom donné autrefois aux remèdes que autre). Vendre, transférer; rendre hos-
l'on croyaitpropres à détruire l'action du tile : aliéner les esprits; troubler : aliéner
poison ou des principes morbifiques.
ALEZAIV, E adj. et n. De couleur
la raison. — Tonr U conj., v. accélérer.
fauve, en parlant des chevaux.
ALIÉWISTE adj. et n. m. Médecin qui
soigne spécialement les aliénés.
AE,Èi:e n. f. Drap plié en plusieurs ALIGMEMEMT n. m. Action d'ali-
doubles qu'on met sous les malades. gner; ligne qu'on tire pour aligner une
AJLFA n. m. Graminée d'Algérie. rue, une allée, etc.; situation de plu-
A1.FB1VIDE n. m. Composition métal-^ sieurs objets sur une ligne droite.
lique blanche, due au chimiste Halphen- ALIGIVER V. tr. Ranger sur une ligne
ALCAI.1E n. f. Sonde creuse. droite; soigner jusqu'à l'affectation ali- :

A1.GAIVOIV n. m. Chaîne de galérien. gner ses phrases. S'aligner v. pr. Se met-


ALGARADE n. f. Sortie brusque et tre en face d'un autre pour se battre. Pop,
bruyante contre quelqu'un. ALlllEMT n. m. (lat. alimentum; de
ALGÈBRE Science du calcul des
n. f. alere y nourrir). Nourriture. Fig : les
grandeurs représentées par des lettres; sciences sont Valiment de Vesprit.
livre qui traite de cette science.— L'algè- ALIIIIEIVTAIRE adj. Propre à servir
bre, qui a pour but d'abréger et de généra- d'aliment plante alimentaire; destiné
:

liser la solution des questions relatives aux pour les aliments pension alimentaire.
:

quantités, est d'une origine récente com- AIIMEMTATIOIV n. f. Action d'ali-


parativement à celle de l'arithmétique. menter.
Elle fut introduite en Europe, vers 950, ALIIIIEIVTER V. tr. Nourrir. Fig.:
parles Arabes, qui en avaient puisé la con- Vétude alimente Vesprit.
naissance dans les livres grecs et surtout ALlMERfTEUX, EUSE adj. Nutritif.
dans Diophante d'Alexandrie, l'auteur du ALIIVEA n. m. (lat. ad lineam^ à la li-
plus ancien traité d'algèbre connu (ive s.). gne). Ligne dont le premier mot est ren-
La connaissance de Talgèbre a été long- tré ; passage commençant par cette ligne
temps le patrimoine exclusif des savants. iusqu'à une autre de même disposition.
Veut-on, encore aujourd'hui, parler d'une PI. des alinéas.
chose difficile, inconnue à quelqu'un, on ALIQUARîTE Math. Qui
{kan) adj. f.
dit : Valgébrepour lui.
C'est de n'est pas exactement contenu un certain
ALGÉBRIQUE adj. Qui tient à l'al- nombre de fois dans un tout : deux est
gèbre formule algébrique.
:
une partie aliquante de neuf.
ALGÉBRIQUEMEIVT adv. Suivant ALIQUOTE {ko) adj. f. Math. Qui est
les règles de l'algèbre. contenu exactement un certain nombre
de fois dans un tout le nombre trois est
ALGÉBRISTE u.m. Qui connaît l'al- une partie aliquote de douze.
:

gèbre, l'enseigne.
ALGIDE adj. (algidus). Qui fait éprou- ALISE ou ALIZE n. f. Fruit de l'ali-
sier, aigrelet et d'un goût agréable.
ver des sensations de froid
ALGCAZlE, (goua-zile), n. m. Officier de
:
fièvre algide. ALISIER ou ALIZIER n. m. Genre
d'arbre, de la famille des rosacées.
police en Espagne.
ALGUE Plante qui vit à la surface
n. f.
ALITER Forcer à garder le lit.
V. tr.
S'aliter v. pr. Garder lit par maladie. i
ou au fond des eaux douces ou salées.
ALIBI n. m. (lat. alibi, ailleurs). Ab-
ALIZARI n. m. Racine de la garance.
sence d'un lieu prouvée par la présence
ALIZARIME n. f. Matière colorante
extraite de la racine de la garance.
dans un autre : les alibis sont fréquents en
matière criminelle. ALIZÉ adj. m. Se dit des vents qui ré-
ALIBIFORAIM n. m. Propos sans rap-
gnent de l'est à l'ouest entre les tropiques.
port avec la chose dont il est question. ALKÉKEIVGE n. m. Genre de plantes
ALIBILB adj. Propre à la nutrition. à baies d'une saveur acidulé.
ALIBILITE n. f, (lat. alere, nourrir). ALKERMÈS adj. et n. m. Préparation
Qualité d'une substance alibile. faite avec le suc du kermès animal.
ALIBOROnr n. m. Ane. Fig. Homme ALLAH n. m. Nom que les mahomé-
ignorant qui fait le connaisseur. tans donnent à Dieu Allah soit loué! :

ALICAIWTE n. m. Vin liquoreux que ALLAlTEMEWTn.m.Actiond'allaiter.


produit le territoire d'Ali ALLAITER v. tr. Nourrir de son lait.
cante un verre d'alicante
:

ALIDADE
mobile pour viser les ob-
jets et mesurer
n. f.

les angles.
Règle :J^ ALLAMTS n. m. pi. Qui vont les al-
lants et venants.
ALLÉCHAIVT, E
duisant :
adj. Attrayant, sé-
proposition alléchante.
:

3
ALL 8S ALL
ALLECHEIIIEIVT n. ID. Moyen d'allé- ALLEMAND, E adj. et n. Qui a rap
cher, appât. port à ou qui est de l'Allemagne.
AEiLiÉCHER V. tr. (lat. alUcere, atti- ALLEMAIVDE n. f. Danse vive et gaie
rer). Attirer par l'appât du plaisir — Pour à deux temps ; air sur lequel on l'exécute.
la COnj.j V. ACCÉLÉRER. ALLERV. int. {Je vais ou je vas, tu
vas, il va, nous allons^ vous allez, ils vont.
ALITÉE n. f. Passage étroit ; chemin
J'allais. 'J'allai. Je suis allé. JHrai. J'irais.
bordé d'arbres. Allées et venues, cour-
Va, allons, allez. Que faille..., que nous
ses réitérées.
allions, que vous alliez, qu'ils aillent. Que
AI.I.ÉGATION n. f. Citation d'un fait;
j'allasse. Allant. Allé, ailée). Se mouvoir,
assertion. se transporter d'un lieu dans un autre;
ALLÈGE n. f. Petit bateau à la suite conduire ce chemin va d Paris ; marcher
: :

d'un plus ^rand pour ce cheval va bien ; avancer ce travail ne :

l'alléger. Petit mur va pas; prospérer le commerce va; s'é-


:

d'appui sous la baie lever cette montagne va jusqu'aux nue.s;


:

d'une fenêtre (*). s'ajuster cet habit vous va bien; être sur
:

ALLÉGEAIVCE n. 1(> point de nous allons partir; se porter


:

f.Adoucissement. fSer- comment allez-vous? Aller aux voix, \0'


ment d'allégeance, ter il y va de, il s'agit de se laisser al-
; ;

serment de fidélité ler, s'abandonner. S'en aller


v. pr. Se
prêté au roi, en An- retirer; mourir: ce malade s'en va. —
gleterre. Nedites pas : je me suis en allé, je rrCé-
ALLÉGEME^rr n. ^tais en allé, mais je m'en suis allé, etc.
m .Diminution
. de Ecrivez va-t'en, et non va-t-en. On rem-
})oids,de charge Val- :
place quelquefois je suis allé, fêtais allé
égement d'un navire. par j'ai été, j'avais été^ etc. ; mais alors
Fig. : Vallégement de on fait entendre que l'aller a été suivi du
Vimpôt. retour. On nedoit pas dire ^e fus pour f al-
,
ALLEGER V. tr. Soulager d'une par- lai. A l'impératif, on dit vas-y pour va-y,
tie d'un fardeau. Ft^. Calmer, adoucir :
ALLERn. m. Action d'aller: l'aller et
alléger la peine. —
Conj ., v. abréger. le retour.

ALLÉGIR V. tr. Diminuer le volume :


ALLEUn. m. Propriété héréditaire.
alléqir une pièce de bois.
Franr-alle», héritage exempt de toute
redevance. V. Féodalité {Part. hist.).
ALLÉGORIE n. f. (gr. allos, autre ;
ALLIACÉ, E adj. Qui tient de l'ail.
agorein, représenter). Fiction qui présente
un objet à Tesprit, de manière à éveiller ALLIAGE n. m. Combinaison de mé-
la pensée d'un autre objet en cachant la :
taux par la fusion. Fig. Mélange impur :

Vérité au fond d'un puits, les poètes ont alliage de bien et de mal. Arith. Règle
fait une allégorie; peinture ou sculp- dalliage, opération qui consiste à déter-
ture représentant une idée abstraite le :
miner le prix d'un mélange quand on
tableau de la Calomnie, dApelle, était connaît le prix et la quantité des éléments
Wfie magnifique allégorie. qui le composent.
ALLÉGORIQUE adj. Qui appartient
ALLIANCE n. f. Union par mariage;
à l'alléfirorie.
anneau de mariage; confédération entre
Etats ou souverains traité d'alliance.
ALLÉGORIQUEMEIVT adv. Par al-
V. Part. hist. Fig. Union, mélange de
:

légorie. plusieurs choses alliance de la pnidence


:

ALLÉGORISER v. tr. Donner un sens et du courage. Alliance de mots, rappro-


allégorique. chement de mots formant une expression
ALLÉGORISTE OU ALLÉGORI- remarquable. Ex. il ne voit que la nuit,
:

SEIJR n. m. Qui explique les allégories. n'entenA^que le silence*


ALLÈGRE adj. Gai, dispos. ALLIÉ, E n. Parent par alliance con- ;

ALLÉGREME^TT adv. D'une manière fédéré. V. Part. hist.


allègre .^
ALLIER v. tr. {ad, et ligare, lier). Mê-
ler, combiner : allier l'or avec l'argent.
ALLÉGRESSE n. f. Grande joie qui
Fig. : allier la force d la prudence. S'ai-
éclate au dehors.
iiér V. pr. S'unir par mariage se liguer.
ALLÉGRETTO adv.et n. va. Mus. Di- ALLIER n. m. Sorte de filet à pren-
;

minutif d'a/Zegro. PI. des allégrettos. dre les perdrix.


ALLÉGRO adv. (m. ital.}. Vivement ALLIGATOP n.
et gaiement. N. m. jouer un allégro. PI. :
m. Crocodile de l'A-
des allégros. mérique du Nord (*).
Al^LÉGUER V. tr. Mettre en avant, ALLITÉRATION
prétexter : alléguer des raisons. n. Répétition des mêmes lettres, des
f.
ALLÉLUIA [lui-ia] n. m. Mot hébreu mêmes syllabes. Ex.:
qui signifie louez Dieu, et qui marque Non, il n'est rien que Nanine n'honore.
l'allégresse. PI. des alléluias. Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur
ALLÉLUIA n. m. Plante qui fleurit [vos têtes,
vers Pâques et qui fournit le sel d'oseille. ALLOBROGE n. m. Homme grossier,
ALM 39 ALP
d'un esprit lourd et incul^ae, par allusion
à rancien peuple de ce nom. V. p. hist. Al^lEEE n. f. Danseuse et chanteuse
en Orient.
AIXOCATIOIV n. t. Action d'allouer. AL.OÈS {èss) Plante
n. m. (gr. aloê).
Al,E.OCUTlOW n. f. (préf. ad et lat. grasse dont on extrait une résine amère
loqui, parler).Harangue de peu d'étendue. et purgative cette résine elle-même.
:

ALLiODIAIi, AL,E adj. Tenu en franc- AL.OÉTIQUE adj. Qui contient de l'a-
alleu : biens allodiaux. loès.
A1.E.ODIAL.ITÉ n. f. Qualité d'une AL.OI n. m. (lat. a lege, suivant la loi).
terre tenue en franc-alleu. Titre légal de l'or ot de l'argent; bonne
AL.L.OIVGE Pièce pour allonger.
n. f. ou mauvaise qualité d'une chose : mar-
AI.E.OIVGÉ,. E adj. Rendu plus long. chandises de bon aloi.
Jl/me, figure allongée^ qui exprime la dé- ALOPÉCIE n. f. (gr. alôpekia). Chute
convenue. des cheveux, des sourcils, etc.
AL.E.O]VGi:]iIEIVT n. m. Augmentation ALORS {lor) adv. En ce temps-là en ;

de longueur. ce cas-là alors n'en parlons plus. Jus-


:

A1.E.OIVGER V. tr. Rendre plus long ;


qu'alors loc adv. Jusqu'à ce moment-là.
étendre allonger le bras; porter; allon-
: Alors que loc. conj. Quand bien même :
ger un coup d'épée. alors que vous seriez malade; lorsque :
AI.LOPATHE OU AL,I.OPATHISTE alors que vous étiez malade.
n. m. Médecin qui traite par l'allopathie. ALOSE n. f. Poisson de.
AI.L,OPATHIE autre n. f. (gr. allas, mer.
;

pathos, maladie). Système médical qui ALOUETTE n. f. (lat.


a pour objet de guérir les maladies en alauda). Petit oiseau des
recourant à des remèdes d'une nature con- champs (*).

traire à ces maladies. V. homœopathie. ALOURDIR v. tr. Rendre lourd Vâge :

AI^I^OPATHIQUE adj. Qui a rapport à alourdit le pas.


l'allopathie. ALOURDISSEMENT n. m. Etat de
AJLLOPATHIQIJEIIEMT adv. D'après celui ou de ce qui est alourdi
la méthode allopathique. ALOYAU n. m. Pièce de bœuf coupée
A1.1.0PATHISTE le long du dos.
n. m.V. allopathe.
AL.E.OIJABL.E adj. Qui peut être alloué, ALPACA n. m. Ruminant
genre lama, dans rAméiùque
accordé.
A1.1.0IJER Décréter : allouer un
V. tr.
du Sud (*).

crédit; accorder allouer une indemnité.


:
ALPAGA n. m. Etoffe de'
laine faite avec le poil dCj
AX.L.IICIIOIV n. m. Dent de bois qu'on
l'alpaca.
adapte à certaines roues.
ALiLUMAGE n. m. Action d'allumer. ALPEJVSTOCK. ipin-stok) _. Long
AI.I.UAIER V. tr. (préf. ad et lat. lu- bâton ferré pour excursion dans la mon'^
tagne.
men, lumière). Mettre le feu. Fig. Exci-
ter : allumer la guerre, la colère.
ALPESTRE adj. des Alpes ; sit^
AI.l,lJniETTE n. f. Brin de bois ou de alpestre.
chanvre soufré. Allumette chimique, ALPHA n. m. Première lettre de
l'alphabet grec. Fig. L'alpha et l'o-
allumette préparée avec du phosphore et Q^
du chlorate de potasse. méga., le commencement et la fin.
AL.L.UMETTIER n. m. Fabricant d'al- ALPHABET n. m. (gr. alpha et bêta).
lumettes. Réunion de toutes les lettres d'une lan-
AL.L.U11IEUR n. m. Celui qui est chargé gue petit livre qui contient l'alphabet et
;

les éléments de la lecture. Ce sont, dit-on,


d'allumer les réverbères, les becs de
les Phéniciens qui ont inventé l'écriture
gaz, etc.
AJLliURE alphabétique. Le Phénicien Cadmus l'ap-
n. f. Façon de marcher. Fig.
Manière porta en Grèce de là elle passa aux Ro-
de se conduire son allure n'est :
;

pas franche. mains, qui l'ont transmise à toutes les


AIXUSIOIV langues néo-latines le français, l'espa-
n. f. (préf. ad et lat. ludere,
.

gnol, le portugais, l'italien, etc.


jouer). Figure qui consiste à dire une
chose qui a rapport à une autre, sans ALPHABÉTIQUE adj. Selon l'ordre
faire une mention expresse de celle-ci, de l'alphabet table alphabétique.
:

quoiqu'on ait en vue d'en éveiller l'idée. ALPHABÉTIQUEMENT adv. DanS


AE.I.IJVIAI., E ou AI.I.UVIE«r,EWWE l'ordre alphabétique,
adj. Qui est le produit d'une alluvion : ALPIN, E adj. Qui vit, qui croît sur
terrains alluviaux. les Alpes ou sur les hautes montagnes.
AJLI.UV10W n. f. (préf. ad et lat. luo, ALPINISME n. m. Goût des excur-
je lave). Terrain formé par le déplacement sions dans la montagne.
lent et graduel des eaux. ALPINISTE n. Touriste qui aime les
AI^MAQESTE n. m. Nom donné à des montagnes.
recueils d'observations
astronomiques ,
ALPIQUE adj. Qui se rapporte aux
dont VAlmageste de Ptolémée est le type. Alpes.
ALMAMACH {na) n. m, (ar. al, le; ma- ALPISTE n. m. Sorte de graminôo
nach, compter). Calendrier. appelé aussi millet long.
ALU 40 AMA.
ALSIIVE Y. moroeline.
n. f. AI.IJHIIVEJJX, EUSE adj. Qui a les
AEiTAlQUE adj. Se dit de la race dont propriétés de l'alumine,
le berceau est présumé se trouver dans ALUMIIVIUII (orne) n. m. Métal blanc,
les monts Altaï. léger, qui a l'éclat de l'argent.
AE.TÉH ARlLITÉ n .f. Qualité de ce qui ALUM n. m. Sulfate double d'alumine
peut être altéré l'altérabilité des couleurs.
:
et de potasse sel analogue.
;

AL.TÉR ABL.E: adj Qui peut être altéré. .


ALlMACiE n. m. Action d'aluner.
ALUIVATIOIVn. f. Formation de l'alun.
AI^TKRAMT, E adj. Qui altère; qui ALUMER V. tr. Imprégner de dissolu-
cause la soif. N. m. Un altérant. tion d'alun.
ALTÉRATION n. f. Changement de ALdMIÈRE n. Mine, fabrique d'alun.
f.
bien en mal altération de la santé; fal-
sification
:

altération des monnaies; soif


:
ALUTE ou ALUDE n. Basane molle f.

ardente; résultatd'une émotion intérieure et colorée qui sert à la reliure.


qui se manifeste dans les traits, la voix, etc. ALVÉOLAIRE adj. Qui appartient
ALTERCATIorv n. f. Contestation. On aux alvéoles. ,

a dit autrefois alterca.s n. m. ALVÉOLE n. m.


alveo- (lat.

AI.TÉRER V. (lat. alter, autre). lus, petite auge). Cellule d'a-


tr.
beille (*) ; cavité où la dent est
Chan2:er en mal ; falsifier altérer les :

Tnonnaies; refroidir altérer Vamitié; ex- :


«nchâssée.
citer la soif. Pour la conj., v. accélérer. ALVÉOLÉ, E adj. Qui est
AE,TERIVAT n. m. Ordre dans lequel composé d'alvéoles.
des choses différentes se succèdent pério-
ALVIIV, Eadj. Qui a rapport au bas-
ventre.
diquement Valtemat des cultures.
:

AI.TERMATIF, IVE adj. Qui agit AMABILITÉ n. f. Caractère d'une


personne aimable.
tour à tour. AMADOU m. Substance spongieuse
n.
AI.TER1VATIVE n. f. Succession de provenant de l'agaric du chêne, et pré-
choses qui reviennent tour à tour. Fiy. parée pour prendre feu aisément.
Choix je vous laisse Valtemative.
:
AMADOUER V. tr. Flatter, caresser,
AI.TÈRIVATIVEMENT adv. L'un pour obtenir ce qu'on désire.
après l'autre. AMADOUEUR, EUSE adj. et n. Flat-
AL.TERIVE adj. Géom. Se dit des an- teur.
gles formés par deux lignes parallèles AMADOUVIER n. m. Sorte de cham-
avec les côtés opposés d'une ligne qui les pignon dont on fait l'amadou.
coupe. Bot. Feuilles, fleurs alternes, dis- AMAICiRIR V. tr. Rendre maigre. V.
posées de chaque côté de la tige les unes int. Devenir maigre.
au-dessus des autres. AMAieRI$$MEMEMT n. m. Diminu-
A1.TERIVER V. int. Se succéder avec tion d'embonpoint.
plus ou moins de régularité. V. ir.Agric. AMALGAMATIOir n. f. Action d'a-
Varier la culture alterner les semences. : malgamer.
AI.TESSE n. f. (lat. altissimus, très AMALGAME m. (gr. ama, ensem-
n.
élevé). Titre d'honneur donné aux prin- ble; gamein, marier). Union du mercure
ces et aux princesses. avec un autre métal. Fig. Mélange bi-
AL.THiEA n. m. Nom scientifique de zarre, confusion.
la guimauve. AMALGAMER V. tr. Faire un amal-
AI.TIER, 1ÈRE adj. (lat, altior, plus game. É<i'>amalgamer v. pr. S'unir.
élevé). Orgueilleux. AMAIV n. m. Cri par lequel les Ara-
bes, les musulmans demandent grâce dans
aLTIÈREIHEIVT adv. Avec hauteur.
un combat. Demander Vaman, faire sa
AI^TITUDE n. f. (lat. altitudo, hau- soumission.
teur). Elévation verticale d'un lieu au- AMAMDE n. f. (gr. annig-
dessus du niveau de la mer dalê). Fruit de l'amandier ;

AL.TO n. m. La plus grave des voix de toute graine contenue dans un


femme et d'enfant; partie chantée par noyau.
ces voix; sorte de grand violon. PI. des AMAMDIER n. m. Genre
altos. d'arbres de la famille des rosacées, qui
AI^TRVlSniE n. m. (lat. alter, autre). porte des amandes.
Sentiment opposé à l'égoïsme {ego, moi) AMAIVT, E n. Celui qui aime une per-
dans la philosophie positiviste. sonne d'un autre sexe; qui est passionné
ALIICITE n. f. Genre d'insectes lépi- pour une chose : amant de la gloire, de
doptères nocturnes. la liberté.
AI.CIDE n. f. V. ALUTE. AMARAIVTACEES n. f. pi. Famille
AE.UDEL, n. m. Chim. Assemblage de de plantes qui a pour type le genre ama-
pièces de poterie qui s'emboîtent pour rante. S. une amarantacée.
:

former un tuyau. AMARANTE n. f. (gr. ama-


AE.UIIIEE.L.E n. f. Lame de couteau, rantos ,
ne se flétrit pas).
qui
d'épée. Fleur d'automne, d'un rouge de
ALVniIME II. f, Chim. Oxyde métalli- pourpre velouté. Adj. ; étoffé
que qui a pour radical l'aluminium. amarante.
AMB 41 AMB
AMARINAGE n. m. Action d'amari- AMBIA^'T, adj. {l2it.ambiens).Phys.
ner un navire. Qui entoure, enveloppe : fair ambiant.
AMARl^ER V. tr. Mar. Envoyer des AMBIDEXTRE adj. et n. (lat. ambOy
hommes pour remplacer l'équipage d'un deux; dextra, main droite). Qui se sert
bâtiment pris sur l'ennemi habituer un ; également bien des deux mains- — On
équipage à la mer ramarmer Lesmatelots. attribue à l'éducation plutôt qu'à la na-
AMARRACiE n. m. Mar. Action d'a- ture la singulière particularité d'une
marrer un navire. main plus adroite, plus dextre que l'au-
AMARRE n. f. Câble pour amarrer. tre. Ainsi,suivant l'opinion générale,
hommes
AMARRER v. tr. Attacher, fixer un tous les naîtraient ambidextres,
c'est-à-dire avecdeux mains douées d'une
navire au moypn d'une amarre.
AMARVLL.IDÉKS n. f. pL Famille égale dextérité. Cette opinion est assez
difficile à admettre, si l'on considère le
de plantes qui comprend les narcisses.
très petit nombre d'ambidextres que l'on
S. une amaryllidée.
:

AMARYLLIS {lice) n.f. Plante d'agré- trouve chez les sauvages aussi bien que
chez les peuples civilisés.
ment, type de la famille
des amaryllidées (*).
AMBIGU n. m. Repas où l'on sert à la
AMAS n.m. {gr. amaôy fois les viandes et le dessert.

j'entaspe). Accumulation.
AMBIGU, E adj. {lat ambiguus, équi-
voque). Qui présente deux sens réponse
AMASSER v.tr.Faire ambiguë.
:

un amas. V. int. Thésau-


AMBIGUÏTE
riser : la vieillesse aime n.^ f. Défaut de ce qui
est équivoque, à dr \ble sens.
à amasser.
AMASSETTE n. f. AMBiGUMEi^l àdv. D'une manière
Petit couteau à lame ambiguë-
flexible pour amasser les AMBITIEUSEME^'T adv. Avec am-
bition.
couleurs broyées.
AMASSEUR, EUSE AMBITIEUX, EUSE adj. et n. Qui a
n Qui amasse. ou qui annonce de l'ambition : homme,
AMATELOTAGE n. projet ambitieux. Fig. Style ambitieux,
m. Action d'amateloter. trop recherché.
AMATELOTER v. tr. Mar. Associer AMBET(0]W n. f. (lat. ambire, recher-
les matelots deux à deux pour faire le cher ardemment). Désir immodéré de
gloire, de fortune, etc. Se prend aussi en
service.
AMATEUR adj. et n. (lat. amare, ai-
bonne part ambition louable.
:

mer). Qui a du goût, du penchant pour AMBITIONNER v. tr. Rechercher


quelque chose amatfur de tableaux. Fig. avec ardeur.
:

Qui aime la poésie, les beaux-arts sans AMBLE n. m. (lat. ambulare^ aller}.
en faire profession : c'esi un amateur. Allure d'un
cheval entre le
AM.ITIR v. tr. Rendre mat l'or, l'ar-
pas et le trot,
gent, leur ôter le poli.
AMAUROSE par laquelle
n. f. (gr. amaurosis, ob-
l'animal lève
scurcissement).Cécité plus ou moins com-
plète causée parla paralysie de la rétine
en même temps
les deux jam-
et du nerf optique; vulgairement goutte
sereine.
bes du même
côté ().
AMAZOIVE n. f. mazos,
{a priv.et gr,
AMBLER
mamelle). Femme d'un courage mâle et V. int. Aller
guerrier. V. AMAZONES {Fart, hist.)- Lon-
l'amble.
gue robe de drap que les femmes portent AMBLYOPlEn. f. Affaiblissement de
pour monter à cheval.
la vue.
AMBAGES n. f. pi. (lat. ambaaes, dé- AMBON n. m. V. JUBÉ.
tours). Circuit, embarras de paroles ex- :
AMBRE n. m. (ar. anber). Substance
pliquez-vous sans ambages, c'est-à-dire résineuse et aromatique qui a la consis-
sans df'tonrs. tance de la cire. Ambre gris, substance
AMBASSADE n. f. {Ut.ambactus, va- de couleur cendrée, tenace et flexible,
let qui fait les commissions). Fonction qui exhale une odeur analogue à celle du
d'ambassadeur ; son hôtel. Fig. Message musc. Ambre jaune, matière résineuse
entre particuliers : chargez-vous de Vam- fossile, dure, cassante, demi-opaque ou
bassade. Fam. presque transparente, d'une couleur va-
AMBASSADEUR n. m. Représentant riant du jaune pâle au rouge hyacinthe ;
d'un Etat près d'une puissance étran- on l'appelle encore swrcm. L'ambre jaune
gère. Fig. et fam. Toute personne char-
(en grec êlektron) a donné son nom à l'é-
gée d'un message. lectricité, parce que, frotté, il attire les
AMBASSADRICE n. f. Femme d'am- corps légers. Fig. Fin comme V ambre,
bassadeur; femme chargée d'un message- adroit, pénétrant.
AMBE n.m. (lat- ambo, deux). Deux nu- AMBRER V. tr. Parfumer d'ambre.
méros pris ou sortis ensemble à la loterie. AMBRETTE f. Sorte de plante
n.
AMBBSAS (zass) n. m. V. besas. dont la graine exhale une odeur de musc»
AME 42 AMI
AMBROISIE n. f. (a priv. et gr. bro- parer avec art : amener un incident; oc-
mortel). Nourriture des dieux. Fig.
if08, casionner : la guerre amène bien des
Mets exquis. —
Cette délicieuse nourri- maux. Mar. Amener les voiles, les mettre
ture des dieux de l'Olympe, qui, selon la bas ; amener vavillon, se rendre. Prend —
Fable, rendait immortels ceux qui en un é ouvert devant une syllabe muette.
goûtaient, a été un sujet de controverse AMÉMlTÉ n. f. ( lat. amœnus agréa- ,

pour les commentateurs. Elle était, di- ble). Douceur, affabilité.


sent les anciens, neuf fois plus douce que AAIEIVTACÉES {man) n. f. pi. Genre
le miel; mais ils ne sont pas d'accord sur
des ormes, des bouleaux, des saules, etc.
cette fiction le plus grand nombre en
:
S. :une amentacée.
font un aliment solide et l'opposent au
A]HEi\^Ui8ER v.tr.Rendre moins épais.
nectar, qui était un breuvage.
AMBROSIEM, KNNE adj. Qui con-
AMER, ÈRE
adj. (lat. amarus). Qui a
une saveur rude et désagréable. Fig, Ex-
cerne le rit attribué à saint Ambroise :
trême douleur amère; triste, doulou-
:
chant ambrosien. reux souvenir amer; piquant raillerie
: :

AMBULiA^CE: n. f. (lat. amhulare, amère; dur reproches amers. N. m. Ce


;

marcher). Sorte d'hôpital qui accompa- qui est amer: prendre des amers; fiel de
gne une armée. quelques animaux.
AMBUL.A]VCiER, ÈRE n. Personne AMERS n. m. pi. Mar. Marques sur les
attachée au service d'une ambulance. côtes, pour guider les navigateurs.
AMBUI^AMT. ;^^dj. Qui n'a pas de AMÈREMETVT adv. Avec amertume.
résidence fixe T'de. nnd n.mmil.nnt.
: i, 1
AMÉRICAUV, AINE adj. et n. Qui est
AMBUl^ATOIRIi. ddj. Jurisp. Qui n'a d'Amérique.
Sas de siège fixe le parlement était am-: AMERTUME n. f. Saveur amère. Fig.
ulatoire. Affliction les amertumes de la vie; ai-
:

Ame n. f. (lat. anima, souffle, vie). greur -.^critiquer avec amertume.


Principe de la vie; qualités morales, bon- AMETHYSTE n.f.(gr. amethustos, qui
nes ou mauvaises: âme noble, abjecte; n'est pas ivre), Pierre précieuse de couleur
conscience, pensée intime les yeux sont :
violette. Les anciens lui attribuaient
le m.iroir de l'âme; habitant ville de :
la propriété de préserver de l'ivresse.
20,000 âmes; a^ent, moteur principal :
AMEUBLEMEIVT n. m. Ensemble de
cet homme était l'âme du complot; la meubles garnissant un appartement.
discipline est Vâme d'une armée. Homme AMEUBLIR V, tr. Faire entrer ses
sans âme qui ne sent rien ; chanter avec
,
immeubles dans la communauté conju-
âme, avec expression, sentiment; rendre gale; rendre une terre plus meuble, plus
Vâme, expirer. Par ext. Petite pièce d'un légère.
instrument à cordes, d'un soufflet, etc. :
AMEUBLISSEMEMT n. m. Action
rame d'un violon; vide intérieur d'une d'ameublir.
bouche à feu. AMEUTEMEIVT n. m. Action d'a-
AMÉ, E adj. Chanc. Aimé à nos meuter,
amés et féaux, etc. Vieux.
:
AMEUTER V. tr. Assembler des chiens
courants pour la chasse, ou les jeunes
AHÉL.I0RATI01V n. f. Progrès vers chiens avec les vieux pour les dresser ;
le bien.
soulever, attrouper ameuter le peuple.
:

AMÉLIORER y. tr. Rendre meil- AMI, E n. (lat. amicus). Avec qui on


leur. est lié d'une affection réciproque. Fig.
AMEW {mène). Mot hébreu qui signi- Partisan ami de la vérité. Adj. Propice,
:

fie ainsi sait-il. Dans le langage ordi- favorable voix amie rivage ami vents
: , ,

naire, dire, répondre amen, consentir à amis.


une chose. PI. des amen. AMIABLE adj. Affectueux, gracieux:
AMÉMAGElliENT n. m. Action d'a- accueil amiable. A Tamiable, loc. adv.
ménager; résultat de cette action. De gré à gré arranger un différend d
:

AMÉMAGER v. tr. Régler les coupes Vamiable. Vendre à l'amiable de gré à ,

d'une forêt; disposer avec ordre, gré.


A9IEIVDABL.E adj. Qui est susceptible
AMIABLEMEWT adv. D'une manière
d'amélioration amendables.
: terres
amiable.
AMIAIVTE m.
(gr. amiantos , in-
n.
AMEMBE n. f. Peine pécuniaire.
corruptible). Minéral filamenteux incom-
Amende honorable^ aveu public d'une bustible. —
Les anciens regardaient l'a-
faute, d'un crime. Faire amende huno. miante comme une espèce de lin incom-
rable, demander pardon. Frtm. bustible ; ils le cardaient, le filaient, et en
AMEIVDEMEMT n. m. Changement en faisaient des nappes, des serviettes, etc.,
mieux modification à une loi engrais.
; ; que l'on jetait au feu quand elles étaient
AMEIVUER v. tr. (lat. amenddre, cor- sales, et qui en sortaient plus blanches
riger). Rendre meilleur; modifier amen- : que si on les eût lavées. C'est dans une
der un projet de loi. S'amender v. pr. toile d'amiante qu'ils brûlaient les corps
Se corriger. des personnages distingués, dont ils vou-
'
AHEIVER v. tr. Conduire en menant. laient conserver les cendres pures et sé-
Fig. Introduire : amener une mode; pré- parées de celles du bûcher. On en corn-
AMN ^.3 AMO
pose aujourd'hui des mèches qui brûlent '
Pardon accordé par le souverain à des
dans l'huile sans se consumer et un pa- condamnés politiques; pardon, oubli.
pier précieux en ce qu'il est incombus- AMNISTIÉ n. m. Qui a été l'objet
tible. On a employé l'amiante pour faire d'une amnistie.
des tuniques de pompiers. AMNISTIER V. tr. Faire grâce à des
AMICAIi, E adj. Inspiré par l'amitié. condamnés. Par ext. Pardonner.
PI. conseils amicaux.
:
AMODIATAIRE n. Qui prend une
AMICALEIUEMT adv. D'une manière terre à ferme.
amicale. Ne pas dire amicahlement. AMODIATEUR, TRICE n. Qui Cède
ASIICT {ami) n. m. Linge qui couvre une terre par amodiation.
les épaules du prêtre à la messe. AMODIATION n. Action d'amodier.
AM IDE n. f. Chim. Classe de composés AMODIER v. tr. (préf. ad et lat. mo-
f.

qui diffèrent des sels ammoniacaux par dium boisseau). Affermer une terre
,
l'absence des éléments de l'eau. moyennant une redevance.
AMIDOTV n. m. (gr. amnion). Fécale AMOINDRIR V. tr. Rendre moindre.
que l'on retire le plus souvent des céréa- V. int. Devenir moindre
les pâte composée avec cette fécule et
;
AMOINDRISSEMENT n. m. Dimi-
qu'on délaye pour faire de l'empois. nution.
AMlDOWMER v.tr. Enduire d'amidon.
AMOE.L.IR Rendre mou. Fig.
V. tr.
AMiDOiVIVERlE n. f. Fabrique d'a- Rendre efféminé repos amollit.
: le
midon. AMOI.E.ISSANT, E adj. Qui amollit :
AMIDOIVJVIER n. m. Qui fait, vend plaisirs amollissants.
de l'amidon. AMOLLISSEMENT n. m. Action d'a-
AMIIVCIK Rendre plus mince.
V. tr.
mollir.
AMUVCISSEMEIVT n. m. Action d'a-
mincir.
AMONCELER v. tr. Mettre en tas. —
Prend deux / devant une syllabe muette.
AMlRAlf n. m. (ar. amir, chef). Qui
occupe le grade le plus élevé dans la
AMONCELLEMENT n. m. Action
marine de l'Etat. Adj. Vaisseau amiral, d'amonceler.
monté par un amiral. AMONT n. m. (préf. ad et lat. mons,
AMIRAE.AT n. m. Dignité d'amiral. montagne). Côté d'où descend un fleuve.
AIIIIRAL.E n. f. Femme d'un amiral. En amont de, loc. prép. Au-dessus de.
AMIRAIVTE n. m. Grand amiral chez Son opposé est aval.
les Espagnols., AMORÇAGE n. m. Action d'amorcer.
AMIRAUTÉ n. m. Tribunal et conseil AMORCE n. f. (préf.ad et lat. mor-
des amiraux; dans certains pays, admi- sus, action de mordre). Appât; poudre
nistration supérieure de la marine. dans le bassinet d'une arme à feu. Fig.
AMISSIBILITÉ n. f. Jurisp. Qualité Tout ce qui attire en flattant : les amor-
de ce qui peut être perdu. ces du plaisir.
AMlSfi$iBE,E adj. (lat. am^ss^o, perte). AMORCER V. tr. Garnir d'une amorce.
Jurisp. Qui peut être perdu- Fig. Attirer par des choses qui flattent ;
AMISSIOIV n. f. Jurisp. Perte. amorcer par la louemge.
AMITIÉ n. f. (lat. amicitia). Attache- AMORÇOIR n. m. Outil pour com-
ment mutuel plaisir, bon office faites- mencer un trou dans le bois.
;

moi Vamitié de... PI. Caresses, paroles AMOROSO :


adv. (m. ital.). Mus. D'une
obligeantes il m'a fait mille amitiés. manière tendre.
:

AMMI n. m. Plante ombellifère dont phê, AMORPHE adj. (a priv. et gr. mor-
la semence est un carminatif. forme). Se dit des substances qui
AMMOJyiAC, AQUE adj. Gaz ammo- n'ont point de forme régulière et déter-
niac, gaz d'une odeur acre, formé d'azote minée Vétat amorphe du phosphore. :

et d'hydrogène combinés. Sel amm.oniac, AMORTIR v. tr. (i-ad. mort). Rendre


chlorhydrate d'ammoniaque. Gomme am- moins violent amortir un coup ; affai- :

moniaque, gomme-résine produite par blir Vâge amortit les passions. Amortir :

une plante d'Afrique. une rente, l'éteindre en en payant le ca-


pital.
AMMOIVIACAE., E, AUX adj. CMm. AMORTISSABLE adj. Qui peut être
Qui contient de l'ammoniaque.
amorti : rente amortissable.
AMMOMIACÉ, E adj. Qui contient AMORTISSEMENT n. m. Rachat
de l'ammoniaque.
d'une rente. Caisse d'amortissement,
AMMONIAQUE n. f. Dissolution du dont les fonds sont destinés à l'extinction
gaz ammoniac dans l'eau, vulgairement
graduelle de la dette publique.
appelé alcali volatil; le gaz ammoniac
lui-même. S'emploie aussi au m.
AMOUR n. m. (lat. amor, de amare,
aimer). Sentiment par lequel le cœur se
AMMONITE n. f. Genre de co-
porte vers ce qui lui plaît fortement et
quilles fossiles, vulgairement appe-
lées autrefois cornes d'Ammon
en désire la possession amour de Dieu, :
.
de la patrie, de la vertu; penchant dicté
AMurÉsiE n. f. (priv. a et lat. mnésis, par les lois de la nature amour mater- :
mémoire). Diminution ou perte de la
oaémoire.
nel, filial; passion amour des arts. :

Est masculin au singulier et générale
AMIViliTIS n. f. (^r. amnêstia, oubli). ment féminin au pluriel . un amour in-
AMP 44 AMU
senséf des amours insensées. — Dieu de la de la zone torride qui, par cette raison,
Fable. projettent leur ombre en un temps de
AMOURACHER V. tr. Engager dans l'année vers le midi, et en l'autre vers le
une folle passion. S'amouracher v. pr. nord.
S'éprendre d'une folle passion. amprithÉAtre n. m. (gr. amphi;
AIHOL'KlilTTE n. f. Amour passager ; autour; theatron, théâtre). Partie d'un
moelle épinière du mouton et du veau théâtre en face de la scène; lieu garni de
dont on fait des garnitures dans la pré- gradins où un professeur fait son cours ;
paration de certains mets. Bot. Nom vul- chez les Romains, vaste enceinte ronde
gaire de quelques plantes des cliamps. ou ovale, avec des gradins pour les fêtes
AMOUREUSEMEnîTadv. A vec amour. publiques Terrain en amphithéâtre, qui
AMOUREUX, EUSE adj. Qui aime va en s'élevant graduellement.
avec amour, avec passion. N. m. Amant. AMPHITHRITE n. f. (déesse de la
AMOUR-PROPRE n. m. Sentiment
mer). Nom poétique de la mer. V. part,
plus ou moins juste qu'on a de sa dignité, HIST.
de sa valeur. PI. des amours-propres. AMPHITRYOTV n. m.fnom d'un prince
AMOVIB1I.ITÉ n. f. Etat de ce qui thébain qui figure dans une pièce de Mo-
est amovible. lière). Celui chez qui l'on dîne.
AMOV1BL.E adj. {movere, mouvoir). V. PART. HIST.
Qui peut être changé de place ou destitué, AMPHORE n. (lat. ampho- f.
en parlant de certains fonctionnaires, Vase antique à deux anses.
ra).
AMPÉL.IDÉES n.f.pl. {ampelos,vigne). AMPLE adj. (lat. amplus).
Famille de plantes, a la vigne pour lype. Large. Fig. Au delà de la me-
AMPÉLOGRAPHIE n. f. (gr. ampe- sure commune : ample repas^
los, vigne; graphô, je décris). Partie de ample récit.
la science qui traite de la vigne. AMPLEMEIVT adv. D'une manière
AMPÈRE n. m. Phys. Unité d'inten-
ample.,
AMPLEUR n. f. Qualité de ce qui est
sité des courants électriques.
AMPHIBIE adj. et n. (gr.rt?wpAd,deux; ample. Fig. Abondance, élévation, sur-
tout en parlant du style.
hios., vie). Qui peut vivre dans l'air et
dans l'eau phoque., grenouille, croco-
:
A.MPLIATIF, IVE adj. Qui augmente,
qui ajoute.
dile, etc. ManiniîrèresainphibieNn. m.
pi. Ordre de mammifères qui vivent tan-
AMPLIATION n.f. Double d'un acte.
tôt sur terre, tantôt dans Teau, mais AMPLIFIANT, E adj. Qui grossit les
sont obligés de venir respirer l'air à la objets : verre amplifiant.
surface phoque, morse.
: AMPLIFICATEUR n. m. Qui ampli-
AMPHIBIEMS n. m. pi. Subdivision fie, exagère.
de la classe des reptiles, animaux k peau AMPLIFICATION n. f. Développe-
nue, généralement aquatiques dans le ment d'un sujet donné. Fig. Exagération.
jeune âge et aériens dans l'âge adulte :
AMPLIFIER V. tr. (lat. amplificare,
crapaud, grenouille, salamandre, étend'-e, augmenter). Etendre par le dis-
AMPHIBOLOGIE n. f. (gr. amphi- cours ; exagérer.
bolos , ambigu; logos, discours). Sens AMPLITUDE n. f. Arc de la courbe
équivoque ambiguïté double sens que
; ; que décrit un projectile; grandeur an-
représente une phrase mal construite : gulaire l'amplitude des oscillations du
:

Je porte des bonbons d mes enfants qui pendule.


sont dans la poche de mon habit. AMPOULE n. f. (lat. ampulla, sorte
AMPHIBOLOGIQUE adj. A double de vase). Petite tumeur constituée par
sens : oracle amphibologique. une accumulation de sérosité dans l'épi-
AMPHlBOLOGIQUEME^Tadv.D'u- derrae et qui survient le plus souvent aux
ne manière amphibologique. mains. iVe pas se faire d'ampoules aux
AMPHICTYOM ( an-fik-cion ) n. m. mains, travailler mollement. Saiute am-
poule, V. part. hist.
Représentant d'une des villes confédérées
de la Grèce. V. amphictyonie [Part, AMPOULÉ, B adj. Boursouflé, empha-
tique style, discours ampoulé.
:
hist.).
AMPHl€TirO!VIDE adj. Se disait des i%MPUTATION n. f. Action de cou-
villesgrecques ayant droit d'envoyer un per, de retrancher un membre.
représentant auconseil des amphictyons. AMPUTÉ, E adj. et n. Qui a subi une
AMPHICT YOIVIE n. f. V. PART. HlST. amputation.
AMPHICTYOTVIQUE adj. Qui a rap- AMPUTER V. tr. (lat. amputare, cou-
port aux amphictyons. per). Pratiquer une amputation.
AMPHIGOURI n. m. Discours sans AMULETTE n f. (lat. amuletum; de
suite et qui n'a pas de sens. amoliri, écarter). Objet qu'on porte sur
AMPHIGOURIQUE adj. Obscur. soi comme un prétendu préservatif.
AMPHIGOURIQUEME^îTadv.D'une AMUNITIONNER V. tr Pourvoir des
manière amphigourique. munitions nécessaires.
AMPHliSCiEMS n. m. pi. (gr. amphi, AMURE n. f. Mar. Nom de certaina
des deux côtés; skia, ombre). Habitants cordages qui fixent les voiles.
ANA 45 ANA
AmJRER V. tr. Tendre plus ou moins ANAGOGIQUE adj. Qui tient de l'a-
ramure d'une voile. nagogie.
AIIIUSABE.E: adj. Qui peut être amusé: ANAGRAMME n. f. ana, en ar-
(gr.

il y a des vieillards qui sont encore amu- rière ; gramma, lettre). Arrangement des
sables et des jeunes gens qui ne le sont lettres d'un mot, de telle sorte qu'elles
plus. forment un autre mot et un autre sens :

AMIJSAMT, E adj.Qui amuse. l'anagramme du mot Versailles est ville


AMUSEMENT n. m. Action d'amu-
seras; de vapeur, paveur; de Révolu-
tion française, un veto cors© la finira.
Ser, de s'amuser ce qui amuse, distrait.
;
ANAL, E adj. Qui a rapport à l'anus.
AMUSER V. tr. (rad. muser).Divertir: ANALECTES n. m. pi. (gr. analektos^
amuser enfants; récréer amuser l'es-
les :
recueilli). Morceaux choisis d'un ou de
prit; tromper en préoccupant amuser :
plusieurs auteurs.
l'ennemi; repaître de vaines espérances :
ANALEPTIQUE adj. Propre à rendre
amuser par des promesses. des forces :chocolat est analeptique.
le
AIIIJSETTE n. f. Petit amusement. ANALOGIE n. f. (gr. analogia, rap-
AMUSEUR n. m. Qui amuse , qui port). Rapport, similitude d'une chose
trompe. avec une autre : la langue italienne a
AMYGDAI.E n. f. ( gr. amugdalê ,
beaucoup d'analogie avec la langue latine.
amande). Anat. Glande en forme d'a- Par analogie^ d'après les rapports qui
mande, située de chaque côté de la gorge. existent entre les choses juger, raison» :

AM¥G»AI.ÉES n. f. pi. Famille de ner par analogie.


plantes dont le type est l'amandier. S. : ANALOGIQUE adj. Qui tient de l'ana-
une amygdalée. logie.
AMYGDALITE n. f. Inflammation des ANAI.OGIQUEMENT adv. D'une ma-
amygdales. nière analogique.
AMYGDAI.OÏDE adj. et n. f. Se dit ANALOGISME n. m. Raisonnement
de roches qui contiennent de petits corps par voie d'analogie.
blancs en forme d'amande.
ANALOGUE adj. Qui a de l'analogie,
de la ressemblance avec une autre chose.
AMITLACÉ, E adj. De la nature de ANALYSABLE adj Qu'on peut ana-
l'amidon. lyser.
Alir n. m. (lat. annus). Temps que met
la terre à tourner autour du soleil. Boti
ANALYSE n. (gr. analusis, décom-
f.
position). Décomposition d'un corps en
an, mal an, compensation faite des bon- ses principes constituants analyse de :

nes et des mauvaises années. PI. Vieil- l'eau, de Z'ai'r, etc.; résumé d'un texte, d'un
lesse, temps Voutrage des ans.
:
discours. Gram. Analyse logique, décom-
AJ¥A n. m. Recueil de bons mots. PI. position d'une phrase en propositions et
des ana.
de chaque proposition en sujet, verbe et
AIVABAPTISME n. m. Doctrine des attribut. Analyse grammaticale, celle
anabaptistes. qui prend les mots un à un pour en indi-
AIVABAPTISTE n. m. (gr. ana, de quer l'espèce, le genre, etc. Log. Mé-
nouveau ; baptizô, je plonge dans l'eau). thode qui consiste k énumérer, distin
Membre d'une secte dans laquelle on ne guer et comparer entre elles les idées,
baptise les enfants qu'à l'âge de raison
partielles contenues dans une idée géné-
ou on les rebaptiseà cet âge. rale. Son opposé est synthèse.
ANACHORÈTE (ho) n. m. (gr. ana, ANALYSER v. tr.Faire une analyse.
en arrière; choreô, je vais). Ermite, reli- ANALYSTE n. m. Qui est versé dans
gieux qui vit seul dans un désert. l'analyse.
ANACHRONISME n. m. (gr. ana, en ANALYTIQUE adj. Qui procède par
arrière; chronoSy temps). Faute contre la voie d'analyse méthode analytique, par
:

chronologie;chosequ'on fait revivre aune opposition à méthode synthétique. Lan-


époque où elle n'a plus de raison d'être. gues analytiques, celles qui expriment
ANACOLUTHE n f. Ellipse par la- les diverses idées et les rapports qui les
quelle on omet dans une phrase le corré- lient par des mots et des signes isolés.
latif d'un n»ot exprimé. Ex. qui dort dîne, : ANALYTIQUEMENT adv. D'une ma-
pour celui qvi dort... nière analytique.
ANACRÉONTIQUE adj. Léger, gra- ANAMORPHOSE n. Image gro' f.
cieux, bachique, dans le goût des odes du tesque, difforme, quand elle est observée
poète Anacréon : vers anacréontiques. d'un certain point.
ANADYOMÈNE adj. (gr. anaduomai, ANANAS {anana) n. m.
je sors de l'eau). Surnom donné à Vénus, Plante et fruit d'Amérique.
formée par l'écume de la mer. ANAPESTE n. m. Pied
ANAÉROBIE adj. Se dit d'êtres micros- de vers grec ou latin com-
copiques pouvant se passer d'air libre. posé de deux brèves et d'une
ANAGOGIE n. m. Elévation de l'âme longue.
vers les choses divines; interprétation d'un ANAPESTIQUE adj. Se
texte des Ecritures par laquelle on s'élève Jit des vers grecs et latins composés
du sens naturel et littéral au sens spiri- d'anapestes.
tuel et mystique. ANARGBIE n. f. (a priv. et gr. arche.
ANC 46 ANE
commandement^. Absence d'autorité dans ANCRE n.(gr. agkura, crochet).
f.
un Etat; désordre. Mar. Instrument en fer à deux g>
AMARCHIQIIE adj. Qui tient de l'a- becs, qu'on laisse tomber au ^> wi^ ^ '

narchie. fond de la mer pour fixer un J


AIVARCHlQfJElIEnrT adv. D'une ma- navire. Fig. Ancre de salut,
'JuJL^
nière anarchique. unique ressource. ^^^^^
AnrARCHlNTE n. m. Fauteur de trou- ANCRER V. int. Jeter l'ancre.
bles. ANDAlN n. m. Herbe qu'un laucheur
AIVASARQIJE n. m. Méd. Infiltration peut abattre à chaque pas qu'il fait.
de sérosité dans le tissu cellulaire. ANDALOU, OUSE adj. et n. Qui est
ANASTOMOSE n. f. Anal. Jonction de l'Andalousie.
de deux vaisseaux. ANDANTÉ ou ANDANTE adv. Mus.
ANASTOMOSER (S') V. pr. Se join- Modérément. N. m. Air d'un mouvement
dre par les bouts de manière à former modéré. PI. des andantes.
une anastomose. ANDANTINO adv. Mus. D'un mouve-
ANASTROPUE n. f. Renversement de ment plus animé que l'andante. N. m.
l'ordre naturel des mots. Ex. me voici, :
Morceau joué dans ce mouvement. PI. des
pour voici moi. andantinos.
ANATHÉMATISER V. tr. Frapper ANDOl]IL.L,E n. f. Boyau de porc rem-
d'anathème, excommunier. pli de la chair du même animal.
ANATHÈME n. m. Excommunication ;
ANDOi:iLL.ER n. m. Espèce de petite
blâme solennel. Adj. bulle anathéme, :
corne qui vient au bois du cerf, du daim
qiCil soit anathèm.e. et du chevreuil.
ANATIDES n. m. pi. Famille d'oiseaux ANDOIIILI.ETTE n. f. Petite an-
palmipèdes dont le canard est le type. douille.
S. une ayiatide.
:
ANDROGYNE adj. Bot. Se dit des vé-
AIVATOMIE n. f. (gr. ana, à travers; gétaux qui réunissent à la fois des fleurs
îomê^ action de couper). Action, art de mâles et des fleurs femelles, comme le
disséquer le corps humain ou celui d'un noyer, le noisetier.
animal; représentation en plâtre ou en ANDROÏDE n. m. Automate à figure
cire d'un corps disséqué. humaine.
AWATOMIQUE adj. Qui appartient à ÂNE n. m. (lat. asinus). Quadrupède
l'anatomie. plus petit que le cheval, à longues oreilles.
AMATOMIQVEMENT adv. D'une ma- Fig. Homme ignorant.
nière anatomique. ANÉANTIR V. tr. Détruire. Par ext.
ANATOMISER v. tr. Faire l'anatomie. Rendre stupéfait, confondu ; exténuer de
AMATOMiSTi^ n. m. Celui qui s'oc- fatigue.
cupe d'anatomie. ANÉANTISSEMENT n. m. Destruc-
ANCÊTRES n. m. pi. (lat. ante, aupa- tion entière.Par ext. Abattement.
ravant; cedere, marcher). CeuxL, de qui ANECDOTE n. (gr. anekdotos, non f.

on descend, ceux qui ont vécu^avant nous. publié). Petit fait historique peu connu.
S. : Mw ancêtre, une ancêtre. .4NECDOTER n. m. Qui a l'habitude
ANCHE n. f. agchô,je ré-
(gr. de raconter des anecdotes.
trécis). Languette dont les vibra-
tions produisent les sons dans
certains instruments à vent (*)
c^ ANECDOTIQIJE
necdote, qui renferme des anecdotes.
AnÉEn. f. Charge d'un âne.
adj. Qui tient de l'a-

ANCHILOPS (kî) n. m. Méd. Petite ANÉMIE n. f. (a priv. et gr. aima^


tumeur dans l'angle interne de l'œil. sang). Appauvrissement du sang.
ANCHOIS n. m. (esp. anchovas). Petit ANÉMIQUE ,adj. Qui est causé par
poisson de mer. l'anémie.
ANCIEN, ENNE adj. (lat. ante, aupa- ANÉMOMÈTRE n. m. (gr. anemos^
ravant). Qui existe depuis longtemps ; vent metron, mesure). Phys. Instrument
;

qui a existé autrefois iancienné Grèce ;


:
qui sert à mesurer la vitesse et la force
qui n'est plus en fonction Vancien pré- :
du vent.
fet. N. m. Personnage de l'antiquité un :
ANÉMOMÉTRIE n. f. Mesure de la
ancien disait... PI. Vieillards les anciens. :
du
vitesse et de la force vent.
ANCIENNEMENT adv. Autrefois.
ANÉMONE n. f. Bot. Espèce
ANCIENNETÉ n. f. État de ce qui est de renoncule.
ancien ^ancienneté d'une loi; priorité
:

avancement par ancienneté-


:
ANEMOSCOPE n. m. (gr.
anemos, vent skopeô, j'examine). In-
ANCILE n. m. Bouclier sacré des Ro- ;

strument qui sert à faire connaître la


mains, leur palladium. direction du vent la girouette est un:
ANCOI.1E n. f. Planto de anemoscope.
la famille des renonculacées,
qui donne de très belles
Anerie n. m. Grande ignorance ;

lîeurs de couleurs variées (*).


faute grossière. Fam.
ANCRACiE u. m. Lieu Anesse n. Femelle do l'âne.
f.

pour ancrer. ANESTHÉSIE n. f. (a priv. et gr. ais'


ANG 47 ANG
//i^m,sensibilité).Privation plus ou moins | ANGLAIS, E adj. et n. Qui est d'An-
complète de la faculté de sentir. gleterre.N. m. Langue anglaise parler :

AIVESTHÉSIQVE: adj. Se dit des sub- Vanglais. N. f. Sorte de danse très vive;
stances qui, comme le chloroforme, l'é- d'écriture cursive. PI. Boucles de cheveux
ther, etc., ont la propriété de suspendre longues et légères porter des anglaises.
:

la sensibilité. ANGLAISER Enlever à un che-


v. tr.
AIVETH n. m. Plante de la famille des val muscles abaisseurs de la queue,
les
ombellifères. pour qu'elle se tienne dans une jposition
AIVÉVRISMAI., E adj. Qui tient de horizontale.
l'anévrismetumeur anévrismale.
:
.%NGLE n. m.
(lat. angulus).
Coin, encoignure espace indéfini
AJVÉVRISAIE n. m. (gr. aneurusma, ;

dilatation). Tumeur formée par du sang formé par deux lignes, deux plans
qui se rencontrent (*).
et communiquant avec une artère.
AIVFRACTIJEIJX, EUSE adj. Inégal
ANGLET n. m. Petite cavité à
:
angle droit, comme celles qui séparent
chemin anfractueux. les bossages ou pierres de refend,
AIVFRACTïJOSITÉ n. f. Aspérité : les ANGLEIJX, ELSE adj. Se dit surtout
anfractuosités d'un rocher. des noix dont l'amande, enchâssée dans
AIVGE n. m. (gr. aggelos, messager ;
des angles, des coins, est difficile à ex-
lat. angélus). Créature purement spiri- traire.
tuelle. Fig. Personne très douce. Comme ANGLICAN, E adj. Qui a rapport
un ange, très bien ; être aux anges, dans à la religion dominante en Angleterre :
le ravissement. —
anges sont appelés
Les clergé angZîcan. N. Celui qui professe cette
parce que Dieu les
les messagers du ciel, religion.
a souvent employés pour porter ses or- ANGLICANISME n. m. Religion de
dres et manifester ses volontés. On leur l'Etat en Angleterre. V. part. hi.<ît.
donne un nom spécial, "suivant la nature ANGLICISME n. m. Idiotisme anglais :

de l'office qu'ils remplissent tantôt on : Us œuvres de Walter Scott sont remplies


implore l'ange d« la paix, Vange de la d'anglicismes qu'il est itnpossible de ren-
prière; tantôt on invoque Vange des mers; dre dans une traduction.
on s'effraye au nom de Vange de la mort, ANGLOMANE adj. et n. Imitateur ou-
de l'ange exterminateur. On appelle mau- tré des usages anglais.
vais anges ou anges des ténèbres ceux que ANGLOMANIE n. f. Manie d'imiter les
Dieu a précipités dans l'abîme après leur Anglais.
révolte ; les bons anges ou anges de lu- ANGLOPHOBE adj. et n. (de anglo,
mière sont ceux que Dieu a conlirmés en pour Anglais, et gr. phobos, aversion).
gloire pour récompenser leur fidélité. En- Qui a de l'aversion pour les Anglais.
fin l'ange qui veille sur chacun de nous, i^NGLOPHOBlE n. f. Aversion pour
pour nous éloigner du mal et nous exciter les Anglais.
au bien, est notre ange gardien. ANGLO-SAXON, ONNE adj. et n.
Les anges qui ont joué un rôle dans les Qui se rapporte aux Anglo-Saxons.
Ecritures sont Michel, qui terrassa Lu-
:

cifer; Raphaël, conduisant le jeune To-


ANGOISSE n. angustia, resser-
f. (lat.
rement). Douleur morale, inquiétude pro-
bie; Gabriel annonçant à Marie l'incar-
fonde. Poire d'angoisse, poire très âpre;
nation du Verbe.
instrument de torture qui sert de bâillon.
AMGÉLiQiJE adj. Parfait, excellent Avaler des poires d'angoisse, éprouver
vertu angélique. d'amers déplaisirs.
ANGÉLIQUE n. f. Bot. Plante ombel- ANGON n. m. (gr. agkos , cro- |i
odorante, dont on confit la tige.
lifère fort chet). Arme munie de deux crocs, /Il
AMGÉI.IQIJEIII£IVT adv. D'une ma- à l'usage des Francs.
nière angélique. ANGORA adj. et n. Chat, lapin,
g^
^
AMGEL.OT n. m. Ancienne monnaie de chèvre, originaires d'Angora, et qui se
Prance représentant un ange terrassant distinguent par leur poil long et soyeux.
le dragon fromage fabriqué dans le pays
;
Ne pas dire angola.
d'Auge, en Normandie. ANGIIILLADE n. f. Coup cinglé avec
AMGÉL,US [o. N.l {luce) n. m. Prière en une peau d'anguille, un mouchoir tor-
latin commençant par ce mot. tillé, etc.
AIVGlME n. f. (lat. angere, suffoquer). ANGUILLE n. f. (lat. an-
Inflammation de la gorge. Aiig:ine couen- guis, serpent). Poisson d'eau
neuse, inflammation du pharynx, des douce, de la forme du ser-
amygdales, du voile du palais, caracté- pent. __
risée par la formation de fausses mem- ANGULAIRE adj. (lat. angulus, an-
branes généralement grisâtres. gle).Qui a un ou plusieurs angles. Pierre
AIVGIIVEUX., ELSE adj. Qui a rapport angulaire, pierre fondamentale qui fait
à l'angine affection angineuse.
: l'angle d'un bâtiment. Fig. Base, fonde-
ANGIOLOGIE n. f. (gr. aggeion, vais- ment d'une chose.
seau; Zogo«j discours). Partie de l'anato- ANGULAIREMENT adv. En angle.
mie qui traite des organes de la circula- ANGULEUX EUSE adj. Qui a, qui
tion. On dit aussi angiographie. présente des angles. Par ext. Visage an"
ANN 48 ANN
guleux, dur, dont les traits sont fortement AIV1WA1.ES n. f. pi. Ouvrage qui rap-
prononcés. porte les événements année par année :
AWGUSTICI^AVE n. m. Pièce de pour- les Annales de Tacite; histoire parcourez :

pre que les chevaliers romains ajoutaient les annales de tous les peuples...
à leur tunique; la tunique elle-même. AIVIVA1.1STE n. m. Historien qui écrit
AJVHVDKE adj. (a priv. et gr. udur, des annales.
eau). Chim Qui ne contient pas d'eau : AMMATE n. f. Revenu d'une année que
sel anhydre. Ton payait au pape pour les bulles des
AJVICROCHE n. f. Obstacle affaire : évêchés, des abbayes, etc.
pleine d'anicroches. Fam. AWMEAU m. (lat. annellus). Cercle de
n.
Â1VIER,IÈRE n. Qui conduit des ânes. métal auquel on attache quelque chose;
AIVIL. (ni'le) n. m. Plante dont on ex- bague. Anneau pastoral , anneau que
trait l'indigo. portent les évèques anneau de Sa-;

AIV11.I1VK: n. f. Alcaloïde artificiel, turne, bande circulaire qui environne


découvert dans l'huile empyreumatique cette planète.
d'indigo. AHTMÉE n. f, Çiat. annus). Temps que
AMIMADVERSION n. f. Improbation, met la terre à ft*ire sa révolution autour
censure, blâme. du soleil. —
L'année est la même chez
AI¥I11IAE. n. m. (lat. animal; de anima, presque tous les peuples de l'Europe. Les
principe de vie). Etre organisé et doué Russes et les Grecs seuls ont conservé le
de sensibilité. Fig. Personne stupide et calendrier Julien, ce qui établit entre eux
grossière. et nous une différence de 12 jours; en
AIVIMAI., E, Alix adj. Qui appar- sorte que leur année commence le 13 jan-
tient à l'animal : fonctions animales. vier de la nôtre. Celle des Turcs est plus
AMmALCULE: n m. Petit animal vi- défectueuse encore, puisqu'elle se com-
sible seulement au microscope. pose de douze mois lunaires, alternative-
AIVIMALIÉR n^m. Peintre ou sculpteur ment de 29 et de 30 jours.
d'animaux. Adj sculpteur animalier,
. ; L'époque du commencement de l'année
A]ViaiAI.li§ATlO]V n f. Transforma- a varié chez tous les peuples les Egyp- ;

tion des aliments en la propre substance tiens, les Chaldéens, les Perses, etc., la
de l'animal, commençaient à l'équinoxe d'automne (21
AnriIHAI^ISER V. tr. Convertir une sub- septembre), d'autres au solstice d'hiver,
stance en celle de l'animal, comme dans d'autres enfin au solstice d'été. Chez nous,
la digestion. à l'avènement de Charles IX, elle com-
AIVIMALiITÉ n. f. Ce qui constitue l'a- mençait à Pâques. Un édit de ce prince,
nimal. en 1564, ordonna que l'année commence-
AIViniATItMV n, f. Vivacité, mouve- rait le 1er janvier, date purement civile.
ment. AIVIVELER V. tr. Disposer en anneaux.
AJVIIHÉ, E adj. Doué de vie, plein AMWELES n. m. pi. Un des embran-
d'animation chements du règne animal. Animaux for-
ANIMER V. tr. (lat. anima^ âme). Don- més d'anneaux ajoutés les uns aux autres :

ner la vie. Fig. Exciter, encourager : ani- Insectes, araignées, mille-pieds, crustacés,
mer des soldats au combat; donner de la vers. S. un annelé.

force, de la vigueur animer son style. •


AMRîEl,ET n. m. Petit anneau.
AnrilIlSlilE n. m. Système dans lequel AIVIVÉL.IDE8 n.m pi. Seconde division
l'âme devient la cause première des faits des annelés, comprenant des animaux à
vitaux aussi bien que des faits intellec- sang rouge,comme les vers. S.: un annélide,
tuels. AIVMEI.URE n. f. Disposition de la
AMIMISTE n m Partisan de l'ani- chevelure en anneaux.
misme. AIVMEXE n. f. (lat. annexus, attaché à).
AlvmOSITÉ n. f. Haine, désir de Ce qui est relié à une chose principale !

annexe d'un bâtiment.


nuire; emportement dans une discussion,
un débat.
AMMEKER V. tr. Joindre, attacher ;

AMIS n. m
(gr. anison). Plante om- annexer une province d un royaume.
bellifère odoriférante i sorte de dragée
AMNEXIOM n. f. Action d'annexer.
faite avec sa graine.
AMIVIHILATIOIV n f Anéantissement. .

AMISER V. tr. Aromatiser avec de l'a-


AMMIHILER v. tr. (préf. ad et lat.
Anéantir: annihiler un acte.
nihil, rien).
nis aniser un gâteau, une liqueur.
:

AIVISETTE n f, Liqueur composée ANNIVERSAIRE adj. (lat. annus^ an-


née; versus, tourné). Qui rappelle le sou-
avec de l'anis.
venir d'un événement arrivé à pareil jour
AMK.Y1.08E n. f. (gr. agkulos,courbé).
une ou plusieurs années auparavant. N.
Privation du mouvement des articulations. m. Cérémonie commemorative fêter Van- .

AIVH.YI.OSÉ, E adj. Privé du mouve- niversaire d'une naissance, d'une victoire.


ment des articulations. AMIVOIVCE n. f. Avis verbal, écrit ou
AIVKYLOSER V. tr. Déterminer une imprimé, donné au public.
ankylose. S'ankyloser v. pr. Devenir an- ANIVONCER v.tr (préf a(2 et lat. nun-
kylosé : son genou s^ankylose. tius, messager) Faire savoir, publier : an^
AWNAI., E adj. Qui ne dure qu'un an

noneerune vente; manifester* les deux


location annale.
ANO 49 ANT
annoncent la gloire de Dieu; prédire : les AlVOIVYaiAT n, ra. Etat de ce qui est
prophètes annoncèrent la venue du Messie; anonyme.
prêcher annoncer V Evangile.
:
AMOIVYIIE adj. (o priv. et gr. onuma,
AIWVOMCIADE n. f. Ordre de religieu- nom). Qui est sans d'auteur écrit nom :

ses institué pour honorer le mystère de anonyme. Com. Société anonyme, qui n'a
l'Incarnation ; religieuse appartenant à pas de nom social. N. m. Garder Vano-
cet ordre. nyme, ne pas se déclarer l'auteur.
AIVMOIVCIATIOUÏ n. f. Message de AIVORMAE., E, AUX adj. (o priv. et
l'ange Gabriel à la Vierge pour lui an- fr. normal). Contraire aux règles.
noncer le mystère de l'Incarnation; jour AIVOIJRE adj. (rt priv. et gr. oura,
où l'Eglise célèbre ce mystère (25 mars). queue). Se dit des animaux dépourvus de
AI¥I¥0]1¥E n. f. Autrefois, à Rome, ap- queue.
provisionnement de vivres pour un an. AI¥SE n. f. Partie courbée en arc, par
AIVMOTATEUK n. m. Qui annote. laquelle on prend un vase, un panier. Geo<^.
a:vT¥0TATI01W n. f. Notes faites sur Très petit golfe.
un texte pour l'éclaircir. AMSE n.AMSEATIQUE adj. V.
f. et
AIVMOTER V. tr. Faire des remarques, HANSE HANSÉATIQDE.
et
des notes sur un auteur. AIVSPECT n. m. {spèk). Sorte de levier
AMjVUAIRE n. m. Ouvrage publié cha- pour manœuvrer les pièces d'artillerie sur
que année, et qui contient l'état indus- mer.
triel, commercial et administratif d'un A]VSPESSADE n. m. Soldat d'élite,
lieu annuaire du département de l'Aube ;
: sorte de bas officier dans notre ancienne
résumé des faits d'une année : annuaire infanterie.
de Vinstruction publique. A]¥T, AWTE, AMTI (prép. lat. ante ou
AIVMUAXITÉ n. f. Qualité de ce qui gr. antî). Préfixes qui entrent dans un
est annuel. grand nombre de mots composés pour ex-
ASWUEE,, lElAJE adj. Qui dure un an ; primer une idée d'oppo8ition,d'aniériorité,
qui revient chaque année revenu annuel. :
de précession, etc. Ant n'est que l'abré-
Plantes annuelles qui meurent tous les viation de ante ou anti
ans, comme les graminées.
,

AIVTAGOMISME n. m. (préf. ant et


A1VIVIIEI.I.E11EIVT adv. Par année. gr. agônizomai je lutte). Etat de riva-
,

lité, de lutte, entre des personnes, des na-


A»ri%'UITÉ n. f. Mode de payement
tions, des doctrines, etc.
dans lequel le débiteur s'acquitte envers le
créancier, en lui versant chaque année
AIVTAGOMISTE adj. etn. Adversaire ;
une somme composée, partie des intérêts, qui agit dans un sens opposé : muscles
partie d'une fraction du capital.
antagonistes.
AIVIVUI.ABL.E adj. Qui peut, qui doit AIVTAI.GIQIJE adj. (préf. ant et gr.
être annulé.
algos, douleur). Propre à calmer la dou-
leur.
AIVIVUE.AIRE adj. (lat. annularius;
de annulus, anneau). Qui a la forme d'un aj:¥TAI¥ n. m. (lat. ante annum, l'an-
anneau éclipse annulaire. N. m. Le qu£^-
:
née d'avant). L'an avant celui où l'on est.
trième doigt de la main, où se met ordi> Usité surtout dans cette locution Mais :

nairement l'anneau. où sont les neiges d'antan ? c'est-à-dire les


AIVIVIILATIF, IVEadj. Qui annule. neiges, et, au fig., les choses d'autrefois :
ANMVLATIOIV n. f. Action d'annuler. je m'en souciecomme des neiges d'antan,
ANIVIII.ER V. tr. Rendre nul. AMTAIVACI^ASE n. f. Répétition d'un
A1VOBE.I, E adj. et n. Qui a reçu des mot pris dans des sens différents. Ex. le :

lettresde noblesse. cœur a ses raisons que la raison ne con-


A^rOBI^IR V. tr. Admettre dans la no- naît pas.
blesse : le roi vient d'anoblir cette famille. AIVT ARCTIQUE adj. (préf. ant et gr,
Ne pas confondre avec ennoblir. arktikos, du nord). Du sud pôle antarcti' :

A1VOB1.ISSE1IENT n. m. Action d'a- que, par opposition à arctique.


noblir. AWTE. V. ANT.
AIVOBIIV, E adj. (a priv. et gr. odunê, AJVTÉCÉDEailIElVT adv. Avant.
douleur). Méd. Qui opère doucement, sans AWTÉCÉDEIVT, E adj. (lat. antecedere^
causer de douleur : potion anodine. N. m. précéder). Qui précède : faits antécédents.
Faire usage d'anodins, comme l'opium, le N. m. Fait précédent : avoir de bons, de
pavot, la ciguë, la jusquiame, etc. mauvais antécédents. Gram. Mot qui pré-
E
AIVOMAX,, adj. [a priv. et gr. omalos, cède le pronom relatif. Log. Première
régulier). Irrégulier, surtout en parlant partie de l'enthymème. Math. Le premier
du verbe des deux termes d'un rapport, par oppo«
AMOMALiIE n. f. Irrégularité, surtout sition à conséquent.
en parlant du verbe. Histr nat. Monstruo-
sité.
AMTÉCHRIST [o. N.] n. m. Impos-
teur, ennemi du Christ, qui doit venir à
Aurow n. m. Le petit d'un âne. la fin du monde. PI. des antéchrists.
ANO]yNEME]%'T n, m. Action d'â- A1VTÉDIE.UTIEIV, EMIVE adj. (préf,
Honner. ante et lat. diluvium, déluge). Qui a pré- '

ÀNonnvER V. int. Lire, parler avec cédé le déluge patriarche antédiluvien.


: ^

peine et en hésitant. AjmVNXB n. i. Mar. Longue vergue


ANT 5C ANT
qui soutient les voiles. PI. Comes mo- ANTHROPOPHAGIE n. f. Habitude
biles que plusieurs insectes, comme le de manger de la chair humaine.
hanneton, le papillon, l'abeille, portent ANTI. V. ANT.
sur la tête. ANTI APOPLECTIQUE adj et n. m
AI¥TÉOCClJPATIORr n. f. Figure de Propre à prévenir l'apoplexie.
rhétorique qui consiste à aller au-devant ANTIARTHRITIQUE adj. et n. m.
d'une objection pour la détruire immé- Bon contre la goutte.
diatement. ANTIASTHMATIQUE adj. et n. m.
AMTÉPÉMUI.TIÈ1IIE adj. et n. Qui Bon contre l'asthme.
précède la pénultième, l'avant-dernière :
ANTICATARRHAL adj. etn. m. Qui
li est la syllabe antépénultième du mot
combat, qui prévient le catarrhe.
re-li-gi-on.
ANTICHAMBRE n. Pièce qui pré- f.
cède un appartement.
ANTÉRIEUR, E adj. (lat. anterior).
Qui est avant, par rapport au temps ou ANTICHOLÉRIQUE adj. etn. m. Pro-
au lieu. pre à combattre ou à prévenir le choléra.
AIVTÉRIEUREMEMT adv. Avant. ANTICHRÈSE n. f. Abandon de l'u-
ANTÉRIORITÉ n. Priorité f. de sufruit d'un immeuble fait par un débi-
temps. Son opposé est postériorité. teur à son créancier.
AIVTHELminrTHIQUE adj. etn. (préf. ANTICHRÉTIEN, ENNE adj. Qui est
ant et gr. helmins, ver). Se dit des remè- opposé à la religion chrétienne.
des propres à détruire les vers intestinaux. ANTICIPATION n. f. Action d'antici-
AIVTHÈRE n. f. (gr. anthêros, a per ; empiétement. P«r aniicipation loc.
fleuri). Bot. Petit sac situé à la ^\ adv. Par avance.
partie supérieure de l'étamine et }r
ANTICIPER V. int. (lat. anticipare;
qui renferme la poussière fécon- ^.y'' de ante, avant capere, prendre). Empié-
;

dante. ter anticiper sur ses revenus.


:

ANTHOLOGIE n. f. (gr. anthos, fleur ;


ANTICONSTITUTIONNEL , ELLE
legô, je Recueil de morceaux
cueille). adj. Opposé, contraire à la constitution.
choisis œuvres des poètes.
dans les ANTICONSTITUTIONNELLEMENT
ANTHRACITE n. m. Charbon fossile, adv. Contrairement à la constitution.
nommé aussi houille sèche. ANTIDARTREUX, EUSE adj. et n.
ANTHRAX n.m.(^. ant/iroj: .charbon). m. Propre à guérir les dartres.
Tumeur inflammatoire et gangreneuse. ANTIDATE n. f. Date antérieure à la
ANTHROPOÏDE adj. et n. Se dit des véritable.
singes qui ressemblent le plus à l'homme. ANTIDATER V. tr. Mettre une anti-
ANTHROPOLOGIE n. (anthrôpos, t
date antidater un acte.
:

homme ; logos, traité). Anat. Histoire na- ANTIDOTE n. m. (gr. anti, contre do- ;
turelle de l'homme. tos, donné). Contrepoison. Fig. : le travail
ANTHROPOLOGIQUE adj. Qui con- eut un antidote contre Vennui.
cerne l'anthropologie. ANTIENNE n. f. Verset qui se chante
ANTHROPOL.OG1STE n. m. Celui avant un psaume ou qui se répète après.
qui s'occupe d'anthropologie.
ANTlÉPILEPTIQUEadj.efn. m. Bon
ANTHROPOMÉTRIE n. f. Descrip- contre l'épilepsie.
tiondu corps humain par ses mesures.
Le service anthropométrique permet ANTIFÉBRILE adj. et n. m. Propre
d'établir vite l'identité d'un individu.
à combattre la fièvre.
ANTHROPOMORPHE ANTIGONE n. f. Jeune fille qui sert
thrôpos, homme morphê, forme)
;
adj. (gr. an-
Qui a
de guide à un vieillard aveugle. Ce nom —
est celui de la fille d'Œdipe, restée célè-
la forme, l'apparence humaine.
ANTHROPOMORPHISME n. m, bre par sa piété filiale. Antigone servit
Système de ceux qui attribuent à Dieu de guide à son père aveugle et banni, et
une forme corporelle ou des passions l'accompagna dans son exil.
semblables à celles des hommes. Ce nom propre, devenu nom commun,
ANTHROP«»MORPHISTE ou AN- s'emploie pour désigner une jeune fille
THROPOMORPHITE n. m. Partisan qui prodigue ses soins et son dévouement
de l'anthropomorphisme. à un père vieux et infirme, mais surtout
ANTHROPOPHAGE adj. et n. (gr. aveugle. —
Le vieux Milton, pauvre et ou-
hliéy trouva une Autigoue dans chacune
anthrôpos, homme phagô,jem3inge) Qui
mange de la chair humaine.
;

L'homme — de ses filles.


ANTIGOUTTEUX, EUSE adj. Bon
qui se nourrit de chair humaine n'existe
pas, à proprement dire. Chez les peuples contre la goutte.
civilisés, l'anthropophacrie ne se produit ANTIHÉMORROÏDAL adj. et n. m.
que dans des circonstances excepiionnel- Bon contre hémorroïdes.
les
les. Chez le» sauvages, l'anthropophagie ANTIHUHAIN, E adj. Contraire aux
a toujours eu pour cause la superstition lois, aux sentiments de l'humanité.
ou la vengeance les Caraïbes, peuples de
:
ANTILAITEUX, EUSE adj. Qui fait
l'Amérique, dévoraient leurs prisonniers; passer le lait.
quelques peuplades de la Polynésie man- ANTILOGIE n. f. (préf. anti et gr. lih
fjent les victimes offertes ea sacrifices. gos, discours). Contradiction d'idées.
ANT 51 ANT
AlVTIIiOPE n. f. Genre de ANTIQUAILLE n. f.. Chose antique et
mammifère ruminant la ga- : de peu de valeur.
zelle est une antilope (*). ANTIQUAIRE n. m. Savant dans la
AIVTIIIIOIIVE: n. m. Mé- connaissance des monuments antiques,
tal d'un blanc bleuâtre, cas- des médailles, etc.
sant. ANTIQUE adj. (lat. antiqum). Très
AMTIMOWARCHIQIJE » dj Contraire ancien vase antique, de mode passée
:

à la monarchie. ^ habit antique; qui a les qualités des cho-


:

AMTIIHOJVIAI., E, AUX ou AIVTIMO. ses de même genre chez les anciens:


WlÉ, E adj .Qui contient de l'antimoine- simplicité antique. N. m. L'ensemble des
AMTIIVATIOIVAL,, E, AUX adj. Op- productions artistiques qui nous restent
posé au caractère, à l'intérêt national. des anciens copier l'antique. N. f. Ou-
:

vrage d'art produit par les anciens une


AIVTIMÉPHRÉTIQUE adj. et n. m. belle antique.
:

Contre les douleurs de reins.


ANTIQUEMENT adv. D'une manière
ANTINOmE n. f. (préf. anti et gr. antique, anciennement.
nvmos, loi). Contradiction entre deux ANTIQUITÉ n. f. Ancienneté reculée;
lois, deux principes de philosophie.
les anciens
toute l'antiquité l'a cru; sta-
AIVTIPAPE n. m. Faux pape. :

médaille, monument antique


tue,
AIVTIPARAI^YTIQUE adj. et n. m. antiquités de Rome.
les :

Contre la paralysie. ANTIRABIQUE adj. Se dit d'un re-


ANTIPATHIE n. f. (préf. anti et gr. mède employé contre la rage.
pathos, passion). Aversion, répugnance
naturelle et non raisonnée. Son opposé
ANTIRELIGIEUX, EUSE adj. Con-
traire à la religion.
est SYMPATHIE.
A^T-IPATHIQUE adj. Contraire, op-
ANTIRÉPUBLICAIN, E adj. Opposé
posé sentiments antipathiques.
:
à la république.
AMTIPATUIOTIQUE adj. Contraire ANTIRÉVOLUTIONNAIRE et adj.
au patriotisme. n. Opposé àla révolution.
AiWIPESTII.E«JTIEI., EI^I.E adj Se .
ANTISCIEN, ENxNE adj. et n. (préf.
dit d'un remède employé contre la peste. anti et gr. skia, ombre). donné aux Nom
AIVTIPBII.OSOPHiQUE adj. Con- peuples qui habitent sur le même méri-
traire à la saine philosophie. dien, mais de chaque côté de l'équateur,
AMTlPHl.OGiSTiQUE adj. et n. m. et dont à midi les ombres sont opposées.
Contre les inflammations. ANTISCORBUTIQUE adj. Propre à
ANTIPHOrVAIKE ou ANTIPHO- guérir le scorbut.
NIER n. m. (lat. antiphona, antienne). ANTiSCKOFULEUX.EUSEadj. Pro-
Livre d'église contenant les diverses par- pre à guérir les scrofules.
ties de l'office notées en plain-chant. ANTISEPTIQUE adj. et n. Se dit des
ANTIPHRASE n. f. Rhét. Ironie, agents propres à arrêter la putréfaction.
contre-vérité. C'est par antiphrase que ANTISOCIAL, E, AUX
adj. Contraire
l'on a surnommé Pnilopator (qui aime à la société.
son père) celui des Ptolémées qui fit ANTISPASMODIQUE adj. et n. Se
pér^r l'auteur de ses jours. dit des remèdes que l'on emploie contre
ANTIPODE n. m. (préf. anti et gr. les convulsions.
pous, 2^odos, pied). Lieu de la terre dia- ANTISTROPHE n. f. Seconde stance
métralement opposé à un autre lieu ha- de la poésie lyrique chantée par les
:

bitant de ce lieu. Fig. Tout à fait con- chœurs sur le théâtre grec la première ;

traire : votre raisonnement est Vantipode se nommait strophe. Sorte d'anagramme.


du bon sens, —Nos antipodes ont leurs ANTITHÈSE n. f. (gr. antithesis, op-
pieds opposés aux nôtres mais, comme
;
position). Figure de rhétorique par la-
il n'y a en réalité ni haut ni bas dans quelle on oppose des pensées, des mots :
l'espace et que le bas est pour tous le Dieu est grand dans les petites choses.
centre de la terre, ils ont comme nous ANTITHÉTIQUE adj. Rempli d'anti-
les pieds en bas et la tète en haut- La thèses le style de Fléchier est antithé-
:

Nouvelle-Zélande est à peu près l'anti- tique.


fode de la France. Quand il est midi pour ANTIVERMINEUX, EUSE adj et n.
un des antipodes, il est minuit pour Se dit des remèdes contre les vers.
l'autre. L'antiquité et le moyen âge ne ANTONOMASE n. f. (préf. ant et gr.
croyaient pas aux antipodes, aussi Co- oniima, nom). Figure de rhétorique par
lomb ne parvint-il qu'avec peine à faire laquelle on emploie un nom propre pour
approuver ses projets de voyage. un nom commun, et réciproquement,
ANTIPSORIQUE adj. et n. m. (préf. comme Aristarque pour critique; l'Apôtre
anti et gr. psôra, gale). Se dit des remè- pour saint Paul.
des emplovés contre la gale. ANTONYME n. m. (préf. ant et gr.
ANTIPUTRIDE adj. Propre à empê- onuma, nom). Mot qui a un sens opposé
cher la putréfaction. à celui d'un autre laideur e* beauté
:

ANTIPYRINE n. f. Poudre blanche, un sont des antonymes.


eu amère, alcaline, dérivée du goudron ANTONYMiEn.f. Opposition de mots:
S e houille, employée comme fébrifuge. •
un honnête fripon.
APE 52 APL
AÎVTBE n. m. (la't. antrum). Caverne, voir découvrir. S^apercevoir v. pr.
;

retraite des bêtes féroces. Remarquer ils se sont aperçus que...


:

ANTRUSTIOM n. m. Nom des volon- APERÇU n. m. Première vue d'un ob-


taires attachés au service d'un roi, cliez jet; exposé sommaire d'une affaire.
les F'rancs et les Germains. APÉRITIF, IVE adj. et n. (lat. ape-
AMUlTER (S») V. pr. S'exposer à être rire. ouvrir). Qui ouvre les pores, comme
surpris par la nuit. le chiendent, la chicorée, certaines eaux
AUrus {mice) n. m. Orifice du rectum. minérales, etc qui ouvre l'appétit.
;

AIVXIÉTÉ n. f. (lat. anxietas). Tour- APERTEMENT adv. D'une manière


ment d'esprit. ouverte.
AiVXIEDSElIElVT adv. Avec anxiété. APERTISE n. f. Preuve d'adresse.
AIVXIEtJX., ELSE adj. Soucieux. APÉTAL.E ad). Qui n'a pas de pétales.
AORIJKTE n. m. (gr. aoristos, indéter- APETISSEMEIVT n. m. Diminution.
miné). Un des temps de la conjugaison APETISSER V. tr. Rendre plus petit.
grecque. A PEU PRÈS ioc. adv. Environ. N.
AORTE n. f. (gr. aorte, veineV Ar-
m. Approximation.
tère qui naît de la
base du ventri- APEURÉ, E adj. V.
ÉPEURÉ.
cule gauche du APHÉL.IE n. m.
(gr. apo, loin de hê- :

cœur et qui est le lios, soleil). Astr.Point de l'orbite d'une


tronc commun des planet*' où elle est à sa plus grande dis-
artères portant le tance du soleil. Son opposé est périhélie.
sang rouge dans APHÉRÈSE n. f. (gr. aphaireô, j'en-
toutes les parties lève). Gram. Retranchement d'une syllabe
du corps (*)o ou d'une lettre au commencement d'un
AORTIQIJE mot: la»! fai tant souffert, pour hélas;
adj. Qui a rapport lops, ouvrant Vœil, pour alors.
à l'aorte. APHONE adj (a priv. et gr. yhônê
AOÉT [ou) n. voix). Qui n"a pas de
voix, de son.
m. Huitième mois
"
APHOMIE n. Extinction de voix.
f.

de l'année; mois- APHORISME n. m. (gr. aphorismos,


son faire
: Vaoût. I^a ui.août, le définition). Maxime énoncée en peu de
15 août. mots.
AOL'TÉ, E (a-outé) adj Mûri par la APHRODISIAQUE adj. et n. Se dit
chaleur d'août. de certaines substances excitantes.
AOlJTEi^EnrT [a-ou) n. m. Action de
APHTE n m. (gr. aphthai). Petit ul-
cère qui vient dans la bouche.
s'aoûter. APHTEUX, EUSE adj. De la nature
AOrTER {a-ou) V. tr. Rendre mûr. de l'aphte.
S''aoùtep V. pr. Devenir mûr. APHYU.U.E adj. (a priv. et gr. phul-
AOrTEROIV [outeron) n. m. Journa- lon, feuille). Dépourvu de feuilles.
lier loué pourtemps de la moisson.
le API n. m. Sorte de pomme très petite.
APAlî§IEniEIVT n. m. Action d'apaiser; APlAiRESn.f.pl.Famille des abeilles.
état de ce qui est apaisé. APICULTEUR n. m Qui élève des
APAISER V. tr. Adoucir, calmer : abeilles.
apaiser la colère, la faim. S'apaiser v. APICUL.TURE n. f. (lat. apis, abeille;
pr. Se calmt^r. cultura, culture). Art d'élever les abeil-
APAMAGE n. m. (lat apanagium, re- les. Les régions où l'apiculture est le
venu annuel de panis, ; pain). Revenu que plus développée en France sont le Gâti- :

les souverains assignent à leurs fils puî- nais, la Beauce, Reims, Caen, la Breta-
nés. Fig. Suite, dépendance les infirmi- : gne, la Gascogne, le Narbonnais, etc.
tés sont l'apanage de la vieillesse. APIS (ce) n. m. Bœuf sacré qu'ado-
APAMAGER v. tr. Donner un apanage. raient les Egyptiens. 'V. Part. hist.
APAMAGISTE a(^. et n. Qui possède APITOIEMENT n. m. Action de s'a-
un apanage. pitoyer.
APARTÉ n. m. Ce qu'un acteur dit à
APITOYER V. tr. Exciter la pitié.
S'apitoyer V. pr. Compatir.
part soi sur la scène. PI. des apartés.
APATHIE (a priv. et gr. pathos,
n. f.
APLAIGNER ou APLANER V tr.
passion). In^^ensibilité, indolence. Faire venir la laine à une étoffe en la
APATHIQUE adj. Insensible à tout. peignant avec le chardon.
APLANEUR
APATHIQUEnÉ.HT adv. D'une ma- API.AIGIVEUR ou ,

nière apar bique. EUSE n. Qui aplaigne les draps.


APEPSIE n. Défaut de digestion.
f.
APUANIR V. tr. Rendre uni. Fig. Faire
APERCEPTIOM n. f. Faculté ou ac- disparaître : aplanir les difficultés.
tion de saisir immédiatement par la con- APLAIVISSEMEIVT n. m. Action d'a-
science une idée, une vérité. planir.
APERCE VABliE adj. Qu'on peut aper- APEiAIVISSEUR n. m. Ouvrier q
cevoir. aplanit.
APERCEVOIR V, tr. Commencer à APLATIR V. tr. Rendre plat.

1
APO 53 APP
APIiATlSSEMElVT n. m. Action d'a- APOSTEHB ou APOSTUME n. m.
platir: état de ce qui est aplati. Abcès non ouvert; tumeur en général.
APIiATISSEVR n. m. Celui qui apla- APOSTER v. tr. Placer quelqu'un
tit. dans un endroit, pour observer.
API.ATISSOIR n. m. Sorte de cylin APOSTILLE n. f. (bas lat. apostilla,
dre pour aplatir le fer. note, explication). Note placée à la marge
APLOMB n. m. Ligne perpendiculaire ou au bas d'un écrit; recommandation.
au plan de l'horizon. Fig. Assurance :
APOSTILLER v. tr. Mettre une ap'S-
avoir de l'aplomb. D'aplomb loc. adv. tille.
perpendiculairement; solidement. APOSTOLAT n. m. (gr. apostolê , dé-
APOCALYPSE n. f. (gr, apokalupsiSj part). Ministère d'apôtre
révélation). Livre qui contient les révé- APOSTOLICITÉ n. f. Caractère de
lations faites à S* Jean. V. part, hist» ce qui est conforme à la doctrine des apô-
Fig. Style d'Apocalypse, style obscur. tres.
APOCALYPTIQUE adj. Obscur, trop APOSTOLIQUE adj. D'apôtre : zèl(t
allégorique. apostolique ; qui émane du saint-sièg«
APOCOPE n. (gr. f. apo, hors de;
bref apostolique.
:

koptô, je coupe). Gram. Retranchement APOSTOLIQUEMEMT adv.D'une ma-


à la fin d'un mot : les poètes écrivent quel- nière apostolique.
quefois, par apocope, je voi, pour je APOSTROPHE n. (gr. apo, loin de
f.
Toi8; encor, pour eucore, etc. strophe, tour, c'est-à-dire détour). Figure
;

APOCRYPHE adj.(gr. apokruphos, ca- de rhétorique par laquelle on s'adresse


ché). Supposé,suspect histoire apocryphe. :
directement aux présents, aux absents,
APODE adj. (a priv. et gr. pous, po- aux êtres animés ou inanimés l'apostro- :

dos, pied). Qui n'a pas de pieds. phe de Cicéron à Catilina jusqu^à :

APOGÉE n. m. (gr. apo, loin de; gê, quand...; signe de l'élision (').
terre). Point où la lune se trouve à sa APOSTROPHER v. tr. Adresser vi-
plus grande distance de la terre, par.op- vement la parole à quelqu'un pour lui
position à périgée. Fig. Le plus haut rie- dire quelque chose de désagréable.
gré d'élévation être a Vapogée de sa for-
:
APOSTUME n. m. V. APOSTÈME.
tune, de sa g hire. APOSTUMER v.int. Tourner en apo-
APOLOGÉTIQUE adj. Qui contient stume.
une apologie
discours apoloqétii^ue.
:
APOTHEME n. m. Géom, /••''''••:;..

APOLOGIE n. (gr. apologia). Dis- f.


Perpendiculaire menée du cen- /] . "f;

cours justificatif faire Vapologie de quel- tre d'un polygone régulier sur %., \.:Ji
: "'-'''
qu'un. un de ses côtés.
APOLOGIQUE adj. Qui contient une APOTHÉOSE n. f. (gr. apo, à part;
apologie. theos, dieu). Déification des empereurs ro-
APOLOGISTE n. Qui fait l'apologie mains et des héros. Fig. Honneurs ex-
de quelqu'un, de quelque chose. traordinaires rendus à quelqu'un.
APOLOGUE apo, sur; lo-
n. m. (gr. APOTHICAIRE n. m. (gr. apothêkê,
gos, discours). Sorte de fable présentant boutique).Qui prépare et vend les remèdes,
une vérité morale. APOTHICAIRERIE n. f. Boutique,
APOMÉYROSE n. f. Membrane qui officine d'apothicaire.
enveloppe les muscles et sert à les fixer APÔTRE n. m. (gr. apo, loin; stellô,
aux os. ,
j'envoie). Disciple de Jésus-Christ; celui
APOIVEYROTIQUE adj. Qui concerne qui se voue à la propagation et à la dé-
l'aponévrose. fense d'une doctrine. Fig. Faire le bon
APOPHTEGME [o. N.] ( gr. apoph- apôtre, contrefaire l'homme de bien.
thegma, sentence) n, m. Parole mémora- APPARAÎTRE V. int. Devenir visi-
ble de quelque personnage illustre les : ble; se montrer tout à coup Dieu appa-
:

apophtegmes des sept sages de la Grèce. rut à Moïse. —Prend l'auxiliaire avoir ou
APOPHYSE n. f. Eminence qui s'é- être, selon qu'on veut marquer l'action ou
lève sur les os. l'état.
APOPLECTIQUE adj. Qui appartient APPARAT n. m. Pompe éclat. ,

à l'apoplexie. N. : c'est un apoplectique. APPARAUX n. m. pi. (lat- apparatus,


APOPLEXIE n.
;
plesso,
f. (gr. apo, sur apprêt). Les voiles , les vergues , les pou-
je frappe). Maladie qui attaque le cer- lies, lesancres, etc., d'uM vaisseau.
veau, et suspend tout à coup le sentiment APPAREIL n. m. (lat. apparatus, ap-
mouvement; épanchement de sang
et le prêt). Préparatif de tout ce qui a de la
au poumon ou dans un autre organe. pompe , de l'éclat. Chir. Pièces nécessai-
APOSTASIE n. f. (gr. apostasia, aban- res à un pansement lever l'appareil. Anat.
:

don). Abandon public d'une religion pour Ensemble des organes qui concourent à
une autre. Se dit surtout du christia- une fonction l'appareil respiratoire.
;

nisme l'apostasie de l'empereur Julien et


: APPAREILLAGE n. m. Mar. Action
de Benri Vlll. Fig. Désertion d'un parti. d'appareiller.
APOSTASIER V. int. Renoncer à sa APPAREILLEMEMT n. m. Accou-
religion, à ses vœux, à son parti. plement d'animaux domestiques pour le
APOSTAT n. m. Qui a apostasie. travail.
APP 54 APP
APPAREII^IiER V. tr. Mettre ensem- APPELER V. appellare). Nom-
tr. (lat.
ble des choses pareilles.V. int. Mar. Met- mer; faire venir appeler la garde; citer
:

tre à la voile. en justice ; appeler en témoignage ; rendre


APPAREILLEVR n. m. Ouvrier qui propre : son mérite l'appelle à comman-
trace la coupe des pierres. der ; avertir : l'heure m'appelle. V. int.
APPAREMaiEIVT adv. D'après les ap- Recourir à un tribunal supérieur.— Prend
parences. deux l devant une syllabe muette.
appareutce n. f. (lat. apparere, ap- APPEI.I.AT1F, IVE adj. Gram. Qui
paraître). Ce qui apparaît au dehors il :
convient à toute une espèce, comme les
ne faut pas se fier aïix aj^parences ; vrai- noms homme, arbre. On dit plutôt nom
semblance, probabilité : îl n'y a nulle ap- commun.
parence. En apparence loc. adv. Exté- APPELI.ATION n Action d'appe- f.

rieurement. ler, de nommer; nom donné


à une chose.
APPARENT, E adj. Visible, spé- APPENDICE lat. appendere^
{jnn —
cieux prétexte apparent.
:
dépendre de) n. m. Supplément à la fin
APPAREMTER v. tr. Donner à quel- d'un ouvrage toute partie qui sert de
;

qu'un des parents par alliance. S'appa- prolongement à une partie principale.
renter V. pr. S'allier à quelqu'un. APPENDICITE (pin) n. f. Inflamma-
tion de l'appendice du cœcum,
APPARIEHEMT ou APPARÎMEnrT APPENDRE V. tr. Suspendre.
n. m. Action d'apparier.
APPARIER V. tr. Assortir par paires, APPENTIS
préf.
(panti
ad et lat. pendere, iBrrl^-^r^
— mm^^^
par couples.
APPARITEUR n. m. Huissier d'une pendre) n. m. Petit bâti- ilîi^frg-Xii f
Faculté. ment adossé contre un ilB|OpîSm''î
APPARITION n. f. Manifestation su-
bite d'un être d'un objet ,V apparition :
APPERT (îl). V. APPAROIR.
de Vange Gabriel, d'une comète; séjour APPESANTIR V. tr. Alourdir : Veau
d'un moment il n*a fail qu'une appari-
:
appesantit les vêtements; rendre moins
propre pour le mouvement, pour l'action .
tion; spectre, vision.
APPAROIR V. impers. Droit. Etre
la vieillesse appesantit le cdrp*. Fig.: ap-
pesantir le joug.
évident, résulter. N'est plus usité que
dans il appert.
APPESANTISSEMENT n. m. Etat
APPARTEMENT m. d'une personne appesantie par l'âge, etc
ad et n. (préf.
lat. partiri, partager). Logement com- APPÉTENCE n. f. Désir instinctif,
posé de plusieurs pièces. APPÉTER V. tr. Désirer vivement. —
APPARTENANCE n. f. Dépendance. Pour la conjugaison, v. accélérer.
APPARTENANT, E adj. Qui appar- APPÉTISSANT, E adj. Qui excite
tient de droit : voilà des biens apparte- l'appétit.
nant à... ; maison à lui appartenante. APPÉTIT n. m. (lat. appetere, dési-
APPARTENIR Etre de droitv. Int. Désir de manger. Fig.: appétit désor-
rer).
à quelqu'un; être propre, la qualité le
donné des passions.
essentielle tant de bonté n'appartient
:

qu'à vous; convenir la gaieté appartient


APPÉTITION n. f. Vif désir.
a l'enfance. S'apparlenir v. pr. Etre
:
APPU,AUDIR V. tr. (lat. applaudere).

libre, indépendant.
Battre des mains en signe d'approbation :

APPAS m. applaudir une pièce, un acteur. V. int.


n. Attraits,
pi. charmes :

les appas de la gloire. Applaudir à approuver f applaudis d


, :

tout ce ^ue vous dites. S^applaudir v^ pr.


APpAt n. m. (préf. ad et lat. pastus,
Se glorifier, se féliciter.
nourriture). Pâture placée dans un piège APPLAUDISSEMENT n. m. Batte-
ou fixée à un hameçon. Fig. Tout ce qui ment de mains.
attire : l'appât du gain. APPU.AUDISSEUR n. m. Qui applau-
APPATER v. tr. Attirer avec un ap- dit beaucoup.
pât; engraisser, en parlant de la volaille. APPLICABLE adj. Qui doit ou peut
APPAUVRIR V. tr. Rendre pauvre- être appliqué.
Fig. Diminuer la fertilité, l'abondance : APPLICAGE n. m. Action d'appliquer
appauvrir un terrain, une langue. quelque chose pour la décoration ou la
APPAUVRISSEMENT n. m. Etat de solidité.
pauvreté «ù l'on tombe peu à peu. F/iy. Di- APPLICATION n. f. Action de poser
minution de force, d'abondance appau- ; une chose sur une autre. Fig. Attention
vrissement du sang, d'une langue. soutenue application à Vétude; action
:

APPEAU n. m. Sifflet avec lequel on d'adapter une maxime, un précepte, etc.-


imite le cri des oiseaux pour les attirer, application d'un principe.
les appeler. APPLIQUE n. f. Tout ce qu'on appli
APPEIi m. Action d'appeler; re-
n. que sur un objet pour l'orner; lampe à
cours à. un juge, à un tribunal supérieur; un seul bec.
signal militaire : battre l'appel; excita- APPLIQUER v.tr. (préf. ad et \s,Upli-
tion : appel à l'insurrection. care, plier). Mettre une chose sur une
APPEE.ANT, E
n Qui appelle d'un autre donner appliquer un soufflet; di-
; :

jugement. riger avec attention appliquer son esprit



APP 55 APP
d; employer: appliquer un remède, un APPRÊT n. m. Manière d'apprêter les
procédé, une méthode, une loi, une rè- étoffes, les cuirs, etc. ; matière qui sert à
gle^ etc. faire servir appliquer Valgèhre
; : l'apprêt ; assaisonnement : apprêt des
à la géométrie. S'appliquer v. pr. Met- viandes. Fig. Affectation dans le dis-
tre toute son attention; prendre pour cours : style plein d'apprêt. PI. Prépara-
soi s' appliquer des louanges.
: tifs : les apprêts d'un voyage.
APPOGIATURE OU APPOGGIA- APPRÊT AGE n. m. Emploi de l'ap-
TURE n. {dji — appoggiatura).
f. ital. prêt.
Mus. Ornement de mélodie sans valeur APPRÊTÉ, E adj. Affecté, dépourvu
réelle dans le chant, qu'on ajoute au- de naturel.
dessus ou au-dessous d'une note essen-
tielle.
APPRÊTER V. tr. Préparer : apprê-

APPOIMT m. Ce qu'on ajoute pour n.


ter ses armes ; accommoder : apprêter des
aliments.
compléter une somme, un compte. ^
APPOIMTEHIEIVTS n. m. pi. Salaire APPRÊTEUR n. m. Qui donne l'ap-
pour un emploi. prêt aux étoffes, etc.
APPOINTER V. tr. Donner des ap- APPRIS, E adj. et n. Elevé, formé par
pointements. l'éducation. Homme mal appris^ un mal
APPOIIVTIR V. tr. Rendre pointu. appris, homme grossier.
APPORT n. m. Biens qu'un époux ap- APPRIlOISABLiE adj. Qu'on peut ap-
porte dans la communauté conjugale; ce privoiser.
qu'un associé met à la masse sociale. APPRITOISEMENT n. m. Action
APPORTER V. tr. (préf. ad et lat. d'apprivoiser.
portare, porter). Porter où se trouve quel- APPRIVOISER v. tr» (préf. ad et lat.
qu'un apportez-moi ce livre. Fig. Four-
:
Rendre moins farouche.
privus, privé).
nir apporter tant en mariage ; alléguer
: :
S'appriwoîserv. pr. Se familiariser, s'ac-
apporter des raisons; annoncer apporter :
coutumer s'apprivoiser a.vec le danger.
:

une nouvelle; emploj'er apporter des :


APPROBATEUR, TRICE n. Qui ap-
soins; susciter apporter des obstacles. :
prouve.
APPOiSER V. tr. Appliquer, mettre :
APPROBATIF, IVE adj. Qui marque
apposer les scellés. l'approbation geste approbatif.
:

APPOSITIOIV n. f. Action d'apposer. APPROBATION n. f Consentement;


Gram Union de deux noms, don», le jugement favorable flatteuse approbation.
:

second sert d'épithète au premier : APPROBATIVEMENT adv. D'une


rJcéroii, orateur romain. manière approbative.
APPRÉCIABII.1TE n. f. Qualité de APPROCHABLE adj. Dont on peut
ce qui est appréciable. approcher.
APPRÉC1ABL,E adj. Qui peut être APPROCHANT, E adj. Peu différent,
apprécié. presque semblable.
APPRÉCIATEUR n. m. Qui appré- APPROCHANT adv. Environ, k peu
cie : appréciateur du talent. près mille francs ou approchant.
:

APPRÉCIATIF, IVE adj. Qui marque APPROCHE n. Mouvement vers. PI. f.

l'appréciation. Abords, accès les approches d'une ville.


:

APPRÉCIATION n. f. Estimation.
APPROCHER V. tr. Mettre proche :

approcher une chaise. V. int. Devenir pro-


APPRÉCIER V. tr. (préf. ad et lat. che l'heure, l'ennemi approche.
:

pretium, prix). Evaluer. Apprécier quel- APPROFONDIR V. tr. Rendre plus


qu'un, l'estimer. profond examiner à fond approfondir
; :

APPRÉHENDER v. tr. (lat. appre- une matière.


hendere). appréhender au corps ;
Saisir : APPROFONDISSEMENT n. m. Ac-
craindre f appréhende qu'il ne soit trop
: tion d'approfondir, pr. et au fig. : l'ap-
au
tard, je n'appréhende guère qu'il soit trsp profondissement d'un puits, d'une question.
tard. APPROPRIATION n. Action de f.
APPREHEIVSIF, IVE adj. Timide, s'approprier une chose.
craintif. APPROPRIER V. tr. (préf. ad et lat.
APPRÉHENSION n. f. Crainte. proprius, convenable). Rendre propre à
APPRENDRE v. tr. (préf. ad et lat. une destination; mettre en état de pro-
prehendere, saisir par l'esprit). Acquérir preté approprier un appartement. Fig.
:

des connaissances contracter une habi- ; Conformer approprier le style au sujet.


:

tude apprendre à se taire ; informer,


: S^approprierv. pr. S'attribuer, usurper;
être informé apprendre une nouvelle d
: s'approprier un héritage, une pensée.
quelqu'un, de quelqu'un; enseigner ap- : APPROUVER v. tr. (préf. ad et lat.
prendre le dessin d un enfant. probare, prouver). Donner son consente-
APPRENTI, E n. Qui apprend un ment; juger louable.
métier. Fig. Peu habile. — Ne pas dire APPROVISIONNEMENT n. m.Four-
apprentif, ive. niture des choses nécessaires.
APPRENTISSAGE n. m. Action d'ap- APPROVISIONNER v. tr. Foumii
Î
(rendre un état ; le temps qu'on met à les choses nécessaires.
'apprendre. Fig. Premiers essôis : l'ap- APPROVISIONNEUR n. m. Celui qui
prentissage de la vertu. approvisionne.
AQU U ARA
APPROXIMATIF, IVE adj. Fait par AQUAREE.LISTE {koua) n.m. Peintre
approximation : calcul approximatif. à l'aquarelle.
APPROxmATIOWn. f. (lat. apyroxi- AQUARIUM (a-koua-ri-omm) n. m. Ré-
mare, approcher). Estimation approchée servoir dans lequel on entretient des
de la valeur d'une chose. plantes et des animaux d'eau douce et
d'eau salée. PI. des aquariums.
APPROILIMATIYEIIEIVT adv. Par
AQUATIL.E [koua) adj. Bot. Qui naît,
approximation.
qui vit dans l'eau.
APPUI n. m. (préf. ad et lat. podium,.
(koua) n. f. (lat. aqua,AQUA-TIXTA
piédestal). Soutien support. Fig. être,eau; et ital. tinta, teinte). Gravure imi-
:

Yappui au faible. Méc. Poiiu d^appui, tant le dessin au \av\s.'P\. des aqua-tinta.
Centre de mouvement. On dit aussi aquatinte PI. aquatintes.
APPUI-MAIM n. m. Baguette dont se AQUATIQUE (koua) adj. Qui croît, qui
servent les peintres pour appuyer la main vit dans l'eau plante, animal aquatique. :

qui tient le pinceau. PI. des apyuismain. AQUEDUC n. m.


APPUYER V. tr. Soutenir par le moyen lat. aqua, eau; du-
d'un appui; bâtir contre. Fig. Protéger; cere, conduire). Ca-
appuyer une demande. V. int. Peser ap- nal pour conduire :

puyer sur la plume. Fig. Insister ap- l'eau. :

puyer sur une circonstance. AQUEUX, EUSE


ÂPRE adj. (lat. asper). Rude au goût, adj. (lat. aqua, eau). De la nature de l'eau :
au toucher. Fig. Avide âpre au gain; humeur aqueuse; qui contient de l'eau :
:

violent, plein d'aigreur caractère âpre. légumes trop aqueux.


:

ApremeMT adv. Avec âpreté.


AQUICULTEUR [kui) n. m. relui qui
s'occupe d'aquiculture.
APRÈS prép. A la suite deentrer après :
AQUICUUTURE ijiui) M. f. Art de mul-
quelqu'un; contre crier après quelqu^un ;
:
tiplier et d'élever les animaux et les
à la poursuite de courir après un lièvre.
:
plantes aquatiques.
— Ne dites pas la clef est après la porte,
:
AQUIL.IIV [kî] adj. m. (la', aquila, ai-
mais la clef est d la porte; on demajide gle). Nez aquilin^ courbé en bec d'aigle.
après vous, mais on vous demande. AQUILOM (kl) n. m. Vent du nord.
APRÈS-DEIIAIIV loc. adv. Le second ARA n. m. Gros perroquet à longue
jour après celui où l'on est. quei-e.
APRÈS-DIIVER n. m. Temps depuis ARABE adj. et n. De l'Arabie. Fam.
ledîner jusqu'au soir. PI, àesapi'ès-dîaers. Avare, usurier. Adj. Chiffres arabes, les
On écrit aussi après-dîné* On écrivait an- dix signes de la numération.
ciennement après-dînée n. f. ARABESQUE adj. et n. f.
Peint, et sculpt. Entrelacement
APRÈS-MIDI n. m. Partie du jour de feuillages et de figures de ca-
depuis midi jusqu'au soir. PI. des aprèS'
price, à la manière des Arabes.
midi. Quelques-uns font ce mot féminin.
APRÈS-SOUPER [o.N.] n. m Temps
ARABIQUE adj. Qui est d'Arabie:
gomme arabique.
entre le souper et le coucher. PI. des ARABU.E adj. (îat. arare^ labourer).
après-soupers. On peut aussi écrire après- Labourable : terre arable.
soupè et après-soupée n. f. ARACHIDE n. f. Plante dont les
APRETÉ n. f. Etat de ce qui est âpre. graines forment une huile blanche, d'une
Fig. '.
V âpreté de ses reproches. saveur agréable.
À-PROPOS n. m. Chose dite ou faite ARACHNIDES {rak) n. f. pi. Classe
en temps et lieu convenables. d'animaux articulés, comprenant les arai-
À PROPOS loc. adv. V. PROPOS. gnées, scorpions, etc. S. une arachnide. :

APSIDE n. f. Chaque extrémité du ARACHNOÏDE n. f. Une des trois


grand axe de l'orbite d'une planète. membranes qui enveloppent le cerveau.
APTE adj. (lat. aptuSy propre à). Qui a ARACK ou RACK. n.m. Liqueur spi-
de l'aptitude. ritueuse tirée du riz fermenté.
APTÈRE adj. et n. m. {a priv. et gr. ARAGMEn.m. Ane. nom de l'araignée.
23/eron, aile). Se dit d'un insecte sans ailes.
ARAIGNÉE XI. (lat.
APTITUDE n. f. Disposition naturelle
aranea). Articulé à huit pat-
f.

à quelque chose : aptitude pour les sciences.


tes et sans ailes (*).
APUREMENT ri. m. (rad. pur). Véri-
ARAIRE n. m. Charrue
fication d'un compte.
sans avant-tra n.
APURER V. tr. (rad. pur). Vérifier et
ARANÉIDES n. f. pi. Suivant Cuvier,
arrêter définitivement ajxurerun compte. :

subdivision de la classe des ai'aignées.


APYRE adj. Infusible le cn'stal de, :
S. une aranèide.
:
roche ext apyre.
AQUA-FORTISTE {koua) n. m.
ARASEMENT n, m. action d'araser.

acqua-forte, eau-forie). Graveur à l'eau-


(ital.
ARASER v. tr. Mettre de niveau les

forte.
assises d'une construction.
AQUAREI.I.E {koua) n. f. (ital.ac^we- ARASES n. f. pi. Pierres qui servent
relltty deacg'im,eau). Peinture en couleurs à l'arasement.
Il l'eau. ARATOIRE adj . (lat. arator^ labou-
A.RC 5î ARC
tevLT). Qui concerne l'agriculture : instru- trioniphe,monument en forme d'arc,orné
ments aratoires. d'inscriptions et de bas-reliefs. V. part. h.
ARBALÈTE n. f. (lat. avcus,' ARCADE n. f. Ouverture en arc.
arc; balista, baliste). Arc d'a- ARCA^^E n. m.
(lat. arcanus, secret).
cier monté sur un fût. Opération mystérieuse des alchimistes.
Fig. Chose mystérieuse.
ARBALÉTRIER n. m. Soldat ARCAlîSO.ir n. m. Résine appelée
armé d'une arbalète. OrniY/j. Mar
aussi colophane.
tinet noir. Charp. Pièce?? de bois qui sou-
tiennent la couverture d'un bâtiment. ARCATURE n. f. Suite de
petites arcades, réelles ou si-
ARBITRAGE n. f. Jugement d'un dif-
mulées, dans une construc-
férend par arbitre.
tion.
ARBITRAIRE adj. Qui dépend de la
ARC-BOUTAJVT (ar-bou)
seule volonté; despotique : pouvoir arbi- \[
n. m. Pilier qui se termine en ^-
traire.
demi-arc, et qui sert à soute-
ARBITRAIREME]¥T adv. D'une ma- nir un mur, une voûte. PI. des
nière arbitraire.
arcs-boutants.
ARBITRAL., E, AUX adj. Rendu par ARC-BOUTER (ar-bou) V. tr. Soutenir
arbitres jugement arbitral.
au moyen d'un arc-boutant.
:

ARBITRALEIIIEJWT adv. Par arbi- ARC-DOUBLEAU n. m. Arc en saillie.


tres.
PI. des arcs-doubleaux.
ARBITRATIOi^ n. f. Estimation en ARCEAU n. m. Arc de voûte.
bloc. Juris p.
ARBITRE n. m. (lat. arhitrari, esti-
ARC-EM-CIEL n. m. Météore en forme
"ler, juger). Qui est choisi par un tribunal d'arc, résultant de la réfraction et de la
ou par les parties pour prononcer dans réflexion des rayons solaires. PI. des arcs-
un différend; maître absolu Dim. esf :
en-ciel. —Ce météore, le plus beau des
Varbitre de nos destinées. Libre arbitre. phénomènes qui se rapportent à la lu-
puissance que la volonté a de choisir, de mière, annonce tout simplement que le
se déterminer. soleil, étant sur l'horizon à une hauteur
ARBiTRI<:R convenable, darde ses rayonssur un nuage
V. tr. Juger en qualité
d'arbitre^. opposé qui se résout en pluie. Lorsque
ARBORER V. tr. (lat. arbor, arbre).
nous l'apercevons, il nous indique que
nous tournons le dos au soleil, et que
Planter, déployer arborer un drapeau.
:

Arborer un jiacillon, le hiss'-r arborer nous sommes placés entre cet astre et le
l étendard de In révolte, se
révolter.
;
nuage. Newton est le premier qui ait
donné la théorie exacte des causes toutes
ARB0RENCE:\'T, e adj. Qui a pres- physiques de ce phénomène.
que l;i forme, le caractère d'un arbre, Dans la Bible, l'arc-en-ciel fut le gage
ARBORIt LLTEUR n. m. Qui s'oc- de réconciliation donné par Dieu à Noë
cupe d'arboriculture. après le déluge. Les païens y voyaient la
ARBORICULTURE n. f. (lat. arbor, trace laissée par Iris, messagère des dieux.
arbre; cultura, culture). Culture des ar- ARCHAÏQUE {ka) adj. Qui a rapport
bres. à l'archaïsme.
ARBORISATIOM n. f. Dessin natu- ARCHAÏSME {ka) n. m. (gr. archaios^
rel représentant des branches d'arbre
ancien). Mot, tour de phrase suranné,
dans des corps minéraux.
comme dans V abord, possible, treuve, pour
ARBORISTE n. m, Syn. de pépinié- d'abord^ probablement, trouve : dans l'a-
riste. bord il se met au large..., notre mort ne
ARBOUSE n. f. Fruit de l'arbousier. tardera possible guère..., dans la citrouille
ARBOUSIER n. m. Arbre du Midi, je la treuve. (La Font.) Ainsi encore étrait,
produisant des fruits d'une saveur aigre- s'éjouir, faire Vaoût, peu ni prou, au-
lette. cuns, etc.» pour étroit, se réjouir, faire la
ARBRE n. m. (lat. arbor). Plante li- moisson , peu ni beaucoup , quelques -
gneuse. Méc. Axe de bois ou de métal : uns, etc. L'opposé d'archaïsme est néo-
arbre de m,oulin, de pressoir., etc. Arbre logisme.
généalogique, arbre figuré d'où sortent ARCnAL d') n. m. (lat. aurichaU
(fil
les diverses branches d'une famille. cum,laiton). Fil de laiton.
ARBRISSEAU n. m. Petit arbre qui ARCHANGE {kan) n. m. (gr. archos,
»se ramifie dès sa base, comme le lilas^ le chef, et fr. ange). Ange d un ordre supé-
sureau, Vaubépine, etc. rieur.
ARBUSTE n. m. Plante ligneuse plus ARCHAlVCiELIQUE {kan) adj. Qui
petite que l'arbrisseau, comme le gro- tient de l'archange.
^iilier, certains rosiers, etc ARCHE n. f. (rad. arc). Voûte entre
ARC n. m. (lat. arcus). Arme
me A les piles d'un pont.
servant à lancer des flèches ( ARCHE n. f. (lat. arcn, coffre). Vais-
Géoyn. Portion de circonfé- '^"'=^*vi, seau de Noé. Arche d'alliance, Coffi'e
rer :e. Fig. Avoir plusieurs OÙ les Hébreux gardaient les tables de la
cor 'les d son are., avoir plusieurs moyens loi.
pour faire réussir un projet. Arc de ARCHÉE n. m. ou f. Principe de la vie.
ARC 5S ARD
ARCHEE.ET n. m. Petit archet à l'u- ARCHIPRETRE n. m. Titre qui
sage des horlogers. donne aux curés de certaines églises une
ARCHÉOLOGIE (ké) n. f. (gr. ar- prééminence honorifique sur les autres
chaios, a.ns,ien ', ioyos, discours). Science curés.
des monuments et des arts de l'antiquité. ARCHITECTE n. m. (gr. archos, chef;
ARCHÉOLOGIQUE tektôn, ouvrier). Qui exerce l'art de l'ar-
{ké) adj. Qui a
rapport à l'aichéologie. chitecture.
ARCHÉOLOGUE (ké) n. m. Celui qui ARCHITECTO.^IQUE adj. Qui ap-
partient, qui a rapport à l'architecture.
est versédans l'archéologie. N. enseigner Varchitectonique.
ARCHER n. m. Soldat armé de l'arc ;
f. :

ARCHITECTURAL, E, AUX adj. Qui


agent de justice ou de police. V. part. h.
ARCHET n. m. Petit arc tendu avec appartient à l'architecture.
ARCHITECTURE n. f. Art de con-
des crins pour jouer du violon, etc. ; arc
d'acier pour tourner ou percer. struire et d'orner les édifices.
ARCHÉTYPE {ké) n. m. Modèle sur
ARCHITRYAE n. f. Partie de l'enta-
blement.
lequel on fait un ouvrage; étalon des ARCHIVES n. f. pi", (lat. archivum).
monnaies, poids et mesures. Anciens titres, chartes et autres papiers
ARCHEVÊCHÉ n. m. Diocèse, palais importants ; lieu où on les garde ; dépôt
d'un archevêque; étendue de pays sous des actes, des lois, etc.
sa juridiction. ARCHIVISTE n. m. Garde des ar-
ARCHEVÊQUE n. m. Premier évêque chives.
d'une province ecclésiastique. ARCHIVOLTE f. (lat. orcws, arc;
n.
ARCHI, préfixe qui ajoute à la signi- volutus roulé). Moulure qui règne sur la
y

fication du mot qu'il précède une idée de tête des voussoirs d'une arcade.
degré extrême. ARCHOIVTAT {kon) n. m. Dignité
ARCHICHAIVCELIER n. m. Grand d'archonte.
chancelier. ARCHOMTE {kon) n. m. (gr. arkiJn,
ARCHICOMFRÉRIE n. f. Société chef). Autrefois, premier magistrat des
pieuse. républiques grecques. V. part. hist.
ARCHIDIACOMAT n. m. Dignité ARÇOJV n. m. (lat. arcus,
d'archidiacre. arc). Pièce de bois cintrée qui
ARCHIDIACOIVÉ n. m. Partie d'un soutient la selle. Vider les ar-
diocèse soumise à la juridiction d'un ar- çons, tomber de cheval.
chidiacre. ARC-RAIHPAJVT n. m. Courbe métal-
ARCHIDIACRE n. m. Supérieur ec- lique destinée à soutenir une rampe.
clésiastique ayant droit de visite sur les ARCTIQUE {ar-kti-ke) adj. (gr. arkii-
curés d'un diocèse. kos). Septentrional : pôle arctique. Son
ARCHlDIOCÉSAI]V, E adj. Qui dé- opposé est ANTARCTIQUE.
pend d'un archevêché. ARDÉLIOIV n. m. (lat. ardelio). Homme
ARCHIDUC n. m. Titre des princes qui fait l'empressé, l'officieux.
de la maison d'Autriche. ARDEAUUEMT adv. Avec ardeur.
ARCHIDUC AU. adj. Qui a rapport à ARDEMT, E adj. (lat. ardere, brûler).
l'archiduc. En feu, qui échaufi"e fortement soleil ar- :

ARCHIDUCHÉ n. m. Domaine d'un dent. Fig. Violent : désir ardent; actif»


archiduc. plein d'ardeur enfant ardent d VètudCy'
:

ARCHIDUCHESSE n. Titre des f. cheval ardent; roux poil ardent. Cha- :

princesses d'Autriche. pelle ardente, luminaire nombreux qui


ARCHIÉPISCOPAL, E, AUX (M)
brûle autour d'un cercueil chambre ar- ;

adj. Appartenant à l'archevêque : palais


dente, autrefois, tribunal qui condam-
nait au feu les empoisonneurs.
archiépiscopal.
ARCHIÉPISCOPAT {kî) n. m. Di-
ARDER ARDRE
ou v. tr. Vieux mot
qui signifiait brûler.
gnité d'archevêque ; sa durée. ARDEUR n. (lat. ardor; f. de ardere,
ARCHIFOU, FOLLE adj. Extrême- brûler). Chaleur extrême ardeur du so- :

ment fou.
leil. Fia. Activité , vivacité excessive :
ARCHIFRIPO^ n. m. Extrêmement cheval plein d'ardeur.
fripon. ARDILLON n. m. Pointe de C
ARCHIMAMDRITAT n. m. Dignité métal au milieu d'une boucle, ij
d'archimandrite. pour arrêter la courroie.
ARCHUUAIVDRITE n. m. (gr. archos, .
ARDOISE n. f. Pierre tendre et bleuâ-
chef; mandra^ enclos, cloître). Titre que qui sert à couvrir les maisons.
tre
l'on donne aux supérieurs de quelques
monastères grecs. ARDOISÉ, E adj. Qui a la couleur
ARCHIPATELUV, E d'ardoise.
n. Fourbe très
adroit, très patelin. ARDOISIER, ÈRE ou ARDOISEUX,
ARCHIPEL n. m. Etendue de mer EUSE adj. De la nature de l'ardoise.
parsemée
d'îles. ARDOISIÈRE n. f. Carrière d'ar-
ARCHIPRESBYTERAL, E adj. Qui doise.
cencerne l'archiprêtre. I ARDU, E adj. (lat. ardum). Escarpé:
ARG 59 ARG
montagne ardue. Fig. Difficile : travail ARGENTE, E adj. Recouvert de
arda. feuilles d'argent ou d'une solution
ARE n. m. (lat.rtrcrt, surface). Unité des d'argent.
mesures pour les surfaces agraires. L'are ARGEIVTER v.tr .Couvrir d'une feuilîe
correspond au décamètre carré et vaut d'argent ou d'une solution d'argent. Fzgr.
cent mètres carrés ou centiares. Son mul- Donner l'éclat, la blancheur de l'argent :

tiple V hectare, correspondant à Thecto- la lune argentait les flots. Poét.


mètre carré, vaut cent ares. ARG EIVT ERIE n. t. Vaisselle et au-
tres ustensiles d'argent.
AKEC (èk) n. m. Genre de palmiers des ARGEMTEVR n. m.
régions chaudes de l'ancien continent. Ouvrier qui ar-
genté.
ARÉWATIOW u. arena, sable).'
f. (lat.
ARGEIVTEIJX, EUSE adj Qui a beau- .
Action de couvrir de sable une surface, coup d'argent.
un corps. ARGEUTTIER n. m. Autrefois, en
ARÈ]¥E n. f. (lat. arena, sable). Espace France, surintendant des finances.
sablé, au centre des amphithéâtres, où ARGENTIFERE adj. Qui renferme de
combattaient les gladiateurs. l'argent : terrain argentifère.
ARÉOE.E n. f. Méd. Cercle rougeâtre ARGENTIN, E aàj. Qui a le son clair,
qui entoure un point inflammatoire. retentissant de l'argent voix argentine.
:

ARÉOMÈTRE n. m. (gr. araios, peu ARGENTURE n. f. Couche d'argent


dense; metron, me- _ appliquée sur un métal ; art, action d'ar-
sure). Instrument qui genter.
sert à déterminer la ARGII.E n. f. (lat. argilla). Terre molle,
densité des liquides ; grasse, appelée aussi terre glaise.
pèse - liqueur , pèse - ARGILEUX, EUSE adj. Qui tient de
acide. l'argile : sol argileux.
ARÉOMÉTRIE n. ARGONAUTE n. m. Sorte de mollus-
f. Art de déterminer que appelé aussi
la densité des liquides.
NAUTILE (*). V. Part,
hist.
ARÉOMÉTRIQIJE ARGOT n. m.
adj. Qui a rapport à Jargon dont se ser-
l'aréométrie. vent entre eux les
ARÉOPAGE n. m. de profession,
filous
Ancien tribunal d'A- souvent très expres-
thènes. V. PART. HIST. sif, comme refroidir
Fig. Réunion de gens (tuer), la sorbonne
vertueux assemblée
; (la tête), la veuve
de magistrats. (la guillotine), fau-
ARÉOPAGITE n. cher le grand pré
m. Membre de l'Aréopage. (ramer sur les galères), etc.; langage
ARÉOSTYLE n. m. Entre-colonne- particulier adopté dans certaines pro-
ment dans lequel l'intervalle entre cha- fessions,
que colonne est de diamètres et demi.
3 ARGOT n.m. Jard. Bois au-dessus de
ARÉOTECTOIVIQUE, n. f. Art d'atta- d'une branche. On dit plutôt ergot.
l'œil
quer ou de défendre les places fortes. ARGOTER V. tr. Jard. Couper l'ex-
trémité d'une branche morte.
ARÊTE n. f. (lat. arista, épi). Os de cer-
ARGOUSIN n. m. (esp. alguazil y&gent
tains poissons. Bot. Barbe des épis de
dS police). Surveillant des forçats.
l'orgc^du seigle, etc. Arch. Angle saillant.
ARÊTIER
ARGUE n. f. Machine qui sert à dé-
n. m. Pièce de charpente grossir, au moyen de filières, les lingots
qui forme l'encoignure d'un comble. d'or, d'argent, etc.
ARGEIVT n. m. (lat. argentum). Métal ARGUER igu-er) v. tr. (lat. arguere^
blanc; toute sorte de monnaie. Fig. Ri- prouver). Accuser arguer un acte de
:

chesse.— L'argent se rencontre rarement faux. V. int. Conclure : vous arguez mal
à l'état pur dans le sein de la terre il est ; à propos de ce fait.
presque toujours mêlé au soufre ou à l'an- ARGUMENT n. m. (lat. argumentum
timoine. On trouve des mines d'argent de argMe/'e,démontrer). Raisonnement par
dans le nord de l'Europe en Suède, en : lequel on tire une conséquence preuve ; ;

Norvège, en Russie mais les plus riches


; tirer argument d'un fait; sommaire d'un
du monde sont celles du Pérou et du livre, d'un chapitre, d'une narration.
Mexique. La densité de l'argent est de ARGUMENTANT n. m. Celui qui
10,4743 ,on l'allie au cuivre pour lui argumente dans un acte public contre le
donner une dureté qui lui assure plus de répondant.
durée. La pièce de 5 fr. en argent con- ARGUMENTATEUR n. m. Qui aime
tient 9 parties d'argent pur sur 1 de cui- à argumenter.
vre; les autres pièces sont un alliage de ARGUMENTATION n. f. Action, art
835 parties d'argent et de 165 parties de d'argumenter.
cuivre. Les pièces d'argent sont 5, 2, : ARGUAUEIVTER v. int. Faire des ar-
1 fr., 50 et 20 c. guments.
ARL 60 ARM
AROVS (guce) n. m. Homme très principes arrêtés. Pop. Mets composé de
clairvoyant. A'g. Surveillant, espion. Yeux restes divers accommodés ensemble.
d'Ar^ws, très pénétrants. V. p. ARLEQUIIVADE n. f. Bouffonnerie
HIST.' Espèce de papillon ;
d'arlequin action ridicule.
;

oiseau voisin du faisan (*). ARIIiADIL.L.E n. f. Petite flotte espa-


ARGUTIE {ci) n. f. Vaine gnole qui gardait les côtes du Mexique.
subtilité. ARMATEUR n. m. Celui qui équipe
ARIA n. m. Embarras. un navire à ses frais.
ennui. ARMATURE n. f. Assemblage de liens
ARIAIVISME de métal soutenant les parties d'un ou-
n. m. Hérésie vrage mécanique. Plaque métallique fai-
d'Arius, qui sant partie des condensateurs électriques.
niait la consub- ARME n. f. flat, arma, armes). Instru-
stantialité du ment qui sert à attaquer ou à défendre :

Fils avec le arme offensive, défensive. PI. Profession


Père. V. p. HIST. de ia guerre né pour :

ARIDE adj. les armes; escrime :

(lat. aridus; de faire des armes; les


areo, je dessè- différents corps de
che). Sec, stérile : terre aride. Fiij. Espiit l'armée, cavalerie, in-
aride, qui ne peut rien produire ; sujet fanterie, etc.; combat :

aride^ qui prête peu. courir aux armes ; ar-


ARIDITÉ n. f. Sécheresse. Fig : aridité moiries •
les armes de
de l'esprit, du style. France , de Paris {*)
ARlEiV, EM]«E n. Sectateur d'Arius. d'Autriche, etc. Passer
ARIETTE n. (ital. arietta). Air lé-
f. quelqu'un par les ar-
ger paroles chantées sur cet air.*
; mes, le fusiller faire ses premières armes,
;

ARISTARQVE n. m. Critique sévère, sa première campagne être sous les armes ;

mais équitable et éclairé. V. Zoïle. être armé. Fig. Fournir des armes contre
ARISTOCRATE adj. et n. Partisan, soi, donner prise sur soi par ses actes,
membre de Taristocratie. SCS paroles, etc.
ARISTOCRATIE (d) n. f.{gT.aristos, ARMÉE n. f. Troupe sous la conduite
excellent; kratos, pouvoir). Classe des d'un chef; toutes les troupes d'un Etat.
nobles, des privilégiés.
ARISTOCRATIQUE adj. Qui appar-
ARMEMENT n. m. Action d'armer ;
appareil de guerre équipement d'un
;
tient à l'aristocratie. vaisseau.
ARISTOCRATIQIJEIIEIVT adv. ARMENIEN, ENNE adj. et n. Qui est
D'une manière aristocratique. d'Arménie.
ARIST01.0CHE n. f. Genre de plan- ARMER V. tr. Fournir d'armes lever ;
tes à tige grimpante. des troupes équiper un vaisseau tendre
; ;

ARISTOPHAMESQUE adj. Dans le le ressort d'une arme à feu. Fig. Garnir


genre du poète grec Aristophane. d'une chose qui donne de la for(;e: armer
ARISTOTÉLICIEN, EWRîE adj. et n. de fer une poutre; fortifier, prémunir : la
Conforme à la doctrine d'Aristote ; par- philosophie nous arm,e contre les passions,
tisan de ce philosophe. ARMET n. m. Armure de tête des an-
ARISTOTÉI.IQIIE adj. D'Àristote. ciens chevaliers.
ARISTOTÉ1.ISME n. m. (gr. Aristo- ARMILLAIRE [mil-laire] adj. (lat.
armilla, bracelet). Sphère armillaijre^
telês, Aristote). Doctrine d'Aristote.
composée de cercles pour représenter le
ARITHMÉTlClEiy, ERîIVE n. Qui sait ciel et le mouvement des astres.
l'arithmétique. ARM1L.U.ES n. f. pi. Petites moulures
ARITHMÉTIQUE n. f. (gr. arithmos, qui entourent un chapiteau dorique.
nombre). Science des nombres. Adj. Fondé ARMINIEN ou REMONTRANTS, m.
sur l'arithmétique. Sectaire d'Arminius (Ji 560-1600), qui com-
ARITHMÉTIQIJEIIEIVT adv. Con- battait une partiedes doctrines de Calvin.
formément à l'arithmétique. ARMISTICE n. m. (lat. arma, armes;
ARITHMOGRAPHE n. m. (gr. arith- sistere, arrêter). Suspension d'armes.
mos ; graphô, j'écris)Appareil pour effec- ARMOIRE n. f. Grand meuble de
tuer mécaniquement les opérations arith- bois pour serrer les bardes, etc.
métiques : un arithmographe Troncet. ARMOIRIES n. f. pl.(lat.arma).Armes
ARITHMOUAMCIÉ n. f. (gr. arith- d'une famille noble.
mos, nombre; manteia, divination). Divi- ARMOISE n. f. Herbe odoriférante,
nation au moyen des nombres. nommée aussi herbe de la Saint-Jean.
ARlTHinOMÈTRE n. m. (gr. arith- ARMON n. m. Nom des deux pièces en*
mos ; metron, mesure). Calculateur mé- tre lesquelles se trouve placé le gros bout
canique. du timon d'une voiture.
ARLEQUIN n. m. Bouffon dont le vê- ARMORIAI, n. m. Livre d'armoiries
tement est composé de pièces de diverses ARMORICAIN, E adj. et n. De TAr-
couleurs. V. part. hist. Figf. Homme sans morique.
ARMES
ARQ 61 ARR
ARMORIER V. tr. Peindre des ar ARRACHAGE n. m. Action d'arj
moiries. cher des herbes, des racines.
ARMIIRi: ri. f. Armes qui pro- ARRACHEMEITT n. m. Action d'
tègent le corps, comme cuirasse,
racher.
casque, etc. (*j; plaque de fer atta- ARRACHE-PIED (D') loc. adv. S |

chée à un aimani. interruption.


ARmilRERlE n. f. Profes-
. ARRACHER V. tr. (lat. eradicare,
lever avec la racine). Détacher avec eîtorf
sion d'armurier.
Fig. Obtenir avec peine, de force ou par
ARillLKlEKn. m. Qui fabri- adresse on ne veut lui an^acher une pa-
:

que, qui vend des armes. role, arracher de Vargent ; enlever, déta-
ARWICA OU AREIQUE n. f. cher arracher aux plaisirs.
:

Plante de la famille des composées. ARRACHEUR n. m. Qui arrache : ar-


AROBE ou ARROBE n. f. Mesure de racheur de dents.
capacité pour les liquides, usitée en Es- ARRACHIS n.m. Enlèvement fraudu-
pagne et en Portugal, contenant de 10 à leux du plant des arbres.
16 litres; nom de différents poids variant ARRANGEANT, E adj. Qui est facile
de 12 à IS kilogr. en affaires.
AROlDKES n. f. Famille de plan-
pi. ARRANGEMENT n.m. Action d'ar-
tes ayant pour type le genre arum. ranger conciliation : Varrangement d'un
AROMATE n. m. (gr. arômata, par- différend.
;

fums). Toute substance qui répand une ARRANGER v. tr. Mettre en ordre :
odeur suave. arranger des livres ; terminer à l'amiable;
AROMATIQUE adj. De la nature des arranger une affaire. Arranger quelqu'un,
arômes herbes aromatiques.
:
le maltraiter; cela m'arrange^ me con-
AROMATISATIO^ n. f. Action d'a- vient. Fam.
romatiser. ARRANGEUR n. m. Celui qui ar-
AROMATISER Mêler une sub-
v. tr. range, donne une forme.
stance aromatique à un remède. ARRENTEMENT n. m. Action d'ar-
AROME n. m. (gr. arôma parfum). renter.
Principe odorant de certaines substances. ARRENTER v. tr. Donner ou prendre
AROMDE n. f. Ancien nom de l'hiron-
à rente. ^

delle. A queue d'ar onde, en forme de queue ARRÉRAGER v. int. I-aisseï' accu-
d'hirondelle. muler les arrérages en parlant d'une re-
devance.
ARPÈGE ou ARPEGEMEMT n. m.
ARRÉRAGES n. m. pi. Ce qui est dû,
(ital. arpeggio). Mus. Accord dont on fait
entendre successivement, et non à la échu d'une terre affermée, d'un revenu
fois, tous les sons. quelconque.
ARPEOER v. int. Faire des arpèges.
ARRESTATION n. f. Action de se sai-

— Se conjugue comme abréger. sir de quelqu'un pour l'emprisonner ; état


de celui qui est arrêté être en arrestation,
ARPEI¥T n. m.(lat. arpennis, mesure :

carrée des Gaulois). Ancienne mesure ARRÊT n. m. Action d'arrêter, de s'ar-


agraire de 30 à 51 ares, suivant les pays. rêter Varrêt des affaires; jugement d'une
:

ARPEMTAGE n. m. Mesurage de la cour souveraine ; décision d'une autorité


superficie des terres. quelconque les arrêts de la Providence.
:

ARPENTER V. tr. Mesurer la surface Fig. Saisie d'une personne ou de ses biens :
des terres. Fig. Parcourir à grands pas. faire arrêt sur des marchandises , des ap-
ARPEIVTËUR n. m. Qui mesure la pointements. Maison d^arrét, prison;
superficie des terres. chien d'arrêt, qui arrête le gibier. PI.
ÂRPE^TEUSE n. f. Sorte de chenille. Défense de sortir : mettre un militaire,
ARQUÉ, E adj. Courbé en arc. Cheval
un écolier aux arrêts.
arqué, dont les jambes sont pliées au- ARRÊTÉ m. Ordonnance, prescrip-n.
dessous des genoux dans le repos. tion : arrêté de mairie, de police. Arrêté
ARQUEBUSADE n. f. Coup d'arque- de compte, règlement de compte.
buse. ARRÉTE-BCEUF n. m. Plante dont
ARQUEBUSE n.f. les racines offrent une grande résistance
(ital. arco, arc; bugio, à la charrue. PI. des arrête-bœuf.
trou). Ancienne arme ARRÊTER v. tr. (préf. ad et lat. res~
à feu qui se portait sur l'épaule. tare, rester).Faire rester en place; ap-
ARQUEBUSER v. tr. Tuer d'un coup préhender arrêter un voleur; suspendre
:

d'arquebuse. le cours d'une chose arrêter une révolte, :

ARQUEBUSERIE n. Profession f. arrêter une horloge. Fig. Fixer : arrêter


d'arquebusier. ses regards, sa pensée; engager à son ser-
ARQUEBUSIER n. m. Autrefois, sol- vice arrêter un laquais; déterminer: ar-
:

dat armé d'une arquebuse ; aujourd'hui, rêter un plan; régler d'une manière défini-
armurier. tive arrêter un compte, un marché; inter-
:

ARQUER V, tr. Courber en- arc. V. int. rompre : il l'arrêta tout court. S'arrêter v,
Fléchir, se courber. I
pr., Cesser de marcher, de parler, d'agir.
ARMURE

Heaume (xiiic). Bassinet (xivc).

Baudrier.

Cuirasse.

Bouclier I O
(Targe). f
Z
O
oc
Braconnière H

Tassettes.

Cotte
de mailles.

Chevalier
du xve siècle muni
Soleret à la d'unbouclier aux
poulaine.. armes de La Hire.
(D'après
tie Musée d'artillerie
de Paris.)

Armet (xvic). Bourguignotte (xvie). Morion (xvie). Pot (XVIie).


ARR 62 ARS
.%RRÊTISTE: n. m. Celui qui annote guille empiétant sur le précédent. PL def
et publie un recueil d'arrêts. arrière-points.
ARRHER V. tr. Donner des
arrhes. ARRIÉRER V. tr. Différer, retarder.
ARRHE.«i n. f. pi. (gr. arrhabôn, gages). S^arriérer v. pr. Demeurer en arrière.
Argent donné à l'avance pour assurer — Pour la conj., v. accélérer
l'exécution d'un marché.
ARRIÈRE-SAISON n. f. Fin de l'au-
ARRIÈRE interj. (lat. ad retro, par tomne. PL des arrière- saisons.
derrière). Au loin : arrière les médisants !
ARRIÈRE-TRAIN n. m. Partie d'un
Eu arrière adv. Derrière, en retard:
loc.
véhicule portée par les roues de derrière;
N. m. Mar. Moitié de la
rester en arrière.
train postérieur d'un animal. PL des ar-
longueur d'un vaisseau , du grand mât à
rière-trains.
la poupe. Vent arrière, en poupe.
ARRIÉRÉ, E adj. Qui est en retard :
ARRIÈRE-VASSAL, n. m. Celui qui
relevait d'un seigneur vassal d'un autre
payement Qui n'est pas en
arriéré. Fig.
rapport avec son âge, son époque peuple :
seigneur. PL des arrière-vassaux.
arriéré. N. m. Dette dont le payement est ARRIÈRE-VOUSSURE n. f. Sorte
en retard. de voûte pratiquée derrière une porte,
ARRIÈRE-BAIV n. m Convocation
une fenêtre. PL des arrière-voussures.
de tous les vassaux d'un Etat par leur ARRIMAGE n. m. Action d'arrimer.
suzerain. PI. des arrière -bans. ARRiniER V. tr. Arranger la cargai-
ARRIÈRE-BEC n. m. Ëperon d'une son d'un vaisseau.
pile de pont en aval. PL
des arrière-becs. AHRIAIEUR n. m. Celui qui arrime.
ARRIÈRE-BOUCHE n. f. Le fond de ARRIVAGE n. m. Abord des navires
la bouche. PI. des arrière-bouches. dans un port; arrivée des marchandises.
ARRIÈRE-BOUTIQUE n. f. Pièce de ARRIVÉE n. f. Action d'arriver; mo-
plain pied derrière la boutique., PI. des ment précis de cette action.
arrière-boutiques. ARRIVER V. int. Parvenir dans un
ARRIÈRE-BRAS n. m. Partie qui lieu; atteindre arriver à la vieillesse. V
;

au coude.
s'étend de l'épaule imp. il m'est arrivé unmalheur.
: Prend —
ARRIÈRE-CORPS n. m. Partie pla- toujours l'auxil. être.
cée à l'arrière d'un bâtiment.
ARROBE. V. AROBE.
ARRIÈRE-COUR n. f. Petite cour
ARROCHE n. f. Genre de plantes dont
un grand nombre d'espèces sont cultivées
servant de dégagement. PI. des arriére- dans les jardins.
cours. ARROGAMIHENT adv. Avec arro-
ARRIÈRE-FIEF n. m. Fief relevant gance.
d'un autre fief. PI. des arrière -fiefs. ARROGANCE n. Fierté m^risante f-
ARRIÈRE-F1.EUR n. f. Seconde flo- et insultante.
raison. PI. de» arrière -fleur s. ARROGANT, E adj. Fier, hautain.
ARRIÈRE-GARDE n. f. Partie d'un ARROGER (S') v. pr. (lat. arrogare).
corps de troupes qui ferme la marche. PI. S'attribuer mal à propos quelque chose :
des arrière-gardes. ils sesont arrogé des pouvoirs excessifs.
ARRIÈRE-GOUT n. m. Goût désa- ARROI n. m. Equipage, appareil.
gréable que laisse un mets, une boisson.
ARRONDIR V. tr. Rendre rond. Fig.
PL des arrière-goûts. Arrondir son bien, l'augmenter; arrondir
une période, lui donner du nombre, de
ARRIÈRE-MAIM n. m. Revers de la l'harmonie.
main; partie postérieure du cheval. PL ARRONDISSEMENT n. m. Action
des arrière-mains. d'arrondir; état de ce qui est arrondi,
ARRIÈRE-NEVEU n.m.ARRlÈRE- circonscription administrative départe- :

WIÈCE n. f. 1-e fils, la fille du neveu ou ment divisé en quatre arrondissements.


de la nièce. PL des arrière-neveux^ des ARROSAGE m n. Irrigation arro- :

arrière-nièces. sage d'une prairie.


ARRIÈRE-PEIVSÉE n. f. Pensée in- ÀRROSEMENT n. m. Action d'ar-
térieure et secrète intention que l'on ca- roser.
;

che, tandis qu'on en manifeste une autre. ARROSER V. tr. (préf. ad et lat. ros,
PL des arriére-pensées. rosée). Humecter par aspersion; coulera
travers la Seine arrose Paris.
ARRIÈRE-PETIT-FILS n. m. AR- ARROSION
:

n. f. Action de ce qui
RIÈRE-PETITE-FIL.I.E n. f. Le fils,
la du petit-fils ou de la petite-fille.
fille
ronge : l'arrosion de la rouille.
PL des arrière-petitS'fils^ des arrière-peti- ARROSOIR n. m. Us-
tensile pour arroser (*).
tes- filles.
ARRIÈRE-PETITS-EIVFAIVTS n.m. ARRUGIE n. Canal f.

pour l'écoulement des


pi. Enfants du petit-fils, de la petite-fille
eaux dans les mines.
ARRIÈRE-PLAIV n. m. Ligne de ARS n. m. Point d'u-
perspective la plus éloignée. PI. des ar- nion du membre antérieur du cheval avec
rière-plans. le tronc. Saigner un cheval aux quatre arb'f
'POINT n m Point d'ai- aux quatre membres.
ART 63 ASC
ARSEMAIi n. m. Magasin d'armes et des
annelés, comprenant les insecteSt
de munitions de guerre. araignées, mille-pieds et crustacés.
AttSÉWiATE n. m. Chim. Sel formé ARncui^lSR V tr. Déduire par arti-
par l'acide arsénique et une base. cles articuler des preuves; affirmer posi-
:

ARSEMIC {nik devant une voyelle) articuler un fait; prononcer


tivement : :

n. m. (gr. arsên, vigoureux nikaâ, je ; articuler son. un


dompte). Substance métallique, volatile ARTIFICE n. m. (lat. ars, artis, art;
au feu, et répandant alors une odeur d'ail, facere, faire). Art, déguisement, fraude.
composé arsenical vénéneux. Feu d^artiflce, ensemble de composi-
AHSEWICAE., E, AUX ou ARSÉMiÉ, tions pyrotechniques.
E adj. Chim. Qui contient de l'arsenic. ARTIFICIEL, ELLE adj. Qui se fait
AR$)ÉIVIEUX (acide) adj. m. Chim. par art fleurs : artificielles. Son opposé
Combinaison d arsenic et d'oxygène. est NATUREL.
ARSÉIVIQUE (acide) adj. m. Chim. ARTIFICIELLEMENT adv. D'une
Combinaison plus oxygénée que l'acide manière artificielle.

arsénieux.
ARTIFICIER n. m. Qui fait des feux
d'artifice artilleur employé à la confec-
ARSÉIVITE n. m. Chim.
Sel formé
;

tion des pièces de pyrotechnie.


d'acide arsénieux et d'une base.
ART n. m. (lat. ars). Application des
ARTIFICIEUSEMENT adv. D'une
manière artificieuse.
connaissances à ia réalisation d'une con- ARTIFICIEUX, EUSE adj. Plein d'ar-
ception; adresse avoir Vart de... PL
:
tifice, de ruse : conduite artificieuse.
Arts libéraux, où l'intelligence aie plus
de part; arts mécaniques, qui dépen- ARTILLÉ, E adj. Armé de son artil-
dent de la main; beaux-arts, la peinture, lerie.
la sculpture, l'architecture, la musique;
ARTILLERIE n.f. Matériel de guerre,
arts et métiers, v. ÉCOLE [Part. hist.). comme canons, etc.; lecorps des artilleurs.
ARTEli n. m. Société coopérative en Pièce d'artillerie^ canon, obusier, etc.
Russie.^ ARTILLEUR n. m. Soldat d'artiUerie.
ARTÈRE n. f..(gr. artêrià). Vaisseau ARTimON n. m. Mar. Mât de l'arrière.
qui porte le sang du cœur aux extrémités. ARTISAN n. m. Homme de métier,
Fiq. Grande voiw de communication. comme le charpentier, le serrurier, etc.
ARTÉRIEI^, EE.L.E adj. Qui appar- Fig. Auteur : artisan de sa fortune.
tient aux artères mnq artériel, par op-
: ARTISON n. m. Insecte qui ronge les
position à saag veineux. pelleteries, les étoffes.
ARTÉRIOI.E n. f. Petite artère. ARTISTE n. m. Celui qui exerce un
ARTÉRIOLOGIE n. f. Partie de l'a- art libéral, comme le peintre, le sculp-
natomie qui traite des artères. teur, etc. Artiste dramatique, acteur. N.f.:
ARTÉRIOTOMlE n. f. Dissection des une jeune artiHe.
artères. ARTISTEMENT adv. Avec art.
ARTÉSIEN adj. m. V. PUITS.
ARTISTIQUE adj. Qui a rapport aux
ARTHRITE n. f. Inflammation d'une
arts.
ARUM n. m. Genre de plantes, vulgai-
articulation.
ARTHRITIQUE rement pied-de-veau.
adj. Qui a rapport ARUSPICE n. m. (lat. aruspex). Chez
aux articulations.
ARTICHAUT n. les Romains, sacrificateur qui prétendait
m. Plante
potagère dont la fleur avant de prédire l'avenir par l'inspection des en-
s'ouvrir forme une tête compo- trailles des victimes. V. augure.
sée d'écaillés charnues à leur ARYEN, ENNE adj. et n. Qui con-
^^__ cerne les Aryens ou Aryas, peuple de
base pièce de serrurerie hérissée decrees.
;

ARTICLE n. m. (lat. articuLus). Divi- l'Inde très ancien.


sion d'un traité, d'une loi, d'un contrat, AS un seul). Carte
{ace) n. m. (lat. as,
dun compte; tout objet de commerce ; à jouer ; face du dé marquée d'un seul
partie comprise entre deux points d'arti- point; unité de poids, de monnaie, de
culation dans une plante ou un insecte. mesure chez les anciens Romains.
Article de Paris, objet de mode ou indus- ASBESTE (az-bès-te) n. m. Substance
triel qui se fabrique spécialement minérale incombustible, de la nature de
à Pa- l'amiante.
ris. Faire l'article, faire
valoir une chose
outre mesure. Gram. Mot qui détermine ASCARIDE n. m. (gr. askarizô,}e m'a-
les noms. Article de foî, point gite).Genre de vers intestinaux.
impor- ASCENDANCE n. f. Ensemble des gé-
tant de croyance religieuse. A V article
de nérations qui ont précédé une génération
la mort, au dernier moment de la
vie
ARTICUI.AIRE actuelle.
adj. Qui a rapport
aux articulations, ASCENDANT n. m. (lat. ascendere,
ARTICULATION monter). Astr. Mouvement d'une planète
n. f. Jointure des
os; prononciation. au-dessus de l'horizon. Fiq. Autorité, in-
ARTICULÉ, E fluence sur quelqu'un. PI. Les parents
adj. Qui a une ou plu- dont on descend.
sieurs articulations ; énoncé, exprimé
nettement. N. m. pi. Première division
ASCENDANT, E adj. Qui va en mon-
tant, et, fig.^ en progressant.
ASP 64 ASP
AIICEIVSEUR n. m. Panier en forme ASPERGER V. tr (lat. aspergere,
de cage mû par un mécanisme, servant Irépandre). Arroser légèrement
a\ec
dans les bâtisses à monter les matériaux ; une branche d'arbre ou un goupillon.
fauteuil qui monte ou descend à l'aide ASPERGÉS tgèce) n. m. Goupillon
d'un appareil, dans la cage d'un escalier, pour asperger moment de l'aspersion à
;
pour le service des personnes. la messe.
ASCEIVSIOW n. f. Action de monter, ASPÉRITÉ n. f. (lat. asper, âpre).
de s'élever Vascension d'un ballon ; élé-
:
Etat de ce qui est raboteux : Vaspérité
vation miraculeuse de Jésus-Christ; jour
où TEjïlise célèbre cette fête (dix jours
du sol. Fig. : les aspérités du style.

avant la Pentecôte).
ASPERSIOM n. Action d'asperger.
f.

A8CEIVS10NIV1:l.e:i.I.E adj. Qui tend


ASPERSOIR n. m. Goupillon.
à monter ou faire monter mouvement :
ASPÉRULE n. f. Genre de plantes, de
la famille des rubiacées. Atipérule odo-
ascensionnel, force ascensionnelle.
rante, petit muguet ou reine-des-bois.
ASCÈTE n. (gr. askêtês, qui s'exerce). ASPHAliTE n. m. (gr. asphaltoSy bi-
Celui qui se consacre aux exercices de
tume). Sorte de bitume.
piété,aux mortifications.
ASCÉTIQUE adj. Qui a rapport aux ASPBODÈI.E n. m. Plante de la fa-
mille des liliacées.
exercices de la vie spirituelle. ASPHYiiLiAMT, E adj. Qui asphyxie.
ASCÉTISME n. m. Vie consacrée aux ASPHYXIE n. f. (a priv. et gr. sphuxis)^
exercices de piété. pouls). Suspension subite de la respira-
ASCIEMS n. m. pi. (a priv. et gr. skia, tion. —
Elle a lieu par submersion, c'est
ombre). Habitants de la zone torride, sans celle des noyés ; ^par strarigulation^comme
ombre à midi. dans le supplice de la corde et dans le
ASCITE n. f. Hydropisie du péritoine. croup ; par V absorption d'un gaz délétère,
ASCL.ÉPIADE n. m. (nom d'un poète ainsi que cela arrive dans les fosses d'ai-
grec). Sorte de vers lyrique, grec ou la- sances. Dans cet état, il y a suspension de
tin. Adj. Vers asclépiades. tous les phénomènes vitaux. L'asphyxie
ASCI.ÉPIADE n. f. OU ASCL.EPIAS par submersion peut être assimilée à l'as-
n.m. Genre de plantes à graines soyeuses phyxie par le charbon ; ce n'est ni l'eau
auxquelles appartient le dompte-venin. ni l'oxyde de carbone qui cause la mort,
ASIARCAT n. m. Fonction d'asiarque. c'est l'absence seule d'air vital. Pour
ASL4RQIJE n. m. Nom donné dans combattre l'asphyxie, il faut exposer le
la province romaine de l'Asie aux ma- malade à l'air libre, le dépouiller de ses
gistrats supérieurs des rites religieux, vêtements, insuffler de l'air dans les
chargés d'organiser fêtes et jeux sacrés. poumons et rétablir la circulation du
ASIATIQUE adj. Particulier à l'Asie •
sang au moyen de fortes frictions : dans
luxe, mœurs asiatiques. certaines circonstances, une saignée au
ASIL.V n. m. Lieu de refuge. Fig. Pro- bras peut-être nécessaire.
tection, retraite Vasile de la paix. Salle
:
ASPHYXIÉ, E adj. et n. Frappé d'as-
d^asile, établissement destiné à recevoir phyxie.
les enfants en bas âge et à leur donner ASPHYXIER V. tr. Causer l'asphyxie.
les premières connaissances. V écoles ASPIC (pick) n. m. (gr. aspis). Serpent
(Part. hist.). —
Droit d'asile* V. (asile du genre vipère, répandu en France et
(Part. hist.). Aujourd'hui, on nomme dont la morsure est très dangereuse par
asiles des établissements où la charité re- les fortes chaleurs.
cueille les malades, etc., et où l'indigence Dès qu'on est mordu,
et le malheur sont sûrs de trouver abri. fairiif une ligature
ASIWE adj. (lat. asinus, âne.).Qui a rap- au-àéssus de la bles-
port à l'âne : bête usine t âne ou ânesse. sure si c'est un mem-
ASPARACl - bre si l'on n'a pas
;
i

NÉES n. pi. f. d'écorchures dans la


Famille de plan- bouche, il faut sucer
tes dont l'asper- la plaie, mais pren-
ge est le type. dre garde d'avaler le
ASPECT {pè; venin. Le mieux est de cautériser au ni-
pèk devant une trate d'argent ou au fer rouge. Fig.
voyelle)n.m.(lat. langue d'aspic, personne médisante.
aspectus). Vue ASPIC n. m. Nom vulgaire de la grande
d'un objet; ma- lavande.
nière dont il se ASPIC n. m. Plat composé de viande
présente à la ou de poisson froid et de gelée.
vue. Fig. Face ASPIRAIVT, E adj. Qui aspire. Pomjae
d'une affaire : aspirante, pompe qui élève 1 eau en fai-
cette entreprise se sant le vide.
présente sous un ASPIRAIVT, E n. Personne qui as-
fâcheux aspect. pire à une (place, à un emploi. Aspirant
ASPERGE n. de marine^ officier de marine du grade
f.^(gr. asparagos). Plante potagère (*). inférieur à celui d^enseigne.
ASS 65 ASS
ASPIRATEUR, TRICE adj. Qui as- d'un livre; joindre assembler des viéces
:

pire. de charpente; convoquer : assembler le


ASPIRATIOIV n. f. Action d'aspirer. Sénat.
Gram. Prononciation du gosier. Fig. Mou- ASSEMBLEUR, EUSE n. Impr. Qui
vement de l'âme vers Dieu. fait l'assemblage des feuilles imprimées.
ASPIRATOIRE adj. Qui concerne ASSEWER V. tr. (lat. assignare, dési-
l'aspiration. gner). Porter avec violence. Prend un —
Aj^PIRER V. tr. (préf. ad et lat. spirare, e ouvert devant une syllabe muette
f as- :

respirer) Attirer l'air avec la bouche ; éle-


. sène, f assènerai.
ver l'eau par le vide ; prononcer du go- ASSEMTIMEIVT n. m. Consentement
sier. V. int. Prétendre : aspirer aux hon- volontaire.
neurs. ASSEMTIR V. int. Donner son assen-
ASPRE n. m. Petite monnaie d'argent timent.
turque. ASSEOIR V. tr. (lat. sedes , siège —
ASSA FŒTIDA n.f. Suc résineux qui J'assieds, tu assieds, il assied, nous as-
découle d'une ombellifère. seyons, vous asseyez^ ils asseyent, ou j'as-
ASSAGIR v. tr. Rendre sage. S'as- sois^ tu assois, etc. J'asseyais , nous as-
sagir v. pr. Devenir sage. seyions ou j'assoyais, etc. J'assis^ nous
ASSA1I.LA9ÎT m. Celui qui atta- n. assîmes. J'assiérai, nous assiérons, ou
que. PI. Ceux qui donnent assaut à une j'assoirai, nous assoirons, etc. J'assiérais^
place. nous assiérions, ou j'assoirais, nous as-
ASSAILLIR v. tr. (préf. ad et lat. sa- soirions, etc. Assieds, asseyons, ou assois,
tire, sauter —
se conjugue comme tres- assoyons, etc. Que j'asseye, que nous as-
saillir). Attaquer vivement. seyions , ou que j'assoie, que nous as
ASSAINIR V. tr. Rendre sain. soyions, etc. Que j'assisse, que nous assis-
ASSAIMISSEMEMT n. m. Action sions. Asseyant ou assoyant. Assis, e. On
d'assainir ; son résultat. dit toujours au fig. : j'assois, j'assoyais
ASSAISO^^MEIUEMT n. m. Action, j'assoirai, j'assoirais, etc.) , Mettre sur un
manière d'assaisonner les mets ingré- ;
siège ; poser sur quelque chose de solide.
dient pour assaisonner, comme poivre Fig. Etablir : asseoir un camp, des im-
sel, vinaigre, etc. Fig. Agrément dans le positions, un gouvernement, etc.
discours, grâce dans l'action. ASSERMENTÉ, E adj. Qui a prêté
ASSAlSO^rvER V. tr. Accommoder serment au gouvernement, à la constitu-
un mets avec des ingrédients qui flattent tion fontionnaire assermenté. Prêtre as-
:

le goût. Fiy. Parler, agir, avec des ma- sermenté, celui qui, à l'époque de la con-
nières douces, bienveillantes : assaison- stitution civile du clergé en 1790 avait ,

ner une faveur de paroles gracieuses. prêté le serment.


ASSASSiî» n. m. (ar. haschischin, de ASSERMEMTER v. tr. Lier par ser-
haschisch, plante enivrante). Celui qui tue ment.
de dessein prémédité ou par trahison. ASSERTIOIV n. f. (lat. asserere, affir-
(T. Part. hist.). mer). Proposition qu'on soutient vraie.
ASSASSIN, E adj. Qui tue, meurtrier: ASSERVIR v. tr. Assujettir, réduire
main assassine. à une dépendance extrême. Fig. Asservir
ASSASSIIVAMT , E Adj. Ennuyeux, ses passions, les dompter.
fatigant à l'excès :éloges assassinants. ASi^ERVlSSAIVT, E adj. Qui asser-
ASSASSIMAT n. m. Meurtre commis
vit : condition asservissante.
par un assassin. ASSERVISSEMENT n. m. Etat de
ASSASSIRîER Tuer de dessein ce qui est asservi.
V. tr.
prémédité ou par trahison. Fig. Fati- ASSERVISSEUR n. m. Celui qui as-
guer, importuner à l'excès assassiner de servit.
compliments.
:
ASSESSEUR adj. et n. (lat. assidere,
ASSAUT m. (préf. ad et lat. saltus,
n.
s'asseoir auprès). Adjoint à un juge : con-
seiller assesseur.

r
saut). Attaque pour emporter une place
de guerre combat au fleuret. Fig. faire
; :
ASSETTE Hachette de
s. f.

assaut d'esprit couvreur servant à couper et


à clouer les lattes et les ar-
ASSÉCHER V. tr. Priver d'eau. doises.
ASSEMBLAGE n. m. Union de plu- ASSEZ adv. (préf. ad et lat. satis, suf-
sieurs choses, soit au physique, ...^ .
fisamment). En quantité suffisante.
soit au moral assemblage de vi-
:

ces et de vertus. Menuis. Manière


^^^û ASSIDU, E adj. (lat. assidere, se tenir
de joindre ensemble des pièces ^^
/^^^^ '''
auprès). Exact à se rendre où le devoir
l'appelle qui rend des soins continuels :
de bois. Impr. Mise en ordre des feuilles ;

courtisans assidus ; appliqué sans cesse :


imprimées.
assidu à l'étude ; continu travail assidu.
ASSEMBLÉ n. m. Un des pas de la ASSIDUITÉ n. f. Exactitude, applica-
:

danse.
ASSEMBLÉE n. f. Réunion de per- tion. PI. Continuité de soins.
sonnes dans un même lieu. ASSIDUMENT adv. Avec assiduité.
ASSEMBLER v. tr. Mettre ensemble, ASSIÉGEANT, E adj. et n. Qui as-
réunir assembler des troupes^ les feuilles
: siège : repousser les assiégeants.
ASS 66 ASS
ASSIÉOEB V. tr. (préf. ad et lat. se- ASSOCIER v. tr. (préf. ad et lat. so-
dçre, s'établir). Faire le sièçe d'une place. ctare, joindre). Donner, prendre pour aide,
Fig. Obséder. — Se conjugue comme pour collègue unir, joindre associer des
; :

ABRÉGER. idées. S'associer v. pr. Entrer en société.


ASSIÉGÉS n. m. pi. Ceux qui sont ASSOLEMENT n. m. Succession mé-
dans une place assiégée. thodique de cultures, combinée dans le
ASSIETTE n. f. (rad. assis). Manière but d'obtenir du sol les meilleurs résul-
d'être assis, placé ; position stable dun tats possibles sans l'affaiblir.
corps : rassiette d'une poutre; pièce de ASSOLER V. tr. (rad. sole). Alterner
vaisselle. Fig. Disposition de l'esprit la :
les cultures d'un champ.
vertu tient l âme dans une assiette iné- ASSOMBRIR V. tr. Rendre sombre.
branlable, ^''assielle de Timpôt, sa ré- S'assombrir v. pr. Devenir sombre.
partition. ASSOMMANT, E adj. Fatigant, en-
ASSIETTÉE n. f. Contenu d'une as- nuyeux à l'excès travail, homme, dis-
:

siette.
cours assommant. Fam.
ASSIGIVABLE adj. Qui peut être dé- ASSOMMER V. tr. Tuer en frappant
terminé avec précision. avec un corps pesant battre avec excès. ;

ASSIGNAT n. m. Papier-monnaie dont Fig. Etourdir, importuner assommer de :

la valeur était assignée sur les biens na- questions. Fam.


tionaux.
ASSOMMEUR n. m. Qui assomme.
ASSIGMATIOIV n. f. Citation devant
ASSOMMOIR n. m. Tout instrument
qui sert à assommer; sort de bâton
lejuge ; attribution de fonds à un paye-
ment. plombé.
ASSIGMER V. tr. (préf. ad et lat. sig-
ASSOMPTION n. f. (lat. assumere,
num, signe). Appeler quelqu'un en jus-
enlever). Enlèvement de la sainte Vierge
tice; affecter un fonds à un payement.
au ciel; jour où l'Eglise en célèbre la fête
Fig. Affecter, donner, déterminer : assi- (15 août) œuvre d'art représentant cet
;

gner une place, un rendez-vous, une caus< événement.


à un événement. ASSONANCE n. f. Ressemblance im-
ASSIIIIIE.ABL.E parfaite de son dans la terminaison des
adj. Qui peut être as-
similé. mots, comme : sombre, tondre; peindre,
ASSIMILATEITR, TRICE adj. Qui peintre; tombe, onde, etc.
assimile: fonctions ussimilatrices. ASSONANT, E adj. Qui produit une
ASSimiILATIOlV n. f. Action d'assi-
assonance.
miler. ASSORTI, E adj. Qui se convient :

ASSIIIIII.ER et lat. si-


V. tr. (préf. ad époux assortis.
milis, semblable). Rendre semblable ; éta-
'ASSORTIMENT n. m. Convenance :

blir une comparaison. S'assimiler v. pr. l'assortiment de ces couleurs est agréable ;

Se comparer s'assimiler aux grands hom-


,
assemblage complet de choses qui vont
mes. Phys. Approprier à sa substance. ensemble: assortiment de bijoux; collec-
ASSISE n. f. Rang de pierres posées tion de marchandises de même genre :
horizontalement PI. Séances extraordi- fonds d'assortiment.
naires tenues par les magistrats pour ASSORTIR V. tr. Réunir des person-
juger les causes criminelles lieu ou se nes, des choses qui se conviennent as- :
;

tiennent ces séances. sortir des étoffes, des fleurs, des convives ;
ASSISTANCE n. f. Présence d'un ma- approvisionner : assortir un magasin.
gistrat ou d'un prêtre, lorsqu'elle est re- S'assortir v. pr. Se convenir : ces cou-
quise assemblée, auditoire son discours :
leurs s'assortissent.
;

ravit Vassistance ; aide, secours on doit :


ASSORTISSANT, E adj Qui assortit
assistance aux malheureux. Assistance bien, qui va bien couleur assortissante
:

publique, administration publique de se- d une autre.


cours et de bienfaisance. Assistance ju- ASSOTER v. tr. Infatuer d'une pas-
diciaire, institution qui facilite ou pro- sion ridicule.
cure gratuitement aux indigents la dé- ASSOUPIR V. tr. (préf. ad et lat. so-
fense de leurs droits en justice. Endormir à demi. Fig.
pire, endormir).
ASSISTANT, E adj. Qui assiste, qui Calmer, empêcher l'éclat d'une chose fâ-
aide. N. m. pi. Personnes assemblées dans cheuse : assoupir la douleur, uw affaire.
un même lieu.
ASSOUPISSANT, E adj Qui assoupit. .

ASSISTÉ, E Qui jouit du bénéfice


ASSOUPISSEME.NT n. m. Etat d'une
n.
personne assoupie Fig. Nonchalance ex-
de l'Assistance publique ou judiciaire.
trême honteux assoupissement.
:

ASSISTER V. int. (préf.


et lat. ad ASSOUPLIR V. tr. Rendre souple as- :

sistere, se tenir). Etre présent assister d :


souplir une étoffe. Fig assouplir le ca- :

une séance. V. tr. Secourir : assister un ractère.


malheureuse. ASSOURDIR V. tr Etourdir.
ASSOCIATION n. f. Union de person- ASSOURDISSANT, E adj. Qui as-
nes pour un intérêt, un but commun ; sourdit bruit assourdissant.
:

rapprochement : l'association des idées. ASSOURDISSEMENT n. m. Action


ASSOCIÉ, E Personne liée par as-
n. d'assourdir résultat de cette action.
;

sociation avec une ou plusieurs autres. ASSOUVIR V. tr. (rad. soûl) Rassasier
AST 67 AST
pleinement : assouvir sa faim, sa veri' ASTICOTETr V. tr. Contrarier pour
geance. des bagatelles. Fam.
ASSOirviSSEAIEIVT n. m. Action ASTS<îjUER V. tr. Faire reluire
d'assouvir; état de ce qui est assouvi : frottant avec un astic.
assouvissement de la faim, des désirs. ASTRAGAJLE n. m. (gr. as-
ASSVJETTIK ou ASSIJJÉTIR v.tr. Arch, Moulure qui
tragalos).
Soumettre assujettir un peuple; astrein-
; couronne
la partie supérieure
dre assujettir a l'obéissance ; fixer as-
: : d'une colonne un des os du }
;
j
sujettir une porte. pied; genre de plantes légumineuses.
ASSUJETTISSAIT ou ASSIJJK- ASTRAK.AIV n. m. Fourrure à poil
TISSAWT, E adj. Qui gêne, assujettit frisé préparée à Astrakan ou suivant les
place assujettissante.
:
mêmes procédés. —
Contre l'usage qui a
prévalu, l'Académie écrit astracan.
assvjettisseueivt ou assij- ASTRAI., E adj. Des astres.
JÉTISSEMEIVT n. m. Etat de dépen- ASTRE n. m. (gr. astron). Corps cé-
dance. Fig. Contrainte : la grandeur a leste. Fig. Beauté rare cette femme
: est
ses assujettissements.
un as4re.
ASSIJItlER V. tr. (lat. sumere, pren- ASTREINDRE v. tr. (lat. astringere,
dre). Prendre sur une responsabilité.
soi lier,attacher). Soumettre, assujettir.
ASSURANTCE n. Certitude fai Vas-
f. : ASTRlCTIOIV n. f. Effet produit par
surance que...; garantie, promesse for- un astringent.
melle. Fig. Hardiesse : répondre avec as- ASTRIIVGENT. adj. et n. (lat. as-
E
surance. Compagnie d'^ass^irance so- , tringere, resserrer). Méd. Qui resserre :

ciété qui assure contre l'incendie, la grêle, remède astringent.


l'inondation, le naufrage, etc. ASTROLABE n. m. (gr. astron, astre ;

ASSURÉ, E adj Ferme, hardi pas, . : lambanô , je prends). Instrument pour


air, regard assuré. N. Qui a passé un mesurer la hauteur des astres.
contrat d'assurance. ASTROLOGIE n. f. (gr. astron, astre ;

ASSURÉMEI¥T adv. Certainement. Art mensonger de pré-


logos, discours).
ASSURER V. tr. Affirmer assurer un dire les événements d'après l'inspection
fait à quelqu'un ; rendre certain assurer
:

:
des astres. —
Cette science chimérique
quelqu'un d'une chose; rendre stable as- :
prétendait prédire l'avenir par l'inspec-
surer un mur; garantir assurer une :
tion des astres, comme s'ils pouvaient
créance; s'engager à rembourser les per- avoir quelque influence sur les événe-
tes assurer une récolte. S'assurer v, pr.
:
ments qui dépendent uniquement de la
Se procurer la certitude nous nous som- :
volonté de l'homme et de son libre arbi-
mes assurés que... arrêter s'assurer d'un :
tre. Née en Chaldée, l'astrologie passa en
;

coupable; passer un contrat d'assurance. Egypte, de là en Grèce, puis en Italie, et


de là dans tout l'occident de l'Europe. On
ASSUREUR n. m. Celui qui assure
a peine à croire que les hommes les plus
uû navire contre le naufrage, une maison célèbres dans tous les temps, que Tacite,
contre l'incendie, etc.
Galien, saint Thomas d'Aquin, Tycho-
ASSYRIEM, EMNE adj. et n. De l'As-
Brahé, Kepler et mille aatres, s'en soient
syrie,
occupés. Chaque prince avait un astrolo-
ASTER (a-stére) n. m. Plante de la
gue à sa cour; celui de Louis XI se nom-
famille des composées.
^v,/^ mait Galeotti, et celui de Catherine de
ASTÉRIE n. f. Echinoderme Médicis Come Ruggieri, tous les deux
appelé vulgairement étoile de Italiens. Il ne naissait pas un personnage
mer. de quelque importance sans qu'on appelât
ASTÉRISIIE n. m. Constellation, un astrologue pour tirer son horoscope.
ASTÉRISQUE n. m. Signe en forme Cette absurde superstition ne disparut
d'étoile pour indiquer un renvoi (*). complètement qu'au xviie siècle.
ASTÉROÏDE n. m. (gr. aster, astre; ASTROLOGIQUE adj. Qui appartient
eidos, aspect). Nom
scientifique des aéro« à l'astrologie.
lithes et des étoiles filantes. ASTROLOGIQUEMEMT adv. D'a-
ASTHÉMIE n. f- {a priv, et gr.sthenos, près l'astrologie.
force). Diminution partielle ou générale ASTROLOGUE n. m. Qui s'adonne à
de l'action organique. l'astrologie
ASTUniATlQUE adj. et n. Qui a un
ASTRONOME n. m. Qui connaît l'as-
tronomie.
asthme. ASTROrvOMIE n. f. (gr. astron^ as-
ASTHME n.m. (gr asthma, respira- tre; nomos, loi). Science qui traite des
tion difficile). Maladie caractérisée pat —
astres. L'astronomie apprend à dé-
une grande difficulté de respirer.

/
terminer la position relative des astres,
ASTIC n, m. Gros os de leur configuration, et à constater les lois
cheval dont les cordonniers se de leurs mouvements. Son origine se perd
servent pour lisser les semelles dans la nuit des temps ; avant Pythagore,
des souliers. on n'avait encore que des connaissances
ASTICOT n. m. Sorte de ver de éparses. Ce grand philosophe devina le
viande dont on se sert pour la pêche.
mouvement quotidien de la terre sur son
ATL 68 ATR
axe, et son mouvement annuel autour du '
ATLANTIQUE adj. Se dit de la mer
soleil il rattacha les planètes et les co-
;
située entre l'ancien continent à l'est et
mètes au système solaire (140 avant J.-C). le nouveau à l'ouest.
Ptolémée, célèbre astronome de l'école ATL.AS m. Recueil de cartes
(lace) n.
d'Alexandrie, établit un système complet géographiques planches jointes à un ou-
;

qu'adoptèrent toutes les nations il ad- ; vrage.


mettait, contrairement à Pythagore, que ATMOSPHERE n. f. (gr. atmos, va-
la terre était placée au centre du monde peur; sphaira, sphère). Masse d'air qui
et que tous les astres se mouvaient au- environne la terre mesure de force dans ;

tour d'elle. Au xvc siècle, Copernic, as- les machines pression de dix, de vingt
:

tronome allemand, démontra les erreurs atmosphères. —


La hauteur de l'atmo-
de Ptolémée et ramena la science astro- sphère, suivant M. Biot, ne saurait dé-
nomique aux idées de Pythagore. passer 40,000 mètres. On a trouvé que la
ASTROlVOnuQUE adj. Qui concerne