Dictionnaire Illustree
Dictionnaire Illustree
Yoilà qui est net. Ainsi donc les règles restent telles
qu'elles étaient, et l'on s'en rapporte au discerne-
ment du MAITRE quant à la distinction à établir entre
..-i
i— Il —
ARRETE
RELATIF A LA SIMPLIFICATION DE L'ENSEIGNEMENT
DE LA SYNTAXE FRANÇAISE
(26 février 1901)
Article l. —
Dans les examens ou concours dépendant du minis-
tère de l'Instruction publique, qui comportent des épreuves spéciales
d'orthographe, il ne sera pas compté de fautes aux candidats pour avoir
usé des tolérances indiquées dans la liste annexée au présent arrêté.
La même disposition est applicable au jugement des diverses com-
positions rédigées en langue française, dans les examens ou concours
dépendant du ministère de l'Instruction publique qui ne comportent
pas une épreuve ,spéciale d'orthographe.
Pluriel ou singulier. —
Dans toutes les constructions où le sens
permet de comprendre substantif complément aussi bien au singu-
le
lier qu'au pluriel, on tolérera l'emploi de l'un ou l'autre nombre. Ex. :
des habits de femme ou de femmes ; —
des confitures de groseille ou de
groseilles ; —
des prêtres en bonnet carré ou en bonnets carrés ; ils —
ont ôté leur chapeau ou leurs chapeaux.
«WGHAM YOUNG
UN/'
^^^y^^kSlTY
— Ill —
5. Cens, orge. —
On tolérera dans toutes les constructions l'accord
de l'adjectif au féminin avec le mot gens. Ex. instruits ou instruites:
Noms composés.
Noms composés. —
Les mêmes noms composés se rencontrent
aujourd'hui tantôt avec le trait d'union, tantôt sans trait d'union. Il
est inutile de fatiguer les enfants à apprendre des contradictions que
rien ne justifie. L'absence de trait d'union dans l'expression pomme de
terre n'empêche pas cette expression de former un véritable mot com-
posé aussi bien que chef-d'œuvre^ par exemple. Ces mots pourront tou-
jours s'écrire sans trait d'union.
Article.
Guide. —
On ne comptera pas comme une faute l'ignorance de cet
usage.
11 règne aussi une grande incertitude dans la manière d'écrire l'ar-
ticle qui fait partie de certains noms français la Fontaine^ la Fayette
:
^JiMd&kiL
— IV —
ou Lafayette. Ilconvient d'indiquer, dans les textes dictés, si, dans les
noms propres qui contiennent un article, l'article doit être séparé du
nom.
Article supprimé. —
Lorsque deux adjectifs unis par et se rapportent
au même substantif de manière à désigner en réalité deux choses dif-
férentes, on tolérera la suppression de l'article devant le second
adjectif. Ex. : U histoire ancienne et moderne, comme Y histoire ancienne
et la moderne.
Article partitif. —
On tolérera du, de ta, des au lieu de de partitif
devant un substantif précédé d'un adjectif. Ex. de ou du bon pain,
:
Adjectif.
meublés.
Adjectifs composés. —
On tolérera la réunion des deux mots cons-
titutifsen un seul mot qui formera son féminin et son pluriel d'après
la règle générale. Ex. : nouveauné, nouveaunée, nouoeaunés, nouveau-
nées ; — courtvêtu, courtvêtue, courtvêtus, courtvêtues, etc.
Mais les adjectifs composés qui désignent des nuances étant deve-
nus, par suite d'une ellipse, de véritables substantifs invariables, on
les traitera comme des mots invariables. Ex. des robes bleu clair, vert
:
Adjectifs numéraux. —
Vingt, cent. La prononciation justifie dans
certains cas la règle actuelle qui donne un pluriel à ces deux mots
quand ils sont multipliés par un autre nombre. On tolérera le pluriel
de vingt et cent même lorsque ces deux mots sont suivis d'un autre
adjectif numéral. Ex. quatre vingt ou quatre vingts dix hommes
: ;
—
. quatre cent ou quatre cents trente hommes.
Le trait d'union ne sera pas exigé entre le mot désignant les unités
et le mot désignant les dizaines. Ex. dix sept. :
Même. —
Après un substantif ou un pronom au pluriel, on tolérera
1accord de même au pluriel et on n'exigera pas de trait d'union entre
même et le pronom. Ex. nous mêmes, les dieux mêmes.
:
Tout. — Devant
un nom de ville on tolérera l'accord du mot tout
avec le nom
propre sans chercher à établir une différence un peu sub-
tile entre des constructions comme toute Rome et tout Rome.
On ne comptera pas de faute non plus à ceux qui écriront indiffé-
remment, en faisant pacler une femme, je suis tout à vous ou je suis
toute à vous.
Lorsque tout est employé avecle sens indéfini de chaque, on tolé-
rera indifféremment la construction au singulier ou au pluriel du mot
iout et du substantif qu'il accompagne. Ex. des marchandises de toute
:
— VI —
soi'te ou de toutes sortes ; — la sottise est de tout {tous) temps et de tout
{tous) pays.
Aucun. —
Avec une négation, on tolérera l'emploi de ce mot aussi
bien au pluriel qu'au singulier. Ex. ne faire aucun projet ou aucuns
:
projets.
Verbe.
Trait d'union. —
On tolérera l'absence de trait d'union entre le verbe
et le pronom sujet placé après le verbe. Ex. est il :
sont des vapeurs. Il n'y a pas lieu d'enseigner de règles pour des cons-
tructions semblables dont l'emploi ne peut être étudié utilement que
dans la lecture et l'explication des textes. C'est une question de style
et non de grammaire qui ne saurait figurer ni dans les exercices élé-
mentaires ni dans les examens.
C'est, ce sont. —
Comme il règne une grande diversité d'usage
relativement à l'emploi régulier de c'est et de ce sont, et que les meil-
leurs auteurs ont employé cest pour annoncer un substantif au pluriel
ou un pronom de la troisième personne au pluriel, on tolérera dans
tous les cas l'emploi de c'est au lieu de ce sont. Ex. c'est ou ce sont :
Participe.
Adverbe.
^
Ne dans les propositions subordonnées. —
L'emploi de cette néga-
tion dans un très grand nombre de propositions subordonnées donne
— VIII —
lieu à des règles compliquées, difficiles, abusives, souvent en contra-
diction avec l'usage des écrivains les plus classiques.
Sans faire de règles différentes suivant que les propositions dont
ellesdépendent sont affirmatives ou négatives ou interrogatives, on
tolérera la suppression de la négation ne dans les propositions subor-
données dépendant de verbes ou de locutions signifiant :
qu'on ne vienne;
Craindre, désespérer, avoir peur, de peur que, etc. Ex. : de peur
qu'il aille ou quil n'aille ;
Douter, contester, nier que, etc. Ex. je ne doute pas que la chose
:
que, etc. Ex. l'année a été meilleure qu'on l'espérait ou qu'on ne l'es-
:
Observation.
Georges Leygues.
V, AôflÊVIATIONS USUELLES
Noms, titres et qualités
Après l'initiale d'un nom qu'on ne veut pas écrire
en entier P***, L***.
:
Expressions diverses.
Cf. Conférez {reportez-vous à... pour comparer).
Cie Compagnie.
Cpte et Compte courant.
Delt, pipxt, Set Delineavit, Pinxit, Sculpsit {le dessina^ peignitf
grava = dessiné, peint, gravé par),
Do Dito (ce qui a été dit).
Etc. Et caetera {et le reste).
& Et. (Ce sont les lettres e^ dans une ligature.)
Ex. Exemple.
Fo, Ro, Vo Folio, Recto, Verso.
Ib. ouibid. Ibidem {au même endroit).
Id. Idem {le même).
In-40, in-80 In-quarto {en quatre), in-octavo {en huit).
N.,E.,S.,0.ouW. Nord, Est, Sud, Ouest.
N. B. Nota bene {notez bien).
No Numéro.
Pass. Passim {en divers endroits),
P.-S. Post-scriptum {après f écriture).
P. p. c. Pour prendre congé.
S. g. d. g. Sans garantie du gouvernement.
T.S. V. p. Tournez, s'il vous plaît.
Paragraphe.
SIGNES ET ABRÉVIATIONS
EMPLOYES DANS CET OU^'RAGB
Abs. Absolu. Liturg. Liturçie.
Adj. Adjectif. Loc. adv. Locution adverbiale.
Adm. Administration. Loc. conj. Locution conjonctive.
Adv. Adverbe. Loc. lat. Locution latine.
Agr. Agriculture. Loo. prép. Locution prépositive.
Alg. Algèbre. Log. Logique.
AU. Allemand. M. Mot.
Anat. Anatomic. Maçonn. Maçonnerie.
Angl. Anglais. Man. Manège.
Ar. Arabe. Mar. Marine.
Arr. Arrondissement, Math. Mathématiques.
Arch. Architecture. Méc. Mécanique.
Arith. Arithmétique. Méd. Médecine.
Art. Article. Menuis, Menuiserie.
Artill. Artillerie. Miner. Minéralogie.
Art mil. Art militaire. Mus. Musique.
Astr. Astronomie. Myth. Mythologie.
Auxil. Auxiliaire. Néol. Néologisme.
Bias. Blason. N. Nom.
Bot. Botanique. N. f. Nom féminin.
Chanc. Chancellerie. N. f. pi. Nom féminin pluriel.
Charo. Charpenterie. N. m. Nom masculin.
Chiin. Chimie. N. m. pi. Nom masculin pluriel.
Chir. Chirurgie. Num. Numéral.
Com. Commerce. o. N.] Orthographe nouvelle.
{,'
Conj. Conjonction. nomat. Onomatopée.
Contr. Contracté. Oppos. Opposition.
Cuis. Cuisine. Opt. Optique.
Dém. Démonstratif. Ord. Ordinal.
Dét. Déterminatif. P. et ch. Ponts et chaussées.
Dimin. Diminutif. Pal. Palais.
Eli. Elliptique. Par ext. Par extension.
Escr. Escrime. Part. pass. Participe passé»
Esp. Espagnol. Peint. Peinture.
Ex. Exemple. Pers. Personne.
Fam. Familier. Peu us. Peu usité.
Fauconn. Fauconnerie. Phys. Physique.
Fém. Féminin. PI. Pluriel.
Féod. Féodalité. Poét. Poétique.
Fig. Figuréii»"'it. Pop. Populaire,
Fig. de rhét. Figure de rhétorique Poss. Possessif.
Fin. Finances. Prat. Pratique.
Fortif. Fortificati'^-s. Prép. Préposition,
Fr. Français. Prés. Présent.
Généal. Généalogie. Pron. Pronom.
Géogr. Géographie. Rad. Radical.
Géol. Géologie. Rel. Reliure.
Géom. Géométrie. Rhét. Rhétorique.
Gram. Grammaire. Sans pi. Sans pluriel.
Hist. nat. Histoire naturelle. Sculpt. Sculpture.
Horl. Horlogerie. Sing. Singulier.
Hortic. Horticulture. Subst. Substantivement.
Impers. Impersonnel. Syn. Synonyme.
Impr. Imprimerie. T. Terme.
Ind. Indicatif. Théol. ThéolQgie.
Interj. Interjection. Typogr. Typographie.
ÏTixis. au pi. Inusité au pluriel. Verbe.
Inv. Invariable. V.' fr. Vieux français.
Iron. Ironique. Vén. Vénerie.
Irr. Irrégulier. Vét. Vétérinaire.
Ital. Italien. V. int. yerbe intransitif.
Jard. Jardinage. V. pr. Verbe pronominal.
Jurisp. Jurisprudence. V. tr. Verbe transitif.
Litt. Littérature.
indique h aspiré.
« — sépare les différentes acceptions.
;
— :annonce un exemple.
— * renvoie à une .figure. Dans celle-«ci„les lignes pleines seules se rapportent à la
ABAIISSAIWT, adj. E
Qui sert à abais- négliger abandonner ses devoirs ; confier:
:
renverser, démolir :
égarement aberration des idées.
:
garantit de la pluie et du vent. PI. des ABÎMER v. tr. Renverser: les cinq
villes que Dieu abîma; gâter, endomma-
abat-vent.
AilAT-VOIX n. m. Couronne- ger la pluie a abîmé les chemi7is. S' uhî^
:
ment d'une chaire à prêcher. PI. mer v. pr. S'écrouler la maison s'est abî- :
nant le résumé d'un art, d'une science, etc. ABSENT, E adj. Hors de sa demeure;
En abrégé loc. adv. En raccourci c'est :
non présent être absent au moment de
:
le monde en abrégé. Ecrire en abrégé, en Vappel. Fig. Distrait son esprit est ab- :
brevis, court. —
Prés, de Tind.. f abrège,
se trouvent le sanctuaire et le chœur.
ABSINTHE n. f. (a priv. et gr.psinthos,
tu abrèges, il abrège, ils abrègent; im-
douceur). Plante amère; liqueur extraite
per. abrège; prés, du subj.: q. f abrège,
:
de cette plante. Fig. Douleur, amertume :
q. tu abrèges^ qu'il abrège, qu'ils abrè-
la vie est mêlée de miel et d'absinthe.
gent. Partout ailleurs, conserve l'accent
aigu), —Rendre plus court. ABSOU.U, E adj. (préf. ab et lat. solu-
ABREIJVAGE OU ABREUVEIHEMT tus^ délié). Indépendant, souverain roi :
Géom. L'une des deux coordonnées rec- un accusé; remettre les péchés.
tilignes (celle qui est horizontale) servant ABSOUTE n. f. Absolution publique
à déterminer un point d'une courbe plane. donnée au peuple le jeudi saint cérémo- ;
ABSENCE n. f. (préf. abs et lat. ens, nie qui se fait autour du cercueil.
ABU 19 ACA
ABSTÈHE n. (préf. abs et lat. teme- ABUSEUR n. m. Qui abuse, qui trompe.
tum, vin). Qui ne boit pas de vin. ABUSIF, IVE adj. Contraire aux rè-
ABSTEMIR (S') v. pr. (préf. abs et gles, aux lois, excessif: usage abusif.
lat. tenere, tenir). S'empêcher de faire ABUSIVEMENT adv. D'une manière
une chose. abusive.
ABiSTEIVTIOnr Action de s'abs- n. f. ABYSSINIEN,ENNE ouABYSSI^E,
tenir, de ne pas prendre part à un vote, De TAbyssinie.
adj. et n.
à une discussion, etc. ACABIT n.m. Qualité bonne ou mau-
ABI§TEMT10]VMISTE ou ABSTE^- vaise d'une chose poire d'un bon acabit.
:
TIOIVISTE n. m. Celui qui veut qu'on Fig. Nature, caractère cet homme est :
tion d'une chose, n'en pas tenir compte. existe 16 académies dirigées chacune par
ABSTRACTIYEMENT adv. Par abs- un recteur assisté d'autant d'inspecteurs
traction. d'académie qu'il y a de départements
ABSTRAIRE v. tr. (préf. abs et lat. dans sa circonscription. V. académie
trahere, tirer se conj. — comme traire). [Part. hist.). Académie de médecine.
Faire abstraction. compagnie de médecins qui a son siège
ABSTRAIT, E adj. Qui désigne une à Paris et qui ne fait pas partie de l'In-
qualité, abstraction faite du sujet, comme stitut.
blancheur, bonté; métaphysique, difficile ACADÉMIE n. f. Figure dessinée d'a-
à comprendre sciences abstraites, écri-
:
près un modèle vivant et nu.
vain abstrait; préoccupé esprit abstrait. : ACADÉMIQUE adj. Propre à une aca-
Arith. Nombre abstrait , dont la nature démie fauteuil, séance académique. Style
:
des unités n'est pas exprimée. N. m. Ce académique, où l'art se fait trop sentir ;
qui est abstrait, par opposition à concret. pose académique, prétentieuse.
ABSTRAITEMENT adv. D'une ma- ACADÉMIQUEMENT adv. D'une ma-
nière abstraite. nière académique.
ABSTRUS, E adj. Abstrait, difficile à ACADÉMISTE n. m. Celui qui tient
comprendre raisonnement abstrus.
:
une académie élève d'une académie.
;
tempe. PI. des accroche-cœur. ter une faute à quelqu'un accuser de lâ- :
croître sa fortune; tout accroît mes en- ACERBE adj. (lat. ac&r^ aigre). D'un
ACII 23 ACO
goût âpre : 'fruits acerbes. Fig. Sévère, difficulté imprévue. Occasion de faillir ;
mordant •
langage acerbe les élèves paresseux sont des pierres d'à-
ACERBITÉ n- f. Apreté, sévérité. choppement pour les élèves studieux.
ACÉRÉ, B adj. Qui est garni d'a- ACHOPPER V. int. Heurter du pied,
ACHÈVEMErVT ner un
n. m. Fin, exécution
loc. adv. il a reçu cent francs d compte.
:
entière.
ACHEVER ACONIT (nite) n.m. Plante
V. tr. Finir une chose vénéneuse, de la famille des
commencée porter le dernier coup
; ; renonculacées (*).
consommer: cette aventure acheva sa ACOQUINER Allé-
ruine. —
Prend un ê ouvert devant une cher Ses dîners m'avaient
:
V. tr.
syllabe muette.
acoquiné. S'acoquiuervpr.
ACHlLLÉE n. f. Genre do plantes, à S'adonner, s'attacher trop.Se
fleurs radiées, que l'on employait autre- prend souvent en mauvaise
fois pour la guérison des blessures. part.
ACHOPPEMETVT n- m. Obstacle, ACOTYLEDONE OU ACOTYLÉ-
choc. Pierre d'achoppement, embarras, DONÉ, £ adj. et n. f. (a priv. et et. ko-
ACQ 24 ACT
tulê, cavité)Bot Se dit des plantes qui ACRE n. f. (lat. ager, champ). Mesure
n'ont point de cotylédons, telles que agraire usitée autrefois en France et va-
les champignons, les fougères, etc. lant environ o2 ares, mais variant d'un
ACOTin^KDOlVEiS n. f. pi. Grande pays à un autre aujourd'hui, en Angle-
:
quiers ^ acquérons^ acquérez. Que fac- ayant le crâne haut, terminé en pointe.
quièrCf que tu acquières, qu'il acquière, ACRONYQUE
adj. Astron. Se dit
que nous acquérions, que vous acquériez, quand un astre se lève au coucher du so-
qu'ils acquièrent. Que j'acquisse, que nous leil ou se couche à son lever.
acquissions. Acquérant. Acquis, acquise). ACROPOLE
n. f. (gr. akros, élevé;
Devenir possesseur par achat, par le tra- polis, ville). Partie la plus élevée deS
vail, etc. : acquérir des talents, de la cités grecques, servant de citadelle.
gloire. ^ V. PART. HIST.
ACQUET n. m. Chose, bien acquis ACROSTiCHEn.m. (gr aAron;extré-
par achat, donation, etc., en dehors de mité; stichos, vers). Poésie composée de
toute succession. S'emploie surtout au pi. telle sorte qu'en lisant dans le sens ver-
ACQUÊTER v. tr. Acquérir un im- tical la première lettre de chaque vers
meuble. on trouve le mot pris pour sujet. Voici
ACQUIESCEMEMT n. m. Adhésion, un acrostiche fait sur Louis XIV par
consentement : un entier acquiescement quelque solliciteur au gousset vide :
aux volontés de quelqu'un. fouis est un héros sans peur et sans reproche ;
ACQUIESCER V. int. (lat. acquies- on désire le voir. Aussitôt qu'on l'approche,
cere —
c prend une cédille devant a, o : en sentiment d'amour enflamme tous les cœurs;
ne trouve chez nous que des adorateurs ;
il acquiesça, nous acquiesçons). Consen-
--l
tir acquiescer à un désira Uon image est partout, excepté dans ma poche.
:
nement. .
d'octroi qui permet de faire circuler li-
.
quitter, en parlant d'une dette , d'un ac- actives, sommes dont on est créancier.
cusé. Verbe actif, qui a un complément
ACQUITTER V. tr. Payer ce qu'on Gram. direct. Voix active's, m. Corn. Ce qu'on
doit : acquitter une dette; constater le possède, paroppos. àpassf^cequ'ondoit.
payement de acquitter un billet, une
:
ACTIMOMETRE n. m. Instrument
facture. Fig. Renvoyer absous acquitter :
l'intensité des radiations.
pour mesurer
un accusé.
ADA 25 ADJ
ACTiNonlÉTRiE n. f. Mesure de /are, ajuster). Appliquer; ajuster : adap-
intensité des radiations.
If ,
ter un cadre. Fig. Appliquer convenable-
ACTIOIV n. f. Tout ce qui se fait : ment : adapter les moyens au but.
belle action; occupation, mouvement : ADDITION n. f. (lat. additio, de ad-
on le voit toujours en action; manière dere, ajouter). Action d'ajouter; ce qu'on
dont un corps agit sur un autre : action ajoute ; total d'une note de dépense. Arith.
chimique, action d'un poison; combat : Première règle d'arithmétique.
intrépide dans Vaction; chaleur dans le ADDITIONNEL, ELLE adj. Qui est
débit ou le geste : parler avec action; ou doit être ajouté : article additionnel;
sujet d'un poème : action intéressante; centimes additionnels.
marche d'une pièce de théâtre action : ADDITIONNER V. tr. Arith. Ajouter
rapide; poursuite en justice : action cri- ensemble plusieurs nombres ou quanti-
minelle; part dans une entreprise finan- tés. Chim. Additionner de sucre une li-
cière ou commerciale acheter une, deux,
: queur, y ajouter du sucre.
trois actions de chemin de fei'. PI. Re- ADDUCTEUR ndj. et n. m.Anat. Mus-
merciement actions de grâces.
: cle rapprochant de l'axe du corps les par-
ACTiOWlfAlRK n. m. Qui possède une ties auxquelles il est attaché.
ou plusieurs actions dans une entreprise ADDUCTION n. f. Anat. Action des
financière ou commerciale. muscles adducteurs.
ACTIOMMER V. tr. Intenter une ac- ADEMPTION n. f. Jurisp. Révoca-
tion en justice. tion d'un legs, d'une donation.
ACTIVEMENT adv. D'une manière ADENT
n. m. Entaille ou partie sail-
active. Gram. Dans le sens actif. lante exécutée sur des pièces de bois pour
ACTIVER V. tr. Presser, accélérer. assurer leur assemblage.
ACTIVITÉ n. f. Vertu d'agir l'acti- :
ADEPTE
n. (lat. adeptus, qui a ac-
vité du feu; promptitude : Vactivité de quis). Personne initiée aux desseins d'une
Vesprit. Soldat en activité, qui sert actuel- secte, aux secrets de la science.
lement. ADÉQUAT, E
[koua] adj. (préf. ad et
ACTIJAI.ISATIOM n. f. Action d'ac- lat. aequare, égaler). Entier, complet,
tualiser. d'une compréhension égale avoir une :
pour, etc., et qui entre comme préfixe ADITION n. f. Adition d'hérédité, ac-
dans un certain nombre de mots français. ceptation d'une succession. Jurisp.
ADAGE n. m. Proverbe, maxime. Ex.: ADJACENT, E adj. (préf.ad et lat.ja-
L'homme propose et Dieu dispose. cere, être situé). Qui se touche terres ad- :
L'air même : un bel adagio. PI. des ada- ADJECTIF n. m. (lat. adjectivus, qui
gios. s'ajoute). Mot que l'on joint au substan-
ADAMANTIN, E adj. Qui a la dureté tif pour le qualifier ou le déterminer.
etl'éclat du diamant. Adj. forme adjective. :
ADIJI.ATEIJR, TRICE n. Qui flatte AÉRER V. tr. (gr. aêr, air). Donner de
bassement. l'air. Pour la conj ., v. accélérer.
ADUl^ATlonr n. f. Flatterie basse. AÉRICOLE adj. Qui vit dans l'air.
ADUI.ATOIRE adj. Qui tient de l'adu- AÉRIEN, ENNE adj. Formé d'air, de
lation, la nature de l'air : corps aérien; qui se
ADUl,ER adulari, caresser).
V. tr. (lat.
passe dans l'air phénomène aérien.
:
Flatter bassement aduler
les grands.
ADULTE
:
d'un gaz plus léger que l'air AFFAIRE n. f. Tout ce qui est l'objet
et qui peut ainsi s'élever dans d'une occupation; procès j'ai une très- :
ipoids du volume de fluide qu'il être en rapport avec lui; j'eyi fais mon
déplace. L'aérostat, applica- affaire, je m'en charge; i7 fait mon af-
tion de ce principe, s'élève jusqu'à ce qu'il faire, il me convient : se tirer d'affaire^
soit arrivédans des couches assez raréfiées se procurer une position honorable, ou
pour que la différence du poids de l'air sortir d'un mauvais pas
déplacé et du gaz intérieur soit égale au AFFAIRÉ, E adj. Qui a ou paraît
poids de l'enveloppe et de la nacelle. avoir beaucoup d'affaires. .
louange affectée.
Krebs, partis en aérostat des ateliers de AFFECTER V. tr. (lat. affectare). Faire
Chalais, près Meudon (S.-et-O.), sont re-
un usage fréquent de affecter certains ;
venus à leur point de départ après un par-
mots; faire ostentation de, feindre af- :
ad, parler à). Qui a de l'affabilité. de cœur, dévoué je vous suis affectionné.
:
égaux. Le partage a lieu par feu, c'est- niveau et bout à bout affronter deux pan- :
à-dire par habitant ayant un feu distinct neaux. Fig. Braver affronter la mort. :
de la misère, de la crainte.
:
AFIN QUE ou DE loc conj. OU prép.,
AFFRANCHlJlïSESIENT n. m. Action qui marque l'intention, le but.
d'affranchir l'affranchissement des escla-
AFIOUME n. m. Lin du Levant très fin.
:
affranchis. L'affranchissement est obliga- agacement des dents. Fig. Irritation aga- :
toire pour les lettres chargées, les va- cement des nerfs.
leurs cotées et les articles d'argent. AGACER V. t. (gr. akazein, aiguiser).
AFFRE n. f. Sentiment d'angoisse,
Causer de l'agacement. F/g'. Exciter, pro-
d'horreur. N'est guère usité qu'au plur. : voquer agacer uti chien.
:
poisfions. Fig. Attirer par quelque chose tache à son maître et le suit" .
d'u ile, d'agréable : le gain Va affriande comme un chien ''.ans une basse-cour, ;
ment de tous les excès et de tous les crimes. solennelle d'un monitoire.
Les physiologistes divisent la vie de AGGRAVEMENT n. m. Action d'ag-
l'homme en quatre âges 1° l'enfance, : graver.
jusqu'à 14 ans; 2» l'adolescence ou jeu- AGGRAVER V. tr. (ad, gravis, lourd).
nesse, jusqu'à 25 ans 3» l'âge viril, jus-
; Rendre plus grave: aggraver ses torts;
qu'à 55 ans 4» la vieillesse, qui se ter-
; augmenter aggraver lès impôts.
:
lui qui fait les affaires d'autrui, de l'Etat Figr. Inquiétude de l'âme; trouble
:
Vagi- :
les receveurs les préfets
, les ambassa-, tation des esprits.
deurs, etc., sont les agents du gouverne- AGITER V. tr. (lat. agitare). Ébran-
ment. Agent de change, entremetteur ler, secouer, en divers sens. fig. Trou-
autorisé pour la négociation des effets bler: les passioju V agitent; exciter : agi-
publics; agent d'affaires, celui qui se ter le peuple; discuter : agiter une question.
charge de diriger pour autrui des affaires
d'intérêt.
AGNAT(ag-na) n. m. Chez les Ro-
Biains, tousceux qui étaient sous la puis-
AGGLOlIBRAT n.m. Agrégation na- sance d'un même père de famille.
AGR 32 AGR
AGIVATIOM (ag-na-ci-on) n. f. Parenté AGREE m. Personne agréée par
n.
civile chez les Romains. un tribunal de commerce pour représen-
AGIVATIQUE (ag-na-tike) adj. Qui se ter les parties devant lui. Les agréés ne
rapporte aux agnats ligne agnatique. : sont pas des officiers ministériels comme
AGIVEAIJ n. m. (lat. agnus). Petit de les avoués ; on est libre de ne pas
la brebis. Fî^. Personne d'humeur douce. se servir de leur ministère. Quoique
Ei'ajciieaii sans tache, Jésus-Christ. les cabinets d'agréés n'aient aucune
AGNEh. ou AIG^EL n. m. Ancienne existence légale, ils se cèdent comme
monnaie d'or du temps d=^ saint Louis à les charges (f avoués avec l'agrément du
Charl-^s VII, valant environ 14 fr. tribunal.
AGIVEE,ER V. int. Mettre bas, en AGREER V. tr. (rad. gré). Recevoir
parlant de la brebis. favorablement, approuver. V. int. Plaire :
.%GIVEl.ET m. Petit agneau.
n. cela ne m'agrée pas.
AGIVELIIVE adj. f. Se dit d'une laine AGRÉGAT
soyeuse, première tonta de l'agneau.
n. m. Assemblage de par-
ties qui adhèrent entre elles.
A6IVEL,E.E n. f. Féminin de agneau,
AGHTÈS (èce) n. f. Jeune fllle très in- AGRÉGATION Admission dans n. f.
un corps grade d'agrégé. Phys. Assem-
nocente. V. PART. HIST. ;
AGOIVIR V. tr. (v. fr. ahonnir, faire mille pour..; qualité par laquelle on
honte). Accabler. Est presque toujours ?laît livre plein d'agrément ; plaisir
: :
suivi des mots injures., sottises, etc. Pop. agrément de la société. PI. Ornements
Ne pas dire agoniser. du discours, du chant, de la toilette. Arts
AGOIVISAIVT, E adj. Qui est à Vago- d'agréynent : la musique, la peinture, la
nie. N. m.: prier pour les agonisants. danse, l'équitation, l'escrime, etc
AGONISIEA v. int. Etre à l'agonie. AGREMEIVTERv.tr Relever par des
AGOnfiSTiQUE n. f. Lutte d'athlètes agréments, orner une broderie agré- :
^
AIDE-MAJOR n. m. Chirurgien ad- Accent aigu, qui va de droite à gauche ;
joint au chirurgien-major d'un régiment. angle aigu, moins ouvert que l'angle
PI. des aides-majors. droit; maladie aiguë, rapide dans sa
AIDER V. tr. (rad. aide) Seconder, as- marche et son développement.
sister aider ses amis, aider quelqu'un de
:
AIGUADE (ga) n. f. (v. fr. aiguë, eau).
sa bourse. V. int. Prêter son concours en Provision d eau douce que font les vais-
prenant soi-même une partie de la peine :
seaux dans le cours d'un voyage; lieux où
le lui aiderai d porter ce paquet. S^aider se fait cette provision.
V. pr. Se servir s'aider des deux mains.
:
AIGUAIU n. m. Rosée sur les feuilles.
AIE interj. V. ahi.
AIGUAYER (è-gai'ié) v. tr Baigner,
laver aiguayer du linge,
:
AÏEUI., AÏEUI.E n. (lat. avus, grand- AIGUE-MARIME n. Emeraude vert f.
Père). Le grand-père, la grand'mère. PI.
de mer. PI. des aigucs-marines.
aieuls, aïeules. N. m. pi. les aïeux, les
ancêtres.
:
AIGUIÈRE (è-gue-iêre) n.f.v.
AIGUË fr.aiguë, eau). Vase où l'on met
n. m. (lat. aquilà).
Un _j^r^ de l'eau pour divers usages (*)=
des plus forts et le plus cou-
rageux des oiseaux de proie ^'^^^
/^^ AIGUIÉRÉE n. f Le conten u .
;
—
train d'une voie sur une autre. Phys. Ai- L'aimant était connu dès la plus haute
guille aimautée. V. BOUSSOLE. antiquité, ainsi que ses propriétés attrac-
AlGi;iI.I.ÉE (é-gu-i-iè) n. f. Certaine tives. Les aimants servent à la construc-
étendue de fil, de soie, etc., qu'on pass© tion des boussoles et des machines élec-
dans une aiguille à coudre. tro-magnétiques; ils servent encore à
AIGIIIE.L.ER {ê-gu-i-é) v. tr. Disposer reconnaître la présence du fer dans les
les-aigiiilles de chemin de fer pour qu'un minerais; la médecine les utilise dans di-
train change de voie. vers usages pour l'extraction des pail-
:
dage. PI. Ornement militaire. Fig. Mor- ractère aimant^ âme aimante.
ceau de chair coupé mince et en long. AIMAWTATIOM n. f. Action d'aiman-
AIGVIE.I.e:ijr (é-gu-i-ieur) n. m. Ce- ter.
lui qui dispose les aiguilles sur une voie AIIIAIVTER V. tr. Communiquer à un
ferrée. corps la propriété de l'aimant : aimanter
AIGUII.I.IER n. m. Etui à aiguilles. Vaiguille dune boussole.
AIGUII.I.Ol¥(e-(7M-2-07i) n.m. Pointe de
ÀlMAIVTilV. E
adj. Qui appartient,
qui se rapporte à l'aimant : vertu ai'
fer fixée au bout d'un long bâton; dard des
mantine.
abeilles, des guêpes. Fig. Tout ce qui ex-
cite : la gloire est un puissant aiguillon.
AmER V. tr. (lat. amare). Avoir de
l'affection^ du goût, du penchant; prendre
AIGIJfE.L.OIVTVER (é-gu-i-onné) v. tr. plaisir.
Piquer avec l'aiguillon.' Fig. Exciter : AIME n. f. (lat. inguen). Partie du
aiguillonner un enfant paresseux. corps entre le haut de la cuisse et le bas-
AlGUISEllIEî¥T {é-gu-i-sement)r\.m. ventre.
Action d'aiguiser. On dit aussi aiguisage, aÎI¥É, e adj. (v. fr. ams, avant, et
AIGUISER {égu-i-sé) v. tr. Rendre
j
encastrés dans les projectiles allongés et la vie des animaux et des plantes ; il entre-
saillants à la surface. tient la combustion et la respiration, qui
AII.L.ADE n. f. Sauce à l'ail. n'est autre chose qu'une combustion il est ;
AlUiI^EURS adv. de lieu. (lat. alior- le véhicule du son ; enfin l'industrie l'uti-
sujw). En un autre lieu. D^ailleurs loc. lise comme force motrice dans une foule
adv. D'un autre lieu; de plus; pour une de circonstances, entre autres dans la
autre cause. navigation à voiles et pour les moulins
AI1.K.OU.I [a-yoli) n.m. Coulis d'ail fi- à vent.
nement pilé avec de l'huile d'olive. Galilée et, après lui, son disciple Tor-
.%IIIIABL.E adj. (lat. amahilis). Digne ricelli établirent que l'air est pesant, d'où
d'être aimé. dérive la pression atmosphérique. C'est à
AlllABl.EIIiEWT<adv. Avec amabilité. cette propriété qu'est due l'ascension de
AJU 35 ALB
l'eau dans les pompes et non, comme on aux monnaies le poids légal; action de
le pensait autrefois, à Vhorreur de la na- fixer dans la place qu'elles doivent occu-
ture pour le vide. per les différentes pièces d'une machine,
AIR n. m. (v. fr. aire, disposition, ca- d'un instrument.
ractère). Manière, façon parler d'un air
: AJUSTEMENT n. m. Action d'ajuster
convenable; expression des traits avoir : que que chose; parure être recherché :
affecter des manières au-dessus' de son un poids, ujie mesure, une balance; adap-
état. ter ajuster un couvercle d une boîte,
:
à son aise loc adv. Sans peine, sans se cœwrs.Pl. Inquiétudes cessez vos alarmes.
gêner. Ironiq. A votre aise, ne vous gê-
:
nez pas.
ALARMER v. tr. Donner l'alarme ;
causer de l'inquiétude, de la frayeur.
AISE adj. Content, joyeux. ALARMISTE n. Qui répand l'alarme.
AISÉ, E adj. Facile; qui a quelque ALATERME n. m. Bot. Espèce de ner-
fortune c'est un homme aisé.
:
prun toujours vert.
AISÉMEMT adv. Facilement. ALBAMAIS, AISE adj. et n. Qui est
AISSEE.E.E n. f. (lat. axilla). Creux du de l'Albanie.
bras à l'endroit où il joint l'épaule. ALBARELLE n. f. Champignon co-
AÎTRES n. m. pi. Autre orthographe mestible croissant sur le châtaignier, le
du mot ÊTRES les aîtres d'une maisoîi.
:
peuplier.
AJOI.l^TER V. tr. Joindre bout à bout. ALBÂTRE n. m* (gr. alabastron). Es-
AJOIVC n, m. Arbuste épineux, de la pèce de marbre transparent. Fig. Blan-
tamille des légumineuses. cheur extrême L'albâtre de son cou.
:
ALCALISER V. tr. Donner à une sub- assurances sont des contrats aléatoires;
stance les propriétés alcalines. un pêcheur qui vend d'avance son coup de
ALCALOÏDE n. m. Substance orga- filet fait une vente aléatoire.
nic[ue rappelant les alcalis par ses pro-
priétés.
ALCARA9EAS m.
{zass)
Vase de terre poreux en forme
de carafe, dans lequel l'eau se
rafraîchit promptement (*)•
ALCÉE n. f. (gr. alkea, mau-
n.
ALÈME
pour percer
cordonnier
ALÉIVIER
marchand
ALÉMOIS
jardins :
n. f. Poinçon de fer
le
(*).
cuir; outil de
n. m. Fabricant,
d'alônes.
adj. Se dit du cresson des
cresson alénois.
\
ve).Plante de la famille des ALEIVTOUR adv. Aux environs. Ne
malvacées,vulgairement appe- dites pas alentour de la table, mais autour
:
liser la solution des questions relatives aux pour les aliments pension alimentaire.
:
gèbre, l'enseigne.
ALGIDE adj. (algidus). Qui fait éprou- ALISE ou ALIZE n. f. Fruit de l'ali-
sier, aigrelet et d'un goût agréable.
ver des sensations de froid
ALGCAZlE, (goua-zile), n. m. Officier de
:
fièvre algide. ALISIER ou ALIZIER n. m. Genre
d'arbre, de la famille des rosacées.
police en Espagne.
ALGUE Plante qui vit à la surface
n. f.
ALITER Forcer à garder le lit.
V. tr.
S'aliter v. pr. Garder lit par maladie. i
ou au fond des eaux douces ou salées.
ALIBI n. m. (lat. alibi, ailleurs). Ab-
ALIZARI n. m. Racine de la garance.
sence d'un lieu prouvée par la présence
ALIZARIME n. f. Matière colorante
extraite de la racine de la garance.
dans un autre : les alibis sont fréquents en
matière criminelle. ALIZÉ adj. m. Se dit des vents qui ré-
ALIBIFORAIM n. m. Propos sans rap-
gnent de l'est à l'ouest entre les tropiques.
port avec la chose dont il est question. ALKÉKEIVGE n. m. Genre de plantes
ALIBILB adj. Propre à la nutrition. à baies d'une saveur acidulé.
ALIBILITE n. f, (lat. alere, nourrir). ALKERMÈS adj. et n. m. Préparation
Qualité d'une substance alibile. faite avec le suc du kermès animal.
ALIBOROnr n. m. Ane. Fig. Homme ALLAH n. m. Nom que les mahomé-
ignorant qui fait le connaisseur. tans donnent à Dieu Allah soit loué! :
ALIDADE
mobile pour viser les ob-
jets et mesurer
n. f.
les angles.
Règle :J^ ALLAMTS n. m. pi. Qui vont les al-
lants et venants.
ALLÉCHAIVT, E
duisant :
adj. Attrayant, sé-
proposition alléchante.
:
3
ALL 8S ALL
ALLECHEIIIEIVT n. ID. Moyen d'allé- ALLEMAND, E adj. et n. Qui a rap
cher, appât. port à ou qui est de l'Allemagne.
AEiLiÉCHER V. tr. (lat. alUcere, atti- ALLEMAIVDE n. f. Danse vive et gaie
rer). Attirer par l'appât du plaisir — Pour à deux temps ; air sur lequel on l'exécute.
la COnj.j V. ACCÉLÉRER. ALLERV. int. {Je vais ou je vas, tu
vas, il va, nous allons^ vous allez, ils vont.
ALITÉE n. f. Passage étroit ; chemin
J'allais. 'J'allai. Je suis allé. JHrai. J'irais.
bordé d'arbres. Allées et venues, cour-
Va, allons, allez. Que faille..., que nous
ses réitérées.
allions, que vous alliez, qu'ils aillent. Que
AI.I.ÉGATION n. f. Citation d'un fait;
j'allasse. Allant. Allé, ailée). Se mouvoir,
assertion. se transporter d'un lieu dans un autre;
ALLÈGE n. f. Petit bateau à la suite conduire ce chemin va d Paris ; marcher
: :
d'une fenêtre (*). s'ajuster cet habit vous va bien; être sur
:
Vérité au fond d'un puits, les poètes ont alliage de bien et de mal. Arith. Règle
fait une allégorie; peinture ou sculp- dalliage, opération qui consiste à déter-
ture représentant une idée abstraite le :
miner le prix d'un mélange quand on
tableau de la Calomnie, dApelle, était connaît le prix et la quantité des éléments
Wfie magnifique allégorie. qui le composent.
ALLÉGORIQUE adj. Qui appartient
ALLIANCE n. f. Union par mariage;
à l'alléfirorie.
anneau de mariage; confédération entre
Etats ou souverains traité d'alliance.
ALLÉGORIQUEMEIVT adv. Par al-
V. Part. hist. Fig. Union, mélange de
:
ALLiODIAIi, AL,E adj. Tenu en franc- AL.OÉTIQUE adj. Qui contient de l'a-
alleu : biens allodiaux. loès.
A1.E.ODIAL.ITÉ n. f. Qualité d'une AL.OI n. m. (lat. a lege, suivant la loi).
terre tenue en franc-alleu. Titre légal de l'or ot de l'argent; bonne
AL.L.OIVGE Pièce pour allonger.
n. f. ou mauvaise qualité d'une chose : mar-
AI.E.OIVGÉ,. E adj. Rendu plus long. chandises de bon aloi.
Jl/me, figure allongée^ qui exprime la dé- ALOPÉCIE n. f. (gr. alôpekia). Chute
convenue. des cheveux, des sourcils, etc.
AL.E.O]VGi:]iIEIVT n. m. Augmentation ALORS {lor) adv. En ce temps-là en ;
AMARYLLIS {lice) n.f. Plante d'agré- trouve chez les sauvages aussi bien que
chez les peuples civilisés.
ment, type de la famille
des amaryllidées (*).
AMBIGU n. m. Repas où l'on sert à la
AMAS n.m. {gr. amaôy fois les viandes et le dessert.
j'entaspe). Accumulation.
AMBIGU, E adj. {lat ambiguus, équi-
voque). Qui présente deux sens réponse
AMASSER v.tr.Faire ambiguë.
:
Qui aime la poésie, les beaux-arts sans AMBLE n. m. (lat. ambulare^ aller}.
en faire profession : c'esi un amateur. Allure d'un
cheval entre le
AM.ITIR v. tr. Rendre mat l'or, l'ar-
pas et le trot,
gent, leur ôter le poli.
AMAUROSE par laquelle
n. f. (gr. amaurosis, ob-
l'animal lève
scurcissement).Cécité plus ou moins com-
plète causée parla paralysie de la rétine
en même temps
les deux jam-
et du nerf optique; vulgairement goutte
sereine.
bes du même
côté ().
AMAZOIVE n. f. mazos,
{a priv.et gr,
AMBLER
mamelle). Femme d'un courage mâle et V. int. Aller
guerrier. V. AMAZONES {Fart, hist.)- Lon-
l'amble.
gue robe de drap que les femmes portent AMBLYOPlEn. f. Affaiblissement de
pour monter à cheval.
la vue.
AMBAGES n. f. pi. (lat. ambaaes, dé- AMBON n. m. V. JUBÉ.
tours). Circuit, embarras de paroles ex- :
AMBRE n. m. (ar. anber). Substance
pliquez-vous sans ambages, c'est-à-dire résineuse et aromatique qui a la consis-
sans df'tonrs. tance de la cire. Ambre gris, substance
AMBASSADE n. f. {Ut.ambactus, va- de couleur cendrée, tenace et flexible,
let qui fait les commissions). Fonction qui exhale une odeur analogue à celle du
d'ambassadeur ; son hôtel. Fig. Message musc. Ambre jaune, matière résineuse
entre particuliers : chargez-vous de Vam- fossile, dure, cassante, demi-opaque ou
bassade. Fam. presque transparente, d'une couleur va-
AMBASSADEUR n. m. Représentant riant du jaune pâle au rouge hyacinthe ;
d'un Etat près d'une puissance étran- on l'appelle encore swrcm. L'ambre jaune
gère. Fig. et fam. Toute personne char-
(en grec êlektron) a donné son nom à l'é-
gée d'un message. lectricité, parce que, frotté, il attire les
AMBASSADRICE n. f. Femme d'am- corps légers. Fig. Fin comme V ambre,
bassadeur; femme chargée d'un message- adroit, pénétrant.
AMBE n.m. (lat- ambo, deux). Deux nu- AMBRER V. tr. Parfumer d'ambre.
méros pris ou sortis ensemble à la loterie. AMBRETTE f. Sorte de plante
n.
AMBBSAS (zass) n. m. V. besas. dont la graine exhale une odeur de musc»
AME 42 AMI
AMBROISIE n. f. (a priv. et gr. bro- parer avec art : amener un incident; oc-
mortel). Nourriture des dieux. Fig.
if08, casionner : la guerre amène bien des
Mets exquis. —
Cette délicieuse nourri- maux. Mar. Amener les voiles, les mettre
ture des dieux de l'Olympe, qui, selon la bas ; amener vavillon, se rendre. Prend —
Fable, rendait immortels ceux qui en un é ouvert devant une syllabe muette.
goûtaient, a été un sujet de controverse AMÉMlTÉ n. f. ( lat. amœnus agréa- ,
marcher). Sorte d'hôpital qui accompa- qui est amer: prendre des amers; fiel de
gne une armée. quelques animaux.
AMBUL.A]VCiER, ÈRE n. Personne AMERS n. m. pi. Mar. Marques sur les
attachée au service d'une ambulance. côtes, pour guider les navigateurs.
AMBUI^AMT. ;^^dj. Qui n'a pas de AMÈREMETVT adv. Avec amertume.
résidence fixe T'de. nnd n.mmil.nnt.
: i, 1
AMÉRICAUV, AINE adj. et n. Qui est
AMBUl^ATOIRIi. ddj. Jurisp. Qui n'a d'Amérique.
Sas de siège fixe le parlement était am-: AMERTUME n. f. Saveur amère. Fig.
ulatoire. Affliction les amertumes de la vie; ai-
:
fie ainsi sait-il. Dans le langage ordi- favorable voix amie rivage ami vents
: , ,
qui diffèrent des sels ammoniacaux par dium boisseau). Affermer une terre
,
l'absence des éléments de l'eau. moyennant une redevance.
AMIDOTV n. m. (gr. amnion). Fécale AMOINDRIR V. tr. Rendre moindre.
que l'on retire le plus souvent des céréa- V. int. Devenir moindre
les pâte composée avec cette fécule et
;
AMOINDRISSEMENT n. m. Dimi-
qu'on délaye pour faire de l'empois. nution.
AMlDOWMER v.tr. Enduire d'amidon.
AMOE.L.IR Rendre mou. Fig.
V. tr.
AMiDOiVIVERlE n. f. Fabrique d'a- Rendre efféminé repos amollit.
: le
midon. AMOI.E.ISSANT, E adj. Qui amollit :
AMIDOIVJVIER n. m. Qui fait, vend plaisirs amollissants.
de l'amidon. AMOLLISSEMENT n. m. Action d'a-
AMIIVCIK Rendre plus mince.
V. tr.
mollir.
AMUVCISSEMEIVT n. m. Action d'a-
mincir.
AMONCELER v. tr. Mettre en tas. —
Prend deux / devant une syllabe muette.
AMlRAlf n. m. (ar. amir, chef). Qui
occupe le grade le plus élevé dans la
AMONCELLEMENT n. m. Action
marine de l'Etat. Adj. Vaisseau amiral, d'amonceler.
monté par un amiral. AMONT n. m. (préf. ad et lat. mons,
AMIRAE.AT n. m. Dignité d'amiral. montagne). Côté d'où descend un fleuve.
AIIIIRAL.E n. f. Femme d'un amiral. En amont de, loc. prép. Au-dessus de.
AMIRAIVTE n. m. Grand amiral chez Son opposé est aval.
les Espagnols., AMORÇAGE n. m. Action d'amorcer.
AMIRAUTÉ n. m. Tribunal et conseil AMORCE n. f. (préf.ad et lat. mor-
des amiraux; dans certains pays, admi- sus, action de mordre). Appât; poudre
nistration supérieure de la marine. dans le bassinet d'une arme à feu. Fig.
AMISSIBILITÉ n. f. Jurisp. Qualité Tout ce qui attire en flattant : les amor-
de ce qui peut être perdu. ces du plaisir.
AMlSfi$iBE,E adj. (lat. am^ss^o, perte). AMORCER V. tr. Garnir d'une amorce.
Jurisp. Qui peut être perdu- Fig. Attirer par des choses qui flattent ;
AMISSIOIV n. f. Jurisp. Perte. amorcer par la louemge.
AMITIÉ n. f. (lat. amicitia). Attache- AMORÇOIR n. m. Outil pour com-
ment mutuel plaisir, bon office faites- mencer un trou dans le bois.
;
AMMI n. m. Plante ombellifère dont phê, AMORPHE adj. (a priv. et gr. mor-
la semence est un carminatif. forme). Se dit des substances qui
AMMOJyiAC, AQUE adj. Gaz ammo- n'ont point de forme régulière et déter-
niac, gaz d'une odeur acre, formé d'azote minée Vétat amorphe du phosphore. :
moniaque, gomme-résine produite par blir Vâge amortit les passions. Amortir :
il y a des vieillards qui sont encore amu- rière ; gramma, lettre). Arrangement des
sables et des jeunes gens qui ne le sont lettres d'un mot, de telle sorte qu'elles
plus. forment un autre mot et un autre sens :
nes et des mauvaises années. PI. Vieil- l'eau, de Z'ai'r, etc.; résumé d'un texte, d'un
lesse, temps Voutrage des ans.
:
discours. Gram. Analyse logique, décom-
AJ¥A n. m. Recueil de bons mots. PI. position d'une phrase en propositions et
des ana.
de chaque proposition en sujet, verbe et
AIVABAPTISME n. m. Doctrine des attribut. Analyse grammaticale, celle
anabaptistes. qui prend les mots un à un pour en indi-
AIVABAPTISTE n. m. (gr. ana, de quer l'espèce, le genre, etc. Log. Mé-
nouveau ; baptizô, je plonge dans l'eau). thode qui consiste k énumérer, distin
Membre d'une secte dans laquelle on ne guer et comparer entre elles les idées,
baptise les enfants qu'à l'âge de raison
partielles contenues dans une idée géné-
ou on les rebaptiseà cet âge. rale. Son opposé est synthèse.
ANACHORÈTE (ho) n. m. (gr. ana, ANALYSER v. tr.Faire une analyse.
en arrière; choreô, je vais). Ermite, reli- ANALYSTE n. m. Qui est versé dans
gieux qui vit seul dans un désert. l'analyse.
ANACHRONISME n. m. (gr. ana, en ANALYTIQUE adj. Qui procède par
arrière; chronoSy temps). Faute contre la voie d'analyse méthode analytique, par
:
on descend, ceux qui ont vécu^avant nous. publié). Petit fait historique peu connu.
S. : Mw ancêtre, une ancêtre. .4NECDOTER n. m. Qui a l'habitude
ANCHE n. f. agchô,je ré-
(gr. de raconter des anecdotes.
trécis). Languette dont les vibra-
tions produisent les sons dans
certains instruments à vent (*)
c^ ANECDOTIQIJE
necdote, qui renferme des anecdotes.
AnÉEn. f. Charge d'un âne.
adj. Qui tient de l'a-
AIVESTHÉSIQVE: adj. Se dit des sub- Vanglais. N. f. Sorte de danse très vive;
stances qui, comme le chloroforme, l'é- d'écriture cursive. PI. Boucles de cheveux
ther, etc., ont la propriété de suspendre longues et légères porter des anglaises.
:
dilatation). Tumeur formée par du sang formé par deux lignes, deux plans
qui se rencontrent (*).
et communiquant avec une artère.
AIVFRACTIJEIJX, EUSE adj. Inégal
ANGLET n. m. Petite cavité à
:
angle droit, comme celles qui séparent
chemin anfractueux. les bossages ou pierres de refend,
AIVFRACTïJOSITÉ n. f. Aspérité : les ANGLEIJX, ELSE adj. Se dit surtout
anfractuosités d'un rocher. des noix dont l'amande, enchâssée dans
AIVGE n. m. (gr. aggelos, messager ;
des angles, des coins, est difficile à ex-
lat. angélus). Créature purement spiri- traire.
tuelle. Fig. Personne très douce. Comme ANGLICAN, E adj. Qui a rapport
un ange, très bien ; être aux anges, dans à la religion dominante en Angleterre :
le ravissement. —
anges sont appelés
Les clergé angZîcan. N. Celui qui professe cette
parce que Dieu les
les messagers du ciel, religion.
a souvent employés pour porter ses or- ANGLICANISME n. m. Religion de
dres et manifester ses volontés. On leur l'Etat en Angleterre. V. part. hi.<ît.
donne un nom spécial, "suivant la nature ANGLICISME n. m. Idiotisme anglais :
pre que les chevaliers romains ajoutaient les annales de tous les peuples...
à leur tunique; la tunique elle-même. AIVIVA1.1STE n. m. Historien qui écrit
AJVHVDKE adj. (a priv. et gr. udur, des annales.
eau). Chim Qui ne contient pas d'eau : AMMATE n. f. Revenu d'une année que
sel anhydre. Ton payait au pape pour les bulles des
AJVICROCHE n. f. Obstacle affaire : évêchés, des abbayes, etc.
pleine d'anicroches. Fam. AWMEAU m. (lat. annellus). Cercle de
n.
Â1VIER,IÈRE n. Qui conduit des ânes. métal auquel on attache quelque chose;
AIVIL. (ni'le) n. m. Plante dont on ex- bague. Anneau pastoral , anneau que
trait l'indigo. portent les évèques anneau de Sa-;
tion des aliments en la propre substance tiens, les Chaldéens, les Perses, etc., la
de l'animal, commençaient à l'équinoxe d'automne (21
AnriIHAI^ISER V. tr. Convertir une sub- septembre), d'autres au solstice d'hiver,
stance en celle de l'animal, comme dans d'autres enfin au solstice d'été. Chez nous,
la digestion. à l'avènement de Charles IX, elle com-
AIVIMALiITÉ n. f. Ce qui constitue l'a- mençait à Pâques. Un édit de ce prince,
nimal. en 1564, ordonna que l'année commence-
AIViniATItMV n, f. Vivacité, mouve- rait le 1er janvier, date purement civile.
ment. AIVIVELER V. tr. Disposer en anneaux.
AJVIIHÉ, E adj. Doué de vie, plein AMWELES n. m. pi. Un des embran-
d'animation chements du règne animal. Animaux for-
ANIMER V. tr. (lat. anima^ âme). Don- més d'anneaux ajoutés les uns aux autres :
ner la vie. Fig. Exciter, encourager : ani- Insectes, araignées, mille-pieds, crustacés,
mer des soldats au combat; donner de la vers. S. un annelé.
•
AMIS n. m
(gr. anison). Plante om- annexer une province d un royaume.
bellifère odoriférante i sorte de dragée
AMNEXIOM n. f. Action d'annexer.
faite avec sa graine.
AMIVIHILATIOIV n f Anéantissement. .
ses institué pour honorer le mystère de anonyme. Com. Société anonyme, qui n'a
l'Incarnation ; religieuse appartenant à pas de nom social. N. m. Garder Vano-
cet ordre. nyme, ne pas se déclarer l'auteur.
AIVMOIVCIATIOUÏ n. f. Message de AIVORMAE., E, AUX adj. (o priv. et
l'ange Gabriel à la Vierge pour lui an- fr. normal). Contraire aux règles.
noncer le mystère de l'Incarnation; jour AIVOIJRE adj. (rt priv. et gr. oura,
où l'Eglise célèbre ce mystère (25 mars). queue). Se dit des animaux dépourvus de
AI¥I¥0]1¥E n. f. Autrefois, à Rome, ap- queue.
provisionnement de vivres pour un an. AI¥SE n. f. Partie courbée en arc, par
AIVMOTATEUK n. m. Qui annote. laquelle on prend un vase, un panier. Geo<^.
a:vT¥0TATI01W n. f. Notes faites sur Très petit golfe.
un texte pour l'éclaircir. AMSE n.AMSEATIQUE adj. V.
f. et
AIVMOTER V. tr. Faire des remarques, HANSE HANSÉATIQDE.
et
des notes sur un auteur. AIVSPECT n. m. {spèk). Sorte de levier
AMjVUAIRE n. m. Ouvrage publié cha- pour manœuvrer les pièces d'artillerie sur
que année, et qui contient l'état indus- mer.
triel, commercial et administratif d'un A]VSPESSADE n. m. Soldat d'élite,
lieu annuaire du département de l'Aube ;
: sorte de bas officier dans notre ancienne
résumé des faits d'une année : annuaire infanterie.
de Vinstruction publique. A]¥T, AWTE, AMTI (prép. lat. ante ou
AIVMUAXITÉ n. f. Qualité de ce qui gr. antî). Préfixes qui entrent dans un
est annuel. grand nombre de mots composés pour ex-
ASWUEE,, lElAJE adj. Qui dure un an ; primer une idée d'oppo8ition,d'aniériorité,
qui revient chaque année revenu annuel. :
de précession, etc. Ant n'est que l'abré-
Plantes annuelles qui meurent tous les viation de ante ou anti
ans, comme les graminées.
,
homme ; logos, traité). Anat. Histoire na- ANTIDOTE n. m. (gr. anti, contre do- ;
turelle de l'homme. tos, donné). Contrepoison. Fig. : le travail
ANTHROPOLOGIQUE adj. Qui con- eut un antidote contre Vennui.
cerne l'anthropologie. ANTIENNE n. f. Verset qui se chante
ANTHROPOL.OG1STE n. m. Celui avant un psaume ou qui se répète après.
qui s'occupe d'anthropologie.
ANTlÉPILEPTIQUEadj.efn. m. Bon
ANTHROPOMÉTRIE n. f. Descrip- contre l'épilepsie.
tiondu corps humain par ses mesures.
Le service anthropométrique permet ANTIFÉBRILE adj. et n. m. Propre
d'établir vite l'identité d'un individu.
à combattre la fièvre.
ANTHROPOMORPHE ANTIGONE n. f. Jeune fille qui sert
thrôpos, homme morphê, forme)
;
adj. (gr. an-
Qui a
de guide à un vieillard aveugle. Ce nom —
est celui de la fille d'Œdipe, restée célè-
la forme, l'apparence humaine.
ANTHROPOMORPHISME n. m, bre par sa piété filiale. Antigone servit
Système de ceux qui attribuent à Dieu de guide à son père aveugle et banni, et
une forme corporelle ou des passions l'accompagna dans son exil.
semblables à celles des hommes. Ce nom propre, devenu nom commun,
ANTHROP«»MORPHISTE ou AN- s'emploie pour désigner une jeune fille
THROPOMORPHITE n. m. Partisan qui prodigue ses soins et son dévouement
de l'anthropomorphisme. à un père vieux et infirme, mais surtout
ANTHROPOPHAGE adj. et n. (gr. aveugle. —
Le vieux Milton, pauvre et ou-
hliéy trouva une Autigoue dans chacune
anthrôpos, homme phagô,jem3inge) Qui
mange de la chair humaine.
;
bitant de ce lieu. Fig. Tout à fait con- chœurs sur le théâtre grec la première ;
les souverains assignent à leurs fils puî- nais, la Beauce, Reims, Caen, la Breta-
nés. Fig. Suite, dépendance les infirmi- : gne, la Gascogne, le Narbonnais, etc.
tés sont l'apanage de la vieillesse. APIS (ce) n. m. Bœuf sacré qu'ado-
APAMAGER v. tr. Donner un apanage. raient les Egyptiens. 'V. Part. hist.
APAMAGISTE a(^. et n. Qui possède APITOIEMENT n. m. Action de s'a-
un apanage. pitoyer.
APARTÉ n. m. Ce qu'un acteur dit à
APITOYER V. tr. Exciter la pitié.
S'apitoyer V. pr. Compatir.
part soi sur la scène. PI. des apartés.
APATHIE (a priv. et gr. pathos,
n. f.
APLAIGNER ou APLANER V tr.
passion). In^^ensibilité, indolence. Faire venir la laine à une étoffe en la
APATHIQUE adj. Insensible à tout. peignant avec le chardon.
APLANEUR
APATHIQUEnÉ.HT adv. D'une ma- API.AIGIVEUR ou ,
1
APO 53 APP
APIiATlSSEMElVT n. m. Action d'a- APOSTEHB ou APOSTUME n. m.
platir: état de ce qui est aplati. Abcès non ouvert; tumeur en général.
APIiATISSEVR n. m. Celui qui apla- APOSTER v. tr. Placer quelqu'un
tit. dans un endroit, pour observer.
API.ATISSOIR n. m. Sorte de cylin APOSTILLE n. f. (bas lat. apostilla,
dre pour aplatir le fer. note, explication). Note placée à la marge
APLOMB n. m. Ligne perpendiculaire ou au bas d'un écrit; recommandation.
au plan de l'horizon. Fig. Assurance :
APOSTILLER v. tr. Mettre une ap'S-
avoir de l'aplomb. D'aplomb loc. adv. tille.
perpendiculairement; solidement. APOSTOLAT n. m. (gr. apostolê , dé-
APOCALYPSE n. f. (gr, apokalupsiSj part). Ministère d'apôtre
révélation). Livre qui contient les révé- APOSTOLICITÉ n. f. Caractère de
lations faites à S* Jean. V. part, hist» ce qui est conforme à la doctrine des apô-
Fig. Style d'Apocalypse, style obscur. tres.
APOCALYPTIQUE adj. Obscur, trop APOSTOLIQUE adj. D'apôtre : zèl(t
allégorique. apostolique ; qui émane du saint-sièg«
APOCOPE n. (gr. f. apo, hors de;
bref apostolique.
:
dos, pied). Qui n'a pas de pieds. phe de Cicéron à Catilina jusqu^à :
APOGÉE n. m. (gr. apo, loin de; gê, quand...; signe de l'élision (').
terre). Point où la lune se trouve à sa APOSTROPHER v. tr. Adresser vi-
plus grande distance de la terre, par.op- vement la parole à quelqu'un pour lui
position à périgée. Fig. Le plus haut rie- dire quelque chose de désagréable.
gré d'élévation être a Vapogée de sa for-
:
APOSTUME n. m. V. APOSTÈME.
tune, de sa g hire. APOSTUMER v.int. Tourner en apo-
APOLOGÉTIQUE adj. Qui contient stume.
une apologie
discours apoloqétii^ue.
:
APOTHEME n. m. Géom, /••''''••:;..
cours justificatif faire Vapologie de quel- tre d'un polygone régulier sur %., \.:Ji
: "'-'''
qu'un. un de ses côtés.
APOLOGIQUE adj. Qui contient une APOTHÉOSE n. f. (gr. apo, à part;
apologie. theos, dieu). Déification des empereurs ro-
APOLOGISTE n. Qui fait l'apologie mains et des héros. Fig. Honneurs ex-
de quelqu'un, de quelque chose. traordinaires rendus à quelqu'un.
APOLOGUE apo, sur; lo-
n. m. (gr. APOTHICAIRE n. m. (gr. apothêkê,
gos, discours). Sorte de fable présentant boutique).Qui prépare et vend les remèdes,
une vérité morale. APOTHICAIRERIE n. f. Boutique,
APOMÉYROSE n. f. Membrane qui officine d'apothicaire.
enveloppe les muscles et sert à les fixer APÔTRE n. m. (gr. apo, loin; stellô,
aux os. ,
j'envoie). Disciple de Jésus-Christ; celui
APOIVEYROTIQUE adj. Qui concerne qui se voue à la propagation et à la dé-
l'aponévrose. fense d'une doctrine. Fig. Faire le bon
APOPHTEGME [o. N.] ( gr. apoph- apôtre, contrefaire l'homme de bien.
thegma, sentence) n, m. Parole mémora- APPARAÎTRE V. int. Devenir visi-
ble de quelque personnage illustre les : ble; se montrer tout à coup Dieu appa-
:
apophtegmes des sept sages de la Grèce. rut à Moïse. —Prend l'auxiliaire avoir ou
APOPHYSE n. f. Eminence qui s'é- être, selon qu'on veut marquer l'action ou
lève sur les os. l'état.
APOPLECTIQUE adj. Qui appartient APPARAT n. m. Pompe éclat. ,
don). Abandon public d'une religion pour Ensemble des organes qui concourent à
une autre. Se dit surtout du christia- une fonction l'appareil respiratoire.
;
qu'un des parents par alliance. S'appa- prolongement à une partie principale.
renter V. pr. S'allier à quelqu'un. APPENDICITE (pin) n. f. Inflamma-
tion de l'appendice du cœcum,
APPARIEHEMT ou APPARÎMEnrT APPENDRE V. tr. Suspendre.
n. m. Action d'apparier.
APPARIER V. tr. Assortir par paires, APPENTIS
préf.
(panti
ad et lat. pendere, iBrrl^-^r^
— mm^^^
par couples.
APPARITEUR n. m. Huissier d'une pendre) n. m. Petit bâti- ilîi^frg-Xii f
Faculté. ment adossé contre un ilB|OpîSm''î
APPARITION n. f. Manifestation su-
bite d'un être d'un objet ,V apparition :
APPERT (îl). V. APPAROIR.
de Vange Gabriel, d'une comète; séjour APPESANTIR V. tr. Alourdir : Veau
d'un moment il n*a fail qu'une appari-
:
appesantit les vêtements; rendre moins
propre pour le mouvement, pour l'action .
tion; spectre, vision.
APPAROIR V. impers. Droit. Etre
la vieillesse appesantit le cdrp*. Fig.: ap-
pesantir le joug.
évident, résulter. N'est plus usité que
dans il appert.
APPESANTISSEMENT n. m. Etat
APPARTEMENT m. d'une personne appesantie par l'âge, etc
ad et n. (préf.
lat. partiri, partager). Logement com- APPÉTENCE n. f. Désir instinctif,
posé de plusieurs pièces. APPÉTER V. tr. Désirer vivement. —
APPARTENANCE n. f. Dépendance. Pour la conjugaison, v. accélérer.
APPARTENANT, E adj. Qui appar- APPÉTISSANT, E adj. Qui excite
tient de droit : voilà des biens apparte- l'appétit.
nant à... ; maison à lui appartenante. APPÉTIT n. m. (lat. appetere, dési-
APPARTENIR Etre de droitv. Int. Désir de manger. Fig.: appétit désor-
rer).
à quelqu'un; être propre, la qualité le
donné des passions.
essentielle tant de bonté n'appartient
:
libre, indépendant.
Battre des mains en signe d'approbation :
APPRÉCIATION n. f. Estimation.
APPROCHER V. tr. Mettre proche :
Yappui au faible. Méc. Poiiu d^appui, tant le dessin au \av\s.'P\. des aqua-tinta.
Centre de mouvement. On dit aussi aquatinte PI. aquatintes.
APPUI-MAIM n. m. Baguette dont se AQUATIQUE (koua) adj. Qui croît, qui
servent les peintres pour appuyer la main vit dans l'eau plante, animal aquatique. :
forte.
assises d'une construction.
AQUAREI.I.E {koua) n. f. (ital.ac^we- ARASES n. f. pi. Pierres qui servent
relltty deacg'im,eau). Peinture en couleurs à l'arasement.
Il l'eau. ARATOIRE adj . (lat. arator^ labou-
A.RC 5î ARC
tevLT). Qui concerne l'agriculture : instru- trioniphe,monument en forme d'arc,orné
ments aratoires. d'inscriptions et de bas-reliefs. V. part. h.
ARBALÈTE n. f. (lat. avcus,' ARCADE n. f. Ouverture en arc.
arc; balista, baliste). Arc d'a- ARCA^^E n. m.
(lat. arcanus, secret).
cier monté sur un fût. Opération mystérieuse des alchimistes.
Fig. Chose mystérieuse.
ARBALÉTRIER n. m. Soldat ARCAlîSO.ir n. m. Résine appelée
armé d'une arbalète. OrniY/j. Mar
aussi colophane.
tinet noir. Charp. Pièce?? de bois qui sou-
tiennent la couverture d'un bâtiment. ARCATURE n. f. Suite de
petites arcades, réelles ou si-
ARBITRAGE n. f. Jugement d'un dif-
mulées, dans une construc-
férend par arbitre.
tion.
ARBITRAIRE adj. Qui dépend de la
ARC-BOUTAJVT (ar-bou)
seule volonté; despotique : pouvoir arbi- \[
n. m. Pilier qui se termine en ^-
traire.
demi-arc, et qui sert à soute-
ARBITRAIREME]¥T adv. D'une ma- nir un mur, une voûte. PI. des
nière arbitraire.
arcs-boutants.
ARBITRAL., E, AUX adj. Rendu par ARC-BOUTER (ar-bou) V. tr. Soutenir
arbitres jugement arbitral.
au moyen d'un arc-boutant.
:
Arborer un jiacillon, le hiss'-r arborer nous sommes placés entre cet astre et le
l étendard de In révolte, se
révolter.
;
nuage. Newton est le premier qui ait
donné la théorie exacte des causes toutes
ARB0RENCE:\'T, e adj. Qui a pres- physiques de ce phénomène.
que l;i forme, le caractère d'un arbre, Dans la Bible, l'arc-en-ciel fut le gage
ARBORIt LLTEUR n. m. Qui s'oc- de réconciliation donné par Dieu à Noë
cupe d'arboriculture. après le déluge. Les païens y voyaient la
ARBORICULTURE n. f. (lat. arbor, trace laissée par Iris, messagère des dieux.
arbre; cultura, culture). Culture des ar- ARCHAÏQUE {ka) adj. Qui a rapport
bres. à l'archaïsme.
ARBORISATIOM n. f. Dessin natu- ARCHAÏSME {ka) n. m. (gr. archaios^
rel représentant des branches d'arbre
ancien). Mot, tour de phrase suranné,
dans des corps minéraux.
comme dans V abord, possible, treuve, pour
ARBORISTE n. m, Syn. de pépinié- d'abord^ probablement, trouve : dans l'a-
riste. bord il se met au large..., notre mort ne
ARBOUSE n. f. Fruit de l'arbousier. tardera possible guère..., dans la citrouille
ARBOUSIER n. m. Arbre du Midi, je la treuve. (La Font.) Ainsi encore étrait,
produisant des fruits d'une saveur aigre- s'éjouir, faire Vaoût, peu ni prou, au-
lette. cuns, etc.» pour étroit, se réjouir, faire la
ARBRE n. m. (lat. arbor). Plante li- moisson , peu ni beaucoup , quelques -
gneuse. Méc. Axe de bois ou de métal : uns, etc. L'opposé d'archaïsme est néo-
arbre de m,oulin, de pressoir., etc. Arbre logisme.
généalogique, arbre figuré d'où sortent ARCnAL d') n. m. (lat. aurichaU
(fil
les diverses branches d'une famille. cum,laiton). Fil de laiton.
ARBRISSEAU n. m. Petit arbre qui ARCHANGE {kan) n. m. (gr. archos,
»se ramifie dès sa base, comme le lilas^ le chef, et fr. ange). Ange d un ordre supé-
sureau, Vaubépine, etc. rieur.
ARBUSTE n. m. Plante ligneuse plus ARCHAlVCiELIQUE {kan) adj. Qui
petite que l'arbrisseau, comme le gro- tient de l'archange.
^iilier, certains rosiers, etc ARCHE n. f. (rad. arc). Voûte entre
ARC n. m. (lat. arcus). Arme
me A les piles d'un pont.
servant à lancer des flèches ( ARCHE n. f. (lat. arcn, coffre). Vais-
Géoyn. Portion de circonfé- '^"'=^*vi, seau de Noé. Arche d'alliance, Coffi'e
rer :e. Fig. Avoir plusieurs OÙ les Hébreux gardaient les tables de la
cor 'les d son are., avoir plusieurs moyens loi.
pour faire réussir un projet. Arc de ARCHÉE n. m. ou f. Principe de la vie.
ARC 5S ARD
ARCHEE.ET n. m. Petit archet à l'u- ARCHIPRETRE n. m. Titre qui
sage des horlogers. donne aux curés de certaines églises une
ARCHÉOLOGIE (ké) n. f. (gr. ar- prééminence honorifique sur les autres
chaios, a.ns,ien ', ioyos, discours). Science curés.
des monuments et des arts de l'antiquité. ARCHITECTE n. m. (gr. archos, chef;
ARCHÉOLOGIQUE tektôn, ouvrier). Qui exerce l'art de l'ar-
{ké) adj. Qui a
rapport à l'aichéologie. chitecture.
ARCHÉOLOGUE (ké) n. m. Celui qui ARCHITECTO.^IQUE adj. Qui ap-
partient, qui a rapport à l'architecture.
est versédans l'archéologie. N. enseigner Varchitectonique.
ARCHER n. m. Soldat armé de l'arc ;
f. :
fication du mot qu'il précède une idée de tête des voussoirs d'une arcade.
degré extrême. ARCHOIVTAT {kon) n. m. Dignité
ARCHICHAIVCELIER n. m. Grand d'archonte.
chancelier. ARCHOMTE {kon) n. m. (gr. arkiJn,
ARCHICOMFRÉRIE n. f. Société chef). Autrefois, premier magistrat des
pieuse. républiques grecques. V. part. hist.
ARCHIDIACOMAT n. m. Dignité ARÇOJV n. m. (lat. arcus,
d'archidiacre. arc). Pièce de bois cintrée qui
ARCHIDIACOIVÉ n. m. Partie d'un soutient la selle. Vider les ar-
diocèse soumise à la juridiction d'un ar- çons, tomber de cheval.
chidiacre. ARC-RAIHPAJVT n. m. Courbe métal-
ARCHIDIACRE n. m. Supérieur ec- lique destinée à soutenir une rampe.
clésiastique ayant droit de visite sur les ARCTIQUE {ar-kti-ke) adj. (gr. arkii-
curés d'un diocèse. kos). Septentrional : pôle arctique. Son
ARCHlDIOCÉSAI]V, E adj. Qui dé- opposé est ANTARCTIQUE.
pend d'un archevêché. ARDÉLIOIV n. m. (lat. ardelio). Homme
ARCHIDUC n. m. Titre des princes qui fait l'empressé, l'officieux.
de la maison d'Autriche. ARDEAUUEMT adv. Avec ardeur.
ARCHIDUC AU. adj. Qui a rapport à ARDEMT, E adj. (lat. ardere, brûler).
l'archiduc. En feu, qui échaufi"e fortement soleil ar- :
ment fou.
leil. Fia. Activité , vivacité excessive :
ARCHIFRIPO^ n. m. Extrêmement cheval plein d'ardeur.
fripon. ARDILLON n. m. Pointe de C
ARCHIMAMDRITAT n. m. Dignité métal au milieu d'une boucle, ij
d'archimandrite. pour arrêter la courroie.
ARCHUUAIVDRITE n. m. (gr. archos, .
ARDOISE n. f. Pierre tendre et bleuâ-
chef; mandra^ enclos, cloître). Titre que qui sert à couvrir les maisons.
tre
l'on donne aux supérieurs de quelques
monastères grecs. ARDOISÉ, E adj. Qui a la couleur
ARCHIPATELUV, E d'ardoise.
n. Fourbe très
adroit, très patelin. ARDOISIER, ÈRE ou ARDOISEUX,
ARCHIPEL n. m. Etendue de mer EUSE adj. De la nature de l'ardoise.
parsemée
d'îles. ARDOISIÈRE n. f. Carrière d'ar-
ARCHIPRESBYTERAL, E adj. Qui doise.
cencerne l'archiprêtre. I ARDU, E adj. (lat. ardum). Escarpé:
ARG 59 ARG
montagne ardue. Fig. Difficile : travail ARGENTE, E adj. Recouvert de
arda. feuilles d'argent ou d'une solution
ARE n. m. (lat.rtrcrt, surface). Unité des d'argent.
mesures pour les surfaces agraires. L'are ARGEIVTER v.tr .Couvrir d'une feuilîe
correspond au décamètre carré et vaut d'argent ou d'une solution d'argent. Fzgr.
cent mètres carrés ou centiares. Son mul- Donner l'éclat, la blancheur de l'argent :
chesse.— L'argent se rencontre rarement faux. V. int. Conclure : vous arguez mal
à l'état pur dans le sein de la terre il est ; à propos de ce fait.
presque toujours mêlé au soufre ou à l'an- ARGUMENT n. m. (lat. argumentum
timoine. On trouve des mines d'argent de argMe/'e,démontrer). Raisonnement par
dans le nord de l'Europe en Suède, en : lequel on tire une conséquence preuve ; ;
mais équitable et éclairé. V. Zoïle. être armé. Fig. Fournir des armes contre
ARISTOCRATE adj. et n. Partisan, soi, donner prise sur soi par ses actes,
membre de Taristocratie. SCS paroles, etc.
ARISTOCRATIE (d) n. f.{gT.aristos, ARMÉE n. f. Troupe sous la conduite
excellent; kratos, pouvoir). Classe des d'un chef; toutes les troupes d'un Etat.
nobles, des privilégiés.
ARISTOCRATIQUE adj. Qui appar-
ARMEMENT n. m. Action d'armer ;
appareil de guerre équipement d'un
;
tient à l'aristocratie. vaisseau.
ARISTOCRATIQIJEIIEIVT adv. ARMENIEN, ENNE adj. et n. Qui est
D'une manière aristocratique. d'Arménie.
ARIST01.0CHE n. f. Genre de plan- ARMER V. tr. Fournir d'armes lever ;
tes à tige grimpante. des troupes équiper un vaisseau tendre
; ;
que, qui vend des armes. role, arracher de Vargent ; enlever, déta-
ARWICA OU AREIQUE n. f. cher arracher aux plaisirs.
:
fums). Toute substance qui répand une ARRANGER v. tr. Mettre en ordre :
odeur suave. arranger des livres ; terminer à l'amiable;
AROMATIQUE adj. De la nature des arranger une affaire. Arranger quelqu'un,
arômes herbes aromatiques.
:
le maltraiter; cela m'arrange^ me con-
AROMATISATIO^ n. f. Action d'a- vient. Fam.
romatiser. ARRANGEUR n. m. Celui qui ar-
AROMATISER Mêler une sub-
v. tr. range, donne une forme.
stance aromatique à un remède. ARRENTEMENT n. m. Action d'ar-
AROME n. m. (gr. arôma parfum). renter.
Principe odorant de certaines substances. ARRENTER v. tr. Donner ou prendre
AROMDE n. f. Ancien nom de l'hiron-
à rente. ^
delle. A queue d'ar onde, en forme de queue ARRÉRAGER v. int. I-aisseï' accu-
d'hirondelle. muler les arrérages en parlant d'une re-
devance.
ARPÈGE ou ARPEGEMEMT n. m.
ARRÉRAGES n. m. pi. Ce qui est dû,
(ital. arpeggio). Mus. Accord dont on fait
entendre successivement, et non à la échu d'une terre affermée, d'un revenu
fois, tous les sons. quelconque.
ARPEOER v. int. Faire des arpèges.
ARRESTATION n. f. Action de se sai-
ARPENTER V. tr. Mesurer la surface Fig. Saisie d'une personne ou de ses biens :
des terres. Fig. Parcourir à grands pas. faire arrêt sur des marchandises , des ap-
ARPEIVTËUR n. m. Qui mesure la pointements. Maison d^arrét, prison;
superficie des terres. chien d'arrêt, qui arrête le gibier. PI.
ÂRPE^TEUSE n. f. Sorte de chenille. Défense de sortir : mettre un militaire,
ARQUÉ, E adj. Courbé en arc. Cheval
un écolier aux arrêts.
arqué, dont les jambes sont pliées au- ARRÊTÉ m. Ordonnance, prescrip-n.
dessous des genoux dans le repos. tion : arrêté de mairie, de police. Arrêté
ARQUEBUSADE n. f. Coup d'arque- de compte, règlement de compte.
buse. ARRÉTE-BCEUF n. m. Plante dont
ARQUEBUSE n.f. les racines offrent une grande résistance
(ital. arco, arc; bugio, à la charrue. PI. des arrête-bœuf.
trou). Ancienne arme ARRÊTER v. tr. (préf. ad et lat. res~
à feu qui se portait sur l'épaule. tare, rester).Faire rester en place; ap-
ARQUEBUSER v. tr. Tuer d'un coup préhender arrêter un voleur; suspendre
:
dat armé d'une arquebuse ; aujourd'hui, rêter un plan; régler d'une manière défini-
armurier. tive arrêter un compte, un marché; inter-
:
ARQUER V, tr. Courber en- arc. V. int. rompre : il l'arrêta tout court. S'arrêter v,
Fléchir, se courber. I
pr., Cesser de marcher, de parler, d'agir.
ARMURE
Baudrier.
Cuirasse.
Bouclier I O
(Targe). f
Z
O
oc
Braconnière H
Tassettes.
Cotte
de mailles.
Chevalier
du xve siècle muni
Soleret à la d'unbouclier aux
poulaine.. armes de La Hire.
(D'après
tie Musée d'artillerie
de Paris.)
au coude.
s'étend de l'épaule imp. il m'est arrivé unmalheur.
: Prend —
ARRIÈRE-CORPS n. m. Partie pla- toujours l'auxil. être.
cée à l'arrière d'un bâtiment.
ARROBE. V. AROBE.
ARRIÈRE-COUR n. f. Petite cour
ARROCHE n. f. Genre de plantes dont
un grand nombre d'espèces sont cultivées
servant de dégagement. PI. des arriére- dans les jardins.
cours. ARROGAMIHENT adv. Avec arro-
ARRIÈRE-FIEF n. m. Fief relevant gance.
d'un autre fief. PI. des arrière -fiefs. ARROGANCE n. Fierté m^risante f-
ARRIÈRE-F1.EUR n. f. Seconde flo- et insultante.
raison. PI. de» arrière -fleur s. ARROGANT, E adj. Fier, hautain.
ARRIÈRE-GARDE n. f. Partie d'un ARROGER (S') v. pr. (lat. arrogare).
corps de troupes qui ferme la marche. PI. S'attribuer mal à propos quelque chose :
des arrière-gardes. ils sesont arrogé des pouvoirs excessifs.
ARRIÈRE-GOUT n. m. Goût désa- ARROI n. m. Equipage, appareil.
gréable que laisse un mets, une boisson.
ARRONDIR V. tr. Rendre rond. Fig.
PL des arrière-goûts. Arrondir son bien, l'augmenter; arrondir
une période, lui donner du nombre, de
ARRIÈRE-MAIM n. m. Revers de la l'harmonie.
main; partie postérieure du cheval. PL ARRONDISSEMENT n. m. Action
des arrière-mains. d'arrondir; état de ce qui est arrondi,
ARRIÈRE-NEVEU n.m.ARRlÈRE- circonscription administrative départe- :
che, tandis qu'on en manifeste une autre. ARROSER V. tr. (préf. ad et lat. ros,
PL des arriére-pensées. rosée). Humecter par aspersion; coulera
travers la Seine arrose Paris.
ARRIÈRE-PETIT-FILS n. m. AR- ARROSION
:
n. f. Action de ce qui
RIÈRE-PETITE-FIL.I.E n. f. Le fils,
la du petit-fils ou de la petite-fille.
fille
ronge : l'arrosion de la rouille.
PL des arrière-petitS'fils^ des arrière-peti- ARROSOIR n. m. Us-
tensile pour arroser (*).
tes- filles.
ARRIÈRE-PETITS-EIVFAIVTS n.m. ARRUGIE n. Canal f.
arsénieux.
ARTIFICIER n. m. Qui fait des feux
d'artifice artilleur employé à la confec-
ARSÉIVITE n. m. Chim.
Sel formé
;
avant la Pentecôte).
ASPERSIOM n. Action d'asperger.
f.
le goût. Fiy. Parler, agir, avec des ma- sermenté, celui qui, à l'époque de la con-
nières douces, bienveillantes : assaison- stitution civile du clergé en 1790 avait ,
r
saut). Attaque pour emporter une place
de guerre combat au fleuret. Fig. faire
; :
ASSETTE Hachette de
s. f.
danse.
ASSEMBLÉE n. f. Réunion de per- tion. PI. Continuité de soins.
sonnes dans un même lieu. ASSIDUMENT adv. Avec assiduité.
ASSEMBLER v. tr. Mettre ensemble, ASSIÉGEANT, E adj. et n. Qui as-
réunir assembler des troupes^ les feuilles
: siège : repousser les assiégeants.
ASS 66 ASS
ASSIÉOEB V. tr. (préf. ad et lat. se- ASSOCIER v. tr. (préf. ad et lat. so-
dçre, s'établir). Faire le sièçe d'une place. ctare, joindre). Donner, prendre pour aide,
Fig. Obséder. — Se conjugue comme pour collègue unir, joindre associer des
; :
siette.
cours assommant. Fam.
ASSIGIVABLE adj. Qui peut être dé- ASSOMMER V. tr. Tuer en frappant
terminé avec précision. avec un corps pesant battre avec excès. ;
blir une comparaison. S'assimiler v. pr. l'assortiment de ces couleurs est agréable ;
tiennent ces séances. sortir des étoffes, des fleurs, des convives ;
ASSISTANCE n. f. Présence d'un ma- approvisionner : assortir un magasin.
gistrat ou d'un prêtre, lorsqu'elle est re- S'assortir v. pr. Se convenir : ces cou-
quise assemblée, auditoire son discours :
leurs s'assortissent.
;
sociation avec une ou plusieurs autres. ASSOUVIR V. tr. (rad. soûl) Rassasier
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pleinement : assouvir sa faim, sa veri' ASTICOTETr V. tr. Contrarier pour
geance. des bagatelles. Fam.
ASSOirviSSEAIEIVT n. m. Action ASTS<îjUER V. tr. Faire reluire
d'assouvir; état de ce qui est assouvi : frottant avec un astic.
assouvissement de la faim, des désirs. ASTRAGAJLE n. m. (gr. as-
ASSVJETTIK ou ASSIJJÉTIR v.tr. Arch, Moulure qui
tragalos).
Soumettre assujettir un peuple; astrein-
; couronne
la partie supérieure
dre assujettir a l'obéissance ; fixer as-
: : d'une colonne un des os du }
;
j
sujettir une porte. pied; genre de plantes légumineuses.
ASSUJETTISSAIT ou ASSIJJK- ASTRAK.AIV n. m. Fourrure à poil
TISSAWT, E adj. Qui gêne, assujettit frisé préparée à Astrakan ou suivant les
place assujettissante.
:
mêmes procédés. —
Contre l'usage qui a
prévalu, l'Académie écrit astracan.
assvjettisseueivt ou assij- ASTRAI., E adj. Des astres.
JÉTISSEMEIVT n. m. Etat de dépen- ASTRE n. m. (gr. astron). Corps cé-
dance. Fig. Contrainte : la grandeur a leste. Fig. Beauté rare cette femme
: est
ses assujettissements.
un as4re.
ASSIJItlER V. tr. (lat. sumere, pren- ASTREINDRE v. tr. (lat. astringere,
dre). Prendre sur une responsabilité.
soi lier,attacher). Soumettre, assujettir.
ASSURANTCE n. Certitude fai Vas-
f. : ASTRlCTIOIV n. f. Effet produit par
surance que...; garantie, promesse for- un astringent.
melle. Fig. Hardiesse : répondre avec as- ASTRIIVGENT. adj. et n. (lat. as-
E
surance. Compagnie d'^ass^irance so- , tringere, resserrer). Méd. Qui resserre :
:
des astres. —
Cette science chimérique
quelqu'un d'une chose; rendre stable as- :
prétendait prédire l'avenir par l'inspec-
surer un mur; garantir assurer une :
tion des astres, comme s'ils pouvaient
créance; s'engager à rembourser les per- avoir quelque influence sur les événe-
tes assurer une récolte. S'assurer v, pr.
:
ments qui dépendent uniquement de la
Se procurer la certitude nous nous som- :
volonté de l'homme et de son libre arbi-
mes assurés que... arrêter s'assurer d'un :
tre. Née en Chaldée, l'astrologie passa en
;
/
terminer la position relative des astres,
ASTIC n, m. Gros os de leur configuration, et à constater les lois
cheval dont les cordonniers se de leurs mouvements. Son origine se perd
servent pour lisser les semelles dans la nuit des temps ; avant Pythagore,
des souliers. on n'avait encore que des connaissances
ASTICOT n. m. Sorte de ver de éparses. Ce grand philosophe devina le
viande dont on se sert pour la pêche.
mouvement quotidien de la terre sur son
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axe, et son mouvement annuel autour du '
ATLANTIQUE adj. Se dit de la mer
soleil il rattacha les planètes et les co-
;
située entre l'ancien continent à l'est et
mètes au système solaire (140 avant J.-C). le nouveau à l'ouest.
Ptolémée, célèbre astronome de l'école ATL.AS m. Recueil de cartes
(lace) n.
d'Alexandrie, établit un système complet géographiques planches jointes à un ou-
;
tour d'elle. Au xvc siècle, Copernic, as- les machines pression de dix, de vingt
: