Familles Sommables
Familles Sommables
Familles sommables (b) Soit (un )n∈N une suite d’éléments de [0 ; 1]. Montrer
n
[ 1 1
∀n ∈ N, [0 ; 1] \ [uk − ; uk + ],∅
Ensemble dénombrable k=0
2k+2 2k+2
(c) On peut alors construire une suite (xn )n∈N d’éléments de [0 ; 1] vérifiant
Exercice 1 [ 03897 ] [Correction]
n
Soit f : R → R croissante. Montrer que l’ensemble des points de discontinuité de f est au [ 1 1
plus dénombrable. ∀n ∈ N, xn < [uk − ; uk + ]
k=0
2k+2 2k+2
Justifier qu’on peut extraire la suite (xn )n∈N une suite convergeant vers un élément `
Exercice 2 [ 00245 ] [Correction] de [0 ; 1].
Existe-t-il une fonction continue f de R dans R envoyant les rationnels dans les (d) Exploiter les idées précédentes pour établir que [0 ; 1] n’est pas dénombrable.
irrationnels et les irrationnels dans les rationnels ?
n≥1
σ(n)2
+∞ n
X z2
(b) Même question pour
n=0
1 − z2n+1 X 1
n≥1
σ(n)
v2n .
P
(a) Montrer la convergence et calculer la somme de la série
Exercice 14 [ 01030 ] [Correction] P
(b) Quelle est la nature de la série |un vn | ?
Soient n≥0 un une série absolument convergente et vn = uσ(n) avec σ ∈ S(N).
P
P P (c) Déterminer les bornes supérieure et inférieure de
Montrer que la série n≥0 vn est absolument convergente de même somme de un .
+∞
X
|un vn |
n=0
Exercice 15 [ 01031 ] [Correction]
Soit σ : N∗ → N∗ une application bijective. pour σ parcourant l’ensemble des bijections de N.
k=n+1
kα p=1 n=1,n,p n=1 p=1,p,n
Qu’en déduire ?
P+∞ P+∞
(b) Pour quels α ∈ R, la somme n=0
1
k=n+1 kα a-t-elle un sens ?
(c) Montrer qu’alors
+∞ X
X +∞
1
+∞
X 1
Produit de Cauchy
α
= α−1
n=0 k=n+1
k p=1
p
Exercice 26 [ 03445 ] [Correction]
Existence et calcul de
+∞
X
Exercice 22 [ 01095 ] [Correction] (n + 1)3−n
Soit a un complexe de module strictement inférieur à 1. En introduisant la famille des n=0
nombres u p,q = a p(2q−1) (pour p, q ≥ 1), établir l’identité
+∞ X a2p−1 +∞
X ap Exercice 27 [ 01044 ] [Correction]
=
p=1
1 − a2p p=1 1 − a2p−1 Pour n ≥ 1, on pose
(−1)n
un = vn = √
n
Exercice 23 [ 01096 ] [Correction] P P
(a) Montrer que les séries un et vn convergent.
On pose
2p + 1 p p+1 (b) Montrer la divergence de leur série produit de Cauchy.
a p,q = − −
p+q+2 p+q+1 p+q+3
Calculer
+∞ X
X +∞ +∞ X
X +∞ Exercice 28 [ 03446 ] [Correction]
a p,q et a p,q Soit (un ) une suite numérique. Pour tout n ∈ N, on pose
q=0 p=0 p=0 q=0
n
Qu’en déduire ? 1 X k
vn = 2 uk
2n k=0
P
(a) On suppose dans cette question la série un absolument convergente.
P
En observant un produit de Cauchy, montrer que la série vn converge et exprimer
P
sa somme en fonction de celle de un .
(b) On suppose dans cette question que la suite (un ) tend vers 0. Déterminer la limite de
(vn )
P
(c) On suppose dans cette dernière question la série un convergente.
P P
Montrer la convergence de vn et déterminer sa somme en fonction de celle de un .
Montrer que la famille (vn )n∈N est sommable et exprimer sa somme en fonction de celle de
la famille (un )n∈N .
Corrections (c) L’ensemble des nombres algébriques est la réunion dénombrable des ensembles
précédents, c’est donc un ensemble dénombrable.
Exercice 1 : [énoncé]
Notons
f (x+ ) = lim+ f (x + h) et f (x− ) = lim+ f (x − h) Exercice 5 : [énoncé]
h→0 h→0
Ces limites existent car la fonction f est monotone et l’on a évidemment (a) Par sommation géométrique
Exercice 4 : [énoncé]
(a) Ce sont les nombres rationnels. Exercice 6 : [énoncé]
(b) Les nombres algébriques de degré au plus n sont les solutions des équations Notons E l’ensemble des parties finies de N et En l’ensemble des parties finies de ~0 ; n.
Puisque toute partie finie de N est nécessairement majorée, on peut affirmer l’égalité
an xn + · · · + a1 x + a0 = 0 avec a0 , a1 , . . . , an ∈ Z et an , 0 [
E= En
Puisque Z∗ × Zn est un ensemble dénombrable, ces équations sont en nombre n∈N
dénombrable. De plus, chacune possède au plus n solutions. On peut donc percevoir
l’ensemble des nombres algébriques comme une réunion dénombrable d’ensembles Les ensembles En étant finis et la réunion dénombrable, on peut affirmer que E est
tous finis, c’est donc un ensemble dénombrable. dénombrable en tant qu’ensemble infini réunion dénombrable de parties au plus
dénombrables. On peut aussi propose un dénombrement expliciter. Si l’on note i1 , . . . , ik Exercice 9 : [énoncé]
les éléments d’une partie A finie de N, on peut lui associer l’entier Pour x ∈ ]−1 ; 1[, on peut écrire
+∞
xk X
n(A) = 2i1 + · · · + 2ik . k
= xk`
1−x `=1
L’existence et l’unicité de la décomposition d’un entier en somme de puissances de 2
Par suite
assurant la bijectivité de cette association. +∞ +∞ +∞
X xk XX
k
= xk`
k=1
1−x k=1 `=1
Exercice 7 : [énoncé] P+∞ |x|k
k`
xk` =
P P P
Il s’agit d’une somme de termes positifs. Regroupons les termes par paquets selon la Pour chaque k ≥ 1, la série `≥1 x converge et la série k≥1 `=1 k≥1 1−|x|k
valeur de m + n converge aussi. La famille k`
(x )k,`∈N∗
est donc sommable.
+∞ X
X 1 X 1 Réorganisons la somme selon les valeurs du produit k`
α
=
m,n≥1
(m + n) p=2 m+n=p
(m + n)α +∞ +∞ +∞
X xk XX X
et donc = x k`
= d(n)xn
X p−1 +∞ k=1
1 − xk n=1 k`=n n=1
X 1
=
m,n≥1
(m + n)α p=2 pα avec
dn = Card {(k, `) ∈ N∗ | k` = n}
Or
p−1 1 dn apparaît alors comme étant le nombre de diviseurs positifs de n, i.e. d(n).
∼
pα p→+∞ pα−1
donc X 1 Exercice 10 : [énoncé]
< +∞ ⇐⇒ α > 2
m,n≥1
(m + n)α Puisque |z| < 1, on peut écrire par sommation géométrique
+∞
1 X n+1
= z2 k
Exercice 8 : [énoncé] 1 − z2 n+1
k=0
On a l’encadrement
1 1 2 et donc
≤ 2 ≤ +∞ +∞ +∞ +∞ +∞
(p + q)2 p + q2 (p + q)2
n
X z2 X n X n+1 XX n
n+1
= z 2
z2 k
= z2 (2k+1)
La sommabilité de la famille étudiée équivaut à celle de 1 − z2
n=0 n=0 k=0 n=0 k=0
!
1 Tout entier naturel non nul p s’écrit de façon unique sous la forme
(p + q)2α (p,q)∈N∗2
p = 2n (2k + 1) avec n, k ∈ N
En regroupant par paquets selon
n o On peut donc affirmer que N∗ est la réunion des ensembles deux à deux disjoints suivants
In = (p, q) ∈ N∗2 | p + q = n
An = {2n (2k + 1) | k ∈ N}
celle-ci équivaut à la sommabilité de
! Puisque la famille (z p ) p∈N∗ est sommable, on peut sommer par paquets et écrire
n−1
n2α +∞ +∞ X +∞ X
+∞
n≥2 X X X n
zp = zm = z2 (2k+1)
qui est vraie si, et seulement si, α > 1. p=1 n=0 m∈An n=0 k=0
+∞
1+q
X XX
|uk vn−k | = |uk | |vn−k | < +∞
X X X X
q|n| = qn + 1 + q−n = 1 + 2 qn =
(n,k)∈Z2 n∈Z k∈Z n∈Z n∈N∗ n∈Z∗− n=1
1−q
Puisque
X X
uk vn−k ≤ |uk | |vn−k | Exercice 13 : [énoncé]
inθ
k∈Z k∈Z Étudions la sommabilité de r|n| e = r|n| .
n∈Z n∈Z
on a obtient u ∗ v ∈ ` (Z).
1 On peut décomposer
De plus, par sommation par paquets Z = N∗ ∪ {0} ∪ Z∗−
La sous-famille r|n| rn converge.
P
X XX XX est sommable car la série géométrique
uk vn−k = uk vn−k = uk vn−k n∈N∗
(n,k)∈Z2 n∈Z k∈Z k∈Z n∈Z De même, la sous-famille r|n| ∗
est sommable.
n∈Z −
|n|
ce qui donne Par sommation par paquets r est sommable.
n∈Z
X X X X X La somme étudiée existe donc et en sommant par paquets
(u ∗ v)n = uk vn−k = uk v`
n∈Z n∈Z `∈Z
k∈Z k∈Z X X X r eiθ r e−iθ 1 − r2
r|n| einθ = rn einθ + 1 + r−n einθ = 1 + + =
(c) On a X n∈Z n∈N∗ n∈Z∗−
1−re iθ 1−re −iθ 1 − 2r cos θ + r2
(u ∗ v)n = uk v` = (v ∗ u)n
k+`=n
et X Exercice 14 : [énoncé]
((u ∗ v) ∗ w)n = uk v` wm = (u ∗ (v ∗ w))n On a
n +∞
k+`+m=n X X
|vn | ≤ |un | < +∞
Pour ε définie par εn = δn,0 , u ∗ ε = u donc ε est élément neutre. k=0 n=0
P
donc n≥0 vn est absolument convergente. Exercice 17 : [énoncé]
Pour n ∈ N, posons P 1
n o (a) Étude de nσ(n) .
p(n) = max σ−1 (k) | 0 ≤ k ≤ n
Notons que par permutation des termes d’une série absolument convergente, la série
Pour tout ε > 0, il existe N ∈ N tel que n≥N+1 |un | ≤ ε.
P P 1
σ(n)2
converge.
Pour tout M ≥ p(N) : Puisque !
M N 1 1 1 1
+
X X X
vn − un ≤ |un | ≤ ε 0≤ ≤
nσ(n) 2 n2 σ(n)2
n=0 n=0 n≥N+1
on peut affirmer, par comparaison de séries à termes positifs, que la série étudiée
donc
M
X +∞
X converge.
vn − un ≤ 2ε (b) Étude de σ(n)
P
n2
.
n=0 n=0
Posons un = nk=1 σ(k)
P
k2
. On observe
Par suite
+∞ +∞
2n 2n n
σ(k) n+1
X X
vn = un 1 X 1 X 1
X
u2n − un = 2
≥ 2
σ(k) ≥ 2
k= →
n=0 n=0
k=n+1
k 4n k=n+1 4n k=1 8n 8
et donc De plus la suite (un ) tend vers 0, elle est donc bornée par un certain M > 0 et il existe
2n (2n + 1) 1 1 un rang N 0 > N tel que
S 2n+1 − S 2n ≥ 2n+3 ∼ ε
2 (n + 1) ln 2 8 ln 2 n ∀n ≥ N 0 , |un | ≤
P P M(N + 1)
Puisque la série 1/n diverge, il en de même de la série télescopique S 2n+1 − S 2n et
donc la suite (S 2n ) tend vers +∞. On en déduit la divergence de la série étudiée. Considérons alors la bijection σ de N déterminée par
N 0 + n si n ∈ {0 | . . . , N}
σ(n) = n − N 0 si n ∈ {N 0 , . . . , N 0 + N}
Exercice 19 : [énoncé]
n
sinon
(a) La permutation des termes d’une série à termes positifs ne change ni sa nature, ni sa
somme. On peut donc affirmer Pour cette permutation
+∞ N−1 +N−1
N 0X
+∞ +∞ X X ε ε
X X |un vn | ≤ |un | + |un−N 0 | + ε ≤ 3ε
v2n = u2n M(N + 1) M(N + 1)
n=0 n=0 n=N 0
n=0 n=0
On peut donc affirmer
(b) En vertu de la majoration +∞
1 2
X
a + b2 =0
ab ≤ inf |un vn |/σ bijection de N
2
n=0
on a
1
u2 + v2n
|un vn | ≤
2 n Exercice 20 : [énoncé]
Par comparaison de série à termes positifs, on peut affirmer la convergence de la Pour N ∈ N posons AN = {n ∈ N, |zn | ≤ N}.
P
série |un vn | . . . Pour n, m ∈ AN distincts, les disques ouverts de centres zn et zm et de rayon 1/2 sont
(c) et disjoints. La réunion de ces disques pour n parcourant AN , est incluse dans le disque de
+∞ +∞ +∞ +∞ centre 0 et de rayon N + 1/2. Par considération d’aire, on obtient
X 1X 2 1X 2 X 2
|un vn | ≤ u + v = u
2 n=0 n 2 n=0 n n=0 n
!2 !2
1 1
n=0 Card AN × π × ≤π N+
2 2
De plus, cette inégalité est une égalité quand σ = IdN donc
+∞ +∞ et donc
X
X 2 Card AN ≤ (2N + 1)2
=
sup |un vn |/σ bijection de N
un
n=0
n=0 Quitte à permuter les termes de la suite, supposons la suite (|zn |) croissante (ceci est
possible, car il n’y a qu’un nombre fini de termes de la suite de module inférieur à une
On a évidemment constante donnée). En vertu de l’étude qui précède
+∞
X
|un vn | ≥ 0 z(2N+1)2 +1 > N
n=0
Pour montrer que la borne inférieure cherchée est 0, montrons que l’on peut rendre la et on en déduit !
1 1
somme précédente aussi petite que l’on veut. Soit ε > 0. Par convergence de la série 3
= O 3/2
P 2
un , il existe N ∈ N tel que zp p
+∞
La série permutée de terme général 1/z3n est donc absolument convergente et la série
X
u2n ≤ ε
n=N
initiale l’est donc aussi.
2q−1
Par télescopage :
|a|
De plus la série de terme général 1−|a| +∞
2q−1 est absolument convergente en vertu de la règle
!
X 1 1 1 1
de d’Alembert. 2 − p2
= 1 + + ··· +
n=p+1
n 2p 2 2p
La famille (u p,q ) p,q≥1 est donc sommable et on a
De plus
+∞ X
+∞ +∞ X
+∞ p−1 !
X X 1 1 1 1 1
u p,q =
X
u p,q =− + ··· + 1 + + ··· +
q=1 p=1 p=1 q=1 n=1
n2 − p2 2p p − 1 p+1 2p − 1
Or
n+1 n+1
(−1)k−1 (−1)k−1 n + 1 (1 − 1)n+1
! X !
X n 1 1
= = − =
k=1
k k−1 k=1
n + 1 k n + 1 n + 1 n + 1
donc
n+1 n+1
(−1)k−1 n + 1
! X
X 1
=
k=1
k k k=1
k
Exercice 30 : [énoncé]
On peut écrire
n !
X 1
vn = uk ×
k=0
2n−k
La série vn est donc la série produit de Cauchy de un et 21n . Puisqu’elles sont toutes
P P P
P
deux absolument convergentes, la série vn est absolument convergente et
+∞
+∞ +∞ +∞
X X X 1 X
vn = un = 2 un
2n
n=0 n=0 n=0 n=0