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Syllabus Psychologie Générale 1

Syllabus de psychologie

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Contenu du cours

I. Qu’est-ce que la psychologie? (définition, méthodes et domaines d’applications


II. Historique de la psychologie
III. Les perspectives dominantes de la psychologie

Objectifs poursuivis dans ce cours de psychologie générale

- Comprendre les comportements humains (lorsqu’on parle des


comportements humains, on fait référence non seulement aux activités
observables mais aussi au processus internes comme les pensées, les
sentiments, les images etc.)
- Connaître les courants dominants (ex le courant psychodynamique,
humaniste ect.)
- Essayer d’appliquer ces connaissances à des expériences de la vie
quotidienne

Evaluation du cours

- 1interrogation + 1 travail pratique


- Examen sur le contenu des slides (PP)
- La présence est obligatoire

Bibliographie

TAVRIS Carol - W ADE Carole, Introduction à la Psychologie. Les Grandes Perspectives,


Editions du Renouveau pédagogique, Québec 1999.
PASSER W. Michael – SMITH E. Ronald, Psychology. Frontiers and Applications, New York,
Mc GrawHill 2001.
DORON Roland – PAROT Françoise (sous la direction de), Dictionnaire de Psychologie, Paris,
Presse Universitaire 1991.
NICOLAS Serge, Histoire de la psychologie, Paris, Dunod 2001.

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I. Définition, objet et objectifs de la psychologie

1. Définition étymologique

Etymologiquement le terme « psychologie » vient de l’intégration de deux mots grecs


(psyché=âme) et (logia=science). Psychologie= connaissance de l’âme, étude de l’esprit .

Définition actuelle: la psychologie est défini comme l’étude SCIENTIFIQUE du


COMPORTEMENT humain et de ses processus mentaux (que conditionnent les
caractéristiques de l’environnement ainsi que l’état physique et mental du sujet) et étude
scientifique du comportement animal (=éthologie)
Lorsqu’on parle du comportement, on fait référence à tout ce que nous faisons (visible,
explicite, implicite, privé, intérieur).

2. La psychologie en tant que science

On distingue 4 critères de scientificités quant aux attitudes et méthodes des chercheurs:

Le scepticisme: toujours insérer le doute à des choses annexées comme étant vraies, faire
preuve de prudence à l’égard de toute conclusion.

La précision: il s’agit d’établir, après un questionnement, une hypothèse qu’on confirme ou


invalide à l’aide des données recueillies lors de manipulations expérimentales ou déduite
d’une théorie (=ensemble des postulats fondés sur des données empiriques qui rendent
compte d’un ensemble de phénomènes inter-reliés). Cette hypothèse permet d’établir des
prédictions quant aux comportements. Le problème est que beaucoup de « pseudo-
sciences » utilisent un vocabulaire scientifique alors qu’elles ne font preuve d’aucune
précision: leurs prédictions ne peuvent être vérifiées.

Le recours à l’empirisme, au faits concrets et à l’observation, et ce qu’elle que soit la


problématique, si attrayante qu’elle soit. Cela amène une critique visant la psychanalyse: la
théorie des pulsions n’est pas vérifiable

La systématisation, la collection d’information de manière systématique qui amène


l’élaboration d’une théorie.

Remarque: En psychologie, des expériences sont produites sur des animaux car non
applicables à des êtres humains d’un point de vue éthique. Il n’y a donc pas que la
psychologie comparée (ou éthologie) qui étudie les animaux.
Il faut envisager plusieurs niveaux d’analyse pour comprendre les comportements humains:
Au niveau de l’individu, 3 facteurs non exclusifs, sont explicatifs lorsque combinés:
- les gènes
- la culture
- les expériences de vie

3. La science de la psychologie poursuit plusieurs objectifs dont :

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1. L’exploration de la nature et des causes du comportement humain et animal.

2. Elle met en évidence les facteurs qui influencent le comportement en tenant compte des
facteurs biologiques, environnemental et psychologique de l’individu.

3. Actuellement elle assume de plus en plus le rôle de résoudre les problèmes et promeut le
bien-être des habitants de ce monde qui devient de plus en plus complexe et en continuel
changement.

4. Scientifiquement, la psychologie décrit, cherche à comprendre, prédit le comportement


sous certaines conditions et contrôle ce comportement à travers la manipulation de
certaines variables.

4. Les méthodes en psychologie

Les psychologues emploient diverses méthodes de recherche, ou des combinaisons de


méthodes, selon la nature des questions auxquelles ils cherchent à répondre.

La recherche en psychologie peut être subdivisée en trois grandes catégories:


- les recherches descriptives:
- les recherches corrélationnelles
- les recherches expérimentales

Les outils de recherche en psychologie sont:


les tests
les questionnaires
les grilles de codification
les entrevues

L’observation en psychologie

Pour observer un comportement, les psychologues se servent de :

a. méthodes directes: grâce à l’électroancéphalogramme, la photo, le film,… le


passage de la réalité conceptuelle à la réalité extérieure est facile car l’instrument colle de
près au phénomène qu’il doit traduire

b. Tests et échelles objectives: lors de tests d’intelligence, d’aptitudes ou de


personnalité, la standardisation des conditions expérimentales, l’étalonnage et les normes
(auxquelles on compare les résultats obtenus) sont importants. Il s’agit d’aborder par une
technique concrète un concept donné en soumettant l’individu à des stimuli.

c. Questionnaire et interview standardisés: par le biais de questions orales, écrites,


ouvertes ou fermées, le sujet indique ce qu’il fait, pense ou ressent dans des situations.

d. Matériel verbal ou écrit non structuré: dans des journaux intimes, correspondances,
conversations, … On analyse le contenu, c’est-à-dire les aspects formels, la sémantique et
la structure

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e. Observation directe: observation de ce que fait (et pas dit ou écrit) le sujet dans une
situation, et analyse à partir d’une grille d’observation (c’est typiquement ce que font les
anthropologues). Problème: un individu ne se comporte pas de la même manière lorsqu’il est
observé.

f. Information par voie de jugement: on demande à une personne (les pairs, supérieurs ou
praticiens) des informations concernant une autre personne.

Qualité pour une bonne observation

1. objectif: mesurer la réalité

2. Passage de la réalité conceptuelle à la réalité extérieure: passage, par exemple du


concept « stress » aux manifestations concrètes du stress. Ce passage est délicat: il faut
être certain que la réalité conceptuelle sur laquelle on va raisonner est bien l’image de la
réalité extérieure que l’on veut étudier

5. Les domaines d’applications de la psychologie

 Les psychologues expérimentalistes (chercheurs)

 Les neuropsychologues (explication du fonctionnement humain par le


fonctionnement du système nerveux) et psychophysiologues (expliquer le
comportement humain par l’impact de sécrétions organiques)

 Les psychologues du développement (étude des changements physiques affectifs,


cognitifs et sociaux à tous les stades du développement)

 Les psychothérapeutes (ex. la psychanalyse, la psychologie systémique, … qui


s’occupent des souffrances d’ordre psycho-pathologique)

 Les psychologues scolaires interviennent auprès des élèves, parents et


professeurs) et psychopédagogues (améliorent des processus d’apprentissage)

 Les psychologues sociaux (influence d’autrui sur notre comportement + relation


intergroupes)

 Les psychologues industriels et organisationnels (étude de l’environnement de


travail pour augmenter la productivité et diminuer l’absentéisme)

 Les psychologues de la personnalité (explication du fonctionnement humains par


la personnalité, caractérisée par 5 dimensions: ouverture à l’expérience,
conscienciosité, sérieux avec lequel on travaille, extraversions vs introversion,
agréabilité au niveau des relations humaine et neuroticisme, anxiété avec laquelle on
appréhende l’existence)

 les psychométriciens (mise au point, administration et analyse de tests


psychologiques pour mesurer le fonctionnement humain)

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5. Les pseudos-psychologies

La psychologie met en doute:

Les psychoverbiages: pseudoscience, qui promet des solutions rapides aux problèmes
émotionnels et qui confirme les croyances et préjugés, masquée par le vernis du vocabulaire
scientifique spécifique de la psychologie

La chiromancie: comprendre un individu par la forme de son crâne, graphologie comprendre


un individu par son écriture et l’astrologie expliquer la personnalité d’un individu à partir de la
position des étoiles et des planètes à sa naissances.

Tant de gens y croient mais ces « analyses » sont vagues, positives et contiennent leur
contraire et car ils n’apprécient guère qu’on remette en cause leurs convictions.

II. Historique de la psychologie moderne

1. Une origine philosophique

Jusqu’au milieu du XIX° siècle, la psychologie faisait partie de la philosophie. La plupart des
grands penseurs, d’Aristote à Descartes, ont bien sûr soulevé des questions qu’on
rattacherait aujourd’hui à la psychologie. Par exemple, ils cherchaient à savoir comment on
reçoit de l’information des sens, comment on utilise celle-ci pour résoudre des problèmes, et
également ce qui motive une personne à agir de façon courageuse ou ignoble.

Cependant, leurs observations n’étaient souvent fondées que sur des anecdotes ou la
description de cas particuliers et non sur des données empiriques.

RENÉ DESCARTES (1596-1650)

Il existe deux substances hétérogènes : le corps (substance étendue ou matérielle) et l’âme


(substance pensante et spirituelle). L’âme est constituée d’idée essentielles de deux genres :
les unes sont les actions de l’âme (volonté), les autres sont ses connaissances (idées innées
et passions). L’expérience sensible du réel n’apporte aucune connaissance certaine. La
seule réalité absolue à laquelle on peut accéder est spirituelle, c’est celle de mon existence
propre : je pense, donc je suis, le cogito.

JOHN LOCKE (1636-1704)

Refuse de reconnaître l’existence des idées innées. La connaissance résulte de l’expérience


de la réalité par les sens. Il est parti de la question : comment se forment nos connaissances
et comment elles s’expriment ? Cette démarche donnera naissance aux sciences empiriques
de l’observation et des expériences.

CHRISTIAN WOLFF (1679-1754)

Non seulement il a assuré définitivement l’usage du terme « psychologie, mais il a en outre


été le premier à diviser la psychologie en deux composantes : la psychologie empirique et la
psychologie rationnelle.

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DAVID HUME (1711-1776)

Hume souligne que la vraie science de l’homme est celle qui concerne non pas l’esprit lui-
même, mais ses opérations. Il faut donc découvrir les principes qui font agir l’esprit humain
dans ses opérations.

FRANZ JOSEPH GALL (1758-1828)

Il met en place la phrénologie (étudier le fonctionnement humain à partir de la


configuration du cerveau telle qu’elle transparaît à travers les bosses du crâne) qui,
même si elle n’est pas valable, se base sur une idée correcte : certaines zones du cerveau
sont liées à certaines tâches, émotions…Si l’on veut obtenir des résultats précis dans les
études psychologiques, il faut commencer par établir une physiologie du cerveau.

2. La naissance de la psychologie moderne

La psychologie a été reconnue comme une discipline à part entière, notamment grâce à
l’utilisation de plus en plus répandue de méthodes de recherche empiriques. Ce fut
Wilhelm Wundt (1832-1920), médecin et philosophe qui créa le premier laboratoire de
psychologie à Leipzig en Allemagne.

S’inspirant des progrès effectués en chimie et en physique, Wundt et surtout Titchener, un


de ses élèves, bâtirent une nouvelle théorie, le structuralisme, selon laquelle l’objet de la
psychologie est l’étude des composantes de la conscience, envisagée comme la capacité de
chaque individu d’accéder à sa propre expérience immédiate.

Pour ces théoriciens, tout comme les éléments chimiques indépendants se combinent pour
produire des composés aux propriétés différentes, la pensée humaine est un agrégat
d’unités distinctes qu’il s’agit de reconnaître pour mieux expliquer la conscience. Les
éléments de la pensée, ou composantes de la conscience, sont les sensations, les
sentiments et les images mentales.

L’une des méthodes préférées de Wundt était l’introspection dirigée. Elle consistait, pour
des personnes spécialement entraînées à cet effet, à observer et à analyser leurs propres
expériences mentales, soit les sensations, émotions, idées, etc., qui leur traversaient l’esprit,
dans des conditions bien définies.

Wundt espérait que l’introspection fournirait des résultats fiables et véritables susceptibles
d’appuyer ses prétentions scientifiques. Cependant, alors que son but était de faire de la
psychologie une science objective, plusieurs psychologues contestèrent que cette méthode
n’était pas suffisamment objective.

Les idées de Wundt eurent une grande influence aux Etats-Unis, mais elles se heurtèrent à
une forte opposition des adeptes d’une école de psychologie scientifique, le
fonctionnalisme, qui mettait l’accent sur la fonction ou le but du comportement.

L’un des chefs de file du fonctionnalisme était William James (1842-1910), un Américain à
la fois philosophe, médecin et psychologue. Les fonctionnalistes s’inspiraient en partie des
théories évolutionnistes de Charles Darwin (1809-1882).

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De la même façon que les évolutionnistes, les fonctionnalistes voulaient savoir comment
les comportements permettent à un organisme de s’adapter à son milieu. Ils
recherchaient les causes sous-jacentes et les conséquences pratiques de
comportements et de stratégies mentales spécifiques.

Ils employaient plusieurs méthodes et ils ont ouvert le domaine de la psychologie à l’étude
de l’enfant, de l’animal, de l’expérience spirituelle et à ce que James a appelé le stream of
consciousness, expression qui décrit merveilleusement bien le fait que les pensées coulent
comme une rivière, se bousculant les unes les autres à l’instar des vagues, passant du
calme à l’agitation et vice-versa.

En Europe, des progrès majeurs étaient effectués dans le traitement des maladies
mentales. La psychanalyse en tant que méthode de psychothérapie vit le jour à Vienne, en
Autruche, où un médecin publia en 1900 un livre intitulé l’Interprétation des rêves.
Neurologue de formation, Sigmund Freud désirait faire carrière dans la recherche médicale,
mais ses responsabilités familiales l’obligèrent à pratiquer la médecine auprès d’une cliente
privée. C’est en écoutant ses patients lui parler de leur dépression, de leurs angoisses et
de leurs obsessions que Freud acquit la conviction que les causes de plusieurs de ces
symptômes étaient d’ordre mental et non physique. Il en vint à la conclusion que la
détresse de ses patients était due à des conflits et à des traumatismes émotionnels
ayant eu lieu durant la petite enfance.
Suite à l’opposition à la théorie de Freud plusieurs points de vue ou perspectives seront mis
en place pour expliquer le comportement humain.

III. Les principales perspectives

1. Perspective biologique

La perspective biologique repose sur le postulat que tous les comportements, les
sentiments et les pensées sont associés à des activités physiologique.

Des impulsions électriques parcourent à toute vitesse le réseau complexe que constitue le
système nerveux ; des hormones circulent dans le système sanguin, indiquant aux organes
internes s’ils doivent ralentir ou augmenter leur activité ; diverses substances chimiques,
les neurotransmetteurs, traversent l’infime espace qui sépare les cellules cérébrales les
unes des autres et régularisent ainsi le comportement et les pensées. Un questionnement
commun rassemble les psychologues spécialisés dans l’étude des composantes
biologiques, soit les psychophysiologistes, les neuropsychologues et les psychobiologistes :
comment les changements internes interagissent-ils avec les stimulations
environnementales pour produire des perceptions et des souvenirs, et influer sur le
comportement ?

Les spécialistes de la perspective biologiste se penchent sur la façon dont les changements
corporels modifient notre rythme de vie, notre perception de la réalité, notre capacité
d’apprendre, nos émotions, notre tempérament et, dans certains cas, les risques
potentiels de souffrir de troubles émotionnels.

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Au cours des dernières décennies, les progrès techniques ont permis l’exploration de
région du cerveau jusqu’alors inaccessibles. Il en est résulté entre autres une meilleure
compréhension de la manière dont l’esprit et le corps interagissent chez un individu
malade ou en bonne santé. C’est sur cette question que se penchent les chercheurs en
neuropsycho-immunologie.

• Les spécialistes de la perspective biologiste se penchent sur la façon dont les


changements corporels modifient notre rythme de vie, notre perception de la
réalité, notre capacité d’apprendre, nos émotions, notre tempérament et, dans
certains cas, les risques potentiels de souffrir de troubles émotionnels.

• Au cours des dernières décennies, les progrès techniques ont permis


l’exploration de région du cerveau jusqu’alors inaccessibles. Il en est résulté entre
autres une meilleure compréhension de la manière dont l’esprit et le corps
interagissent chez un individu malade ou en bonne santé. C’est sur cette question
que se penchent les chercheurs en neuropsycho-immunologie.

• Les chercheurs de la perspective biologique ont récemment découvert que, s’il est
vrai que les processus biologiques influent sur les humeurs et les émotions, la
réciproque l’est aussi : les émotions, les attitudes et les perceptions influent sur
le fonctionnement du système immunitaire

• Ils ont fait resurgir le débat sur les apports respectifs de l’inné (prédispositions
génétiques) et de l’acquis (éducation, environnement social) dans le développement
des comportements et des traits de personnalité.

Conclusion : nous ne pouvons pas comprendre le fonctionnement psychologique


de l’être humain si nous ne comprenons pas son fonctionnement biologique.

2. Perspective psychodynamique

La perspective psychodynamique met l’accent sur la dynamique inconsciente de l’individu,


où interviennent entre autres les forces intérieures, les conflits et l’énergie instinctuelle
exprimée par les pulsions.

Ses théories ont en commun une vision intrapsychique de l’individu et soulignent les
mécanismes internes ou cachés de la « psyché », ou esprit.

Selon cette perspective, la partie inconsciente de l’esprit, beaucoup plus importante que
celle consciente, renferme les désirs inavoués, les ambitions, les passions, les pensées
coupables, les envies inavouables, et les conflits entre le désir et le devoir

Le véritable objet d’étude de la psychologie consiste donc à s’efforcer de voir sous la


surface des choses.

• Comme la psychanalyse, la perspective psychodynamique accorde une place


fondamentale à la dynamique de l’inconscient, mais rejette certains principes de
la théorie psychanalytique. C’est pourquoi, elle est qualifiée de psychodynamique
et non psychanalytique

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• Freud, l’auteur de référence de la perspective psychodynamique, considérait
l’agression, de même que la sexualité, comme une pulsion biologique
inconsciente.

• L’énergie liée à la pulsion d’agression, si elle n’est pas canalisée vers des activités
productives, est inévitablement déchargée ou déplacée vers des actions violentes,
allant de la simple colère à la guerre entre les peuples.

• Par ailleurs, la perspective psychodynamique s’interroge sur les grands


dilemmes existentiels tels que l’aliénation due à la solitude et la peur
universelle de la mort. En ce sens, les théories psychodynamiques ont contribué au
progrès de la psychologie et à la compréhension du comportement humain.

La psychanalyse

* Auteur

 Fondateur: Sigmund Freud

 Naquit le 06 mai 1856 à Freiberg en Moravie (aujourd'hui Prìbor, République


tchèque). Lorsqu'il avait trois ans, sa famille s'enfuit à Leipzig devant les émeutes
antisémites qui faisaient rage à Freiberg, puis s'installa à Vienne, où il fit ses études.

 Tenté par le droit, il opta pour la médecine peu avant son entrée à l'université de
Vienne en 1873. En 1876, en troisième année de médecine, Freud commença des
recherches sur la physiologie et la pathologie du système nerveux au laboratoire de
physiologie dirigé par le médecin allemand Ernst Wilhelm von Brücke. Freud obtint
son diplôme de médecin en 1881, au terme de son année de service militaire
obligatoire.

 En 1885, il partit pour Paris afin de suivre les leçons du neurologue Charcot : il
découvrit alors la pathologie de l'hystérie.

 On peut situer la naissance de la psychanalyse à la date de la publication de l'œuvre


commune de Freud et de Josef Breuer, les Études sur l'hystérie (1895)

 Dans cet ouvrage, les symptômes de l'hystérie sont attribués à des manifestations
d'énergie émotionnelle, associée à des traumatismes psychiques oubliés et passés
dans l'inconscient depuis l'enfance.

 La thérapie consistait à user de l'hypnose pour pouvoir amener le patient à rappeler


et à réactiver l'expérience traumatique. Elle permettait ainsi de libérer par la
catharsis, les émotions à l'origine des symptômes.

 Entre 1895 et 1900 Freud approfondit la plupart des concepts qui allaient constituer
le fondement de la pratique et de la doctrine psychanalytiques. Il abandonna
l'hypnose comme méthode cathartique et la substitua à la technique de la libre
association des idées. Cette dernière consistait à se livrer au thérapeute sans rien
censurer.

 Atteint d'un cancer de la mâchoire dès 1923, Freud réussit à continuer de pratiquer,
d'élargir et de diffuser la psychanalyse.

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 Mais la montée du nazisme le guettait : ses œuvres furent brûlées à Berlin en 1934.
Lorsque les Allemands occupèrent l'Autriche en 1938, Freud s'enfuit avec sa famille à
Londres, où il mourut le 23 septembre 1939.

* Les contributions essentielles de Freud furent:

 la création d'une approche entièrement nouvelle de la personne humaine, une


nouvelle discipline médicale et des méthodes thérapeutiques fondamentales.

 Freud a eu une influence sur le monde scientifique par ses travaux et ses théories
même s’il a connu aussi de vives critiques dans son temps et actuellement. Trois
attitudes principales à son égard et à ses idées se dégagent présentement:

 Freud est un homme de génie, un intellectuel aussi révolutionnaire que Copernic,


Darwin et Newton ; sa théorie, à quelques détails près, est exacte, universelle et
éternelle.

 Pour la majorité des psychiatres et de psychologues cliniciens contemporains, Freud


est un grand penseur, et plusieurs de ses idées sont encore valables

 Selon de nombreux scientifiques et psychologues d’orientation autre que


psychodynamique, Freud est un imposteur et un thérapeute à éthique douteuse

* Structure de la personnalité selon Freud

D’après Freud, la personnalité est constituée des trois systèmes principaux: le ça, le moi et
le surmoi. Bien que chacun ait ses fonctions et propriétés, le comportement humain résulte
presque toujours de l’interaction de ces trois composantes.

Le ça qui existe déjà à la naissance, est le réservoir de toutes les énergies psychiques et
des tendances héréditaires. Il ne subit pas l’influence du milieu ni de la culture et n’est
modifié par aucun apprentissage. Ce système fonctionne selon le principe de plaisir : il
cherche à diminuer la tension, à éviter la douleur et à procurer du plaisir. Selon Freud, la
tension est ressentie comme quelque chose de désagréable et le relâchement de la tension,
comme un plaisir.

C’est dans le ça que résident de pulsions (pulsion de vie ou pulsions sexuelles alimentées
par l’énergie psychique appelée libido soit les pulsions de mort, ou pulsion agressive).

NB : Ce concept de « pulsion » est actuellement utilisé dans la théorie psychanalytique pour


signifier une poussée exercée par le somatique qui s’impose ainsi à l’appareil psychique et
qui fait tendre à l’action. La pulsion a donc une source (somatopsychique), un but qui induit
la satisfaction et la décharge d’énergie qui est investie et un objet par rapport auquel le but
peut être atteint.

Lorsque la quantité d’énergie pulsionnelle augmente dans le ça, comme la vapeur dans un
bouilloire, il en résulte un état de tension désagréable. Le ça peut alors décharger cette
tension sous forme d’actions réflexes et de symptôme physiques, ou d’images mentales non
censurées et de pensées spontanées.

Une des caractéristiques importantes du ça est son incapacité de faire la distinction entre les
images mentales ou les pensées des objets réels que ces images et ces pensées

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représentent. Ce phénomène peut se manifester entre autres par les hallucinations. Une
personne dont le ça prend le dessus peut se mettre à voir des choses qui ne sont pas
réellement là, mais qui correspondent à ses désirs.

Le surmoi

Toute tendance, tout désir, toute aspiration et pulsion ne peuvent en effet être
automatiquement satisfaits dans le monde de la réalité. Les forces de la réalité, du monde
extérieur peuvent donc s’opposer à l’acte par l’intermédiaire d’interdictions plus ou moins
pressantes. Il s’en suit un véritable conflit entre deux types de forces : d’une part les forces
internes d’origine inconsciente, d’autre part les forces externes conscientes.

L’interdiction a comme rôle de repousser ces forces d’origine internes dans l’inconscient dont
elles sont issues. Quand les besoins n’ont pas été satisfaits, il en résulte chez l’individu un
état de malaise qui se traduit par une angoisse primaire (ou réelle). Ce conflit direct et
ouvert entre les pulsions et les contrepulsions (interdictions, défenses, obligations) favorise
l’émergence progressive du surmoi.

Le surmoi juge les activités du moi, suscitant chez une personne des sentiments agréables
(fierté, satisfaction) lorsqu’elle vient d’agir conformément aux règles de son surmoi.
Inversement la personne peut se sentir écrasée par la culpabilité lorsqu’elle se rend compte
qu’elle a enfreint aux normes de son surmoi. Le surmoi est le dernier système de la
personnalité à se développer, il représente la voix de la moralité, les règles émises par
les parents et la société, et le pouvoir de l’autorité.

Selon Freud, dans une personnalité normale, il existe un équilibre relatif entre les trois
systèmes, et les conflits qui les opposent sont d’une intensité modérée. Par contre, dans une
personnalité perturbée, on trouve des déséquilibres marqués ou des conflits particulièrement
aigus.

Si le surmoi est prédominant, la personne est rigide, moralisatrice et tyrannique. De même,


si un surmoi très rigide s’oppose à un ça dont les pulsions sont particulièrement fortes, le
conflit risque d’être trop intense pour le « moi », qui ne sera plus capable de concilier les
tendances opposés qui le tiraillent.

Le moi

 le 2° système à se former.

 Contrairement au ça, le moi est capable de pensée rationnelle et réaliste. Il peut


distinguer très nettement le fantasme de la réalité. Il est régi par le principe de la
réalité et met un frein aux pulsions du ça

 Il joue ainsi le rôle d’arbitre entre les demandes des pulsions et les exigences du
monde réel.

 Pour Freud, le moi, représente ce qu’on appelle la raison et la sagesse. Il voit cette
instance comme le résultat d’un processus répété de transformation des tendances
inconscientes les plus superficielles au contact de la réalité.

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Il existe des contenus inconscients non profonds, plus aisément accessibles à la conscience,
qui entrent en relation avec le monde externe. Si le moi est souvent réduit à n’être qu’un
simple exécutant des demandes du ça, l’idéal thérapeutique de Freud est justement de le
consolider. Un personne mature et en bonne santé psychique devrait posséder un moi
assez solide pour maîtriser ses pulsions, trouver des moyens réalistes de les satisfaire

* Le développement psychosexuel de la personnalité

Freud soutient que la personnalité s’élabore durant l’enfance en cinq stades successifs bien
définis. Il qualifie ces stades de psychosexuels parce que, pour lui, le développement
psychologique dépend du fait que l’énergie sexuelle se manifeste dans différentes parties du
corps au fur et à mesure que l’enfant grandit.

Le stade oral ( 0 - 1an)

Les bébés abordent le monde et ingèrent la nourriture par la bouche ; cet organe est donc,
selon Freud, le centre des sensations de plaisir. Le plaisir est fourni par l’excitation qui
accompagne l’activité de tétée du mamelon maternel ou de son substitut, le biberon. La
bouche et les lèvres deviennent la zone érogène visible, alors que les autres zones
érogènes sont ou seront cachées. Avec la succion du pouce (ou l’autobercement), le bébé
trouve un substitut au sein absent, fait du pouce une seconde zone érogène, se dégage de
la dépendance maternelle par l’autoérotisme et se procure un premier plaisir.

On distingue deux sortes de stade oral :

Stade oral dépendant (0-6mois) : le bébé ingère l’objet d’amour (fantaisie de gratification) et
lui confère gratification (ex. lait maternel a la valeur dans la mesure où il est consommé)

Stade oral agressif (6-12 mois) ; le bébé sens la frustration dû au sevrage et à la dentition et
devient plus agressif surtout à l’égard de la mère avec laquelle il doit instaurer un autre type
de relation (mord le mamelon du sein ou du biberon, suce). Si ce stade n’est pas dépassé, il
peut y avoir le phénomène de fixation de l’énergie libidineuse qui peut produire un état de
régression.

Chez l’adulte qui a connu de perturbations au niveau du stade oral, on peut trouver des
difficultés d’ordre relationnel. Par exemple, il aura la tendance possessive égocentrique et
tyrannique à l’égard de l’objet d’amour.

Les personnes qui souffrent d’une fixation au stade oral rechercheront, à l’âge adulte, une
satisfaction orale constante, par exemple en fumant, en buvant ou en mangeant de façon
excessive.

La fixation au stade orale se traduit donc par une personnalité caractérisée par
l’égocentrisme, la passivité, l’avidité, la dépendance et un besoin continu d’amour
inconditionnel.

Sur la base du contraste entre la gratification et la frustration commence à se développer


dans cette première année de vie la 2° instance de la personnalité : le moi.

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Le stade anal (2° année de la vie)

Dans cette période, la source du plaisir se déplace de la bouche à la zone anale du corps.
L’adjectif « anal » s’applique, en psychanalyse, à une forme d’érotisme liée à l’excitation de
la muqueuse anale et aux pulsions sexuelles correspondantes.

Le principal enjeu de cette phase est donc la maîtrise des excréments, l’entraînement à la
propreté constituant pour l’enfant une leçon de maîtrise de soi. Les parents récompensent
l’enfant quand il régule bien cette activité et le punissent quand il ne sait pas faire le contrôle
sphinctérien.

L’enfant considère de fois, le produit intestinal comme un cadeau à offrir aux parents, par
son obéissance ou qu’il refuse de donner par son obstination. Il peut aussi éprouver le plaisir
à la rétention des excréments parce que cela provoque une inquiétude des parents et donc
une plus grande attention et préoccupation pour sa santé. Freud révèle un lien entre la
fixation anale importante et l’existence de traits de caractère souvent associés entre eux :
l’avarice, l’amour de l’ordre et l’obstination.

Comparativement à la phase précédente, cette étape marque le début de l’élaboration du


moi : l’enfant commence à prendre conscience du soi et des exigences de la réalité. Il
commence à devenir autonome et à obéir aux règles qui lui sont exigés de l’extérieur.

L’introjection des normes et des défenses relatives à l’hygiène corporelle donne le premier
squelette du surmoi. Si l’éducation de l’enfant est excessivement sévère, il devient l’inhibé et
très douteux sur ce qui il est à mesure de faire.

Le stade phallique (3-6ans)

La source du plaisir libidineux se concentre sur la zone génitale. Pendant cette période
s’active dans le petit l’intérêt et la curiosité pour les différences anatomique entre les sexes,
pour le problème de naissance, pour l’exploration et la manipulation des organes génitaux.

On a l’habitude d’appeler ce stade « phase œdipien » ; en effet cette façon de


représentation de la libido crée de nouveaux problèmes. Le complexe d’œdipe qui désigne
les relations affectives particulières entre l’enfant et les parents joue un grand rôle dans la
structuration de la personnalité.

Chez le petit garçon il y a une accentuation de l’affection exclusive pour la mère (un besoin
de proximité physique avec elle, d’être objet d’attention particulier, de exhibitionnisme, le
désir de remplacer le père dans le rapport avec la mère) et ainsi se développe une
ambivalence émotive vers le père (hostilité et rivalité, peur d’être puni, admiration pour sa
force). La fillette, elle concentre son affection sur le père et éprouve des sentiments
ambivalents et de rivalité à l’égard de la mère. Freud admet qu’il ne sait pas très bien
comment les choses se passent pour la fille.

La non résolution des conflits œdipiens peut causer à l’âge adulte : une confiance illimitée en
soi-même et une supériorité narcissique, un besoin de se mettre en évidence et d’attirer
l’attention.

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Le stade de latence (6-11)

L’enfant devient « sage », il va à l’école, se fait des amis et apprend les règles sociales de
bonne conduite. Les expériences mentales et les excitations qu’il a vécues pendant les
phases pré-oedipiennes, affirme Freud sont refoulées, ce qui explique le phénomène de
l’amnésie infantile, à savoir qu’il ne reste plus à l’enfant quelques fragments de souvenirs
des cinq premières années de sa vie.

Cette phase est nommée période de latence dans le sens qu’elle n’apporte pas de
problèmes particuliers liés aux relations interpersonnelles. Elle semble en effet, être une
phase plus tranquille et de relative stabilité pour ce qui concerne l’activité libidique ;
est plus attiré par l’acquisition des habilités, des valeurs et des rôles culturellement
appréciés.

Le Surmoi s’organise mieux et s’enrichit en assimilant les valeurs et les principes transmis
en dehors de la famille, par les enseignants et par d’autres personne avec lesquelles l’enfant
est en contact.

Les difficultés les plus communes qui émergent dans les dernières années de cette période
sont liées aux refus de l’autoritarisme, à la rivalité entre les garçons et les filles.

Le stade génital

A la puberté et plus particulièrement à l’adolescence, il y a la réactivation des pulsions


sexuelle et une revitalisation de la phase phallique dans le sens que les tendances du
complexe œdipien retournent et exigent un dépassement plus mature.

Tandis que la libido des périodes prégénitales est fondamentalement narcissique, celle de la
période génitale a une valeur qualitativement diverse parce qu’elle implique la considération
des autres et des choix objectuels plus mûrs. Dans la recherche du plaisir, l’attention n’est
donc pas centrée sur soi, mais elle tient compte de la réalité de l’autre.

Selon Freud, beaucoup de choix du partenaire pendant l’adolescence ou à l’âge adulte est
une répétition du choix œdipien (la fiancée semblable à sa mère, le fiancé avec le même trait
que son propre père ou bien opposé) et aussi la même conception du rapport amoureux est
fortement influencée des modèles parentales.

Selon Freud, tous les individus n’atteignent pas nécessairement ce stade final.

* Les mécanismes de défense

Définition

La notion de mécanisme de défense renvoie à tous les moyens utilisés par le moi pour
maîtriser, contrôler, canaliser les dangers internes et externes.

Ils peuvent être nécessaires pour échapper à des conflits intrapsychiques désagréables.

Les caractéristiques communes de tous mécanismes de défense:

 ils servent à nier ou à déformer la réalité et ils fonctionnent de façon inconsciente.

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 Peuvent être actualisés dans les situations différentes

 Leur classification n’est pas chose aisée : certains sont considérés comme des
processus normaux (la sublimation), d’autres, au contraire, vont dans le sens
névrotique, comme la régression ; certains enfin peuvent être considérés à la fois
comme normaux et comme névrotiques (le refoulement)

Les principaux mécanismes de défense: Le refoulement, la projection, la formation


réactionnelle, la régression, le déni, l’intellectualisation, le déplacement et la sublimation, la
rationalisation, l’introjection ect.

a) le refoulement

Il désigne l’effort du moi pour garder cachés des pensées et des sentiments honteux
résidant dans l’inconscient, de sorte que la personne elle-même n’en soit pas consciente. Le
refoulement est considéré comme normale lorsqu’il assure à l’individu une bonne adaptation
personnelle et sociale, ne l’accable pas de culpabilité ni d’infériorité constantes et lui permet
d’agir en conformité avec ses besoins essentiels et les nécessités sociales.

b) la projection

La projection est connue comme un comportement typique dans lequel l’individu attribue à
autrui ses propres impulsions, ses désirs, ses sentiments, ses pensées, ses motivations
et ses intentions. Dans ce mécanisme, le sujet perçoit donc l’objet lui-même et il est
incapable de le situer dans la réalité. La projection prend souvent pour cible un bouc
émissaire, soit une personne ou un groupe impuissant que des individus souffrant
d’insécurité ou se sentant menacés rendent responsables d’un problème.

c) La fixation et la régression

Ces deux mécanismes sont étroitement liés parce que la fixation favorise la régression et
que l’on ne peut guère imaginer le second sans l’intervention préalable du premier.

On parle de fixation dans le cas d’un arrêt de développement, partiel ou total, et lorsque
l’individu n’a pas atteint les stades ultérieurs que postule une croissance normale. Il y a
fixation lorsqu’un adulte se conduit de façon dépendante à la manière d’un enfant ou
lorsqu’il n’est pas suffisamment équipé pour affronter une vie autonome.

Le mécanisme de la fixation indique donc que l’individu n’est pas prêt à aborder un
nouveau stade de son développement ; soit qu’il en redoute les difficultés, soit qu’il se
sente trop en sécurité dans le stade qu’il doit abandonner, soit encore qu’il se sente peu
incité par le milieu à progresser.

Les expériences physiques traumatisantes pendant l’enfance, le rejet parental et la


carence d’attentions. Une longue période de fixation s’accompagne souvent par des
épisodes de régression.

d) Le déni

Consiste à refuser de reconnaître qu’une chose désagréable est en train de se produire ou


qu’on éprouve une émotion « interdite ». Le déni sert à entretenir l’illusion d’invulnérabilité :

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« cela ne m’arrive jamais » et il explique bien de comportements autodestructeurs ou
dangereux.

Une femme qui fait semblant de ne pas savoir quelle a une tumeur au sein, un homme qui
se dit « ce n’est qu’une indigestion », alors qu’il vient d’avoir une crise cardiaque.

e) Le déplacement et la sublimation

Constituent un changement dans l’orientation des émotions vers des choses, des
animaux ou des personnes qui ne sont pas l’objet réel des sentiments éprouvés. On parle de
déplacement lorsque l’objet réel paraît trop menaçant pour y faire face directement.
Exemple, un garçon qui bat violemment son petit chien après avoir être grondé ; au lieu de
battre l’adulte envers qui il éprouve la colère, il déplace son émotion vers le chien.

On peut, lors d’un conflit, déplacer ses pulsions agressives vers les sports, des compétitions
plutôt que de les exprimer directement. Dans le cas où le déplacement sert un but supérieur
utile, de nature culturelle ou sociale, comme la création artistique ou l’invention scientifique,
on lui donne le nom de « sublimation ».

f) L’intellectualisation

Consiste à transformer un problème concret auquel on ne veut pas faire face en un


problème théorique très abstrait, plus lointain et moins menaçante.

Ce qui était à l’origine un problème personnel et concret est devenu une théorie
hautement abstraite. Par exemple une personne qui se drogue et qui en sente un sentiment
de culpabilisation invente ou cherche de théorie philosophique où il prouve l’effet bénéfique
de la drogue, la sensation du bien-être et de joie qui en découle.

Une fois intellectualisé, le problème pourrait être devenu une interrogation philosophique
d’un penchant naturel bénéfique ou d’un enchaînement avilissante.

g) La formation réactionnelle

La formation réactionnelle est aussi appelée transformation en contraire. L’individu pense,


ressent, fait exactement le contraire de ce qu’il pense, ressent ou veut faire, s’il suit la ligne
de ses pulsions et de ses besoins. S’il est fondamentalement agressif, il va adopter, sous
l’action du mécanisme, des attitudes très socialisées, telles que la politesse, la courtoisie ;
l’amabilité.

3. La perspective béhavioriste

Le psychologue John B. Watson (1878-1958) affirmait en 1913 que la psychologie ne


pourrait jamais devenir une science objective si elle ne renonçait pas à l’étude de l’esprit
et de la conscience.

Selon lui, les psychologues devaient mettre de côté l’introspection en tant que méthode de
recherche et s’abstenir d’employer des termes tels que état mental, esprit et émotion
dans les explications qu’ils donnaient du comportement.

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Les psychologues d’orientation béhavioriste devaient s’en tenir uniquement aux
comportements qu’on peut observer ou mesurer directement.

 un béhavioriste voudrait plutôt observer ce qui se passe lorsqu’on pique une


personne au doigt avec une aiguille : se met-elle à pleurer ? retire-t-elle la main ? se
met-elle à jurer ? que fait-elle d’autres ?

 Watson a repris à son compte les études du physiologiste russe Ivan Pavlov (1848-
1936), qui avait montré que plusieurs types de comportements automatiques ou
involontaires, tels que la salivation, n’étaient que des réponses conditionnées
(apprises par associations répétées) à des événements donnés, ou stimuli, présents
dans l’environnement.

Le comportement, aux yeux des behavioristes, est le produit d’une série de réactions
à des stimuli permettant finalement de prévoir les réactions futures. Le
comportement peut être aussi modifié par les punitions et les récompenses (voir travaux
de B.F. SKINNER dans le domaine du conditionnement).

4. La perspective cognitive

Les représentants de cette approche considèrent que l’organisme agit et réagit


intelligemment aux différents stimuli. Les informations sont activement transformées.

Cette approche met l’accent sur les processus mentaux de la conscience, de la


perception, du langage, les processus mnésiques (mémoire) et sur le traitement des
informations menant à la connaissance, à la résolution des problèmes et à la planification de
l’avenir.

Selon les psychologues d’orientation cognitiviste, pour comprendre le comportement et


les états affectifs des individus, il faut découvrir l’origine de leurs pensées, de leurs
souvenirs, de leurs croyances ou de leurs perceptions.

L’un des apports les plus importants de la perspective cognitive a été de montrer que les
interprétations et les perceptions d’une personne influent sur ce qu’elle fait ou ressent. Dans
la perspective cognitive, les chercheurs se demandent comment l’interprétation d’un
événement influent sur les émotions et les réactions.

5. La perspective humaniste (Rogers, Maslow)

Cette approche s’intéresse essentiellement à l’expérience consciente, subjective du sujet


et à sa capacité de faire des choix pour orienter sa vie vers la pleine réalisation.

Le blâme majeur que les humanistes reprochent à la psychologie c’est d’avoir oublié que
l’être humain vit aussi des événements heureux marqués par la joie, le rire, l’amour, le
bonheur et quelques moments exceptionnels suscités par l’atteinte de l’excellence ou la
recherche des valeurs importants.

Selon la perspective humaniste, l’épanouissement de la personne sur le plan affectif et


fonctionnel dépend de l’amour et du soutien qui lui apporte son entourage en l’acceptant
inconditionnellement.

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6. La perspective socio-culturelle

Cette approche examine l’influence que les êtres humains exercent les uns sur les
autres et étudie la manière dont nous imitons nos héros, nous conformons à leurs
conduites…

Elle s’intéresse également aux caractéristiques du milieu physique tel que l’agencement
d’une pièce de la maison, le niveau de bruit ambiant qui ont des effets considérables sur
l’individu.

Les psychologues de la perspective socio-culturelle étudient comment la culture


influe sur les membres d’une communauté ou d’une société donnée. Ils retiennent que
chaque aspect de la conduite d’une personne est façonné par la culture dans laquelle elle
baigne.

La perspective socio-culturelle a contribué à faire comprendre que la psychologie, pour


comprendre la complexité de la conduite humaine, doit intégrer l’étude des contextes
sociaux, historiques, situationnels et culturels.

Malheureusement, beaucoup de personnes accordent un regard essentiellement


conditionnel, la condition étant « je t’aime si tu te comportes comme je le veux », et « je
t’aimerai pas si tu te comportes mal à mes yeux ».

Les personnes qui subissent un tel regard ont tendance à réagir en éliminant des
comportements qui leur sont propres ou en supprimant des pensées qui les empêchent de
recevoir le regard bienveillant de ceux qu’ils aiment. Il en résulte un état d’incongruence où
la personne a l’impression de ne pas être authentique, de s’isoler de ses vrais sentiments.

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