Syllabus Psychologie Générale 1
Syllabus Psychologie Générale 1
Evaluation du cours
Bibliographie
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I. Définition, objet et objectifs de la psychologie
1. Définition étymologique
Le scepticisme: toujours insérer le doute à des choses annexées comme étant vraies, faire
preuve de prudence à l’égard de toute conclusion.
Remarque: En psychologie, des expériences sont produites sur des animaux car non
applicables à des êtres humains d’un point de vue éthique. Il n’y a donc pas que la
psychologie comparée (ou éthologie) qui étudie les animaux.
Il faut envisager plusieurs niveaux d’analyse pour comprendre les comportements humains:
Au niveau de l’individu, 3 facteurs non exclusifs, sont explicatifs lorsque combinés:
- les gènes
- la culture
- les expériences de vie
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1. L’exploration de la nature et des causes du comportement humain et animal.
2. Elle met en évidence les facteurs qui influencent le comportement en tenant compte des
facteurs biologiques, environnemental et psychologique de l’individu.
3. Actuellement elle assume de plus en plus le rôle de résoudre les problèmes et promeut le
bien-être des habitants de ce monde qui devient de plus en plus complexe et en continuel
changement.
L’observation en psychologie
d. Matériel verbal ou écrit non structuré: dans des journaux intimes, correspondances,
conversations, … On analyse le contenu, c’est-à-dire les aspects formels, la sémantique et
la structure
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e. Observation directe: observation de ce que fait (et pas dit ou écrit) le sujet dans une
situation, et analyse à partir d’une grille d’observation (c’est typiquement ce que font les
anthropologues). Problème: un individu ne se comporte pas de la même manière lorsqu’il est
observé.
f. Information par voie de jugement: on demande à une personne (les pairs, supérieurs ou
praticiens) des informations concernant une autre personne.
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5. Les pseudos-psychologies
Les psychoverbiages: pseudoscience, qui promet des solutions rapides aux problèmes
émotionnels et qui confirme les croyances et préjugés, masquée par le vernis du vocabulaire
scientifique spécifique de la psychologie
Tant de gens y croient mais ces « analyses » sont vagues, positives et contiennent leur
contraire et car ils n’apprécient guère qu’on remette en cause leurs convictions.
Jusqu’au milieu du XIX° siècle, la psychologie faisait partie de la philosophie. La plupart des
grands penseurs, d’Aristote à Descartes, ont bien sûr soulevé des questions qu’on
rattacherait aujourd’hui à la psychologie. Par exemple, ils cherchaient à savoir comment on
reçoit de l’information des sens, comment on utilise celle-ci pour résoudre des problèmes, et
également ce qui motive une personne à agir de façon courageuse ou ignoble.
Cependant, leurs observations n’étaient souvent fondées que sur des anecdotes ou la
description de cas particuliers et non sur des données empiriques.
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DAVID HUME (1711-1776)
Hume souligne que la vraie science de l’homme est celle qui concerne non pas l’esprit lui-
même, mais ses opérations. Il faut donc découvrir les principes qui font agir l’esprit humain
dans ses opérations.
La psychologie a été reconnue comme une discipline à part entière, notamment grâce à
l’utilisation de plus en plus répandue de méthodes de recherche empiriques. Ce fut
Wilhelm Wundt (1832-1920), médecin et philosophe qui créa le premier laboratoire de
psychologie à Leipzig en Allemagne.
Pour ces théoriciens, tout comme les éléments chimiques indépendants se combinent pour
produire des composés aux propriétés différentes, la pensée humaine est un agrégat
d’unités distinctes qu’il s’agit de reconnaître pour mieux expliquer la conscience. Les
éléments de la pensée, ou composantes de la conscience, sont les sensations, les
sentiments et les images mentales.
L’une des méthodes préférées de Wundt était l’introspection dirigée. Elle consistait, pour
des personnes spécialement entraînées à cet effet, à observer et à analyser leurs propres
expériences mentales, soit les sensations, émotions, idées, etc., qui leur traversaient l’esprit,
dans des conditions bien définies.
Wundt espérait que l’introspection fournirait des résultats fiables et véritables susceptibles
d’appuyer ses prétentions scientifiques. Cependant, alors que son but était de faire de la
psychologie une science objective, plusieurs psychologues contestèrent que cette méthode
n’était pas suffisamment objective.
Les idées de Wundt eurent une grande influence aux Etats-Unis, mais elles se heurtèrent à
une forte opposition des adeptes d’une école de psychologie scientifique, le
fonctionnalisme, qui mettait l’accent sur la fonction ou le but du comportement.
L’un des chefs de file du fonctionnalisme était William James (1842-1910), un Américain à
la fois philosophe, médecin et psychologue. Les fonctionnalistes s’inspiraient en partie des
théories évolutionnistes de Charles Darwin (1809-1882).
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De la même façon que les évolutionnistes, les fonctionnalistes voulaient savoir comment
les comportements permettent à un organisme de s’adapter à son milieu. Ils
recherchaient les causes sous-jacentes et les conséquences pratiques de
comportements et de stratégies mentales spécifiques.
Ils employaient plusieurs méthodes et ils ont ouvert le domaine de la psychologie à l’étude
de l’enfant, de l’animal, de l’expérience spirituelle et à ce que James a appelé le stream of
consciousness, expression qui décrit merveilleusement bien le fait que les pensées coulent
comme une rivière, se bousculant les unes les autres à l’instar des vagues, passant du
calme à l’agitation et vice-versa.
En Europe, des progrès majeurs étaient effectués dans le traitement des maladies
mentales. La psychanalyse en tant que méthode de psychothérapie vit le jour à Vienne, en
Autruche, où un médecin publia en 1900 un livre intitulé l’Interprétation des rêves.
Neurologue de formation, Sigmund Freud désirait faire carrière dans la recherche médicale,
mais ses responsabilités familiales l’obligèrent à pratiquer la médecine auprès d’une cliente
privée. C’est en écoutant ses patients lui parler de leur dépression, de leurs angoisses et
de leurs obsessions que Freud acquit la conviction que les causes de plusieurs de ces
symptômes étaient d’ordre mental et non physique. Il en vint à la conclusion que la
détresse de ses patients était due à des conflits et à des traumatismes émotionnels
ayant eu lieu durant la petite enfance.
Suite à l’opposition à la théorie de Freud plusieurs points de vue ou perspectives seront mis
en place pour expliquer le comportement humain.
1. Perspective biologique
La perspective biologique repose sur le postulat que tous les comportements, les
sentiments et les pensées sont associés à des activités physiologique.
Des impulsions électriques parcourent à toute vitesse le réseau complexe que constitue le
système nerveux ; des hormones circulent dans le système sanguin, indiquant aux organes
internes s’ils doivent ralentir ou augmenter leur activité ; diverses substances chimiques,
les neurotransmetteurs, traversent l’infime espace qui sépare les cellules cérébrales les
unes des autres et régularisent ainsi le comportement et les pensées. Un questionnement
commun rassemble les psychologues spécialisés dans l’étude des composantes
biologiques, soit les psychophysiologistes, les neuropsychologues et les psychobiologistes :
comment les changements internes interagissent-ils avec les stimulations
environnementales pour produire des perceptions et des souvenirs, et influer sur le
comportement ?
Les spécialistes de la perspective biologiste se penchent sur la façon dont les changements
corporels modifient notre rythme de vie, notre perception de la réalité, notre capacité
d’apprendre, nos émotions, notre tempérament et, dans certains cas, les risques
potentiels de souffrir de troubles émotionnels.
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Au cours des dernières décennies, les progrès techniques ont permis l’exploration de
région du cerveau jusqu’alors inaccessibles. Il en est résulté entre autres une meilleure
compréhension de la manière dont l’esprit et le corps interagissent chez un individu
malade ou en bonne santé. C’est sur cette question que se penchent les chercheurs en
neuropsycho-immunologie.
• Les chercheurs de la perspective biologique ont récemment découvert que, s’il est
vrai que les processus biologiques influent sur les humeurs et les émotions, la
réciproque l’est aussi : les émotions, les attitudes et les perceptions influent sur
le fonctionnement du système immunitaire
• Ils ont fait resurgir le débat sur les apports respectifs de l’inné (prédispositions
génétiques) et de l’acquis (éducation, environnement social) dans le développement
des comportements et des traits de personnalité.
2. Perspective psychodynamique
Ses théories ont en commun une vision intrapsychique de l’individu et soulignent les
mécanismes internes ou cachés de la « psyché », ou esprit.
Selon cette perspective, la partie inconsciente de l’esprit, beaucoup plus importante que
celle consciente, renferme les désirs inavoués, les ambitions, les passions, les pensées
coupables, les envies inavouables, et les conflits entre le désir et le devoir
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• Freud, l’auteur de référence de la perspective psychodynamique, considérait
l’agression, de même que la sexualité, comme une pulsion biologique
inconsciente.
• L’énergie liée à la pulsion d’agression, si elle n’est pas canalisée vers des activités
productives, est inévitablement déchargée ou déplacée vers des actions violentes,
allant de la simple colère à la guerre entre les peuples.
La psychanalyse
* Auteur
Tenté par le droit, il opta pour la médecine peu avant son entrée à l'université de
Vienne en 1873. En 1876, en troisième année de médecine, Freud commença des
recherches sur la physiologie et la pathologie du système nerveux au laboratoire de
physiologie dirigé par le médecin allemand Ernst Wilhelm von Brücke. Freud obtint
son diplôme de médecin en 1881, au terme de son année de service militaire
obligatoire.
En 1885, il partit pour Paris afin de suivre les leçons du neurologue Charcot : il
découvrit alors la pathologie de l'hystérie.
Dans cet ouvrage, les symptômes de l'hystérie sont attribués à des manifestations
d'énergie émotionnelle, associée à des traumatismes psychiques oubliés et passés
dans l'inconscient depuis l'enfance.
Entre 1895 et 1900 Freud approfondit la plupart des concepts qui allaient constituer
le fondement de la pratique et de la doctrine psychanalytiques. Il abandonna
l'hypnose comme méthode cathartique et la substitua à la technique de la libre
association des idées. Cette dernière consistait à se livrer au thérapeute sans rien
censurer.
Atteint d'un cancer de la mâchoire dès 1923, Freud réussit à continuer de pratiquer,
d'élargir et de diffuser la psychanalyse.
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Mais la montée du nazisme le guettait : ses œuvres furent brûlées à Berlin en 1934.
Lorsque les Allemands occupèrent l'Autriche en 1938, Freud s'enfuit avec sa famille à
Londres, où il mourut le 23 septembre 1939.
Freud a eu une influence sur le monde scientifique par ses travaux et ses théories
même s’il a connu aussi de vives critiques dans son temps et actuellement. Trois
attitudes principales à son égard et à ses idées se dégagent présentement:
D’après Freud, la personnalité est constituée des trois systèmes principaux: le ça, le moi et
le surmoi. Bien que chacun ait ses fonctions et propriétés, le comportement humain résulte
presque toujours de l’interaction de ces trois composantes.
Le ça qui existe déjà à la naissance, est le réservoir de toutes les énergies psychiques et
des tendances héréditaires. Il ne subit pas l’influence du milieu ni de la culture et n’est
modifié par aucun apprentissage. Ce système fonctionne selon le principe de plaisir : il
cherche à diminuer la tension, à éviter la douleur et à procurer du plaisir. Selon Freud, la
tension est ressentie comme quelque chose de désagréable et le relâchement de la tension,
comme un plaisir.
C’est dans le ça que résident de pulsions (pulsion de vie ou pulsions sexuelles alimentées
par l’énergie psychique appelée libido soit les pulsions de mort, ou pulsion agressive).
Lorsque la quantité d’énergie pulsionnelle augmente dans le ça, comme la vapeur dans un
bouilloire, il en résulte un état de tension désagréable. Le ça peut alors décharger cette
tension sous forme d’actions réflexes et de symptôme physiques, ou d’images mentales non
censurées et de pensées spontanées.
Une des caractéristiques importantes du ça est son incapacité de faire la distinction entre les
images mentales ou les pensées des objets réels que ces images et ces pensées
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représentent. Ce phénomène peut se manifester entre autres par les hallucinations. Une
personne dont le ça prend le dessus peut se mettre à voir des choses qui ne sont pas
réellement là, mais qui correspondent à ses désirs.
Le surmoi
Toute tendance, tout désir, toute aspiration et pulsion ne peuvent en effet être
automatiquement satisfaits dans le monde de la réalité. Les forces de la réalité, du monde
extérieur peuvent donc s’opposer à l’acte par l’intermédiaire d’interdictions plus ou moins
pressantes. Il s’en suit un véritable conflit entre deux types de forces : d’une part les forces
internes d’origine inconsciente, d’autre part les forces externes conscientes.
L’interdiction a comme rôle de repousser ces forces d’origine internes dans l’inconscient dont
elles sont issues. Quand les besoins n’ont pas été satisfaits, il en résulte chez l’individu un
état de malaise qui se traduit par une angoisse primaire (ou réelle). Ce conflit direct et
ouvert entre les pulsions et les contrepulsions (interdictions, défenses, obligations) favorise
l’émergence progressive du surmoi.
Le surmoi juge les activités du moi, suscitant chez une personne des sentiments agréables
(fierté, satisfaction) lorsqu’elle vient d’agir conformément aux règles de son surmoi.
Inversement la personne peut se sentir écrasée par la culpabilité lorsqu’elle se rend compte
qu’elle a enfreint aux normes de son surmoi. Le surmoi est le dernier système de la
personnalité à se développer, il représente la voix de la moralité, les règles émises par
les parents et la société, et le pouvoir de l’autorité.
Selon Freud, dans une personnalité normale, il existe un équilibre relatif entre les trois
systèmes, et les conflits qui les opposent sont d’une intensité modérée. Par contre, dans une
personnalité perturbée, on trouve des déséquilibres marqués ou des conflits particulièrement
aigus.
Le moi
le 2° système à se former.
Il joue ainsi le rôle d’arbitre entre les demandes des pulsions et les exigences du
monde réel.
Pour Freud, le moi, représente ce qu’on appelle la raison et la sagesse. Il voit cette
instance comme le résultat d’un processus répété de transformation des tendances
inconscientes les plus superficielles au contact de la réalité.
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Il existe des contenus inconscients non profonds, plus aisément accessibles à la conscience,
qui entrent en relation avec le monde externe. Si le moi est souvent réduit à n’être qu’un
simple exécutant des demandes du ça, l’idéal thérapeutique de Freud est justement de le
consolider. Un personne mature et en bonne santé psychique devrait posséder un moi
assez solide pour maîtriser ses pulsions, trouver des moyens réalistes de les satisfaire
Freud soutient que la personnalité s’élabore durant l’enfance en cinq stades successifs bien
définis. Il qualifie ces stades de psychosexuels parce que, pour lui, le développement
psychologique dépend du fait que l’énergie sexuelle se manifeste dans différentes parties du
corps au fur et à mesure que l’enfant grandit.
Les bébés abordent le monde et ingèrent la nourriture par la bouche ; cet organe est donc,
selon Freud, le centre des sensations de plaisir. Le plaisir est fourni par l’excitation qui
accompagne l’activité de tétée du mamelon maternel ou de son substitut, le biberon. La
bouche et les lèvres deviennent la zone érogène visible, alors que les autres zones
érogènes sont ou seront cachées. Avec la succion du pouce (ou l’autobercement), le bébé
trouve un substitut au sein absent, fait du pouce une seconde zone érogène, se dégage de
la dépendance maternelle par l’autoérotisme et se procure un premier plaisir.
Stade oral dépendant (0-6mois) : le bébé ingère l’objet d’amour (fantaisie de gratification) et
lui confère gratification (ex. lait maternel a la valeur dans la mesure où il est consommé)
Stade oral agressif (6-12 mois) ; le bébé sens la frustration dû au sevrage et à la dentition et
devient plus agressif surtout à l’égard de la mère avec laquelle il doit instaurer un autre type
de relation (mord le mamelon du sein ou du biberon, suce). Si ce stade n’est pas dépassé, il
peut y avoir le phénomène de fixation de l’énergie libidineuse qui peut produire un état de
régression.
Chez l’adulte qui a connu de perturbations au niveau du stade oral, on peut trouver des
difficultés d’ordre relationnel. Par exemple, il aura la tendance possessive égocentrique et
tyrannique à l’égard de l’objet d’amour.
Les personnes qui souffrent d’une fixation au stade oral rechercheront, à l’âge adulte, une
satisfaction orale constante, par exemple en fumant, en buvant ou en mangeant de façon
excessive.
La fixation au stade orale se traduit donc par une personnalité caractérisée par
l’égocentrisme, la passivité, l’avidité, la dépendance et un besoin continu d’amour
inconditionnel.
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Le stade anal (2° année de la vie)
Dans cette période, la source du plaisir se déplace de la bouche à la zone anale du corps.
L’adjectif « anal » s’applique, en psychanalyse, à une forme d’érotisme liée à l’excitation de
la muqueuse anale et aux pulsions sexuelles correspondantes.
Le principal enjeu de cette phase est donc la maîtrise des excréments, l’entraînement à la
propreté constituant pour l’enfant une leçon de maîtrise de soi. Les parents récompensent
l’enfant quand il régule bien cette activité et le punissent quand il ne sait pas faire le contrôle
sphinctérien.
L’enfant considère de fois, le produit intestinal comme un cadeau à offrir aux parents, par
son obéissance ou qu’il refuse de donner par son obstination. Il peut aussi éprouver le plaisir
à la rétention des excréments parce que cela provoque une inquiétude des parents et donc
une plus grande attention et préoccupation pour sa santé. Freud révèle un lien entre la
fixation anale importante et l’existence de traits de caractère souvent associés entre eux :
l’avarice, l’amour de l’ordre et l’obstination.
L’introjection des normes et des défenses relatives à l’hygiène corporelle donne le premier
squelette du surmoi. Si l’éducation de l’enfant est excessivement sévère, il devient l’inhibé et
très douteux sur ce qui il est à mesure de faire.
La source du plaisir libidineux se concentre sur la zone génitale. Pendant cette période
s’active dans le petit l’intérêt et la curiosité pour les différences anatomique entre les sexes,
pour le problème de naissance, pour l’exploration et la manipulation des organes génitaux.
Chez le petit garçon il y a une accentuation de l’affection exclusive pour la mère (un besoin
de proximité physique avec elle, d’être objet d’attention particulier, de exhibitionnisme, le
désir de remplacer le père dans le rapport avec la mère) et ainsi se développe une
ambivalence émotive vers le père (hostilité et rivalité, peur d’être puni, admiration pour sa
force). La fillette, elle concentre son affection sur le père et éprouve des sentiments
ambivalents et de rivalité à l’égard de la mère. Freud admet qu’il ne sait pas très bien
comment les choses se passent pour la fille.
La non résolution des conflits œdipiens peut causer à l’âge adulte : une confiance illimitée en
soi-même et une supériorité narcissique, un besoin de se mettre en évidence et d’attirer
l’attention.
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Le stade de latence (6-11)
L’enfant devient « sage », il va à l’école, se fait des amis et apprend les règles sociales de
bonne conduite. Les expériences mentales et les excitations qu’il a vécues pendant les
phases pré-oedipiennes, affirme Freud sont refoulées, ce qui explique le phénomène de
l’amnésie infantile, à savoir qu’il ne reste plus à l’enfant quelques fragments de souvenirs
des cinq premières années de sa vie.
Cette phase est nommée période de latence dans le sens qu’elle n’apporte pas de
problèmes particuliers liés aux relations interpersonnelles. Elle semble en effet, être une
phase plus tranquille et de relative stabilité pour ce qui concerne l’activité libidique ;
est plus attiré par l’acquisition des habilités, des valeurs et des rôles culturellement
appréciés.
Le Surmoi s’organise mieux et s’enrichit en assimilant les valeurs et les principes transmis
en dehors de la famille, par les enseignants et par d’autres personne avec lesquelles l’enfant
est en contact.
Les difficultés les plus communes qui émergent dans les dernières années de cette période
sont liées aux refus de l’autoritarisme, à la rivalité entre les garçons et les filles.
Le stade génital
Tandis que la libido des périodes prégénitales est fondamentalement narcissique, celle de la
période génitale a une valeur qualitativement diverse parce qu’elle implique la considération
des autres et des choix objectuels plus mûrs. Dans la recherche du plaisir, l’attention n’est
donc pas centrée sur soi, mais elle tient compte de la réalité de l’autre.
Selon Freud, beaucoup de choix du partenaire pendant l’adolescence ou à l’âge adulte est
une répétition du choix œdipien (la fiancée semblable à sa mère, le fiancé avec le même trait
que son propre père ou bien opposé) et aussi la même conception du rapport amoureux est
fortement influencée des modèles parentales.
Selon Freud, tous les individus n’atteignent pas nécessairement ce stade final.
Définition
La notion de mécanisme de défense renvoie à tous les moyens utilisés par le moi pour
maîtriser, contrôler, canaliser les dangers internes et externes.
Ils peuvent être nécessaires pour échapper à des conflits intrapsychiques désagréables.
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Peuvent être actualisés dans les situations différentes
Leur classification n’est pas chose aisée : certains sont considérés comme des
processus normaux (la sublimation), d’autres, au contraire, vont dans le sens
névrotique, comme la régression ; certains enfin peuvent être considérés à la fois
comme normaux et comme névrotiques (le refoulement)
a) le refoulement
Il désigne l’effort du moi pour garder cachés des pensées et des sentiments honteux
résidant dans l’inconscient, de sorte que la personne elle-même n’en soit pas consciente. Le
refoulement est considéré comme normale lorsqu’il assure à l’individu une bonne adaptation
personnelle et sociale, ne l’accable pas de culpabilité ni d’infériorité constantes et lui permet
d’agir en conformité avec ses besoins essentiels et les nécessités sociales.
b) la projection
La projection est connue comme un comportement typique dans lequel l’individu attribue à
autrui ses propres impulsions, ses désirs, ses sentiments, ses pensées, ses motivations
et ses intentions. Dans ce mécanisme, le sujet perçoit donc l’objet lui-même et il est
incapable de le situer dans la réalité. La projection prend souvent pour cible un bouc
émissaire, soit une personne ou un groupe impuissant que des individus souffrant
d’insécurité ou se sentant menacés rendent responsables d’un problème.
c) La fixation et la régression
Ces deux mécanismes sont étroitement liés parce que la fixation favorise la régression et
que l’on ne peut guère imaginer le second sans l’intervention préalable du premier.
On parle de fixation dans le cas d’un arrêt de développement, partiel ou total, et lorsque
l’individu n’a pas atteint les stades ultérieurs que postule une croissance normale. Il y a
fixation lorsqu’un adulte se conduit de façon dépendante à la manière d’un enfant ou
lorsqu’il n’est pas suffisamment équipé pour affronter une vie autonome.
Le mécanisme de la fixation indique donc que l’individu n’est pas prêt à aborder un
nouveau stade de son développement ; soit qu’il en redoute les difficultés, soit qu’il se
sente trop en sécurité dans le stade qu’il doit abandonner, soit encore qu’il se sente peu
incité par le milieu à progresser.
d) Le déni
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« cela ne m’arrive jamais » et il explique bien de comportements autodestructeurs ou
dangereux.
Une femme qui fait semblant de ne pas savoir quelle a une tumeur au sein, un homme qui
se dit « ce n’est qu’une indigestion », alors qu’il vient d’avoir une crise cardiaque.
e) Le déplacement et la sublimation
Constituent un changement dans l’orientation des émotions vers des choses, des
animaux ou des personnes qui ne sont pas l’objet réel des sentiments éprouvés. On parle de
déplacement lorsque l’objet réel paraît trop menaçant pour y faire face directement.
Exemple, un garçon qui bat violemment son petit chien après avoir être grondé ; au lieu de
battre l’adulte envers qui il éprouve la colère, il déplace son émotion vers le chien.
On peut, lors d’un conflit, déplacer ses pulsions agressives vers les sports, des compétitions
plutôt que de les exprimer directement. Dans le cas où le déplacement sert un but supérieur
utile, de nature culturelle ou sociale, comme la création artistique ou l’invention scientifique,
on lui donne le nom de « sublimation ».
f) L’intellectualisation
Ce qui était à l’origine un problème personnel et concret est devenu une théorie
hautement abstraite. Par exemple une personne qui se drogue et qui en sente un sentiment
de culpabilisation invente ou cherche de théorie philosophique où il prouve l’effet bénéfique
de la drogue, la sensation du bien-être et de joie qui en découle.
Une fois intellectualisé, le problème pourrait être devenu une interrogation philosophique
d’un penchant naturel bénéfique ou d’un enchaînement avilissante.
g) La formation réactionnelle
3. La perspective béhavioriste
Selon lui, les psychologues devaient mettre de côté l’introspection en tant que méthode de
recherche et s’abstenir d’employer des termes tels que état mental, esprit et émotion
dans les explications qu’ils donnaient du comportement.
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Les psychologues d’orientation béhavioriste devaient s’en tenir uniquement aux
comportements qu’on peut observer ou mesurer directement.
Watson a repris à son compte les études du physiologiste russe Ivan Pavlov (1848-
1936), qui avait montré que plusieurs types de comportements automatiques ou
involontaires, tels que la salivation, n’étaient que des réponses conditionnées
(apprises par associations répétées) à des événements donnés, ou stimuli, présents
dans l’environnement.
Le comportement, aux yeux des behavioristes, est le produit d’une série de réactions
à des stimuli permettant finalement de prévoir les réactions futures. Le
comportement peut être aussi modifié par les punitions et les récompenses (voir travaux
de B.F. SKINNER dans le domaine du conditionnement).
4. La perspective cognitive
L’un des apports les plus importants de la perspective cognitive a été de montrer que les
interprétations et les perceptions d’une personne influent sur ce qu’elle fait ou ressent. Dans
la perspective cognitive, les chercheurs se demandent comment l’interprétation d’un
événement influent sur les émotions et les réactions.
Le blâme majeur que les humanistes reprochent à la psychologie c’est d’avoir oublié que
l’être humain vit aussi des événements heureux marqués par la joie, le rire, l’amour, le
bonheur et quelques moments exceptionnels suscités par l’atteinte de l’excellence ou la
recherche des valeurs importants.
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6. La perspective socio-culturelle
Cette approche examine l’influence que les êtres humains exercent les uns sur les
autres et étudie la manière dont nous imitons nos héros, nous conformons à leurs
conduites…
Elle s’intéresse également aux caractéristiques du milieu physique tel que l’agencement
d’une pièce de la maison, le niveau de bruit ambiant qui ont des effets considérables sur
l’individu.
Les personnes qui subissent un tel regard ont tendance à réagir en éliminant des
comportements qui leur sont propres ou en supprimant des pensées qui les empêchent de
recevoir le regard bienveillant de ceux qu’ils aiment. Il en résulte un état d’incongruence où
la personne a l’impression de ne pas être authentique, de s’isoler de ses vrais sentiments.
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