ARTICLE N°1 NGATSE René
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Directeur de la revue
• Abdellatif ROUIHA
Directeur de publication
• Abdelhadi EL MIMOUNI
Comité de rédaction
Comité scientifique
RESUME
ABSTRACT
The DJIRI catchment on the northern outskirts of Brazzaville has been the subject of a
careless occupation for almost a decade, causing intense erosion that destroys infrastructure
and housing. This study focused on the phenomenon quantification and the search for
explanatory factors. It indicates that gullying which is the main process of this erosion has
already put in place forms that exceed everywhere or almost the 10, 000 cubic meters. This
erosion crisis is explained above environment vulnerability. This is related to the soils
sensitivity in the very sandy set whose erodibility index (K) is between 0.35 and 0.45
[Link].h/[Link], characterizing formations that are sensitive enough to erosion (Bolline and
Rosseau, 1978). This erodibility is exacerbated by the erosivity of rainfall (R) in Brazzaville,
the mean of which was estimated at 7 756,55 [Link] / [Link]. The environment vulnerability
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is also related slopes, vary between 0 and more than 25%. This physical environment
sensitivity is aggravated by the human anarchic occupation, materialized mainly by a
disposition of the urban roads in slopes direction and a lack of rainwater drainage system.
Keywords: Congo, Brazzaville, Djiri, water erosion, quantification.
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1. Introduction :
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La saison pluvieuse, qui est la plus chaude de l’année, avec une température moyenne
variant entre 29 et 34°, s’étend sur 8 mois, de septembre à mai, avec 180 à 260 mm de
précipitations moyennes mensuelles. Les pics sont souvent atteints en novembre, en décembre, en
mars et en avril (Samba-Kimbata, 1978). La végétation dominée par la savane arborée est en
pleine dégradation par l’homme qui occupe tout le bassin versant, exposant ainsi les versants
fortement inclinés aux ravinements. Les quelques bosquets de type mésophiles semi caducifoliés
(Kœchlin, 1961), qui dominaient les bas-fonds ou les pieds de collines, ont également disparu ou
presque par la même pression anthropique liée à cette urbanisation accélérée.
2. Méthodologie et matériel
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des données pluviométriques pour estimer l’érosivité de pluie, d’observer et d’analyser les
lotissements et enfin de quantifier quelques ravins majeurs. Tous ces travaux se sont appuyés
par une cartographie réalisée avec le logiciel Mapinfo 8.1. qui a porté principalement sur les
formes répertoriées sur le terrain.
La vérification de la sensibilité des sols du bassin versant de la Djiri a été faite à partir
de l’indice d’érodibilité (K). Pour l’obtenir nous avons d’abord analysé la structure des sols
dans ce BV afin de déterminer les classes et les codes y afférentes. A cet effet, un échantillon
de sol sur les parois des ravinements par site a été prélevé et observé, pour savoir si la terre
forme des agrégats. Ensuite ces agrégats ont été testés dans l’eau pour apprécier leur
résistance. Le principe de ce test consiste à déposer les agrégats dans un verre rempli d’eau,
puis laisser reposer. Si après 2 minutes l'agrégat ne s'est pas effondré, remuer doucement le
verre en un mouvement circulaire à l'aide du poignet :
1. Si les agrégats sont encore là, c'est qu'il y a une forte cohésion : l’édifice est stable. On
parle de structure forte, compacte ou massive (particules prises en masse, d'un seul bloc).
2. Si les agrégats sont fissurés, on parle de structure modérée, grumeleuse ou fragmentaire
(le sol s’organise en une hiérarchie d’agrégats).
3. Si les agrégats sont effondrés ou n'existent pas, il y a peu ou aucune cohésion entre les
particules. La structure est faible, particulaire ou « sans structure ».
Les résultats obtenus après cette opération ont été analysés selon la classification de Bellon
(2009) qui attribue un code selon la structure des sols (Tableau 1).
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Pour les caractéristiques hydriques des sols, nous avons fait usage du model de
classification et des codes de perméabilité des sols de Rwals et al. (1982) (Tableau 2).
Texture Classe de perméabilité (K) Code (c)
Limono-argileuse et Argile Très lente (nulle) 6
Limono-argilo-terreuse et Sablo-argileuse Lente (mauvaise) 5
Sable ; argile terreuse et argile limoneuse Lente à modérée (faible) 4
Terreau- limoneuse Modérée (faible) 3
Limoneuse et sablo-limoneuse Modérée à rapide (bonne) 2
Sableuse Rapide (très bonne) 1
Tableau 2 : codes de perméabilité des sols par rapport à la texture
Source : Rawls et al., 1982
En fonction des résultats de la nature des sols, de la teneur en matière organique, des
classes et des codes de la structure et de la perméabilité du sol, nous avons utilisé l’équation de
régression de Wischmeier et Smith (1978) suivante, pour estimer l’indice de l'érodibilité (K) :
Les résultats obtenus ont été analysés en tenant compte du tableau de classification de la
sensibilité des sols à l’érosion de Bolline et Rosseau (1978) (Tableau 3):
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Les résultats ont été évalués en tenant compte de la classification d’indices d’érosivité
des pluies utilisée par Douay et Lardieg (2010).
Les observations ont porté sur la disposition des voiries urbaines vis-à-vis du relief
(pente) et sur la présence ou non des canalisations le long desdites voiries.
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Les différents quartiers qui constituent les sites d’études, notamment ceux de Congo-
Chine, dispensaire (en face du cimetière Itatolo) et Makabandilou ont été arpentés à cet effet.
De même quelques ravins ont été quantifiés par la méthode de cubage des vides et des pertes en
terre engendrés. La formule utilisée pour ce cubage est celle du volume qui multiplie la surface
du ravinement par la profondeur.
Les calculs dépendent des formes générales des ravinements. Les deux formes
principales rencontrées sur le terrain sont le triangle inversé qui est la forme dominante et le
trapèze. La procédure a été celle déjà utilisée par M’bouka Milandou et al. (2016), qui consiste
à découper les ravinements en sections en fonction des formes. Pour les triangles les éléments
pris en compte et les formules utilisées sont (figure 3) :
Calcul de l’aire : =
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Elle a été déterminée à partir de la texture des sols des 3 sites, de la teneur en MO, du
code de structure des sols utilisé par M’bouka Milandou et al.(2016) et du code de
perméabilité desdits sols de Rwals et al. (1982).
A l’issue de l’analyse de la structure des sols, il a été constaté que les agrégats se sont
effondrés dans l’eau. Il y a aucune cohésion entre les particules. Ce qui signifie que la
structure est particulaire. Elle concerne à cet effet les sols sableux, dont la structure est fine,
correspondant au code b qui est égale à 2 pour les 3 sites (Bellon, 2009).
3.1.2. Texture, matière organique et nature des sols
Les résultats de la granulométrie des sols et la teneur en matière organique (MO) sont
consignés dans les tableaux 5, 6 et 7. Dans l’ensemble les formations sont, à plus 90%,
sablonneuses avec partout plus de 50% de sables fins et moins de 1% d’argile. Quant à la
matière organique, elle a un taux de près de 1 % partout.
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Les résultats réévalués pour les besoins de l’élaboration des triangles des textures
(tableau 8) donnent les mêmes conclusions. Les formations sont sablonneuses à plus de 95%
avec moins de 1% d’argile.
Tableau 8: moyenne des textures des sols du bassin versant de la Djiri réévaluées
Site Texture des Moyenne des Moyenne des Total des
d’échantillonnage sols textures des textures moyennes
sols réévaluée (%) réévaluées
(%)
Congo Chine S (F et G) 45,8 94,51 100%
L (F et G) 2,5 5,16
Argile 0,16 0,33
Dispensaire S (F et G) 92,3 97,48 100%
(face cimetière L (F et G) 1,78 1,89
Itatolo) Argile 0,61 0,64
S (F et G) 91,6 97,02 99,99 ≈100%
Makabandilou L (F et G) 2,5 2,65
Argile 0,31 0,32
Notes : S (F et G): sables fins et grossiers; L (F et G) : limons fins et grossiers
Par ailleurs, étant donné que les sommes des moyennes de textures des sols de chaque
site donnent 100%, les 3 triangles de textures de sols des trois sites confirment bien ces résultats
(Figure 5S1, 5S2 et 5S3).
Figures 5: triangles des textures des sols des sites du bassin versant de la Djiri.
Site 1 : Congo Chine ; Site 2 : Dispensaire ; Site 3 : Makabandilou
Le tableau 9 montre la vitesse d’infiltration des eaux dans les sols des 3 sites
(perméabilité) ainsi que les codes y afférent, selon nature sableuse.
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Ces résultats montrent bien que les sols des trois sites de la zone d’étude sont situés dans
l’intervalle de 0,35 à 0,45 [Link].h/[Link]., c’est-à-dire celui des sols assez sensibles à
l’érosion hydrique, selon la classification de Bollinne et Rosseau (1978). Cette sensibilité est
liée à la teneur élevée des sables dans les sols qui représente partout plus de 95% avec moins de
5% de fines (limons et argile) (tableau 8) et de très faibles teneurs en MO estimée partout à
moins de 1,5% (tableaux 5 ; 6 et 7). Cette sensibilité pédologique est d’ailleurs accentuée par
l’érosivité des pluies à Brazzaville.
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P P(mm) R([Link]/[Link]) R
(mm) ([Link]/[Link]
1800 12000
1600 10399,34
9663,77 10071,84 10000
1400 9105,72
1200 8436,82 8000
1000
6189,13 6570,41 6224,95 5881,15 6000
800 1701,6 1642,8 1675,7
1539,2 5022,4 1596,6
1326 1364,8 1329,7 1293,7
600 1198,4 4000
400
2000
200
0 0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Années de mesure
Figure 6 : relation entre pluviométrie annuelle et indices d’érosivité (2005 et 2014)
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A cette disposition des voiries et ce manque de canalisation s’ajoutent certaines pratiques des
populations qui accentuent la vulnérabilité des sites. Il s’agit entre autres de l’évacuation
systématique, par les populations, des eaux de pluies dans les voiries urbaines et le dépôt des
ordures ménagères et autres déchets solides dans lesdites voiries. Ces pratiques ont déjà été
évoquées par d’autres chercheurs dont Sitou (2008) qui relève qu’elles contribuent au gonflement
du volume des ruissellements qui circulent sur ces voiries dépourvues de canalisations.
Photos 1et 2 : Ravinement des rues disposées dans le sens de la pente à Itatolo et à
Makabandilou ; Photo 3 : Ravinement des bordures de la RN1 vers Itatolo et Photo
4 : ravinement transversal à la RN2 dans le secteur d’Emile Biayenda. © Réné NGATSE,
2012
Dans la zone d’étude, sur les parties encore non occupées du bassin versant,
l’exposition à l‘érosion est enfin accentuée par la destruction de la couverture végétale et la
présence des sentiers créés par la population sur les versants, pour atteindre les points d’eau et
les espaces voués à l’agriculture au fond des vallées et de l’autre côté de la sous-Préfecture de
Goma tsé-tsé. Ainsi, si l’état avait appliqué le plan directeur de lotissement dans cette zone, on
ne serait pas face à cette crise d’érosion qui détruit presqu’à chaque saison des pluies les ruelles
et la route nationale n°2, précipite les habitats dans les grands ravins régressifs qui remontent les
versants des vallées et vallons du bassin versant.
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Photo 5 : ravin de la ruelle vers Congo-Chine en 2017 ; Photo 6 : ravin de l’espace réservé
pour le Centre de santé Intégré en face du cimetière Itatolo ; Photo 7 : l’un des ravins d’une
vallée vers Makabandilou en 2017. © Réné Ngatsé, Idriss M’bouka Milandou, Leonard Sitou,
2016
En effet, comme on peut le noter sur ces photos, la dégradation de ce bassin versant a
déjà atteint un niveau très inquiétant. Les dimensions des ravinements étudiés sont
spectaculaires : la longueur de tous ces ravins dépasse presque partout les 100 mètres avec des
volumes de vide créés qui excèdent partout au-delà de 10 000 m3 (tableau 12).
S’agissant des formes, presque tous les ravins étudiés ont un profil transversal en V. Ce
type de ravinements observé et quantifié par Sitou (2008) dans l’arrondissement 6, est un modelé
typique en zone sableuse. En effet les processus de ravinement en zone sableuse, ne permettent
pas à la forme d’avoir des parois abruptes et stables. La prédominance des sables confère à la
formation un caractère pulvérulent favorable aux mouvements de masse de type reptation.
La conséquence est que les sables glissent en permanence et forment une sorte de
triangle sans base sur 6 ravins étudiés, 5 ont cette forme (tableau 12).
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15°17’13’’ S
04°08’23’’ S
RAV. V 2 80 10,30 4,88 40 21,12 15,5
15°17’25’’ E
04°08’23’’ S
RAV. V 3 150 17,34 4,6 11 964,6 16
15°17’26’’ E
4°08’24’’ S
RAV. V 4 130 12,4 6,31 10 171,72 16,5
15°17’18’’ E
Tableau 12 : volume de quelques ravins quantifiés
Notes : RAV.V : ravin en V ; [Link] : ravin en trapèze ; CC : Congo-Chine ; CSI : centre de santé intégrée.
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versants de vallées et par érosion régressive remontent vers le haut des versant en détruisant
au passage l’habitat et les vois de communication. Le profil en V de ces formes, également
étudiées par Makanzu Imwangana et al. (2014) à Kinshasa (République Démocratique du
Congo), indique qu’elles sont encore actives pour la plupart. Ceci constitue un danger si des
solutions ne sont pas trouvées rapidement, car selon Ozer (2014), la plupart de ces
ravinements, dans les villes sub-sahariennes, sont provoqués par les infrastructures routières
et les pistes piétonnes qui tendent à canaliser les eaux pluviales.
Avec des indices d’érodibilité situés entre 0,35 et 0,45 [Link].h/[Link], caractérisant un type
de sols sableux, le bassin versant de la Djiri est érodible à l’érosion hydrique. Cette érosion
qui se manifeste par des ravinements spectaculaires est liée à cette sensibilité du milieu qui est
également imputable à l’érosivité des pluies dont l’indice moyen R en 10 ans (2005-2014) est
estimé à plus de 7 756,55 [Link]/[Link]. Elle est aussi la conséquence d’une topographie
marquée par la présence de pentes qui tournent autour de 15 à 22°, ce qui est considéré par les
physiciens du sol comme étant des pentes érosives. Cette vulnérabilité potentielle du milieu
naturel devrait être prise en compte dans l’occupation des sites. Malheureusement le non
respect des normes d’occupation d’un site d’une telle fragilité a été fatal. En effet,
l’occupation du sol mal maitrisé qui s’est manifestée par une disposition des voiries dans le
sens de la pente, et l’absence de canalisation le long desdites voiries urbaines est la cause
principale du déclenchement de cette crise de l’érosion dans le bassin versant de la Djiri.
L’observation des bassins versants encore non occupés par l’homme montre une certaine
stabilité, ce qui indique que l’érosion étudiée peut être qualifiée d’anthropique.
Ainsi, les solutions aux problèmes posés par cette érosion résident d’une part dans le
traitement des formes d’érosion en cours et d’autre part dans la prise de mesures pour arrêter
cette crise et susciter une stabilisation durable du milieu.
Le traitement des ravinements in situ doit intervenir en urgence par des méthodes mécaniques
appuyées par des techniques biologiques. Qu’ils s’agissent des gabions, des digues en sacs
rempli de sédiments ou d’un remblayage-compactage, il faudrait ensuite planter le vétiver.
Ces derniers ont déjà fait leurs preuves à Brazzaville (Ndona et Truong, 2006), car ils
s’adaptent aux sols sableux comme ceux de la Djiri et n’ont pas besoin de beaucoup d’eau.
Leurs racines profondes stabilisent et restaurent les secteurs affectés. Mais il faut une
sensibilisation de population sur l’utilisation de ces végétaux pour mieux protéger leurs
habitats et leur voirie.
Quant à la prévention, l’analyse des solutions face au problème d’érosion à Brazzaville en
général et à Djiri en particulier est très récurrente. Elle doit davantage être orientée dans la
prévention que vers le traitement des ravinements qui est très coûteux. C’est pourquoi dans
ses secteurs sensibles à l’érosion, il aurait fallu soit : (i) interdire l’occupation du site,
notamment les parties encore non occupées de ce bassins versant ; ceci, en attendant des
moyens conséquents pour un lotissement selon les normes ; (ii) autoriser la construction,
mais en imposant certaines conditions, parmi lesquelles : la disposition des ruelles dans le
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sens des courbes de niveau, pour éviter que les ruissellements prennent de la vitesse dans le
sens de la pente.
Une ruelle tracée perpendiculairement au sens de la pente peut être certes érodée, mais
l’érosion sera moindre et il sera difficile et l’évolution régressive des ravinements devrait être
limitée; (iii) interdire l’occupation des ruptures de pente en haute de versants, ceci afin de
protéger ces espaces sensibles contre la dégradation des végétaux protecteurs et la création de
sentiers susceptibles de provoquer un ruissellement capable de générer des formes d’érosion
régressive supplémentaires à celles qui grignotent déjà les espaces à risque.
Mais dans les conditions actuelles avec des ruelles déjà tracé dans le sens des versants, il faut
construire des grands collecteurs d’eau, qui doivent débuter sur la route principale (RN1) pour
évacuer les eaux de pluies jusqu’au fond des vallées. L’entretien de ces ouvrages doit se faire
régulièrement pour éviter leur ensablement. Les eaux de pluies et domestiques doivent
impérativement être dirigées vers ces ouvrages de maitrise du drainage. Pour le reste des
quartiers en cours d’occupation dans la zone et même vers Kintélé, le lotissement devrait être
revu, pour éviter les mêmes conséquences.
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