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Decret N2008 532 1

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REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

Tanindrazana - Fahafahana - Fandrosoana

Ministère de l’Education Nationale




Direction de l’Education Fondamentale et Préscolaire




DECRET N°2008-532
fixant le régime général de l'Ecole Infantile
REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA
Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana

MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

DECRET N°2008-532
fixant le régime général de l'Ecole Infantile

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,

Vu la constitution ;
Vu la loi n° 90-029 du 19 décembre 1990 autorisant la ratification de la Convention sur les droits de l'Enfant,
signée à New-York le 19 avril 1990 ;
Vu la loi n° 90-030 du 19 décembre 1990 relative à la Politique Nationale de population pour le
Développement Economique et sociale ;
Vu la loi n° 96-030 du 14 août 1997 portant régime des ONGs à Madagascar ;
Vu la loi n° 97-044 du 02 Février 1998 sur les pérsonnes handicapées ;
Vu la loi n° 2004-004 du 26 juillet 2004 portant orientation générale du Système d'Education,
d'Enseignement et de Formation à Madagascar ;
Vu la loi n°2004-040 du 13 janvier 2005 autorisant la ratification de la Charte Africaine des Droits et du
Bien-être de l'Enfant ;
Vu l'ordonnance n° 060-044 du 15 juin 1960 portant Droits respectifs des familles et des collectivités
publiques en matière d'éducation ;
Vu l'ordonnance n°62-038 du 19 septembre 1962 sur la protection de l'enfance ;
Vu le decret n° 94-100 du 15 Février 1994 portant création et organisation de l'Office National de
l'Enseignement Privé au Ministère de l'Education Nationale ;
Vu le Décret n° 98-433 du 16 juin 1998 portant Statut de l'Enseignement privé ;
Vu le Décret n° 2001-162 du 21 février 2001 portant application de la loi n°97-044 du 02 février 1998 sur les
droits des personnes handicapés ;
Vu le Décret n° 2005-025 du 18 janvier 2005 portant création d'une commission de réforme du droit des
enfants ;
Vu le Décret n° 2007-022 du 20 janvier 2007 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement ;
Vu le Décret n) 2008-427 du 30 avril 2008 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le Décret n° 2008-478 du 16 mai 2008 fixant les attributions du Ministre de l'Education Nationale ainsi
que l'organisation générale de son ministère ;
Après avis conforme de la commission de réforme des droits de l'enfant ;

Sur proposition du Ministre de l'Education nationale,

En Conseil du Gouvernement,

DECRETE :

Article premier : En application des dispositions de la Section 1 du Chapitre II, du Titre II de la Loi n°
2004-004 du 26 juillet 2004 portant orientation générale du Système d'Education, d'Enseignement et de
Formation à Madagascar, le présent Décret fixe le régime général de l'encadrement de la petite enfance et
l'organisation des activités y afférentes.
TITRE I
DU REGIME GENERAL DE L'ENCADREMENT DE LA PETITE ENFANCE

CHAPITRE PREMIER
DE L'EDUCATION DE LA PETITE ENFANCE

SECTION PREMIERE
des Dispositions Générales

Article 2. Age.
Sont classés dans la catégorie de la petite enfance, tous les jeunes enfants de moins de six ans.

Article 3. Droits du jeune enfant.


Tout jeune enfant a droit à l'éducation. L'Etat s'engage à ce que tout jeune enfant ait accès au système
éducatif qui lui est approprié tel qu'il est régi par le présent Décret.
Tout jeune enfant a droit de jouir de tous les droits et libertés reconnus et garantis par la Constitution, les
Conventions internationales ratifiées par Madagascar ainsi que par les lois et règlements, sans distinction
aucune.
L'intérêt supérieur du jeune enfant est la considération primordiale dans toute action lui concernant,
entreprise par toute personne ou autorité.
La famille dans laquelle vit le jeune enfant doit assurer son bien-être et son développement.

Article 4. Objectifs de l'éducation relative à la petite enfance.


L'éducation de la petite enfance vise à favoriser l'épanouissement physique, psychomoteur, cognitif,
langagier, socio-affectif, de la personnalité du jeune enfant et le développement de ses dons et de ses
aptitudes dans toute la mesure de ses potentialités.
A chaque tranche d'âge de la petite enfance correspondent des besoins et objectifs éducatifs spécifiques.

Article 5. Offres éducatives en matière de petite enfance.


L'éducation du jeune enfant relève, en premier lieu, de ses parents. En complément, le système éducatif offre
des activités éducatives pour les enfants et des activités permettant aux parents de renforcer les
connaissances utiles ainsi que les compétences nécessaires à l'épanouissement du jeune enfant.

SECTION 2
des interventions

Sous-section première
le Développement de la Petite Enfance (DPE)

Article 6. L'approche DPE.


Le Développement de la Petite Enfance (DPE) est fondée sur une approche intersectorielle et intégrée de
prise en charge des enfants de moins de 6 ans, laquelle est axée sur le quotidien des communautés et orientée
principalement vers l'information et la formation de ceux qui s'occupent des enfants.
Le DPE constitue le fondement de toute intervention en faveur de la petite enfance à Madagascar.

Sous-section 2
l'Autorité Responsable et Intersectorialité

Article 7. Autorité responsable.


L'éducation relative à la petite enfance relève du Ministère chargé de l'Education nationale. Dans ce cadre, la
priorité est donnée aux jeunes enfants en milieu rural et ceux issus des groupes défavorisés.

Article 8. Intersectorialité.
Dans le cadre des actions intersectorielles, la responsabilité de la mise en œuvre appartient au Ministère dont
relève l'activité principale.
Article 9. Rôles du_ Ministère chargé de l'Education Nationale.
Le Ministère chargé de l'Education nationale est le premier responsable de la mise en œuvre de la politique
du Gouvernement en matière d'éducation de la petite enfance. Il coordonne le développement des politiques
et définit les grandes lignes du contenu éducatif de la petite enfance.

CHAPITRE 2
DE L'ORIENTATION DES ACTIVITES EDUCATIVES DE LA PETITE ENFANCE

Article 10. Intervention dans la DPE


Afin de garantir un développement intégral de la petite enfance, les actions en sa faveur doivent tendre vers
le suivi de sa santé, une alimentation saine et équilibrée, le respect de l'hygiène, l'enregistrement des
naissances, la création d'un environnement de protection, l'éveil.

Article 11. Education parentale.


L'éducation parentale porte sur les thèmes relatifs aux droits de l'enfant, à la santé, à la nutrition, à
l'environnement favorable à l'enfant, à l'éveil, à la protection.
Toute entité intervenant dans l'éducation de la petite enfance a l'obligation d'organiser au profit des parents
des activités d'éducation parentale.

Article 12. Actions prioritaires selon le cadre de vie du jeune enfant.


Les actions en faveur de la petite enfance doivent tenir compte du milieu dans lequel vit l'enfant et fournir
des efforts spécifiques, d'une part, pour inclure les enfants vulnérables notamment ceux vivant en situation de
handicap et issus des groupes défavorisés, et d'autre part, pour étendre ces actions en milieu rural.

Article 13. Les éléments du contenu éducatif de la petite enfance.


Les éléments constituant les grandes lignes du contenu éducatif proposé aux enfants de moins de 6 ans, et
variant en fonction des types d'intervention seront définis par voie d'Arrêté.

Article 14. Standards techniques et normes.


Toute activité proposée aux jeunes enfants dans le cadre de l'éducation de la petite enfance doit faire l'objet
de la mise à disposition au moins d'infrastructure, de moyens humains et de matériels minima conformes aux
normes applicables. Ces minima sont fixés par Arrêté.
TITRE II
DE L'ORGANISATION DES ACTIVITES DE L'ENCADREMENT DE LA PETITE ENFANCE

CHAPITRE PREMIER
DU PARTENARIAT

Article 15. Régime du partenariat.


En application des dispositions des articles 9 alinéa 3 et 11 alinéa 2 de la loi n°2004-004 du 26 juillet 2004,
le présent Chapitre règle le partenariat entre les entités concernées dans le domaine de la petite enfance. Le
rôle de partenaire à part entière est ainsi reconnu aux particuliers, aux organismes publics et privés et aux
associations intervenant dans la promotion de l'éducation relative à la petite enfance.

SECTION PREMIERE
des Parents et Familles

Article 16. Obligations parentales.


Les parents ou tuteurs légaux sont les premiers responsables de l'éducation et des soins de leurs jeunes
enfants. En outre, ils sont, entre autres, soumis à l'obligation de déclaration de naissance, d'éducation, de
suivi de la santé, de nutrition adéquate, de protection, d'attention envers leurs jeunes enfants.
Ils exercent l'autorité parentale conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur sauf
dispositions contraires établies ou prises dans l'intérêt supérieur de l'enfant.

Article 17. Implication des parents.


Dans le cadre de l'éducation de la petite enfance, et sauf dispense ou interdiction imposée par la justice dans
l'intérêt supérieur de l'enfant, les parents doivent être impliquées dans toutes démarches et activités
éducatives de leurs enfants.

SECTION 2
des ONGs, Associations et autres Intervenants Communautaires

Article 18. Dispensateurs de soins, d'éducation, d'aide et de formation.


Les Organisations Non Gouvernementales, les Associations ainsi que tous autres Intervenants
Communautaires privés ou publics oeuvrant dans le domaine de la petite enfance le sont en tant que
dispensateurs de soins et d'éducations, d'aide parentale, ou en tant que dispensateurs de formation ou de
personnes ressources.
Leurs interventions sont ainsi soumises à l'octroi d'autorisation ou d'agrément conformément au présent
Décret, assortie d'une convention ou de cahier de charges.

SECTION 3
des Entités Economiques et Entreprises

Article 19. Création de centres.


Outre les espaces d'allaitement, les sociétés et entreprises sont encouragées selon leur possibilité, à créer des
espaces d'activités d'éducation pour les jeunes enfants des travailleurs, à faciliter l'accès des jeunes enfants
aux activités d'éducation.
Ces espaces ainsi que toutes les activités d'éducation de la petite enfance exercées par l'entité économique
doivent viser l'atteinte des objectifs généraux et respecter les conditions décrites dans le présent Décret.
L'ouverture de ces espaces ainsi que la mise en œuvre des activités doivent suivre les procédures
d'autorisation ou d'agrément prévues dans le présent Décret.

SECTION 4
des Etablissements Sociaux, Sanitaires, de Réinsertion sociale

Article 20. Services intégrant l'éducation de la petite enfance.


Dans le cadre du DPE, les activités éducatives de la petite enfance sont à intégrer dans les services fournis
par les établissements socio-sanitaires, de réinsertion sociale existants ou à venir qu'ils soient publics ou
privés.
L'encadrement des activités doit respecter les dispositions du présent Décret ainsi que les procédures
d'agrément ou d'autorisation.

SECTION 5
des Etablissements d'Enseignement et Etablissements éducatifs.

Article 21. Partenaires traditionnels.


Les Etablissements d'Enseignement et Etablissements éducatifs sont les partenaires traditionnels de l'Etat en
matière d'éducation de la petite enfance. Les conditions de leur ouverture et de leur intervention sont décrites
dans le chapitre suivant.

SECTION 6
des Collectivités Territoriales décentralisées.

Article 22. Actions de proximité.


Pour assurer l'accès de tous les jeunes enfants au système éducatif, les Collectivités Territoriales
Décentralisées doivent initier, réaliser, appuyer des projets et activités visant à améliorer l'éducation de la
petite enfance au niveau de leur circonscription respective, notamment à travers des projets communautaires
et le pertenariat public-privé.
Au moins un établissement d'éducation de petite enfance est créé dans chaque Commune.
La réalisation de ces projets doit respecter les procédures et les normes prévues par le présent Décret.

CHAPITRE 3
DES ETABLISSEMENTS EDUCATIFS

SECTION PREMIERE
des Etablissements

Article 23. Définition.


Est considéré comme établissement éducatif de la petite enfance au sens du présent Décret, tout
établissement public ou privé ayant pour objet l'encadrement des enfants de moins de six (6) ans, quels que
soient sa dénomination et son statut juridique.
L'établissement éducatif de la petite enfance est soumis au régime des dispositions du Titre III de la loi n°
2004-004 du 26 juillet 2004.

Article 24. Ouverture d'un établissement éducatif privé.


Les personnes physiques et morales peuvent ouvrir des établissements éducatifs privés pour la petite enfance
et pourvoir à leurs dépenses après obtention d'une autorisation d'ouverture délivrée par le Ministère chargé
de l'Education Nationale.
Les établissements éducatifs privés relèvent de la compétence de l'Office national de l'Enseignement Privé
(ONEP), de ses antennes régionales et locales.

Article 25. Création d'un établissement éducatif public.


La création d'un établissement éducatif public ou d'un niveau petite enfance au sein d'un établissement
d'enseignement public nécessite l'autorisation d'ouverture délivrée par le Ministère chargé de l'Education
Nationale.
Les établissements éducatifs publics relèvent de la compétence de la Direction chargée de la petite enfance
au sein du Ministère chargé de l'Education nationale et de ses services déconcentrés.

Article 26. Catégorisation.


Est considéré comme établissement éducatif de la petite enfance au sein du présent Décret :
- toute école infantile et assimilée ;
- tout autre établissement éducatif accueillant des jeunes enfants notamment les centres d'éveil,
orphelinats, centres spécialisés pour enfants en situation de handicap, et autres ;
- tout établissement d'enseignement incluant une école infantile.
Cette catégorisation est développée par voie d'Arrêté.
SECTION 2
de l'Ouverture

Article 27. Autorité d'octroi.


L'autorisation d'ouverture provisoire d'un établissement éducatif pour la petite enfance est prononcée par
décision du Chef de la Circonscription Scolaire du lieu d'implantation dudit établissement. Elle est valable
pour 2 ans.
L'autorisation définitive d'ouverture d'un établissement éducatif pour la petite enfance est prononcée à sa
demande après évaluation technique positive à l'issue de la période probatoire.
A l'issue de la période probatoire, si aucune demande d'évaluation technique n'émane de l'établissement
concerné ou en cas d'évaluation technique négative après délai de régularisation, l'autorisation d'ouverture
provisoire devient caduque et l'établissement fait l'objet d'une fermeture d'office.
L'autorisation définitive d'ouverture est octroyée :
- par décision du Chef de la Circonscription Scolaire s'il s'agit d'établissement éducatif pour la petite
enfance ne dépendant pas d'un établissement d'enseignement ou d'établissement d'enseignement
incluant l'école infantile à niveau jumelé avec les classes primaires ;
- par décision du Directeur Régional de l'Education Nationale s'il s'agit d'établissement
d'enseignement incluant l'école infantile à niveau jumelé avec des classes primaires et collèges ;
- par Arrêté du Ministre chargé de l'Education Nationale s'il s'agit d'établissement incluant l'école
infantile à niveau jumelé avec des classes primaires, collèges et lycées.

Article 28. Etablissement éducatif rattaché.


Chaque établissement éducatif rattaché doit faire l'objet d'une autorisation d'ouverture individuelle, même s'il
s'agit d'un établissement annexe.
Toutefois, l'école infantile rattachée aux établissements d'enseignement relevant de la compétence de
l'autorité des ambassades et gouvernement étrangers est soumise aux réglementations spécifiques régissant
lesdits établissements d'enseignement.

Article 29. Certification de qualité.


Une certification de qualité peut être délivrée à sa demande à tout établissement d'éducation de la petite
enfance ayant obtenue une autorisation définitive d'ouverture et répondant aux normes et critères fixés par
Arrêté.

Article 30. Modalités d'autorisation.


L'autorisation d'ouverture est subordonnée à l'existence de l'autorisation d'exercer la fonction de Directeur
d'établissement éducatif de la petite enfance pour le Directeur ou son représentant et l'autorisation d'exercer
la fonction d'éducateur de la petite enfance pour les éducateurs. Ces personnes ne doivent pas faire l'objet
d'une condamnation judiciaire pour crime ou pour délit intentionnel.
Les conditions et modalités d'octroi et de délivrance de l'autorisation d'ouverture sont fixées par voie
d'Arrêté.

CHAPITRE 4
DES DIFFERENTS INTERVENANTS AUTRES QU'ETABLISSEMENTS

Article 31. Entités dispensatrices d'éducation et de soins n'ayant pas un établissement spécifique.
Quelle que soit sa forme juridique, toute entité dispensatrice de soins et d'éducation à la petite enfance,
voulant intervenir en dehors du cadre d'un établissement éducatif doit recevoir un agrément donné par
décision de la Circonscription Scolaire ou de la Direction Régionale de l'education nationale, selon le cas, sur
avis favorable de ou des autorités locales compétentes correspondant à l'étendue de la zone d'intervention du
demandeur.
L'agrément est donné par décision du Directeur chargé de la petite enfance au niveau du Ministère chargé de
l'Education Nationale, pour les activités couvrant plusieurs régions ou le territoire national.

Article 32. ONG


Lorsqu'il s'agit d'une ONG, la procédure d'octroi et le retrait d'agrément visée par les dispositions des articles
7 et suivants de la Loi n° 96-030 du 14 août 1997 portant régime particulier des ONGs à Madagascar ainsi
que celles de ses décrets d'application, est appliquée si elle est fonctionnelle. Dans ce cas, l'agrément doit
avoir pour objet l'intervention dans l'éducation de la petite enfance.
Article 33. Modalités d'octroi de l'agrément.
Les critères et conditions générales d'octroi, de délivrance et de retrait d'agrément sont fixés par voie
d'Arrêté.

CHAPITRE 5
DU PERSONNEL

Article 34. Educateur et Directeur.


Tout éducateur s'occupant directement du jeune enfant doit être titulaire d'une autorisation d'exercer la
fonction d'éducateur de la petite enfance octroyée par le Chef de la Circonscription Scolaire.
Tout directeur d'établissement éducatif ou son représentant doit être titulaire d'une autorisation d'exercer la
fonction de directeur d'établissement éducatif de la petite enfance octroyée par le Chef de la Circonscription
Scolaire.
Les conditions d'obtention, les critères et modalités d'octroi de ces autorisations sont fixées par Arrêté.

Article 35. Composition minimale.


La composition minimale du personnel éducatif dans chaque type d'établissement d'éducation de la petite
enfance est fixée par Arrêté.

Article 36. Sanction du personnel éducatif.


Le manquement aux obligations professionnelles ou le comportement indigne des éducateurs ou directeurs
pouvant entraîner un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des enfants, des adolescents ou
des adultes, dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions, les expose à des sanctions ou à des poursuites
disciplinaires dont la nature et les modalités sont définies par voie d'Arrêté.

CHAPITRE 6
DE LA FORMATION

SECTION 1
des Programme de Formation

Article 37. Modules de base obligatoires.


Tout curriculum de formation destiné au personnel éducatif de la petite enfance doit comporter et
approfondir les modules de base qui sont définies par Arrêté.

SECTION 2
des Etablissements de Formation

Article 38. Agrément des Etablissements de formation.


Tout Etablissement de formation désirant proposer au public une formation du personnel éducatif de la petite
enfance doit obtenir au préalable un agrément ministériel.
Les conditions et les modalités de délivrance et de retrait de l'Agrément ainsi que la reconnaissance des
diplômes et certificats délivrés par l'établissement de formation sont fixées par voie réglementaire.
Le profil des formateurs du personnel éducatif de la petite enfance est défini par voie d'Arrêté.

CHAPITRE 7
DU CONTROLE

SECTION PREMIERE
de l'Autorité de Contrôle

Article 39. Autorité et contrôle.


Le ministère chargé de l'Education Nationale à travers ses directions déconcentrées dans la limite de leur
circonscription respective, se charge du suivi et contrôle des activités afférentes à l'encadrement de la petite
enfance prévues au présent Décret.
Chaque Ministère concerné par les activités du Développement de la Petite Enfance exerce le contrôle
particulier et le suivi dans le cadre de sa compétence respective.
Article 40. Contrôle et suivi.
Le contrôle et le suivi sont effectués par des agents désignés à cet effet par l(autorité de contrôle concernée et
munis d'ordre de mission.
Le contrôle et le suivi portent sur le respect des conventions et cahiers de charges, les critères d'ouverture ou
d'agrément et d'une manière générale sur le respect de la législation et règlement en vigueur.

Article 41. Soumission aux contrôles.


Tout responsable d'établissement éducatif, de formation, ou de toute entité dispensatrice de soins et
d'éducation de la petite enfance est tenu de recevoir les agents de suivi et de contrôle en mission, de leur
ouvrir tous lieux et locaux de l'établissement, de les accepter à assister aux activités et cours de formation, de
les faire accéder à tous documents afférents aux activités contrôlées et, d'une manière générale, de faciliter la
réalisation de leur mission.

SECTION 2
de la nature du contrôle

Article 42. Constats.


Les infractions à la législation et aux réglementations en vigueur constatées ainsi que les mesures provisoires
prises ou ordonnées par l'organe de contrôle sont consignées dans un rapport adressé aux autorités
compétentes hiérarchiques.

Article 43. Modalités.


Le contrôle est fait sur site. Il peut être systématique, planifié ou inopiné. Il peut avoir lieu tant pendant les
activités qu'au cours de période de vacances de l'Etablissement.

Article 44. Contrôle interne.


Indépendamment du contrôle effectué par l'autorité de contrôle, chaque établissement et entité dispensatrice
de soins et d'éducation sont tenus de procéder à un contrôle interne systématique. Ce contrôle interne
concerne au moins la pédagogie, la santé et l'environnement.

Article 45. Sanctions administratives et mesures conservatoires.


Le manquement aux règles d'hygiène et aux mesures de sécurités, le non respect des normes sur
l'infrastructure, des normes éducatives et pédagogiques, sont considérés comme des fautes susceptibles de
sanctions administratives et de mesures conservatoires. Dans ce cas, le droit de la défense doit toujours être
respecté.
Ces sanctions sont prises sans préjudice des sanctions administratives, civiles ou pénales prévues par les
dispositions des articles 8 et 61 de la Loi n° 2004-004 du 26 juillet 2004 et par la législation en vigueur, et
sans préjudice de toute éventuelle poursuite civile ou pénale.
La nature, les procédures et modalités des sanctions et des mesures conservatoires sont définies par Arrêté.

CHAPITRE 8
DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 46. Régularisation.


Les autorisations d'ouverture d'établissement de la petite enfance octroyées par l'ancien Ministère de la
Population, le Chef de la Circonscription Scolaire ou le Directeur régional de l'Education Nationale avant la
date d'entrée en vigueur du présent Décret restent valables et sont considérées comme une autorisation
définitive ou autorisation provisoire selon qu'elles ont plus de 2 ans à cette date ou non.
Tout établissement éducatif de la petite enfance existant est tenu de se conformer aux dispositions du présent
décret et de régulariser sa situation dans un délai de 12 mois à partir de la date de son entrée en vigueur.
Passé ce délai, tout établissement éducatif s'occupant de la petite enfance, quels que soient sa dénomination
et son statut juridique, qui n'est pas en conformité avec les prescriptions du présent Décret se voit exposé aux
sanctions prévues par l'article 45 du présent Décret.

Article 47. Voie de recours.


Aucune sanction ne peut être prise qu'après avoir demandé au titulaire d'autorisation ou d'agrément de
s'expliquer et de justifier sa situation.
Toute décision à l'encontre du titulaire d'autorisation ou d'agrément doit lui être notifiée par écrit et est
susceptible de recours devant la juridiction compétente.
Article 48. Toutes dispositions antérieures contraires à celles du présent Décret sont et demeurent abrogées.

Article 49. Le Ministre auprès de la Présidence chargé de la Décentralisation et de l'Aménagement du


Territoire, le ministre des Finances et du Budget, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Ministre de
la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, le Ministre de la santé et de la Planification Familiale,
le Ministre de l'Education Nationale, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent
Décret, qui sera publié au Journal Officiel de la république.

Fait à Antanarivo, le 18 juin 2008

Par le Premier Ministre,


Chef du Gouvernement : Charles RABEMANANJARA.

Ministre de l'Intérieur et de la Ministre des Finances et du Budget,


Décentralisation,
Charles RABEMANAJARA. Haja Nirina RAZAFINJATOVO.

Ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ministre de la Fonction Publique, du


Travail et des Lois Sociales,
Bakolalao RAMANADRAIBE
RANAIVOHARIVONY. ABDOU SALAME.

Ministre de la Santé et du Planning familiale, Ministre de l'Education Nationale,

Robinson JEAN LOUIS Stangeline RALAMBOMANANA


RANDRIANARISANDY

" POUR AMPLIATION CONFORME "


Antananarivo, le 21 juillet 2008
Le Secrétaire Général du Gouvernement
Signé : Nivo RAKOTONDRAMONJA

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE « POUR AMPLIATION CONFORME »


************** Antananarivo, le 22 juillet 2008
SECRETARIAT GENERAL Le Chef du Service de la Législation,
************** de la Documentation et du Contentieux
Service de la Législation, de la Documentation
et du Contentieux
******
N°2008- 339/MEN/SG/Lég Signé : Linà Iarisoa RAZAFIARIVONY

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