Le parcours « Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu » — Cinquième de cinq étapes
________________________________________________________________________________________
5
Mourir et ressusciter
avec le Christ
«
Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table,
et les Apôtres avec lui. (...) Puis, ayant pris du
pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna,
en disant: ‟Ceci est mon corps, donné pour vous.
Faites cela en mémoire de moi.” Et pour la
coupe, après le repas, il fit de même, en disant:
‟Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang
répandu pour vous.” »
— Évangile selon saint Luc
chapitre 22, versets 14, 19 et 20.
a.
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? »
Jésus ne recherche pas et ne souhaite pas la souffrance mais, « son heure » étant
venue et devant l'inévitable, il l'aborde avec une grande lucidité. Saint Jean l'ex-
prime en des termes solennels au début du récit du dernier repas:
«
Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son
Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima
jusqu’au bout. (...) Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses
mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu ... »
— Évangile selon saint Jean, chapitre 13, versets 1 et 3.
La solennité du ton et la gravité du moment soulignent avec force l'importance
des deux gestes que pose ensuite Jésus et de la consigne qu'il donne à ses disciples
de les refaire désormais en mémoire de lui: il leur lave les pieds comme le ferait
un esclave pour bien illustrer son commandement de se mettre au service les uns
des autres 1 , et il institue l'Eucharistie, le sacrement de son Corps immolé et de
son Sang répandu, « le sang de l'Alliance versé pour la multitude en rémission des
péchés 2 ».
1
Évangile selon saint Jean, chapitre 13, versets 1 à 20.
2
Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26, verset 28.
________________________________________________________________________________________
5.1
Assemblée des évêques catholiques du Québec Décembre 2015
________________________________________________________________________________________
Du seul point du vue humain, la mort de Jésus est insensée: un supplice atroce,
vécu dans l'abandon et la dérision, après des accusations mensongères, un procès
injuste, la trahison d'un proche, les reniements d'un autre, la fuite des amis... C'est
un abîme de souffrance, un exemple parmi tant d'autres de mort dans des condi-
tions épouvantables due à la cruauté et à la barbarie humaines.
Mais par ses paroles et ses gestes à son dernier repas, Jésus donne un sens à cette
mort autrement absurde. Par la puissance de sa Parole et de l'Esprit Saint, il la
transforme en un événement de salut, en un don de vie. Elle devient, comme nous
l'entendons à chaque messe dans la prière eucharistique, une mort « pour vous et
pour la multitude ».
On touche là la profondeur inouïe de l'Incarnation et du Mystère pascal: non
seulement « le Verbe s'est fait chair 3 », mais il s'est fait cet homme, Jésus, qui vit
et souffre comme l'un de nous, qui meurt comme l'un de nous et qui se donne à
nous dans le mystère de cette mort transformée en don de vie.
L'accueil de ce don est au cœur de la vie chrétienne: l'union personnelle,
spirituelle, intérieure, intime avec le Christ immolé, mort et ressuscité. Cette
possibilité de s'unir aussi intimement au Christ est la réponse ultime et définitive
que Dieu donne à la question du sens de la vie, de la souffrance et de la mort.
D'innombrables chrétiens et chrétiennes, de tous les horizons, en ont fait
l'expérience au cours des siècles: c'est l'expérience profondément libératrice du
Mystère pascal.
«
C’est par le Christ et dans le Christ que s’éclaire l’énigme de la dou-
leur et de la mort qui, hors de son Évangile, nous écrase 4. »
Les angoisses du Jeudi Saint et les souffrances du Vendredi Saint ne sont pas
évitées, mais deviennent un passage vers la Résurrection dans la lumière
éblouissante de Pâques, après le grand silence du Samedi Saint. C'est comme si le
Christ disait à chacun, chacune d'entre nous, dans le secret de nos plus grandes
inquiétudes et souffrances: « Ne crains pas. Viens avec moi. Je passe le premier.
J'ouvre le chemin. Je te tiens par la main. Je serai toujours avec toi. »
Alors comme saint Paul, nous pouvons dire:
«
Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ?
l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le
glaive ? (...) J’en ai la certitude: ni la mort ni la vie, ni les anges ni les
Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les
hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous
séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre
Seigneur. »
— Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 8, versets 35 et 38-39.
3
Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 14.
4
Deuxième Concile du Vatican, Constitution pastorale L'Église dans le monde de ce temps (Gaudium et Spes),
1965, no 22.6.
________________________________________________________________________________________
5.2
Le parcours « Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu » — Cinquième de cinq étapes
________________________________________________________________________________________
«
Avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais
ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en
moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair,
je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a
aimé et s’est livré lui-même pour moi. »
— Lettre de saint Paul aux Galates
chapitre 2, versets 19 et 20.
b.
« C’est le Christ qui vit en moi. »
L'union intime avec le Christ peut-elle nous conduire jusqu'à une communion à sa
souffrance ? La personne qui, malgré tous les soins, toutes les médications et tous
les traitements, souffre encore, — physiquement et parfois surtout psychologi-
quement, moralement ou même spirituellement — peut-elle, avec le Christ et unie
à lui, trouver un sens, voire une valeur à cette souffrance ?
Tenter de répondre à cette question exige une grande prudence, car on sait les
exagérations et déviations que cela pu causer par le passé. Discerner un sens à la
souffrance ne signifie pas qu'il faut la rechercher ou la souhaiter, mais que devant
l'inévitable, il n'y a pas seulement la résignation ou le désespoir. Il y a une autre
voie.
C'est dans cette perspective qu'on peut lire un passage étonnant et, disons-le, un
peu mystérieux de la Lettre de saint Paul aux Colossiens:
«
Dieu vous a réconciliés avec lui, dans le corps du Christ, son corps de
chair, par sa mort, afin de vous introduire en sa présence, saints,
immaculés, irréprochables. Cela se réalise si vous restez solidement
fondés dans la foi, sans vous détourner de l’espérance que vous avez
reçue en écoutant l’Évangile proclamé à toute créature sous le ciel.
«
De cet Évangile, moi, Paul, je suis devenu ministre. Maintenant je
trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous; ce qui
reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je
l’accomplis pour son corps qui est l’Église. »
— Lettre de saint Paul aux Colossiens, chapitre 1, versets 22 à 24.
________________________________________________________________________________________
5.3
Assemblée des évêques catholiques du Québec Décembre 2015
________________________________________________________________________________________
Paul n'est pas masochiste. S'il dit « trouver la joie dans les souffrances », ce n'est
pas parce qu'il aime souffrir. Mais il voit dans les souffrances inévitables que sa
vie et sa mission lui occasionnent une façon de s'unir encore plus intimement au
Christ, en lui ressemblant. Ces souffrances deviennent pour saint Paul « ce qui
reste à souffrir des épreuves du Christ dans [sa] propre chair » pour parfaire cette
union et cette ressemblance. C'est pourquoi il en vient à affirmer: « Je vis, mais ce
n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. »
Nul ne peut dire combien de personnes ont emprunté, dans le secret de leur rela-
tion intime avec le Seigneur, un chemin similaire. Ce que la Parole de Dieu nous
suggère, cependant, c'est que ce chemin est une voie possible et que cette voie
peut être spirituellement féconde.
Le témoignage ultime de saint Jean-Paul II nous vient évidemment à la mémoire.
On sait combien sa vie a été jalonnée de dures épreuves et combien ses dernières
années ont été souffrantes. À la fin de son livre Mémoire et Identité — publié
quelques semaines à peine avant sa mort en 2005 — , il fait cette confidence révé-
latrice, de toute évidence, de sa propre expérience:
«
Il n'y a pas de mal dont Dieu ne puisse tirer un bien plus grand. Il n'y a
pas de souffrance qu'il ne sache transformer en un chemin qui conduit
vers lui 5. »
c.
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
«
C’était déjà environ la sixième heure
(c’est-à-dire: midi); l’obscurité se fit sur
toute la terre jusqu’à la neuvième heure,
car le soleil s’était caché. Le rideau du
Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors,
Jésus poussa un grand cri: ‟Père, entre tes
mains je remets mon esprit.” Et après
avoir dit cela, il expira. »
— Évangile selon saint Luc
chapitre 23, versets 44 à 46.
La prière filiale de Jésus fait place à toute la gamme des émotions que peuvent
susciter la souffrance et l'approche de la mort: du sentiment de solitude extrême et
définitive — « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné 6 ? » — à l'atti-
tude confiante du Fils: « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
5
Jean-Paul II, Mémoire et Identité. Paris, Flammarion, 2005, p. 201. Le livre a été lancé le 22 février 2005,
quelques semaines avant la mort de son auteur survenue le 2 avril. Jean-Paul II avait proposé une réflexion
substantielle sur « la valeur salvifique de la souffrance » dans sa lettre apostolique de 1984 intitulée: Le Sens
chrétien de la souffrance humaine (Salvifici doloris).
6
Évangile selon saint Marc, chapitre 15, verset 34, citant le Psaume 21 (22), verset 2.
________________________________________________________________________________________
5.4
Le parcours « Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu » — Cinquième de cinq étapes
________________________________________________________________________________________
Nous n'avons pas de meilleur modèle que Jésus pour devenir pleinement humains
tels que Dieu nous a conçus et voulus; sa mort nous révèle que la dernière étape
de la vie est pour ainsi dire l'ultime lâcher-prise: non pas chercher à avoir la pleine
maîtrise, le plein contrôle de sa vie et même de sa mort, mais arriver à se remettre
entièrement entre les mains de Dieu. Dans cette perspective, la faiblesse et la
perte des moyens en fin de vie peuvent être abordées comme la dernière étape de
croissance de la personne humaine, où même la dépendance totale par rapport aux
autres — comme celle d'un petit enfant — devient la voie par excellence de
l'accomplissement définitif. « Si vous ne changez pas pour devenir comme les
enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux. 7 »
Mourir avec le Christ sera le dernier acte de foi de la vie chrétienne. Pour les
proches, pour l'entourage, cela pourra aussi être reçu comme le dernier
témoignage de foi de celui ou celle qui quitte cette vie, en murmurant peut-être la
prière du vieillard Syméon, lors de la présentation de l'enfant Jésus au Temple,
une prière que la liturgie de l'Église reprend tous les soirs dans la liturgie des
Heures, à l'office de Complies:
«
Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole ... »
— Évangile selon saint Luc, chapitre 2, verset 29.
7
Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, verset 3.
________________________________________________________________________________________
5.5
Assemblée des évêques catholiques du Québec Décembre 2015
________________________________________________________________________________________
«
Dieu n'a pas fait la mort, il ne se réjouit
pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a
tous créés pour qu'ils subsistent. »
— Livre de la Sagesse
chapitre 1, versets 13 et 14.
«
Telle est la volonté de mon Père: que celui
qui voit le Fils et croit en lui ait la vie
éternelle; et moi, je le ressusciterai au
dernier jour. »
— Évangile selon saint Jean
chapitre 6, verset 40.
«
Celui qui croit en moi, même s’il meurt,
vivra; quiconque vit et croit en moi ne
mourra jamais. »
— Évangile selon saint Jean
chapitre 11, versets 25 et 26.
d.
« Unis à lui... par une résurrection qui ressemblera à la sienne. »
« Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra... Je le ressusciterai au dernier
jour... Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais... » Forts de telles
promesses du Seigneur, nous pouvons confesser avec l'Église de tous les temps
que « dans cette existence de chaque jour... la vie éternelle est déjà
commencée 8 ». La liturgie des funérailles le proclame: à la mort, « la vie n'est
pas détruite, elle est transformée 9 ».
En vérité, nous ne serons donc jamais vraiment « en fin de vie ».
«
Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au
Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
(...) Si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne,
nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. »
— Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 6, versets 3 à 5.
Il s'agit là d'une révélation inouïe: par le Christ, dans le Christ, la mort devient un
passage, et non plus un terme. Le Mystère pascal — la mort et la résurrection de
Jésus — vient donc transformer nos existences concrètes dès maintenant, donnant
une dimension et une valeur d'éternité à tout ce que nous vivons: nos amours, nos
joies, nos peines, nos bonheurs comme nos épreuves et nos souffrances. C'est la
relation au Christ qui devient le fondement de tout.
8
De la liturgie de la messe, extrait de la sixième préface des dimanches du Temps ordinaire.
9
De la liturgie de la messe, extrait de la première préface des défunts.
________________________________________________________________________________________
5.6
Le parcours « Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu » — Cinquième de cinq étapes
________________________________________________________________________________________
«
S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas
ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est
sans contenu, votre foi aussi est sans contenu; et nous faisons figure de
faux témoins de Dieu. (...) Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les
morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la
mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la
résurrection des morts. »
— Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 15, versets 13-15 et 20-21.
Dans son livre Jésus de Nazareth, Benoît XVI a su résumer en quelques lignes
l'essentiel de cette conviction chrétienne fondamentale:
«
La ‟Vie éternelle” est donc un événement relationnel. L'homme ne l'a
pas acquise tout seul, pour lui seulement. (...) L'homme a trouvé la vie,
quand il s'attache à celui qui est lui-même la vie. Alors beaucoup de
choses peuvent être détruites en lui. La mort peut l'enlever de la bio-
sphère, mais la vie qui la transcende, la vraie vie, celle-là demeure. (...)
C'est la relation avec Dieu en Jésus-Christ qui donne cette vie qu'au-
cune mort n'est en mesure d'enlever 10. »
N'est-ce pas là, finalement, la source première de cette joie dont aime parler le
pape François, cette joie qui est, dit-il, comme un rayon de lumière même dans les
circonstances les plus difficiles:
«
La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencon-
trent Jésus. (...) Je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon
à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très
dure. Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins
comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être
infiniment aimé, au-delà de tout 11. »
10
Joseph Ratzinger Benoît XVI, Jésus de Nazareth. Deuxième partie: De l'entrée à Jérusalem à la Résurrec-
tion. Éditions du Rocher / Groupe Parole et Silence, 2011, page 107.
11
Pape François, Exhortation apostolique La Joie de l'Évangile (24 novembre 2013), paragraphes 1 et 6.
________________________________________________________________________________________
5.7
Assemblée des évêques catholiques du Québec Décembre 2015
________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________
Pour accueillir et méditer la Parole de Dieu:
a.
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? »
Quel lien Jésus fait-il entre sa mort prochaine et
ses paroles sur le pain et la coupe au cours de son
dernier repas ? Qu'est-ce que cela me dit sur la
signification du geste de recevoir la communion
eucharistique ? Comment peut-on dire que l'union
intime au Seigneur peut transformer la vie, même
dans les périodes les plus difficiles ?
b.
« C’est le Christ qui vit en moi. »
Comment est-ce que je comprends le lien que
saint Paul fait entre sa propre vie et les
souffrances du Christ ? Que signifie pour moi son
affirmation « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le
Christ qui vit en moi. » ?
c.
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
Qu'est-ce que le Christ nous apprend au sujet de la
mort par cette parole ? Qu'est-ce que mourir ?
d.
« Unis à lui... par une résurrection qui ressemblera à la sienne. »
Pourquoi saint Paul peut-il affirmer que la foi
chrétienne est vide et sans contenu si le Christ
n'est pas ressuscité ? Et quel lien établit-il entre le
baptême et la résurrection ?
________________________________________________________________________________________
5.8
Le parcours « Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu » — Cinquième de cinq étapes
________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________
Pour prolonger la réflexion ou susciter la discussion:
•
Qu'est-ce qui me touche dans cette étape du parcours de réflexion
intitulée Mourir et ressusciter avec le Christ ? Quel passage de la
Parole de Dieu me rejoint le plus ?
•
Qu'est-ce que la mort de Jésus nous révèle sur ce que veut vraiment
dire « mourir dans la dignité » ?
•
Comment ma relation au Christ s'exprime-t-elle dans ma vie person-
nelle, en particulier dans les moments difficiles et les expériences de
peine ou de souffrance ?
•
Comment peut-on se préparer soi-même — ou aider quelqu'un — à
aborder la fin de cette vie en relation avec le Christ et avec son Corps
qui est l'Église ?
•
Quelle place peut-on faire, dans la prière personnelle et communau-
taire, à l'intercession pour les personnes qui approchent de la mort
sans relation avec le Christ ou qui refusent cette relation ?
_______________________________________________________
En terminant ce parcours de réflexion
sur les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu
•
À quelle conversion personnelle ou même à quel engagement cette
réflexion me conduit-elle ?
•
Qu'est-ce qu'une authentique aide à mourir dans la perspective de la
foi chrétienne ?
•
Quels sont les défis qui devront être relevés en Église, dans nos
communautés locales ou diocésaines, dans le contexte créé par la Loi
concernant les soins de fin de vie ?
_______________________________________________________
________________________________________________________________________________________
5.9
Assemblée des évêques catholiques du Québec Décembre 2015
________________________________________________________________________________________
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !
Reconnaissez que le Seigneur est Dieu:
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.
Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !
Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient
pour les siècles des siècles.
Amen.
— Psaume 99 (100), versets 1 à 5.
________________________________________________________________________________________
5.10
Le parcours « Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu » — Cinquième de cinq étapes
________________________________________________________________________________________
Notes
________________________________________________________________________________________
5.11
Assemblée des évêques catholiques du Québec Décembre 2015
________________________________________________________________________________________
Assemblée des évêques catholiques du Québec
Mourir et ressusciter avec le Christ
Cinquième des cinq étapes du parcours de réflexion
Les soins de fin de vie à la lumière de la Parole de Dieu
Secrétariat des évêques catholiques du Québec
3331, rue Sherbrooke Est
Montréal (Québec) H1W 1C5
Tél. (514) 274-4323
Téléc. : (514) 274-4383
aecq@[Link]
[Link]
Dépôt légal – Décembre 2015
Bibliothèque nationale du Québec
ISBN 978-2-89279-156-3 (version imprimée)
ISBN 978-2-89279-157-0 (PDF)
Les illustrations figurant dans ce document sont des photographies
de vitraux du maître verrier Jan Tillemans, o.m.i. (1915-1980)
qui se trouvent dans les verrières de la basilique Notre-Dame-du-Cap,
située dans le secteur Cap-de-la-Madeleine de la ville de Trois-Rivières.
Ces photos ont été réalisées par Bertrand Ouellet, de 2010 à 2015,
et sont utilisées ici avec son autorisation.
Les citations des textes bibliques sont tirées de:
La Bible — traduction officielle liturgique.
Texte intégral publié par les évêques catholiques francophones, 2013.
________________________________________________________________________________________
5.12