Chapitre 2 : la biodiversité change au cours du temps.
Unité 2 : l’étude de la biodiversité du passé.
I-Introduction :
La découverte et l’analyse des fossiles révèlent que la biodiversité actuelle ne présente qu’une
infime partie des espèces ayant peuplé la Terre au cours du temps.
II-Problématique :
Comment peut-on reconstituer la biodiversité de notre planète ?
III- Hypothèses :
- On peut reconstituer la biodiversité par l’étude des empreintes des fossiles.
- La fossilisation permet d’accéder à la biodiversité aujourd’hui disparue.
IV- Le travail paléontologique comporte généralement quatre étapes :
La paléontologie est la discipline scientifique qui étudie les restes fossiles des êtres vivants
disparus ; située au croisement de la géologie et de la biologie, elle décrit l'évolution du
monde vivant, l'extinction et l'apparition de certaines espèces, ainsi que les écosystèmes dans
les quels les organismes anciens ont vécu
1-La prospection et les fouilles sur le terrain :
C’est la partie la plus ardue, la plus physique, et administrativement compliquée : après
obtention de tous les accords nécessaires, du matériel et des fonds, après le transport sur site,
il s'agit de quadriller, mesurer, photographier, cartographier, extraire, préserver, emballer les
fossiles, tamiser le sédiment, classer les trouvailles, les conditionner pour leur transport...).
2-L'analyse et l’étude en laboratoire :
Voire dans un accélérateur de particules comme l'ESRF, l'attribution des fonctions (collection
d'étude, échanges...).
3-La description et publication scientifique :
Des fossiles et des résultats d'étude, la reconstitution des êtres fossilisés et de leurs milieux
d’origine.
4-La diffusion pour le grand public des connaissances:
Exposition au public, livres, autres publications, documentaires.
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V-Datation des organismes :
La paléontologie cherche à retracer l'évolution des êtres vivants, ce qui suppose de les situer
chronologiquement. Elle a pour dater les fossiles :
-La stratigraphie, science du déchiffrement de la succession des couches sédimentaires. .
.
-Des fossiles d'espèces ayant vécu pendant un intervalle relativement court peuvent alors être
utilisés pour corréler des roches isolées : cette technique est appelée biostratigraphie.
-La datation radiométrique : Cette technique est le seul moyen de déterminer l'âge absolu des
roches vieilles de plus de 50 millions d’années.
-Les relations dans l'arbre généalogique peuvent également aider à déterminer la date
d'apparition des lignées.
VI- En résumé :
La plus part du temps. Les êtres vivants ne laissent aucune trace de leur existence après
leur mort. Le processus de fossilisation permet d’accéder à la biodiversité aujourd’hui
disparue.
Unité 3 : une crise biologique à la fin du crétacé.
I-Introduction :
La dernière crise biologique remonte à 65 millions d'années et marque le passage
du Crétacé au Paléogène. ... Elle est connue pour avoir provoqué l'extinction rapide des
dinosaures à la faveur des mammifères. Grâce à cette crise, les mammifères ne seront plus
dominés et pourront se diversifier.
II- Problématique :
Comment la crise biologique Crétacé –Paléocène a-t-elle affecté le groupe des archosaures ?
III- Hypothèses :
- la crise biologique Crétacé –Paléocène a fait disparaitre un grand nombre d’espèces.
- La crise Crétacé-Paléocène a permis l’apparition d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux.
IV-Durée de l'extinction :
-La période de temps sur laquelle s'est déroulée l'extinction fait l'objet de controverses, car
certaines théories de la cause de l'extinction exigent une extinction rapide sur une période
relativement courte (de quelques années à quelques milliers d'années) tandis que d'autres
nécessitent de plus longues périodes.
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-La plus part des espèces de dinosaures et les ptérosaures ont disparu à la fin du Crétacé. Les
crocodiliens se maintiennent pour la plus part. Quant aux oiseaux, seuls quelques espèces
franchisent ce cap.
V-Après la crise les espèces d’archosaures survivantes se diversifient :
-L’observation des espèces actuelles et fossiles d’archosaures permet d’établir des liens de
parenté entre ces animaux : c’est liens peuvent se représenter sous la forme d’un arbre
phylogénétique (Figure A) Page 99.
La crise Crétacé-Paléocène a permis le maintien de certaines espèces (Les crocodiles …) Et
l’apparition d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux.
Unité 4 : la crise biologique de fin du crétacé : un événement planétaire.
I-Introduction :
De nombreux indices montrent que tous les groupes d’êtres vivants, dans tous les milieux, ont
pu être concernés par la crise de la fin du crétacé. C’est pourquoi des causes globales doivent
être envisagées pour expliquer cette crise.
II- Problématique :
Quels indices témoignent du caractère global de cette crise, et quelles ont pu en être les
causes ?
III-Hypothèses :
-Les microfossiles témoignent du caractère global de cette crise.
-La météorite est une cause majeure de la disparition des dinosaures.
IV- Des causes aux effets perceptibles en milieu océanique :
-La crise à la fin du crétacé a touché de nombreuses espèces, y compris en milieu
marin (Figure a) :
Figue a : Trilobite qui signifie trois lobes.
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-Les sédiments marins contiennent souvent des microfossiles, des foraminifères
planctoniques (Figure b) :
Figue b : Foraminifères de la Nouvelle Calédonie.
-Lors de la crise Crétacé-Paléocène, de nombreux groupes d’espèces survivantes occupent les
places laissées vides dans les écosystèmes par les espèces disparues et se diversifient : c’est
une radiation adaptative (Figures F) page 100.
V- Deux causes globales qui se complètent :
-Il y a 66 millions d'années, une météorite d'une dizaine de kilomètres s'écrasait dans le sud-
est du Mexique, formant un cratère complexe de 180 km de large.
Cet impact cataclysmique a projeté dans le ciel des milliards de tonnes de roches qui se sont
enflammées en retombant vers le sol sous l'effet des frottements de l'air. Cette pluie ardente
s'est abattue sur l'intégralité du globe, déclenchant des incendies sur tous les continents.
Les secousses sismiques engendrées par le choc se sont propagées sur tout le globe,
déstabilisant le sous-sol et déclenchant des éruptions exceptionnelles. Des milliards de tonnes
de suies et de particules, provenant à la fois des incendies, des éruptions volcaniques et de
l'impact lui-même, sont ainsi restées en suspension dans la haute atmosphère, bloquant le
rayonnement solaire.
La température au sol a alors chuté de plus de 15°C! En haute altitude, les mêmes particules
ont au contraire piégé et diffusé la chaleur, provoquant la destruction pure et simple de la
couche d'ozone qui protégeait les animaux des rayons ultraviolets délétères de notre étoile.
La Terre est brusquement devenue un enfer, en somme. La plupart des dinosaures, qui
dominaient alors le monde, n'y survivront pas.
Remarque : la crise Crétacé-Paléocène est qualifiée de 5ème crise biologique il y a -65 Ma.
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