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Comprendre les Finances Publiques en France

Droit

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Finances publiques

Introduction :
Présentation générale :

Le cœur de ce cours est le budget de départ de l’état et de ses


composantes c’est à dire quelles sont ses recettes (l’argent qu’il reçoit par
les impôts qu’on lui paye par ex) et ses dépenses ?

Autrement dit comment l’état gagne l’argent, le dépense ; soit quelles


règles juridiques gouvernent l’activité économique de l’état.

Les techniques mises en œuvre par l’état et ses composantes reflètent des
choix politiques et économiques : est-ce un état libéral ? Social ? ou qui
redistribue ?

Ces choix économiques témoignent du rôle de l’Etat dans la société, état


qui choisit qui doit supporter les dépenses de l’Etat (les riches ?) et où est
ce qu’on dépense le plus ? la santé ? éducation ? Sport…

Ex : taxe carbone fait augmenter prix essence et cette taxe avait pour but
de dissuader de prendre la voiture puisque essence est plus chère. Cette
taxe permet de financer la transition écologique mais taxe carbone ne
faisait qu’augmenter et a été un échec car manifs des gilets jaunes s’est
créée car c’était une charge en plus a payer pour tout le monde même
ceux qui ne roule pas forcement à l’essence. C’est le principe de pollueur-
payeur qui est mis en avant. En plus l’Etat reçoit l’argent de cette taxe et
s’il devait permettre le financement d’une transition écologique, ça n’a pas
été le cas car l’argent de ces taxes n’a pas été réutilisé correctement car
n’a pas été reversé dans les transports en commun par exemple.

1)Les finances publiques de l’État et d’autres personnes (ses


composantes). Quelles sont-elles ?

2 définitions de « Finances publiques » :

1A) définition classique :

Les finances publiques sont les finances des personnes morales de droit
public : l’Etat, les collectivités territoriales et de tous les organismes
publics tels que les organismes internationaux.

C’est une définition trop restrictive car on ne peut pas considérer


uniquement ces personnes publiques ; il y a d’autres personnes publiques
non prises en compte dans cette définition.

1
1B) Définition contemporaine :

Les finances publiques sont définies comme les finances des


administration publiques. Selon L’INSEE, les administrations publiques
sont des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire
des services non marchands (c’est-à-dire à des prix non rentable pour
l’état voire gratuit, par ex je paye 100 euros l’année à l’Université alors
qu’en vraie elle devrait couter 7 000) et d’effectuer des opérations de
distribution du revenu et des richesses nationales. Elles tirent la majeure
partie de leurs-ressources sur contribution obligatoire.

-administration centrale : état et organismes divers d’administration


centrale (ODAC)

-administrations publiques locales (APUL)

-Organisme divers d’administration locale (ODAL)

-Administration ou sécurité sociale

Exemple d’un établissement publique administratif : CAF

Cette définition est plus utilisée car elle prend en compte les différentes
administrations publiques.

C’est à cette définition que se réfèrent les principaux textes


internationaux, européens et nationaux.

Au niveau international : C’est l’état des finances des administrations


publiques qui est pris en comte par le FMI pour mesurer le respect des
engagements budgétaires pris par les pays membres de l’UE

Le FMI vérifie les dettes des états pour ne pas qu’ils aient trop de dettes
comme la Grèce en 2008 qui avait trop de dettes. Pour cela il regarde
l’Etat des administrations publiques de l’État interne.

Au niveau européen : le principe d’interdiction des déficits publics


excessifs pour les états membres concerne les finances des
administrations publiques (traité mars 2012 : traité sur la stabilité, la
coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et
monétaire.)

Au niveau national : les lois de programmation des finances publiques


s’inscrivent depuis 2008 dans un objectif d’équilibre des comptes des
administrations publiques (art 47-2 de la constitution : les comptes des
administrations publiques doivent être réguliers et sincères.)

2) L’évolution des conceptions relatives aux finances publiques

2A) La conception libérale : les finances publiques classiques :

2
Pendant l’ancien régime : la dépense commande la recette. Fort
endettement et omnipotence du souverain dans la levée de l’impôt.

Pendant la Révolution française : principe de consentement à l’impôt et


aspirations à maitriser les dépenses de l’État (réaction à l’Ancien Régime).

Pendant restauration (1814-1914) : Apparition des principes budgétaires,


l’état se voit imposer des règles de contrôle budgétaire. On est dans un
contexte institutionnel qui est l’âge d’or du parlementarisme, et on
considère que la démocratie vient du parlement. Cela signifie que la
preuve que l’on est dans une démocratie c’est que c’est au parlement
d’approuver le budget. On est dans un contexte idéologique qui est le
libéralisme (qui prône l’affirmation de la propriété privée, c’est du droit
négatif car l’Etat nous protège en tant que propriétaire, soit l’Etat est
gendarme car il contrôle mais il n’intervient pas si propriétaire n’en a pas
besoin). L’état laisse tranquille chaque acteur économique et n’a pas de
rôle à jouer dans l’économie et il laisse les acteurs économiques agir entre
eux ; il ne les aide pas, ne les empêche pas … (c’est le libéralisme). On va
donc limiter les dépenses de l’Etat gendarme aux fonctions régaliennes
(pour se limiter à assurer la sécurité extérieur, intérieur et rendre la
justice). L’état est gendarmes car il limite ses interventions à la protection
extérieur (armée) et intérieur (police etc.). Désormais la levée de l’impôt
sert à faire fonctionner les fonctions primitives de l’Etat comme la police
etc. On veut un budget neutre, limité et équilibré. Bref l’état n’intervient
pas dans l’économie même si c’est pour sauver une entreprise ; c’est le
libre arbitre.

2B) La conception interventionniste : les finances publiques modernes :

Le contexte institutionnel est le déclin du parlementarisme et montée en


puissance du pouvoir exécutif qui va arriver à son apogée avec la
constitution actuelle de 1958 qui met fin au régime parlementaire. Il va y
avoir des crises successives qui conduisent à favoriser l’intervention
gouvernementale. Les gouvernements acquièrent la maitrise des décisions
en matière de finances publiques. Désormais, le parlement a un rôle
important dans les décisions budgétaires, ce qui n’était pas le cas avant.
En France, la décentralisation donne une autonomie financière importante
aux collectivités territoriales, donc il y a une certaine importance donnée
aux finances locales.

Le contexte idéologique de l’époque moderne est l’interventionnisme. Il y


a une naissance conjoncturelle avec des guerres successives et des crises
économiques comme le krach boursier de 1929. Il y a une influence du
keynésianisme sur le plan de la théorie économique. Keynes prône
l’opportunité de l’intervention de l’état dans les périodes de difficultés
économiques. Avant le krach boursier état n’intervenait pas dans
3
l’économie et les entreprises n’avaient pas besoin d’aide de l’Etat pour
fonctionner. Finalement Keynes arrive à prouver que si l’Etat n’intervient
pas dans les périodes de crises pour aider les entreprises, tout va
s’effondrer, et quand l’Etat intervient dans ce moment de difficultés en
mettant en œuvre les « effets multiplicateur de l’investissement »
(mécanisme par lesquels une hausse d’une variable économique comme
la dépense publique ou le niveau d’emploi permet la hausse rentable
d’une autre variable comme l’investissement ou la croissance). C’est donc
une politique de relance qui est mise en place dans lequel l’Etat est un
état providence, soit l’Etat aide pendant les crises et joue également un
rôle direct dans l’économie.

Après la seconde guerre mondiale, il y a reconstruction pays et il y a un


élargissement des missions de l’État : éducation, infrastructures,
logements, redistribution sociale et environnement. L’État est passé de
l’Etat gendarme à l’Etat providentiel. L’Etat va se servir de l’argent qu’il
reçoit pour contribuer à des services. Il y a la naissance des finances
sociales et la création des impôts modernes (impôt sur revenue, TVA,
CSG). La logique qu’on a aujourd’hui au niveau des impôts vient de là. Ce
sont ces impôts qui financent tous types de services même ceux que l’on
n’utilise pas forcément mais qui aide à faire évoluer la société. Avant l’Etat
était hors du marché et désormais il en fait partie et peut mener une
politique grâce à son budget. Vu qu’il y a une diversification des missions
de l’Etat (création écoles, logements, redressement entreprises,
reconstruction pays…), il y a donc une augmentation des dépenses
publiques et le budget de l’Etat à cette époque ne sera donc ni neutre, ni
limité, ni équilibré et on voit apparaitre les premières dettes.

2C) La conception néolibérale : les finances publiques contemporaines

L’épanouissement de l’Etat providence est de 1945 à 1970 (30


glorieuses) :

De 1973 à 1979, il y a une crise pétrolière qui va remettre en cause cette


vision de l’Etat providence. Le contexte institutionnel est la volonté
émergente de relativiser la primauté du pouvoir exécutif sur le pouvoir
législatif et il y a la remise en cause de la pertinence de l’Etat providence
et des théories interventionnistes.

A partir des années 1970 : crises pétrolières et financières qui remettent


en causes les thèses keynésiennes : le chômage augmente malgré les

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politiques de relance. Bien que l’Etat finance les entreprises etc., il y a une
augmentation du chômage et de la précarité. La politique de relance ne
fonctionne plus.

Cet échec de la politique de relance donne naissance au néolibéralisme.

Il y a une adaptation des théories libérales aux problématiques


contemporaines : l’Etat doit intervenir dans le sens des impératifs, au
service des marchés (le marché régule, l’Etat accompagne). Il y a une
apparition de politiques d’austérité en décidant de couper les aides et
réduire les dépenses pour calmer la dette (ex : diminution aides sociales
comme par ex calmer les aides aux logements pour étudiants). Il faut
moins dépenser mais toujours dépenser quand c’est nécessaire dans les
grosses crises.

2008 : crise financière qui démarre aux états unis mais vu que les banques
sont mondialisées ça finit par nous toucher. Et en gros vu que les banques
ont trop prêtées elles n’ont plus d’argent elles sont en faillites. On
applique donc le néolibéralisme. On aide les entreprises qui vont limiter le
chômage et permettre un maintien de la consommation.

Le contexte économique est la montée du néolibéralisme. Le contexte


politique des finances publiques contemporaines est le renforcement du
pouvoir de l’UE qui va atteindre son apogée en matière économique avec
les règles de discipline budgétaire qui vont être mises en place.

Conséquences du néolibéralisme sur les finances publiques :

-Réduction et réorientation du pouvoir budgétaire de l’Etat au niveau des


recettes : réduction de la pression fiscale, emprunt sur les marchés
financiers sans perturber le marché économique (emprunter
différemment). Au niveau des dépenses on va essayer d’atteindre
l’équilibre mais ça va être un échec, on va diminuer les dépenses.

Mais dans la réalité, ces principes sont difficilement appliqués : le montant


de la dette atteint des niveaux historiques et les taux de prélèvements
obligatoires sont trop élevés.

Causes : crise sanitaire du covid en 2020 et crise environnementale qui


font jouer un rôle central a l’intervention étatique et nécessitent un fort
investissement financier.

Si certaines crises comme celle du covid sont conjoncturelles, d’autres


problématiques comme le réchauffement climatique ou le vieillissement
de la population sont structurelles : elles impliquent l’augmentation des
dépenses sur le long terme (ex : financement des retraites). C’est pourquoi
les principes néolibéraux sont aujourd’hui remis en causes.

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Conclusion (de l’intro) :

Les finances publiques sont une matière à 3 types d’enjeux :

-Enjeux juridique

-enjeux sociaux

- enjeux économiques

Séance 2

Partie 1 : le cadre matériel des finances


publiques
Quelles sont les règles fondamentales qui gouvernent les finances
publiques ?

Qu’est-ce que ces règles-de droit positif-nous apprennent sur le rôle de


l’état dans la société contemporaine ?

Les finances publiques sont très influencées par la vision néolibérale.


Aujourd’hui, on est dans une conception majoritairement néolibérale (état
a une conception libérale de l’économie, c’est à dire que l’état laisse faire
l’économie mais quand il y a une crise, l’Etat aide les entreprises.)

A- L’influence du droit supranational (international)

A.1- Le droit international

Les états sont les sujets primaires du droit international et vont créer du
droit en signant des traités (convention bilatérale c’est-à-dire entre 2
états). Ces traités vont engager nécessairement ces 2 états. Il y a un
certain nombre de traités (convention multilatéral) qui vont permettre
d’engager plusieurs états. Certaines fois, sur ces traités, on va créer des
organisations internationales. Certaines organisations internationales ont
une vocation financière, généralement ONU, une dimension qui peut être
universel et certaines autres organisations ont une organisation régionale
(concernant une région). Ces organisations, une fois qu’elles ont été
constituées vont devenir des sujets de droit international, elles ont une
personnalité juridique qui va leur permettre d’être partie à d’autres traites.
On va aussi les qualifier de sujet de droit dérivé.

D’un point de vue financier, va voir que la plupart des organisations


internationales qui agissent dans le domaine financier ont une vocation de
6
conseil ou de surveillance, il a très peu au niveau international, de normes
contraignantes produites. Elles vont produire des codes de bonne
conduite. Le droit qui est plus contraignant est celui qui est issu des
conventions bilatérales.

Ces organisations internationales financières sont importantes. Au regard


de la crise financière de 2008, il était nécessaire que l’ensemble des états
conserve des finances publiques saines tout en poursuivant une politique
économique conforme aux exigences internationales= libéralisme.

Organisation mondiale du commerce : but de promouvoir le libéralisme au


niveau international.

Crise de 2008 est une crise banquière qui accorde des crédits immobiliers
sans vraiment s’assurer de la solvabilité de ses ménages. Cependant, ces
empreints sont accordés par les banques avec des taux d’intérêts
(j’empreinte 100 000 et je rends en tout 120 000 après 10 ans) variables,
c’est à dire qui peut augmenter en fonction de certains accords financiers.
Et c’est ce qui va se passer, donc les ménages ne vont plus pouvoir
rembourser donc ils se mettent a vendre leur maison mais vu que tout le
monde met en vente en même temps bah soit ils arrivent pas a vendre
soit ils vendent en perdant de l’argent. Les banques ne peuvent donc plus
se financer et sont en faillites. C’est pour cela qu’on dit que c’est une crise
économique. Vu que les banques sont interconnectées, alors ces banques
américaines vont causer la faillite des autres banques internationales et
cette crise va donc se diffuser a l’ensemble du monde. Ex : En Islande,
tout allait très bien, les finances publiques étaient saines. La faillite des
banques américaines va provoquer la faillite de 3 grandes banques
islandaise. La banque centrale ne peut pas renflouer les caisses de ses
banques privées. La plupart des états vont injecter de l’argent dans ces
banques, elle va les nationaliser et se trouver endettée. Pour faire face a
ce surendettement, le FMI va lui prêter de l’argent. Cette crise financière
va se transformer en crise économique, ce qui va influencer la société.
Donc cette crise commence par la faillite des banques américaines vont
même mettre en crise l’Islande. Les taux d’intérêts en France sont fixe,
donc moins risquée même si elle n’a pas pu éviter la crise.

Pour éviter ce genre de problème, les organisations internationales


financières vont opérer ue surveillance des finances des états. Dans
certains cas, ils vont intervenir directement pour prêter aux états qui sont
en situation de surendettement.

Les rôles des organisation internationales financières :

-surveillance

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- standardisation : établissement de normes standards et codes de bonne
conduite.

-Développement de la coopération économique entre états

Le FMI gère la standardisation et va sur les comptes des états, va faire en


sorte que les états ne trouvent pas dans des situation graves. Il va aussi
jouer un rôle de conseiller des états pour leur donner des directives
(réduire les déficits). Il y aussi des orientations de bonnes conduites mais
si ce n’est pas respecté, il n’y a pas de sanction juridique. Les états
empruntent souvent a des agents privés et si les états ne respectent pas
les préconisations internationales, alors ils ne pourront plus emprunter a
des taux prohibitif. Le FMI va pouvoir prêter aux états de manière
préventive (avant la catastrophe) et curative (pendant la cata comme
Islande crise 2008).

L’OCDE va servir de plateforme de négociation, réunir les chefs d’état pour


négocier des conventions bilatérales ou multilatérales, pour unifier les
règles financières de tous les états. Depuis le 1 er janvier 2024, dans l’UE,
on a intégré les conditions du traité sur les impôts mondiaux sur
multinationales. Son principe est qu’il taxe les bénéfices des entreprises à
hauteur de 15 pourcents minimum. Lun des effets de la mondialisation au
niveau des entreprises, elles vont s’implanter dans des pays ou elles vont
payer le moins de taxes possible et donc le problème pour les états c’est
que ces entreprises s’en vont ça leur fait des ressources. Pour éviter ce
phénomène, l’OCDE a proposé d’harmoniser l’imposition des
multinationales. Dans les 140 pays signataires, les états ont imposer les
entreprises a hauteur de 15 pourcent.

L’INTOSAI (organisation internationale des institutions supérieurs de


contrôle des finances publiques) est une ONG qui est chargée d’évaluer la
bonne gouvernance des finances des administrations publiques. Elle va
avoir cette fonction de surveillance et de contrôle.

C’est un droit plutôt souple qui vise a conseiller et établir des normes
communes sans que les états ne soient obligés de les respecter.

A-2 le droit européen

La différence entre l’UE et les autres organisations internationales, l’UE est


plus encadrée, plus intégré juridiquement, elle est plus contraignante pour
les états qui en sont membres. Les états membres qd ils rentrent dans
l’UE, vont abandonner un certain nombre de leurs compétences qui va
être exercer par les instances de l’UE. Le droit international fait peser une
contrainte sur le droit national puisque l’état va signer un traité avec un
autre traité qu’ils vont ensuite ratifier, et une fois ratifié, ils rentrent dans

8
notre droit national et s’impose de façon supranationale. Les états
reposent sur un certain nombre de compétences :

- Des compétences exclusives de l’UE


- Des compétences partagées
- Des compétences que les états gardent comme les compétences
régaliennes

Les instances européennes vont produire des dérives ou des règlements.


La différence est que les règlements qui sont émis par les instances
européennes sont appliquées directement sur le droit national.

En revanche les directives nécessitent une transposition, cad que pour


qu’il soit valable dans l’ordre juridique national, il faut une action de la
part des états membres. Les directives sont le conseil constitutionnel,
considère que l’État a une obligation de transposer les directives.

Le droit de l’union européenne est plus intégré, la France a perdu la


maitrise de la décision. En France il y a certaines traites qui ont été signes
mais pas ratifiés. Ex : Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce
droit européen est particulièrement contraignant par rapport au droit
international, plus en matière financière du fait de l’union économique et
monétaire du fait de la monnaie unique.

En matière économique, le droit de l’UE aura une très forte influence sur
nos finances.

C’est le principe de transfert de compétences qui fait perdre une partie de


leurs pouvoirs décisionnels aux états membres.

-Traité de Maastricht, 1992 : L’objectif est de soutenir une croissance


durable et cohérente grâce a des mesures d’harmonisation, le but quand
on a créé l’UE est de faire collaborer pour éviter une nouvelle guerre mais
aussi de faciliter les échanges commerciaux entre les états membres. Il y
a aussi une volonté de peser à l’international. Cela va passer par le
marché unique (abolition des droits de douane entre les états). L’avantage
de la monnaie unique est de faciliter les échanges et de supprimer le taux
de change et vu qu’il n’y aura plus de taux de change vu que tout le
monde a la même monnaie alors tout le monde est sur un pied d’égalité.

Mais la monnaie unique va causer des soucis en termes de finances


publiques quand les états se retrouvent en crise économiques. La crise des
dettes souveraines est consécutive a la crise financière et les états comme
la Grèce vont se retrouver avec un déficit très important mais qui n’est pas
le résultat que de la crise financière. Les états se sont plus endettés
depuis les années 2000 du fait du ralentissement de la croissance
économique (la Grèce cache ses résultats). En octobre 2009, il y a un

9
nouveau gouvernement en Grèce qui dit qu’il y a un endettement a 126
pourcents du PIB de la Grèce. Pour rembourser cette dette, une idée de
sortir de la zone euro émerge. La monnaie a une valeur par rapport aux
autres monnaies. Un état dévalue sa monnaie, la rend peu compétitive par
rapport à une autre pour relancer son économie. Cette dévaluation va
insister aux exportations. Ces politiques de dévaluations sont considérées
par certains économistes comme une solution quand on est en crise.

Cette union économique et monétaire va demander aux états un caractère


soutenable de la situation des finances publiques. Juridiquement, cette
obligation de finance publique va se traduire par le pacte de stabilité de
croissance (PCS) et le traité sur la stabilité, la coordination et la
gouvernance au sein de l’UEM (TSCG).

Plusieurs acteurs interviennent dans le cadre du PCS.

-Le conseil européen est constitué des chefs d’états des membres de l’UE

-Le conseil de l’union européenne est constitué des ministres nationaux de


chaque pays membre de l’UE. Quand on parle de « conseil » tout court,
c’est toujours le conseil de l’union européenne. Il négocie et adopte la
législation de l’UE. Il est le représentant de chaque état membre de l’UE
au niveau ministériel regroupés par un domaine politique.

-le conseil de l’Europe ne fait pas partie de l’UE et résulte d’un accord
inter-gouvernemental entre états qui sont en Europe au niveau
géographique (états qui ne font pas partie de l’UE).

-Le PCS est formé par le conseil européen du 17 juin 1997 par 2
REGLEMENTS DU 7 juillets 1997. Il a été révisé le 23 mars 2005. Ce PCS
(pacte de stabilité et de croissance) pose un principe : les états doivent
maintenir leur déficit en dessous de 3 pourcents du PIB et leur dette a un
niveau inférieur ou égal à 60 pourcents de leur PIB.

Il y a un volet préventif : surveillance qui permet a l’UE et au conseil


de vérifier l’état des finances publiques et ce qi fait peser certaines
obligations sur les états membres. Les états sont obligés de rendre des
comptes a l’UE en fournissant des bilans et des projections sous la forme
du « programme triennal de stabilité ». Il (ce pacte) va définir un certain
nombre de critères qui s’impose aux états membres pour assainir leurs
finances publiques. Dans le cadre de ce programme triennal, chaque état
membre transmet un programme de stabilité a la commission européenne.
Il présente l’évaluation des finances publiques passées, de l’année en
cours et au moins les 3 années suivantes. Cette trajectoire des finances
publiques s’appuie sur des projections macro-économiques. Les
projections macro-économiques ont pour objectif d’anticiper et
comprendre l’Etat général de la croissance économique a venir. Elle donne
10
des informations sur l’évolution de l’inflation, des salaires, du chômage,
des échanges commerciaux et de l’évolution de la croissance économique.
C’est donc transmis chaque année a la commission et le conseil va
émettre un avis et éventuellement des recommandations sur les grandes
lignes de ce programme.

Au niveau des projections, on a un déficit public pour 2024 qui est estimé
à – 5,1 pourcents du PIB et on prévoit de passer sous le seuil de 3
pourcents du PIB d’ici 2027.

Il y a un volet répressif (ou correctif) : L’objectif est de prévenir


l’apparition de déficits excessifs des administrations publiques et sils se
produisent, d’encourager leur correction rapide sur la base des
programmes de stabilité des états membres. Procédure de déficit
excessif : déficit supérieur au seuil de l’UE : il y aura une mise en demeure
des institutions européennes de rectifier le tir. S’il n’arrive pas à réduire
son déficit, des sanctions financières, des sanctions financières seront
mises en place. Cependant, elles n’ont jamais été mise en place. Selon le
PSC, les états doivent réduire leur dette de 1pourcent par an si elles
dépassent les 90 pourcents du PIB, ils doivent également réduire leur
dette de 0,5 pourcent par an si la dette se situe entre 60 et 90 pourcents
du PIB. Ils ne sont pas contraints e ramener leur dette a mois de 60
pourcents du PIB a la fin de la procédure mais les états doivent suivre une
trajectoire descendante plausible.

Il y a eu une reforme le 23 avril 2024 de ce pacte de stabilité et de


croissance, adoptée par le parlement européen. Désormais, le plan
budgétaire et structurel national de moyen terme 4 à 5 ans devra être
élaboré par les états membres. Chaque année ils devront déposer un
rapport d’étapes sur les objectifs prévus par le plan. A partir de
maintenant, les états membres en situation de déficit excessif devront
établir ces plans sur la base d’une trajectoire de référence qui leur sera
communiqué par la commission.

Ex : le 26 juillet 2024, la commission européenne a annoncé placer la


France en procédure de déficit excessif.

La France devra présenter d’ici septembre un plan présentant les


trajectoires des finances publiques, les réformes engagées pour y arriver
et les économies qu’elles doivent permettre de dégager. A parti de
novembre, la commission devra émettre un avis sur la procédure de déficit
de la France.

Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance du 2mars 2012


a pour particularité qu’il fonctionne selon les règles du droit international
et non pas du droit de l’UE alors que ce sont les pays membres du l’UE qui

11
l’ont signé. Cela fonctionne seulement en fonction des règles du droit
international. Ce traité pose une règle d’or : la situation budgétaire des
administrations publiques des parties contractantes est en déséquilibre ou
en excédent. Il considère que cette règle d’or est respectée si le déficit
structurel de l’Etat reste inferieur a 0.5 pourcent de son PIB.

-Décision du 9 aout 2012 : on demande au conseil constitutionnel si on a


besoin d’une révision de la constitution et e conseil constitutionnel a
estimé qu’elle n’exige pas de révision de la constitution mais nécessite
une mise en place de procédure de surveillance.

Le haut conseil des finances publiques a été crée pour la mise en place de
procédure e surveillance à la suite de la décision du droit constitutionnel
du 9 aout 2012. Il est créé par une loi organique de 2012 et est plus
indépendant.

Partie 2 : le cadre organique des finances publiques

Répartition du pouvoir fiscal au niveau national (entre le législatif, exécutif


et le judiciaire : le budget et aussi entre les collectivités territoriales)

Répartition du pouvoir au niveau international

Partie 3 : une synthèse par l’illustration : la fiscalité environnementale.

Surtout sur l’environnement

12

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