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Positions relatives entre droites et cercles

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Exposé 35 : Le cercle.

Positions relatives d’une droite et d’un


cercle, de deux cercles. Point de vue géométrique et point de vue
analytique. Lien entre les deux points de vue.

Prérequis1 : -Produit scalaire


-Projection orthogonale
-Théorème de pythagore, distance, inégalité triangulaire
-Equation cartésienne d’une droite


Cadre : (P, P ) plan affine Euclidien

1 Généralités
1.1 Définitions-Propositions
Définitions (Cercle) : on appelle cercle de centre Ω ∈ P et de rayon R ∈ R∗+ l’ensemble
C(Ω, R) = {M ∈ P, ΩM = R}
On dit que M ∈ P est à l’intérieur de C(Ω, R) si M Ω < R
On dit que M ∈ P est à l’extérieur de C(Ω, R) si M Ω > R
Deux cercles sont dits concentriques s’ils admettent le même centre.

Définition : Soient C(Ω, A). Si A, B ∈ C, et si Ω ∈ [AB], alors [AB] est un diamètre du cercle.

Proposition 1 :
(i) Ω est centre de symétrie de C(Ω, R).
(ii) Une droite du plan est axe de symétrie de C ⇔ cette droite passe par Ω
(iii) Par trois points A, B, C ∈ P non confondus et non alignés, il passe un unique cercle, appelé “cercle
concourant à A, B, C”.
n −−→ −−→ −→o AB
Proposition : l’ensemble M ∈ P, M A.M B = 0 est le cercle de centre Ω = m[AB], et de rayon
2
−−→ −−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −→
preuve : soit Ω = m [AB]. Alors : M A.M B=(M Ω + ΩA).(M Ω + ΩB) = (M Ω − ΩB).(M Ω + ΩB)
−−→ −−→
= M Ω2 − ΩB 2 donc M A.M B = 0 ⇔ ΩM = ΩB.

remarque : il est à noter que la proposition est une autre définition possible du cercle (par son diamètre).

1.2 Equation cartésienne du cercle



→ − →
Théorème : soit C(Ω, R) le cercle de centre Ω(a, b) dans un repère orthonormé (O, i , j ), et de rayon
R. Une équation cartésienne du cercle dans ce repère s’écrit : x2 + y 2 − 2ax − 2by + c = 0, avec
c = a2 + b 2 − R 2
Inversement, soit l’ensemble Γ := M (x, y) ∈ P, x2 + y 2 − 2ax − 2by + c = 0 Alors :


1. Γ =ø si c > a2 + b2
2. Γ = {M (a, b)} si c = a2 + b2

3. Γ = C(Ω, R), avec Ω(a, b) et R = a2 + b2 − c si c < a2 + b2
1 L’exposé a été présenté à Bordeaux(1) en octobre 2004 par Armelle, corrigée par M.P. En italique : juste des petites

remarques, infos etc, pour bien comprendre. Totalement inutile à l’oral bien sûr. Tapée par Gwendal, réalisé avec LATEX.
Mise à jour le 12/05/2007.

1
preuve : soit C(Ω, R). Alors M (x, y) ∈ C(Ω, R) ⇔ ΩM 2 − R2 = 0 ⇔ (x − a)2 + (y − b)2 = R2 ⇔
x2 +y 2 − 2ax − 2by + c = 0 avec c = a2 + b2 − R2 . Réciproquement :
Γ = M (x, y) ∈ P, x2 + y 2 − 2ax − 2by + c = 0 = M (x, y) ∈ P, (x − a)2 + (y − b)2 = −c + a2 + b2 ,
donc si Ω(a, b), M (x, y) et c < a2 + b2 , alors ΩM 2 = (x − a)2 + (y − b)2 =−c + a2 + b2 = cste > 0, d’où le
résultat.

2 Position relative entre une droite et un cercle


Soit C(Ω, R), ∆ ∈ P

Proposition 2 :
-si d(Ω, ∆) > R alors ∆ ∩ C = ø, ∆ est extérieur à C
-si d(Ω, ∆) < R alors ∆ ∩ C = {A, B}), ∆ et C sont sécants.
-si d(Ω, ∆) = R, alors ∆ ∩ C = {M }

M’
H
H
H

M M
O O O

preuve (géométrique) : supposons qu’il existe M ∈ C ∩ ∆. En notant d = d(Ω, ∆) et H = proj⊥,· (Ω),


on a : ΩM 2 = R2 = d2 + HM 2 d’où HM 2 = R2 − d2 ≥ 0 d’où (R − d)(R + d) ≥ 0
-Si R < d alors comme (R − d) < 0 or (R − d)(R + d) ≥ 0 (contradiction), d’où C ∩ ∆ =ø
-Si R = d alors HM 2 =√0 d’où H = M (H unique,√ donc M unique), d’où C ∩ ∆ = {H} = {M }
-Si R > d alors HM = R2 − d2 (et pas HM = − R2 − d2 car il s’agit ici de distances). √ Soit
M ′ = s(ΩH) (M ), alors M ′ ∈ C (car s isométrie, donc ΩH = ΩH ′ ), d’où HM = HM ′ = R2 − d2
(théorème de pythagore). Donc C ∩ ∆ = {M, M ′ }.

→ −→ − → −
−→
(preuve analytique) Soit le repère (Ω, i , j ), i = ΩH−
−→ . M (x, y), H(d, 0), Ω(0, 0), ∆ : x = d. Alors
kΩHk
2 2 2 2

M ∈ C√∩ ∆ ⇒ (x + y = R√ et x = d) ⇐⇒ (y = ± R2 − x2 et x = d) d’où les deux points
M (d, R2 − x2 ) et M (d, − R2 − x2 ).

Définition : si d(Ω, ∆) = R (ie ∆ ∩ P = {M }), ∆ est appelée droite tangent à C passant par M.

3 Position relative de deux cercles


Théorème (Inégalité triangulaire) : Etant donnés trois réels positifs a, b, c, alors :
il existe un triangle dont les segments des côtés sont de longueurs a,b et c ⇐⇒ |b − c| ≤ a ≤ b + c.

remarques :
(i) Si les inégalités sont strictes, il existe exactement deux triangles symétriques par rapport à [AB]
(ii) Si une de ces inégalités est une égalité, il existe un unique triangle : c’est un triangle plat.

3.1 Cercles concentriques


Proposition 3 : soient C(O, R), C ′ (O, r)
-si R = r, C ∩ C ′ = C = C ′
-si R 6= r, C ∩ C ′ =ø

2
3.2 Cercles non-concentriques
Soient C(O, R), C ′ (O′ , r), d = d(O, O′ )

Condition C ∩ C′ Remarques Dessin

O O’

|R − r| < d < R + r 2 points les deux points sont symétriques


par rapport à OO′

d = |R − r| ou d = R + r 1 point C et C ′ sont tangents (tangents


intérieurs ou extérieurs)

d < |R − r| ou d > R + r ø C extérieur (ou intérieur) à C



→ − →
preuve (preuve analytique) : soit C(O, R), C ′ (O′ , r) (avec O 6= O′ , donc d 6= 0), le repère (O, i , j ),

→ −−→
OO′ 2 2 2 ′ 2 2 2
i = −− −−→ , C : x + y = R , C : (x − d) + y = r
kOO′ k
 2
x2 + y 2 = R2 x2 = R2 − y 2 x + y 2 = R2
 

M ∈ C ∩ C ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ 2 2 2
(x − d)2 + y 2 = r2 x2 − 2dx + d2 + y 2 = r2 x = R −r2d +d
x2 + y 2 = R2

M ∈ C ∩ C ′ ⇐⇒
4d y = (4d2 R2 ) − (R2 − r2 + d2 )2
2 2

x2 + y 2 = R2
(

M ∈ C ∩ C ⇐⇒ 1
y 2 = 2 (2dR − R2 + r2 − d2 )(2dR + R2 − r2 + d2 )
4d
x2 + y 2 = R2
(
′ 1
M ∈ C ∩ C ⇐⇒
y 2 = 2 (R + d − r)(R + d + r)(r − R + d)(R − d + r)
4d
-Si R ≥ r, alors R + d + r > 0 et R + d − r > 0 (faire le même raisonnement si r ≥ R)
donc ce système a une solution en y ⇔ (r − d + R)(r + d − R) ≥ 0 (1)
(1) ⇔ (r − d + R ≥ 0 et r + d − R ≥ 0) ou (r − d + R ≤ 0 et r + d − R ≤ 0)
(1)⇔ (R − r ≤ d ≤ R + r) ou (R + r ≤ d ≤ R − r, ce qui amène à une contradiction)
(1)⇔ R − r ≤ d ≤ R + r
Le même raisonnement pour R ≤ r nous donne une solution en y si r − R ≤ d ≤ R + r, d’où :

M ∈ C ∩ C ′ ⇐⇒ |R − r| ≤ d ≤ R + r

Ainsi :
.Si |R − r| < d < R + r, le système a deux solutions distinctes (on trouve deux points M et M ′ de même
abscisse
.Si d < |R − r| ou si d > R + r, le système n’a pas de solutions.
.Si d = |R − r| et R > r ie d = R − r, on a : y 2 = 0 d’où y = 0 et x = R. Donc le système a une unique
solution M (R, 0).

d 0 |R − r| R+r
(R + d − r)(R + d + r)(r − R + d)(r + d − R) − 0 + 0 −
nombre de solutions 0 1 2 1 0

preuve (preuve géométrique) : soit OM = R, O′ M = r et OO′ = d.


Supposons qu’il existe un point M ∈ C ∩ C ′ . Par l’inégalité sur OO′ M (d’après le théorème précédent),
on a : |R − r| ≤ d ≤ R + r (donc par contraposé, si d < |R − r|, C ∩ C ′ =ø). De plus, d’après le théorème

3
précédent, si ces inégalités sont strictes, il y a deux triangles OM O′ et OM ′ O′ (donc C ∩ C ′ = {M, M ′ })
et si d = R − d et d = R + r alors il y a un seul triangle OM O′ (donc C ∩ C ′ = {M }).

M
R r

O O’

M’

4 Compléments
Remarque : dans la preuve analytique, on n’a pas besoin du théorème précédent. Il est par contre
nécessaire dans la preuve géométrique.

4.1 Preuves
preuve (Proposition 1) : (i) soit A ∈ C(Ω, R), donc ΩA = R. Soit A′ = sΩ (A) ; or la symétrie centrale
est une isométrie, donc ΩA = sΩ (Ω)sΩ (A)=ΩA′ , donc A′ ∈ C(Ω, R) et C(Ω, R) ⊃ sΩ (C(Ω, R)).
De plus sΩ est bijective, donc si A′ ∈ C(Ω, R), ∃!A ∈ C(Ω, R) tq. A′ = sΩ (A) (il suffit de prendre
A ∈ (A′ Ω) tq.Ω = m[AA′ ], bien existence de la construction, et unicité du point A), donc
C(Ω, R) ⊃ sΩ (C(Ω, R)).
(ii) (⇒) soit M ∈ C, s∆ : M → M ′ (donc M ′ ∈ C, car ∆ axe de symétrie du cercle), or Ω centre du
cercle, donc ΩM = ΩM ′ , donc Ω ∈ med[M M ′ ], donc Ω ∈ ∆.
(⇐) soit M ∈ C, s∆ : M → M ′ . Alors ΩM = R = ΩM ′ (car Ω ∈ med[M M ′ ]), donc M ′ ∈ C
(iii) existence : soit M l’intersection des médiatrices de (AB) et (AC) (existe car ABC triangle non
applati), donc M A = M B et M A = M C, d’où M B = M C ie M appartient à la médiatrice de (BC), et
A, B, C ∈ C(M, R).
unicité : soit M ′ centre d’un cercle passant par A, B et C. Alors M ′ A = M ′ B = M ′ C donc
M ′ ∈ med[AB], M ′ ∈ med[AC] et M ′ ∈ med[BC], donc M ′ intersection des médiatrices, donc
M′ = M.

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