PLAN DE TRAVAIL
Introduction générale
Chapitre I : Généralité et synthèse bibliographique
I. 1. Cadre général et local du secteur d’étude
1.1. Contexte géographique
La préfecture de Boké localisée entre 10°30’ et 11°45’ de la latitude nord, 13°45’ et 15° de la
longitude ouest, elle s’étend sur une superficie de 11.453 km2, elle est située au Nord-ouest de
la Guinée. Elle est limitée administrativement à l’Est et au Nord-est par la préfecture de
télimélé et de Gaoual, à l’Ouest par l’océan Atlantique et au sud par la préfecture de Boffa
(Diallo et al., 2010).
L'usine de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) est située au Sud-Ouest de
Kamsar, une ville côtière de la préfecture de Boké, se trouvant au nord-ouest de la Guinée,
près de la côte Atlantique, offrant un accès direct à la mer. Ce qui est stratégique pour les
opérations d'exportation. La région est caractérisée par un climat tropical, influençant les
opérations de production, notamment le séchage de la bauxite.
1.2. Contexte géologique
Les bauxites sont des roches résiduelles dans lesquelles des tris hydrates et des monohydrates
d’alumine sont prédominants, le plus souvent sous la forme de gibbsite, de boehmite et de
diaspore. Les bauxites constituent les principales sources d’aluminium. La bauxite est raffinée
par le procédé Bayer pour produire de l’oxyde d’aluminium, généralement appelé alumine.
L'alumine est principalement fondue pour produire de l’aluminium métal, mais elle a aussi de
nombreux autres usages industriels.
La bauxite est un important minerai d’aluminium, composé principalement d’Al, de Fe, de
Si, d’oxyde de Ti, et d’hydroxydes minéraux. Les minerais de bauxite sont habituellement
bruns-rouge, mais certains minerais purs peuvent être blancs ou beiges. Il existe deux types de
bauxite selon son origine : la bauxite latéritique et la bauxite karstique. La première est la plus
commune : elle représente 90 % des ressources mondiales et est issue de l’altération intense
de roches de surface. En géosciences, on distingue les bauxites latéritiques (silicatées) des
bauxites karstiques (carbonatées). Les bauxites latéritiques se sont formées par latéritisation
de différentes roches riches en silicates d’aluminium, comme les granits, les gneiss, les
basaltes, la syénite, les argiles et les schistes argileux. L’hydroxyde d’aluminium contenu
dans les gisements de bauxite latéritique est presque exclusivement de la gibbsite, et de la
boehmite dans certaines régions.
Dans la bauxite latéritique, le minéral est habituellement formé par l’altération de roches
alumineuses sous l’effet de phénomènes météorologiques exceptionnels dans un
environnement tropical où les conditions hydrologiques permettent la dissolution de la silice.
Cette altération a donné naissance à des gisements de gibbsite et de boehmite
économiquement importants, qui peuvent être exploités pour produire de l’alumine.
La guinée possède l’un des plus grands gisements de bauxite au monde, concentrée dans
des zones de plateaux. La bauxite guinéenne est riche en alumine mais sa teneur en eau varie
souvent en fonction des saisons, pouvant atteindre 12 à 13% en saison pluvieuse, influençant
ainsi la consommation d’énergie dans les fours sécheurs.
1.3. Contexte environnemental
Selon Soumah (2008), La préfecture de Boké constitue une liaison entre la Guinée maritime et
le Fouta montagneux représenté par trois zones topographique qui sont entre autre :
- La zone côtière ;
- La zone des collines ;
- La zone des plateaux.
Le relief est plus accidenté vers la partie Est de la préfecture que vers le littoral ou il se trouve
très peu exprimé.
La préfecture de Boké a un climat du type tropical, caractérisé par la haute température
annuelle (30-40°c) et l’alternance de deux saisons à savoir : une saison pluvieuse allant de
Mai à Octobre et une saison sèche de Novembre à Avril. La précipitation annuelle varie de
2500 à 3000mm par an. La mousson est le vent dominant dans cette région (Bah et al., 2010).
Le séchage de la bauxite à l'usine de Kamsar génère des émissions de CO₂. La réduction de
la consommation de fuel contribue à minimiser l'empreinte carbone de l'usine. L'entreprise
vise également la réduction de l'impact environnemental par des méthodes d'optimisation
énergétique.
1.4. Description du processus de production
La production commence par l'extraction de la bauxite brute à Sangaridi avec une taille
maximale de 1200mm, suivie de son transport à l'usine pour le concassage et le séchage. Le
séchage est crucial pour préparer la bauxite avant son expédition, mais consomme beaucoup
de fuel. L'optimisation de cette étape peut significativement réduire les coûts de production et
l'empreinte écologique.
L’usine de la CBG comprend essentiellement les processus de concassage et manutention, de
séchage, de chargement et expédition, de production d’énergie électrique et de stockage du
fuel.
1.4.1. Le processus de concassage et manutention
Ce processus est composé de deux atelier de concassage dont le premier comporte un
concasseur à cylindres dentés rotatifs, réduisant la taille des bocs du produit brut à 350mm et
les seconds deux concasseurs du même modèle qui réduisent les 350mm à 100mm.
Le produit concassé est stocké et repris par des Roue-pelles pour être soit envoyé à l’atelier de
séchage ou soit immédiatement au port s'il n’a pas besoin d’être séché ; c’est la manutention.
1.4.2. La description du processus de séchage
Le séchage est une suite d’actions où de moyens permettant de réduire le taux d’humidité
d’un produit, pour le rendre utile à son utilisateur.
L’atelier de séchage de l’usine de Kamsar se situe entre la station de concassage et
manutention, et celle du chargement et expédition.
Il comprend quatre sécheurs rotatifs, dont trois sont identiques (anciens fours), et se différent
du quatrième (nouveau four) de par leur capacité. Avec leurs équipements auxiliaires, les
anciens fours sont capables de sécher jusqu'à 900 tonnes par heures tandis que le quatrième
four a une capacité de 1200 tonnes par heure.
Le séchage comprend essentiellement :
1. L’alimentation des fours ;
2. La production des gaz chauds ;
3. Le séchage proprement dit ;
4. Et le dépoussiérage et évacuation des gaz.
a- L’alimentation des fours
C'est l’opération qui consiste à alimenter les trémies des fours du produit concassé, et à en
extraire ensuite à l'aide des extracteurs métalliques pour charger les fours. L’alimentation des
fours est assurée par trois convoyeurs :
- les convoyeurs C7 et C8 pour les anciens fours S1, S 2, S3;
- le convoyeur C080 pour le nouveau four S4.
b- La production des gaz chauds
C'est l’ensemble des opérations permettant la production de la flamme à partir du mélange de
combustible et comburant pour le séchage de la bauxite.
Les combustibles utilisés pour la production de la chaleur à l'usine de Kamsar sont le fuel et le
propane qui se trouvent stockés dans des tanks. La quantité d’air nécessaire pour créer et
maintenir la flamme est fournie par des ventilateurs.
c- Le séchage proprement dit
Le séchage de la bauxite se déroule dans sécheurs grâce à un échange thermique entre les gaz
chauds issus de la combustion et la bauxite.
La bauxite est soumise à un déplacement permanent avec la formation des rideaux de bauxites
par les cascadeurs, qui sont au nombre de quatre dans la virole : Cascadeurs plats, cascadeurs
spirales, cascadeurs angulaires 60° et cascadeurs angulaires 90° (B.M. Dokoré et al, 2011).
Le passage des gaz chauds à travers les rideaux de bauxites crée un échange thermique qui
favorise l’évaporation de l’eau contenue dans la bauxite.
La durée de rétention de la bauxite dans les fours sécheurs varie entre 18 à 20 minutes, en
fonction de la teneur d’eau. La bauxite ainsi séchée est à une température de 60 à 80 °C est
déchargée par cascade dans une trémie de 18 tonnes.
d- Le dépoussiérage et évacuation des gaz
Au cours du séchage de la bauxite, la poussière est générée dans la virole. Cette poussière est
récupérée par deux voies pour son traitement.
● La récupération de la poussière par voie sèche
C’est une opération qui consiste à récupérer les grosses particules de bauxite contenant dans
les gaz après le séchage. Elles sont récupérées à la sortie des viroles par des cyclones (six
cyclones par four).
Suite à une gravitation, ces particules frappent les parois des cyclones et tombent dans la
trémie sous cyclones. Une vis sans est installée en bas de la trémie pour extraire cette
poussière pour la micro granulation.
La micro granulation est un processus de traitement de la poussière en granules, avec une
humidité de 12 à 14%. Ces granules sont rajoutés au produit séché.
● Épuration ou dépoussiérage par voie humide
C’est une opération qui consiste à récupérer les fines particules de poussières contenues dans
les gaz, provenant des fours après les cyclones, en injectant une forte pression d’eau à
l’intérieur des venturis. L'eau injectée lave complètement la poussière et se jette dans les
séparateurs cycloniques. La boue est récupérée et envoyée dans le bassin de décantation par
des pompes.
Après la décantation, l’eau est renvoyée dans le bassin central et la boue est récupérée par un
système de dragage pour être séchée au soleil.
Après séchage dans les lits, la poussière est chargée dans des camions pour son stockage dans
le hangar sec.
Le souffre présent dans les gaz de combustion et provenant du fuel forme avec l’eau dans les
venturis de l’acide sulfurique (H2 SO4). Un traitement chimique est donc effectué en se servant
du PH pour éviter la pollution de l’environnement. A la sortie des pompes, on ajoute de la
soude caustique pour neutraliser l’acide sulfurique suivant l’équation de la réaction suivante :
H2 SO4 + 2NaOH Na2SO4 + 2H2O
Les gaz des cheminées quant à eux sont refoulés dans l’atmosphère à
travers la cheminée par les ventilateurs de tirage.
I.2. Synthèse bibliographique
2 .1. Généralité sur le séchage industriel
2.1.1. Définition
2.1.2. Humidité relative d’équilibre et activité de l’eau
2.1.3. Hygroscopicité
2.1.4. Principe physique du séchage
2.1.4.1. Séchage par ébullition
2.1.4.2. Séchage entrainement
2.1.5. Cinétique de séchage
2.1.5.1. Vitesse de séchage
2.1.5 .2. Courbes de séchage
2.1.5 .3. Bilan sur les séchoirs
I.2.2. Application aux fours rotatifs
2.2.1. Définition
2.2.2. Exigence de performance de la structure de base du four
2.2.3. Mécanisme de transfert de chaleur
2.2.3.1. La conduction paroi-solide
2.2.3.2. La convection dans les fours rotatifs
2.2.3.3. Les échanges radiatifs (par rayonnement)
2.2.4. Etude de la combustion
2.2.4.1. Pouvoir calorifique
2.2.4.2. Excès d’air
2.2.4.3. Analyse des fumées
2.2.4.4. Température théorique de combustion (ou de flamme)
2.2.4.5. Chaleur perdue par les fumées
2.2.5. Le rendement du four
2.2.5.1. Calcul du rendement
2.2.5.2. Efficacité du four
2.2.5.3. Facteur influant sur la performance du four
Chapitre II : Matériels et méthode
II.1. Matériels
Au cours de notre stage à la CBG, nous avons utilisé des matériaux et outils pour mener nos
recherches.
1.1. Matériaux
1.1.1. Bauxite
Les bauxites sont des roches résiduelles dans lesquelles des tris hydrates et des monohydrates
d’alumine sont prédominants, le plus souvent sous la forme de gibbsite, de boehmite et de
diaspore. Les bauxites constituent les principales sources d’aluminium. La bauxite est raffinée
par le procédé Bayer pour produire de l’oxyde d’aluminium, généralement appelé alumine.
L'alumine est principalement fondue pour produire de l’aluminium métal, mais elle a aussi de
nombreux autres usages industriels.
La bauxite est un important minerai d’aluminium, composé principalement d’Al, de Fe, de
Si, d’oxyde de Ti, et d’hydroxydes minéraux. Les minerais de bauxite sont habituellement
bruns-rouge, mais certains minerais purs peuvent être blancs ou beiges. Il existe deux types de
bauxite selon son origine : la bauxite latéritique et la bauxite karstique. La première est la plus
commune : elle représente 90 % des ressources mondiales et est issue de l’altération intense
de roches de surface. En géosciences, on distingue les bauxites latéritiques (silicatées) des
bauxites karstiques (carbonatées). Les bauxites latéritiques se sont formées par latéritisation
de différentes roches riches en silicates d’aluminium, comme les granits, les gneiss, les
basaltes, la syénite, les argiles et les schistes argileux. L’hydroxyde d’aluminium contenu
dans les gisements de bauxite latéritique est presque exclusivement de la gibbsite, et de la
boehmite dans certaines régions.
Dans la bauxite latéritique, le minéral est habituellement formé par l’altération de roches
alumineuses sous l’effet de phénomènes météorologiques exceptionnels dans un
environnement tropical où les conditions hydrologiques permettent la dissolution de la silice.
Cette altération a donné naissance à des gisements de gibbsite et de boehmite
économiquement importants, qui peuvent être exploités pour produire de l’alumine.
La guinée possède l’un des plus grands gisements de bauxite au monde, concentrée dans
des zones de plateaux. La bauxite guinéenne est riche en alumine mais sa teneur en eau varie
souvent en fonction des saisons, pouvant atteindre 12 à 13% en saison pluvieuse, influençant
ainsi la consommation d’énergie dans les fours sécheurs.
1.1.2. Fuel
Le fioul est un combustible liquide issu du raffinage du pétrole et fait partie des énergies de
chauffage. Il s’agit d’un combustible visqueux, de couleur brun foncé ou noir. En France, le
fioul est aussi connu sous le terme de « mazout ».
Le terme « fioul » est la francisation du mot anglais fuel, qui signifie lui-même « combustible
».
Les caractéristiques du fuel
Les principales caractéristiques du fuel sont :
• la masse volumique ;
• la viscosité ;
• la teneur en soufre ;
• le point éclair ;
• la teneur en eau ;
• le point de trouble ;
• la stabilité à l’oxydation ;
• le point d’écoulement ;
• la température limite de filtrabilité.
1.1.3. Air
1.2. Outils
1.2.1. Fours rotatifs
1.2.2. Ventilateurs
Pour produire de la chaleur, il faut de la combustion. Aucune combustion n’est possible en
l’absence de comburant.
Pour fournir de l'air nécessaire pour la combustion du fuel à la CBG, on utilise quatre (types)
de ventilateur :
Le ventilateur d’atomisation ou le compresseur 14 bars
Il fournit une quantité suffisante d'air pour rendre le fuel en fine particules afin de faciliter la
combustion.
Le ventilateur de combustion
Il produit une quantité suffisante d'air chaud pour activer et maintenir la flamme, et augmente
le volume de gaz chauds.
Le ventilateur de dilution
II.2. Méthodes
2.1. Diagramme d’Ishikawa
2.2. Diagramme de Pareto