Optimisation 3
Optimisation 3
GI
Présenté par:
TAFZA Hajar
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Faculté des Sciences et Techniques - Fès
B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
212 (0) 35 60 29 53 Fax : 212 (0) 35 60 82 14
Stage effectué à : OCP Khouribga (Usine de séchage de Béni-Idir)
GI
Mémoire de fin d’études pour l’obtention du Diplôme de Master Sciences et Techniques
Résumé
Afin de maîtriser le processus de séchage, l’usine de Béni-Idir s’est engagée dans une démarche
d’amélioration, visant à contrôler les paramètres les plus critiques de l’unité, en l’occurrence, les paramètres
de marche des fours sécheurs.
Le présent travail est conçu dans le cadre d’un projet de fin d’études (PFE), qui consiste à établir les cartes
de contrôle des paramètres de marche d’une part, et de mener une analyse critique des boucles de régulation
visant l’élimination des sources racines qui engendrent des perturbations au niveau du procédé de séchage et
surtout une variabilité de la consommation spécifique du fuel d’autre part.
Les cartes obtenues ont montré la présence de points hors contrôle, indiquant que le processus est non
maîtrisé et non stable. Une analyse des causes de variabilité a permis de bien cibler les causes racines des
problèmes de l’usine.
Au terme de ce travail, nous avons pu mettre en place des actions d’amélioration qui visent l’optimisation de
la consommation spécifique du fuel, en effet nous avons proposé l’installation d’un échangeur thermique
pour préchauffer l’air de secouage des filtres à manches avant son injection, qui perturbe les boucles de
régulation, nous avons aussi conçu une nouvelle boucle qui régule le débit d’air de combustion par le débit
du fuel.
Le résultat de cette étude a été jugé utile sur le plan technique et économique et nous avons pu réaliser un
essai au niveau du four numéro 1 en utilisant un échangeur qui était utilisé pour le préchauffage du fuel.
Mots clés : séchage, paramètres de marche, cartes de contrôle, régulation, consommation spécifique
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Faculté des Sciences et Techniques - Fès
B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
212 (0) 35 60 29 53 Fax : 212 (0) 35 60 82 14
Abstract
To control the drying process, Béni-Idir company was engaged in performance approach to control
the most critical parameters of the unit, in this case,the operating parameters of the drying ovens.
The present work is conceived as part of a graduation project which consists in establishing the
control charts of the aforementioned parameters on the one hand,and to conduct a critical analysis
of regulatory loops aimed at eliminating root sources that cause disturbances in the drying process
and above all a variability in the specific fuel consumption.
The cards obtained showed the presence of out-controled points indicating that the process is
unchecked and not stable.
An analysis of the causes of variability made it possible to target the root causes of the plant's
problems.
At the end of this work, we were able to set up improvement actions aimed at optimizing the
specific fuel consumption.indeed we proposed the installation of a heat exchanger to preheat the
shaking air of the bag filters before its injection,which disrupts the control loops, we have also
designed a new loop that regulates the combustion air flow by the fuel flow.
The result of this study was found to be technically and economically useful and we were able to
perform a test on oven number 1 using a heat exchanger that was used to preheat the fuel.
Key words : drying, the operating parameters, the control charts, regulation, the specific fuel
consumption.
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Faculté des Sciences et Techniques - Fès
B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
212 (0) 35 60 29 53 Fax : 212 (0) 35 60 82 14
Dédicace
A ma sœur et aussi tous les membres de ma famille qui n’ont jamais cessé
de m’encourager et me soutenir dans les pires moments.
A ceux qui m’ont donné l’exemple pour continuer mon parcours avec
vivacitéet ambition «MES PROFESSEURS ».
En fin, je tiens àremercier tous ceux qui ont participéde loin ou de près àla
réalisation de ce rapport de stage.
Liste des abréviations
Abréviations Description
Cs Consommation spécifique
Df Débit du fuel
Cp Capabilité du procédé
LC Limite de contrôle
Q Le flux de chaleur
�� La vitesse de vapeur
�� Le nombre de passes
G La vitesse massique
f Le coefficient de fiction
Re Le nombre de Reynolds
Gc La vitesse massique
Dc Le diamètre de la calandre
fc Le coefficient de fiction
Table des matières
Introduction générale ............................................................................................................... 1
I. Introduction .................................................................................................................... 2
II. Présentation du groupe OCP ......................................................................................... 2
V. Conclusion ...................................................................................................................... 8
Chapitre 2 : Définir
I. Introduction .................................................................................................................... 9
II. Sélection du problème .................................................................................................... 9
I. Introduction .................................................................................................................. 16
I. Introduction .................................................................................................................. 37
V. Conclusion .................................................................................................................... 44
I. Introduction .................................................................................................................. 46
Figure 6 : Répartition des dépenses énergétiques sur les différents postes de consommation 10
Figure 35: Carte de contrôle I/EM pour la température de sortie des filtres ............................ 35
Figure 37 : Courbe montrant les éléments qui demandent le plus de temps d’intervention ... 39
Figure 38 : Perturbation de la chaine de régulation du débit de fuel par température des filtres
.................................................................................................................................................. 45
Figure 39 : Echangeur à tubes et calandres .............................................................................. 46
Le phosphate marocain présente un taux d'humidité compris entre 11% et 18% alors que les
clients exigent une teneur en eau qui ne dépasse pas souvent 2,5%. Il est donc nécessaire de
procéder au séchage du phosphate avant d'être commercialisé, cette opération a pour objectif de
rapporter le taux d'humidité du produit à une valeur fixée par l'exploitant quelles que soient les
perturbations qui affectent le procédé de séchage.
Dans ce cadre, le travail qui nous a été confié consiste à mener une optimisation de la conduite
des fours sécheurs utilisés à l'unité de Béni-Idir (OCP Khouribga), qui constitue notre lieu de
stage, afin d’assurer un pilotage efficace de l’atelier de séchage.
Notre projet sera structuré selon la démarche DMAIC, le plan d'étude s'organise comme suit :
Le premier chapitre sera destiné à la présentation de l’organisme d’accueil.
Le deuxième chapitre représentera une introduction à la démarche DMAIC et dans ce
chapitre nous allons rédiger le cahier de charge de ce projet.
Le troisième chapitre sera dédié à la phase « Mesurer ». Dans cette partie, nous allons
établir les cartes de contrôle des paramètres les plus critiques pour le fonctionnement des
fours sécheurs, pour mieux évaluer la situation actuelle du processus, et identifier la
problématique afin de pouvoir comparer les résultats obtenus au terme du projet.
Le quatrième chapitre sera réservé à la phase « Analyser » de la démarche DMAIC et qui
consiste à analyser en détails les résultats obtenus au cours de la deuxième phase, ce qui
permet d’identifier les sources du problème.
Le cinquième chapitre sera consacré à la recherche des solutions concrètes d’amélioration
des performances du procédé de séchage et à l’étude économique de l’impact des
solutions proposées.
A la fin de ce rapport, nous allons donner une synthèse des résultats obtenus et des perspectives
pour la suite du travail.
1
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
I. Introduction
Le séchage est une opération industrielle qui consiste à diminuer le taux d’humidité du
phosphate, cette opération est effectuée à travers une grande machine industrielle, c’est le four
sécheur. Dans ce chapitre nous allons faire une présentation du groupe OCP, ainsi qu’une
description générale de l’unité de séchage Béni-Idir et le four sécheur.
Le Groupe OCP est une société anonyme fondée en 1920 et domiciliée au Maroc. OCP S.A est le
leader mondial des exportations de phosphates et produits dérivés, avec des activités couvrant
l’ensemble de la chaine de valeur, allant de l’extraction de la roche de phosphate à la
transformation chimique en acide phosphorique et différents engrais. Les produits OCP
représentent une composante majeure de la sécurité alimentaire mondiale tant ils sont importants
pour la productivité agricole et contribuent activement à la régénération qualitative des sols.
Les activités du groupe OCP sont structurées au sein de trois pôles d’activité : mines, chimie,
finance et support logistique, à côté d’autres directions :
2
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
3
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
Stockage du phosphate
humide
Criblage
Stockage et chargement
du phosphate sec
4
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
Les filtres
Buse
4.1.1. Le réchauffeur
Avant l’injection dans la chambre de combustion, le fuel doit être préchauffé jusqu’à sa
température d’’inflammation qui est à l’ordre de 120 °C, à l’aide d’un échangeur thermique qui
utilise la vapeur d’eau produite par la chaudière.
4.1.2. Le foyer
C’est une enveloppe cylindrique en tôle d’acier avec extrémité conique, elle est munie de quatre
roues permettant son déplacement sur deux rails, elle est revêtue intérieurement de trois couches
de briques réfractaires isolantes afin de limiter la diffusion de chaleur vers l’extérieur et protéger
les tôles d’acier contre la fonte. Ce cylindre est de 14.4 m de longueur, 3 m de diamètre interne
et un volume de 74 .C’est dans cette enceinte où se fait la combustion, source de la masse
gazeuse chaude utilisée pour le séchage du produit.
En amant du foyer on trouve :
Une conduite pour l’injection du fuel.
Une conduite d’air comprimé injecté avec le fuel dans un brûleur pour l’atomisation ou la
pulvérisation du fuel afin de faciliter le mélange de ce dernier avec l’air primaire et ainsi
favoriser sa combustion.
5
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
Pour assurer cette fonction de pulvérisation, il faut garder le bon fonctionnement de la partie la
plus sensible dans le brûleur qui s’appelle le gicleur, dans notre cas le gicleur est composé de
quatre parties rassemblées dans le terme MEPA :
M : Multibuse
E : Émulseur
P : Pastille
A : Atomiseur
4.1.3. La buse
C’est un élément intermédiaire entre le foyer et la virole, il joue un rôle très important dans
l’adaptation de la chaleur entre ces deux parties, en plus il représente le lieu principal qui reçoit
le phosphate de la trémie.
6
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
4.1.4. La virole
La virole est un tube cylindrique, de 25m de longueur, de 2,5m de diamètre. Elle est animée d’un
mouvement de rotation constante (8tr/mn autour de son axe) par un moteur électrique entraînant
une couronne solidaire de la virole. L’intérieur de la virole est équipé de 366 augets et 66
palettes. Les palettes servent à avancer le produit le long du tube. Les augets font tomber le
phosphate sous forme de pluie afin de faciliter l’attaque par la masse gazeuse chaude, pour
faciliter l’échange thermique.
La chambre à poussière est le premier élément attaqué par le produit sec, elle contient deux
parties :
La vitesse des gaz poussiéreux baisse brusquement, les grosses perdent d’altitude et finissent par
tomber dans les trémies installées pour les récupérer. Les autres particules plus fines continuent
leur mouvement vers les filtres à manches.
Les filtres à manches : La récupération des particules fines se passe au niveau du filtre à
manches, le ventilateur de tirage crée une dépression à l'intérieur des manches, ce qui
amène ces particules à se déposer sur les manches, un système séquentiel de secouage fait
secouer ces filtres.
4.1.7. La cheminée
Elle sert à évacuer la vapeur d’eau due au séchage et le phosphate sous forme de poussière non
récupérable.
Le produit ainsi traité est récupéré à la sortie du four. Un convoyeur achemine le phosphate
séché vers les stocks du phosphate sec. Un autre convoyeur sert à transporter les déchets du
phosphate vers le stock du rejet.
7
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
V. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté brièvement le groupe OCP ainsi que l’unité de Béni-Idir, et
nous avons décrit les fours sécheurs, leurs composants et leur fonctionnement.
Pout traiter ce sujet d’une manière structurée, nous allons utiliser la démarche DMAIC (Définir;
Mesurer; Analyser; Innover; Contrôler), et le chapitre suivant sera la première phase de la
démarche pour bien identifier le problème.
8
Chapitre 2 : Contexte général du projet
I. Introduction
Nous séchons le phosphate dans le but d’augmenter sa teneur par élimination de l’eau en vue de
minimiser le coût de transport et faciliter son exploitation, le coût de séchage par le fuel est très
élevé et constitue une charge importante sur le prix de revient .Il est donc nécessaire de mener
une étude détaillée pour présenter l’ampleur du problème d’optimisation, de plus une définition
claire des objectifs afin de mieux structurer la démarche de résolution.
Enérgie; 58%
Nous pouvons remarquer que l’énergie présente 58% des dépenses de séchage, constituant une
charge importante sur le coût de revient.
9
Chapitre 2 : Contexte général du projet
Fuel: 86%
Figure 6: Répartition des dépenses énergétiques sur les différents postes de consommation.
Alors nous pouvons conclure que le fuel pèse lourdement sur le budget de l’unité de Béni-Idir, il
atteint un pourcentage de 86% des dépenses énergétique.
Chaudière
2%
Fours sécheurs
98%
10
Chapitre 2 : Contexte général du projet
D’après ce qui est illustré dans les graphes précédents nous pouvons conclure que les fours
sécheurs sont les grands consommateurs du fuel avec un pourcentage de 98% du prix de revient
de la tonne traitée à l’unité de séchage Béni-Idir.
Où :
Df ∶ Déb�t du fue� .
Dph ∶ Déb�t du ��os��ate sec.
Pour avoir une idée sur le comportement de la consommation spécifique il est nécessaire de bien
définir le problème, c’est pour cette raison que la première phase de la démarche DMAIC a été
faite. Elle permet de faire ressortir la problématique du projet et de le cerner en délimitant son
périmètre et en fixant ses objectifs.
Le tableau 1 présente la moyenne de cette consommation ainsi que sa prévision pour les années
2016 et 2017 :
Fours F1 F2 F3 F4 F5 F6 F7 F8 Moyenne Prévision
2016 13,88 10,52 10,83 10,38 11,35 12,05 12,77 11,32 11,15 11,4
2017 11,73 11,46 12,5 10,18 12,55 12,8 11,27 11,71 11,75 11,3
Nous remarquons que l’objectif a été atteint pour l’année 2016 (la moyenne de la consommation
spécifique est inférieure à celle de la prévision). Pour 2017 la valeur atteinte (11.75) a dépassé la
prévision qui était de 11.3, d’où la nécessité d’intervenir pour atteindre l’objectif de 2018 qui est
fixé à 11.4.
L’enjeu du projet est donc l’optimisation de la conduite des fours sécheurs afin de :
11
Chapitre 2 : Contexte général du projet
QQOQCP Réponses
Quoi ?
Non maîtrise de la consommation du fuel.
De quoi s’agit-il ?
Qui ?
Qui est concerné par ce problème ? Unité de séchage.
Où ?
Où apparaît le problème ? Fours sécheurs.
Quand ?
Quand apparaît le problème ? Le problème existe toujours.
12
Chapitre 2 : Contexte général du projet
Planning du projet
Avant de commencer le travail, il fallait situer les différentes tâches du projet selon la durée du
stage, pour cela nous avons réalisé le planning suivant en utilisant le diagramme Gantt.
V. La charte de projet
La Charte de Projet dans le management de projet est une des tâches les plus importantes pour
formellement autoriser un projet. Le but de la Charte de Projet, quand on organise des projets et
des programmes, est de détailler la vision complète du projet, ses objectifs, son périmètre, etc.
13
Chapitre 2 : Contexte général du projet
Charte du projet
VI. Conclusion
L’usine de séchage s’intéresse à une stratégie qui vise à contrôler les paramètres les plus
critiques du fonctionnement des fours pour atteindre l’objectif de la consommation spécifique de
l’année 2018, ces paramètres sont :
Le débit du produit ;
Le débit du fuel ;
La température de la buse ;
La température de la chambre ;
La température de sortie des filtres ;
La dépression.
14
Chapitre 2 : Contexte général du projet
L’objectif est maintenir la stabilité du processus dans le temps, et atteindre les gains suivants :
Les gains attendus non mesurables :
Suppression de la variabilité ;
Suppression des causes spéciales ;
Diminution des causes communes ;
Amélioration des performances de séchage;
Suivi des paramètres critiques.
Les gains attendus mesurables :
Diminution de la consommation spécifique;
Meilleure qualité et fiabilité du produit fini.
Dans le chapitre suivant, nous allons évaluer la situation actuelle du processus par l’étude de la
variabilité de la consommation spécifique de fuel et les différents paramètres de marche pour
savoir est ce que le processus est sous contrôle en utilisant les cartes de contrôles.
15
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
I. Introduction
Cette étape est très importante dans la logique DMAIC car elle se focalise sur la mesure des
paramètres qui reflètent la problématique du projet, son objectif est de collecter les données
nécessaires pour construire une base de comparaison entre l’état de la consommation actuelle et
l’état de la consommation finale, dans cette étape nous allons établir les cartes de contrôle des
différents paramètres étudiés en se basant sur des données représentatives.
Alors une collecte des données s’avère nécessaire afin de mieux refléter l’état actuel du procédé
de séchage. Les données aux quelles nous avons besoin sont :
La consommation spécifique du fuel pour l’année 2017 ;
Les extraits des fichiers Excel contenant les informations prisent des rapports journaliers de suivi
de la production, sont disponible dans l’Annexe.
Nous avons testé la normalité des données à l’aide de la droite de Henry qui permet d’apprécier
l’adéquation d’une distribution à la loi normale, en utilisant le logiciel MINITAB qui est un outil
privilégié pour la Gestion de la Qualité des produits.
Ce test est basé sur la comparaison de la forme de l’échantillon (nuage de point) à la distribution
normale. À l’issue de cette comparaison, un nombre appelé « P-value » est calculé. La décision
est prise en comparant la valeur « P-value » du test avec le risque de première espèce α [1].
Généralement, si la valeur de P d’un jeu de données est au-dessous d’une valeur de α
prédéterminée (généralement 0,05), les scientifiques rejetteront l’« hypothèse nulle » de leurs
expériences, autrement dit, ils élimineront l’hypothèse selon laquelle les variables testées au
cours de leurs expériences n’ont aucun effet significatif sur les résultats [2].
Les résultats obtenus sont illustrés dans la figure 9:
16
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
Où :
D’après la figure 9 nous remarquons que les points de données s'écartent de la ligne droite ainsi
que la valeur de P est inférieur à la valeur de alpha (0.05), ce qui montre que les données ne
suivent pas une loi normale, d’où la nécessité d’appliquer la transformation de Johnson pour
obtenir des données ajustées à cette loi.
2.2. Normalisation des données
Pour transformer les données nous avons utilisés la transformation de Johnson, cette dernière
permet de trouver la meilleure transformation normalisante à l’aide des formules compliquées.
Deux transformations sont utilisées [3] :
- La transformation bornée (définie sur l’intervalle] e ; e+ c [) :
�−
+ . �n
+ −�
17
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
D’après la figure 10 nous remarquons que la transformation utilisée est la transformation non
bornée avec la fonction :
− ,
, + , ∗ � ℎ−
,
Les nuages des points après la transformation de Johnson sont plus alignés avec la courbe de la
loi normale et la valeur de p est supérieure à 0,05.
Donc, les résultats de cette transformation seront utilisés pour mesurer la capabilité.
18
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
LSI = 10.5
LSS = 12.5
LSS = 0.447993179
19
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
Les valeurs obtenues sont inferieures à 0.67, donc le procédé est non capable et les données sont
dispersées et décentrées autour de la moyenne, nous pouvons conclure aussi qu’il y a des
fluctuations qu’il faut éliminer. Une surveillance des paramètres de marche, qui ont une
influence directe sur cette consommation, par carte de contrôle s’impose.
Cette phase d'observation consiste à remplir une carte de contrôle sur laquelle aucune limite
n'aura été portée (carte d’observation).
Pour donner une meilleure idée du comportement du processus, nous avons choisi de présenter
les données observées sur les graphiques de la moyenne et l’étendue.
Le graphique 12 représentant la moyenne :
13,00
les
12,50
moyennes
12,00
11,50 La moyenne
des
11,00
moyennes
10,50
10,00
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10111213141516171819202122232425262728293031
Echantillon
20
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
8,00
7,00 les etendues
6,00
5,00
4,00 La moyenne
3,00 des etendues
2,00
1,00
0,00
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10111213141516171819202122232425262728293031
Echantillon
2.5. Conclusion
Nous déduisons que le processus est hors contrôle car il est non capable et la consommation
spécifique est non stable (une grande variation autour de la moyenne dans les cartes
d’observation), donc pour maîtriser cette variabilité nous devons établir les relations
d’interdépendances entre les différents paramètres qui influencent cette consommation pour cela
nous allons faire une description des boucles de régulation existantes dans le paragraphe suivant.
Les fours sécheurs de Béni-Idir sont équipés par des chaînes de régulation analogiques de type
P.I.D, leur conduite est actuellement assurée par cinq boucles de régulation principales, à savoir:
21
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
22
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
mesure et délivre un signal de commande sous forme d’un courant (4mA-20mA) qui permet de
varier la vitesse en utilisant le variateur de vitesse.
Le schéma fonctionnel de la boucle est représenté par la figure 15:
Consigne Température de
la buse
Variateur de Moteur
P.I.D
vitesse
Transmetteur Capteur/Thermocouple
Consigne Dépression
Variateur Moteur buse
P.I.D de vitesse
Ventilateur de tirage
Sonde de
Transmetteur température
24
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
Transmetteur Débitmètre
3.6. Conclusion
Ces boucles de régulation ne sont pas indépendantes mais elles réagissent les unes sur
les autres par l’intermédiaire des interactions internes du système de commande
général. En effet, la régulation des différents paramètres du four assure une bonne
qualité du phosphate séché.
En ce qui concerne les cartes de contrôle, les données doivent être normales. Un écart modéré
par rapport à la normalité n'influe pas de façon significative sur les résultats de la carte de
contrôle. Toutefois, un écart important par rapport à la normalité peut augmenter le nombre de
faux signaux hors contrôle [4], ce qui rend indispensable la vérification de la normalité des
distributions avant l’établissement des cartes de contrôle, de même pour le calcul de la capabilité
du procédé.
En statistiques, les tests de normalité permettent de vérifier si des données réelles suivent ou non
la loi normale. Ce sont ces tests qui permettent la mesure de capabilité [6]. De ce fait, une étude
de la normalité de nos données semble logique et nécessaire.
À l’aide du logiciel Minitab, nous avons testé la normalité des données à l’aide de la droite de
Henry, les graphes obtenus pour les paramètres étudiés sont présentés sur les figures suivantes :
25
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
26
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
27
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
28
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
Nous remarquons que les points des données ne suivent pas la ligne centrale ajustée, nous
déduisons que la distribution de ces paramètres ne correspond pas à une loi normale à
l’exception du débit du produit qui suit une loi normale.
Les données des paramètres étudiés ne suivent pas la loi normale et vu que l’établissement des
cartes de contrôle nécessite une distribution normale des données, il est nécessaire de normaliser
les données en procédant à la transformation de Johnson. La sortie du logiciel nous donne les
graphes illustrés sur les figures suivantes :
29
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
30
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
31
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
Selon la nature de la caractéristique suivie, les cartes de contrôle peuvent être classées en deux
grandes branches : Les cartes de contrôle aux mesures et les cartes de contrôle aux attributs.
Lorsque la caractéristique suivie est une variable mesurable (par exemple : Température,
diamètre, longueur, pression, débit, etc.) la maitrise et le pilotage du processus sont effectués à
l’aide des cartes de contrôle aux mesures. Le contrôle par attribut s’utilise lorsque la
caractéristique contrôlée est qualitative, c’est- à- dire les données sont classées de sorte
«conformes», ou «non conformes» [1].
Par ailleurs, le choix du type de carte de contrôle aux mesures se fait en se basant sur la taille de
l’échantillon prélevé. Dans notre étude, nous utilisons une carte d’individu et d’étendu mobile (I-
EM), vu que la taille d’échantillon est égale à 1. Ce type de carte permet de suivre un processus à
l’aide de relevé unitaire, et il associe à la fois la carte des individus (moyenne) et celle des
étendues mobiles, ce qui facilite le suivi de l’évolution du paramètre étudié et sa variabilité d’une
mesure à l’autre.
Les figures suivantes illustrent les cartes de contrôle des différents paramètres de marche :
_
0 X=0,010
LCI =-1,632
-2 1
1
1
-4
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
1
3 1
1
1
Etendues mobiles
1
2 LCS=2,017
1 __
EM=0,617
0 LCI =0
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
32
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
300 LCS=306,7
Valeurs individuelles
250 _
X=238,5
200
LCI =170,3
1 1 1 1
150
1 9 17 25 33 41 49 57 65 73 81
Observation
100 1 1
Etendues mobiles
LCS=83,8
75
50
__
25 EM=25,6
0 LCI =0
1 9 17 25 33 41 49 57 65 73 81
Observation
_
0 X=0,056
-2 LCI =-1,991
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91 101
Observation
4 1
1
1
Etendues mobiles
3 1
1
LCS=2,516
2
1 __
EM=0,770
0 LCI =0
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91 101
Observation
33
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
2 11 11 1
LCS=1,600
Valeurs individuelles
1
_
0 X=0,030
-1
LCI =-1,539
1
-2 1
1 1 1 1
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
1
3
1 1
Etendues mobiles
1
1
2 LCS=1,928
1
__
EM=0,590
0 LCI =0
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
2 LCS=2,078
_
0 X=-0,027
-2 LCI =-2,132
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
1
4,8
Etendues mobiles
3,6
1
2,4 LCS=2,586
1,2 __
EM=0,791
0,0 LCI =0
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
34
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
1,5
_
0,0 X=0,134
-1,5
LCI =-2,249
-3,0
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
1
4 1
1
1
Etendues mobiles
3 LCS=2,928
__
1 EM=0,896
0 LCI =0
1 11 21 31 41 51 61 71 81 91
Observation
35
Chapitre 3 : Evaluation de la situation actuelle du processus
Avec :
LIC : Limite inférieure de contrôle ;
LSC : Limite supérieure de contrôle ;
LC : Limite de contrôle.
Les limites présentées dans les tableaux 4 et 5 définissent les bornes à l’intérieur desquelles
devraient se trouver la grande majorité des moyennes des échantillons. Nous remarquons
clairement, que la cible des paramètres étudiés est rarement atteinte et qu’au niveau de la
dépression, nous avons un ensemble des points consécutifs qui sont hors contrôle.
V. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons pu établir les cartes de contrôle après avoir effectué une série de
tests qui ont montré que la distribution des résultats ne suit pas une loi normale. Pour remédier à
cette problématique, nous avons utilisé la transformation de Johnson.
Les cartes de contrôle déjà établies nous indiquent que le procédé de séchage n’est pas sous
contrôle et que nous devrons peut être, faire une surveillance continue. Cette variabilité est due à
des causes assignables qui seront traitées dans la troisième phase de la démarche DMAIC.
36
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
I. Introduction
Après les étapes « Définir » et « Mesurer », nous avons complètement identifié les paramètres
critiques qui influencent la consommation spécifique. Dans l’étape «Analyser», nous allons
découvrir davantage le comportement du procédé, pour pouvoir identifier les causes qui
empêchent la stabilité du processus.
Méthodes Matière
37
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
% du
Arrêt Rang Temps temps % cumulé
d’arrêt d’arrêt
Filtre 1 160,6 33,11 33,11
KE 2 108,9 22,53 55,64
Virole 3 53,24 10,97 66,61
Ventilateur de tirage 4 51,43 10,60 77,21
38
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
80
60
40 % cumulé
20
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
Rang
Figure 37: Courbe montrant les éléments qui demandent le plus de temps d’intervention.
D’après le graphe précédent, nous constatons que la zone la plus intéressante dans le cadre du
critère choisi (où 83,23% de la valeur s’y trouve concentrés) est constituée des éléments
suivants : Les filtres, les convoyeurs KE, les viroles, les ventilateurs de tirage, et les chambres de
détente.
Par conséquent, en intervenant sur 27,7% des éléments on maîtrise la partie essentielle du
problème.
39
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
Virole
Les convoyeurs KE
Surcharge Manque de
Défaut
réglage de
électrique
la bande
40
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
Les filtres
La chambre de détente
41
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
42
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
D’après notre étude des boucles de régulation au niveau du four sécheur, nous avons remarqué
l’absence d’une boucle qui régule le débit d’air de combustion, c'est-à-dire lorsque l’opérateur
change le débit du fuel, le ventilateur d’air primaire ne suit pas ce changement, en effet :
Si la température de la chambre diminue le débit du fuel sera augmenter par contre le
débit d’air reste constant et donc nous aurons une combustion incomplète et par
conséquent, la libération du monoxyde de carbone qui est un gaz polluant pour
l’environnement.
Si la température de la chambre augmente le débit du fuel sera diminuer, donc nous
aurons un excès d’air qui est inutile à l’opération de combustion, et qui sera réchauffer au
cours de son passage dans le four ce qui constitue une perte supplémentaire d’énergie.
Le débit du fuel doit être bien ajusté et bien exploiter afin d’éviter toute consommation
supplémentaire soit par un sur séchage soit par une mauvaise combustion, or cette boucle assure
le pilotage du fuel sans tenir compte d’autres paramètres. Donc elle ne peut pas garantir une
bonne marche du four sécheur.
43
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
En effet, le débit du fuel doit être ajusté en fonction du débit du produit, de sa qualité, du débit
d’air primaire, et de la température de la chambre :
Si nous avons une mauvaise qualité du produit ou un grand débit du produit et le débit du
fuel reste constant, nous aurons manque d’énergie alors un mauvais séchage.
Si la qualité du produit est bonne ou son débit est réduit, nous aurons une grande quantité
d’énergie qui est inutile, cette énergie sera aspirée par les ventilateurs de tirage tout au
long du four jusqu’elle arrive aux filtres. Ces derniers ne supportent pas une température
élevée et donc ils vont être endommagés.
Si le débit d’air primaire a diminué alors la combustion sera incomplète et s’il a
augmenté nous aurons une combustion avec un excès d’air inutile.
Le ventilateur de tirage permet de créer une dépression tout au long du four pour assurer
l’avancement de la masse gazeuse, l’eau vaporisée ainsi que la poussière de phosphate. Il permet
aussi l’admission de l’air secondaire à l’intérieur de la chambre (protection des briques), le
réglage de cette dépression est assuré par des ventailles installées à l’aspiration des ventilateurs
de tirage, qui ont été commandées par des servomoteurs électriques pilotés à partir de la salle de
contrôle.
La dépression doit être bien régulée pour éviter leur chute ou leur augmentation, en effet :
Si on a la chute de dépression on aura plusieurs problèmes tels que :
L’augmentation de la température de la buse et du foyer.
Surcharge de la virole et Colmatage du produit.
Mauvais séchage.
Si on a l’augmentation de la dépression on aura :
Chute de température de la buse
Surconsommation du fuel
Augmentation de la température de la chambre
V. Conclusion
On peut conclure donc que les différents problèmes qui causent une grande consommation du
fuel viennent de l’une des provenances suivantes :
44
Chapitre 4 : Analyse des sources des problèmes
L’environnement du travail
Les contraintes de travail ainsi que l’usure mènent à la dégradation du matériel, ce qui nous
pousse à chercher une correction ou une amélioration des conditions qui entourent le matériel.
Température
d’air de
secouage
Température de sortie des
Consigne filtres
Vanne régulatrice
P.I.D
Figure 38 : Perturbation de la chaine de régulation du débit de fuel par température des filtres
45
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
I. Introduction
À ce stade, la source du problème a été clairement identifiée et la période d’analyse passive fait
donc place à une période plus active. La présente étape qui fait l’objet de ce chapitre, consiste à
trouver des solutions pour régler le problème identifié par les trois premières étapes de la
démarche DMAIC.
Sortie de vapeur
Entrée de l’air comprimé
(60 °C)
(20 °C)
46
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
= ̇ . �� .∆ + ̇ . � + ̇ . �� .∆ = ̇� . �� .∆ � (2)
. = . . (3)
On remplace n par :
(4)
. = . .
L’équation devient :
(5)
= . .
Et par conséquent :
(6)
. = =
Alors : �. =
� �
. �0
(7)
� 0
47
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
= .� . .∆ (8)
Avec :
�= − �=
(9)
=
�=
�=
Dans notre cas, c’est-à-dire pour un échangeur tubulaire simple contre-courant, cette
différence s’exprime par
− − ( − ) (10)
= � � � �
�
− �
�
− �
�
− � (11)
=
�
− �
Et :
�
− � (12)
=
�
− �
48
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Dans notre cas le facteur de correction est égal à 1 (F=1) car pour un changement d’état, P ou R
devient zéro.
Donc on aura :
�= (13)
. .∆
=
� (14)
�
�
Avec :
Et nous avons :
= �. � (15)
Avec :
� : Le débit volumique de vapeur.
� : La section occupée par les tubes.
: La vitesse de vapeur.
̇ (16)
= =
Et : �� . ∆ + � + �� . ∆
Donc :
� = (17)
�
49
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
. (18)
� =
� (19)
� =
�
Avec :
Et : � = . . . . � (20)
Avec :
. (21)
∆ = ( + )
50
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Avec :
: Le nombre des tubes.
� : La vitesse massique.
�: La masse volumique de la vapeur.
: Le diamètre des tubes.
: Le coefficient de fiction.
Pour un écoulement laminaire nous avons :
= (22)
�
− , (23)
= , +. , .
Sachant que :
. �. (24)
=
�
Avec :
� . �. � + . � (25)
∆ � =
.
51
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Avec :
� : La vitesse massique.
� : Le diamètre de la calandre.
: Le coefficient de fiction.
� : Le diamètre équivalent.
Pas
Le pas triangulaire
52
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Données disponibles :
Les résultats
Résultat Valeur
Le flux de chaleur échangé 4848,48 W
La différence de température logarithmique 61,65
moyenne.
La surface d’échange globale 2,62
Le débit massique de vapeur 0,017 kg/s
La section d’un passe −
3,828.
La section d’un tube −
1,32.
Le nombre des tubes dans un passe 29 tubes
Le nombre de passe 2 passes
Le nombre de Reynolds 3823,49
Le coefficient de friction coté tubes 0,02
Le coefficient de friction coté calandre 0,015
Les pertes de charge à l’intérieur −
9,59. bar
Les pertes de charge à l’extérieur 0,65. −
bar
Transmetteur Débitmètre
54
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
55
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Solutions
Causes
Corrective Préventive
Changement climatique
Maitriser la consommation de fuel à
l’aide des cartes de contrôle
saisonnières
Dégradation des briques Changer les briques usées ou Créer une alarme de sécurité lorsque la
réfractaires cassées température buse augmente
Vapeur : un problème
au niveau de la Réglage des paramètres des Contrôler les paramètres des
chaudière, température chaudières chaudières
très basse, pression
insuffisante ou une fuite
Non maitrise des
processus soit pour les Former les conducteurs et distribuer
conducteurs ou pour les les modes opératoires
opérateurs de la salle de
contrôle.
56
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Mauvaise conduite
(marche au-delà du Préciser les valeurs de l’entrée et la
point de fonctionnement) sortie pour obtenir le point de
fonctionnement optimal
Dégradation du matériel
dû aux arrêts répétitifs Respecter le processus de la Planifier les entretiens des fours
de la production maintenance pour éviter ses systématiquement
dégâts
Mauvaises conditions de
stockage de produit Respecter la gestion du first in first out
humide
la présence des
gouttelettes de H2O dans Maintenir le compresseur Contrôler la pression du compresseur
l'air de pulvérisation dû dans le cas d’une fuite
à une fuite ou une
pression insuffisante
V. Etude économique
Quelle que soit la nature d’un projet, sa motivation et son degré d’élaboration, la préoccupation
majeure d’un industriel à son égard consiste à déterminer sa rentabilité.
Dans le cadre de notre projet, nous nous sommes intéressés à l'analyse de la rentabilité
économique du préchauffage de l’air de secouage proposé lors de la phase « Améliorer ».
L'objectif est de quantifier le gain qui peut être réalisé.
57
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
Les filtres
= ̇ �� . � �� .∆ �� (26)
= ∗ , ∗ , ∗ −
= ,
= �. (27)
Avec :
58
Chapitre 5 : Mise en place des actions d’amélioration
,
=
, ∗
=� , � /
Sachant que le prix d’une tonne du fuel coûte 4500 DH et que le débit du fuel qui sera gagné est
1470.72 Kg/jours, nous allons économiser 6 618. 24 DH/ jours pour un seul four.
59
Conclusion générale
Notre projet de fin d’études a été réalisé au sein de l’usine de séchage de Béni-Idir à Khouribga,
avait pour objectif principal l’optimisation de la conduite des fours sécheurs.
Pour bien mener ce projet, nous avons adopté la démarche DMAIC. C’est un outil qui a confirmé
ses preuves dans le domaine de l’industrie. L’application de telle méthode a eu lieu selon cinq
phases à savoir : définir, mesurer, analyser, innover et contrôler.
Nous avons commencé par étudier le procédé de séchage, le fonctionnement des fours sécheurs.
Dans la première phase de la démarche DMAIC nous avons bien défini le problème de notre
projet, ses objectifs et ses contraintes. Nous avons aussi pu déterminer les paramètres clés pour le
fonctionnement des fours sécheurs.
En outre, des cartes de contrôle ont été établies dans la deuxième phase de la démarche DMAIC
pour les paramètres précités, en tenant compte des données de l’état actuel et des performances
de l’unité de Béni-Idir. L’utilisation de telles cartes montraient que le processus de séchage est
instable ainsi qu’il est marqué par une variabilité continue.
Nous avons aussi analysé les différentes causes de cette variabilité et effectué une étude critique
des boucles de régulation afin de proposer des actions d’amélioration.
Dans le but d’optimiser la consommation spécifique nous avons proposé comme solution
l’installation d’un échangeur thermique au niveau des filtres à manches pour préchauffer l’air
comprimé, utilisé pour le secouage, et qui perturbe le fonctionnement des boucles de régulation.
Nous recommandons ainsi d’ajouter une nouvelle boucle qui régule le débit d’air primaire,
utilisé pour la combustion, en fonction de débit du fuel.
Les solutions proposées ne sont pas misent en place c’est pour cela nous n’avons pas pu atteindre
la phase contrôler de la démarche qui consiste à mettre sous surveillance ces solutions afin de
valider le bon fonctionnement du processus amélioré.
En perspectives, nous proposons pour les futurs projets d’intégrer notre solution qui consiste à
automatiser la partie de l’alimentation du four par l’air primaire. Nous recommandons ainsi de
préchauffer l’air de combustion par la vapeur d’eau.
60
Bibliographie et Webographie
[4]http://support.minitab.com/fr-fr/minitab/17/topic-library/quality-tools/controlcharts/
data/normality-assumptions-for-control-charts/ / Hypothèses de normalité pour les cartes de
contrôle.
[5]https://support.minitab.com/fr-fr/minitab/18/help-and-how-to/quality-and-process-
improvement/quality-tools/how-to/johnson-transformation/interpret-the-results/key-
results/ Interprétation des résultats principaux pour la fonction Transformation de
Johnson
[6] MARTINI, T. « Détermination d’une méthode de calcul de capabilités avec des lois non
gaussiennes ». Cours 1ére année de master statistique : Université de strastbourg, 2010.
[8]Professeur IKRAM TAJRI, cours « La maîtrise statistique des procédés (MSP)» et «Six
sigma Une méthode de maîtrise de la variabilité».
[9]Documentation OCP.
Annexes
Annexe A
SB γ + η ln [(x – ε) / (λ + ε – x)]
SL γ + η ln (x – ε)
Terme Description
2. Graphique de Henry
Une ligne courbe placée à gauche indique les bornes inférieures des intervalles de confiance
pour les percentiles. Une ligne courbe placée à droite indique les bornes supérieures des
intervalles de confiance pour les percentiles.
Interprétation
Les droites de Henry permettent d'évaluer dans quelle mesure les données initiales et
transformées suivent la loi normale.
Si la transformation de Johnson est efficace et que la loi normale représente un bon
ajustement pour les données transformées, les points du diagramme des données transformées
doivent suivre de près la ligne de distribution normale ajustée. Si des points s'écartent de la
ligne droite, l'ajustement est inacceptable et la transformation de Johnson n'est pas efficace.
Annexe C
La consommation spécifique pour l’année 2017
x1 x2 x3 x4 x5 x6 x7
1 12,23 12,840992 13,1062951 12,0920502 12,0094787 12,3491736 11,8511833
2 10,38 12,0329897 11,3885602 10,8523687 11,7028004 12,2577266 11,5495632
3 11,77 12,245269 11,705314 9,31432803 11,9362654 11,6363636 11,7275598
4 11,61 12,2071882 13,1088083 10,2307692 10,9348915 11,6602317 12,6823638
5 10,39 13,7892483 14,141286 10,1053898 11,4517647 12,1037924 12,8674121
6 11,43 13,7886252 13,5888836 10,9542268 10,7566938 11,1829945 11,1672225
7 12,20 11,184466 14,1630901 10,1290206 11,4563107 10,0165107 11,8013393
8 10,83 11,457976 11,7549669 10,8552124 14,091273 11,1043319 12,9071856
9 10,32 11,9619048 12,2881356 10,4615385 12,9063098 11,2794521 12,2612172
10 12,30 12,0610535 13,4665508 10,2489837 12,605588 11,6508764 12,8728708
11 12,30 12,8794239 11,3618677 9,60884899 12,7595726 10,8908238 12,6561199
12 12,28 12,5010931 11,1105901 12,0946538 12,6166148 9,66693745 12,9142474
13 12,12 12,4608591 11,3997243 10,6772263 12,5571429 10,2315422 12,1364282
14 12,73 13,4050388 11,1585366 10,611014 12,5297674 11,965085 12,8998815
15 11,98 13,1685725 11,2097458 10,2930841 10,3056355 4,31528662 12,9493613
16 13,09 13,9228598 14,937564 12,9166667 11,3622047 10,7277563 12,3695466
17 12,36 13,9471459 11,590888 13,0367305 10,6957425 10,936133 12,6913876
18 11,96 13,2150461 12,8120584 13,2042967 10,5178147 11,3606341 12,451696
19 12,88 13,1902072 12,8429101 9,04817861 10,3351499 12,5197265 11,735168
20 12,12 13,5185185 13,4281581 10,4015776 9,79217604 12,0058565 13,2093882
21 13,07 12,7659574 11,9356105 10,0286533 12,394636 12,4939856 14,0783558
22 11,88 13,5 10,9708315 11,0888031 11,995104 11,8117121 13,8589819
23 13,23 13,1742574 7,84748513 10,6910039 12,1350887 12,6506024 12,399752
24 13,78 13,1769384 10,2997022 11,2283286 12,3006834 11,5081756 12,8453039
25 11,83 11,5821364 12,0545535 11,157563 12,6782884 11,9080605 11,4297659
26 14,12 13,2518797 11,2605364 12,5739645 12,0289303 10,074141 12,4080882
27 14,38 12,4788335 12,6536773 13,6515556 11,7876659 11,9529311 12,8357571
28 13,09 12,1370968 11,4354588 11,5241747 12,4255319 12,4312896 11,8367347
29 12,08 11,1974567 11,4579981 11,1876543 12,5273038 11,0763734 12,6288416
30 10,74 13,1938858 12,2348754 10,0940171 12,5719807 10,8378871 12,582552
31 11,18 11,33 9,67 9,62695548 11,2171838 9,74339903 13,5135135
Le débit du fuel
F1 F2 F3 F4 F5
F1 F2 F3 F4 F5
F1 F2 F3 F4 F5
1 84 79 82 64 80
2 72 54 78 72 66
3 72 80 77 84 73
4 83 77 79 67 62
5 47 83 80 84 79
6 46 72 79 84 80
7 45 74 79 84 80
8 44 77 79 82 80
9 43 76 79 85 81
10 72 96 78 85 82
11 83 66 80 83 82
12 91 62 79 85 82
13 82 86 92 85 90
14 82 85 78 85 65
15 82 85 78 85 81
16 76 78 68 63 42
17 81 72 61 83 80
18 81 78 64 84 79
19 81 77 66 84 64
20 82 78 46 81 49
21 81 79 72 87 82
La température de la buse
F1 F2 F3 F4 F5
F1 F2 F3 F4 F5
F1 F2 F3 F4 F5
1 81 77 80 76 77
2 71 56 80 77 78
3 62 50 76 78 78
4 73 77 76 74 71
5 79 77 74 68 65
6 47 71 67 76 74
7 46 72 68 76 74
8 44 73 69 77 75
9 64 85 77 75 75
10 79 66 76 69 75
11 78 89 77 74 75
12 78 75 78 76 75
13 77 81 76 76 64
14 78 79 76 76 74
15 71 76 60 62 45
16 76 72 65 71 70
17 77 76 52 75 50
18 78 76 72 75 70
19 78 75 61 76 58
20 70 76 77 78 75