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1.

LE CASIERAGE
1.1. DÉFINITION
Le casiérage avec des diguettes, des séparations, en terre est la technique de base la plus
répandue pour le stockage de l’eau. Ce casiérage se décline sous différentes formes, hauteurs
et longueurs.
Les autres techniques reprennent le même principe et différent par le ratio d’impluvium et
surtout la forme.

Photo 1 : CFPI, Casiérage avec des diguettes transversales

1.2. OÙ PRATIQUER LE CASIÉRAGE ?


 Partout où l’on veut intercepter et stocker temporairement l’eau pour les cultures
notamment dans les bas-fonds :
 Ayant une pente inférieure à 2 % ;
 Ayant un sol argileux de préférence ou à défaut un sol argilo-limoneux ou
limono-argileux ;
 Où l’approche gestion collective des travaux et de l’eau n’est pas faisable ou
opportun ;
 Dans les zones où le planage n’est pas possible ou trop onéreux.
Les cultivateurs devront éviter de réaliser le casiérage aux endroits accidentés, des drains ou
des axes de grands écoulements.
1.3. COMMENT CONSTRUIRE LES CASIERS ?
Les travaux de casiérage sont réalisés par les exploitants de façon individuelle. Elles
consistent dans la confection de diguettes à courbes de niveau liées entre elles par des
diguettes de séparation. La dénivelée entre deux diguettes à courbes de niveau ne sera pas
supérieure à 10 cm.

1.3.1. Tolérance
La tolérance de dénivelée dans les rizières est de 2 cm. Dans les casiers, on voudra maintenir
temporairement une lame d’eau de 10cm.

1.3.2. Implantation
Elle se fait à l’aide d’un niveau à eau. Tout d’abord, implantation des courbes de niveau de
telle sorte que la dénivelée entre deux courbes de niveau consécutive soit de 10 cm, ensuite
délimitation des casiers en tirant des lignes perpendiculaires aux courbes de niveau.
On peut alors :
 contrôler les positions des diguettes ;
 contrôler leur horizontalité en crête.

1.3.3. Dimensions
Pour une diguette en terre :
 la largeur en crête est de 20 cm ;
 la largeur à la base est de 70 cm ;
 la hauteur est de 25 cm ;
 le talus amont de 1/1 ;
 le talus aval de 1/1 ;
 la largeur d’un casier varie entre 10 à 15 m ;
 la dénivelée entre deux diguettes consécutive est de 10cm.

1.3.4. Matériaux
 Terre du site (pas de déplacement de terre), de préférence argileuse.
 De l’eau (sol humide), cela implique la mise en place de ces casiers en début
de saison des pluies.
1.3.5. Mise en place (construction, outils)
Les diguettes sont construites à la daba ou à la charrue par renversement et retournement de
terre comme dans les billonnages.
Le compactage est fait par la suite à l’aide des dames manuelles.

1.3.6. Quand construire les casiers ?


Dès les premières pluies (>20 mm) les exploitants construisent les diguettes pour bénéficier
de l’humidité nécessaire au compactage et pour pouvoir installer les cultures à temps.
Cela permet aussi un remaniement facile des terres pour la confection des diguettes.

1.4. MAINTENANCE / ENTRETIEN ?


Au début de chaque saison de pluies, les exploitants doivent entretenir les diguettes. Les
consignes suivantes devraient être suivies :
 pratiquer le fauchage des mauvaises herbes plutôt que de les arracher ;
 en cas de dégradation du casier, refaire le compactage ;
 aménager, si possible, des espaces de circulation pour les usagers du site ;
 un renforcement périodique, de préférence tous les ans est nécessaire (éviter les
labours aux engins qui obligent à refaire les diguettes chaque année et à rendre
difficile les planages à l’intérieur des diguettes).
Lors des travaux de préparation de sol, l’exploitant veillera à tirer la terre des parties hautes de
la parcelle vers les parties basses (l’exploitant observe très bien cela lorsqu’une lame d’eau est
présente dans son casier : zones non recouvertes et zones trop recouvertes !). Ceci permettra
d’obtenir progressivement un planage optimal.
2. LA GESTION DES AMÉNAGEMENTS DE BAS-FONDS

2.1. GÉNÉRAL
Les aménagements du PAFR, délibérément simples dans leur conception, leur réalisation et
gestion sont en mesure de garantir une campagne rizicole sans déficit hydrique majeur et sans
inondations de longue durée. Ceci facilite leur appropriation par les producteurs. La
performance et la durabilité de ces aménagements dépendent cependant de leur bonne gestion,
notamment de leur entretien.
La gestion de l’aménagement consiste en :
 La gestion de l’eau proprement dit ;
 L’entretien des ouvrages ;
 L’organisation des groupes d’entretien et de réparation.

2.2. GESTION DE L’EAU


La gestion de l’eau est simple et est effectuée par le groupement. Elle est fortement liée au
calendrier agricole, notamment la préparation de sol et le semis et/ou repiquage. Au préalable
il faut se procurer des variétés d’une durée bien déterminée. La gestion consiste donc dans le
respect d’un calendrier agricole et d’un calendrier de manipulation de vannes. Cette dernière
varie en fonction du type d’aménagement.

2.2.1. Aménagement type 1, 2, 4 et 7


Au début de la saison de pluies l’aménagement fonctionne en régime pluvial (maîtrise
partielle), les pertuis sont en position ouverte (vidange) :
 Le passage des crues est ralenti sans les retenir ;
 Le ruissellement est retardé, l’infiltration accentuée.

Dès août jusqu’en fin octobre l’aménagement fonctionne quasiment en maîtrise totale. Les
vannettes sont en position ouvertes pendant le tallage, ensuite elles sont fermées.
L’aménagement permet de combler le déficit hydrique pendant les poches de sécheresse de
fin juin à fin septembre ainsi que pendant la fin de la saison de production jusqu’au moins fin
octobre.
Les crues passent au dessus des diguettes, elles sont étalées sur toute la largeur du bas-fond et
sont ainsi ralenties
Les écoulements de base sont répartis sur toute la superficie de l’aménagement.
2.2.2. Aménagement type 3
L’aménagement consiste à répartir les crues et les écoulements de base sur toute la largeur du
bas-fond. Les pertuis sont généralement en position fermée pour permettre la répartition
uniforme des écoulements de base. L’étalement des crues engendre l’atténuation de la force
de l’eau

2.2.3. Le casiérage
Le casiérage sert à capter et à stocker les eaux du bas-fond. La gestion de l’eau est réduite à
son minimum : vidange de l’excès de l’eau du début des travaux de préparation de sols
jusqu’après le tallage. La vidange et le drainage se font de préférence par des brèches dans les
diguettes parcellaires non compactées (drainage latéral).

2.3. ENTRETIEN
En général on distingue l’entretien préventif de l’entretien curatif. L’entretien préventif
consiste essentiellement dans le nettoyage, le faucardage le long des diguettes et le
repositionnement des moellons déplacés. Ce type d’entretien se fait annuellement par les
producteurs. L’entretien curatif a comme objectif de réparer les dommages occasionnés par
les crues, le passage des animaux et des interventions diverses des hommes. Ce dernier type
d’entretien nécessite souvent plus d’expertise. Il est donc recommandé de mettre en place des
brigades d’entretien pour ce type d’intervention.

2.3.1. Les diguettes à courbes de niveau revêtues


Entretien préventif (en saison sèche : Avril)
Les travaux champêtres commencent avec le nettoyage des terrains à cultiver. Il y a donc lieu
de rappeler au groupement que le nettoyage de l’aménagement fait aussi partie de ces travaux,
qui ne devrait pas se limiter aux seules parcelles, mais aussi inclure les diguettes. Il s’agit plus
précisément de replacer les moellons déplacés, de faucarder les herbes le long des diguettes.

Entretien curatif (après l’hivernage : Octobre – Janvier)


A la fin de l’hivernage, l’humidité résiduelle permet de recharger les diguettes, de combler les
brèches et de compacter la terre. Comme pendant cette période la main d’œuvre est très
sollicitée il faudra insérer dans le règlement intérieur du groupement, les producteurs affectent
un ou deux jours
En cas de brèche :
 Enlèvement des moellons ;
 Enlèvement du polypropylène ;
 Décapage sommaire ;
 Humidification de l’assise ;
 Apport de terre argileuse en petites couches de 10cm au bon taux d’humidité ;
 Mise au gabarit à la daba ;
 Protection du nouveau corps en polypropylène et en moellons.

2.3.2. Les diguettes à courbes de niveau non revêtues


Entretien préventif (Avril – Mai)
Lors des travaux de nettoyage des terrains à cultiver, les producteurs entreprennent le
faucardage. Après les premières pluies ils pourront profiter de l’humidité résiduelle pour
recharger les diguettes ayant subit des érosions. Ces rechargements pourraient être faits avec
de la terre arable dans laquelle se trouvent les germes des herbes locales. Ceci permettra
d’accélérer l’enherbement de ces diguettes. Ces travaux pourraient être repris plusieurs fois
selon l’agressivité des crues au début de l’hivernage.
Entretien curatif (Octobre – Janvier)
Les brèches des diguettes non revêtues sont à reprendre en fin de la saison de pluies, en
comblant en petites couches les brèches. C’est le moment propice de compacter la terre et
rendre les réparations plus durables. Avant tout remblai il y a lieu de décaper sommairement
les emprises et de les humidifier.

2.3.3. Pertuis
Entretien préventif (Octobre – Janvier)
 Replacement des moellons déplacés.
 Remblaiement des renards et affouillements avec de la terre argileuse.
Entretien curatif (Janvier à Mai)
Réparation de l’ouvrage par un maçon.

2.3.4. Casiérage
Entretien préventif et curatif voir diguette non protégées ci-dessus
L’entretien préventif des drains parcellaires se fait de préférence conjointement avec le
rechargement des diguettes, c.a.d. fin Mai-début Juin.
Organisation : Pour assurer l’entretien il est recommandé de responsabiliser les producteurs
par diguette : les bénéficiaires d’une même diguette seront organisés autour d’un groupe de
gestion et d’entretien. Ainsi les meilleurs inciteront les moins dynamiques.

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