GENERALITES SUR LES
TUMEURS
Dr Ibrahima KA
Chirurgien Généraliste
Hôpital Général de Grand Yoff
Objectifs du cours
1. Définir la tumeur.
2. Décrire les aspects macroscopiques, microscopiques et évolutifs de la
tumeur bénigne.
3. Décrire les aspects macroscopiques, microscopiques et évolutifs de la
tumeur maligne.
4. Nommer les tumeurs malignes correspondantes aux tumeurs bénignes
suivantes : chondrome, ostéome, léiomyome, adénome.
PLAN
[Link]
1. Définition
2. Intérêt
II. TUMEURS BENIGNES
1. Macroscopie
2. Histologie
3. Evolution
III. TUMEURS MALIGNES
1. Macroscopie
2. Histologie
3. Evolution
IV. NOMENCLATURE DES TUMEURS
Tumeurs épithéliales
Tumeurs mésenchymateuses ou conjonctives
Tumeurs particulières
V. CONCLUSION
Introduction
Définition: néoformation tissulaire autonome et persistante due à une
prolifération cellulaire anormale.
Les tumeurs varient, dans leur structure selon le tissu d’origine. Les tumeurs
peuvent être bénignes ou malignes (cancers).
La métastase ou tumeur secondaire, est une localisation cancéreuse secondaire
par dissémination à distance du foyer tumoral primitif, essentiellement par
voie sanguine ou lymphatique de cellules tumorales.
Introduction
Intérêt:
Fréquence de la pathologie tumorale,
véritable problème de santé publique,
prise en charge multidisciplinaire des tumeurs malignes (cancers)
très couteuse.
Tumeurs bénignes
Macroscopie:
Ce sont des tumeurs bien limitées, encapsulées,
dont le développement est purement local,
refoulant et comprimant le tissu voisin sans l’envahir.
Tumeurs bénignes
Histologie :
Au microscope les cellules sont bien différentiées,
noyaux réguliers,
répartition harmonieuse de la chromatine,
pas d’anomalies des mitoses,
l’agencement des cellules reproduit parfaitement le tissu normal
homologue.
Tumeurs bénignes
Evolution:
L’ évolution des tumeurs bénignes est lente, pas
d’envahissement vasculaire, pas de récidive après
exérèse totale, ne donnent pas de métastases.
Tumeurs malignes
Macroscopie:
Les tumeurs malignes sont mal limitées, non encapsulées,
envahissent et détruisent le tissu voisin,
fréquences des remaniements nécrotiques et hémorragiques à leur
centre.
Tumeurs malignes
Histologie:
Au microscope les cellules sont peu ou pas différentiées, noyaux
gros, irréguliers, chromatine grossière mal repartie, mitoses
anormales, l’agencement des cellules ne reproduit dans les
meilleurs cas que imparfaitement ou de façon caricaturale le
tissu normal homologue.
Tumeurs malignes
Evolution:
L’ évolution des tumeurs malignes est rapide, extensions intra-
vasculaires, exérèse totale parfois impossible, récidives locales
ou à distance après exérèse totale, donnent des métastases.
Nomenclature des tumeurs
Tumeurs épithéliales : développés aux dépens des revêtements malpighiens et
cylindriques des parenchymes glandulaires.
Revêtements malpighiens :
• Tumeurs bénignes Tumeurs malignes
Papillomes cutanées épithélioma spino-cellulaire
épithélioma baso-cellulaire
carcinome épidermoide
• Muqueuses cylindriques et parenchymes
Adénomes Adénocarcinomes
Nomenclature des tumeurs
Tumeurs mésenchymateuses ou conjonctives
Tumeurs bénignes Tumeurs malignes
fibrome fibrosarcome
lipome liposarcome
chondrome chodrosarcome
ostéome osteosarcome
leiomyome leimyosarcome
rhabdomyome rhabdomyosarcome
Une classe à part, les tumeurs du tissu hématopoiétique : lymphome
Hodgkinien, lymphomes non Hodgkiniens
Nomenclature des tumeurs
Tumeurs particulières
Tumeurs embryonnaires : développés aux dépens des tissus de blastème, observées
chez le jeune enfant et ont une grande malignité.
Exemple : rein néphroblastome, médullo-surrénalome neuroblastome.
Tératomes ou dysembryomes : développée à partir d’une cellule germinale dite
totipotente, car conservant en proliférant, la faculté de fournir tous les éléments
tissulaires des trois feuillets ectodermique, endodermique et [Link]
tératomes faits d tissus matures sont bénin.
Exemple : kyste dermoïde de l’ovaire.
Tumeurs placentaires : choriocarcinome développée habituellement sur une
dystrophie des villosités placentaires, appelé mole hydatiforme.
Conclusion
La pathologie tumorale de plus en plus fréquente dans nos ré[Link] faut savoir faire
faire la différence entre tumeur bénigne et tumeur maligne ou cancer.
Le traitement des cancers est très couteux et nécessite une bonne formation des
praticiens, un renforcement du plateau technique dans les hôpitaux accompagnée
d’une politique de santé adéquate.