Ecole Nationale Supérieure d'Hydraulique
Travaux pratiques en électrotechnique : démarrage d'un
moteur asynchrone
Représenter par : sous groupe 01
AKEZOUH Nada
ABBAS Farah
ABIHOURAIRA Saida
1. Introduction :
Le moteur asynchrone est le moteur le plus utilisé dans l’industrie. Il est peu
coûteux, on le fabrique en grande série. Il est robuste et son entretien est
très limité. Il est sûr : son fonctionnement ne génère pas d’étincelles à la
différence d’un moteur à courant continu.
Ce type de moteur équipe la quasi-totalité des machines-outils classiques
(tours, fraiseuses, Bobineuses, tapis roulants, pompes, compresseurs,
perceuses, ...).
Sauf qu’il présente l’inconvénient de provoquer des chutes de tension
importantes dans une installation électrique lors de sa mise sous tension
car il génère un fort appel de courant C’est pour cela qu’il existe différents
types de démarrage qui limitent le courant à une valeur acceptable pendant
le démarrage.
2. Objective :
Apprendre les principes de base de constitution des circuits de puissance
et de commande, et cela en effectuant un démarrage direct d’un moteur
asynchrone de faible puissance vue que les courants de démarrage dans
celui-ci sont supportables par le réseau de distribution.
3. Principe de fonctionnement d'un circuit de
Démarrage direct:
Les moteurs asynchrones ont la particularité de pouvoir se brancher
directement sur le réseau de distribution. Cependant le démarrage direct
génère un courant d’appel pouvant atteindre 7 fois la valeur du courant
nominal du moteur, ce qui peut amener des perturbations, chutes de
tension ou encore des déclenchements de protections. Ceci implique que le
réseau soit suffisamment dimensionné. Dans le cas contraire, il sera
nécessaire d’opter pour un autre type de démarrage tel que l’étoile-triangle
ou le démarreur progressif que nous évoquerons par la suite.
Pour des raisons de sécurité, il est nécessaire de faire appel à un minimum
de protection pour effectuer le branchement sur le réseau. Ainsi un circuit
démarrage direct élémentaire est réalisé avec des appareillages suivants :
• Sectionneur – porte fusible : permettant de couper l’alimentation du circuit de
démarrage moteur (commande manuelle dans l’armoire de commande).
Fonction 2 en 1 : Isolement par sectionnement et protection contre les courts-
circuits à l’aide des fusibles de type aM.
• Contacteur : appareillage de commande permettant de contrôler le passage du
courant à l’aide d’une bobine d’excitation (commande déportée sur le pupitre de
commande de la machine).
• Relais thermique : dispositif de protection capable de couper le circuit en cas de
surchauffe lié à une surcharge et de ce fait à l’élévation du courant.
Représentation des composant pour le démarrage direct :
4. Avantages et inconvénients du démarrage
directe :
Les avantages :
- Simplicité de l’appareillage.
- Couple important.
- Temps de démarrage court
Les inconvénients :
- Appel du courant important.
- Démarrage brutal.
5. Présentation des schémas de puissance et de
commande:
Le démarrage direct d'un moteur asynchrone triphasé avec ou sans auto-
maintien implique l'utilisation d'un ensemble de dispositifs de puissance et
de commande. Le schéma de puissance comprend généralement un
contacteur principal, un sectionneur porte-fusible, et éventuellement un
disjoncteur pour la protection contre les surcharges et les courts-circuits.
Le schéma de commande intègre des dispositifs tels que des boutons-
poussoirs pour l'arrêt et la mise en marche, ainsi qu'un relais thermique
pour protéger le moteur contre les surchauffes.
6. démarrage direct d'un moteur asynchrone
interactif :
Avec auto maintiens :
État initiale : le sectionneur Q1 est ouvert, les contactes KM1 ne sont pas
alimentés.
Pour alimenter le moteur, il faut au préalable fermer le sectionneur porte
fusible repéré Q1F1(13,14)(21,23) . En fermant le porte fusible F3, le
primaire du transformateur se retrouve sous tension, il assure ainsi la
transformation de la tention entre phase de 400V en 24V (transformateur
abaisseur de tension).
Pour alimenter le circuit de commande, il faut fermer le porte fusible repéré
F4 , le contact KM1 (13,14) du circuit de commande se ferme ainsi que les
les contacts KM1 du circuit de puissance, le contact KM1 maintient
l’alimentation de la bobine du contacteur. Pour mettre en rotation le moteur
asynchrone M1, il faut fermer le bouton poussoir MA. Grâce à l'auto
maintient en dérivation avec le bouton MA, il n'est pas nécessaire de
maintenir le bouton poussoir MA appuyé pour alimenter le moteur M1. Pour
arrêter la rotation du moteur M1, il faut appuyer sur le bouton AT.
Si une surcharge est détectée par le relais thermique, celle-ci est stoppé
par l'ouverture du contact de F1 (contacts 95-96) du circuit de commande
(coupure de l'alimentation de la bobine du contacteur).
schema de commande schema de puissance
Sans auto-maintien:
État initiale : le sectionneur Q1 est ouvert, les contactes KM1 ne sont pas
alimentés.
Pour alimenter le moteur, il faut au préalable fermer le sectionneur porte
fusible repéré Q1F1(13,14)(21,23) . En fermant le porte fusible F3, le
primaire du transformateur se retrouve sous tension, il assure ainsi la
transformation de la tention entre phase de 400V en 24V (transformateur
abaisseur de tension).
Pour alimenter le circuit de commande, il faut fermer le porte fusible repéré
F4 , le contact KM1 du circuit de puissance se ferme.
Pour mettre en rotation le moteur asynchrone M1, il faut fermer le bouton
poussoir MA et le maintenir afin que le moteur ne s'arrête pas car
L'alimentation de la bobine du contacteur n'est pas maintenue une fois le
bouton MA relâché.
7. Conclusion :
Dans notre travail pratique sur le démarrage direct des moteurs
asynchrones triphasés, nous avons exploré deux méthodes distinctes :
avec et sans auto-maintien.
Le démarrage direct avec auto-maintien offre une simplicité d'utilisation et
une continuité de fonctionnement une fois le moteur démarré. Cependant, il
nécessite un relais thermique pour protéger le moteur contre les surcharges
thermiques.
En revanche, le démarrage direct sans auto-maintien nécessite une
surveillance continue du démarrage du moteur, mais élimine le besoin de
relais thermique, réduisant ainsi les coûts et la complexité.
En conclusion, le choix entre les deux méthodes dépend des besoins
spécifiques de l'application, en tenant compte de facteurs tels que
l'efficacité énergétique, la facilité de mise en œuvre et les considérations
budgétaires. Il est également crucial de mettre en place des mesures de
sécurité appropriées pour garantir le bon fonctionnement du moteur et la
sécurité des opérateurs.