Conv Int
Conv Int
0.353.22
Convention internationale
pour la répression du financement du terrorisme
Préambule
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avoir un but caritatif, culturel ou social, ou qui sont également impliquées dans des
activités illégales telles que le trafic illicite d’armes, le trafic de stupéfiants et
l’extorsion de fonds, y compris l’exploitation de personnes aux fins de financer des
activités terroristes, et en particulier envisager, si besoin est, d’adopter une régle-
mentation pour prévenir et empêcher les mouvements de fonds soupçonnés d’être
destinés à des fins terroristes, sans entraver en aucune manière la liberté de circula-
tion des capitaux légitimes, et intensifier les échanges d’informations sur les mou-
vements internationaux de tels fonds,
rappelant également la résolution 52/165 de l’Assemblée générale, en date du
15 décembre 1997, dans laquelle l’Assemblée a invité les Etats à considérer en parti-
culier la mise en oeuvre de mesures telles que celles qui sont énumérées aux al. a)
à f) du par. 3 de sa résolution 51/210 du 17 décembre 1996,
rappelant en outre la résolution 53/108 de l’Assemblée générale, en date du
8 décembre 1998, par laquelle l’Assemblée a décidé que le Comité spécial créé par
sa résolution 51/210 du 17 décembre 1996 élaborerait un projet de convention inter-
nationale pour la répression du financement du terrorisme afin de compléter les ins-
truments internationaux existants portant sur le terrorisme,
considérant que le financement du terrorisme est un sujet qui préoccupe gravement
la communauté internationale tout entière,
notant que le nombre et la gravité des actes de terrorisme international sont fonction
des ressources financières que les terroristes peuvent obtenir,
notant également que les instruments juridiques multilatéraux existants ne traitent
pas expressément du financement du terrorisme,
convaincus de la nécessité urgente de renforcer la coopération internationale entre
les Etats pour l’élaboration et l’adoption de mesures efficaces destinées à prévenir le
financement du terrorisme ainsi qu’à le réprimer en en poursuivant et punissant les
auteurs,
sont convenus de ce qui suit:
Art. 1
Aux fins de la présente Convention:
1. «Fonds» s’entend des biens de toute nature, corporels ou incorporels, mobiliers ou
immobiliers, acquis par quelque moyen que ce soit, et des documents ou instruments
juridiques sous quelque forme que ce soit, y compris sous forme électronique ou
numérique, qui attestent un droit de propriété ou un intérêt sur ces biens, et notam-
ment les crédits bancaires, les chèques de voyage, les chèques bancaires, les man-
dats, les actions, les titres, les obligations, les traites et les lettres de crédit, sans que
cette énumération soit limitative.
2. «Installation gouvernementale ou publique» s’entend de toute installation ou de
tout moyen de transport, de caractère permanent ou temporaire, qui est utilisé ou oc-
cupé par des représentants d’un Etat, des membres du gouvernement, du parlement
ou de la magistrature, ou des agents ou personnels d’un Etat ou de toute autre auto-
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rité ou entité publique, ou par des agents ou personnels d’une organisation intergou-
vernementale, dans le cadre de leurs fonctions officielles.
3. «Produits» s’entend de tous fonds tirés, directement ou indirectement, de la com-
mission d’une infraction telle que prévue à l’art. 2, ou obtenus, directement ou indi-
rectement, grâce à la commission d’une telle infraction.
Art. 2
1. Commet une infraction au sens de la présente Convention toute personne qui, par
quelque moyen que ce soit, directement ou indirectement, illicitement et délibéré-
ment, fournit ou réunit des fonds dans l’intention de les voir utilisés ou en sachant
qu’ils seront utilisés, en tout ou partie, en vue de commettre:
a) un acte qui constitue une infraction au regard et selon la définition de l’un
des traités énumérés en annexe;
b) tout autre acte destiné à tuer ou blesser grièvement un civil, ou toute autre
personne qui ne participe pas directement aux hostilités dans une situation de
conflit armé, lorsque, par sa nature ou son contexte, cet acte vise à intimider
une population ou à contraindre un gouvernement ou une organisation inter-
nationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque.
2. a) en déposant son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou
d’adhésion, un Etat partie qui n’est pas partie à un traité énuméré dans
l’annexe visée à l’al. a) du par. 1 du présent article peut déclarer que, lorsque
la présente Convention lui est appliquée, ledit traité est réputé ne pas figurer
dans cette annexe. Cette déclaration devient caduque dès l’entrée en vigueur
du traité pour l’Etat partie, qui en notifie le dépositaire;
b) Lorsqu’un Etat partie cesse d’être partie à un traité énuméré dans l’annexe, il
peut faire au sujet dudit traité la déclaration prévue dans le présent article.
3. Pour qu’un acte constitue une infraction au sens du par. 1, il n’est pas nécessaire
que les fonds aient été effectivement utilisés pour commettre une infraction visée
aux al. a) ou b) du par. 1 du présent article.
4. Commet également une infraction quiconque tente de commettre une infraction au
sens du par. 1 du présent article.
5. Commet également une infraction quiconque :
a) participe en tant que complice à une infraction au sens des par. 1 ou 4 du
présent article;
b) organise la commission d’une infraction au sens des par. 1 ou 4 du présent
article ou donne l’ordre à d’autres personnes de la commettre;
c) contribue à la commission de l’une ou plusieurs des infractions visées aux
par. 1 ou 4 du présent article par un groupe de personnes agissant de concert.
Ce concours doit être délibéré et doit:
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Art. 3
La présente Convention ne s’applique pas lorsque l’infraction est commise à l’inté-
rieur d’un seul Etat, que l’auteur présumé est un national de cet Etat et se trouve sur
le territoire de cet Etat, et qu’aucun autre Etat n’a de raison, en vertu du par. 1 ou du
par. 2 de l’art. 7, d’établir sa compétence, étant entendu que les dispositions des
art. 12 à 18, selon qu’il convient, s’appliquent en pareil cas.
Art. 4
Chaque Etat partie prend les mesures qui peuvent être nécessaires pour:
a) ériger en infractions pénales au regard de son droit interne les infractions vi-
sées à l’art. 2;
b) punir ces infractions de peines appropriées compte tenu de leur gravité.
Art. 5
1. Chaque Etat partie, conformément aux principes de son droit interne, prend les
mesures nécessaires pour que la responsabilité d’une personne morale située sur son
territoire ou constituée sous l’empire de sa législation soit engagée lorsqu’une per-
sonne responsable de la direction ou du contrôle de cette personne morale a, en cette
qualité, commis une infraction visée à l’art. 2. Cette responsabilité peut être pénale,
civile ou administrative.
2. Elle est engagée sans préjudice de la responsabilité pénale des personnes physi-
ques qui ont commis les infractions.
3. Chaque Etat partie veille en particulier à ce que les personnes morales dont la res-
ponsabilité est engagée en vertu du par. 1 fassent l’objet de sanctions pénales, civiles
ou administratives efficaces, proportionnées et dissuasives. Ces sanctions peuvent
être notamment d’ordre pécuniaire.
Art. 6
Chaque Etat partie adopte les mesures qui peuvent être nécessaires, y compris, s’il y
a lieu, d’ordre législatif, pour que les actes criminels relevant de la présente Conven-
tion ne puissent en aucune circonstance être justifiés par des considérations de
nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse ou d’autres
motifs analogues.
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Art. 7
1. Chaque Etat partie adopte les mesures qui peuvent être nécessaires pour établir sa
compétence en ce qui concerne les infractions visées à l’art. 2 lorsque:
a) l’infraction a été commise sur son territoire;
b) l’infraction a été commise à bord d’un navire battant son pavillon ou d’un
aéronef immatriculé conformément à sa législation au moment des faits; ou
c) l’infraction a été commise par l’un de ses nationaux.
2. Chaque Etat partie peut également établir sa compétence sur de telles infractions
lorsque:
a) l’infraction avait pour but, ou a eu pour résultat, la commission d’une infrac-
tion visée à l’art. 2, par. 1, al. a) ou b), sur son territoire ou contre l’un de ses
nationaux;
b) l’infraction avait pour but, ou a eu pour résultat, la commission d’une infrac-
tion visée à l’art. 2, par. 1, al. a) ou b), contre une installation gouverne-
mentale ou publique dudit Etat située en dehors de son territoire, y compris
ses locaux diplomatiques ou consulaires;
c) l’infraction avait pour but, ou a eu pour résultat, la commission d’une infrac-
tion visée à l’art. 2, par. 1, al. a) ou b), visant à le contraindre à accomplir un
acte quelconque ou à s’en abstenir;
d) l’infraction a été commise par un apatride ayant sa résidence habituelle sur
son territoire;
e) l’infraction a été commise à bord d’un aéronef exploité par le Gouvernement
dudit Etat.
3. Lors de la ratification, de l’acceptation ou de l’approbation de la présente Conven-
tion ou de l’adhésion à celle-ci, chaque Etat partie informe le Secrétaire général de
l’Organisation des Nations Unies de la compétence qu’il a établie conformément au
par. 2. En cas de modification, l’Etat partie concerné en informe immédiatement le
Secrétaire général.
4. Chaque Etat partie adopte également les mesures qui peuvent être nécessaires
pour établir sa compétence en ce qui concerne les infractions visées à l’art. 2 dans
les cas où l’auteur présumé de l’infraction se trouve sur son territoire et où il ne
l’extrade pas vers l’un quelconque des Etats parties qui ont établi leur compétence
conformément au par. 1 ou au par. 2.
5. Lorsque plus d’un Etat partie se déclare compétent à l’égard d’une infraction vi-
sée à l’art. 2, les Etats parties intéressés s’efforcent de coordonner leur action
comme il convient, en particulier pour ce qui est des conditions d’engagement des
poursuites et des modalités d’entraide judiciaire.
6. Sans préjudice des normes du droit international général, la présente Convention
n’exclut l’exercice d’aucune compétence pénale établie par un Etat partie confor-
mément à son droit interne.
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Art. 8
1. Chaque Etat partie adopte, conformément aux principes de son droit interne, les
mesures nécessaires à l’identification, à la détection, au gel ou à la saisie de tous
fonds utilisés ou destinés à être utilisés pour commettre les infractions visées à
l’art. 2, ainsi que du produit de ces infractions, aux fins de confiscation éventuelle.
2. Chaque Etat partie adopte, conformément aux principes de son droit interne, les
mesures nécessaires à la confiscation des fonds utilisés ou destinés à être utilisés
pour la commission des infractions visées à l’art. 2, ainsi que du produit de ces in-
fractions.
3. Chaque Etat partie intéressé peut envisager de conclure des accords prévoyant de
partager avec d’autres Etats parties, systématiquement ou au cas par cas, les fonds
provenant des confiscations visées dans le présent article.
4. Chaque Etat partie envisage de créer des mécanismes en vue de l’affectation des
sommes provenant des confiscations visées au présent article à l’indemnisation des
victimes d’infractions visées à l’art. 2, par. 1, al. a) ou b), ou de leur famille.
5. Les dispositions du présent article sont appliquées sans préjudice des droits des
tiers de bonne foi.
Art. 9
1. Lorsqu’il est informé que l’auteur ou l’auteur présumé d’une infraction visée à
l’art. 2 pourrait se trouver sur son territoire, l’Etat partie concerné prend les mesures
qui peuvent être nécessaires conformément à sa législation interne pour enquêter sur
les faits portés à sa connaissance.
2. S’il estime que les circonstances le justifient, l’Etat partie sur le territoire duquel
se trouve l’auteur ou l’auteur présumé de l’infraction prend les mesures appropriées
en vertu de sa législation interne pour assurer la présence de cette personne aux fins
de poursuites ou d’extradition.
3. Toute personne à l’égard de laquelle sont prises les mesures visées au par. 2 du
présent article est en droit:
a) de communiquer sans retard avec le plus proche représentant qualifié de
l’Etat dont elle a la nationalité ou qui est autrement habilité à protéger ses
droits ou, s’il s’agit d’une personne apatride, de l’Etat sur le territoire duquel
elle a sa résidence habituelle;
b) de recevoir la visite d’un représentant de cet Etat;
c) d’être informée des droits que lui confèrent les al. a) et b) du présent para-
graphe.
4. Les droits énoncés au par. 3 du présent article s’exercent dans le cadre des lois et
règlements de l’Etat sur le territoire duquel se trouve l’auteur ou l’auteur présumé de
l’infraction, étant entendu toutefois que ces lois et règlements doivent permettre la
pleine réalisation des fins pour lesquelles les droits énoncés au par. 3 du présent arti-
cle sont accordés.
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5. Les dispositions des par. 3 et 4 du présent article sont sans préjudice du droit de
tout Etat partie ayant établi sa compétence conformément à l’al. c) du par. 1 ou à
l’al. d) du par. 2 de l’art. 7 d’inviter le Comité international de la Croix-Rouge à
communiquer avec l’auteur présumé de l’infraction et à lui rendre visite.
6. Lorsqu’un Etat partie a placé une personne en détention conformément aux dispo-
sitions du présent article, il avise immédiatement de cette détention, ainsi que des
circonstances qui la justifient, directement ou par l’intermédiaire du Secrétaire géné-
ral de l’Organisation des Nations Unies, les Etats parties qui ont établi leur compé-
tence conformément aux par. 1 ou 2 de l’art. 7 et, s’il le juge opportun, tous autres
Etats parties intéressés. L’Etat qui procède à l’enquête visée au par. 1 du présent ar-
ticle en communique rapidement les conclusions auxdits Etats parties et leur indique
s’il entend exercer sa compétence.
Art. 10
1. Dans les cas où les dispositions de l’art. 7 sont applicables, l’Etat partie sur le ter-
ritoire duquel se trouve l’auteur présumé de l’infraction est tenu, s’il ne l’extrade
pas, de soumettre l’affaire, sans retard excessif et sans aucune exception, que
l’infraction ait été ou non commise sur son territoire, à ses autorités compétentes
pour qu’elles engagent des poursuites pénales selon la procédure prévue par sa
législation. Ces autorités prennent leur décision dans les mêmes conditions que pour
toute autre infraction de caractère grave conformément aux lois de cet Etat.
2. Chaque fois que la législation interne d’un Etat partie ne l’autorise à extrader ou à
remettre un de ses nationaux qu’à la condition que l’intéressé lui sera rendu pour
purger la peine à laquelle il aura été condamné à l’issue du procès ou de la procédure
pour lesquels l’extradition ou la remise est demandée, et que cet Etat et l’Etat de-
mandant l’extradition acceptent cette formule et les autres conditions qu’ils peuvent
juger appropriées, l’extradition ou la remise conditionnelle vaudra exécution par
l’Etat partie requis de l’obligation prévue au paragraphe 1 du présent article.
Art. 11
1. Les infractions prévues à l’art. 2 sont de plein droit considérées comme cas
d’extradition dans tout traité d’extradition conclu entre Etats parties avant l’entrée en
vigueur de la présente Convention. Les Etats parties s’engagent à considérer ces in-
fractions comme cas d’extradition dans tout traité d’extradition qu’ils pourront
conclure entre eux par la suite.
2. Un Etat partie qui subordonne l’extradition à l’existence d’un traité a la faculté,
lorsqu’il reçoit une demande d’extradition d’un autre Etat partie avec lequel il n’est
pas lié par un traité d’extradition, de considérer la présente Convention comme
constituant la base juridique de l’extradition en ce qui concerne les infractions pré-
vues à l’art. 2. L’extradition est assujettie aux autres conditions prévues par la légis-
lation de l’Etat requis.
3. Les Etats parties qui ne subordonnent pas l’extradition à l’existence d’un traité
reconnaissent les infractions prévues à l’art. 2 comme cas d’extradition entre eux,
sans préjudice des conditions prévues par la législation de l’Etat requis.
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4. Si nécessaire, les infractions prévues à l’art. 2 sont réputées, aux fins d’extradition
entre Etats parties, avoir été commises tant au lieu de leur perpétration que sur le
territoire des Etats ayant établi leur compétence conformément aux par. 1 et 2 de
l’art. 7.
5. Les dispositions relatives aux infractions visées à l’art. 2 de tous les traités ou ac-
cords d’extradition conclus entre Etats parties sont réputées être modifiées entre
Etats parties dans la mesure où elles sont incompatibles avec la présente Convention.
Art. 12
1. Les Etats parties s’accordent l’entraide judiciaire la plus large possible pour toute
enquête ou procédure pénale ou procédure d’extradition relative aux infractions vi-
sées à l’art. 2, y compris pour l’obtention des éléments de preuve en leur possession
qui sont nécessaires aux fins de la procédure.
2. Les Etats parties ne peuvent invoquer le secret bancaire pour refuser de faire droit
à une demande d’entraide judiciaire.
3. La partie requérante ne communique ni n’utilise les informations ou les éléments
de preuve fournis par la partie requise pour des enquêtes, des poursuites pénales ou
des procédures judiciaires autres que celles visées dans la demande sans le consen-
tement préalable de la partie requise.
4. Chaque Etat partie peut envisager d’établir des mécanismes afin de partager avec
d’autres Etats parties les informations ou les éléments de preuve nécessaires pour
établir les responsabilités pénales, civiles ou administratives, comme prévu à l’art. 5.
5. Les Etats parties s’acquittent des obligations qui leur incombent en vertu des
par. 1 et 2 en conformité avec tout traité ou autre accord d’entraide judiciaire ou
d’échange d’informations qui peut exister entre eux. En l’absence d’un tel traité ou
accord, les Etats parties s’accordent cette entraide en conformité avec leur législa-
tion interne.
Art. 13
Aucune des infractions visées à l’art. 2 ne peut être considérée, aux fins d’extradi-
tion ou d’entraide judiciaire, comme une infraction fiscale. En conséquence, les
Etats parties ne peuvent invoquer uniquement le caractère fiscal de l’infraction pour
refuser une demande d’entraide judiciaire ou d’extradition.
Art. 14
Pour les besoins de l’extradition ou de l’entraide judiciaire entre Etats parties, au-
cune des infractions visées à l’art. 2 n’est considérée comme une infraction politi-
que, comme une infraction connexe à une infraction politique ou comme une infrac-
tion inspirée par des mobiles politiques. En conséquence, une demande d’extradition
ou d’entraide judiciaire fondée sur une telle infraction ne peut être rejetée pour la
seule raison qu’elle concerne une infraction politique, une infraction connexe à une
infraction politique, ou une infraction inspirée par des mobiles politiques.
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Art. 15
Aucune disposition de la présente Convention ne doit être interprétée comme énon-
çant une obligation d’extradition ou d’entraide judiciaire si l’Etat partie requis a des
raisons sérieuses de croire que la demande d’extradition pour les infractions visées à
l’art. 2 ou la demande d’entraide concernant de telles infractions a été présentée aux
fins de poursuivre ou de punir une personne pour des raisons tenant à sa race, sa re-
ligion, sa nationalité, son origine ethnique ou ses opinions politiques, ou que faire
droit à la demande porterait préjudice à la situation de cette personne pour l’une
quelconque de ces raisons.
Art. 16
1. Toute personne détenue ou purgeant une peine sur le territoire d’un Etat partie
dont la présence est requise dans un autre Etat partie à des fins d’identification ou de
témoignage ou pour qu’elle apporte son concours à l’établissement des faits dans le
cadre d’une enquête ou de poursuites relatives aux infractions visées à l’art. 2 peut
faire l’objet d’un transfert si les conditions ci-après sont réunies:
a) ladite personne y consent librement et en toute connaissance de cause;
b) les autorités compétentes des deux Etats concernés y consentent, sous ré-
serve des conditions qu’elles peuvent juger appropriées.
2. Aux fins du présent article:
a) l’Etat vers lequel le transfert est effectué a le pouvoir et l’obligation de gar-
der l’intéressé en détention, sauf demande ou autorisation contraire de la part
de l’Etat à partir duquel la personne a été transférée;
b) l’Etat vers lequel le transfert est effectué s’acquitte sans retard de l’obliga-
tion de remettre l’intéressé à la garde de l’Etat à partir duquel le transfert a
été effectué, conformément à ce qui aura été convenu au préalable ou à ce
que les autorités compétentes des deux Etats auront autrement décidé;
c) l’Etat vers lequel le transfert est effectué ne peut exiger de l’Etat à partir du-
quel le transfert est effectué qu’il engage une procédure d’extradition pour
que l’intéressé lui soit remis;
d) il est tenu compte de la période que l’intéressé a passée en détention dans
l’Etat vers lequel il a été transféré aux fins du décompte de la peine à purger
dans l’Etat à partir duquel il a été transféré.
3. A moins que l’Etat partie à partir duquel une personne doit être transférée en vertu
du présent article ne donne son accord, ladite personne, quelle que soit sa nationa-
lité, ne peut pas être poursuivie ou détenue ou soumise à d’autres restrictions à sa
liberté de mouvement sur le territoire de l’Etat vers lequel elle est transférée à raison
d’actes ou de condamnations antérieurs à son départ du territoire de l’Etat à partir
duquel elle a été transférée.
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Art. 17
Toute personne placée en détention ou contre laquelle toute autre mesure est prise ou
procédure engagée en vertu de la présente Convention se voit garantir un traitement
équitable et, en particulier, jouit de tous les droits et bénéficie de toutes les garanties
prévus par la législation de l’Etat sur le territoire duquel elle se trouve et les disposi-
tions applicables du droit international, y compris celles qui ont trait aux droits de
l’homme.
Art. 18
1. Les Etats parties coopèrent pour prévenir les infractions visées à l’art. 2 en pre-
nant toutes les mesures possibles, notamment en adaptant si nécessaire leur légi-
slation interne, afin d’empêcher et de contrecarrer la préparation sur leurs territoires
respectifs d’infractions devant être commises à l’intérieur ou à l’extérieur de ceux-
ci, notamment:
a) des mesures interdisant sur leur territoire les activités illégales de personnes
et d’organisations qui, en connaissance de cause, encouragent, fomentent,
organisent ou commettent des infractions visées à l’art. 2;
b) des mesures faisant obligation aux institutions financières et aux autres pro-
fessions intervenant dans les opérations financières d’utiliser les moyens
disponibles les plus efficaces pour identifier leurs clients habituels ou occa-
sionnels, ainsi que les clients dans l’intérêt desquels un compte est ouvert,
d’accorder une attention particulière aux opérations inhabituelles ou sus-
pectes et de signaler les opérations présumées découler d’activités criminel-
les. A cette fin, les Etats parties doivent envisager:
i) d’adopter des réglementations interdisant l’ouverture de comptes dont
le titulaire ou le bénéficiaire n’est pas identifié ni identifiable et des me-
sures garantissant que ces institutions vérifient l’identité des véritables
détenteurs de ces opérations;
ii) s’agissant de l’identification des personnes morales, d’exiger que les
institutions financières prennent, si nécessaire, des mesures pour véri-
fier l’existence et la structure juridiques du client en obtenant d’un re-
gistre public ou du client, ou des deux, une preuve de la constitution en
société comprenant notamment des renseignements concernant le nom
du client, sa forme juridique, son adresse, ses dirigeants et les disposi-
tions régissant le pouvoir d’engager la personne morale;
iii) d’adopter des réglementations qui imposent aux institutions financières
l’obligation de signaler promptement aux autorités compétentes toutes
les opérations complexes, inhabituelles, importantes, et tous les types
inhabituels d’opérations, lorsqu’elles n’ont pas de cause économique ou
licite apparente, sans crainte de voir leur responsabilité pénale ou civile
engagées pour violation des règles de confidentialité, si elles rapportent
de bonne foi leurs soupçons;
iv) d’exiger des institutions financières qu’elles conservent, pendant au
moins cinq ans, toutes les pièces nécessaires se rapportant aux opéra-
tions tant internes qu’internationales.
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Répression du financement du terrorisme 0.353.22
Art. 19
L’Etat partie dans lequel une action pénale a été engagée contre l’auteur présumé de
l’infraction en communique, dans les conditions prévues par sa législation interne ou
par les procédures applicables, le résultat définitif au Secrétaire général de
l’Organisation des Nations Unies, qui en informe les autres Etats parties.
Art. 20
Les Etats parties s’acquittent des obligations découlant de la présente Convention
dans le respect des principes de l’égalité souveraine et de l’intégrité territoriale des
Etats, ainsi que de celui de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres
Etats.
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Art. 21
Aucune disposition de la présente Convention n’a d’incidence sur les autres droits,
obligations et responsabilités des Etats et des individus en vertu du droit internatio-
nal, en particulier les buts de la Charte des Nations Unies, le droit international hu-
manitaire et les autres conventions pertinentes.
Art. 22
Aucune disposition de la présente Convention n’habilite un Etat partie à exercer sur
le territoire d’un autre Etat partie une compétence ou des fonctions qui sont exclusi-
vement réservées aux autorités de cet autre Etat partie par son droit interne.
Art. 23
1. L’annexe peut être modifiée par l’ajout de traités pertinents réunissant les condi-
tions suivantes:
a) être ouverts à la participation de tous les Etats;
b) être entrés en vigueur;
c) avoir fait l’objet de la ratification, de l’acceptation, de l’approbation ou de
l’adhésion d’au moins 22 Etats parties à la présente Convention.
2. Après l’entrée en vigueur de la présente Convention, tout Etat partie peut proposer
un tel amendement. Toute proposition d’amendement est communiquée par écrit au
dépositaire, qui avise tous les Etats parties des propositions qui réunissent les condi-
tions énoncées au par. 1 et sollicite leur avis au sujet de l’adoption de l’amendement
proposé.
3. L’amendement proposé est réputé adopté à moins qu’un tiers des Etats parties ne
s’y oppose par écrit dans les 180 jours suivant sa communication.
4. Une fois adopté, l’amendement entre en vigueur, pour tous les Etats parties ayant
déposé un instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, 30 jours après
le dépôt du vingt-deuxième de ces instruments. Pour chacun des Etats parties qui
ratifient, acceptent ou approuvent l’amendement après le dépôt du vingt-deuxième
instrument, l’amendement entre en vigueur le trentième jour suivant le dépôt par le-
dit Etat partie de son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation.
Art. 24
1. Tout différend entre des Etats parties concernant l’interprétation ou l’application
de la présente Convention qui ne peut pas être réglé par voie de négociation dans un
délai raisonnable est soumis à l’arbitrage, à la demande de l’un de ces Etats. Si, dans
les six mois qui suivent la date de la demande d’arbitrage, les parties ne parviennent
pas à se mettre d’accord sur l’organisation de l’arbitrage, l’une quelconque d’entre
elles peut soumettre le différend à la Cour internationale de Justice, en déposant une
requête conformément au Statut de la Cour.
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Art. 25
1. La présente Convention est ouverte à la signature de tous les Etats du 10 janvier
2000 au 31 décembre 2001, au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New
York.
2. La présente Convention est soumise à ratification, acceptation ou approbation.
Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation seront déposés au-
près du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
3. La présente Convention est ouverte à l’adhésion de tout Etat. Les instruments
d’adhésion seront déposés auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Na-
tions Unies.
Art. 26
1. La présente Convention entrera en vigueur le trentième jour qui suivra la date de
dépôt auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies du vingt-
deuxième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
2. Pour chacun des Etats qui ratifieront, accepteront ou approuveront la Convention
ou y adhéreront après le dépôt du vingt-deuxième instrument de ratification,
d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, la Convention entrera en vigueur le
trentième jour après le dépôt par cet Etat de son instrument de ratification,
d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion.
Art. 27
1. Tout Etat partie peut dénoncer la présente Convention en adressant une notifica-
tion écrite à cet effet au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
2. La dénonciation prendra effet un an après la date à laquelle la notification aura été
reçue par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Art. 28
L’original de la présente Convention, dont les textes anglais, arabe, chinois, espa-
gnol, français et russe font également foi, sera déposé auprès du Secrétaire général
de l’Organisation des Nations Unies, qui en fera tenir copie certifiée conforme à tous
les Etats.
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En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet par leurs gouvernements
respectifs, ont signé la présente Convention, qui a été ouverte à la signature au Siège
de l’Organisation des Nations Unies à New York, le 10 janvier 2000.
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Répression du financement du terrorisme 0.353.22
Annexe
3 RS 0.748.710.2
4 RS 0.748.710.3
5 RS 0.351.5
6 RS 0.351.4
7 RS 0.732.031
8 RS 0.748.710.31
9 RS 0.747.71
10 RS 0.747.711
11 RS 0.353.21
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0.353.22 Extradition
12 Une version du champ d’application mise à jour est publiée sur le site web du DFAE
(http://www.eda.admin.ch/eda/fr/home/topics/intla/intrea/dbstv.html).
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