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Chapitre 3 : Mener des études des fonctions numériques

1- Représentation graphique d’une fonction :


En général, les représentations graphiques de fonctions sont réalisées dans un repère
cartésien orthonormé. On représente la variable indépendante sur l'axe horizontal (appelé
axe 𝑂𝑋) et la variable dépendante sur l'axe vertical (appelé axe 𝑂𝑌).

Définition - Si 𝒇 est une fonction définie sur 𝑨, son graphique est l'ensemble des
couples 𝐺 = 𝑥, 𝑓(𝑥) 𝑥 ∈ 𝐴 (Il s'agit des couples entrée/sortie).

Autrement dit, le graphique de 𝑓 est constitué de l'ensemble des points (𝑥, 𝑦) du plan de
coordonnées tels que 𝑦 = 𝑓(𝑥) et 𝑥 appartient au domaine de définition de 𝑓.
La représentation graphique d'une fonction 𝑓 nous donne une image intéressante du
comportement d'une fonction. Comme, en chaque point (𝑥, 𝑦) de la courbe, l'ordonnée 𝑦 est
égale à la valeur de 𝑓(𝑥), elle peut être lue comme la hauteur de la courbe au point 𝑥.
Pour trouver les points d'ordonnée 𝑐, il suffit donc de tracer la droite 𝑦 = 𝑐 et de regarder ses
intersections avec le graphe de la fonction.

La représentation graphique de 𝑓 nous permet aussi de visualiser le domaine de définition


et l'ensemble image de 𝑓 sur les axes 𝑂𝑋 et 𝑂𝑌 respectivement.
Dessinons la courbe représentative de la fonction 𝑓(𝑥) = 2𝑥 − 1. L'équation de la courbe
est 𝑦 = 2𝑥 − 1 et nous y reconnaissons celle d'une droite de pente 2 et d'ordonnée à
l'origine −1.
Comme l'expression 2𝑥 − 1 est définie pour toutes les valeurs réelles de 𝑥, le domaine de
définition de 𝑓 est tout l'ensemble des nombres réels, noté ℝ

Le graphique montre que l'ensemble image est aussi ℝ.


Cherchons le domaine de définition de la fonction 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 2. Comme la racine
carrée d'un nombre négatif n'est pas définie (en tant que nombre réel), le domaine de
définition de 𝑓 ne comprend que les valeurs de x pour lesquelles 𝑥 + 2 ≥ 0.
Ce qui est équivalent à 𝑥 ≥ −2. Le domaine de définition est donc l'intervalle [−2 ; +∞[.
La représentation graphique d'une fonction est une courbe du plan 𝑂𝑋𝑌. Pour
déterminer les courbes du plan qui sont le graphe d'une fonction, nous pouvons utiliser le
test suivant.

Test de la verticale - Une courbe du plan 𝑂𝑋𝑌 est la représentation graphique d'une
fonction si et seulement si aucune droite verticale ne la coupe plus d'une fois.

Dans un graphique, on remarque quelques points particuliers.

Définition - On appelle racine d'une fonction 𝑓 un nombre 𝑎 appartenant au domaine


de 𝑓 tel que 𝑓(𝑎) = 0.

Une racine est l'abscisse du point d'intersection du graphe avec l'axe 𝑶𝑿. Pour trouver
les racines, il faut donc résoudre l'équation 𝒇(𝒙) = 𝟎.
Définition - On appelle ordonnée à l'origine d'une fonction 𝒇 le nombre 𝒇(𝟎) (pour autant
que la fonction soit définie en 𝑥 = 0).

L'ordonnée à l'origine est l'ordonnée du point d'intersection du graphe avec l'axe 𝑶𝒀. Pour la
trouver, on remplace 𝑥 par 0 dans la formule de 𝑓, c'est-à-dire on 𝒄𝒂𝒍𝒄𝒖𝒍𝒆 𝒇(𝟎).

Définitions - On dira que la fonction 𝒇 est positive si son graphe se trouve au-dessus de
l'axe 𝑶𝑿. Elle est négative si son graphe se trouve en-dessous de l'axe 𝑶𝑿.

Pour déterminer le signe d'une fonction, il faut résoudre les inéquations 𝒇(𝒙) < 𝟎 et 𝒇(𝒙) > 𝟎.

Définitions - La valeur 𝒇(𝑴) est le maximum (ou valeur maximale) de la fonction 𝒇 sur
l'intervalle 𝑰 si pour tout 𝑥 ∈ 𝑰, on a 𝒇(𝒙) ≤ 𝒇(𝑴).

La valeur 𝒇(𝒎) est le minimum (ou valeur minimale) de la fonction 𝒇 sur l'intervalle 𝑰 si
pour tout 𝑥 ∈ 𝑰, on a 𝒇(𝒙) ≥ 𝒇(𝒎).

Graphiquement, le maximum correspond à la plus grande valeur d'une fonction et le minimum


correspond à la plus petite valeur.
Exemple :
Regardons la fonction 𝑓(𝑥) = sin 𝑥 sur l'intervalle [−2𝜋, 2𝜋].

Cette fonction possède 5 racines : 𝑥 = −2𝜋, 𝑥 = −𝜋, 𝑥 = 0, 𝑥 = 𝜋 et 𝑥 = 2𝜋.


Son ordonnée à l'origine est 𝑦 = 0. Elle est positive pour 𝑥 ∈] − 2𝜋, 2𝜋[ et 𝑥 ∈]0, 𝜋[ et elle est
négative pour 𝑥 ∈] − 𝜋, 0[ et 𝑥 ∈]𝜋, 2𝜋[.
Elle a un maximum 𝑦 = 1 et un minimum 𝑦 = −1. Les valeurs maximales sont atteintes
pour 𝑥 = − et 𝑥 = et les valeurs minimales sont atteintes pour 𝑥 = − et 𝑥 = .

2- Fonctions : Paire, Impaire, Périodique.


a. Fonctions paires et impaires

Définitions - Soit 𝑓, une fonction définie sur un intervalle 𝐼.

 La fonction 𝑓 est paire si pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, on a

−𝑥 ∈ 𝐼 𝑒𝑡 𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥).

 La fonction f est impaire si pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, on a

−𝑥 ∈ 𝐼 𝑒𝑡 𝑓(−𝑥) = −𝑓(𝑥).

Exemple :

 La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 est une fonction paire car elle est définie sur ℝ tout entier et pour
tout 𝑥, on a 𝑓(−𝑥) = (−𝑥) = 𝑥 = 𝑓(𝑥).
 La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 est une fonction impaire car elle est définie sur ℝ tout entier et pour
tout 𝑥, on a 𝑓(−𝑥) = (−𝑥) = 𝑥 = 𝑓(𝑥).

Graphiquement, on reconnaît une fonction paire par une symétrie de son graphique par
rapport à l'axe 𝑂𝑌. En effet, les ordonnées de 2 points du graphe d'abscisses opposées sont
égales.
Ce qui signifie qu'ayant déjà dessiné le graphique de 𝑓 pour 𝑥 ≥ 0, nous l'obtenons tout
entier en lui ajoutant simplement l'image symétrique par rapport à l'axe 𝑂𝑌.

Le graphique d'une fonction impaire est symétrique par rapport à l'origine. En effet, les
ordonnées de 2 points du graphe d'abscisses opposées sont également opposées.
Si nous avons déjà dessiné le graphique de 𝑓 pour 𝑥 ≥ 0, nous l'obtenons tout entier en lui
adjoignant simplement l'image obtenue après une rotation de 180∘ autour de l'origine.
Exemple :
La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 𝑥 est impaire. En effet, pour tout 𝑥 ∈ ℝ, on a −𝑥 ∈ ℝ et
𝒇(−𝒙) = (−𝒙)𝟓 + (−𝒙) = (−𝟏)𝟓 𝒙𝟓 + (−𝒙)

= −𝒙𝟓 − 𝒙 = − 𝑥5 + 𝑥

= −𝑓(𝑥)

b. Fonctions périodiques

Définition - Soit 𝑓, une fonction définie sur une partie 𝐷 ⊆ 𝑅.


La fonction 𝑓 est périodique de période 𝑝 si pour tout 𝑥 ∈ 𝐷, on a

𝑓(𝑥 + 𝑝) = 𝑓(𝑥).

La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛𝑥 est périodique de période 2𝜋. La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛𝑥 est périodique
de période 𝜋.

3- Fonction majorée, minorée, bornée


Définition :

Soit 𝒇 : 𝑰 → ℝ
 On dit que 𝒇 est majorée, s’il existe un réel 𝑴 tel que ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑀 . Dans ce cas,
on appelle borne supérieure de 𝒇 sur l’intervalle 𝑰, noté 𝑠𝑢𝑝 𝑓 , le plus petit
majorant de 𝒇.
 On dit que 𝒇 est minorée, s’il existe un réel 𝒎 tel que ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≥ 𝑚 . Dans ce cas,
on appelle borne inférieure de 𝒇 sur l’intervalle 𝑰, noté 𝑖𝑛𝑓 𝑓 , le plus grand
minorant de 𝒇.
 On dit que 𝒇 est bornée, si 𝒇 est à la fois majorée et minorée. 𝒇 est donc bornée s’il
existe deux réels 𝑴 et 𝒎 tels que ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑚 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑀.

Remarques :

Soit 𝒇 : 𝑰 → ℝ et 𝒈 : 𝑰 → ℝ
 𝒇 est bornée si et seulement si |𝒇| est majorée.
 Si 𝒇 et 𝒈 sont majorées, alors 𝑓 + 𝑔 est majorée : 𝑠𝑢𝑝 (𝑓 + 𝑔) ≤ 𝑠𝑢𝑝 𝑓 + 𝑠𝑢𝑝 𝑔
 Si 𝒇 et 𝒈 sont minorées, alors 𝑓 + 𝑔 est minorée : 𝑖𝑛𝑓 (𝑓 + 𝑔) ≥ 𝑖𝑛𝑓 𝑓 + 𝑖𝑛𝑓 𝑔
 𝒇 est majorée (respectivement minorée) si et seulement si (−𝒇) est minorée (resp.
majorée) : 𝑠𝑢𝑝 (−𝑓) = − 𝑖𝑛𝑓 𝑓 (resp. 𝑖𝑛𝑓 (−𝑓) = − 𝑠𝑢𝑝 𝑓).
 Soit un réel 𝛼 > 0. Si 𝒇 est majorée (respectivement minorée), alors 𝛼𝑓 est majorée
(respectivement minorée) : 𝑠𝑢𝑝 (𝛼𝑓) = 𝛼 𝑠𝑢𝑝 𝑓 ( 𝑖𝑛𝑓 (𝛼𝑓) = 𝛼 𝑖𝑛𝑓 𝑓 ).
 Si 𝒇 et 𝒈 sont bornées, alors ∀(𝛼, 𝛽) ∈ ℝ , 𝛼𝑓 + 𝛽𝑔 est bornée.

Exemple :

Soit la fonction définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = .

f est-elle bornée ? Si oui, quelles sont ses bornes inférieure et supérieure ?

∀𝑥 ∈ ℝ, donc > 0. De plus, 𝑥 + 4 ≥ 4, d’où ≤ .

Finalement, on a : 0 < ≤ 1.

La fonction 𝑓 est donc bornée sur ℝ : 𝑖𝑛𝑓ℝ𝑓 = 0 et 𝑠𝑢𝑝ℝ 𝑓 = 1.


4- Comparaison de deux fonctions
a. Comparaison de fonctions

Définition - Comparer deux fonctions 𝑓 et 𝑔, c’est comparer 𝑓(𝑥) et 𝑔(𝑥) en fonction des
valeurs de 𝑥, pour 𝑥 appartenant à 𝐷𝑓 ∩ 𝐷𝑔, c'est-à-dire, c’est déterminer les valeurs de 𝑥
pour lesquelles 𝑓(𝑥) > 𝑔(𝑥), les valeurs de 𝑥 pour lesquelles 𝑓(𝑥) < 𝑔(𝑥) et les valeurs de 𝑥
pour Lesquelles 𝑓(𝑥) = 𝑔(𝑥).

Méthode :

Pour comparer deux fonctions 𝑓 et 𝑔, on peut étudier le signe de 𝑓 − 𝑔, càd le signe de


𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥) pour 𝑥 appartenant à 𝐷𝑓 ∩ 𝐷𝑔.
𝒇(𝒙) − 𝒈(𝒙) > 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇(𝒙) > 𝒈(𝒙)
𝑬𝒏 𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕, 𝒇(𝒙) − 𝒈(𝒙) < 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇(𝒙) < 𝒈(𝒙)
𝒇(𝒙) − 𝒈(𝒙) = 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇(𝒙) = 𝒈(𝒙)

Interprétation graphique :

Soient 𝐶𝑓 et 𝐶𝑔 les courbes représentatives de deux fonctions 𝑓 et 𝑔.


 Dire que pour tout 𝑥 appartenant à un intervalle 𝐼 (inclus dans 𝐷𝑓 ∩ 𝐷𝑔), 𝑓(𝑥) > 𝑔(𝑥)
revient à dire que 𝐶𝑓 est strictement au-dessus de 𝐶𝑔 pour tout 𝑥 de 𝐼. Autrement dit,
les solutions de l’inéquation 𝑓(𝑥) > 𝑔(𝑥) sont les abscisses des points de 𝐶𝑓 situés
strictement au-dessus de 𝐶𝑔.
 Dire que pour tout 𝑥 appartenant à un intervalle 𝐼 (inclus dans 𝐷𝑓 ∩ 𝐷𝑔), 𝑓(𝑥) < 𝑔(𝑥)
revient à dire que 𝐶𝑓 est strictement en-dessous de 𝐶𝑔 pour tout 𝑥 de 𝐼. Autrement dit,
les solutions de l’inéquation 𝑓(𝑥) < 𝑔(𝑥) sont les abscisses des points de 𝐶𝑓 situés
strictement en-dessous de 𝐶𝑔.
 Dire que 𝑓(𝑎) = 𝑔(𝑎) (𝑎 appartenant à 𝐷𝑓 ∩ 𝐷𝑔) revient à dire que 𝐶𝑓 coupe 𝐶𝑔 au
point d’abscisse 𝑎. Autrement dit, les solutions de l’équation 𝑓(𝑥) = 𝑔(𝑥) sont les
abscisses des points d’intersection de 𝐶𝑓 et 𝐶𝑔.

b. Comparaison à un réel

Définition - Comparer une fonction 𝑓 à un réel 𝑚, c’est déterminer les valeurs de 𝑥 pour
lesquelles 𝑓(𝑥) > 𝑚, les valeurs de 𝑥 pour lesquelles 𝑓(𝑥) < 𝑚 et les valeurs de 𝑥 pour
Lesquelles 𝑓(𝑥) = 𝑚.

Méthode :

Pour comparer une fonction 𝑓 à un réel 𝑚, on peut étudier le signe de 𝑓 − 𝑚, càd le signe
de 𝑓(𝑥) − 𝑚 pour 𝑥 appartenant à 𝐷𝑓.
𝒇(𝒙) − 𝒎 > 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇(𝒙) > 𝒎
𝑬𝒏 𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕, 𝒇(𝒙) − 𝒎 < 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇(𝒙) < 𝒎
𝒇(𝒙) − 𝒎 = 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒇(𝒙) = 𝒎

Interprétation graphique :

Soient 𝐶𝑓 la courbe représentative de la fonction 𝑓.


 Dire que pour tout 𝑥 appartenant à un intervalle 𝐼 (inclus dans 𝐷𝑓), 𝑓(𝑥) > 𝑚 revient à
dire que 𝐶𝑓 est strictement au-dessus de la droite d’équation 𝑦 = 𝑚 pour tout 𝑥 de 𝐼.
Autrement dit, les solutions de l’inéquation 𝑓(𝑥) > 𝑚 sont les abscisses des points de 𝐶𝑓
situés strictement au-dessus de la droite d’équation 𝑦 = 𝑚.
 Dire que pour tout 𝑥 appartenant à un intervalle 𝐼 (inclus dans 𝐷𝑓), 𝑓(𝑥) < 𝑚 revient à
dire que 𝐶𝑓 est strictement en-dessous de la droite d’équation 𝑦 = 𝑚 pour tout 𝑥 de 𝐼.
Autrement dit, les solutions de l’inéquation 𝑓(𝑥) < 𝑚 sont les abscisses des points de 𝐶𝑓
situés strictement en-dessous de la droite d’équation 𝑦 = 𝑚.
 Dire que 𝑓(𝑎) = 𝑚 (𝑎 appartenant à 𝐷𝑓 ∩ 𝐷𝑔) revient à dire que 𝐶𝑓 coupe la droite
d’équation 𝑦 = 𝑚 au point d’abscisse 𝑎. Autrement dit, les solutions de l’équation
𝑓(𝑥) = 𝑚 sont les abscisses des points d’intersection de 𝐶𝑓 et la droite d’équation 𝑦 =
𝑚.
5- Variation d’une fonction et extremums
a. Fonctions croissantes, décroissantes et monotones :
On dit que la fonction est strictement croissante sur l'intervalle [𝑎, 𝑏] si la courbe
représentant la fonction monte sur cet intervalle ; elle est strictement décroissante sur
l'intervalle [𝑎, 𝑏] si la courbe descend sur cet intervalle.

Définitions - Une fonction 𝑓 est dite strictement croissante sur un intervalle 𝐼 si pour tout
𝑥 , 𝑥 ∈ 𝐼, on a

𝑥 < 𝑥 ⇒ 𝑓(𝑥 ) < 𝑓(𝑥 ).

Une fonction 𝑓 est dite strictement décroissante sur un intervalle 𝐼 si pour tout
𝑥 , 𝑥 ∈ 𝐼, on a

𝑥 < 𝑥 ⇒ 𝑓(𝑥 ) > 𝑓(𝑥 ).

Une fonction 𝑓 est dite monotone sur un intervalle 𝐼 si elle est soit croissante, soit
décroissante sur 𝐼.

L'élément important dans cette définition est que l'inégalité 𝑓(𝑥 ) < 𝑓(𝑥 ) doit être
satisfaite pour toute paire de points 𝑥 et 𝑥 de 𝐼 qui sont tels que 𝑥 < 𝑥 .
Exemples
La fonction 𝑓(𝑥) = 2𝑥 + 1 est une fonction strictement croissante. En effet, si 𝑥 , 𝑥 ∈ ℝ
avec 𝑥 < 𝑥 , on a 2𝑥 < 2𝑥 et 2𝑥 + 1 < 2𝑥 + 1. Donc 𝑓(𝑥 ) < 𝑓(𝑥 ).
La fonction 𝑓(𝑥) = −𝑥 est une fonction strictement décroissante. En effet, si 𝑥 , 𝑥 ∈ ℝ
avec 𝑥 < 𝑥 , on a −𝑥 > −𝑥 , donc 𝑓(𝑥 ) > 𝑓(𝑥 ).

La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛𝑥 n'est ni croissante, ni décroissante sur [−2𝜋, 2𝜋]. En effet, on
remarque sur le graphe que la courbe monte sur certains intervalles et descend sur d'autres.

b. Extremums :
Définition :
Soit 𝒇 : 𝑰 → ℝ, Soit 𝑥 ∈ ℝ
 On dit que 𝑓 présente un maximum global en 𝑥 si ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑥 ).
 On dit que 𝑓 présente un minimum global en 𝑥 si ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑥 ).
 Dans l’un de ces deux cas, on dit que 𝑓 présente un extremum global en 𝑥 .
Remarque :
 𝑓 présente un maximum global en 𝑥 donc 𝑓 est majorée sur 𝐼 et 𝑠𝑢𝑝 𝑓 = 𝑓(𝑥 ). On
note alors 𝑓(𝑥 ) = 𝑚𝑎𝑥 𝑓. On dit que 𝑓 atteint sa borne supérieure en 𝑥 .
Exemple :
En reprenant l’exemple précédent, 𝑓(𝑥) = .

On a vu précédemment que f est donc majorée par 1 et que 𝑠𝑢𝑝 𝑓 = 1. Par ailleurs,
𝑓(0) = 1. On peut donc écrire que 𝑚𝑎𝑥 𝑓 = 1 : la fonction 𝑓 présente un maximum
global en 𝑥 = 0.

 𝑓 présente un minimum global en 𝑥 donc 𝑓 est minorée sur 𝐼 et 𝑖𝑛𝑓 𝑓 = 𝑓(𝑥 ). On


note alors 𝑓(𝑥 ) = 𝑚𝑖𝑛 𝑓. On dit que 𝑓 atteint sa borne inférieure en 𝑥 .
Exemple :
En reprenant le même exemple.
On a vu aussi que 𝑓 est donc minorée par 0 et que 𝑖𝑛𝑓 𝑓 = 0. Par contre, la valeur 0 n’est
jamais atteinte par f ; en effet, on aboutirait sinon à une absurdité :
𝟒
𝒇(𝒙𝟎 ) = 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 = 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝟒 = 𝟎 ‼
𝒙𝟎 + 𝟒

Ainsi, il n’existe pas de 𝑥 tel que 𝒇(𝒙𝟎 ) = 𝟎 : il ne s’agit donc pas d’un minimum.
6- Etudes des fonctions usuelles :
a. Puissances et polynômes
i. Fonctions puissances
Une fonction de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑥 , où 𝑎 est une constante, est appelée une
fonction puissance.
La fonction puissance est dérivable et son dérivé est : 𝑓 (𝑥) = 𝑎𝑥 .
Nous envisageons plusieurs cas.
 𝑎 = 0. On retrouve la fonction constante 𝑓(𝑥) = 𝑥 = 1.
 𝑎 = 1. On retrouve la fonction identité 𝑓(𝑥) = 𝑥.
 𝑎 = 2. La fonction du second degré 𝑓(𝑥) = 𝑥 est définie sur ℝ et son
ensemble image est ℝ . Son graphe est l'ensemble des couples (𝑥, 𝑦) où 𝑦 =
𝑥 .

Cette fonction a une racine 𝑥 = 0 et son ordonnée à l'origine est 𝑦 = 0. Elle


est toujours positive et nulle en 0. Elle est paire et strictement croissante sur
ℝ , strictement décroissante sur ℝ .Elle a un minimum en 𝑥 = 0 et pas de
maximum.

 𝑎 = 3 . La fonction du troisième degré 𝑓(𝑥) = 𝑥 est définie sur ℝ et son


ensemble image est ℝ. Son graphe est l'ensemble des couples (𝑥, 𝑦) où 𝑦 =
𝑥 .
Cette fonction a une racine 𝑥 = 0 et son ordonnée à l'origine est 𝑦 = 0. Elle
est positive pour les valeurs de 𝑥 positives et négative pour les valeurs de 𝑥
négatives. Elle est impaire et strictement croissante sur ℝ. Elle n'a ni
minimum, ni maximum.

 𝑎 = 𝑛 , 𝑛 ∈ ℕ . L'allure générale du graphique de 𝑓(𝑥) = 𝑥 change selon


que n est un nombre pair ou impair. Lorsque n est pair, la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥
est paire et son graphique ressemble à la parabole 𝑦 = 𝑥 . Lorsque 𝑛 est
impair, 𝑓(𝑥) = 𝑥 est une fonction impaire et son graphique a la même allure
que 𝑦 = 𝑥 .
 𝑎 = −1 . La fonction inverse 𝑓(𝑥) = est définie sur ℝ et son ensemble
image est ℝ . Son graphe est une hyperbole équilatère dont les axes de
coordonnées sont les asymptotes.

Cette fonction n'a pas de racine ni d'ordonnée à l'origine. Elle est positive
pour les valeurs de 𝑥 positives et négative pour les valeurs de 𝑥 négatives.
Elle est impaire et strictement croissante sur ℝ , strictement décroissante sur
ℝ . Elle n'a ni minimum, ni maximum.
 𝑎= , 𝑛 ∈ ℕ . La fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 = √𝑥 est une fonction racine. Lorsque
𝑛 = 2, il s'agit de la fonction racine carrée définie sur [0 ; +∞[ et dont la
courbe représentative est la moitié supérieure de la parabole 𝑥 = 𝑦 .
Lorsque 𝑛 est un autre nombre pair, le graphique de 𝑦 = √𝑥 est
semblable à celui de 𝑦 = √𝑥.
A la valeur impaire 𝑛 = 3 correspond la fonction racine cubique
𝑓(𝑥) = √𝑥 définie sur ℝ. Le graphique de 𝑦 = √𝑥 pour 𝑛 impair (𝑛 > 3)
ressemble à celui de 𝑦 = √𝑥.

Pour 𝑛 pair, la fonction √𝑥 a une racine 𝑥 = 0 et son ordonnée à l'origine est 𝑦 = 0. Elle
est toujours positive et nulle en 0. Elle n'est ni paire, ni impaire. Elle est strictement croissante
sur ℝ et a un minimum en 𝑥 = 0.
Pour n impair, la fonction √𝑥 a une racine 𝑥 = 0 et son ordonnée à l'origine est 𝑦 = 0. Elle est
positive pour les valeurs de 𝑥 positives et négative pour les valeurs de 𝑥 négatives. Elle est
impaire et strictement croissante sur ℝ. Elle n'a ni minimum, ni maximum.

ii. Fonctions polynomiales


Une fonction polynomiale est une fonction du type :
𝑃(𝑥) = 𝑎 𝑥 + 𝑎 𝑥 + ⋯+ 𝑎 𝑥 + 𝑎 𝑥 + 𝑎
Où 𝑛 est un entier positif et 𝑎 , 𝑎 , … , 𝑎 , 𝑎 , 𝑎 sont des constantes, appelées
les coefficients du polynôme. Le domaine de définition de n'importe quel
polynôme est ℝ. L'indice 𝑛 du premier coefficient 𝑎 non nul donne le degré du
polynôme.
Nous envisageons plusieurs cas.
 𝑛 = 1 . Une fonction polynomiale de degré 1 est de la forme 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏, est
appelée une fonction affine. Son graphique est la droite 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 de pente 𝑎
et d'ordonnée à l'origine 𝑏.

Elle possède une racine 𝑥 = − et son ordonnée à l'origine est 𝑦 = 𝑏. Elle est
strictement croissante si 𝑎 > 0 et strictement décroissante si 𝑎 < 0.

 𝑛 = 2 . Une fonction polynomiale de degré 2 est de la forme 𝑃(𝑥) =


𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐, est appelée une fonction quadratique. La courbe
représentative de 𝑃 est une parabole obtenue par déplacement de la
parabole 𝑦 = 𝑎𝑥 .
Le signe de 𝑎 qui détermine si la parabole a un maximum (𝑎 < 0) ou un
minimum (𝑎 > 0). Ces racines s’obtiennent en résolvant l’équation 𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 +
𝑐 = 0.
 Si 𝑏 − 4𝑎𝑐 > 0
√ √
La fonction a deux racines : 𝑥 = et 𝑥 =

 Si 𝑏 − 4𝑎𝑐 = 0
La fonction a une racine : 𝑥 =
 Si 𝑏 − 4𝑎𝑐 < 0
La fonction n’a pas de racine.

b. Logarithme et exponentielle
i. Fonctions logarithme népérienne :
On définit la fonction logarithme népérien comme la primitive de la fonction
𝑥 → sur ℝ∗ qui s’annule en 1. Cette fonction est notée 𝑙𝑛.
La fonction ln est définie sur ℝ∗ , dérivable sur ℝ∗ , et on a : ∀𝑥 ∈ ℝ∗ , ∀𝑟 ∈ ℚ
 ln(1) = 0.
 (ln) (𝑥) =
 ln(𝑥 × 𝑦) = ln(𝑥) + ln(𝑦)
 ln = ln(𝑥) − ln(𝑦)

 ln = − ln(𝑥)
 ln(𝑥 ) = rln(𝑥)
 ln(𝑒) = 1
La fonction logarithme népérien est strictement croissante sur ]0 ; +∞[.
 ln(𝑥) = ln(𝑦) Équivalent à dire que 𝑥 = 𝑦.
 ln(𝑥) < ln(𝑦) Équivalent à dire que 𝑥 < 𝑦.
Soit 𝑢 une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle 𝐼.

Les fonctions 𝑥 → 𝑢(𝑥) et 𝑥 → ln 𝑢(𝑥) ont le même sens de variation.


( )
Donc (ln) 𝑢(𝑥) =
( )

ii. Fonctions logarithme de bas a :


On appelle logarithme de base 𝑎 l’application notée 𝑙𝑜𝑔 définie sur ℝ∗ par :
ln(𝑥)
𝑙𝑜𝑔 (𝑥) =
ln(𝑎)
En particulier, 𝑙𝑜𝑔 est appelé logarithme décimal, et 𝑙𝑜𝑔 est le logarithme
népérien.
La fonction 𝑙𝑜𝑔 est définie sur ℝ∗ , dérivable sur ℝ∗ , et on a : ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗ , ∀𝑟 ∈ ℚ
 𝑙𝑜𝑔 (1) = 0, 𝑙𝑜𝑔 (𝑎) = 1.
 (𝑙𝑜𝑔 ) (𝑥) = ( )
 𝑙𝑜𝑔 (𝑥𝑦) = 𝑙𝑜𝑔 (𝑥) + 𝑙𝑜𝑔 (𝑦)
 𝑙𝑜𝑔 = 𝑙𝑜𝑔 (𝑥) − 𝑙𝑜𝑔 (𝑦)
 𝑙𝑜𝑔 (𝑥 ) = 𝑟𝑙𝑜𝑔 (𝑥)

iii. Fonctions exponentielles :


L’application réciproque de 𝑙𝑛 est appelée exponentielle, définie sur ℝ∗ et noté
exp(𝑥) 𝑜𝑢 𝑒 .
𝑒𝑥𝑝 est continue et strictement croissante de ℝ sur ℝ∗ .
𝑦=𝑒 ln(𝑦) = 𝑥
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡 à 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒
𝑥∈ℝ 𝑦>0
La fonction exponentielle est dérivable sur ℝ et on a : ∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ∗ , ∀𝑟 ∈ ℚ
 𝑒 = 1 𝑒𝑡 𝑒 = 0.
 (𝑒 ) = 𝑒 .
 𝑒 =𝑒 ×𝑒 .

 𝑒 = .
 𝑒 = (𝑒 )
 𝑒 = .
 𝑒 ( )
= 𝑥.
 𝑒 ( )
= (𝑒 ( )
)

c. Trigonométriques
Tant pour la fonction sinus que pour la fonction cosinus, le domaine de définition
est ℝ et l'ensemble image est l'intervalle fermé [−1,1]. En effet, quel que soit 𝑥, on
a:
−1 ≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ 1 𝑒𝑡 − 1 ≤ 𝑐𝑜𝑠𝑥 ≤ 1.

De plus, la fonction 𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 s'annule pour chaque valeur de 𝑥 égale à un multiple


entier de 𝜋. Autrement dit :
𝑠𝑖𝑛𝑥 = 0 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑥 = 𝑘𝜋 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟.

Une importante propriété des fonctions 𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 et 𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 est leur caractère
périodique, de période 2𝜋. Cela signifie que, quel que soit 𝑥 :
𝑠𝑖𝑛(𝑥 + 2𝜋) = 𝑠𝑖𝑛𝑥 𝑒𝑡 cos(𝑥 + 2𝜋) = 𝑐𝑜𝑠𝑥.e caractère périodique de ces fonctions
les rend particulièrement aptes à modéliser des phénomènes répétitifs comme les
marées, les ressorts animés de vibrations ou les ondes sonores.
La fonction tangente est liée aux fonctions sinus et cosinus par l'équation

𝑠𝑖𝑛𝑥
𝑡𝑎𝑛𝑥 =
𝑐𝑜𝑠𝑥

Elle n'est pas définie lorsque 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 0, c'est-à-dire lorsque 𝑥 = ± , ± , …. Son


ensemble image est ℝ. Il est à noter que la fonction tangente est aussi périodique,
mais de période 𝜋 :

tan(𝑥 + 𝜋) = 𝑡𝑎𝑛𝑥.

d. Réciproques des fonctions trigonométriques


i. Fonction arc sinus

L’application réciproque de 𝑠𝑖𝑛 est appelée 𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 définie sur ; et noté
𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛.

𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 est continue, strictement croissante, et impaire de [−1 ; 1] sur ; .

𝑦 = arcsin(𝑥) sin(y) = 𝑥
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡 à 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 −𝜋 𝜋
𝑥 ∈ [−1; 1] 𝑦∈ ;
2 2
De plus ∀𝑥 ∈ [−1 ; 1], sin(arcsin(𝑥)) = 𝑥, 𝑒𝑡 ∀𝜃 ∈ ; , arcsin(sin(𝜃)) = 𝜃 .

(Attention ! ce dernier point est faux si 𝜃 est dans un autre intervalle).


La fonction est dérivable sur ] − 1 ; 1[, et son dérivé est :
1
∀𝑥 ∈] − 1 ; 1[, 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 (𝑥) =
√1 − 𝑥
ii. Fonction arc cosinus
L’application réciproque de 𝑐𝑜𝑠 est appelée 𝑎𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 définie sur [0 ; 𝜋] et noté
𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠.
𝑎𝑟𝑐𝑜𝑠 est continue, strictement décroissante de [−1 ; 1] sur [0 ; 𝜋].
𝑦 = arccos(𝑥) cos(y) = 𝑥
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡 à 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒
𝑥 ∈ [−1; 1] 𝑦 ∈ [0; 𝜋]
De plus ∀𝑥 ∈ [−1 ; 1], cos(arccos(𝑥)) = 𝑥, 𝑒𝑡 ∀𝜃 ∈ [0 ; 𝜋], arccos(cos(𝜃)) = 𝜃 .
(Attention ! ce dernier point est faux si 𝜃 est dans un autre intervalle).
La fonction est dérivable sur ] − 1 ; 1[, et son dérivé est :
1
∀𝑥 ∈] − 1 ; 1[, 𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 (𝑥) = −
√1 − 𝑥
iii. Fonction arc tangente
L’application réciproque de 𝑡𝑎𝑛 est appelée 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 définie sur ] ; [ et
noté 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛.

𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 est continue, strictement croissante, et impaire de ℝ sur ] ; [.

tan(y) = 𝑥
𝑦 = arctan(𝑥) −𝜋 𝜋
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡 à 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒
𝑥∈ℝ 𝑦 ∈] ; [
2 2

De plus ∀𝑥 ∈ ℝ, tan(arctan(𝑥)) = 𝑥, 𝑒𝑡 ∀𝜃 ∈] ; [, arctan(tan(𝜃)) = 𝜃 .

(Attention ! ce dernier point est faux si 𝜃 est dans un autre intervalle).


La fonction est dérivable sur ℝ, et son dérivé est :
1
∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (𝑥) =
1+𝑥
7- Monotonie de la composition de deux fonctions
Soient deux fonctions, 𝑓 définie sur un intervalle 𝐼 ⊆ 𝑅 et 𝑔 définie sur un intervalle
𝐽 ⊆ 𝑅, telles que ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ∈ 𝐽 [𝑓(𝐼) ⊆ 𝐽]
 Si 𝑓 et 𝑔 ont même monotonie, l’une sur 𝐼 et l’autre sur 𝐽, alors la composée
𝑔°𝑓 est croissante sur 𝐼.
 Si 𝑓 et 𝑔 sont de monotonie contraire, l’une sur 𝐼 et l’autre sur 𝐽, alors la
composée 𝑔°𝑓 est décroissante sur 𝐼.
Exemple :

Soit la fonction ℎ définie sur l’intervalle [−2,2] par ℎ(𝑥) = √4 − 𝑥 .


Montrer que la fonction ℎ est croissante sur [−2,0], et décroissante sur [0,2].

La fonction ℎ définie sur l’intervalle [−2,2] par ℎ(𝑥) = √4 − 𝑥 .

ℎ se décompose en : 𝑥 → 4 − 𝑥 → √4 − 𝑥 ; ℎ est donc la composée de 𝑓 : 𝑥 → 4 − 𝑥


suivie de 𝑔 : 𝑥 → √𝑥.
Sur l’intervalle [−2,0], la fonction 𝑓 : 𝑥 → 4 − 𝑥 est croissante, 4 − 𝑥 ≥ 0 donc 𝑓(𝑥) ∈
[0, +∞[.

La fonction 𝑔 : 𝑥 → √𝑥 est croissante sur [0, +∞[, donc par composition la fonction ℎ est
croissante sur [−2,0].
Un raisonnement analogue permet de conclure que h est décroissante sur [0,2].

Exercices :
Pour chacune des questions suivantes, entourer la (ou les) bonne(s) réponse(s) :

15𝜋 𝜋 𝜋 4𝜋
Soit 𝐴 = arcsin (sin ), 𝐴= 𝐴= 𝐵=− 𝐶=
7 7 11 13
𝐵 = arccos (cos ) et
𝐶 = arctan (tan ).
Quelles sont les assertions vraies ?
Soit 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑐𝑜𝑠 𝑥) et 𝑓 est périodique 𝑔 est périodique 𝑓 est une 𝑔 est une
g(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠(𝑠𝑖𝑛 𝑥). de période π de période 2π fonction paire fonction
Quelles sont les assertions vraies ? impaire
Soit (E) l’équation : (E) est définie sur (E) est définie (E) n’admet (E) admet une
𝑙𝑛(𝑥 − 1) = 𝑙𝑛(𝑥 − 1) + 𝑙𝑛 2. ]−∞,−1[∪]1,+∞[. sur ]1,+∞[. pas de unique
Quelles sont les assertions vraies ? solution. solution x = 1.
Soit (E) l’équation : 𝑒 + 𝑒 − 2 = 0. (E) est définie sur Le domaine de (E) admet (E) admet une
Quelles sont les assertions vraies ? ℝ. définition de (E) deux unique
est ℝ . solutions solution x = 0.
distinctes.
Soit 𝑓(𝑥) = √1 − 𝑥 . Quelles sont les 𝑓 est définie sur 𝑓 est croissante. L’application
assertions vraies ? ℝ. réciproque de
𝑓 est 𝑓 .
Soit 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 − 𝑥 et 𝑓(𝑥) ≤ 0; 𝑓(𝑥) ≤ 0; 𝑔(𝑥) ≥ 0; 𝑔(𝑥) ≥ 0;
𝑔(𝑥) = 𝑒 − 1 − 𝑥 ∀𝑥 ∈ ℝ ∀𝑥 ≥ 0 ∀𝑥 ∈ ℝ ∀𝑥 ≥ 0
Quelles sont les assertions vraies ?
Soit 𝑓(𝑥) = 𝑦 = 2 est une La courbe de 𝑓 Le point de Le point de
Quelles sont les assertions vraies ? asymptote à la admet une coordonnées coordonnées
courbe de 𝑓 en asymptote (1, 1) est un (1, 2) est un
+∞. verticale (𝑥 = 1). centre de centre de
symétrie du symétrie du
graphe de 𝑓 . graphe de 𝑓 .

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