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Dimensionnement d'un SREC Mécanique

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École Normale Supérieure de Cachan • M2 Formation d’Enseignants du Supérieur

Bureaux d’Études

Dimensionnement

Support : Stockage inertiel d’énergie


Question 8.2 • Implémenter ce modèle de comportement dans le modèle dynamique et le valider.

Question 8.3 • Modifier le modèle de façon à prendre en compte une anticipation possible du freinage par lecture
des panneaux 100 m environ avant que le véhicule ne passe à leurs niveaux.

Figure 1 – KERS pour véhicule automobile


Figure 6 • Photo d’un KERS mécanique

9 Récupération d’énergie au freinage


Pour ralentir le véhicule, la solution classique consiste à dissiper l’énergie cinétique sous forme de chaleur.
Cette dissipation résulte généralement des actions de frottement sec dans les disques de freins. Plutôt que de dis-
siper intégralement cette énergie, on souhaite en récupérer une partie dans l’objectif de la restituer, partiellement
ou totalement, dans une phase d’accélération. Il existe plusieurs Systèmes de Récupération d’Energie Cinétique
(SREC ou KERS en anglais). On peut citer deux grandes familles associées au type d’énergie stockée :
– le SREC mécanique : l’énergie cinétique du véhicule récupérée permet la mise en rotation d’un volant d’iner-
tie ;
– le SREC électrique : l’énergie cinétique du véhicule récupérée est transformée en énergie électrique au
moyen d’un alternateur, puis stockée dans une batterie ;
Le SREC mécanique possède un rendement assez élevé, de l’ordre de 80%, alors que le SREC électrique, du fait des
multiples transformations d’énergie (mécanique - électrique - chimique, puis chimique - électrique - mécanique
lors de la restitution) est de l’ordre de 35%.
On propose donc ici d’implanter dans le modèle déjà réalisé un SREC mécanique.
Les contraintes mécaniques permettant le dimensionnement du SREC sont multiples. Mais, un élément limi-
tant essentiel est la vitesse de rotation :
– sous les effets centrifuges, le volant peut éclater ;
– les roulements permettant son guidage en rotation ont un régime de fonctionnement maximal qui ne peut
pas être dépassé ;
– à haute vitesse, un très léger déséquilibre provoque des vibrations très importantes ;
– ..
On ne peut donc pas emmagasiner une énergie cinétique supérieure à E c,max . Cela veut dire qu’il faut conserver
un système de freinage classique en parallèle.
La figure 7 présente la chaîne de transmission complète incluant le système de récupération d’énergie. On
peut remarquer :
– la présence d’un embrayage permettant d’accoupler ou pas le SREC à la transmission standard ;
Dimensionnement d’un SREC 1 Bureaux d’Études

F. Louf 8 Simulation du comportement dynamique d’un véhicule


Présentation
Pour ralentir un véhicule automobile, la solution classique consiste à dissiper l’énergie cinétique sous forme de
chaleur. Cette dissipation résulte généralement des actions de frottement sec dans les disques de freins. Plutôt que de
dissiper intégralement cette énergie, on souhaite en récupérer une partie dans l’objectif de la restituer, partiellement
ou totalement, dans une phase d’accélération.
L’objectif de ce travail est de donner des pistes de dimensionnement d’un système mécanique de récupération
d’énergie.

Figure 2 – Kinetic Engergy Recovery System (Jaguar)

1 Cahier des charges et étude préliminaire

Question 1 • Déterminer l’énergie à dissiper pour freiner jusqu’à l’arrêt un véhicule de masse Mv = 1t alors qu’il est à
une vitesse de Vv = 110km/h. On supposera que 90% de l’énergie est dissipée dans le système de freinage, le reste
l’étant par pertes de roulement et de frottement.

Question 1 • Éléments de solution


Energie cinétique du véhicule :

1
Ec,v = MvVv2 = 4.67105 J = 1, 63kW h
2
Energie à dissiper par le système de freinage :

E f r = 0.9 × Ec,v = 4.2105 J

Il existe plusieurs Systèmes de Récupération d’Energie Cinétique (SREC ou KERS en anglais). On peut citer deux
grandes familles associées au type d’énergie stockée :
– le SREC mécanique : l’énergie cinétique du véhicule récupérée permet la mise en rotation d’un volant d’inertie ;
– le SREC électrique : l’énergie cinétique du véhicule récupérée est transformée en énergie électrique au moyen
d’un alternateur, puis stockée dans une batterie ;
Le SREC mécanique possède un rendement assez élevé, de l’ordre de 80%, alors que le SREC électrique, du
fait des multiples transformations d’énergie (mécanique - électrique - chimique, puis chimique - électrique - mécanique
lors de la restitution) est de l’ordre de 35%. On propose donc ici de retenir la solution du SREC mécanique.

Bureaux d’Études 2 Dimensionnement d’un SREC


Question 2 • On suppose que le SREC à un rendement de 90% pour emmagasiner l’énergie. Donner la quantité
d’énergie à stocker dans le système.

Question 2 • Éléments de solution


Energie à stocker :
Est = 0.9 × E f r = 3.8 105 J

Question 3 • Les contraintes mécaniques permettant le dimensionnement du SREC sont multiples. Mais un élément
limitant essentiel est la vitesse de rotation. Précisez quelles peuvent être les causes de dysfonctionnement liés à la
vitesse.

Question 3 • Éléments de solution


– sous les effets centrifuges, le volant peut éclater ;
– les éléments du système de guidage en rotation ont un régime de fonctionnement maximal qui ne peut pas être
dépassé ;
– à haute vitesse, un très léger déséquilibre provoque des vibrations très importantes ;
– à très haute vitesse les pertes par frottement avec l’air environnant peuvent être importante,
– ...

On ne peut donc pas emmagasiner une énergie supérieure à une valeur maximale. Cela veut dire qu’il faut conser-
ver un système de freinage classique en parallèle.

Pour des raisons de place disponible dans le véhicule on se limite à un système de 30cm de diamètre (±10%) et
de 20cm de long (±10%). Pour des raison de consommation de carburant, on souhaite réaliser un système de moins
de 100kg afin de ne pas trop augmenter la masse totale du véhicule.

Pour simplifier l’étude, on assimile le volant à un anneau circulaire de section carrée de rayon intérieur r1 , rayon
extérieur r2 et d’épaisseur e. Cet anneau est supposé libre d’effort sur ces bords et soumis à un mouvement de rotation
autour de son axe à une vitesse ω. On commencera le dimensionnement avec les valeurs suivantes : r1 = 10mm,
r2 = 150mm, e = 100mm et en considérant un disque en acier : E = 210MPa, ν = 0.3 et ρ = 7800kg/m3 .
Question 4 • Déterminer les caractéristiques inertielles du volant.

Question 4 • Éléments de solution


Masse :
m = ρeπ(r22 − r12 )
Moment d’inertie :
1 1
J = ρeπ(r24 − r14 ) = m(r22 + r12 )
2 2

Question 5 • Déterminer la vitesse de rotation d’un tel volant afin qu’il puisse stocker l’énergie voulue.

Question 5 • Éléments de solution


Energie stockable :
1
Ec = Jω2
2

Dimensionnement d’un SREC 3 Bureaux d’Études


Pour le véhicule considéré :
r
2Est
Ec = Est ⇒ ω= = 1957rd.s−1 = [Link]−1
J

2 Dimensionnement Mécanique
On cherche dans un premier temps à quantifier les risques d’éclatement du volant. Pour cela on cherche à
déterminer l’état de contrainte dans le disque en rotation. On ne s’intéresse pas à la liaison entre le volant et son
axe.

Question 6 • Poser le problème d’élasticité correspondant au disque seul en rotation autour de son axe à une vi-
tesse ω. Rappeler les différentes manière de résoudre un tel problème.

Question 6 • Éléments de solution


– Equilibre : div σ = −ρrω2 er
– Conditions aux limites : sur tout le bord σn = 0.
– Comportement : σ = Kε
Pour résoudre :
– approche en contraintes
– approche en déplacement

Question 7 • On fait une hypothèse de contraintes planes dans le plan perpendiculaire à l’axe du cylindre. Représenter
la forme du tenseur des contraintes dans un système d’axe cylindrique. Quelles est la validité de cette hypothèse ?

Question 7 • Éléments de solution

 
σrr σrθ 0
σ =  σrθ σθθ 0 
0 0 0 (e ,e
r θ ,ez )

Hypothèse valable pour épaisseur faible uniquement.

Question 8 • On ne fait donc qu’une résolution du problème dans le plan (er , eθ ). On suppose que le champ de
déplacement plan est de la forme :
U(r, θ) = u(r)er
Justifier cette hypothèse.

Question 8 • Éléments de solution


Axisymétrie.

Question 9 • Donner la forme du champ de déformation correspondant à cette hypothèse.

Bureaux d’Études 4 Dimensionnement d’un SREC


Question 9 • Éléments de solution

u
εrr = u, r ; εθθ = ; εθθ = 0
r

Question 10 • Exprimer la relation de comportement (contraintes fonction des déformations) pour cette situation. E et
ν sont les caractéristiques élastiques du matériau.

Question 10 • Éléments de solution


 
E Eν
 εrr = 1 − ν σrr − ν (σrr + σθθ )
  σrr =
 εrr + εθθ
1−ν 2 1 − ν2
E E ⇒
1−ν ν Eν E
 εθθ =
 σθθ − (σrr + σθθ )  σθθ =

2
εrr + εθθ
E E 1−ν 1 − ν2

Question 11 • Traduire l’équilibre en volume du volant sous forme de condition sur la composante de déplacement.

Question 11 • Éléments de solution


Equilibre :
σrr − σθθ
σrr,r + = −ρrω2
r
donne :
1−ν ρ(1 − ν2 ) 2
εrr,r + νεθθ,r + (εrr − εθθ ) = − rω
r E
soit en remplaçant :
u,r u ρ(1 − ν2 ) 2
u,rr + − 2 =− rω
r r E

Question 12 • Intégrer pour déterminer la forme du champ de déplacement.

Question 12 • Éléments de solution


En remarquant que :
u,r u 1
u,rr + − 2 = ( (ru),r ),r
r r r
on obtient, après intégration :
(1 − ν2 ) µ ω2 r3
u= (λr + − ρ )
E r 8

Question 13 • En appliquant les conditions aux limites sur les faces interne et externe de l’anneau, déterminer
complétement la solution en déplacement.

Dimensionnement d’un SREC 5 Bureaux d’Études


Question 13 • Éléments de solution
Contrainte :
E u µ ω2 r 2
σrr = (u,r + ν ) = (1 + ν)λ − (1 − ν) − (3 + ν)ρ
1 − ν2 r r2 8
Conditions aux limites :

ω2 r12

µ
 
 (1 + ν)λ − (1 − ν) − (3 + ν)ρ =0
 σrr (r = r1 ) = 0 r12 8




σrr (r = r2 ) = 0 µ ω2 r22
 

 (1 + ν)λ − (1 − ν) 2 − (3 + ν)ρ =0


r2 8

Donne :
(3 + ν) ω2 2

λ= ρ (r + r22 )


(1 + ν) 8 1


(3 + ν) ω2 2 2


 µ=

 ρ r r
(1 − ν) 8 1 2
Donc :
E(3 + ν) ω2  1 2 2 1 r12 r22
− r2

u(r) = 2
ρ (r1 + r2 ) − 2
1−ν 8 1+ν 1−ν r

Question 14 • En déduire la solution en contrainte. Tracer cette solution en fonction de r.

Question 14 • Éléments de solution


Contraintes :
(3 + ν)ω2  2 r12 r22

2
− r2


 σrr (r) = ρ r1 + r2 − 2
8 r


2 2 2
 σθθ (r) = ρ (3 + ν)ω r2 + r2 + r1 r2 − 3ν + 1 r2 



1 2
8 r2 3+ν

Bureaux d’Études 6 Dimensionnement d’un SREC


Question 15 • Les figures 3 et 4 présentent les résultats d’un calcul par éléments finis axi-symetrique sur un demi
volant. Comparer.

Question 15 • Éléments de solution


– Hypothèse Contraintes planes bien vérifiée.
– Répartition et maximum des contraintes correspondent.

Question 16 • Donner l’expression de la contrainte équivalente de von Mises et la tracer.

Question 16 • Éléments de solution

r
1 
σV M = (σI − σII )2 + (σI − σIII )2 + (σII − σIII )2
2
En contraintes planes : r
1 2 
σV M = σrr + σ2θθ + (σrr − σθθ )2
2

Question 17 • Quelle est la zone la plus chargée. On propose différents types matériaux utilisables dans le tableau 5.
Un disque en acier est-il envisageable ?

Question 17 • Éléments de solution


Acier : OUI – Alu : NON - Autres : OUI

3 Dimensionnement en Dynamique
On cherche maintenant une approximation de la fréquence fondamentale du système à l’aide de différents modèles
dynamique.

Question 18 • Expliquer le besoin d’un dimensionnement en dynamique.

Question 18 • Éléments de solution


– dimensionnement en dynamique = éviter d’exciter les modes de résonance.
– recherche de la pulsation du premier mode de résonance et faire en sorte qu’elle soit plus élevée que la pulsation
d’excitation.
– ici la pulsation d’excitation est la vitesse de rotation entre 0 et 1960rd/s.

Question 19 • Rappeler pourquoi, en première approximation, l’obtention de la pulsation fondamentale est suffisante
pour un dimensionnement en dynamique.

Question 19 • Éléments de solution


– en première approximation : pulsation de résonance ' pulsation propre (si peu d’amortissement).
p
ωr = ω0 1 − 2ξ2
– toutes les autres pulsations de résonance sont au dessus de la fondamentale.

Dimensionnement d’un SREC 7 Bureaux d’Études


L’axe de la liaison pivot entre le volant et le boitier est assimilé à un cylindre de diamètre égal à deux fois le rayon
intérieur du volant d = 2r1 et de longueur égale à l’entraxe entre les deux paliers a. Dans un premier temps, on propose
d’utiliser un axe en acier avec a = 150mm.
On fait un premier modèle dynamique afin d’obtenir une approximation de la pulsation fondamentale du système.
Dans ce modèle (voir figure 6), l’axe de la liaison pivot est supposé déformable et le volant est assimilé à une masse
ponctuelle en son centre. Les paliers sont assimilés à des liaisons rotules.

Question 20 • Proposer une approximation de la pulsation fondamentale par équivalence avec un système à un degré
de liberté.

Question 20 • Éléments de solution


Système 1DDL équivalent :
48EI
meq = m ; keq =
a3
avec :
πd 4 πr14
I= =
64 4
donc : s
12πEr14
ω1 =
ma3

Question 21 • Déterminer une nouvelle approximation de la pulsation à l’aide du second modèle, dans lequel la partie
de l’axe située dans le volant est supposée indéformable.

Question 21 • Éléments de solution


Système 1DDL équivalent :
3EI
meq = m ; keq = 2 ∗
( a−e
2 )
3

avec :
πd 4 πr14
I= =
64 4
donc : s
12πEr14
ω2 =
m(a − e)3
On retrouve le premier modèle quand e = 0.

Question 22 • Comparer les deux modèles.

Question 22 • Éléments de solution


Le premier est sans doute trop souple et le second sans doute trop rigide. On a donc un intervalle d’appartenance
de la première pulsation propre approximée. En comparant avec la pulsation maxi d’excitation, il convient d’augmenter
le diamètre de l’axe. Par exemple, passer à 40mm.

Pulsation (rd/s) r1 = 10mm r2 = 20mm


modèle 1 654 2632
modèle 2 2402 9672

Bureaux d’Études 8 Dimensionnement d’un SREC


Question 23 • Que pourrait représenter le troisième modèle ?

Question 23 • Éléments de solution


Palier lisse avec grande longueur d’appui.

Question 24 • Comment améliorer la qualité des approximation ci-dessus. Proposer une amélioration pour le premier
modèle.

Question 24 • Éléments de solution


Amélioration par quotient de Rayleigh. On sait que :

ω2 ≤ R(U(x))

pour toute forme U(x) cinématiquement admissible. Avec R(U) le quotient de Rayleigh :
Z a
EI(U”)2 dx
0
R(U) = Z a
ρSU 2 dx + mU(a/2)2
0

Pour U on peut prendre :


– n’importe quelle forme simplifiée vérifiant les CL, par exemple :

U(x) = x(x − a)

– une déformée statique (par exemple la déformée sous l’action d’une force au centre) :

F
y(x) = (3a2 x − 4x3 ) → U(x) = (3a2 x − 4x3 )
48EI
(valable sur la moitié gauche la poutre avec origine en A).
– un mode de vibration analytique d’un structure proche. Par exemple celui de la poutre sur deux appuis sans
masse :
πx
U(x) = sin( )
a
Par exemple, avec la déformée statique :
Z a/2
2 EI(24x)2 dx
0 48EI
R(U) = Z a/2
= 17 4 3
2 ρS(3a2 x − 4x3 )2 dx + ma6 35 ρSa + ma
0

Résultats
Pulsation (rd/s) r1 = 10mm r2 = 20mm
1DDL modèle 1 654 2632
1DDL modèle 2 2402 9672
Rayleigh modèle 1 654 2632

Cela valide le calcul réalisé avec l’équivalence avec un système 1ddl. Car l’inertie de l’arbre est négligeable devant
celle de la masse.

Dimensionnement d’un SREC 9 Bureaux d’Études


4 Dimensionnement des liaisons
On cherche maintenant à dimensionnement la liaison pivot qu’on considère réalisée soit à l’aide de roulements à
billes soit à l’aide de paliers lisse.

4.1 Détermination des efforts dans la liaison


Dans un premier temps on cherche à estimer les efforts dans la liaison pivot entre le volant et le boitier dus
aux effets d’inertie. Pour cela, on considère le véhicule dans une courbe de rayon R = 30m roulant à une vitesse
V = 60km/h. On propose le modèle de la figure 9 pour déterminer ces efforts.
Question 25 • En appliquant le théorème de la résultante dynamique, déterminer les effort dus à l’inertie dans la
liaison pivot.

Question 25 • Éléments de solution

F(S0 − > S) = mΓG (S/R0 ) = mRθ̇2 x1

Question 26 • La liaison pivot étant composée de deux paliers de chaque coté du volant, en déduire les efforts dus à
l’inertie dans ces paliers.

Question 26 • Éléments de solution

mRθ̇2 mV 2
Finer = =
2 aR

Question 27 • Déterminer le moment cinétique au centre de gravité du volant en faisant l’approximation gyroscopique.

Question 27 • Éléments de solution


– Vitesse de Rotation :
Ω(S/R0 ) = θ̇z0 + ωy1
– Moment Cinétique :
σG (S/R0 ) = [I(G, S)]Ω(S/R0 )
– Approximation Gyroscopique (car ω  θ̇) :

σG (S/R0 ) ' Jωy1

Question 28 • En appliquant le théorème du moment dynamique, déterminer le moment dans la liaison pivot induit
par la rotation du volant sur son axe (couple gyroscopique).

Bureaux d’Études 10 Dimensionnement d’un SREC


Question 28 • Éléments de solution
Théorème du moment dynamique :
M G (S0 − > S) = δG (S/R0 )
Moment dynamique
d
δG (S/R0 ) = σ (S/R0 ) = −Jωθ̇x1
dt G

Question 29 • La liaison pivot étant réalisée par deux paliers distants d’un entraxe a. Déterminer les efforts corres-
pondants dans les paliers.

Question 29 • Éléments de solution

2Jωθ̇ 2JωV
Fgyro = =
a aR

Question 30 • Comparer les niveaux de ces efforts.

Question 30 • Éléments de solution


Fgyro dix fois plus élevé.

Dans la suite, on ne prend en compte que les efforts dus au couple gyroscopique.

4.2 Solution par éléments roulants


Pour un diamètre d’arbre fixé à la partie précédente, on souhaite étudier la possibilité d’utiliser un système de
guidage par éléments roulants. On s’appuiera pour sur le tableau donné sur la figure 10.

Question 31 • Pour la solution retenue. Estimer le critère N.D.

Question 31 • Éléments de solution


N.D trop grand lorsque le diamètre intérieur dépasse 25mm.

Question 32 • Est-il envisageable de retenir la solution avec éléments roulants ?

Question 32 • Éléments de solution


Sans doute pas, sauf avec roulements très spéciaux.

4.3 Solution par paliers lisses


On applique la démarche de dimensionnement de paliers lisses proposée sur la figure 11.

Question 33 • Calculer la pression de contact due aux efforts gyroscopiques. Pour cela, on utilise la surface projetée
égale au produit de la longueur du palier par le diamètre. Le critère en pression est-il respecté ?

Dimensionnement d’un SREC 11 Bureaux d’Études


Question 33 • Éléments de solution
Pour un palier de diamètre 40mm et de longueur 50mm, la pression est de 1.43MPa. Critère (< 10MPa) respecté.

Question 34 • Calculer la vitesse de glissement au contact. Le critère en vitesse maximale est-il respecté ?

Question 34 • Éléments de solution


Pour un palier de diamètre 40mm et une vitesse de rotation de près de 19000tr/mn on a une vitesse de glissement
de 39m/s trop élevée par rapport à la limite de 20m/s.

Question 35 • Le critère P.V est-il respecté ?

Question 35 • Éléments de solution


Dans notre situation kD et kT proches de 1. En étant optimiste et en prenant f = 0.03, le pvmax vaut 17. Dans notre
situation, on trouve un pv de 56. . . La solution par palier lisse n’est pas envisageable.

5 Autres solution

Question 36 • Proposer d’autres solutions de guidage pour satisfaire au cahier des charges.

Question 36 • Éléments de solution


Palier magnétiques mais sans doute problème de surpoids et besoin d’une alimentation électrique compte tenu
des efforts mis en jeux.

Question 37 • Proposer des solutions pour limiter les pertes dans le système.

Question 37 • Éléments de solution


– paliers magnétiques pour limiter frottement de contacts pour limiter frottement de contact,
– vide d’air pour limiter frottement autour du volant (force de viscosité en ω2 ).

Bureaux d’Études 12 Dimensionnement d’un SREC


Opérateurs Différentiels en Coordonnées Cylindriques

∂f 1 ∂f ∂f
grad f = er + eθ + ez
∂r r ∂θ ∂z
 
1 ∂ur
 
∂ur ∂ur
− uθ
 ∂r r  ∂θ  ∂z 
1 ∂uθ
 
∂uθ ∂uθ
grad U = 
 
+ ur 
 ∂r r ∂θ ∂z 
1 ∂uz
 
∂uz ∂uz
∂r r ∂θ ∂z

∂ur ur 1 ∂uθ ∂uz


div U = + + +
∂r r r ∂θ ∂z

∂2 f 1 ∂f 1 ∂2 f ∂2 f
∆f = + + + +
∂r2 r ∂r r2 ∂θ2 ∂z2
     
1 ∂uz ∂uθ ∂ur ∂uz ∂uθ uθ 1 ∂ur
rot U = − er + − eθ + + − ez
r ∂θ ∂z ∂z ∂r ∂r r r ∂θ
   
2 ∂uθ ur 2 ∂ur uθ
∆U = ∆ur − 2 − e + ∆uθ + 2 − e + ∆uz ez
r ∂θ r2 r r ∂θ r2 θ
 
∂σrr 1 ∂σrθ ∂σrz σrr − σθθ
div σ = + + + er +
∂r r ∂θ ∂z r
 
∂σθr 1 ∂σθθ ∂σθz σrθ
+ + +2 eθ +
∂r r ∂θ ∂z r
 
∂σzr 1 ∂σzθ ∂σzz σzr
+ + + ez
∂r r ∂θ ∂z r

Dimensionnement d’un SREC 13 Bureaux d’Études


Dimensionnement par éléments finis

Figure 3 – Résultats éléments finis axi-symétrique : σrr , σθθ


r1 = 10mm, r2 = 150mm, e = 100mm, acier, ω = 19000tr/mn

Bureaux d’Études 14 Dimensionnement d’un SREC


63.&/ *+,,

$$1.--

$$5.--

$$0.--

$$4.--

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$$3.--

$$-.--

73 7/
$!3.--

$$-.-- $$-.-/ $$-.-0 $$-.-1 $$-.-2 $$-.3- $$-.3/ $$-.30

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Figure 4 – Résultats éléments finis axi-symétrique : σzz et variations le long du rayon
!"#"$%&'"(
r1 = 10mm, r2 = 150mm, e = 100mm, acier, ω = 19000tr/mn

Dimensionnement d’un SREC 15 Bureaux d’Études


ERGIE _____________________________________________________________________________________________________
Matériaux

emples de moment d’inertie Tableau 3 – Caractéristiques mécaniques


solides élémentaires et énergie spécifique d’un anneau de matériau
à vitesse maximale de rotation
es Moment d’inertie
Matériau Contrainte Densité Énergie
eM maximale spécifique
J = MR 2
(MPa) (Wh/kg)

M 1 Acier (AISI 4340) 1 800 7 800 32


J = MR 2
2 Aluminium 400 2 700 21

ur Re , 1 Titane 850 4 500 26


M J = M (Re2 + Ri2 )
2 Composite verre 1 800 2 100 120

Composite carbone 2 400 1 500 220


point au centre de rotation,
ciée.
Figure 5 – Matériaux isotropes utilisables pour un SREC (d’après T.I.)
e correspondant à des volants d’inertie
dans le tableau 2 pour des matériaux dFc

Modèles dynamiques
nertie fonctionne entre une vitesse maxi- ω

σtdr
les capacités mécaniques du disque en ri dr dFc (σr + dσr) (r + dr) dϕ
minimale ωmin au-dessous de laquelle la r
erd son efficacité.
r0 σrrdϕ
’écrit donc : σtdr

1
= J (ω max
2 − ω min
2 )
h
2

Figure 6 – Premier
Figure 2 – Représentation mod
d’un disque enèle dynamique
rotation en fonction
des contraintes et de l’effort appliqué [11]
’inertie
Cette caractéristique se retrouve dans les matériaux composites
avancés à base de fibres de verre ou de carbone, mis au point
ons sur les matériaux pour les besoins des industries aéronautiques et spatiales.

eau tournant de rayon R, la masse est On note toutefois que, contrairement aux matériaux métalliques,
et le moment d’inertie s’écrit : qui présentent des caractéristiques homogènes indépendantes de
la direction de la contrainte subie, les matériaux composites
J = mR 2 présententFigure 7 – Second
leurs meilleures modèle dynamique
caractéristiques mécaniques dans la
direction des fibres, les caractéristiques mécaniques dans les
pression dans l’équation de l’énergie, on directions transverses étant beaucoup plus faibles.

1
Ec = mR 2ω 2
2 2.2 Équation différentielle de base
épend de la masse linéairement et de la
d’un disque en rotation
u carré. La contrainte dans l’anneau en
Le paragraphe 2.1 a abordé quelques considérations théoriques
Figure
sur l’énergie 8 – Troisidans
emmagasinée èmeunmod èle dynamique
anneau en rotation. Mais les
σ = ρω 2 R 2 volants d’inertie se présentent sous la forme de disques épais et
leur dimensionnement mécanique est plus complexe. Les
e du matériau. méthodes d’analyse par éléments finis s’appliquent bien entendu.
Modélisation du véhicule en courbe
inte maximale admissible du matériau,
: Dans ce paragraphe vont être donnés des éléments de dimen-
sionnement analytique permettant une première étude, tant en
1 σ max matériaux homogènes (métaux) que composites (anisotropes).
Ec = m
2 ρ La relation d’équilibre d’un disque en rotation en fonction des
Ec σ max contraintes et de l’effort appliqué est représentée figure 2 [11]. Elle
= peut s’écrire selon l’équation suivante (r : direction radiale ; t direc-
m 2ρ
tion circonférentielle) :
que l’énergie spécifique (rapportée à la
est d’autant plus importante que la
missible est élevée et la densité du dϕ
(σ r + dσ r )(r + dr )dϕ − σ r r dϕ − 2σ t dr sin + ρω 2 hr 2 dϕ = 0
montre le tableau 3. 2

Figure 9 – Modèle de calcul des efforts d’inertie


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Bureaux d’Études 16 Dimensionnement d’un SREC


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__________________________________________________________________________________________ ROULEMENTS ET BUTÉES À BILLES ET À ROULEAUX


Roulements à billes

Tableau 1 – Types de roulements normalisés : comparaison de leurs aptitudes et applications caractéristiques


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(1) Les types NJ et NUP admettent une charge axiale faible (§ 4.4).
(2) N vitesse de rotation (en tr/min).
Dm diamètre moyen de roulement d +D
-------------- (en mm). ! 2 "
Le facteur de vitesse limite est donné pour une lubrification à la graisse. En lubrification à l’huile, la vitesse limite est augmentée d’environ 35 %.

Figure 10 – Choix de roulements à billes

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Dimensionnement d’un SREC 17 Bureaux d’Études


y a lieu de limiter en conséquence.
régime Moyennant des lubrifications à des intervalles assez rapprochés,
rbre ; on peut éviter les usures. Ces intervalles dépendent largement de
e à sec. l’affinité du lubrifiant pour la surface du palier. Cette adhérence étant
ulier : bien meilleure sur les matériaux plastiques que sur les matériaux
Paliers lisses métalliques, des pressions beaucoup plus élevées et des intervalles
de lubrification beaucoup plus espacés peuvent être acceptés par
les matériaux plastiques.
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et 5.1.4]
5.1.2 et ■ Capacités (dégrossissage des possibilités d’emploi) :
● p max = 10 à 20 MPa pour les matériaux métalliques,
classes CRITÈRES DE 50
CHOIX
MPaD’UN PALIER.
pour lesVALIDATION
plastiques.______________________________________________________________________________________________
(0) ● v max = généralement 2 à 3 m/s, voire 5 m/s en lubrification à
la graisse, 10 à 20 m/s en lubrification à l’huile.
● pv (MPa · m/s) en marche continue :
Fréquence gazeuse,
— ●ambiance du graissage :
conditions moyennes de ventilation de
M3
1 à 2— produits
m/s : métalliques : de 1 h à 1 jour ;
— produits plastiques : d’une semaine à quelques mois, voire une
pv max = 0,1 k D · k T1 /f
année ou à vie.
avec k D de
■ Calculs coefficient de (après
confirmation dimension (figure
choix du 1a ),: [B 5 330] § 4.3.
matériau)
k T1 coefficient de température (figure 1b ),
f Ambiance
3.1.1 coefficientgazeuse,
de frottement dynamique
graissage admis. ;
Sous liquide
— ambiance carter :mais hors projections d’huile

Le graissage peut être àmax


l’huile ou àD la graisse
T1 pv = 0,5 k
et être effectué à
·k /f
vie, de façon périodique ou en continu, cela conduit à différentes
En marche intermittente, se reporter au paragraphe 8.1.
technologies et différents matériaux correspondant aux cas A, B, C
●et Coefficient
D suivants. de frottement : (0)
— statique ≈ 0,15 ;
çu pour — dynamique : avec de la graisse ou de l’huile en petite quantité,
0,03 à 0,12 ; Graissage
le film Mode
ut pour
en bain d’huile, 0,02 à 0,08 (0,12 avec produits
Graisse Huile
métalliques).
n certain À vie
● Température : – 40 à + 180 A oC pour une bonne Btenue du lubri-
age par Périodique fi a n t , g a m m
C e p l u s l i m i t étrès
e prare
our certains
ntent la En continu plastiques. D
et d’une ● Durée de vie : peu d’usure si le graissage reste effectif, usure
2)]. forte si manque de lubrifiant, en conséquence,
marches durée de vue très variable.
■ Cas A - Graissage à vie
de. Figure 1 – Coefficients correcteurs de dimension K D
Les différentes possibilités sont :
et de température K T1
• A1 matériau (M2B)P (figure Figure
2a ) ; 11 – Dimensionnement de paliers lisses (d’après T.I.)
ntre français d’exploitation
• A2du matériau
droit de copie est strictement
(M2A)P2 interdite.
avec des gorges formant réserves de
s de l’Ingénieur, traité Génie mécanique
graisse (figure 2b ) ; B 5 310 − 3
• A3 matériau (M2B)M2 également possible avec des perfor-
mances réduites mais demande moins d’exigence du point
de vue de la qualité de l’arbre ;
• A4 matériau (M1)3 utilisé avec un succès relatif (figure 2c )
ayant le développement des matériaux (M2A)P et (M2B)P.
Dans tous les cas A1 à A4, il est avantageux de prévoir des joints
de protection.
Exemples :
• A4 sur des paliers de tambour de machine à laver à axe horizontal,
vitesse d’essorage 300 tr/min (figure 2d ) ;
• A1 et A2 même application mais avec une vitesse d’essorage de
400 tr/min ; au-delà de 400 tr/min, il est nécessaire de passer aux
roulements ;
• A3 sur des paliers de démarreurs de moteurs de voiture (rotor
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et pignon). Le faible temps effectif d’utilisation permet l’emploi de


bagues en bronze alvéolées et graissées à vie à la graisse graphitée.
■ Cas B - Huilage à vie
On choisira le (M2B)M1, bronze fritté poreux imprégné d’huile. Ce
matériau présente la possibilité d’être calibré au montage par défor-
mation (olivage) et donc de posséder une très bonne capacité de
guidage.
Exemples :
Paliers de dynamos de moteurs automobiles, v ≈ 5 m/s,

pv ≈ 1 MPa · m/s. La solution n’a pas pu être reconduite sur alternateurs


suite à des pv plus élevés et compte tenu de l’ambiance chaude sous
le capot moteur.
● Paliers d’appareils électroménagers, par exemple des aspirateurs,

20 000 tr/min, bagues ∅ 8 mm, v ≈ 8 m/s, pv ≈ 0,5 MPa · m/s. Dans la


même application, les bagues cas A ne donnent pas satisfaction.
■ Cas C - Graissages périodiques
On choisira : Figure 2 – Différents détails de lubrification des bagues

— le (M2A)M si l’arbre est de qualité moyenne et des graissages


fréquents admis ; — le (M2A)P si l’espacement des graissages est souhaité ; il faut
alors un arbre d’un état de surface de très haute qualité.

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