Cours 2nd L Complet
Cours 2nd L Complet
PROGRAMME :
CHAPITRE 1 : CALCUL DANSℝ
CHAPITRE 2 : EQUATIONS ET INEQUATIONS DU SECOND DEGRE
CHAPITRE 3 : SYSTEME D’EQUATIONS OU D’INEQUATIONS DU PREMIER DEGRE A DEUX INCONNUES
CHAPITRE 4 : STATISTIQUE
CHAPITRE 5 :SITUATION DE PROPORTIONNALITE
CHAPITRE6 :FONCTION AFFINE ET DROITES DU PLAN
CHAPITRE7 :LECTURES GRAPHIQUES
CHAPITRE 8 : TRACE DE COURBE
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
𝑎
𝑎 𝑐 𝑎 𝑑 𝑎×𝑑 𝑏 𝑎 𝑑 𝑎×𝑑
*𝑏÷𝑑 =𝑏×𝑐 = ; 𝑐 =𝑏×𝑐 = (𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐 ≠ 0)
𝑏×𝑐 𝑏×𝑐
𝑑
𝑎 𝑐 𝑎+𝑐 𝑎 𝑒 𝑎+𝑒
*𝑏+𝑏 = ; +𝑑 = .
𝑏 𝑑 𝑑
𝑎 𝑐 𝑒 𝑎×𝑑×𝑓+𝑐×𝑏×𝑓+𝑒×𝑏×𝑑
*𝑏+𝑑+𝑓 = .
𝑏×𝑑×𝑓
𝑎𝑏 𝑎
*𝑏𝑏 = 𝑏.
𝑎
*Nullité d’un quotient : 𝑏 = 0 équivaut à𝑎 = 0 𝑒𝑡 𝑏 ≠ 0.
𝑎 𝑐
*Egalité de deux quotients : 𝑏 = 𝑑 équivaut à𝑎 × 𝑑 = 𝑏 × 𝑐.
c)Application :(un exercice de la série d’exercices)
Exprimer sous forme de quotient(ou fraction) irréductible :
Résolution :
2) Identités remarquables :
a) Rappels :
Quelques soient les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 (𝑎 ∈ ℝ ; 𝑏 ∈ ℝ), on a :
*(𝑎 + 𝑏)2 = (𝑎)2 + 2(𝑎)(𝑏) + (𝑏)2 ; * (𝑎 − 𝑏)2 = (𝑎)2 − 2(𝑎)(𝑏) + (𝑏)2
Résolution :
II) PUISSANCE D’UN REEL:
1) Définition :
Quel que soit le réel non nul 𝑎 (𝑎 ≠ 0) et quel que soit l’entier relatif 𝑚 (𝑚 ∈ ℤ).
On note 𝑎𝑚 et on lit « 𝑎 puissance 𝑚 ou𝑎 exposant 𝑚 ».
Si 𝑚 ≥ 2 , alors 𝑎𝑚 = 𝑎 × 𝑎 × 𝑎 × … … .× 𝑎 : on a 𝑚 facteurs de 𝑎.
Exemples :
*74 = 7 × 7 × 7 × 7 ; * (−2)3 = (−2)(−2)(−2) ; (𝑥 − 3)2 = (𝑥 − 3)(𝑥 − 3).
Remarques :
*Si 𝑚 = 1, alors 𝑎𝑚 = 𝑎1 = 𝑎. Exemples :
* si 𝑚 = 0, alors 𝑎𝑚 = 𝑎0 = 1. Exemples :
1
*Si 𝑚 < −1, alors 𝑎𝑚 = 𝑎−𝑚. Exemples :
*Si 𝑚 ≥ 1, alors0𝑚 = 0. Exemples
*Si 𝑚 = 0, alors 00 n’existe pas.
*Si 𝑚 < −1, alors 0𝑚 n’existe pas. Exemples : 0−3 ; 0−5 ; 0−10 n’existent pas.
2) Propriétés :
Quelques soient les réels non nuls 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 (𝑎 ≠ 0 ; 𝑏 ≠ 0) et quelques soient les entiers
relatifs non nuls 𝑚 𝑒𝑡 𝑛 (𝑚 ≠ 0 ; 𝑛 ≠ 0), on a :
* 𝑎𝑚 × 𝑎𝑛 = 𝑎𝑚+𝑛 ; * (𝑎 × 𝑏)𝑛 = 𝑎𝑛 × 𝑏 𝑛 ; *(𝑎𝑚 )𝑛 = 𝑎𝑚×𝑛 ;
𝑎𝑚 𝑎 𝑎𝑛 1
* = 𝑎𝑚−𝑛 ; * (𝑏)𝑛 = 𝑏𝑛 ; * 𝑎𝑛 = 𝑎−𝑛 .
𝑎𝑛
Exemples :
* Intervalles non bornés :
Intervalles Encadrements Représentations sur une droite
graduée
𝑥 ∈ [𝑎; +∞[ 𝑥≥𝑎 [𝑎 + ∞
Exemples :
Remarques :
Soit 𝑎 un réel.
* [𝑎; 𝑎] = {𝑎} on lit “ singleton 𝑎” est un intervalle. Exemples: [8; 8] = {8} et [−3; −3] =
{−3}
* [𝑎; 𝑎[ = ]𝑎; 𝑎] = ∅. Exemples : [21; 21[ = ∅ et ]−7; −7] = ∅
V)VALEUR ABSOLUE:
1) Définition :
On appelle valeur absolue du réel𝐴, le réel positif noté |𝐴|, définie ainsi :
*Si 𝐴 est strictement positif (𝐴 > 0) alors |𝐴| = 𝐴 ;
*Si 𝐴 est strictement négatif (𝐴 < 0) alors |𝐴| = −(𝐴) ;
*Si 𝐴 est égale à zéro (𝐴 = 0) alors |𝐴| = |0| = 0.
Exemples :
Remarques :
Soit 𝐴 un réel quelconque ou une expression et 𝛼 un réel négatif (𝛼 < 0) :
*|𝐴| = 𝛼 est impossible car la valeur absolue est toujours positive. Exemples :
*|𝐴| < 𝛼 est impossible.Exemples :
*|𝐴| > 𝛼 est toujours vraie. Exemples :
|𝐴| > 0 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒
*|𝐴| ≥ 0 équivaut à { 𝑜𝑢 . Exemples :
|𝐴| = 0 ↔ 𝐴 = 0
SERIE D’EXERCICES :
EXERCICE1 : Ecrire les réels suivants sous formes de fractions irréductibles :
3 5
− 1 2 4 3 4 1 2
2 3
𝐴= 7 1 × 2 ; 𝐵= − + ; 𝐶 = (3 + )( − 4) ; 𝐷 = ( − 1) ×
− + −3+ 3 5 7 5 5 3
2 6 5
1 1 1
2+ 3+ 2 +3 7
3 3 4
3 1 ; 𝐸= 2 ×1 ; 𝐹= 3 × ;
+ −2 +3 3
5 5 3 3 5
2 1 1 2
5 1 − 7 + −1 3 3 −5
3 3 2 3
𝐺= − 2 ; 𝐻= 5 − ; 𝐼= 3 ; 𝐽 = (5 − )( + ); 𝐾 =
2 15 2 4 4
3 4 4
5 4 1 2 3
(3 + 1) : (3 − 4) ; 𝐿 = (3 − 3) + (− 2 + 3)
2) Factoriser au mieux :
−3√5 2
𝐹 = (√2 − 4)2 + 5√2(3 + √2) − (7√2 + 1)(7√2 − 1) ; 𝐺 = ;𝐻= ;
2√15 √3−1
16 125 25
𝐿 =√ −√ −√
28 49 7
EXERCICE5 :
FIN CHAPITRE 1:
2) Méthodes de résolutions :
a) Equation du type 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 = 0 où 𝑎 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑏 ≠ 0:
Pour résoudre une équation du type 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 = 0 où 𝑎 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑏 ≠ 0; on peut procéder
comme suit :𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 = 0 ↔ 𝑥(𝑎𝑥 + 𝑏) = 0 ↔ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑎𝑥 + 𝑏 = 0
−𝑏
↔ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑎𝑥 = −𝑏 ↔ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 =
𝑎
−𝑏 −𝑏 −𝑏 −𝑏
𝑆 = {0; 𝑎 } ( 𝑠𝑖 0 < 𝑎 )ou𝑆 = { 𝑎 ; 0} (𝑠𝑖 𝑎 < 0 ).
Exemples :
b) Equation du type𝑎𝑥 2 + 𝑐 = 0 où 𝑎 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑐 ≠ 0 :
Pour résoudre une équation du type 𝑎𝑥 2 + 𝑐 = 0 où 𝑎 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑐 ≠ 0 ; on peut procéder
−𝑐
comme suit : 𝑎𝑥 2 + 𝑐 = 0 ↔ 𝑎𝑥 2 = −𝑐 ↔ 𝑥 2 = 𝑎 deux cas se présentent :
−𝑐 −𝑐 −𝑐 −𝑐 −𝑐
1èrecas : si > 0 ( 𝑎 est du signe positif) alors 𝑥 2 = ↔ 𝑥 = √ 𝑎 𝑜𝑢𝑥 = −√ 𝑎 et donc
𝑎 𝑎
−𝑐 −𝑐
l’ensemble solution 𝑆est 𝑆 = {−√ 𝑎 ; √ 𝑎 }.
−𝑐 −𝑐 −𝑐
2èmecas : si 𝑎 < 0 ( 𝑎 est du signe négatif) alors 𝑥 2 = 𝑎 est impossible car un carré n’est
jamais négatif et donc l’ensemble solution 𝑆 est 𝑆 = ∅.
Exemples :
c) Cas général : équation du type𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0 où 𝑎 ≠ 0 :
●Forme canonique du trinôme du second degré 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 :
La forme canonique du trinôme du second degré 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 est :
𝑏 ∆
𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 𝑎 [(𝑥 + 2𝑎)2 − 4(𝑎)2 ]où∆= (𝑏)2 − 4(𝑎)(𝑐) et est appelé discriminant du
trinôme.
Exemples :
●Forme factorisée d’un trinôme du second degré𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 :
Pour trouver la forme factorisée d’un trinôme du second degré 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 ; on
calcule d’abord son discriminant ∆= (𝑏)2 − 4(𝑎)(𝑐).
Pour cela l’un des trois cas peut se présenter :
1ercas :∆= (𝑏)2 − 4(𝑎)(𝑐) > 0 (∆ est du signe positif « + ») :
Si ∆> 0 alors la forme factorisée du trinôme du second degré 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 est :
−𝑏−√∆ −𝑏+√∆
𝑎(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥2 )où 𝑥1 = 𝑒𝑡 𝑥1 = .
2(𝑎) 2(𝑎)
2
Autrement dit : si ∆> 0alors 𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 𝑎(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥2 ).
Exemples :
b) Propriété 2:
Si deux réels 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 ont pour somme 𝑆 = 𝑥 + 𝑦 et pour produit 𝑃 = 𝑥𝑦 ; alors 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 sont
solution de l’équation du second degré : 𝑋 2 − 𝑆𝑋 + 𝑃 = 0.
𝑥+𝑦 =𝑆 𝑥𝑦 = 𝑃
Autrement dit, si on a :{ ou bien { alors 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 sont solutions de
𝑥𝑦 = 𝑃 𝑥+𝑦 =𝑆
l’équation du second degré : 𝑋 2 − 𝑆𝑋 + 𝑃 = 0.
Exemples :
𝑥
−∞𝑥1 𝑥2 + ∞
𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 signe de 𝑎 signe contraire de 𝑎 signe de 𝑎
𝑥 −∞𝑥2 𝑥1 + ∞
2 signe de 𝑎 signe contraire de 𝑎 signe de 𝑎
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐
Exemples :
2èmecas : ∆= 0
𝑥 −∞𝑥0 + ∞
2 signe de 𝑎 signe de 𝑎
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐
Exemples :
𝑥 −∞ + ∞
2 signe de 𝑎
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐
Exemples :
Remarques :
*Si l’inéquation est de la forme 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 ≥ 0ou 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 > 0 , alors dans le
tableau de signe du trinôme 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 ; c’est l’intervalle (ou les intervalles) qui
a (ou ont) le signe ≪ +≫ qui est (ou sont) solution(s) de l’inéquation.
*Si l’inéquation est de la forme 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 ≤ 0ou 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 < 0 , alors dans le
tableau de signe du trinôme 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 où 𝑎 ≠ 0 ; c’est l’intervalle (ou les intervalles) qui
a (ou ont) le signe ≪ −≫ qui est (ou sont) solution(s) de l’inéquation.
Application
SERIE D‘EXERCICES :
EXERCICE1 : Résoudre dans ℝ les équations du second degré suivantes :
7
a) 5𝑥 2 − 4𝑥 = 0; 𝑏) 𝑥 2 − 2 = 0 ; 𝑐) 2𝑥 2 + 3𝑥 − 2 = 0 ;
𝑑) 𝑥 2 − 7𝑥 + 12 = 0 ; 𝑒) 3𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0 ; 𝑓) − 3𝑥 2 + 4𝑥 − 1
= 0 ; 𝑔) − 4𝑥 2 + 7𝑥 − 1 = 0 ; ℎ) 4𝑥 2 − 8𝑥 + 4 = 0 ;
1 1
𝑖) 9𝑥 2 + 12𝑥 + 4 = 0 ; 𝑗) 25𝑥 2 − 30𝑥 + 9 = 0 ; 𝑘) 𝑥 2 + 𝑥 − = 0 ;
6 6
𝑙) 𝑥 2 + (2√2)𝑥 − 2 = 0 ; 𝑚) (√3)𝑥 2 + 2𝑥 + 2√3 = 0 ;
2
𝑛) 𝑥 2 + (√3 + 2)𝑥 + √3 ; 𝑜) 3𝑥 2 + 6𝑥 − 4 = 0 ; 𝑝) 𝑥 2 + 4𝑥 − 3 = 0 ;
3
5 2 3
𝑞) 5𝑥 2 + 8 = 0 ; 𝑟) 𝑥 − 𝑥 = 0 ; 𝑠) − (3√2)𝑥 2 + (√3)𝑥 = 0.
3 2
EXERCICE2: Déterminer la forme canonique de chacun des
trinômes du 2nde degré suivants :
𝑓(𝑥) = 5𝑥 2 + 8𝑥 ; 𝑔(𝑥) = 4𝑥 2 − 12𝑥 + 9 ; ℎ(𝑥) = 3𝑥 2 − 5𝑥 + 7 ; 𝑙(𝑥) = −2𝑥 2 + 4𝑥 +
9 ;𝑚(𝑥) = 3𝑥 2 − (2√3)𝑥 + 1 ; 𝑛(𝑥) = −5𝑥 2 + 7 ;
2 1 1 3 7
𝑝(𝑥) = 3 𝑥 2 + 2 𝑥 + 6 ; 𝑞) − 2 𝑥 2 + 5 .
EXERCICE3 : Déterminer la forme factorisée des trinômes du 2ndedegré suivants :
𝑇0 (𝑥) = 𝑥 2 − 4𝑥 + 3 ; 𝑇1 (𝑥) = 5𝑥 2 − 7 ; 𝑇2 (𝑥) = −2𝑥 2 + 9𝑥 − 4 ;
5 3
𝑇3 (𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 ; 𝑇4 (𝑥) = 36𝑥 2 − 24𝑥 + 4 ; 𝑇5 (𝑥) = 3𝑥 2 − 7𝑥 + 9 ;
4 2
𝑇6 (𝑥) = −3𝑥 2 + 8𝑥 − 4 ; 𝑇7 (𝑥) = (√3)𝑥 2 + (2 + √3)𝑥 + 1 ;
𝑇8 (𝑥) = 𝑥 2 − (2 + √5)𝑥 + 2√5 .
EXERCICE4 : Résoudre dans ℝ les systèmes suivants :
1 1 1
𝑥+𝑦 =3 𝑥𝑦 = 2 + =
𝑎) { ; 𝑏) { ; 𝑐) {𝑥 𝑦 6 ;
𝑥𝑦 = −4 𝑥+𝑦 =6
𝑥𝑦 = 10
2 2 𝑥𝑦 = −5 𝑥+𝑦 =7
𝑥 + 𝑦 = 10
𝑑) { ; 𝑒) { 2 2 ; 𝑓) {
𝑥𝑦 = 3 𝑥 + 𝑦 = 15 𝑥𝑦 = 10
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
ou{ 𝑎′ 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 = 𝑐′ (système de trois équations) où 𝑎; 𝑏; 𝑐; 𝑎′ ; 𝑏 ′ ; 𝑐 ′ ; 𝑎′′ ; 𝑏 ′′ 𝑒𝑡 𝑐′′ sont des
𝑎′′ 𝑥 + 𝑏 ′′ 𝑦 = 𝑐′′
nombres réels tels que (𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0) ; (𝑎′ ; 𝑏 ′ ) ≠ (0; 0) 𝑒𝑡 (𝑎′′ ; 𝑏′′) ≠ (0 ; 0) .
Exemples :
2) Existence de solutions :
Soit le système de deux équations du premier degré à deux inconnues 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 suivant :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
(𝑆): { ′ où (𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0) 𝑒𝑡 (𝑎′ ; 𝑏 ′ ) ≠ (0; 0) .
𝑎 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 = 𝑐′
Pour savoir si ce système (𝑆) admet une solution ou pas, on calcule:
- d’abord le déterminant principale ∆ :
𝑎 𝑏
∆= |𝑎′ 𝑏′
| = (𝑎)(𝑏 ′ ) − (𝑎′ )(𝑏) ;
- ensuit le déterminant relatif à 𝑥 (∆𝑥) et le déterminant relatif à 𝑦 (∆𝑦) :
𝑐 𝑏 𝑎 𝑐
∆𝑥 = |𝑐′ 𝑏′
| = (𝑐)(𝑏 ′ ) − (𝑏 ′ )(𝑐)et∆𝑦 = |𝑎′ 𝑐′
| = (𝑎)(𝑐 ′ ) − (𝑎′ )(𝑐) ;
- en fin, on discute sur les valeurs trouvées et pour cela on peut rencontrer un des trois cas
suivants :
*si ∆= 0 𝑒𝑡 ∆𝑥 = ∆𝑦 = 0, alors le système (𝑆) admet une infinité de solutions.
*si ∆= 0 ; ∆𝑥 ≠ 0 𝑒𝑡 ∆𝑦 ≠ 0, alors le système (𝑆) n’admet pas de solutions.
*si ∆≠ 0 ; quel que soit ∆𝑥 et quel que soit ∆𝑦, alors le système (𝑆) admet un couple (𝑥; 𝑦)
solution
(où (𝑥; 𝑦) ∈ ℝ × ℝ), on lit (𝑥; 𝑦) appartient à « ℝ 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑥ℝ ».
Exemples :
3) Les méthodes pour résoudre un système :
a) Méthode d’addition :
La méthode d’addition consiste à multiplierl’une ou les deux équations par un coefficient ou
des coefficients de telle sorte qu’en additionnant membre à membre les deux équations, on
élimine une inconnue.
Exemples :
b) Méthode de substitution :
La méthode de substitution, consiste à isoler l’une des inconnues (au choix) dans l’une des
équations puis remplacer cette inconnue par son expression dans l’autre équation.
Exemples :
c) Méthode graphique :
La méthode graphique, consiste à écrire chaque équation du système sous la forme
réduite: « 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 » ; à tracer les droites dans un repère orthogonal (𝑜; 𝑖⃗ ; 𝑗⃗ ) et à lire, si
elles existent les coordonnées du point d’intersection des deux droites.
Exemples :
4) Méthode de CRAMER :
a) Définition :
Soit le système de deux équations du premier degré à deux inconnues 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 suivant :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
(𝑆): { où (𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0) 𝑒𝑡 (𝑎′ ; 𝑏 ′ ) ≠ (0; 0) .
𝑎′ 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 = 𝑐′
𝑎 𝑏
*Le réel∆= |𝑎′ 𝑏′
| = (𝑎)(𝑏 ′ ) − (𝑎′ )(𝑏) est appelé déterminant principal du système.
𝑐 𝑏
*Le réel∆𝑥 = |𝑐′ 𝑏′
| = (𝑐)(𝑏 ′ ) − (𝑐 ′ )(𝑏), est appelé déterminant relatif à 𝑥.
𝑎 𝑐
* Le réel ∆𝑦 = |𝑎′ 𝑐′
| = (𝑎)(𝑐′) − (𝑎′ )(𝑐), est appelé déterminant relatif à 𝑦.
b) Comment un système par la méthode de CRAMER ?
Pour résoudre un système d’équations du premier degré à deux inconnues 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 par la
méthode de CRAMER, on peut procéder comme suit :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
-d’abord, voir si le système est sous la forme : { ′ si non le ramené à cette
𝑎 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 = 𝑐′
forme.
-ensuit, on calcule le déterminant principal ∆ et le déterminant relatif à 𝑥 et à 𝑦 : ∆𝑥et ∆𝑦.
-en fin, on regarde les valeurs des déterminants trouvées pour donner la solution du
système.
Pour ce qui est de la solution, on peut rencontrer un des trois cas suivants :
*si ∆≠ 0 ; quel que soit ∆𝑥 et quel que soit ∆𝑦, alors le système admet un couple (𝑥; 𝑦)
solution avec
∆𝑥 ∆𝑦 ∆𝑥 ∆𝑦
𝑥 = ∆ et𝑦 = ∆ donc l’ensemble solution 𝑆 = {( ∆ ; ∆ )} ;
*si ∆= ∆𝑥 = ∆𝑦 = 0, alors le système admet une infinité de solutions :
𝑆 = {(𝑥; 𝑦) ∈ ℝ × ℝ⁄𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐} ;
*si ∆= 0 ; ∆𝑥 ≠ 0 ; ∆𝑦 ≠ 0, alors le système n’admet pas de solutions : 𝑆 = ∅.
Exemples :
Exemple :
Construire la droite (∆) d’équation : 2𝑥 + 𝑦 − 4 = 0 dans un repère orthogonal(O, I, J).
3) Comment résoudre une inéquation ?
Pour résoudre une inéquation du premier degré à deux inconnues 𝑥 𝑒𝑡 𝑦, on peut procéder
comme suit :
*on trace la droite (𝐷) ou (∆) d’équation : 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0 dans un repère orthogonal
(O, I, J).
*on détermine le demi-plan solution en choisissant un point de coordonnées (𝑥; 𝑦) qui n’est
pas sur la droite tracée et on teste l’inéquation :𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 ≤ 0 (𝑜𝑢 > 0 𝑜𝑢 ≥ 0 𝑜𝑢 < 0)
par les cordonnées de ce point. Et pour cela, on peut rencontrer un des deux cas :
-si l’inéquation est vérifiée, alors les solutions sont les couples (𝑥; 𝑦) coordonnées des points
situés dans ce demi-plan ;
-si l’inéquation n’est pas vérifiée, alors les solutions sont les couples (𝑥; 𝑦) coordonnées des
points situés dans l’autre demi-plan.
Exemples :
NB :
*Tout nombre réel négatif est toujours plus petit que nombre réel zéro :
−5 < 0 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 ; −2 ≤ 0 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 ; −7 ≥ 0 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒 ; −20000 > 0 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒 ;
*Tout nombre réel positif est toujours plus grand que nombre réel zéro :
2 ≥ 0 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 ; 1 > 0 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 ; 14 ≤ 0 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒 ; √2 < 0 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑒.
SERIE D’EXERCICES :
EXERCICE1 : Résoudre chacun des systèmes suivants par la méthode indiquée :
3
𝑥−𝑦 = 2𝑥 − 𝑦 = 5 2𝑥 − 3𝑦 = 1 3𝑥 − 𝑦 + 2 = 0
𝑎) { 4 ; 𝑏) {𝑥 − 2𝑦 = 3 ; 𝑐) { 𝑥 + 𝑦 = −4 ; 𝑑) {3𝑥 − 𝑦 − 1 = 0 ;
5𝑥 + 2𝑦 = 3
2𝑦 + 𝑥 = 5 3𝑥 − 𝑦 = 2 𝑥+𝑦 =3 𝑥−𝑦 =5
𝑒) { ; 𝑓) { ; 𝑔) { ; ℎ) { ;
−𝑦 + 7 = 4 2𝑥 − 𝑦 = 1 −𝑦 + 4 = 𝑥 − 2 𝑥 + 2𝑦 = 4
𝑥 − 3𝑦 = 11 −4𝑥 + 𝑦 = 2 2𝑥 − 𝑦 = 3 3𝑥 − 2𝑦 = 5
𝑖) { ; 𝑗) { ; 𝑘) { ; 𝑙) { ;
2𝑥 − 𝑦 = 8 3𝑥 − 𝑦 = −4 3𝑥 − 𝑦 = 5 2𝑥 + 𝑦 = 1
𝑥 𝑦 𝑥 𝑦
+ =7 + =5 3 5
2 3 6 5 𝑥 + 𝑦 = 11 ; 𝑝) {𝑥√2 − 5𝑦√3 = 17 ;
𝑚) {𝑥 𝑦 ; 𝑛) {2𝑥 𝑦 ; 𝑜) {2 4
+ =8 − =8 𝑥 + 2𝑦 = 11 𝑥√6 + 𝑦 = √3
3 2 3 2
2𝑥 − 𝑦 − 4 = 0 −𝑥 + 𝑦 − 3 = 0
𝑞) { 𝑥 + 5𝑦 − 13 = 0 ; 𝑟) {−2𝑥 + 2𝑦 + 1 = 0
−3𝑥 + 2𝑦 + 5 = 0 3𝑥 − 2𝑦 − 4 = 0
1) méthode de substitution : 𝑎) ; 𝑏) ; 𝑐) 𝑒𝑡 𝑑)
2) méthode d’addition : 𝑒) ; 𝑓) ; 𝑔) ; ℎ) ; 𝑞) 𝑒𝑡 𝑟)
3) méthode graphique : 𝑖) ; 𝑗) ; 𝑘) 𝑒𝑡 𝑙)
4) méthode de CRAMER : 𝑚) ; 𝑛) ; 𝑜) ; 𝑝) ; 𝑞) 𝑒𝑡 𝑟).
EXERCICE2 : Le périmètre d’un rectangle est 220𝑚. Sa la largeur a 100𝑚 de moins que sa
longueur. Quelles sont ses dimensions ?
EXERCICE3 : Une salle de théâtre compte 400 places. Les « parterres » sont à 1500𝐹 et les
« balcons » à 1200𝐹. La recette quand la salle est pleine
est 534000𝐹. Combien y-a-t-il de « parterres » et de « balcons » ?
EXERCICE4 : Une boite contient 10 billles. Les unes sont rouges et les autres bleues. On
ajoute 3 billes et 2 billes rouges. Il y a alors deux fois plus de
billes bleues que de billes rouges. Combien y-a-t-il de billes de chaque couleur dans la boite ?
EXERCICE4 : Résoudre graphiquement chacun des systèmes suivants :
2𝑥 − 𝑦 + 3 ≤ 0 2𝑥 + 3𝑦 ≥ 0 𝑥−𝑦+3≤ 0 4𝑥 + 𝑦 − 5 > 0
𝑎) { ; 𝑏) { ; 𝑐) { ; 𝑑) { ;
𝑦 − 2𝑥 + 1 ≤ 0 𝑥 − 2𝑦 + 1 < 0 2𝑥 + 𝑦 − 1 ≤ 0 2𝑥 + 𝑦 + 1 < 0
𝑦<3 𝑥>0
𝑥−𝑦+3≤0 𝑥+𝑦−2<0
𝑒) { ; 𝑓) { ; 𝑔) { 𝑥 > −2 ; ℎ) { 𝑥≥0
2𝑥 + 𝑦 − 1 ≤ 0 𝑥 + 2𝑦 < −2
𝑦 > 2𝑥 − 1 𝑦 > −𝑥 + 3,5
EXERCICE5 : Un collectionneur veut acheter, pour remplir un rayon de sa bibliothèque, des
livres de 4𝑐𝑚 d’épaisseur et des livres de 5𝑐𝑚 d’épaisseur.
Il souhaite avoir au moins 7 livres de la première sorte, au moins 8 livres de la deuxième
sorte et la longueur du rayon ainsi constituée soit strictement comprise entre
60𝑐𝑚 𝑒𝑡 80𝑐𝑚.
1) Traduire ces données par un système d’inéquation.
2) Déterminer tous les couples d’entiers répondant aux exigences précisées
ci-dessus.
FIN CHAPITRE 3:
CHAPITRE 4: STATISTIQUE
INTRODUCTION :
Les tableaux statistiques et les graphiques sont importants, mais ne suffissent pas pour analyser des
données. On leur associe souvent des paramètres permettant de réduire les données observés et
d’affirmer l’analyse.
Ces paramètres résument les données observées, qui sont souvent en grand nombre. Il existe
plusieurs types de paramètres selon la nature de la série à étudier.
Les paramètres étudiés au programme sont les paramètres de position et les paramètres de
dispersion.
Rappel : vocabulaire des séries statistiques :
Lapopulation est l’ensemble sur lequel porte l’observation : on étudie un caractère bien précisé sur
les individus de cette population : on collecte et on dépouille des données.
La série statistique est la liste des valeurs (ou modalités) prise par le caractère.
Le caractère est quantitatifs’il est mesurable : il prend des valeurs numériques.
Exemples : la taille, le poids et la vitesse.
Le caractère est qualitatif s’il n’est pas mesurable. Exemples : le sexe, la douleur et la peur.
*Un caractère quantitatif est discrète lorsqu’il ne prend que quelques valeurs isolées.
Exemple : A la composition de mathématiques les élèves d’une classe de seconde ont obtenu les
notes regroupées dans le tableau statistique suivant :
notes 4 6 8 10 12 14 16 18
effectifs 6 5 3 4 5 4 3 2
*Un caractère quantitatif est continulorsqu’il peut prendre toutes les valeurs d’un intervalle.
Exemple :Après le premier devoir du second semestre le prof de maths a regroupé les notes dans le
tableau statistique suivant :
classes [2 ; 4[ [4 ; 6[ [6 ; 8[ [8 ; 10[ [10 ; 12[ [12 ; 14[ [14 ; 16[ [16 ; 20[
effectifs 7 6 5 3 4 5 4 5
Remarque :
Dans le cas d’une série regroupée en classe, si ces classes n‘ont pas la même amplitude alors la classe
modale est celle dont la hauteur dans l’histogramme est la plus élevée.
Exemple : On considère le tableau statistique suivant :
classes [0 ; 2[ [2 ; 3[ [3 ; 5[ [5 ; 8[
effectif 𝑛𝑖 20 11 14 21
amplitude 𝑎𝑖 2 1 2 3
hauteur ℎ𝑖 10 11 7 7
NB : si on a des classes [a ; b[ ;
l'amplitude𝑎𝑖 = 𝑏 − 𝑎 ;
𝑛
la hauteur ℎ𝑖 = 𝑖
𝑎𝑖
Dans le tableau, on voit que la classe qui a la hauteur la plus élevée est [2 ; 3[ ; donc la classe modale
est la classe [2 ; 3[.
b) Interprétation :
Si le mode n’est pas unique, alors l’interprétation est difficile. Si toutes les modalités sont des modes,
alors le mode n’existe pas : on parle de série plurimodale.
2) La médiane :
a) Définition :
Soit une série discrète, dont les valeurs observées (caractères étudiés) sont rangées dans l’ordre
croissant :