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DEFINITIONS :

Définition de la défaillance selon la norme NF X 60 – 011: altération ou


cessation d’un bien à accomplir sa fonction requise.

Synonymes usuels non normalisés: « failure » (anglais),


dysfonctionnement, dommages, dégâts, anomalies, avaries, incidents,
défauts, pannes, détériorations.

Cause de défaillance: circonstances liées à la conception, à la fabrication,


à l’installation, à l’utilisation et à la maintenance qui ont conduit à la
défaillance.

Mécanisme de défaillance : processus physiques, chimiques ou autres qui


conduisent ou ont conduit à une défaillance.

Mode de défaillance: effet par lequel une défaillance se manifeste.

Panne : état d’un bien inapte à accomplir une fonction requise.

Dégradation : évolution irréversible des caractéristiques d’un bien liée au


temps ou à la durée d’utilisation.

La norme NF X 60-011 propose plusieurs mises en famille des


défaillances :

• Suivant leur cause :

Défaillances de causes intrinsèques: défaillances dues à une mauvaise


conception du bien, à une fabrication non conforme du bien ou à une
mauvaise installation du bien. Les défaillances par usure (liées à la durée
de vie d’utilisation) et par vieillissement (liées au cours du temps) sont
des défaillances intrinsèques.

Défaillance de causes extrinsèques: défaillances de mauvais emploi, par


fausses manœuvres, dues à la maintenance, conséquences d’une autre
défaillance.

• Suivant leur degré: défaillance complète, partielle, permanente, fugitive,


intermittente, etc

Suivant leur vitesse d’apparition: soudaine ou progressive

• Exemples de modèle de dégradation :

Modèle de dégradation :

Niveau de performance

Modèle catalectique :

Niveau de performance
Seuil de perte de la fonction

Seuil de perte fonction

Temps

Temps

TBF

TBF

Il – LES MECANISMES DE DEFAILLANCE:

21 – Défaillances mécaniques par détérioration de surface : fatigue et


usure :

Usure : enlèvement progressif de matière à la surface des pièces d’un


couple cinématique en glissement relatif.

Fretting-corrosion: usure particulière apparaissant au contact de 2 pièces


statiques, mais soumises à de petits mouvements oscillants (vibrations).
C’est le cas des pièces frettées ou des clavetages.

L’écaillage : enlèvement de grosses écailles de matière.

Grippage : soudure de larges zones de surface de contact, avec


arrachement massif de matière

Abrasion : action d’impuretés ou de déchets (poussières, sable, etc)

Cavitation: implosion de micro bulles de gaz incondensables sous l’action


d’une brutale chute de pression au sein d’un liquide. L’onde de choc
génère des cratères dans la zone de cavitation (pompes, hélices, etc)

Erosion : enlèvement de matière par l’impact d’un fluide ou de particules


solides en suspension, ou de phénomènes

Ce mode de défaillance est inexorable dès lors que 2 surfaces en contact


ont un mouvement relatif. La tribologie est la science expérimentale qui
étudie ces phénomènes.

Dynamique de l’usure des lois de dégradation :

Usure mesuree u

Seuil d’admissibilité

Vitesse d’usure u’(t)


Durée d’usage

Phasel

Phase Il

Phase III

Durée d’usage

A partir de 2 surfaces initiales :

La phase I est constituée de l’abrasion des principales aspérités : c’est la


période de rodage affectant les ondulations et la rugosité liées au mode
d’obtention.

• La phase Il est constituée d’une usure stable, linéaire dans le temps.


L’usure est reportée principalement sur l’une des surfaces de contact.

• La phase III, dite usure catastrophique, consiste en émissions


particulaires ; débris engendrant un labourage de la surface la plus tendre
et une dégradation rapide.

L’analyse des lubrifiants met en évidence cette succession de phases en


caractérisant le nombre et la taille croissante des particules métalliques
libérées.

23 – Défaillances mécaniques par déformations plastiques :

Déformations plastiques sous contrainte mécanique: dues à un


dépassement de la limite élastique du matériau. Une inspection des
pièces vérifiant l’apparition d’une zone de striction peut prévenir le risque
d’une rupture prochaine

Déformation plastique sous contrainte thermique et dans le temps : c’est


le fluage qui est une déformation apparaissant sous contrainte mécanique
associée à des températures de service supérieures à 40% de la
température de fusion.

24 – Défaillances mécaniques par rupture ductiles, fragiles ou de fatique :

Rupture ductile: elle provient après une phase de déformation plastique


appréciable, allongement du matériau et striction au niveau de la rupture.

Rupture fragile: elle survient après une très faible déformation plastique.
Elle est souvent l’effet d’un choc et est favorisée par la fragilité
intrinsèque du matériau.

Rupture par fatigue : c’est quand une pièce à atteint sa limite


d’endurance.

25 – Les modes de défaillances électriques :


→ Rupture de liais on électrique: c’est le plus souvent la conséquence
d’une cause extrinsèque (choc, surchauffe,

Vibration).

→ Collage ou usure des contacts : les contacts, par différents modes de


défaillances, sont souvent les « maillons

Faibles » d’un circuit électrique.

• Claquage d’un composant, tels que des résistances, des transistors, etc

Ces modes de défaillances présentent un caractère catalectique qui les


rend difficile à prévenir. Par contre, il est possible d’agir sur les
phénomènes extérieurs qui les génèrent, tels que les actions thermiques
et vibratoires

Dans le domaine électronique, le « déverminage » a pour but d’éliminer


les composants ayant un point faible qui risquerait d’apparaître en
fonctionnement.

MODES DE DEFAILLANCE PAR CORROSION :

Corrosion électrochimique :

Fer

Elle affecte les métaux (souvent le fer) en milieu aqueux.

→ La corrosion atmosphérique entre dans ce cadre (l’électrolyte étant


apporté par l’eau contenu dans

Eau

L’atmosphère).

→ Réaction anodique : Fe → Fe** + 2e

• Réaction cathodique : 2H + 2e → H2

Les ions ferreux étant en solution dans l’eau.

La corrosion chimique: La mise en contact fortuite ou normale, temporaire


ou permanente, d’équipements avec des produits agressifs entraîne une
corrosion chimique: réaction chimique avec perte régulière de matière,
formations piqûres, ou fissuration par corrosion inter granulaire. Les
agents corrosifs peuvent être des acides, (sulfurique, nitrique,
chlorhydrique, etc), des détergents voire même des lubrifiants (dont la
mission est la protection des surfaces mais dont les additifs créent
certaines incompatibilités et dont l’oxydation produit des acides
organiques).

La corrosion électrique : sous l’effet de « courants vagabonds », 2


surfaces métalliques voisines peuvent être soumises à une DDP suffisante
pour créer un arc électrique, entraînant une abrasion. Les origines
peuvent être une mauvaise mise à la terre, des courants induits sur les
machines électriques, des charges électrostatiques provenant de
frottements (courroies, textiles, etc.).

La corrosion bactérienne: les huiles de coupe et les eaux industrielles


contiennent souvent des « ferro-bactéries » se divisant toutes les 20
minutes (1 bactérie donne naissance à 1 milliard de bactéries en 12
heures).

La corrosion de contact: elle survient lorsque 2 pièces sont en contact et


soumises à des vibrations. Ex : bague extérieure d’un roulement dans son
logement. Dans ce processus complexe, il se forme du Fe 203 en
poussière rougeâtre très abrasive.

Le cavitation: elle se manifeste sur des pièces en contact avec une zone
de turbulence liquide. Des bulles se forment dans la masse du liquide en
écoulement turbulent. Sous l’effet de la pression externe, ces bulles
implosent, générant une onde de choc accompagnée d’une température
ponctuelle élevée. Ainsi s’explique la dégradation des turbines, d’hélices,
de chemises de moteurs, etc.

Conclusion: à chacune de ces familles de corrosion correspondent des


symptômes et des remèdes particuliers. Le technicien de maintenance,
après avoir observé au mieux les symptômes et analysé les conditions
d’apparition de la dégradation, doit se référer à des spécialistes pour la
préconisation d’actions correctives ou préventives efficaces.

Les lois de dégradation dues à des corrosions sont moins bien connues
que les lois d’usure. De nombreux paramètres sont en cause, et la
méthode expérimentale semble la mieux adaptée pour connaître les
vitesses de corrosion.

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