Retard Croissance 2024
Retard Croissance 2024
Résumé : Le retard statural de l’enfant est la porte d’entrée dans une myriade de pathologies de l’enfant
et de l’adolescent. Par définition, le retard statural désigne un enfant dont la taille est inférieure à -2 dévia-
tions standard (DS), ce qui concerne statistiquement 2,5 % des enfants, ceux qui ont un ralentissement
sévère de la croissance et ont une taille à -1,5 DS au-dessous de la taille cible. L’enquête étiologique
élimine en première intention les causes acquises. La priorité diagnostique est de ne pas méconnaître
des pathologies sévères qui nécessitent une prise en charge parfois urgente. La caractérisation clinique
et endocrinienne des patients est particulièrement importante pour identifier parmi ces patients, ceux
qui ont une pathologie de l’axe somatotrope (hypopituitarismes congénitaux). Avec cette approche cli-
nicobiologicoradiologique, un grand nombre de patients, environ 70 %, n’a pas de diagnostic définitif.
Le terme de retard de croissance « idiopathique » est inapproprié et nous proposons d’utiliser celui de
« petite taille constitutionnelle ». Il s’agit de retards de croissance, dont la cause n’est pas identifiée, pour
lesquels un suivi prolongé ou des investigations supplémentaires seraient nécessaires pour en déterminer
précisément l’étiologie. Aux États-Unis, il s‘agit d’une indication reconnue du traitement par l’hormone
de croissance. Les explorations cytogénétiques permettent de chercher des pathologies connues associées
à un retard de croissance (syndrome de Turner, anomalies cytogénétiques, maladie mitochondriale) ;
les panels de gènes ciblés orientés par l’enquête clinique permettront également au clinicien d’éliminer
les diagnostics les plus courants de retard statural (syndrome de Noonan, pseudohypoparathyroïdie,
maladies osseuses constitutionnelles, achondroplasie, hypochondroplasie, dyschondrostéose, syndrome
de Silver-Russel). La découverte constante de nouveaux gènes responsables de petite taille suggère l’idée
que le retard de croissance constitutionnel est d’origine génétique, mono- ou oligogénique, et que les
investigations génétiques sont justifiées parfois jusqu’à l’étude du génome entier.
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EMC - Pédiatrie 1
Volume 44 > n◦ 3 > juillet 2024
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Retard de croissance de l’enfant 4-005-A-40
Figure 3. Physiologie de la croissance. Le système des hormones de croissance GRF-GH-IGF est le moteur essentiel de la stimulation des cartilages de
croissance et de l’anabolisme cellulaire. De nombreux facteurs interviennent de façon systémique sur les différentes étapes de la croissance : génétiques,
nutritionnels et endocriniens. Pendant la phase de croissance, l’os subit des changements biomécaniques constants, associés à des phénomènes de remodelage.
La croissance du squelette, complexe mais régulière, débute par l’ossification de l’anneau cartilagineux fétal et s’achève lorsque les zones de calcification se
rejoignent et fusionnent, à la maturité osseuse.
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4-005-A-40 Retard de croissance de l’enfant
Taille cible
La taille cible décrit le potentiel statural génétique de l’individu,
du fait de la forte héritabilité de la taille (supérieure à 80 % de la
variance). Elle est calculée selon la formule : taille père (cm) + taille
Figure 4. Courbes de croissance 2018 (AFPA-Cress/Inserm-CGM). mère (cm) + 13 (garçon) ou - 13 (fille) sur 2. Ce calcul donne un
ordre de grandeur de la taille génétique d’un enfant. Les études
de populations indiquent que la taille adulte de 95 % des enfants
Les unes ont un effet positif. Ce sont les hormones thyroï- se situe à ± 1,5 DS de leur taille cible. Ainsi, cette évaluation est
diennes, les stéroïdes gonadiques (estradiol, androgènes) et les à prendre avec mesure, d’autant plus si les tailles parentales sont
métabolites dihydroxylés de la vitamine D. Ces derniers jouent très éloignées.
un rôle déterminant dans l’équilibre phosphocalcique et le renou-
vellement du tissu osseux.
Les autres sont des inhibiteurs. Il s’agit des glucocorticoïdes. Il
n’est pas certain que le cortisol joue un rôle dans la régulation
Aspect de la courbe de croissance
physiologique de la croissance ; mais un taux même modérément L’analyse des courbes de croissance doit être rigoureuse :
élevé freine ou bloque la croissance et modifie la maturation des • régularité de la croissance et de la vitesse de croissance ;
cartilages de croissance [1, 8] . • concordance entre courbe pondérale et courbe staturale ;
• concordance (± 1,5 DS) avec la taille cible génétique ;
• existence ou non d’un retard de croissance intra-utérin.
Évaluation clinique d’une La Figure 5 présente différentes situations devant alerter le pra-
ticien.
anomalie de la croissance De nombreux logiciels sont actuellement disponibles pour aider
à la réalisation de ces courbes. L’analyse de la courbe de poids est
L’évaluation d’un retard statural débute par la réalisation de également importante pour déterminer l’existence d’un excès ou
la courbe de croissance staturopondérale. Les courbes de crois- d’un déficit pondéral associé, de même que la chronologie par
sance de référence contenues dans la version précédente du rapport à l’observation du retard de croissance (Tableau 1).
carnet de santé basées sur les données de Sempé, ainsi que celles
proposées récemment par l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) n’étaient pas optimales pour le suivi de la croissance des
enfants en France : les dernières courbes de croissance dispo-
nibles sont les nouvelles courbes établies à partir des données
issues des pédiatres Association française de pédiatrie ambula-
“ Points forts
toire (AFPA)-Centre de recherche en épidémiologie et statistiques
(Cress)/Institut national de la santé et de le recherche médicale • Une insuffisance pondérale ou un ralentissement pon-
(Inserm)-ComputGroupMedical (CGM) [9] (Fig. 4). Selon l’Institut déral précédant le ralentissement statural orienteront vers
national de la statistique et des études économiques (Insee), en une cause nutritionnelle ou une pathologie chronique.
France, la taille moyenne des hommes est de 177 cm et celle des • Une prise de poids accompagnant un ralentissement
femmes de 164,6 cm. Comme attendu, les courbes de taille et statural doit faire rechercher en premier lieu un hypercor-
de poids « AFPA-Cress/Inserm-CGM 2018 » se situent au-dessus ticisme.
des courbes précédentes. Par exemple, à 10 ans, la médiane de • Une cassure de la croissance oriente vers une pathologie
la taille des filles des nouvelles courbes de références est de
acquise et évolutive, et impose des explorations rapides
139,5 cm contre 134,7 cm sur les courbes précédentes. Même si ces
différences se réduisent à la puberté, cette évolution pourrait théo-
(dosage de thyréostimuline [TSH] et imagerie par réso-
riquement amener à s’inquiéter sur la normalité de la croissance nance magnétique [IRM]).
staturale d’un nombre plus important d’enfants, c’est pourquoi le • Un infléchissement de la taille prépubertaire correspond
comité d’expertise a souhaité insister sur la nécessité de prendre en très souvent chez les garçons à un retard pubertaire simple,
compte la taille cible parentale dans l’interprétation des valeurs. mais doit être exploré le retard pubertaire simple, qui est
La mesure de la taille (T) est faite en position couchée jusqu’à un diagnostic d’élimination
l’âge de 2-3 ans (90 cm), ensuite en position debout. La mesure
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Retard de croissance de l’enfant 4-005-A-40
A B C
Figure 5. Quand dépister un retard de croissance ?
A. Cassure de la courbe de croissance : vitesse de croissance inférieure à 4 cm/an.
B. Ralentissement de la vitesse de croissance : changement de couleur progressif à distance de sa taille cible (TC).
C. Taille à -2 DS ou croissance insuffisante par rapports aux tailles parentales.
Tableau 1.
Étiologies du retard de croissance en fonction de l’aspect de la courbe
staturale. “ Une anomalie de la croissance
nécessite des explorations
Retard pondéral, parfois suivi d’un retard statural
Si infléchissement progressif de la • avant tout : allergie aux
courbe pondérale, ou absence de protéines de lait de vache, • Si la taille est inférieure à -2 DS ou supérieure à +2 DS.
prise de poids qui suit une période carences d’apports et/ou • Si la taille est très différente de la taille cible génétique
de croissance normale : affectives ;
• parfois : maladie cœliaque,
(supérieure ou égale à 1,5 DS).
maladies chroniques, anorexie
• Si la vitesse de croissance est ralentie (inférieure à 0 DS)
mentale ; (changement de couloir quelle que soit la taille).
• plus rarement : maladies
inflammatoires chroniques de
l’intestin (MICI), mucoviscidose,
maladies métaboliques.
Interrogatoire et examen clinique
Si prise de poids faible depuis • avant tout : hypotrophie
toujours (= croissance régulière sur pondérale, retard de croissance Il s’agit d’un examen, identique à tout examen pédiatrique, basé
la courbe de -2 DS ou en dessous) : constitutionnel ; sur la recherche des antécédents, de signes fonctionnels particu-
• mais aussi : retard de croissance liers, mais également sur le mode de vie, le régime alimentaire et
intra-utérin sans rattrapage (cause les apports caloriques.
génétique ou syndromique à
évoquer).
Antécédents familiaux
Retard statural prédominant
Si vitesse de croissance inférieure à • avant tout : causes
• Taille des parents et calcul de la taille cible génétique ;
la norme pour l’âge (changement endocriniennes (congénitales si • taille de la fratrie, tailles des grands-parents et des oncles et
de couloir, infléchissement infléchissement progressif, tantes, pour repérer les petites tailles constitutionnelles fami-
progressif, cassure) : acquises type tumeur de la région liales (arbre généalogique).
hypothalamohypophysaire si L’âge des premières règles de la mère permet d’analyser le tempo
cassure), retard constitutionnel de pubertaire. Pour les hommes, dater le début pubertaire est plus
croissance et de puberté ; complexe. Cependant, un homme ayant grandi tard évoque un
• plus rarement : syndrome de retard pubertaire.
Turner, maladies chroniques,
craniopharyngiome. Antécédents personnels
Si vitesse de croissance faible • avant tout : petite taille
depuis toujours (= croissance génétique constitutionnelle,
• Recherche d’un retard de croissance intra-utérin (RCIU), d’une
régulière sur la courbe de -2 DS ou retard de croissance intra-utérin petite taille de naissance (small for gestational age [SGA]),
en dessous) : (RCIU) sans rattrapage ; mensurations de naissance et terme de naissance, pathologie
• plus rarement : syndromes néonatale ; les hypoglycémies néonatales, micropénis, cryptor-
polymalformatifs, maladies chidie ou ictère néonatal prolongé sont en faveur d’un déficit
osseuses constitutionnelles. antéhypophysaire congénital ;
• pathologie chronique connue, prise de médicaments au long
cours (corticoïdes, radiothérapie, méthylphénidate) ;
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4-005-A-40 Retard de croissance de l’enfant
• troubles du comportement alimentaire, contexte social et psy- comme une array comparative genomic hybridization (CGH array),
choaffectif ; une étude de l’exome ciblé (panel de gènes), voire une analyse du
• retard éventuel concernant les grandes étapes du développe- génome entier.
ment de l’enfant : marche, langage, niveau scolaire. L’ensemble des examens est résumé dans le Tableau 2.
Régime alimentaire
• Chronologie d’introduction des aliments : lait de vache, gluten ; Bilan radiologique
• prises alimentaires actuelles (allaitement, repas, apports cal- La détermination de l’âge osseux est peu déterminante dans
ciques), appétit. la démarche diagnostique. Elle fait classiquement partie de la
consultation car elle permet de donner d’emblée aux familles une
Mode de vie approximation du potentiel de croissance. Elle utilise une radio-
graphie de la main et du poignet gauche de face, et évalue la
• Pratique sportive. maturation osseuse à l’aide de l’atlas de Greulich et Pyle ou de
logiciels d’intelligence artificielle comme BoneXpert ou PANDA.
Symptômes éventuellement associés, signes reliés L’apparition de l’os pisiforme puis du sésamoïde du pouce per-
à une cause mettent de dater la maturation osseuse à 8 et 11 ans chez les
filles et à 11 et 13 ans chez les garçons. L’apparition du sésamoïde
• Pathologie thyroïdienne : goître, myxœdème ; concorde généralement avec le début de la puberté. À partir du
• anomalie de la ligne médiane : fente palatine, agénésie des inci- début de la période pubertaire, l’âge osseux permet d’évaluer la
sives latérales, incisive médiane unique ; croissance résiduelle. Il permet également d’approximer une taille
• maladie chronique : dénutrition, fissure anale, souffle car- prédite à l’aide des tables de Bayley et Pinneau.
diaque, hippocratisme digital ; Lorsque l’âge osseux est supérieur à 13 ans, on peut compléter
• déficit en hormone de croissance congénital : faciès poupin, par une radiographie du bassin pour déterminer le stade de Risser,
ensellure nasale marquée, front bombé, adiposité abdominale, et une radiographie du genou gauche pour évaluer le temps de
voix perchée ; croissance restant (Pyle et Hoer 1955 ; Sauvegrain et Nahum 1966)
• maladie osseuse constitutionnelle : asymétrie du segment (EMC Pédiatrie 2005;2:1-11). La prédiction de taille adulte à partir
inférieur/rachis, déformations des membres, aspect trapu, de l’âge osseux est inutile avant la puberté (Fig. 6A) [10] .
macrocranie, brachydactylie. Les radiographies de certaines pièces du squelette, effectuées
L’examen clinique doit être général et complet en commençant de manière systématique en cas de retard statural inférieur à -
par les données auxologiques comme le poids (en kg et DS), la 2 DS, même en l’absence de signes cliniques évocateurs, sont
taille (en cm et DS), la vitesse de croissance (en cm/an et DS), déterminantes pour le diagnostic de petite taille constitutionnelle.
le périmètre crânien (en cm et DS), l’indice de masse corporelle Elles permettent d’orienter les analyses génétiques. En combinant,
[IMC] (en kg/m2 et DS). pour les enfants de plus de 1 an, la radiographie de la main gauche
La mesure de la taille assise peut être utile pour quantifier le et du poignet gauche, du genou gauche de face et de profil, de
développement segmentaire. Les mesures sont reportées sur les l’avant-bras gauche de face, du bassin de face et du rachis lom-
courbes de référence des enfants de même sexe et, à l’aide du baire de face, on peut effectuer un diagnostic dans la très grande
carnet de santé, l’entièreté des courbes est reconstituée. L’analyse majorité des cas tout en limitant l’irradiation.
du morphotype, l’examen neurologique, l’analyse du développe-
ment pubertaire (classification de Tanner), l’analyse du contexte
psychoaffectif, des éléments dysmorphiques sont réalisés. Dans
les grandes tailles, le médecin sera attentif aux antécédents de
pathologies, en particulier ophtalmologique, cardiovasculaire et Causes de retard statural
orthopédique (scoliose).
Principales causes acquises
Enquête paraclinique Le retard statural est la porte d’entrée dans un grand nombre
de maladies sévères de l’enfant. La priorité diagnostique est de ne
Bilan biologique pas méconnaître une tumeur hypophysaire (craniopharyngiome,
Certains éléments du bilan sont systématiques ; cepen- maladie de Cushing), une mucoviscidose, une maladie cœliaque
dant, l’examen clinique et l’analyse des courbes permettent ou une maladie mitochondriale, par exemple. Le Tableau 2 résume
d’approfondir certaines explorations. les principales causes acquises de retard de croissance. Il faut se
En cas de retard pondéral prédominant sans orientation cli- méfier du ralentissement de la vitesse de croissance, qui peut être
nique, la recherche d’une maladie générale est indispensable ; le parfois le premier signe de la maladie (pas de douleur abdomi-
bilan inflammatoire, les fonctions rénales ou hépatiques doivent nale et de maladie de Crohn, pas de signe fonctionnel évident et
être explorés méthodiquement. d’insuffisance rénale, etc.).
En cas de retard statural associé ou prédominant, le bilan sera Le diagnostic formel de déficit en hormone de croissance
complété par une évaluation endocrinienne de première inten- (GHD) repose sur une concentration basse d’IGF1 par rapport
tion. En l’absence d’orientation clinique, et le plus souvent dans aux normes pour l’âge, associée soit à une anomalie morpho-
un 2e temps, une exploration de la sécrétion d’hormone de crois- logique de l’hypophyse à l’imagerie par résonance magnétique
sance peut être programmée. En cas de prise de poids excessive, la (IRM) (adénome, craniopharyngiome, absence de tige pituitaire,
mesure du cortisol libre urinaire des 24 heures est effectuée (hyper- posthypophyse ectopique, anomalie de la ligne médiane), soit à
cortisolisme), ainsi qu’un bilan phosphocalcique (résistance à la au moins un autre déficit hypophysaire (gonadotrope, cortico-
parathormone [PTH] associée à une obésité précoce). trope, thyréotrope ou lactotrope). Le déficit isolé en hormone de
Lorsque la taille est inférieure à -2 DS ou que la vitesse de crois- croissance peut être difficile à diagnostiquer. La réponse hypophy-
sance est très ralentie, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) saire de l’hormone de croissance à un stimulus pharmacologique
cérébrale s’impose. peut aider au diagnostic. Il faut cependant connaître leurs limites,
comme une faible spécificité et une faible reproductibilité. La
variabilité des méthodes de dosage de l’hormone de croissance
Bilan génétique et les valeurs seuils arbitrairement choisies pour la définition du
Chez les filles, le caryotype standard est indispensable. déficit (inférieur à 20 mUI/l) sont peu adaptées aux différents âges
En l’absence d’orientation diagnostique ou lorsque certains de la vie. Sommairement, plus l’ampleur de la réponse au stimulus
signes orientent vers une origine syndromique comme une est faible (pics de GH inférieurs à 10 mUI/l), plus le diagnostic est
brachydactylie, une obésité, un retard des acquisitions, une dys- plausible. Le déficit en hormone de croissance peut être congénital
morphie, des investigations génétiques contribuent au diagnostic ou acquis, isolé ou associé à d’autres déficits antéhypophysaires.
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Retard de croissance de l’enfant 4-005-A-40
Tableau 2.
Principales causes acquises de retard de croissance et explorations qui en découlent.
Causes Diagnostics Explorations
Digestives Maladie cœliaque Dosage IgA, IgA antitransglutaminase
Maladie de Crohn Bilan inflammatoire, ANCA, bilan hépatique, TP, facteurs de
Malabsorption coagulation, coloscopie
Insuffisance hépatique Calprotectine fécale
Pathologies chroniques Arthrite juvénile Syndrome inflammatoire
Lupus Bilan immunologique
Endocriniennes Thyroïdite de Hashimoto TSH, T4L, T3L
Hypercorticisme Anticorps antiTPO, antiTg
Déficit en hormone de croissance (isolé Cortisol libre urinaire des 24 heures, cortisol sanguin à minuit
ou hypopituitarisme) IGF1, T4L, cortisol 8 heures, tests dynamiques, IRM hypophysaire
Rénales Insuffisance rénale chronique Créatinine, débit de filtration glomérulaire
Tubulopathie Bilan tubulaire, ionogramme sanguin et urinaire,
Syndrome néphrotique bêta2-microglobuline urinaire, glycosurie, calcul du TRP
Bandelette urinaire
Protéinurie, ionogramme et albuminémie, protidémie
Hématologique Anémie chronique NFS
Nutritionnelles Anorexie mentale Contexte
Courbe de poids et d’IMC
ANCA : anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles ; IgA : immunoglobuline A ; IMC : indice de masse corporelle ; IGF1 : insulin grow factor 1 ; IRM :
imagerie de résonance magnétique ; NFS : numération de formule sanguine ; TP : taux de prothrombine ; TRP : taux de réabsorption du phosphate ; TSH : hormone
thyréostimulante ; T4L, T3L : hormones thyroïdiennes T4 libres et T3 libres.
A B
Figure 6. Bilan radiologique.
A. Âge osseux : apparition du sésamoïde du pouce à 11 ans chez la fille et à 13 ans chez le garçon.
B. imagerie par résonance magnétique (IRM) hypothalamohypophysaire (coupe sagittale séquence T1) réalisée devant une cassure staturale chez une enfant
de 6 ans : diagnostic de tumeur hypophysaire (craniopharyngiome).
L’IRM cérébrale est réalisée chez tous les enfants ayant une taille signes d’insuffisance hypophysaire, une baisse de la vitesse de
inférieure à -2 DS ou pour toute suspicion de cause acquise de croissance, rarement un diabète insipide, des signes visuels, voire
retard statural [11] . des signes d’hypertension intracrânienne [12] .
Le craniopharyngiome (moins souvent gliome du chiasma, Le déficit en hormone de croissance secondaire à une irra-
dysgerminome, astrocytome, etc.) est la tumeur de la région hypo- diation hypothalamohypophysaire ne pose pas de difficulté
thalamohypophysaire la plus fréquemment responsable de déficit diagnostique, puisque sa recherche fait l’objet de la surveillance
en hormone de croissance acquis (Fig. 7A). Il se manifeste avec post-thérapeutique recommandée. Il survient dans les 2 ans qui
deux pics de fréquence, vers 4-5 ans et à l’adolescence, par des suivent la radiothérapie. Ses facteurs de risque sont la dose totale
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A B C
D E F
Figure 7. Exemples de courbes avec retard de croissance.
A. Craniopharyngiome révélé à l’âge de 5 ans devant un diabète insipide.
B. Hypercorticisme révélé par une cassure staturale et une prise de poids initiale à la suite d’un contrôle pondéral pour hyperactivité physique.
C. Hypothyroïdie par thyroïdite de Hashimoto. À noter, un diagnostic tardif du fait de l’absence de suivi de la croissance.
D. Maladie osseuse (iPPSD ou pseudohypoparathyroïdie) révélée devant une absence d’accélération de la vitesse de croissance en période pubertaire (démar-
rage pubertaire à 9 ans et ménarche à 11 ans). À noter, une prise de poids depuis l’âge de 8 ans sans accélération de la vitesse de croissance.
E. Déficit en hormone de croissance GH dans le cadre d’un hypopotuitarisme de diagnostic très tardif.
F. Hypophosphatasie découverte devant des douleurs osseuses chroniques. À noter, une croissance à 1,5 dévitation standard (DS) de sa taille cible.
de grays (quasi constant au-delà de 30 Gy) et l’âge à l’irradiation sont un faciès arrondi, érythrosique, un hirsutisme, de l’acné,
(les plus jeunes sont les plus sensibles). Parfois, la vitesse de une adiposité tronculaire contrastant avec une amyotrophie des
croissance se ralentit, le taux d’IGF1 est bas, mais la réponse de membres, une fragilité cutanée, un buffalo neck, des vergetures
l’hormone de croissance aux tests de stimulation est conservée ; pourpres à la racine des membres, une hypertension artérielle
il faut savoir poser le diagnostic dans cette situation. Le déficit ou une hypokaliémie. Les causes iatrogènes sont fréquentes chez
peut apparaître tardivement après l’irradiation, justifiant un suivi l’enfant. Les corticothérapies de courte durée, inférieure à 15 jours,
prolongé de la fonction hypophysaire des patients [13] . n’ont pas d’effet sur la croissance lorsqu’elles ne sont pas trop
régulièrement répétées. La méfiance doit être de rigueur en cas de
corticothérapie locale prolongée mais également en cas de cor-
Hypercorticisme ticothérapie inhalée prolongée. L’hypercorticisme endogène est
C’est une cause rare de retard de croissance qui doit être très rare chez l’enfant. Son diagnostic repose sur le dosage du cor-
évoquée systématiquement lorsque le ralentissement statural tisol libre urinaire des 24 heures, le dosage du cortisol sanguin à
s’accompagne d’une prise pondérale excessive, d’une élévation de minuit et l’abolition du rythme nycthéméral de la sécrétion de
l’IMC (Fig. 7B). Les signes cliniques évocateurs d’hypercorticisme cortisol [14] .
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4-005-A-40 Retard de croissance de l’enfant
A B C
D E
Figure 8. Anomalies radiologiques et cliniques visibles en cas de maladie osseuse constitutionnelle.
A. Brachymétacarpie du IVe rayon.
B, C. Signe de Madelung radiologique.
D. Signe de Madelung clinique.
E. Retard de croissance avec rattrapage sous hormone de croissance (GH).
rattrapage statural et sont à risque d’avoir une taille adulte infé- Syndrome de Turner
rieure à -2 DS [31] . Ce risque est majoré car ces patients ont un Ce diagnostic doit être systématiquement évoqué chez les filles
risque augmenté de prémature adrénarche avec avance de matu- présentant un retard de croissance, même en l’absence des signes
ration osseuse, puberté précoce ou prématurée, et pic pubertaire cliniques classiques. Sa prévalence est de 1 pour 2 500 naissances
de faible amplitude. de sexe féminin. Dans 50 % des cas, il s’agit d’une monosomie
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Retard de croissance de l’enfant 4-005-A-40
45,X. Moins fréquemment, il s’agit d’une mosaïque ou d’une avec ou sans sténose, myocardiopathie hypertrophique du ventri-
anomalie de structure de l’X (isochromosome X, délétion du cule gauche) et fréquemment des difficultés d’apprentissage [38, 39] .
bras court ou du bras long de l’X, chromosome X en anneau).
Le diagnostic est parfois posé en anténatal (hygroma kystique
du cou, nuque épaisse, membres courts, cardiopathie, anoma- Syndrome de Silver-Russell
lies rénales) ou en période néonatale (petite taille de naissance, Il se caractérise par une très petite taille de naissance et au moins
lymphœdème des mains et des pieds, pterygium colli, cardio- 3 des 5 critères majeurs suivants : retard de croissance postnatal,
pathie congénitale). Le plus souvent, le diagnostic est évoqué macrocéphalie relative, signes dysmorphiques (visage triangu-
pendant l’enfance devant un retard statural. Les éléments dys- laire, bosses frontales saillantes, micrognathie, bouche large et
morphiques sont inconstants comme l’élargissement du thorax lèvres fines, clinodactylie du 5e doigt, sclérotiques bleutées, etc.),
avec espace intermamelonnaire large, le cou court (pterygium difficultés alimentaires et hémihypertrophie corporelle. La moitié
colli), l’implantation basse des cheveux, les anomalies oculaires des patients ont une hypométhylation du domaine ICR1 (région
(ptosis, épicanthus), le cubitus valgus, la brachymétacarpie du du centre d’empreinte) paternel dans la région 11p15, conduisant
4e doigt, l’hypoplasie unguéale, le palais ogival, les nævi mul- à une perte d’expression de l’IGF-2 et à une expression biallélique
tiples. Après la puberté, 90 % des filles présentent une dysgénésie de H19. Celle-ci résulte le plus souvent d’un mécanisme épigéné-
gonadique (FSH et LH élevées), signe retrouvé aussi dans les tique ou d’un microréarrangement génomique, notamment une
deux premières années de vie et 80 % d’entre elles n’auront microduplication maternelle de la région. Une disomie maternelle
pas de puberté spontanée. Les organes génitaux internes sont du chromosome 7 est retrouvée chez 5 à 10 % des patients. Une
féminins normaux. Il existe une atteinte cardiaque dans 30 % mutation gain de fonction de CDKN1C, un inhibiteur de la pro-
des cas (bicuspidie aortique, coarctation de l’aorte), une atteinte lifération cellulaire codé par un gène situé dans le domaine ICR2
rénale souvent peu symptomatique (malposition rénale, rein en de la région 11p15, normalement méthylé sur l’allèle maternel, a
fer à cheval), une atteinte otorhinolaryngologique (ORL) avec été décrite récemment dans des cas familiaux de Silver-Russell à
des otites fréquentes et un risque d’hypoacousie, une hyperten- transmission maternelle [40, 41] .
sion artérielle et une fragilité vasculaire (avec risque de dissection
aortique ou d’anévrisme aortique chez l’adolescente ou l’adulte
jeune). L’association à des maladies auto-immunes est plus fré-
quente que dans la population générale (thyroïdite de Hashimoto, Retard pubertaire
diabète, etc.). L’intelligence est normale, sauf chez certaines
Le retard de croissance péripubertaire est souvent associé au
patientes ayant un chromosome X en anneau, avec disparition
retard pubertaire, défini par l’absence de développement des
du centre d’inactivation de l’X. On observe cependant souvent
caractères sexuels secondaires à 13 ans chez les filles et à 14 ans
des difficultés d’orientation spatiotemporelle, de coordination
chez les garçons. Il concerne, par définition, 2,5 % des filles et
motrice, de compréhension mathématique et géométrique. La
des garçons. L’évaluation de l’infléchissement statural, qui accom-
taille adulte spontanée moyenne est de 142 cm. Le syndrome
pagne le retard pubertaire, n’est pas aisée. La sécrétion d’hormone
de Turner est une indication à un traitement par hormone de
de croissance est physiologiquement basse avant la puberté et la
croissance. L’induction pubertaire par les estrogènes doit débuter
réponse au stimuli de l’hormone de croissance est faible [42] . On
au mieux vers 12 ans. Trop tardif, il serait un élément alté-
distingue le retard pubertaire pathologique du retard pubertaire
rant qualité de vie adulte. Trop tôt, il ampute le potentiel de
simple, c’est-à-dire suivi d’un développement pubertaire complet
croissance. De très faibles doses d’œstrogènes sont prescrites, aug-
spontané. Le retard pubertaire pathologique peut être d’origine
mentées progressivement, puis un traitement œstroprogestatif,
hypothalamohypophysaire ou bien périphérique, d’origine gona-
qui permettent un développement et une croissance pubertaire
dique. La vitesse de croissance staturale reste prépubère et ne
normaux, la survenue des règles et une vie sexuelle normale.
s’accélère pas. Chez le garçon, le retard pubertaire est dans 80 %
Le don d’ovocytes permet à ces jeunes femmes d’envisager
des cas un retard pubertaire simple, qui reste un diagnostic
une grossesse, en l’absence de contre-indications, notamment
d’élimination. Sont en faveur de ce diagnostic : des antécédents
cardiovasculaires [32–35] .
familiaux de retard pubertaire, l’absence d’antécédent familial
d’infertilité ou d’anosmie, un infléchissement statural progressif,
Syndromes plus fréquents associés à un retard l’absence d’anosmie, d’obésité, de micropénis, de cryptorchi-
statural die, de signe fonctionnel. Chez la fille, le retard pubertaire est
Il existe une petite taille dans de nombreux syndromes géné- plus souvent pathologique. Le syndrome de Turner doit être éli-
tiques. miné systématiquement. Le caryotype est également nécessaire
chez le garçon si la FSH est élevée. L’échographie pelvienne per-
Syndrome CHARGE met de vérifier la présence d’un utérus, de visualiser les signes
Colobome irien, anomalie cardiaque, atrésie des choanes, retard d’imprégnation œstrogénique de l’utérus, de visualiser les ovaires
de croissance et de développement, anomalies des organes géni- (taille, présence de follicules). L’IRM hypothalamohypophysaire
taux (cryptorchidie, hypogonadisme hypogonadotrope), surdité est nécessaire si l’on suspecte un hypogonadisme hypogonado-
(agénésie des canaux semicirculaires sur le scanner des rochers) trope. Elle permet en premier lieu de rechercher une tumeur
sont associés à des anomalies du gène CHD [36, 37] . cérébrale et d’observer les bulbes olfactifs en présence d’une anos-
mie ou d’une hyposmie (suspicion de syndrome de Kallmann).
Syndrome de Di Georges
Il est lié à une microdélétion 22q11,2, associée à des mal-
formations cardiaques (tétralogie de Fallot, interruption de Petites tailles constitutionnelles
l’arche aortique, communication interventriculaire, tronc arté-
Ce diagnostic regroupe les enfants pour lesquels aucune étio-
riel commun), palatines (fente, insuffisance vélopharyngée), un
logie n’a pu être mise en évidence au terme d’examens cliniques
retard intellectuel de degré variable, une dysmorphie faciale et
et paracliniques rigoureux. Le diagnostic peut cependant être fait
un déficit de l’immunité cellulaire par agénésie thymique. S’y
plus tard – les signes osseux de certaines pathologies deviennent
associent très souvent une hypocalcémie par hypoparathyroïdie
visibles à la puberté seulement –, motivant la poursuite des
primaire, une auto-immunité, des anomalies vertébrales, rénales
investigations génétiques sur le long terme. Il existe souvent
et des malformations gastro-intestinales.
des antécédents familiaux de petite taille, une croissance statu-
Syndrome de Noonan rale régulière et une taille inférieure à -2 DS en rapport avec
Il est associé à des anomalies du gène PTPN11 ou d’autres gènes la taille cible génétique. L’examen clinique et les explorations
de la voie RAS MAPK. Il associe un retard statural, une dysmor- complémentaires sont normaux. Le développement de la géné-
phie faciale (hypertélorisme, ptosis, oreilles basses implantées en tique, et notamment des panels de gènes, devrait aider à un
rotation postérieure, implantation basse des cheveux, cou large et meilleure rendement diagnostique dans cette situation et ouvrir
court), des anomalies cardiaques (dysplasie valvulaire pulmonaire la voie à d’éventuelles possibilités thérapeutiques [43–45] .
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Toute référence à cet article doit porter la mention : Lambert AS, Linglart A. Retard de croissance de l’enfant. EMC - Pédiatrie 2024;44(3):1-14 [Article
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