A Cor
A Cor
Probabilité comme fréquence limite : « Il y a tellement de gens qui trouvent à travers le monde
la seule femme qu’ils puissent aimer, que l’énorme fréquence de ces rencontres me rend
sceptique, moi qui ai un certain respect du calcul des probabilités. » (Tristan Bernard)
Evénement impossible : « Le sommet du crâne est apparemment l’unique endroit où l’on n’a
aucune chance de pouvoir faire pousser des cheveux. » (Groucho Marx)
Lorsque des questions de probabilité sont posées aux élèves en termes de «chances de gagner ou de
perdre », avant tout enseignement théorique, les élèves ne refusent jamais de répondre sous prétexte que
cela ne leur a jamais été enseigné. Autrement dit, la plupart ont une conception a priori de la notion de
probabilité.
• Programme de la journée :
Présentation
Partie 1 : Expériences à une épreuve
Partie 2 : Expériences à deux épreuves
Partie 3 : Autres situations de probabilité
Partie 4 : Commet bien choisir au hasard
• Bibliographie :
Statistique et Citoyenneté (Le citoyen face au chiffre) - IREM de Paris Nord
(Brochure n°135 – 2007)
Arbres et probabilités – IREM de Besançon (édition 1999)
L’induction statistique au lycée illustrée par le tableur – Philippe DUTARTE (Edition Didier – 2005)
Statistique au lycée, Volumes 1 et 2 – Commission Inter-IREM Statistique et Probabilités
(Brochures APMEP n°156 – 2005 et n°167 – 2007)
Document ressource des nouveaux programmes de lycée professionnel :
http://eduscol.education.fr/pid23218-cid46460/ressources-en-mathematiques-et-sciences-physiques-et-chimiques.html
Sites pour obtenir des données brutes :
http://www.insee.fr/fr/bases-de-données
http://www.statistiques-mondiales.com
1
En introduction
Enoncé 1
Je jette une pièce de monnaie non truquée. Combien ai-je de chances d’avoir « Pile » ?
Question : Peux tu répondre à la question posée ? Oui Non
Si oui, réponds :
………………………………………………………………………………………………………………….
Si non, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………….
Enoncé 2
Je lance un dé classique (non truqué). 1. Combien ai-je de chances d’avoir « 2 » ?
2. Combien ai-je de chances d’avoir un numéro pair ?
Questions : ✦ Peux tu répondre à la question 1. ? Oui Non
Si oui, réponds :
………………………………………………………………………………………………………………….
Si non, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………….
✦ Peux tu répondre à la question 2. ? Oui Non
Si oui, réponds :
………………………………………………………………………………………………………………….
Si non, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………….
Enoncé 3
Une urne contient 3 boules jaunes et 4 boules rouges. Les boules sont indiscernables au toucher. Je tire une
boule (sans regarder !) 1. Combien ai-je de chances de tirer une boule jaune ?
2. Combien ai-je de chances de tirer une boule rouge ?
Questions : ✦ Peux tu répondre à la question 1. ? Oui Non
Si oui, réponds :
………………………………………………………………………………………………………………….
Si non, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………….
✦ Peux tu répondre à la question 2. ? Oui Non
Si oui, réponds :
………………………………………………………………………………………………………………….
Si non, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………………………….
Enoncé 4
Je lance une punaise. Combien ai-je de chances que la punaise tombe sur sa tête (position 1) ?
• Objectifs : - s’interroger sur la liste des résultats possibles, leur variabilité, imprévisibilité, leurs
fréquences, l’existence d’une « répartition idéale » ;
- réfléchir à l’indépendance des résultats vue sous l’angle d’absence de mémoire (le dé
ne sait pas ce qui s’est passé avant) car les dés seront peu à peu remplacés par des « dés
électroniques » ;
- observer que des situations familières sont interchangeables pour décrire un modèle.
• Notions de cours : on peut s’appuyer par exemple sur l’activité qui suit (voir la fiche élève page
suivante).
Autre support possible : dans une urne, il y a 15 boules identiques numérotées de 1 à 15. On tire une
boule au hasard. Déterminer les probabilités des événements suivants :
A : « le numéro tiré est divisible par 3 ».
B : « le numéro tiré est divisible par 5 ».
C : « le numéro tiré est divisible par 7 ».
D : « le numéro tiré est divisible par 17 ».
D est un événement impossible : P(D) = 0 .
E : « le numéro tiré est divisible par 1 ».
E est un événement certain : P(E) = 1.
F : « le numéro tiré n’est pas divisible par 3 ».
F est l’événement contraire de A : P(F) = 1 – P(A).
G : « le numéro tiré est divisible par 3 ou par 7 ».
A et C sont deux événements incompatibles : P(G) = P(A)+P(C).
H : « le numéro tiré est divisible par 3 ou par 5 ».
A et B sont deux événements compatibles : P(H) ≠ P(A)+P(B).
3
Fiche élève
1. On va lancer un dé. Pour cela, on met le dé dans un gobelet qu’on agite avant de le lancer sur un
plateau à rebord. Le dé va rouler sur le plateau avant de s’arrêter.
Utilise la feuille des tableaux.
a) Note le résultat du premier lancer dans la première case du tableau A. Pouvais-tu
prévoir ce résultat?
b) Explique pourquoi le résultat du 2ème lancer ne peut pas être prévu et ne dépend pas du
résultat précédent.
c) Complète le tableau A en effectuant 60 lancers.
d) Compte les effectifs de 1, de 2,……, de 6 du tableau A. Complète alors le tableau B. On
exprimera les fréquences avec des nombres à deux décimales.
e) Pourquoi dit-on que le tableau B est un résumé du tableau A ? Quelles informations ont
été perdues ?
f) Combien vaut la somme des fréquences du tableau B ? Démontre que cette somme est
1. Si tu as trouvé un résultat différent, quelle en est la raison ?
g) Compare tes tableaux avec ceux de tes voisins ? Sont-ils identiques ? Est-ce normal ?
h) Complète le tableau C pour avoir selon toi une répartition idéale des 1,2,3,4,5 et 6.
2. On va maintenant cumuler les résultats obtenus par tous les élèves de ta classe.
(voir tableau B récapitulatif)
a) Choisis une face du dé (de 1 à 6) et remplis le tableau D.
b) Trace sur une feuille de papier millimétré les points :
- d’abscisse : l’effectif cumulé des lancers.
- d’ordonnée : la fréquence d’apparition correspondante pour la face choisie.
c) Que constates-tu ?
3. On joue maintenant à tirer au hasard une carte d’un paquet de 6 cartes de même couleur, composé
de l’as, du 2, du 3, du 4, du 5 et du 6. On recommence en procédant toujours de la même manière :
quand une carte est tirée et qu’on a noté son numéro, on la remet dans le paquet que l’on bat avant
de tirer une nouvelle carte.
Effectue 60 tirages et note tes résultats dans le tableau E.
a) Peux-tu dire que, comme dans le lancer d’un dé, le résultat de chaque tirage est
imprévisible et ne dépend pas des tirages précédents ?
b) En supposant que tu tires 10 fois de suite la carte 2, que pourrais-tu dire du résultat du
11ème tirage ?
c) Chaque carte a-t-elle autant de chances de sortir que les autres ? Déduis une répartition
idéale des tirages.
4
5. Si on voulait tirer 1000 fois de suite un dé, une carte ou une boule comme précédemment, ce serait
très long ! La solution consiste à simuler ces tirages à l’aide de certaines fonctions d’un tableur.
5
Feuille des tableaux
Lancers cumulés 780 840 900 960 1020 1080 1140 1200 1260 1320 1380 1440
Cumul des effectifs
de la face choisie
Fréquence
correspondante
6
Tableau B récapitulatif : écris ton nom dans la première colonne puis sur la ligne de ton nom, recopie
le résumé des 60 lancers de ton tableau B.
Nom de
1 2 3 4 5 6
l’élève
7
Et si on ne sait pas estimer la probabilité d’un
évènement ?
• Conditions de l’expérimentation :
Mettre un osselet dans un gobelet. Agiter et effectuer 20 lancers. Pour chaque lancer, compter
le nombre de fois où l’on obtient la position « C ».
• Synthèse :
En réalisant des expériences aléatoires, on fait des statistiques et on calcule des fréquences d’apparition
de telle ou telle issue. On ne détermine pas la probabilité (ou la loi de probabilité), mais on l’estime.
Ensuite, une fois le modèle accepté, les raisonnements faits sur les probabilités sont tout à fait
rigoureux.
8
Probabilités et Géométrie
Jeu de « Franc Carreau »
• Principe du jeu : on lance un palet rond sur un parquet quadrillé, on fait « Franc Carreau » si le palet
s’immobilise à l’intérieur d’un carreau :
• Objectifs : - approche d’une probabilité (sans que cette valeur soit connue au départ, contrairement
au jeu de pile ou face avec une pièce bien équilibrée ou au lancer d’un dé non pipé) à partir d’un grand
nombre d’expériences.
- justification géométrique.
• Description du jeu : tu prends une pièce de monnaie de 1 centime d’euro et tu la lances sur le
plateau de jeu distribué. Tu fais « Franc Carreau » (et tu gagnes) si la pièce tombe sur une seule case
(elle peut toucher les bords mais pas empiéter sur une autre case). Sinon tu perds.
As tu davantage de chance de gagner que de perdre ?
• Démonstration :
Situation : elle permet de déterminer cette probabilité à l’aide de considérations géométriques : on la
calcule à l’aide du rapport des aires de deux carrés.
On lance un disque de rayon r = 0,8 cm sur une portion de plan pavée par des carrés de côtés
l = 3,2 cm. Il y a « Franc Carreau » si le centre du disque s’immobilise à une distance supérieure à r
des côtés du carré, donc dans un carré intérieur de l – 2r = 1,6 cm.
La probabilité de gagner est donc égale au rapport « surface favorable sur surface possible », donc au
rapport des surfaces des deux carrés. On a donc :
(l − 2r )2 1,62
P( Franc Carreau) = = = 0,25
l2 3,2 2
9
10
Expériences à deux épreuves
• Expérimentation : lancer de deux dés ; jeu des cartons ; jeu du tourn’en rond.
• Objectifs : - estimer une distribution de probabilité a priori (ai-je plus de chance de gagner en
choisissant cette option plutôt qu’une autre ?);
- confronter cette estimation avec les résultats statistiques de nombreux jeux ou/et un
calcul de cette distribution, à partir d’un tableau à double entrée ou d’un arbre.
• Simulation : on peut autoriser les élèves à utiliser de vrais dés (de couleur différente pour les
aider ensuite à dénombrer les résultats possibles) ou imposer de simuler les tirages à l’aide de
la calculatrice (avec la touche RAND ou RAN#) ou encore utiliser un tableur et un vidéo-
projecteur.
• Cours : - construire des tableaux à double entrée ou des arbres pour modéliser et décrire des
expériences aléatoires à deux épreuves.
- s’appuyer sur les propriétés des fréquences (pourcentages, proportions. ..) pour mettre
en place celles des probabilités : dans un arbre, la fréquence ou la probabilité du résultat
auquel conduit « un chemin » est égale au produit des fréquences rencontrées « le long de ce
chemin » ; si le résultat se trouve « au bout de plusieurs chemins », on ajoute les fréquences
correspondant à « ces chemins ».
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Jeu des cartons
• Description de l’activité :
On dispose de dix cartons. Sur chacun figure un nombre. 5 de ces nombres sont positifs, les 5 autres sont
négatifs.
Vaut-il mieux faire le pari d’obtenir un nombre négatif en tirant un seul carton ou d’obtenir un produit
négatif en tirant successivement et sans remise deux cartons ?
• Objectifs :
Approche d’une probabilité (sans que cette valeur soit connue au départ) à partir d’un grand nombre
d’expériences.
Calcul de cette probabilité (à partir d’un tableau à double entrée ou d’un arbre de modélisation).
Faire remarquer que dans toutes les « cases » de la diagonale, le produit n’existe pas.
Compter le nombre de « cases » où le produit est positif, celui où le produit est négatif.
En déduire la probabilité cherchée.
• Résultat :
Expérience aléatoire : Tirer successivement et sans remise 2 cartons.
Notons Ω l’univers et A l’événement : « le produit obtenu est négatif ».
Card A 50 5 1
P(A) = = = >
Card Ω 90 9 2
12
3 5 8 12 7
-1 -2 -9 -4 -6
3 5 8 12 7
-1 -2 -9 -4 -6
3 5 8 12 7
-1 -2 -9 -4 -6
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Tourn’en rond
Se munir d'un dé, d'un jeton (une pièce de monnaie peut convenir) et du plateau de jeu ci-dessous.
Place le jeton sur le point A. Un copain te propose deux règles de jeu:
B C
Position gagnante
A
Position de départ
Jeu n° 1 Jeu n° 2
Lance le dé: si tu obtiens 5 ou 6, tourne et Lance le dé: si tu obtiens 1, 2, 3, 4 ou 5,
déplace le jeton en B; si tu obtiens 1, 2, 3 tourne et déplace le jeton en B; si tu
ou 4, tourne dans l'autre sens et déplace le obtiens 6, tourne dans l'autre sens et
jeton en C. déplace le jeton en C.
Si tu es arrivé en C, tu as gagné la partie Si tu es arrivé en C, tu as gagné la partie
en un coup. Si tu es arrivé en B, relance le en un coup. Si tu es arrivé en B, relance le
dé: si tu obtiens encore 5 ou 6, tu arrives dé: si tu obtiens encore 1, 2, 3, 4 ou 5, tu
alors en C et tu as gagné la partie en deux arrives alors en C et tu as gagné la partie
coups; sinon, tu retournes en A et la partie en deux coups; sinon, tu retournes en A et
est perdue. la partie est perdue.
Si tu veux jouer avec ton copain, chacun d'entre vous devra mettre en C une sucette.
Celui qui gagne la partie empoche les deux sucettes.
En supposant que tu es gourmand, quel jeu vas-tu choisir pour t'assurer le maximum de chance de
gagner ?
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1. Simulation de l'expérience (à faire à la maison)
Effectue 40 parties avec le jeu n°1 et note dans le tableau ci-dessous tes 40 résultats en cochant
chaque partie dans la bonne case.
Parties gagnées en un seul coup Parties gagnées en deux coups Parties perdues
Vérifie que n1 + n2 + n3 = 40
Recommence 40 parties avec le jeu n°2 et note dans le tableau ci-dessous tes 40 résultats en cochant
chaque partie dans la bonne case.
Parties gagnées en un seul coup Parties gagnées en deux coups Parties perdues
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2. Exploitation des résultats expérimentaux (étude statistique)
Mettons en commun les résultats de tous les élèves de la classe dans le tableau récapitulatif suivant :
Jeu n°1 Jeu n°2
Nom de l'élève Parties Parties Parties Parties Parties Parties
gagnées gagnées perdues gagnées gagnées perdues
en un seul en deux en un seul en deux
coup coups coup coups
Total N1 = N2 = N3 = N1′ = N 2′ = N 3′ =
A partir de ce tableau, nous allons nous intéresser à la proportion de parties gagnées parmi les
parties jouées, que nous appellerons la fréquence des parties gagnées.
f =
f′=
16
Résumons à présent ces résultats en complétant les schémas "en arbre" ci-dessous. Remplir les
rectangles puis indiquer dans les ronds les fréquences correspondant à chacune des branches.
Comment peut-on retrouver la fréquence des parties gagnées à chaque jeu, en utilisant uniquement les
quatre fréquences figurant dans le schéma correspondant ? De la même manière, déterminer la
fréquence des parties perdues. Quelle relation existe-t-il entre ces deux résultats ?
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3. Mesurer le hasard (domaine des probabilités)
Monsieur Hasardus, savant probabiliste bien connu, prétend qu'il n'était pas nécessaire de réaliser les
expériences car "il est évident que la probabilité de gagner est de 7/9 au jeu n°1 et de 31/36 au jeu
n°2 : il suffit de réaliser des arbres similaires aux précédents mais en écrivant des probabilités à la
place des fréquences".
Position de départ A
Jeu n°1
Position de départ A
Jeu n°2
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4. Commentaires et prolongements (pour le professeur)
On peut faire démontrer que, si p désigne la probabilité de tourner d'un cran dans un
sens donné, deux jeux "symétriques" donnent la même probabilité de gagner.
p 1-p
B C B C
p 1- p 1- p p
A A
5. Bibliographie : cette activité est inspirée d'une brochure de l'IREM de Strasbourg parue en
1994. ("enseigner les probabilités en classe de Terminale")
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Autres situations de probabilités
Exercice 1 :
Dans un article daté de Novembre 2001, le Boston Sunday Globe indiquait que les probabilités pour
une personne de mourir d’une piqûre d’araignée, d’une piqûre d’abeille ou d’une morsure de chien
étaient les suivantes :
Réponse : b)
Exercice 2 :
Dans le but d’améliorer la gestion de son personnel et son recrutement, une entreprise a mis au point
un test pour prévoir si un nouvel employé partira de l’entreprise dans l’année qui suit son embauche ou
s’il restera plus longtemps. Ce test a été expérimenté sur 100 personnes et on a obtenu les résultats
suivants :
Décision en réalité
Non départ Départ Total
Départ 63 12 75
Prévision Non départ 21 4 25
Total 84 16 100
a) Quelle est la proportion d’employés pour lesquels le test avait prédit qu’ils ne partiraient pas
avant un an et qui sont en réalité partis ?
b) Quelle est la proportion d’employés pour lesquels le test avait prédit qu’ils partiraient avant
un an et qui sont en réalité restés ?
c) Comment mesurer la fiabilité de ce test, c’est-à-dire la probabilité qu’il donne une prévision
correcte pour une personne donnée ?
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Exercices pouvant se modéliser par des arbres
Exercice 3 :
a) Une roue de loterie est divisée en cinq secteurs, portant les numéros 1, 2, 3, 4 et 5 tels que :
2 3
1 4 Les numéros 1, 2, 3 ont la même probabilité.
La probabilité du n°4 est double de celle des n° 1, 2 et 3 et celle
5 du n°5 est double de celle du n°4.
Calculer la probabilité de chaque numéro.
b) Une seconde roue de loterie est divisée en quatre secteurs circulaires portant les numéros 1, 2, 3 et 4.
Les numéros 1 et 2 ont la même probabilité. Les n° 3 et 4 ont la même probabilité, double de celle des
n° 1 et 2.
Construire, en justifiant, une telle roue.
c) On fait tourner ces deux roues l’une après l’autre. On gagne lorsque la somme des numéros obtenus
est 8 ou 9.
Quelle est la probabilité de gagner ?
2 1 4 1 4 1 10
Réponse : c) P(«gagner») = × + × + × = ≈ 0,37 .
9 3 9 3 9 3 27
Exercice 4 :
Monsieur et Madame Dupond et leurs trois enfants Julien, Cécile et Léa tirent les rois. La galette
contenant une seule fève a été partagée en cinq parts égales : chacun tire une part au hasard. Léa peut
être reine si elle obtient elle-même la fève ou si un roi la choisit pour reine. Monsieur Dupond
couronnera sa reine en tirant au hasard un carton dans un chapeau contenant les noms des trois
femmes. Julien jouera à pile ou face pour savoir qui de ses deux sœurs sera reine.
1 1 1 1 1 11
Réponse : P(« Léa est reine ») = × + × + = ≈ 0,37 .
5 3 5 2 5 30
21
Contrôle de qualité
Cette activité est extraite du document ressource des nouveaux programmes de lycée professionnel.
Énoncé
Lors de certains contrôles de qualité en cours de fabrication dans
l’industrie (diamètre d’une pièce par exemple), des cartes de contrôle
reposent sur la procédure suivante : la moyenne de la cote surveillée (le
diamètre de la pièce par exemple) est calculée sur des échantillons
aléatoires prélevés régulièrement en fin de fabrication. Ces moyennes
sont reportées sur une carte de contrôle (comme ci-dessous). Si une
série de 7 points consécutifs se trouve du même côté de la « moyenne
attendue » (la norme visée), le processus doit être surveillé pour déceler
une éventuelle « dérive » dans le processus de fabrication.
Éléments de réponse
1. Une feuille de calcul telle que celle montrée ci-après peut être constituée. Selon les circonstances,
cette feuille de calcul peut-être totalement ou partiellement fabriquée par les élèves, en salle
informatique ou en utilisant un vidéo projecteur.
Pour constituer cette feuille de calcul, 7 lancers à pile ou face sont simulés en introduisant en cellule
B3 la formule =ENT(ALEA()+0,5) qui a été recopiée vers la droite.
La réalisation ou non de l’événement A est codée par 1 ou 0 avec l’introduction en cellule J3 de la
formule =SI(SOMME(B3:H3)=7;1;0) .
Le calcul des fréquences cumulées de l’événement A est obtenu en introduisant en K3 la formule
=J3/A3 puis en K4 la formule =SOMME(J$3:J4)/A4 .
Il faut sélectionner la ligne 4 puis recopier vers le bas, par exemple jusqu’à la ligne 10 002 pour
obtenir la fréquence de l’événement A sur 10 000 expériences.
La touche F9 permet de répéter les 10 000 expériences et de faire constater que la probabilité de
l’événement A est un peu inférieure à 1 %.
22
2. a)
P
P
F
P
P
F
F
P
P
F
F
P
F
F
23
24
Comment bien choisir au hasard ?
• Expérimentation : prélever un échantillon dans une population (pour estimer une moyenne).
Echantillon empirique : pour prélever cet échantillon, on ne demande aucune méthode particulière,
l’élève fait comme il veut : soit en fermant les yeux, soit en choisissant d’après lui au hasard…
Cette méthode est très mauvaise car le regard des élèves est attiré par les grands cercles qui ont plus
tendance à être choisis que les petits, ce qui implique une forte influence sur le diamètre moyen
observé.
Cette forme de sondage correspond aux sondages où l'enquêteur choisit les personnes à
interroger (comme les « micro-trottoirs ») : il choisira les personnes les plus visibles ou les plus
disponibles. Mais il ne rencontrera pas les personnes qui sortent peu (les malades, les personnes âgées,
certains handicapés…) ou qui n’ont pas envie de répondre. Elle est évidemment très facile à mettre en
œuvre mais on dit qu’elle est « biaisée ».
Echantillon aléatoire simple : pour prélever cet échantillon, on commence par numéroter les cercles
de 1 à 60. On utilise une table de chiffres au hasard (ou la touche « Rand » d’une calculatrice ou la
fonction « Alea » d’un tableur) pour obtenir 5 nombres compris entre 1 et 60 afin de sélectionner les
5 cercles constituant l’échantillon.
La théorie montre que cette méthode est « sans biais ». En effet, dans un sondage aléatoire simple,
chaque individu statistique a une probabilité égale d’être sélectionné pour constituer l’échantillon.
Cette méthode nécessite d’avoir une base de sondage complète (c’est-à-dire la liste entière des
membres de la population étudiée). Elle a l’avantage d’être basée sur une théorie solide permettant de
calculer la précision et la fiabilité des résultats. Elle est facile à appliquer, mais elle peut se révéler très
coûteuse.
Echantillon aléatoire stratifié : on considère que la population est divisée en deux parties : 45 petits
cercles (dont le diamètre est inférieur ou égal à 2 cm) et les autres, 15 grands cercles. En raison de
cette répartition 3/4, 1/4 des cercles entre les deux catégories, on va fabriquer un échantillon de taille 5
formé de cercles des deux catégories répartis dans à peu près les mêmes proportions, soit 4 petits
cercles et 1 grand cercle. Les petits cercles sont numérotés de 1 à 45, les grands de 1 à 15 ; puis on
25
prélève l’échantillon en utilisant une table de chiffres au hasard (ou d’une calculatrice). On calcule
ensuite la moyenne dp des diamètres des 4 petits cercles de l'échantillon, le diamètre dg du grand cercle
45 d p +15 d g
et enfin on estime le diamètre moyen dans la population par .
60
Cette méthode d’échantillonnage, appelée échantillonnage par stratification, est une méthode
également aléatoire et qui améliore la précision. On partage la population en groupes supposés
relativement homogènes par rapport à l’objet d’étude € (appelés strates) et l’on prélève dans chaque
strate un échantillon aléatoire simple. Il faut donc connaître a priori sur la population une
caractéristique liée au problème étudié. Par exemple, pour une enquête sur les modes de
consommation, on peut stratifier la population selon les différentes CSP (Catégories Socio-
Professionnelles) ou selon l’habitat (urbain/rural), etc …
La moyenne estimée du caractère sur la population est alors la moyenne pondérée de chaque
observation. Cette méthode est plus précise que l’échantillonnage aléatoire simple, l’erreur
d’échantillonnage étant réduite dans la mesure où la dispersion globale a pu être réduite aux
dispersions dans chaque strate. En effet, on a homogénéisé la population par sous-populations afin de
prélever un échantillon représentatif.
La méthode élimine donc les échantillons excessifs du point de vue de leur représentativité
relativement aux différentes strates, mais pour cela il faut connaître la répartition de la population
d’après ce critère. De plus elle nécessite d'avoir un recensement de la population, ce qui n'est pas
toujours possible.
• Bibliographie : cette activité est extraite d’un article plus détaillé « Un TP sur les
sondages », Statistique au lycée, Volume 2 – Commission Inter-IREM Statistique et Probabilités –
Brochure APMEP n°167
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