4as Maths
4as Maths
Mathématique
4 ème
AS
Manuel de l'élève
Les auteurs
Dans ce contexte, Nous sommes heureux de mettre entre les mains des
élèves de la 4ème AS du Secondaire, le manuel de Mathématique dans sa
version expérimentale.
Les auteurs :
- Mohamed Cheikh o/ Lebchir, professeur de l’Enseignement Secondaire
- Ahmed Mahmoud o/ Yacoub, professeur de l’Enseignement Secondaire
- Sidi Mohamed o/ Arafa, professeur de l’Enseignement Secondaire
- Mohameden O/ Bah, inspecteur de l’Enseignement Secondaire
- Yesleck O/ Bamba O/ Tiyib, professeur de l’Enseignement Secondaire
Directeur Général
Cheikh Ahmedou
AVANT-PROPOS
Chers collègues Professeurs,
Chers élèves,
C’est dans le cadre des énormes efforts que fournit l’Institut Pédagogique
National pour mettre à votre disposition, dans les meilleurs délais, un outil
pouvant vous aider à accomplir respectivement votre tâche que s’inscrit
l’élaboration de ce manuel intitulé : Mathématiques 4ème AS pour la
quatrième année du collège.
Celui-ci est conçu conformément aux nouveaux programmes en vigueur. Il vise
à offrir aussi bien au professeur qu’à l’élève une source d’information et de
connaissances (Activités, Savoirs ; Savoir-faire,….) pour aider le premier à
préparer son cours et le second à mieux assimiler le contenu son programme de
l’année et même à élargir son horizon. Il importe cependant qu’il ne peut en
aucun cas être le seul support, ni pour l’un, ni pour l’autre et doit être renforcé
et enrichi à travers la recherche d’autres sources d’informations.
Le contenu de ce manuel est réparti en dix huit chapitres dont les intitulés sont
mentionnés dans le tableau de matière et qui recouvrent les quatre domaines
du programme à savoir : Nombres et calculs, Géométrie plane, Organisation
et gestion de données et Géométrie dans l’espace.
Chaque chapitre renferme tous les savoirs et savoir-faire énoncés dans le
programme dégagés à partir d’activités de découverte choisies pour leur
adaptation à nos réalités et d’exercices d’application pour faciliter leur
appropriation par les élèves.
Chaque chapitre est sanctionné par une série d’exercices dont le niveau de
difficulté est progressif pour mettre à l’épreuve les capacités de l’élève afin
d’évaluer le degré d’assimilation des notions fondamentales abordées.
Nous attendons vos précieuses remarques et suggestions en vue d’améliorer ce
manuel dans ces prochaines éditions.
Les auteurs :
Mohamed Cheikh o/ Lebchir Ahmed Mahmoud o/ Yacoub
Professeur de l’Enseignement Secondaire Professeur de l’Enseignement Secondaire
Sidi Mohamed o/ Arafa
Professeur de l’Enseignement Secondaire
Mohameden O/ Bah Yesleck O/ Bamba O/ Tiyib
Inspecteur de l’Enseignement Secondaire Professeur de l’Enseignement Secondaire
Table de matière
2 Angles inscrits 19
5 Racines carrées 58
6 Repères du plan 67
7 Calcul littéral 80
8 Equations de droites 95
12 Trigonométrie 144
14 Projection 168
15 Statistique 179
17 Probabilités 212
Remarque 1:
La longueur de la diagonale du carré ABCD est √2. Ce nombre irrationnel,
c’est un nombre réel.
La longueur de l’hypoténuse Jk du triangle IJK est √5 Ce nombre irrationnel,
c’est un nombre réel.
Définition 1 et notation :
Les nombres connus c’est-à-dire les rationnels et les nombres tels que
√2, 𝜋, …. constituent un nouvel ensemble, appelé ensemble des nombres
réels ; on le note ℝ..
L’ensemble des réels positifs est noté ℝ.+.
L’ensemble des réels négatifs est noté ℝ-.
Remarque 2:
L’ensemble des réels positifs non nuls est noté ℝ∗ . On écrit : ℝ∗ = ℝ − {0}
et on lit ℝ privé de zéro.
ℝ = ℝ+ ∪ ℝ− .
I.2. Axe gradué :
Activité 2:
Reproduis l’axe suivant puis place, avec la plus grande précision possible, les
points d’abscisses √2 ,√5 𝑒𝑡 𝜋.
7
Règle 1:
L’ensemble de nombres réels nous permet de repérer tout point sur une droite
graduée
Exercice d’application1:
Remarque 3:
Tous les nombres qui apparaissent dans le schéma suivant sont des nombres
réels et on a : ℕ ⊂ ℤ ⊂ 𝔻 ⊂ ℚ ⊂ ℝ.(Voir le schéma au-dessous)
8
Exercice d’application 2:
Complète le tableau suivant en utilisant ∈ 𝑜𝑢 ∉ à l’ensemble indiqué.
Equation Solution ℕ ℤ 𝔻 ℚ ℝ
𝑥+3=0
𝑥−6=7
4𝑥 − 11 = 0
𝑥 + √3 = 0
𝑥 − 2𝜋 =8
5𝑥 − √2 = 0
II. Opérations sur les nombres réels :
II.1. Addition des réels :
En se basant sur l’addition dans ℚ et ses propriétés. On définit aussi une
addition dans ℝ, qui prolonge celle de ℚ.
Règle2:
La somme de deux réels de même signe est un réel :
- de même signe
- qui a pour distance à zéro la somme des distances des deux facteurs de la
somme.
La somme de deux réels des signes contraire est un réel :
- du signe de celui qui a la plus grande à zéro
- qui a pour distance au point O la différence des distances des deux facteurs
de la somme.
Voici quelques unes de ses propriétés que tu admettras :
Propriété1 :
L’addition dans ℝ est commutative et associative ;
Le réel 0 est l’élément neutre pour l’addition ;
Tout réel 𝑥 a un opposé noté opp(𝑥)(ou également–𝑥) et on a:
𝑥 +opp(𝑥) =0;
Pour tous réels a, b et c ; on a : 𝑎=b équivaut à 𝑎 + 𝑐=𝑏 + 𝑐.
Remarque 4:
Soustraire un réel c’est ajouter son opposé
Les règles usuelles de suppression des parenthèses déjà vues dans ℚ restent
les mêmes dans ℝ et également les formules :
opp(𝑜𝑝𝑝(𝑎))=a, opp(𝑎 + 𝑏)=opp(𝑎) + opp(𝑏) et opp(𝑎 − 𝑏)=opp(𝑎) − opp(𝑏)
9
Exercice d’application 3:
1. Ecris plus simplement l’expression : a= -√5-√2+ opp(√5 -3√2) ;
2. Ecris plus simplement l’expression b suivante après avoir supprimé les
parenthèses : b= -2√5– (2√3 - 4) +((√5 –√3) + 1).
Exercice d’application 5:
1. Donne le signe puis calcule les produits suivants:
a) 7 × 3 … b) (−2) × 3 … c) 0,4 × (−6) … d)(−0,7) × (−10) …
2. Sans chercher à calculer les produits, détermine leurs signes
𝐴 = (−2,6) × (−0,5) × (−6) × (−3,7) × 7
Dans chaque figure calcule les aires grises par deux méthodes différentes
Que peut –on déduire ?
11
Règle 4 :
Quels que soient les nombres réels a, b et k on a :
𝑘(𝑎 + 𝑏) = 𝑘𝑎 + 𝑘𝑏 𝑘(𝑎 − 𝑏) = 𝑘𝑎 − 𝑘𝑏
On dit que la multiplication est distributive par rapport à l’addition.
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
𝑘(𝑎 + 𝑏) =→𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑘𝑎 + 𝑘𝑏
←
II.3.B. Distributivité double :
Activité 4:
On considère la figure ci-dessous :
Règle 5 :
Quels que soient les nombres réels a, b, c, et d, on a :
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 + 𝑏)(𝑐 + 𝑑) = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑐 + 𝑎𝑑 + 𝑏𝑐 + 𝑏𝑑
←
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 + 𝑏)(𝑐 − 𝑑) = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑐 − 𝑎𝑑 + 𝑏𝑐 − 𝑏𝑑
←
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 − 𝑏)(𝑐 + 𝑑) = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑐 + 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 − 𝑏𝑑
←
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 − 𝑏)(𝑐 − 𝑑) = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎𝑐 − 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 + 𝑏𝑑
←
Remarque 7:
Dans les formules précédentes, si on fait 𝑎 = 𝑐 et b = 𝑑, on obtient les formules
suivantes dites les identités ou égalités remarquables :
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 + 𝑏)(𝑎 + 𝑏) = (𝑎 + 𝑏)2 = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎2 + 2𝑎𝑏 + 𝑏 2
←
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 + 𝑏)(𝑎 − 𝑏) = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎2 − 𝑏 2
←
𝑑𝑒𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑟
→
(𝑎 − 𝑏)(𝑎 − 𝑏) = (𝑎 − 𝑏)2 = 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑎2 − 2𝑎𝑏 + 𝑏 2
←
12
II.4. Ecritures fractionnaires de nombres réels et opérations :
Activité 5: Somme de deux réels en écriture fractionnaire
√5 √5 𝜋 7
1. Calcule : + ; + .
11 11 5 12
2. Écris sous forme de fraction et simplifier lorsque c’est possible :
1,25 0,05 −4 −12 5√7 2√7 2𝜋 13𝜋 5𝜋 𝜋
+ 13 ; + 17 ; + ; + 5 ; − 16.
13 5 16 3 7 12
Règle 4:
Pour tous réels 𝑎, 𝑏, 𝑐 𝑒𝑡 𝑑 avec 𝑐 𝑒𝑡 𝑑 non nuls
𝑎 𝑏 𝑎+𝑏
1. + =
𝑐 𝑐 𝑐
𝑎 𝑏 𝑎×𝑑 + 𝑏×𝑐
2. + =
𝑐 𝑑 𝑐×𝑑
Exercice d’application 5:
7 15 15 3 15 17 5 17 21 13
; ; ; .
31 31 4 13 16 16 2 11 4 11
Activité 6: produit de deux réels en écriture fractionnaire
3 17 √2
1. Effectue × 12 ; 4 × 12.
2𝜋
2. Écris sous forme de fraction et simplifie l’lorsque c’est possible
1,5 0,19 36 1,8 2 3 2𝜋 3
× 0,5 ; × ; × ; × 4𝜋 .
3 −6 12 0,5 0,5 3
Règle 5:
Pour tous réels 𝑎, 𝑏, 𝑐 𝑒𝑡 𝑑 (𝑏 𝑒𝑡 𝑑 non nuls)
𝑎 𝑐 𝑎×𝑐
1. × 𝑑 = 𝑏×𝑑
𝑏
𝑎 𝑐×𝑎
2. 𝑐 × = .
𝑏 𝑏
Remarque 6:
1 𝑎×1 1
a étant un réel non nul : 𝑎 × 𝑎 = = 1 ; l’inverse de 𝑎 est noté .
𝑎 𝑎
Exercice d’application 6:
Calcule les expressions suivantes :
15 1 5 1 5 2 2 1
( 3 ( ) 15 ( ) ; 18 1 5 8 2 .
7 15 3 2 4 3 5
13
Activité 7: Quotient de deux réels en écriture fractionnaire
Calcule et compare :
12 12 1 3 5 4 2 4 17 2 3 2 𝜋
÷ 13 et ÷ 13 ; 2 ÷ et 2 × ; ÷ et × ; ÷ et × .
5 5 5 3 5 17 5 2 𝜋 𝜋 𝜋 3
3 5 4 2 4 7 2 3 2 5𝜋
2 ÷ et 2 × ; ÷ et × ; ÷ et × .
5 3 15 7 15 2 5𝜋 𝜋 𝜋 3
Règle 6:
Pour tous réels 𝑎, 𝑏, 𝑐 𝑒𝑡 𝑑 non nuls, on a :
𝑎 𝑎
𝑎 𝑐 𝑏 𝑎 1 𝑏 𝑎 𝑑
𝑏 =𝑎× ; = × ; 𝑐 = × .
𝑏 𝑐 𝑏 𝑐 𝑏 𝑐
𝑐 𝑑
Exercice d’application 7:
Écris le plus simplement possible les quotients suivants :
𝜋 𝜋
2 𝜋 𝜋+1 0,5 2 1 3 2 24 1 4 5 9
; 2 ; 11 ; 11 ; 1 ; ; 12 ; ;
13
13 12 12
12 5 5 3 2 18 5
2
III. Puissances d’un réel :
Activité 8:
Complète puis calcule si possible:
1 1 1 1 1 …
(-3) × (-3) × (-3) = (-3)… ; (4,5) × (4,5) × (4,5) = (4,5)… ; - ×- ×- ×- = (- )
2 2 2 2 2
√5 × √5 × √5 × √5 × √5 × √5 = (√5)…; √3 × √3 × √3 × √3 × √3 = (√3)… .
Définition 2:
Étant 𝑎 un réel non nul et 𝑛 un entier naturel 𝑛 > 1 :
𝑎𝑛 = 𝑎 × 𝑎 × 𝑎 × … × 𝑎 , 𝑎𝑛 se lit : 𝑎 exposant 𝑛 ou également 𝑎 puissance 𝑛.
Convention :
𝑎0 = 1( 𝑎 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙) ; 𝑎1 = 𝑎.
Exercice d’application 8:
Calcule, si c’est possible :
2
43 ; (0,2)4 ; (−√5)2 ; (−2√3)5 ; (√10)1 ; (7)3 (√20)0 ; 106 ; 𝜋 3 .
Activité 9:
Utilise la calculatrice pour calculer les puissances ci-dessous puis compare-les :
1 1 1
2−3 et ; 5−2 et ; 10−4 et .
23 52 104
14
Définition 3:
1
Soit 𝑎 un réel non nul, 𝑛 un entier naturel : 𝑎 −𝑛 = , 𝑎−𝑛 est l’inverse de 𝑎𝑛 .
𝑎𝑛
Exercice d’application 9:
Donne l’inverse de : 52 ; 33 ; (1,5)4 ; 2−5 ; 4−2 ; 𝜋 −2 ; 𝜋 2 .
Propriété 3:
𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont des réels non nuls 𝑛, 𝑚 𝑒𝑡 𝑝 sont des entiers :
1. 𝑎𝑛 × 𝑎𝑝 = 𝑎𝑛+𝑝 2. (𝑎𝑛 )𝑝 = 𝑎𝑛×𝑝
𝑎 𝑝 𝑎𝑝 𝑎𝑛
3. ( ) = 4. = 𝑎𝑛−𝑝
𝑏 𝑏𝑝 𝑎𝑝
Remarque 7:
𝑎 est un réel non nul, 𝑛 un entier : 𝑎𝑛 × 𝑎−𝑛 = 𝑎𝑛−𝑛 = 𝑎0 = 1 .
Exercice d’application10 :
Parmi les écritures suivantes, lesquelles désignent les mêmes réels ?
(𝑎3 )4 ; 𝑎6 ; 𝑎4 × 𝑎2 ; 𝑎9 × 𝑎6 ; 𝑎3 × 𝑎3 ; (𝑎 × 𝑏)5 ; 5𝑎𝑏 ; 𝑎5 𝑏 5 ;
2𝑏 2 ; (2𝑏)2 ; (2𝑏)3 ; 4𝑏 2 ; (2𝑏)3 ; 2𝑏 3 ; 8𝑏 3 .
Exercice 2:
Vérifie que les écritures suivantes représentent le même réel:
12 3 −6 3√7 0,9
; ; ; ; .
28 7 −14 7√7 2,1
Exercice 3:
On donne une écriture plus simple de chacun des réels suivants :
27 −48 14,3 648 281 75,6
; ; ; ; ; .
12 144 −6,6 −432 2147 21,81
Exercice 4:
a. Sans calcul, donne le signe de :
4 6 −3 4 1 −3 −2 −8
× ; × ( ) × (− ) ; × ; × (−52).
6 13 4 −5 6 7 11 9
b. Donne une écriture plus simple
13 20 3 4 2 −6 3 11 4 (−2)
− ; + ;− − ; − ;5- − +3 ;
17 17 4 10 10 14 2 2 3 7
1 7 1 √3 √3
+ + ; + .
3 6 12 2 10
Exercice 5:
a. Développe les expressions suivantes :
6(2 + 6𝑎 − 7𝑎2 ) ;
( 3𝑎2 + 0,25𝑎 − 1)4𝑎.
16
b. Développe et réduis les expressions :
6(𝑎 − 3), −1,5(𝑎 + 4) ;
−0,4(𝑎 − 2) − 6(0,5 − 𝑎)
3(𝑎2 + 3𝑎 − 5) − 7(−3𝑎2 + 2𝑎 − 1)
4𝑎2 (3𝑎 − 2) − 3𝑎2 (2 + 3𝑎2 )
Exercice 6:
Simplifie les écritures suivantes :
a. (𝑥3)2 = …………
b. 𝑥 . 2𝑥 = …………………
c. 4a² . (-a5) = ………………
d. (5ac)2 = …………………
e. (-b4)3 = ……………
f. 3𝑥 3𝑦 . 2𝑥𝑦 2 = ………
g. (3a2b)4 = ……………
h. (-a3)2 = ……
i. (-2a3)2 . (-3a2)3 = …
j. (-2a2b)3 . (5a6b)2 = ……
k. 6𝑥𝑦 2 . (3𝑥 2𝑦)2 = ………
l. (𝑥 4)2 . (-𝑥 5)2 = ………
Exercice 7:
Simplifie les écritures suivantes :
2
𝑎 2 2𝑎 3 5𝑎 3 𝑎5 2𝑎 2
(𝑏 ) = … ; ( 𝑏 ) = … ; (− ) = ⋯ ; ( 3 ) =…… ; (3𝑏) =… ;
𝑐
3 2
4𝑎 2 𝑥2 2𝑥 3
(− ) =… ; (𝑦 3 ) = … ; ( 3𝑦 ) = ……
3
Exercice 8:
Calcule :
5 −3 1 −7
3-2= …………7-1= ……… (-2)-5= ………(3) = ……… (− 10) = ……
Exercice 9:
Écris les expressions suivantes avec des exposants positifs :
a-5= ………a3 . b-7 = ……………
a-2 . b-5 = …………a . b2 . c-3 = …………
2a³b-5 = …………-2a-3 b2 = ………
17
3a-2 b-3 = …………-5a-1 b-1 = ………
1 1
= …………… = ……………
𝑏−3 𝑎−8
𝑎3 𝑎−5
−2
=……………… = ……………
𝑏 𝑏−4
3𝑎4 𝑏 −1 8𝑎−2 𝑏−3
= ……… = ……
6𝑐 −2 𝑐 −3
4𝑐 −1 −8𝑎−1
−1
= ……… =…
6𝑎 −5𝑏2 𝑐 −3
Exercice 10:
Réduis les expressions suivantes :
(5𝑎 3b-1)-2 = ……………… 𝑎 4b-5 . 𝑎 -2b3 = ……………………
-3𝑎 5 . a-2 = ……………… (-2𝑎 -2)-3 = …………………………
𝑎 −4
(-5𝑎 -2)-3 = …………… (𝑏−1) = ……………………
3𝑎𝑏5 3𝑎𝑏𝑐 4
= …………………… = ……………………
𝑏−4 2𝑎²𝑏−1 𝑐 5
Exercice 11:
Réduis les expressions suivantes :
(𝑎 ²b-3)-2 = ………………………… (-𝑎 ³b-2)-1 = ……………………………
(𝑎 -1b²)-2 = ………………………… (-5 𝑎)2 . (3𝑎)-2 = …………………………
𝑎 −3 𝑏 −1
(𝑎 ³b-3)-1 = ………………………… (𝑏−1) .( ) = …………………
𝑎−2
5𝑎−1 𝑏−3 𝑐 5 𝑎 −2 𝑏 2
= ……………… (𝑏 ) .( ) ……………
2𝑎−2 𝑏4 𝑐 3 𝑎
Exercice 12:
Réduis les expressions ci-dessous en n’utilisant que des exposants positifs.
𝑎 ² . 𝑎 -5 = …… (𝑎 -4)-2 = ………
𝑎 7 . 𝑎 -2 = ……… (𝑎b)-2 = ………
𝑎7
= ………… (2𝑎)-5 = ……………
𝑎2
𝑎−5
= ……… (5𝑎 -3)-2 = ………
𝑎−3
𝑎−3
= ……… (-2𝑎b-1)-3 = ……
𝑎−3
18
Chapitre 2: Angle inscrit et angle au centre
Remarque1:
̂ et 𝐴𝐵
Les deux arcs de cercle de longueurs différentes 𝐴𝐵 ̆ sont appelés
respectivement petit et grand arc.
I.2. Longueur d’un arc et unités de mesure des angles :
Activité 2: L’unité de longueur est le centimètre.
C est un cercle de centre O et de rayon r.
1. Recopie et complète le tableau ci-dessous en utilisant les éléments de
symétrie d’un cercle pour justifier tes réponses.
19
Remarque 2:
La longueur de l’arc AB est exprimée dans l’unité de mesure du rayon du
cercle.
Il existe des unités de mesure des angles autre que le degré, les plus utilisées
sont : Le radian, le degré et le grade.
Ces unités (degré, radian et grade) sont liées par la correspondance
𝑎.𝑑𝑒𝑔𝑟é 𝑏.𝑟𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛 𝑐.𝑔𝑟𝑎𝑑𝑒
suivante : = = .
180 𝜋 200
Exemple 1:
𝜋
a. 60° =𝛼rad ? B . 𝑟𝑎𝑑 =𝛽° ? c. 150grade=𝛾 𝑟𝑎𝑑 ?
5
60 × 𝜋 𝜋 180 150 × 𝜋
𝛼= 𝛽= × 𝛾=
180 5 𝜋 200
En divisant en haut En divisant en haut et en En divisant en haut et en bas par 50 :
et en bas par 60 : bas par 𝜋 : 150 ÷ 50 ×
180 𝜋÷𝜋 𝛾= ×𝜋
𝛽= × ; donc : 200 ÷ 50
60×𝜋:60 5 𝜋÷𝜋
𝛼= .
180:60 180 On obtient :
On obtient : 𝛽= .
𝜋 5 3𝜋
𝛼 = 𝑟𝑎𝑑. On obtient : 𝛾= 𝑟𝑎𝑑
3 4
𝛽 = 36°.
Exercice d’application 1:
1. Donne en radian les mesures des angles : 90° ; 75° ; 270° ; 40grdes et
150grades.
2𝜋 5𝜋
2. Donne en degré les mesures des angles : ; ; 500grdes et 75grades.
3 4
𝜋 3𝜋
3. Convertis en grades les mesures : 45° ; 175° ; rad et 𝑟𝑎𝑑.
7 4
Règle 2: Longueur d’un arc
Dans un cercle de rayon r, la longueur d’un arc AB intercepté par l’angle au centre
̂ dont 𝛼 est la mesure en radians est égale à : ℓ = 𝑟. 𝛼
𝐴𝑂𝐵
Exemple 2:
La longueur de l’arc AB est : ℓ = 𝑟. 𝛼
𝜋
=6×3
= 2𝜋 𝑐𝑚
Exercice d’application 2:
On donne la figure ci-contre.
̂
Calcule la longueur d’un arc 𝐴𝐵
20
II. Angle inscrit et angle au centre :
II.1. Angle inscrit : (rappels)
Activité 3:
21
Définition 2:
Un angle dont le sommet est le centre d'un cercle est
appelé angle au centre de ce cercle.
Sur le dessin ci-contre où O est le centre du cercle, on dit
̂ intercepte l'arc AB .
que l'angle au centre 𝐴𝑂𝐵
III. Propriétés des angles inscrit et au centre :
Activité 5:
1. a. Dessine un cercle de centre O et deux points A et B non diamétralement
opposés sur C. Dessine le point B’ symétrique de B par rapport à O.
̂ ? En déduis l’expression de 𝐴𝑂𝐵
b. Quelle est la nature du triangle 𝐴𝑂𝐵 ̂ en
̂.
fonction de 𝐴𝐵𝑂
̂ en fonction de 𝐴𝑂𝐵
𝑐. Exprime 𝐴𝑂𝐵’ ̂ , puis en fonction de 𝐴𝑂𝐵
̂.
2. a. Construis le point A’ symétrique de A par rapport à O. Place un point C
̂ ’ de C qui ne contient pas le point A.
sur l’arc 𝐴’𝐵
b. En remplaçant A par C dans les calculs de la question 1.
̂ et 𝐶𝑂𝐵
Quelle relation peu-on écrire entre 𝐶𝑂𝐵’ ̂?
̂ = 2× 𝐴𝐵𝐶
c. En déduis que : 𝐴𝑂𝐶 ̂.
3. Enoncé une propriété vue en troisième.
Propriété 1:
Si dans un cercle, un angle au centre et un angle inscrit
interceptent le même arc, alors la mesure de l'angle au
centre est le double de la mesure de l'angle inscrit.
Activité 6:
1. a. Dessine un cercle C de centre O et deux points A et C de C.
b. Place deux points D et E sur le même grand arc 𝐴𝐶̌ de C.
2. Montre que : 𝐴𝐷𝐶
̂ =̂ 𝐴𝐸𝐶 .
Propriété 2:
Si deux angles inscrits dans un cercle interceptent le même
arc, alors ils ont la même mesure.
AB est un arc de cercle C, si M et N deux point de C, alors :
̂ =̂
𝐴𝑀𝐶 𝐴𝑁𝐵 .
22
Activité 7:
̂ et 𝑅𝐽𝑆
Etant donnés 𝑃𝐼𝑄 ̂ deux angles de même mesure inscrits dans un cercle
C de centre O et de rayon r. Soit 𝛼 la valeur en radians de la mesure commune
des ces deux angles.
1. Complète les égalités suivantes :
̂ = ⋯ 𝑃𝐼𝑄
𝑃𝑂𝑄 ̂ et 𝑅𝑂𝑆̂ = ⋯ 𝑅𝐽𝑆 ̂
̂ et 𝑅𝑆.
2. Calcule, en fonction de 𝛼, les longueurs des arcs 𝑃𝑄 ̂ Conclus
Activité 8:
Etant donnés AB et CD deux arcs de même longueur d’un cercle C de centre O
et de rayon r. On note 𝛼 et 𝛽 les mesures respectives de deux angles
inscrits 𝐴𝑀𝐵
̂ et 𝐶𝑁𝐷̂ au cercle C interceptant les arcs les AB et CD .
Complète le raisonnement suivant :
̂ intercepté par un angle 𝑎𝑢 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝐴𝑂𝐵
D’une part, la longueur de l’arc 𝐴𝐵 ̂ est :
AB = 2𝑟𝛼.
D’autre part, la longueur de l’arc CD intercepté par un angle 𝑎𝑢 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝐶𝑂𝐷
̂
CD = 2𝑟𝛽.
Puisque les deux arcs AB et CD ont la même longueur, on écrit AB = CD ,
𝑑𝑜𝑛𝑐 2𝑟𝛼= 2𝑟𝛽. D’où : 𝛼 = 𝛽.
Que peux-tu conclure ?
Propriété 3:
Dans un cercle deux angles de même mesure
interceptent deux arcs de même longueur.
Dans un cercle deux arcs de même longueur sont
interceptés par deux angles de même mesure.
Si AB et CD deux arcs de même longueur d’un
cercle C , 𝐴𝑀𝐵 ̂ les deux angles inscrits au cercle C interceptant les
̂ et 𝐶𝑁𝐷
arcs AB et CD ; alors 𝐴𝑀𝐵
̂ = 𝐶𝑁𝐷
̂ et vice versa.
23
Exercices divers
Exercice 1:
A, B, C et D sont les sommets d’un quadrilatère
inscrit dans un cercle C.
Cite les angles égaux aux angles :
̂ , 𝐵𝐶𝐴
𝐴𝐵𝐷 ̂ , 𝐶𝐷𝐵
̂ et 𝐷𝐴𝐶 ̂.
Exercice 2:
Sur la figure ci-contre [𝐵𝐶] et [𝐴𝐷] sont deux cordes du
̂ D= 50°
cercle C de centre O qui se croisent en I et 𝐵𝐶
̂ = 20°.
et 𝐶𝐷𝐴
a. Détermine les mesures des angles du triangle ABI.
̂.
b. Calcule la mesure de 𝐵𝑂𝐷
c. Pour r=2cm, Calcule longueur de l’arc AB .
Exercice 3:
Sur la figure ci-contre, D, E, F et G sont quatre points du
̂?
cercle voir figure. Quelle est la mesure de L'angle 𝐷𝐺𝐹
Justifie.
Exercice 4:
Sur la figure ci-contre, I, J et K sont trois points du cercle
̂ =65°et 𝐽𝑂𝐾
C de centre 0 tels que : 𝐼𝐽𝐾 ̂ = 110°.
Calcule la mesure des angles 𝐼𝑂𝐾 ̂ 𝑒𝑡 𝐽𝐼𝐾
̂.
Exercice 5:
Sur la figure ci-contre, R et S sont deux points du cercle
̂ = 100°.
C. de centre 0 et de diamètre [CD] tels que 𝐶𝑂𝑆
̂ 𝑒𝑡 ̂
Calcule la mesure des angles 𝐶𝐷𝑆 𝐷𝑅𝑆.
Exercice 6:
Sur la figure ci-dessous, les points H, P et S
sont alignés ainsi que les points R, P et I.
̂ .
Calcule la mesure de l'angle 𝐻𝑃𝐼
24
Exercice 7:
Sur la figure ci-dessous, D, E et F sont trois points du
̂ = 30°.
cercle C de centre 0 tels que 𝐷𝐹𝐺
Démontre que le triangle ODE est équilatéral.
Exercice 8:
Sur la figure ci-dessous, [AB] est un diamètre du cercle C
de centre O.
̂ = 70°
E et F sont deux points du cercle 𝒞 tels que 𝐸𝐹𝐵
̂ 𝑒𝑡 𝐴𝐵𝐸
Calcule les mesures des angles 𝐸𝐴𝐵 ̂.
Exercice 9:
Dans chacun des cas ci-dessous, O est le centre du cercle.
̂ , puis la
Calcule la mesure de l'angle 𝐶𝑂𝐷
longueur de l'arc CD ne contenant pas le
point A.
Exercice 10:
Sur la figure ci-dessous, O est le centre du cercle de
diamètre [𝐶𝐷].
Exprime 𝑦 en fonction de x.
Exercice 11:
Détermine la mesure des angles du triangle ABC sachant
̂ = 50° et 𝐵𝑂𝐶
que 𝐴𝑂𝐵 ̂ = 150°, en justifiant chacune
de vos réponses. Le point O est le centre du cercle
passant par les points A, B et C.
Exercice 12:
Sur la figure ci-dessous I, U, et V sont trois points du
̂ = 48°.
cercle 𝒞 de centre O et 𝑂𝐼𝑉
̂ .
Calcule la mesure de l’angle 𝐼𝑈𝑉
25
Exercice 13:
Sur la figure ci-dessous [𝐴𝐿] et [𝑅𝑁] sont deux diamètres
du cercle C de centre O.
̆
I est un point du cercle C appartenant au grand arc 𝐴𝑅
̂ = 𝑁𝐼𝐿
Démontre que 𝑅𝐼𝐴 ̂
Exercice 14:
Sur la figure ci-contre, le triangle ABC est isocèle en A et
̆ ne
est inscrit dans le cercle C. M est un point de l’arc 𝐵𝐶
contenant pas A.
Démontre que la demi-droite [𝑀𝐴) est la bissectrice de
̂.
l’angle 𝐵𝑀𝐶
Exercice 15:
Sur la figure ci-dessous [𝐴𝐸] et [𝐽𝑆] sont deux cordes
parallèles du cercle. U est le point d’intersection des
segments [𝐴𝑆] et [𝐸𝐽]
1. Démontre quê ̂ = 𝐴𝑆𝐽
𝐴𝐸𝐽 = 𝐸𝐽𝑆 ̂ = 𝐸𝐴𝑆̂ .
2. a. Quelle est la nature des triangles EAU et JUS ?
b. En déduis que JE=AS
Exercice 16:
On considère la figure suivante :
1. Justifie les égalités suivantes :
̂ = 2. 𝐵𝐷𝐶
a. 𝐵𝐴𝐶 ̂ ; b. 𝐵𝐷𝐶 ̂ = 𝐹𝐷𝐺
̂;
̂ ̂
c. 2.𝐹𝐷𝐺 = 𝐹𝐸𝐺; ̂ ̂
d. 𝐵𝐴𝐶 = 𝐹𝐸𝐺.
̂ et 𝑀𝐼𝐿
2. Les mesures des angles 𝐵𝐴𝐶 ̂
sont-elles égales ?
Exercice 17:
Les segments [𝐴𝐵’] et [𝐴’𝐵] se coupent au point M.
̂ ?
̂ = 𝐴’𝑀𝐵’
a. Explique pourquoi 𝐴𝐵𝑀
𝐴𝐵 𝐴′ 𝐵′
b. Explique alors pourquoi =
𝐴𝑀 𝐴′𝑀
c. Calcule A’M.
26
Exercice 18:
Soit la figure ci-contre
̂ = 𝐼𝑀𝐽.
1. a. Démontre que 𝐼𝐴𝐽 ̂
̂ ̂
b. Démontre que 𝐼𝐵𝐽 = 𝐼𝑁𝐽
̂ = 𝑀𝐼𝑁
2. En déduis que 𝐴𝐼𝐵 ̂.
Exercice 19:
̂ ci-contre où O est le
Calcule le mesure de l’angle 𝐴𝐸𝑅
centre du cercle, les points O, P et R sont alignés et
̂ = 20°.
𝐴𝑂𝑃
Exercice 20:
Sur la figure ci-dessous AOR est un triangle isocèle
en A . R, A et M sont alignés R, O et N sont alignés,
O est le centre du cercle
Ecris y en fonction de x
Exercice 21:
On considère la figure ci-contre A, C et D sont
alignés B, C et E sont alignés.
a. Le point C peut-il être le centre du cercle?
justifie ta réponse
b. Détermine la mesure de l’angle 𝐶𝐵̂ 𝐴.
Exercice 22:
Calcule le mesure des angles 𝐴𝐶𝑅̂ et 𝐴𝑂𝑅 ̂ sur la
figure suivante. O est le centre du cercle.
̂ = 2𝑥 + 18; 𝐶𝐴𝑅
𝐴𝑂𝑅 ̂ = 2𝑥;̂ 𝐴𝑅𝐶 = 2𝑥 + 11.
27
Chapitre 3 : Approximations, Intervalles et Valeur absolue
I. Ordre dans ℝ :
I.1. Notion d’ordre dans ℝ :
Activité 1:
Partie 1:
En utilisant des méthodes différentes, compare :
4 2
−2,75 et −2,8 ; 𝜋 et 3,15 ; et ; √5 et 2,5.
7 3
Partie 2: Comparaison et signe d’une différence
Recopie ces étiquettes et associe celles qui ont la même signification
𝑎<𝑏 𝑎 𝑒𝑠𝑡 é𝑔𝑎𝑙 à 𝑏 𝑎−𝑏 <0
Règle 1:
On peut ordonner deux nombres réels soit :
En les repérant sur une droite graduée et en comparant leurs positions sur
cette droite.
En prenant les valeurs décimales exactes ou approchées et en comparant, de
gauche à droite, les chiffres correspondant aux mêmes unités dans les
parties entière puis décimale.
Propriété1:
Soient a, b deux nombres réels, on a :
𝑎 = 𝑏 revient à dire que 𝑎 − 𝑏 = 0
𝑎 < 𝑏 revient à dire que 𝑎 − 𝑏 < 0
𝑎 > 𝑏 revient à dire que 𝑎 − 𝑏 > 0
II. Encadrements :
29
II.1. Encadrement d’un nombre réel :
Activité 3:
7
1. Trouve la valeur exacte de sous forme décimale
5
1
2. Peux-tu trouver des valeurs exactes des nombres :√2 et ? Si non, donne
3
un encadrement de chacun des deux nombres par des entiers consécutifs.
4
a. Donne un encadrement de et d𝑒 √2; au dixième près, au centième près
7
et au millième près.
b. Comment appelle-t-on la valeur située à gauche de l’encadrement et celle
située à droite de l’encadrement ?
c. Fais dans chacun des cas la différence entre les valeurs trouvées en a.
4
d. Parmi les valeurs trouvées, laquelle est la plus proche de .
7
Remarque 1:
Si la valeur décimale d’un réel n’est pas exacte, on l’appelle valeur approchée
(soit plus grande ou plus petite).
Définition1:
Un encadrement d’un nombre réel 𝑥 par deux réels a et b tels que 𝑎 < 𝑏 signifie
que 𝑎 < 𝑥 < 𝑏
Remarque 2:
Les deux bornes de l’encadrement s’appellent bornes par défaut et par excès.
Exemple 1:
22
Soit 𝑥 = (si on effectue la division de 22 par 7, les chiffres après la virgule
7
reviennent régulièrement dans le même ordre ; on dit que ce nombre a pour
22
̂ et on écrit 𝑥 =:
développement décimal 3, 142857 ̂ )
= 3, 142857
7
On peut ainsi donner plusieurs encadrements de 𝑥 :
Par deux entiers consécutifs : 3 < 𝑥 < 4, cet encadrement par unité ou
d’ordre 0
Par des décimaux à un chiffre après la virgule ou au dixième : 3,1 < 𝑥 < 3,2.
Cet encadrement est dit d’ordre 1 ou à 10−1 𝑝𝑟é𝑠 il est appelé également
encadrement d’amplitude ≤ 𝟏𝟎−𝟏
30
Par des décimaux à deux chiffres après la virgule ou au centième : 3,14 <
𝑥 < 3,15. Cet encadrement est dit d’ordre 2ou à 10−2 𝑝𝑟é𝑠, il est appelé
également encadrement d’amplitude ≤ 𝟏𝟎−𝟐
On peut donner un encadrement d’ordre 3 ou au millième ou à
10−3 𝑝𝑟é𝑠 3,142 < 𝑥 < 3,143 (3 chiffre après la virgule) et de manière
générale d’ordre n ou à 10−𝑛 𝑝𝑟é𝑠 (n chiffres après la virgule).
Remarque 3:
Tout rationnel admet un développement décimal périodique ou périodique à
partir d’un certain rang.
Exercice d’application 1:
a. Complète (en donnant toutes les possibilités) :
𝑥 est un entier naturel et 𝑥 < 6, alors 𝑥 =
b. Complète avec un nombre décimal qui convient :
4 .... 5 ; 3,1 ... 3,2 ; 3,9 .... 4 ; 4,8 .... 4,9
22
c. Cite deux nombres compris entre π et
7
16
d. Si 4 𝑥 5 alors 𝑥 peut être égal à : 5,3 ; 4 ,88 ; 3 ,95 et ?
3
2 1 4 4 1 3 2 1 3
𝑃𝑒𝑢𝑡 − 𝑖𝑙 𝑣é𝑡𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟 ∶ < < 𝑜𝑢 < < 𝑜𝑢 < < ?
3 𝑥 3 3 𝑥 2 3 𝑥 4
e. Soit x un réel tel que 2 ≤ 𝑥 ≤ 5, alors :
8 ≤ 2𝑥 − 3 ≤ 10 ou 1 ≤ 2𝑥 − 3 ≤ 2 𝑜𝑢 1 ≤ 2𝑥 − 3 ≤ 7
Remarque 4:
Les deux bornes de l’encadrement s’appellent aussi borne inférieure et borne
supérieure.
II.2. Encadrements et opérations :
Activité 3:
On donne les encadrements suivants de deux réels x et y :
4 ≤ 𝑥 ≤ 5 et −2,5 ≤ 𝑦 ≤ 3.
𝑥
Donne les encadrements de 𝑥 + 𝑦 , 𝑥 − 𝑦, 𝑥𝑦 et . Explique ta démarche
𝑦
Règle 2:
Soient a, a’ b, b’, x, y et k des réels.
Encadrement et addition :
𝑎≤𝑥≤𝑏
Si { Alors 𝑎 + 𝑎′ ≤ 𝑥 + 𝑦 ≤ 𝑏 + 𝑏′.
𝑎′ ≤ 𝑦 ≤ 𝑏′
Encadrement et soustraction :
𝑎≤𝑥≤𝑏
Si { 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 − 𝑏 ′ ≤ 𝑥 − 𝑦 ≤ 𝑏 − 𝑎′ .
𝑎′ ≤ 𝑦 ≤ 𝑏′
31
Encadrement et multiplication :
Si 𝑎, 𝑏 , 𝑎′ 𝑒𝑡 𝑏′ sont des réels positifs
𝑎≤𝑥≤𝑏
{ 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 × 𝑎′ ≤ 𝑥 × 𝑦 ≤ 𝑏 × 𝑏′
𝑎′ ≤ 𝑦 ≤ 𝑏′
Encadrement et division :
Si 𝑎, 𝑏 , 𝑎′ 𝑒𝑡 𝑏′ sont des réels strictement positifs
0<𝑎≤𝑥≤𝑏 𝑎 𝑥 𝑏
{
0 < 𝑎′ ≤ 𝑦 ≤ 𝑏′
𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 0 < ≤ ≤
𝑏′ 𝑦 𝑎′
Exercice d’application 2:
Si x et y deux réels tels que : 2,3 ≤ 𝑥 ≤ 2,4 et 𝑂, 5 ≤ 𝑦 ≤ 1,2
−2 1
Donne un encadrement de 2𝑥 , −3𝑦 2𝑥 − 3𝑦, + et 𝑥𝑦.
𝑥 𝑦
III. Intervalles dans ℝ
III.1. Notions d’intervalles
Activité 4:
Partie 1 :
Sur une axe colorie les points d’abscisses x compris entre -3 et 2 c’est–à–dire
telles que : −3 ≤ 𝑥 𝑒𝑡 𝑥 ≤ 2, ou encore −3 ≤ 𝑥 ≤ 2.
Tu représentes ainsi l’intervalle fermé [−3; 2].
Partie 2 :
Reprends la question de la partie1 pour les points 𝑥 d’abscisses strictement
comprises entre -3 et 2.
Tu représentes ainsi l’intervalle l ouvert ]−3; 2[.
Remarque 5:
L’intervalle fermé [−3; 2] est l’ensemble des réels 𝑥 tels que : −3 ≤ 𝑥 ≤ 2, sa
représentation sur un axe est un segment.
L’intervalle ouvert ]−3; 2[ est l’ensemble des réels 𝑥 tels que −3 < 𝑥 < 2, sa
représentation sur un axe est un segment dont les extrémités sont marquées
par des petits ronds pour exclure -3 et 2.
Attention :
Regarde bien comment alors sont les crochets !
32
Activité 5:
1. Colorie sur un axe les points d’abscisses 𝑥 telles que 𝑥 ≥ 2. Qu’obtiens- tu ?
Tu représentes ainsi l’intervalle fermé à gauche ouvert [2; +∞[.
2. Colorie sur un axe les points d’abscisses 𝑥 telles que 𝑥 < 2. Qu’obtiens- tu ?
Tu représentes ainsi l’intervalle ouvert ]2; +∞[.
3. Recommence avec les points d’abscisses 𝑥 telles que 𝑥 ≤ 2 puis avec les
points d’abscisses 𝑥 telles que 𝑥 ≤ 2. Quel intervalle représentes-tu ?
Remarque 6:
L’intervalle fermé à gauche [2; +∞[ est l’ensemble des réels 𝑥 tels que
2 ≤ 𝑥 sa représentation graphique est une demi-droite.
L’intervalle fermé à droite ]−∞; 2] est l’ensemble des réels 𝑥 tels que 𝑥 ≤ 2,
sa représentation graphique sur un axe est une demi-droite.
Définition 2:
Soient a et b deux réels tels que a < b ;
Un intervalle est un sous-ensemble de ℝ caractérisé par des inégalités voir le tableau
Définition 3:
Soient a et b deux réels tels que a < b .
On appelle amplitude ou longueur de l’intervalle [𝑎, 𝑏] est le nombre
positif b-a, on la note l et on écrit l =b-a.
𝑏−𝑎
On appelle rayon de l’intervalle le nombre positif , on le note r
2
𝑏−𝑎 ℓ
et on écrit : 𝑟 = = .
2 2
𝑏+𝑎
On appelle centre c de l’intervalle est le nombre , on le note c et
2
𝑏+𝑎
on écrit : c = .
2
On a alors : 𝑎 = 𝑟 −c ; 𝑏 = 𝑟 + 𝑐 et on peut écrire l’intervalle [𝑎 ; 𝑏] =
[𝑟 − 𝑐 ; 𝑟 + 𝑐].
Remarque 7:
Les intervalles du type [𝑎; +∞[ (respectivement ]𝑎; +∞[) ou ]−∞; 𝑎]
(respectivement]−∞; 𝑎[) n’ont pas de centres et par conséquence on ne
pourra pas calculer les éléments de ces intervalles, par contre l’intervalle
]−∞; +∞[ 𝑒𝑠𝑡 centre en zéro(0).
Exercice d’application 4:
1. Calcule l’amplitude, le rayon et le centre si possible des intervalles dans la question 3
de l’exercice d’application précédent.
2. Pour l’intervalle [3; 7], calcule r, c et ℓ.
34
3. Détermine l’intervalle dans chacun des cas suivants :
a. c =0 et r =2.
b. c =5 et b =6.
4. Sur une droite graduée, colorie les intervalles [−1 ; 2]; [5; +∞[]−∞; −4].
Parmi les affirmations ci-dessous, quelles sont celles qui sont vraies ?
4 ∈ [3 ; 5]; 𝜋 ∈ [3,14 ; 3,15]; −3,05 ∈ [−3,005 ; 0] ;
3 2 2
∈] 0,1 ; 0,3[; ∈] − 3 ; 2[ .
10 3
IV. Valeur approchée, Troncature et Arrondi :
IV.1. Valeur approchée :
Activité 6:
Les élèves ont aptitude à utiliser des valeurs approximatives obtenues par la
calculatrice ; ainsi en appuyant sur une touche elle affiche : 𝜋 ≃ 3,141592654
Donne les encadrements à l’unité ou d’ordre 0, à une décimale ou d’ordre 1 et
à deux décimales ou d’ordre 2.
Définition 4:
Une valeur approchée d'un nombre est un nombre proche de celui qu'il peut
remplacer et souvent attribuer pour simplifier un résultat.
Remarque 8:
Lorsqu'on dit « proche », le sens dépend du contexte. Ainsi une valeur
approchée d'un nombre réel 𝑥 à la précision p ou à p près ( p strictement
positif ) est un réel a tel que : 𝑎 − 𝑝 < 𝑥 < 𝑎 + 𝑝.
Les encadrements permettent de trouver des approximations décimales et
ainsi des valeurs approchées.
Exemple 2:
3,14 𝑒𝑡 3,15 sont deux valeurs approchées de 𝜋 d’ordre 2
𝜋 ≈ 3,14 𝑝𝑎𝑟 𝑑é𝑓𝑎𝑢𝑡 et 𝜋 ≈ 3,15 𝑝𝑎𝑟 𝑒𝑥𝑐è𝑠. (Le symbole ≈ se lit presque égal)
IV.2. Troncature :
Activité 7:
355
Le professeur écrit au tableau et 𝜋 ≃ 3,141592654.
113
Il demande de les comparer.
- Sidi répond : ces deux nombres sont égaux et apporte une justification
- Fatma dit : la fraction est supérieure à 𝜋 et donne une justification.
Peux-tu imaginer les justifications données par ces deux élèves ?
35
Définition 4:
La troncature à l’ordre n (ou 10−𝑛 𝑝𝑟é𝑠) d’un nombre est obtenue en
supprimant tous les chiffres situes après le nième chiffre après la virgule.
Exemple 3:
22 22
̂ 𝑒𝑡 𝜋 = 3,141592654. Les troncatures à l’ordre 0, 1 et 2 de
= 3, 142857 et
7 7
22
𝜋 nous permettent d’écrire donc : 𝜋 ≈ . Par contre la troncature au millième
7
22 22
de 𝑒𝑠𝑡 3,142 et celle de 𝜋 𝑒𝑠𝑡 3,141, donc 𝜋 ≠ à partir de l’ordre 3.
7 7
Remarque 9:
La troncature à l’unité ou d’ordre 0 d’un nombre réel donné par développement
décimal est sa partie entière.
Exemple 4:
22
La troncature à l’unité de 𝑒𝑠𝑡 3.
7
IV.2. Arrondi d’un réel:
Activité 8:
22
1. Donne les encadrements de à l’ordre 0, 1,2 et 3.
7
22
2. Pour chaque encadrement, quelle est la borne la plus proche de ?
7
Cette valeur est appelée arrondi de cette fraction.
Définition 5 :
L'arrondi d'un nombre est la valeur approchée la plus proche de ce nombre à
une précision donnée.
Remarque 10:
On l’obtient l’arrondi d’un nombre à l’ordre n en appliquant la règle suivante :
Si le chiffre suit le nième décimal est strictement inferieur à 5 l’arrondi est
égal à la troncature.
Si le chiffre qui suit le nième chiffre décimal est supérieur ou égal à 5 on
augmente d’une unité le chiffre de droite de la troncature.
Exemple 5:
𝜋 = 3,141592654. ..,l’arrondi au centième de 𝜋 est 3,14 car le 3ième chiffre est 1,
inferieur à 5 on prend la troncature au centième.
36
√47 = 6,85565460 …., l’arrondi au centième de √47 est 6,86 car le 3ième chiffre
est 5, égal à 5 donc on augmente le chiffre au centième de la troncature.
Exercice d’application 5:
Complète le tableau suivant en utilisant la calculatrice :
Nombre Valeur approchée par Valeur approchée par L’arrondi à Troncature
défaut à 10−2 prés excès à 10−2 prés 10−3 prés au centième
2 ,3561
0 ,675
1
3
2
7
𝜋
2
Définition 6:
La valeur absolue d’un réel a est le plus grand des deux nombres a et -a,
𝑎 𝑠𝑖 𝑎 > 0
c'est-à-dire : { 𝑒𝑡
−𝑎 𝑠𝑖 𝑎 < 0.
On la note |𝑎| et on lit valeur absolue de a.
Exemple 6:
|2| = 2 ; 𝑐𝑎𝑟 2 > 0 , , |−2| = −(−2); 𝑐𝑎𝑟 − 2 < 0
1
|2𝑥 − 1| = 2𝑥 − 1 ; 𝑠𝑖 2𝑥 − 1 > 0 ⟹ 𝑥 ≥
2
1
|2𝑥 − 1| = −(2𝑥 − 1 ) = −2𝑥 + 1 ; 𝑠𝑖 2𝑥 − 1 ≤ 0 ⟹ 𝑥 ≤
2
Conséquence :
37
|𝑎| = 0 ⟺ 𝑎 = 0
Soit a un nombre réel :{ |𝑎| ≥ 0
|𝑎| = |−𝑎|
Exemple 7:
1
|2𝑥 − 1| = 0 ⟹ 2𝑥 − 1 = 0 ⟹ 2𝑥 = 1 ⟹ 𝑥 = .
2
3
|4𝑥 + 3| = 0 ⟹ 4𝑥 + 3 = 0 ⟹ 4𝑥 = −3 ⟹ 𝑥 = −
4
VI.2. Propriétés de la valeur Absolue :
Activité 10:
1. Calcule puis compare les résultats dans chacun des cas suivants :
a. |2| × |−3| 𝑒𝑡 |2 × (−3)|;
|8| 8
b. 𝑒𝑡 | | ;
|−5| −5
c. |−5 + 2| 𝑒𝑡|−5| + |2|
d. |−5 − 2| 𝑒𝑡|−5| − |2|.
2. Peux-tu trouver 𝑥 dans les cas suivants ?
a. |𝑥| = 2 ; b. |𝑥| = −4 ; c. |𝑥| ≤ −2 ; d. |𝑥| ≥ 4
Propriété 4:
Soient a et b deux nombres réels
|𝑎| × |𝑏| = |𝑎 × 𝑏| ;
|𝑎| 𝑎
= | | ,𝑏 ≠ 0 ;
|𝑏| 𝑏
|𝑎 + 𝑏| ≤ |𝑎| + |𝑏|
|𝑎 − 𝑏| ≥ |𝑎| − |𝑏|
𝑠𝑖 𝑚 ≥ 0, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙′é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛: 𝑥 = 𝑚 𝑜𝑢 𝑥 = −𝑚
|𝑥| = 𝑚 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à :{
𝑠𝑖 𝑚 < 0, 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛′ 𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛.
|𝑎| = |𝑏| é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à : 𝑎 = 𝑏 ou = −𝑏.
|𝑥| ≤ 𝑚 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à :
𝑠𝑖 𝑚 ≥ 0, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 à 𝑙 ′ 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒[−𝑚; 𝑚].
{
𝑠𝑖 𝑚 < 0, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎𝑢𝑐𝑢𝑛 𝑟é𝑒𝑙 𝑥 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑖𝑛é𝑔𝑎𝑙𝑖𝑡é. .
|𝑥| ≥ 𝑚 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à :
𝑠𝑖 𝑚 > 0 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 à [𝑚; +∞[ 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 à ]−∞; 𝑚]
{
𝑠𝑖 𝑚 ≤ 0 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑥 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 à 𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 ℝ 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑖𝑡 𝑥 𝑑é𝑐𝑟𝑖𝑡 ℝ.
Exemple 8:
38
|𝑥| = 2 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∶ 𝑥 = 2 𝑜𝑢 𝑥 = −2 𝑐𝑎𝑟 |2| = |−2| = 2.
|2𝑥 − 1| = 5 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∶ 2𝑥 − 1 = 5 𝑜𝑢 2𝑥 − 1 = −5
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∶ 2𝑥 = 5 + 1 𝑜𝑢 2𝑥 = −5 + 1
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∶ 2𝑥 = 6 𝑜𝑢 2𝑥 = −4
é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∶ 𝑥 = 3 𝑜𝑢 𝑥 = −2.
|2𝑥| = |𝑥 + 6| équivaut à : 2 𝑥 = 𝑥 +6 ou 2 𝑥 = − 𝑥 −6
donc : 2 𝑥 − 𝑥 =6 ou 2 𝑥 + 𝑥 = −6
ou encore : 𝑥 =6 ou 3 𝑥 = −6,
−6
d'où: 𝑥 = 6 ou 𝑥 = = −2.
3
39
Exercices divers
Exercice 1:
Réponds par vrai ou faux aux affirmations suivantes en justifiant si possible.
−3
a. = −0,27;
11
3
b. 0,27 est l’arrondi d’ordre 2 de ;
11
3
c. 0,27 est une valeur approchée par défaut de ;
2
3
d. 0,272 est l’arrondi d’ordre 3 de 11
3
e. 0,273 est une valeur approchée par excès de ;
11
22
f. 𝜋 = .
7
g. ] − ∞ ; 7 [ est l’ensemble des réels strictement inférieur à 7.
Exercice 2:
7
a. Compare au nombre chacun des nombres ci- dessous :
16
7 17 3 1 7
1; ; ; ; ; .
12 32 8 2 17
b. Donne l’amplitude dans chacun des intervalles :
2
[−3 ; −2]; [−31,75 ; −30,92]; [2,05 ; 2,5[ ; ] − ; 2[ ; ]0,2 ; 0,21] ;
3
Exercice 3:
a. Trace la droite graduée ci-dessous dans ton cahier.
Exercice 4:
22
a. Cite deux nombres compris entre 𝜋 et .
7
−13 −108
b. Cite deux nombres compris entre 𝑒𝑡 .
3 25
c. Cite deux nombres compris entre 1 et 2.
40
Exercice 5:
a. Trace une droite d graduée en cm. Hachure les intervalles [-2 ; 1] ; [5 ; +∞[ et
] − ∞ ; −3]
b. Sur une droite graduée, hachure ce qui n’est pas l’intervalle ]−∞; 3] et ce
qui n’est pas [−2 ; +∞ [. Quel intervalle représente la partie non hachurée de
la droite réelle?
c. Donne l’ensemble des nombres réels qui vérifient en même temps
𝑥 ∈ [−4 ; +∞[ ; 𝑥 ∈] − ∞; 3 [ ; 𝑥 ∈ [2 ; 5],
Donne la solution sous forme d’intervalle puis d’encadrement.
Exercice 6:
17 11 10
Donne l’arrondi d’ordre 2 de ; d’ordre 4 de ; d’ordre 1 de .
9 3 3
13
Donne la valeur approchée de 21 par excès au 10−2 près.
13
Donne la valeur approchée de par défaut à 10−3 près.
7
Exercice 7: Encadrement
On donne 1,4142 < 𝑥 < 1,4143
𝑥
1. Trouve un encadrement de 𝑥𝑦 𝑒𝑡 𝑦.
6+5𝑥
2. Trouve un encadrement de 𝑦 = d’amplitude incertitude une puissance
4
de 10 c’est-à-dire un encadrement de la forme :
𝑎 < 𝑥 < b ; avec 𝑎 − 𝑏 = 10𝑛 (𝑛 ∈ ℤ)
3. Encadre la somme et la différence : √80 + √30 ; √80 − √30
Exercice 8:
On donne 𝐴 = ] − ∞ ; −1] 𝑒𝑡𝐵 = ]0 ; +∞ [.
Ecris deux intervalles dont aucun élément n’appartient ni à A ni à B.
Un élève a trouvé l’intervalle] − 1 ; 0] est-ce exact ?
Exercice 9:
Représente sur une droite graduée les intervalles suivants :
] − 3 ; 1[ ; [−2,5 ; 4[ ; [5 ; +∞[ ; ] − ∞; −2 [; [−4 ; −1[.
41
Exercice 10:
Ecris sous forme d’intervalle chacun des ensembles de nombres définis ci-
dessous :
𝑥 ≤ −2 ; 𝑥 > 3,5 ; −4 < 𝑥 < 6 ; −2 < 𝑥 < 2 ; 5,1 ≤ 𝑥.
1
𝑥 > 1 ; 𝑥 < 𝑒𝑡 𝑥 ≥ −2; 𝑥 < −1 ; −7 < 𝑥 ≤ 5.
2
Exercice 11:
Traduis à l’aide d’inégalités :
𝑥 ∈ ] 0 ; +∞ [; 𝑥 ∈] − 4 ; 5 [; 𝑥 ∈] − 3,5 ; +∞ [ ; 𝑥 ∈ [−10 ; 10 ] ; 𝑥 ∈] − 2 ; 4 [ ;
𝑥 ∈]3,4 ; 7 ] ; 𝑥 ∈] − ∞ ; −9 ] ; 𝑥 ∈ ] − ∞ ; 4 , 1 ] ; 𝑥 ∈]80 ; +∞ [.
Exercice 12:
Donne six nombres de chacun des intervalles :
] − 1 ; 2 [ ; ] 4,28 ; 4,3] ; ] − 5,1 ; −5[ ; ] − 0,5 ; 0,5[.
Exercice 13:
Donne cinq nombres réels de chacun des intervalles :
[−2; 2]; [1,7 ; −1,2] ; −3,13 ; 3,17[ ;
] − 2,134 ; −2,128[.
b. Donne cinq nombres réels de chacun des intervalles :
[−2; 2]; [1,7 ; −1,2] ; −3,13 ; 3,17[ ; ] − 2,134 ; −2,128[.
Exercice 14:
Encadre √143 par deux nombres entiers consécutifs.
Exercice 15:
−21
Donne un encadrement par deux décimaux de d’amplitude 10−2 ; 10−1 ;
13
10−3.
Exercice 16:
On donne 𝜋 ≈ 3,141 𝑒𝑡 𝑅 = 1,237
a. Donne des encadrements de 𝜋 𝑒𝑡 𝑅 d’amplitude 10−3
b. On rappelle que la longueur d’un cercle de rayon R est 𝐿 = 2𝜋𝑅 et que l’aire
d’un disque de rayon R est 𝐴 = 𝜋𝑅 2
Trouve des encadrements de L et de A d’amplitude une puissance de 10.
42
Exercice 17:
a. On donne – 1,42 < 𝑥 < −1,41 𝑒𝑡 – 3,17 < 𝑦 < −3,16.
Trouve un encadrement de : 2x-5y ; xy
b. Même question que a. avec : 0,321 < 𝑥 < 0,322 et – 0,512 < 𝑦 < −0,511.
Exercice 18:
Soient 𝑥 et 𝑦 sont des réels tels que : 0,2 < 𝑥 < 1,3 𝑒𝑡 2,1 < 𝑦 < 2,5
Donne un encadrement des nombres suivants :
𝑥 2𝑥
a. 𝑥 + 𝑦 ; b. 𝑥 – 𝑦; c. 𝑥 y ; d. 𝑦 e. 3 𝑥 - 2 𝑦 ; f. 2𝑥 + 3𝑦 g. 6𝑥 𝑦 ; h. 3𝑦.
Exercice 19:
1. Traduis sous forme d’une inégalité chacune des affirmations suivantes :
𝑥 ∈ [−3; 1[ ; 𝑥 ∈ ]−∞; 2] ; 𝑥 ∈ [−1; 0].
2. Détermine l’intervalle auquel appartient y dans les cas suivants :
𝑦 < 2 ; −3 + 𝑦 ≥ 1; 2 ≤ 𝑦 ≤ 13 ; −1 < 𝑦 < 1 ; −3𝑦 + 1 ≥ 𝑦 − 11;
2𝑦 − 2< −6.
Exercice 20:
Complète le tableau suivant :
Intervalle Inégalité Centre Rayon Amplitude
𝑥 ∈ [−1; 5]
𝑥 ∈ ]4; 10[
𝑥 ∈… −5 1
𝑥 ∈… 10 10
𝑥 ∈… −2 ≤ 𝑥 ≤ 10
𝑥 ∈… −16 < 𝑥 < ⋯ 7
Exercice 21:
Sachant que : 0,6 ≤ 𝑥 ≤ 2,1 , donne un encadrement des nombres suivants :
4 −8 2 −3
𝑎 = 6𝑥 ; 𝑏 = −3𝑥 ; c = −2𝑥 + 1 ; d= ;e= ; f= ;g= ;𝑎+𝑏;
𝑥 𝑥 𝑥−1 4−𝑥
𝑎 − 𝑏 ; 𝑎𝑥.
Exercice 22:
Ecris sans valeur absolue les expressions :
a. |5𝑥 − 2| ; b. | − 3𝑥 + 7| ; c. |−2𝑥 − 5|; d. |7𝑥 + 3|
43
Exercice 23:
Trouve, dans chaque cas, tous les nombres 𝑥 dans ℝ vérifiant l’égalité:
1. |2𝑥 − 5| = 4
2. 2|𝑥| + 8 = 15
3. |𝑥| + 4 = 2
Exercice 24:
Trouve, dans chaque cas, tous les nombres 𝑥 dans ℝ vérifiant l’égalité:
|𝑥| = 3 ; | − 3 + 𝑥| = 1 ; |3𝑥 − 1| = |2 − 𝑥| ; |7𝑥 − 14| − 5 = −1.
Exercice 25:
Trouve, dans chaque cas, tous les nombres 𝑥 dans ℝ vérifiant l’inégalité:
|𝑥| > 3 ; |6 + 𝑥| ≤ 1 ; |2 − 3𝑥| ≥ |2 + 𝑥| ; |5𝑥 − 4| − 5 < −1.
44
Chapitre 4 : Vecteurs du plan
I. Présentation de la notion de vecteur :
I.1. Notion de vecteur : (rappels)
Activité 1:
ABCD est un carré, I, J, K, L les milieux des côtés. Complète le tableau suivant :
Vecteurs Même Même Même Vecteurs
direction sens longueur égaux
oui non oui non
AI et KD
IL et JK
IB et DC
IL et DB
AB et LJ
AL et AI
Définition 1: (Rappels)
Un vecteur est notion mathématique caractérisée par une direction, un sens et
une longueur.
Etant donnés deux points distincts A et B, dans cet ordre, on définit :
Une direction : Celle de la droite (AB) ;
Un sens : Celui de A vers B ;
Une longueur : la longueur du segment [AB] ;
On dit que ces deux points A et B définissent un vecteur noté : ⃗⃗⃗⃗⃗𝐴𝐵 et on lit
« vecteur AB »
Remarque 1:
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Il faut faire la distinction entre les notations AB, (AB), [AB), [AB] et 𝐴𝐵
On représente un vecteur par une flèche dont l’origine et l’extrémité sont
indiquées, comme dans figure ci-contre.
Pour nommer un vecteur on utilise souvent deux lettres et on écrit :⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.
On peut également nommer un vecteur par une seule lettre
Si A=B (A et B sont confondus), ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est le vecteur nul.
45
Exemple 1:
Sur la figure ci-contre, on a représenté le vecteur 𝒖 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩
d’origine A et d’extrémité B ;
de longueur AB celle du segment [ A B ] ;
de direction celle de la droite (AB) ;
de sens est celui de A vers B.
Attention :
Un vecteur n’est pas un ensemble de points ! Il ne faut donc pas confondre
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ avec celui du segment [ A B ] .
le cas du vecteur 𝑨𝑩
Définition 2:
Le vecteur nul noté⃗⃗⃗𝟎, est un vecteur dont la longueur est 0.
Sa direction et son sens ne sont pas définis. On le représente par un point.
𝑨𝑨 = ⃗⃗⃗
Par exemple, ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑴𝑴 = ⃗𝟎, pour tout point M.
𝟎 et plus généralement ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Remarque 2:
La longueur d’un vecteur 𝒖 ⃗ est aussi appelée norme. On note ‖𝑢
⃗ ‖ la norme
du vecteur 𝒖⃗.
I.2. Vecteurs égaux et vecteurs opposés
Activité 2:
1. Reproduis le quadrillage ci-contre puis représente les
𝑨𝑩; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
vecteurs : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑫𝑬; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑫𝑪; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑭𝑮 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑩𝑪 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑮𝑬; ⃗⃗⃗⃗
𝑭𝑰.
2. Peux-tu trouver sur la figure des vecteurs égaux ? opposés ?
Définition 3:
Deux vecteurs sont égaux s’ils ont :
a. La même direction ;
b. Le même sens ;
c. La même longueur.
Deux vecteurs sont opposés s’ils ont :
a. La même direction ;
b. Deux sens contraires ;
c. La même longueur.
Remarque 3:
Sur la figure, si 𝒖 𝑨𝑩 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑨𝑩 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑪𝑫, 𝒐𝒏 𝒅𝒊𝒕 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑪𝑫 sont des
représentants du vecteur 𝒖 ⃗.
Tout vecteur 𝒖 ⃗ admet une infinité de représentants, mais un seul
représentant d’origine donnée ou d’extrémité donnée.
46
Par exemple, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑪𝑫 est l’unique représentant de 𝒖 ⃗ d’origine C et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩 est l’unique
représentant de 𝒖 ⃗ d’extrémité B.
Pour tout vecteur 𝒖 ⃗ ) ou également –𝒖.
⃗ , son opposé est noté opp(𝒖 ⃗⃗⃗
Définition 4:
Deux vecteurs 𝒖 ⃗⃗⃗ ayant même direction sont dits colinéaires.
⃗⃗⃗ 𝒆𝒕 𝒗
Remarque 3:
Deux vecteurs 𝒖 ⃗⃗⃗ égaux ou opposés sont colinéaires.
⃗⃗⃗ 𝒆𝒕 𝒗
Exemple 2:
Les deux vecteurs ⃗⃗⃗ 𝒗 (𝒖
𝒖 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗ 𝒗 ≠ ⃗𝟎) Les trois vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ ≠ ⃗⃗⃗ 𝑨𝑩, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑪𝑫 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑬𝑭
sont colinéaires. sont colinéaires.
Convention :
Le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur.
II. Vecteurs et premières propriétés :
II.1. Vecteurs et Parallélogramme :
Activité 5:
Construis un parallélogramme ABCD.
1. Écris, à partir de cette configuration, des égalités de vecteurs
2. On donne 4 points A, B, C et D tel que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶
a. Représente ces vecteurs ;
b. Quelle est la nature du quadrilatère ABCD ?
47
Propriété 1:
Si ABCD est un parallélogramme, alors ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶 ;
Si ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶 , alors le quadrilatère ABCD est un parallélogramme.
Remarque 4:
On résume la propriété précédente en écrivant :
ABDC est un parallélogramme.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑠𝑖 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑖 :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑪𝑫
𝑨𝑩 (éventuellement aplati)
[𝐴𝐷] 𝑒𝑡 [𝐵𝐶] ont même milieu.
Les deux cas de figure possibles sont représentés ci-dessous.
Conséquence :
Si deux vecteurs sont égaux, leurs opposés sont aussi égaux :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶 .
Si deux vecteurs sont égaux, les vecteurs obtenus en échangeant l'origine de
𝑨𝑩 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
l’un avec l'extrémité de l’autre sont aussi égaux : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑪𝑫 ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑪 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑩𝑫.
Exemple 3:
En observant la figure ci-contre, on peut écrire les
égalités vectorielles suivantes :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑨𝑩
𝑪𝑫 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑨𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑪𝑫 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑩𝑨
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑪𝑫
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑫𝑪.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
48
Propriété 2:
Si 𝐼 est le milieu de [AB], alors ⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐼 = ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐵
⃗⃗⃗⃗
Si trois points A, B et 𝐼 sont tels que 𝐴𝐼 = ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐵 , alors 𝐼 est le milieu de segment
[AB].
Autrement dit : I est le milieu d’un segment [𝑨𝑩] si et seulement si 𝑨𝑰 ⃗⃗⃗⃗ =𝑰𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice d’application 1:
𝑨𝑬 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ABCDE cinq points du plan tels que : ABED est un parallélogramme et ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑩𝑪.
1. Fais une figure
2. Démontre que E est le milieu de [𝑫𝑪].
Règle :
Étant donnés trois point A, B et C du plan, on admet que : ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + 𝐵𝐶 𝐴𝐶 .
⃗⃗⃗⃗⃗
Cette relation est appelée relation de Chasles. On dit que 𝐴𝐶 est la somme
des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐵 et 𝐵𝐶
Activité 5: (Méthode pour faire la somme de deux vecteurs)
⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐶𝐷
Soit 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ deux vecteurs voir
figure ci-contre
1. Construis B’ pour que BB’DC soit
un parallélogramme.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ′ et ⃗⃗⃗⃗⃗
a. Compare 𝐵𝐵′ 𝐶𝐷
b. En déduis ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷
2. Construis D’ pour que ABD’D soit un parallélogramme.
a. Compare ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐷′ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
b. En déduis ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
3. Que peux-tu conclure ?
49
De l’activité précédente on peut tirer la propriété suivante
Propriété 5:
Soient ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 deux vecteurs alors : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 + ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 =𝐴𝐵 𝐶𝐷 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + ⃗0 =𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Résumé :
L’ensemble des vecteurs du plan est noté 𝒱. On définit sur 𝒱 une addition de la
manière suivante :
1er cas : 𝒖⃗ 𝒆𝒕 𝒗⃗⃗⃗ sont deux vecteurs consécutifs,
c'est-à-dire, l’extrémité de 𝒖 ⃗ et l’origine de 𝒗 ⃗ sont
confondues ; par exemple, 𝒖 ⃗ = 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝒗⃗ = 𝑩𝑪 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Dans ce cas on définit : 𝒖 ⃗ +𝒗⃗ = 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑨𝑪
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑩𝑪 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝑨𝑩 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Cette égalité ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑩𝑪 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑪 est vraie pour tous
les points A, B et C du plan. Elle est connue sous le nom : Relation de Chasles.
2ème cas : 𝒖 ⃗ ne sont pas consécutifs. Dans ce
⃗ 𝒆𝒕 𝒗
cas, on choisit deux représentants qui sont
consécutifs et on applique à nouveau la relation de
Chasles.
⃗ + 𝒗
𝒖 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗𝐴𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗𝐶𝐷 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝐸 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐸
Remarque 5:
Cette définition de l’addition des vecteurs a un sens :
le vecteur 𝒖 ⃗ + 𝒗⃗⃗⃗ ne dépend pas du choix
des représentants de 𝒖 ⃗ 𝒆𝒕⃗⃗⃗𝒗, comme le
montre la figure ci-dessous :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒆𝒕 𝑨
𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
′ 𝑩′ sont des représentants de 𝒖 ⃗.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑩𝑪 𝑩′𝑪′ sont des représentants de 𝒗
⃗.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑪 𝑨′𝑪′ sont des représentants du même
vecteur ; ce vecteur est par définition 𝒖
⃗ +
⃗.
𝒗
50
est l’unique point tel que ABDC est un parallélogramme.
En effet : 𝒖
⃗ + 𝒗
⃗ = 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑨𝑪
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑨𝑪 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑩𝑫
= 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑨𝑫⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
En s’appuyant sur les résultats de l’activité précédente, on peut énoncer les
propriétés suivantes de l’addition des vecteurs :
51
III.2.A. Notion de multiplication d’un vecteur par un réel :
Activité 6:
1. Construis un vecteur 𝒖
⃗ de longueur 2cm, puis les vecteurs 𝟑𝒖 ⃗⃗⃗ ;
⃗ ; −𝟐𝒖
𝟑 𝟏
⃗ ; − 𝒖.
𝒖 ⃗⃗⃗
𝟒 𝟐
𝟑 𝟏
2. Compare les directions des vecteurs 𝒖
⃗ ; 𝟑𝒖
⃗ ; −𝟐𝒖⃗; 𝒖 ⃗ 𝒆𝒕 − 𝒖 ⃗.
𝟒 𝟐
3. Que peux-tu dire des longueurs des vecteurs 𝒖⃗ et 𝟑𝒖
⃗ ? des vecteurs 𝒖
⃗ et −𝟐𝒖
⃗.
Définition 6:
Soit 𝒖
⃗ un vecteur du plan et k un réel. On appelle produit du vecteur 𝒖
⃗ par le
réel k, noté 𝒌𝒖 ⃗ , le vecteur :
⃗ 𝒐𝒖 𝒌. 𝒖
de longueur|𝒌|‖𝒖 ⃗‖
de direction celle de 𝒖 ⃗
de sens celui de 𝒖
⃗ 𝑠𝑖 𝒌 > 0 et opposé à celui de 𝒖⃗⃗⃗ 𝑠𝑖 𝒌 < 0.
Exemple 4:
En observant la figure ci-contre,
on écrit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨′ 𝑩′ = 𝟐𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨′′ 𝑩′′ = −𝟐𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ;
𝟏 𝟏
𝑬𝑭 = 𝟐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑪𝑫 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑮𝑭 = − 𝟐 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑪𝑫 ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝟒 𝑬𝑩
𝑬𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝟕
Remarque 6 :
Les vecteurs 𝒌𝒖 ⃗⃗⃗ et 𝒖
⃗ sont toujours colinéaires.
• Si 𝒌 = 𝟎, 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒌𝒖 ⃗ = 𝟎𝒖 ⃗ = ⃗𝟎.
• Si 𝒌 = 𝟏, 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒌𝒖 ⃗ = 𝟏𝒖 ⃗ = 𝒖.⃗⃗⃗
• Si 𝒌 = −𝟏 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒌𝒖 ⃗ = −𝟏𝒖 ⃗ = −𝒖 ⃗.
En s’appuyant sur ce qui précède, on peut énoncer les propriétés de la
multiplication d’un vecteur par un réel :
Quels soient 𝒖⃗ 𝒆𝒕 𝒗 ⃗ deux vecteurs et k et k’ deux réels, on a :
a. 𝒌(𝒖⃗ + 𝒗⃗ ) = 𝒌𝒖 ⃗ + 𝒌𝒗.⃗⃗⃗ C’est ce qu’on appelle la distributivité par rapport à
l’addition dans 𝒱.
b. (𝒌 + 𝒌’)𝒖 ⃗ = 𝒌𝒖 ⃗ + 𝒌′𝒖 ⃗ . C’est ce qu’on appelle distributivité par rapport à
l’addition dans ℝ.
c. 𝒌( 𝒌’𝒖⃗ ) = ( 𝒌𝒌’)𝒖 ⃗ . Cette formule est appelée Associativité mixte.
d. 𝒌𝒖⃗ = ⃗0 ⟺ 𝒌 = 0 ou 𝒖 ⃗ = ⃗0. Cette formule est appelée règle du produit nul.
Exemple 5:
52
o 3(𝒖 ⃗ + 𝒗 ⃗ ) = 3𝒖 ⃗ + 𝟑𝒗 ⃗ (d’après a. )
o 𝟐𝑨𝑩⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝟐𝑩𝑪 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝟐(𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑩𝑪) = 𝟐𝑨𝑪 ⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑑’𝑎𝑝𝑟è𝑠 𝑏. et la relation de Chasles).
o -2(𝟒𝒘 ⃗⃗⃗ ) = -𝟖𝒘 ⃗⃗⃗ (𝑑’𝑎𝑝𝑟è𝑠 𝑐. )
III.2.B. Multiplication de vecteurs par un réel et colinéarité :
On a déjà vu la définition de la colinéarité :
Propriété 5:
Deux vecteurs 𝒖 ⃗ 𝒆𝒕 𝒗 ⃗ sont colinéaires si et seulement si il existe un nombre réel
𝒌 tel que : 𝑢 ⃗ = 𝑘 × 𝑣.
Démonstration :
Si 𝒗 ⃗ . Alors, par définition, 𝒖
⃗ = 𝒌𝒖 ⃗ sont colinéaires.
⃗ 𝒆𝒕 𝒗
Réciproquement, soit 𝒖 ⃗ deux vecteurs non nuls du plan tels que 𝒖
⃗ 𝒆𝒕 𝒗 ⃗ :
⃗ ≠𝒗
‖𝒖
⃗‖
- Si 𝒖 ⃗ ont même sens alors on prend : 𝑘 =
⃗ 𝒆𝒕 𝒗
‖𝒗
⃗‖
.
Comme > 0 , le vecteur 𝑘𝒖 ⃗ a la même
direction et le même sens que 𝒖
⃗ et donc la
même direction et le même sens que 𝒗⃗ . Il a
également la même longueur que 𝒗 ⃗ car sa
‖𝒖
⃗‖
longueur est égale à : |𝑘|‖𝒖
⃗ ‖= × ‖⃗𝒖 ⃗⃗ ‖.
⃗⃗ ‖ = ‖⃗𝒗 Donc 𝒌𝒖
⃗ =𝒗
⃗.
‖𝒗
⃗‖
- Si 𝒖
⃗ 𝒆𝒕 𝒗⃗⃗⃗ ont des sens opposés alors on prend :
‖𝒖 ⃗‖
𝑘 =−
‖𝒗 ⃗‖
Comme < 0, le vecteur 𝑘𝒖 ⃗ a même direction mais le sens
opposé à celui de 𝒖 ⃗ et donc même direction et même sens
que 𝒗⃗ . Il a également même longueur que 𝒗 ⃗⃗⃗ car sa
‖𝒖
⃗‖
longueur est égale à :|𝑘|‖𝒖
⃗‖= × ‖𝒖 ⃗⃗⃗ ‖. Donc 𝒌𝒖
⃗⃗⃗ ‖ = ‖𝒗 ⃗ ⃗.
=𝒗
‖𝒗
⃗‖
Remarque 7:
• Une relation du type 𝒗 ⃗ = 𝒌𝒖 ⃗ est appelée relation de colinéarité entre deux
vecteurs.
𝟏
• Si 𝒖 ⃗ sont deux vecteurs non nuls alors 𝑘 ≠ 0: 𝒗
⃗ 𝒆𝒕 𝒗 ⃗ = 𝒌𝒖 ⃗ ⟺𝒖 ⃗ = 𝒗 ⃗
𝒌
• La relation de colinéarité entre tout vecteur 𝒖 ⃗ est :
⃗ et le vecteur nul 𝟎
⃗⃗⃗0 = 0 × 𝒖 ⃗ ≠ ⃗0, il n’existe pas de relation du type : 𝒖
⃗ , mais si 𝒖 ⃗ = 𝒌 × ⃗0 .
La proposition suivante est évidente, mais elle est d’une utilité considérable
dans les exercices.
Propriété 6: Condition d’alignement de 3 points.
53
𝑨𝑩 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗
Trois points A, B et C du plan sont alignés si et seulement les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑨𝑪
sont colinéaires.
Remarque 8:
On pourra utiliser cette propriété de la manière suivante pour formuler :
La condition d’appartenance d’un point à une droite.
Etant donnée une droite (𝐴𝐵) du plan, on a: 𝑀 ∈
(𝐴𝐵) ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 𝒆𝒕 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 sont colinéaires.
La condition de parallélisme de deux droites.
Deux droites (𝐴𝐵) et (𝐶𝐷) du plan sont parallèles si
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝑪𝑫
et seulement si, les vecteurs 𝑨𝑩
Exercices divers
Exercice 1:
A, B, C, D et E sont 5 points distincts.
Complète les égalités pour qu’elles soient toujours vraies.
a. 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ +.⃗⃗⃗⃗⃗⃗
. 𝐷 =𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗ . b. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴+𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗ .=.⃗⃗⃗⃗⃗⃗
.𝐸 c. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴. .+𝐷𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ =.⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
.𝐶
d. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐸 +𝐸𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗. . e. ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
. . 𝐶 + ⃗⃗⃗. .=𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ +.⃗⃗⃗⃗⃗⃗
f. 𝐶𝐵 . 𝐷 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
. . 𝐷.
Exercice 2:
ABCD est un parallélogramme de centre O. Avec des points de la figure,
désigne un vecteur égal à :
a. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷+𝐶𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗ b. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑂+𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ c. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐷+𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ d. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐷+𝐶𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗
Exercice 3:
a. M est le milieu d’un segment[𝐴𝐵], que peut-on dire de la somme
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +𝑀𝐵
𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ?
b. O est le centre d’un parallélogramme ABCD, que peut -on dire de la
somme : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝑂𝐶
𝑂𝐷+𝐷𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ ?
Exercice 4:
⃗⃗⃗ =𝐼𝐽
I,J,K étant trois points donnés, on appelle L le point tel que 𝐼𝐿 ⃗⃗ +𝐼𝐾.
⃗⃗⃗⃗⃗
Que peut-on du quadrilatère IJLK ?
a. Lorsque IJK est isocèle en I ?
b. Lorsque IJK est rectangle en I ?
Exercice 5:
54
Trace un parallélogramme ABCD. On appelle E le point tel
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐶𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐴𝐶
que :𝐵𝐸 ⃗⃗⃗⃗⃗ . Quelle est la nature du quadrilatère ADEB ?
Exercice 6:
a. Trace un trapèze ABCD de bases (𝐴𝐵 )et (𝐷𝐶) ; puis construis :
-Le point Etel que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐸 =𝐵𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ ;
-le point F tel que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 =𝐴𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
b. Démontre que ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐷
𝐷𝐹 =𝐵𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 7:
Trace un triangle ABC isocèle en C.
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐵𝐶
a. Construis les points D et E tel que :𝐴𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐸 =𝐵𝐶⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ .
b. Démontre que le quadrilatère ADEC est un losange. En déduis que
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷=𝐶𝐸 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
c. Démontre que C est le milieu du segment [𝐵𝐸].
d. Démontre que le triangle BAE est rectangle.
Exercice 8:
Les diagonales d’un quadrilatère ABCD se coupent en O.
a. Fais une figure et construis les points E, F, G et H tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐸 =𝑂𝐴⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑂𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐹 =𝑂𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐶 ; ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = 𝑂𝐶 𝑂𝐷 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐻 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐷 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴
b. Quelle est la nature des quadrilatères AOBE, BOCF, CODG et DOAH?
c. Démontre que les points E, B, F sont alignés. De même que peut -on
dire des points F, C, G, des points G,D, H et des points H,A,E ?
d. Démontre que le quadrilatéral EFGH est un parallélogramme.
e. Quelle est la nature de EFGH lorsque les diagonales de ABCD sont
perpendiculaires ? Lorsqu’elles ont la même longueur ?
Exercice 9:
Construis un triangle BCD rectangle en B tel que BD= 2cm et BC=6 cm.
a. Calcule DC (on donnera la valeur exacte).
b. Place sur la figure le point A symétrique du point D par rapport au
point B, puis le point E symétrique du point C par rapport au point B.
Quelle est la nature du quadrilatère ACDE ? Justifie.
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐷𝐶
c. Construis le point F tel que 𝐴𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗ . Justifie l’égalité ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐴=𝐴𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Que représente le point A pour le segment [𝐸𝐹] ?
d. Soit I le point d’intersection des droites (𝐶𝐹 )et (𝐷𝐸).
55
- Démontre que C est le milieu du segment[𝐼𝐹].
- Calcule IF et FE.
e. Détermine le centre et le rayon du cercle circonscrit au triangle ECF.
Exercice 10:
M, N et P sont les milieux respectifs des cotes d’un triangle ABC.
G est le point de concours (d’intersection) des médianes de ABC et A’ est
le symétrique de G par rapport à M.
a. Fais une figure.
b. Démontre que G est le milieu du segment [𝐴𝐴’] ; que peut-on en
déduire pour la somme ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐺𝐴+𝐺𝐴’⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ?
c. Démontre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐺𝐶
𝐺𝐴’=𝐺𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
d. Complète l’égalité : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐺𝐴+𝐺𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐺𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ =…
⃗⃗
Exercice 11:
I, J, K étant les milieux respectifs des cotes [𝐴𝐵], [𝐴𝐶] et [𝐵𝐶] d’un
triangle ABC, exprime le plus simplement possible les vecteurs :
⃗⃗⃗⃗ + 𝐼𝐾
(𝐼𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ) + 𝐶𝐾 ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
et (𝐵𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐽) + 𝐾𝐶
Exercice 12 :
M est le milieu du coté [𝐴𝐶] d’un triangle ABC et I le point tel que
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐵𝐼 =𝐶𝑀
a. Démontre que ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ =𝐵𝐶.
𝐼𝐴+𝐼𝐵
b. Construis le point J tel que ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ =𝐶𝐵
𝐽𝐴+𝐽𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 13 :
Trace un parallélogramme ABCD et place un point E sur [𝐴𝐵], un point F
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐷𝐹
sur [𝐶𝐷] tels que 𝐸𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
a. Démontre que 𝐸𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐷⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐶𝐹.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
b. Démontre que 𝐴𝐷⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐸𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐸𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 14:
Construis un triangle ABC puis les B’ et C’ tel que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐵’=𝐶𝐶’⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 15:
ABC est un triangle.
a. Construis M tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝑀=𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐶𝑁
b. Construis N tel que 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗
56
c. Construis R tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐴 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 .
Exercice 16:
ABCD est un parallélogramme. A-t-on:
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐶𝐷
𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ? 𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐵𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ? 𝐴𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐶𝐷
𝐵𝐶 ? 𝐵𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ ? 𝐷𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ?
Exercice𝟏𝟕:
On considère un parallélogramme ABCD. Dis si les égalités suivantes sont
vraies : 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐷𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐴𝐶⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐷𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐷𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐶𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐷𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ;
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐶𝐵
𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐷𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐶𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐵𝐶⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐵𝐴⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐴𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐶𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐵𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 18:
ABCD est un parallélogramme de centre O. Construis les points M,N,P,R
⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐷
définis par :𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐴𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷+𝑂𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐶𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵+𝐴𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐵𝑁 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ -𝐶𝑂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐷𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗ =𝐶𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 19 :
a. Construis un cercle C de centre O et de rayon 34 mm.
Trace un diamètre [𝐵𝐶] de ce cercle et place le point A du cercle tel que
CA=32 mm. Construis le point D tel que ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐷=𝐶𝐵
b. Démontre que le triangle ABD est rectangle et calcule l’arrondi à
l’unité de ses angles.
c. La droite 𝜟 tangente au cercle en B, coupe [𝐴𝐷] en H.
Démontre que 𝐻𝐵𝐴̂ =𝐴𝐷𝐵 ̂.
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐷𝐵
d. Construis le point E tel que 𝐵𝐸 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Démontre que le point E est un point du cercle C.
e. La droite (𝐸𝐶) coupela droite (𝐷𝐴) en F et la droite (𝐻𝐵) en K.
Démontre que les droites (𝐹𝐵) et (𝐷𝐾) sont perpendiculaires.
Exercice 20:
Dans un parallélogramme ABCD dont les diagonales se coupent en I.
a. Construire les points E, F et G tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐸 =𝐴𝐼⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ +𝐴𝐶
𝐼𝐹 =𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐼𝐺 =𝐴𝐶
b. Démontre que ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 =𝐼𝐸 ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 =𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
c. Démontre que les points B, E et F sont alignés.
d. Les droites (𝐹𝐶) et (𝐺𝐸) se coupent en J.
Démontre que ces droites sont les médianes du triangle GIF et que (𝐼𝐽)
coupe [𝐺𝐹] en son milieu.
57
Chapitre 5 : Racines carrées
I. Notion Racine carrée :
Activité 1:
1. Construis un triangle ABC rectangle en A tel que : AB=1cm et AC=2 cm, puis
le carré BCDE.
2. Calcule le côté [BC]
On admet que chaque nombre positif est le carré d’un seul nombre positif.
Définition 1:
Soit a un nombre positif, il existe un unique réel positif dont le carré est a.
Ce nombre se note par √𝑎 se lit ‘’ racine carré de a’’ ou ‘’radical de a’’
Exemple 1:
√0 = 0 ; √ 1 = 1 ; √4 = 2 ; √9 = 3 ; √16 = 4 ; √25 = 5 ; √36 = 6 ;
√49 = 7 ; √64 = 8 ; √81 = 9 ; √100 = 10 ; −√121 =-11 et √0,36 = 0,6.
Exercice d’application 1:
Calcule mentalement :
√1600 = … ; √400 = … √10000 = … √8100 = ⋯ √0,09 = ⋯.
Remarque 1:
𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
𝑥 = √𝑎 signifie que : {
𝑥2 = 𝑎
2
√𝑎 × √𝑎 = (√𝑎 ) = 𝑎. (𝑎 > 0)
√𝑎 n’a pas de sens lorsque a est un nombre strictement négatif.
𝑎, 𝑠𝑖 𝑎 ≥ 0
√𝑎2 = |𝑎| = {
−𝑎, 𝑠𝑖 𝑎 ≤ 0
Exemple 2:
𝑥 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓
𝑥 = √11 signifie que : { 2
𝑥 = 11
2
√(−5) = |−5| = 5;
√(𝑥 − 5)2 = |𝑥 − 5| = 𝑥 − 5 𝑜𝑢 − (𝑥 − 5).
Conséquence :
Précisons encore que dans IR, l’équation 𝒙𝟐 = 𝒂 :
N’a aucune solution lorsque 𝑎 < 0
Possède deux solutions lorsque 𝑎 > 0
L’une est positif √𝑎 et l’autre négatif −√𝑎.
Si 𝑎 = 0 ⟺ 𝑥 = 0
58
Exercice d’application 2:
Résoudre les équations :
𝑥 2 = 9, 𝑥 2 = 80 𝑒𝑡 𝑥 2 = −16
59
Propriété 1:
Etant donnés deux réels 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 positifs. On a :
√𝑥 × 𝑦 = √𝑥 × √𝑦
𝑥 √𝑥
√𝑦 = ( 𝑜ù 𝑦 ≠ 0)
√𝑦
Exercice d’application 3:
1
1. Calcule : √9 × 81; √800 × √2
7 √7 √18 … √5 …
2. Complète : √ = ; =√ =⋯ ; =√
9 …. √2 … 4 …
Activité 4:
1. a. Calcule puis compare √16 + 9 et √16 +√9. Que remarques-tu ?
b. Soient 𝑥 et 𝑦 deux réels strictement positifs.
On pose 𝑢3 = √𝑥 + 𝑦 et 𝑣3 = √𝑥 + √𝑦, calcule 𝑢3 2 et 𝑣3 2 .
Compare – les, puis 𝑢3 et 𝑣3 .
Conclus.
2. a. Calcule puis compare √16 − 9 et √16 − √9. Que remarques-tu ?
b. Soient 𝑥 et 𝑦 deux réels strictement positifs tels que : 𝑥 ≥ 𝑦 .
On pose 𝑢4 = √𝑥 − 𝑦 et 𝑣4 = √𝑥 − √𝑦, calcule 𝑢4 2 et 𝑣4 2 .
Compare – les, puis 𝑢4 et 𝑣4 .
Conclus.
Règle 2:
Etant donnés deux réels 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 strictement positifs tels que 𝑥 ≠ 𝑦, on a :
√𝑥 + 𝑦 ≠ √𝑥 + √𝑦 ;
√𝑥 − 𝑦 ≠ √𝑥 − √𝑦. (𝑥 > 𝑦)
Remarque 3:
Si 𝑥 = 𝑦, 𝑥 = 0 ou 𝑦 = 0 , il y a égalité : √𝑥 + 𝑦 = √𝑥 + √𝑦
Si 𝑥 = 𝑦 ou 𝑦 = 0 , il y a égalité : √𝑥 − 𝑦 = √𝑥 − √𝑦
60
IV. Transformation d’écritures de racines carrées :
IV.1. Écriture sous forme 𝒂√𝒃 :
Activité 5:
Ecris sous forme 𝒂√𝒃. (𝒂 𝒆𝒕 𝒃 > 𝟎) √𝟏𝟑𝟐 , √𝟐𝟕𝟓 , √𝟑𝟗𝟔.
Règle 3:
𝑺𝒊 𝒂 est un réel positif, qui n’a pas une racine carrée exacte, on simplifie, si c’est
possible, √𝒂 comme suit : On écrit 𝒂 = 𝒃𝟐 𝒄.
√𝒂 = √𝒃𝟐 𝒄 = √𝒃𝟐 × √𝒄 = 𝒃 × √𝒄. Donc on dit qu’on a écrit 𝒂 sous forme 𝒃√𝒄.
Exemple 3:
√𝟕𝟓 = √𝟑 × 𝟐𝟓 = √𝟑 × √𝟐𝟓 = 𝟓√𝟑.
Exercice d’application 4:
1. Ecris sous forme 𝒂√𝒃. (𝒂 𝒆𝒕 𝒃 > 𝟎)
√𝟏𝟐𝟎𝟎, √𝟓𝟖𝟒, √𝟗𝟒𝟎, √𝟖𝟔𝟒, √𝟏𝟎𝟑𝟔 et √𝟑𝟎𝟎𝟔.
2. Écris plus simplement :
2√27 − 5√48 + 3√300 et √50 + 3√72 − 0,7√800
IV.2. Puissances et racines carrées :
Activité 5:
Calcule
√𝟏𝟓𝟐 , √𝟏𝟑𝟒 , √𝟓𝟏𝟖 , √𝟔𝟏𝟑 , √𝟑𝟏𝟗 , √𝟏𝟎𝟒 , √𝟕𝟏𝟑 et √𝟑𝟏𝟔 .
Règle 4:
𝒂 étant un nombre réel positif et 𝒏 un entier positif :
√𝒂𝟐𝒏 = 𝒂𝒏 .
√𝒂𝟐𝒏+𝟏 = √𝒂𝟐𝒏 × √𝒂 = 𝒂𝒏 √𝒂.
Exercice d’application 5:
Écris plus simplement ∶
√𝟏𝟕𝟐 , √𝟐𝟓𝟑 , √𝟏𝟐𝟑 × 𝟐𝟓𝟑 , √𝟏𝟐 𝟓𝟎𝟎 , √𝟑𝟐 × 𝟏𝟎−𝟏𝟐 , √𝟎, 𝟏𝟐𝟏 et √𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟐𝟒𝟑.
61
Règle 5:
Pour éliminer le radical au dénominateur d’un quotient, on multiplie souvent le
numérateur et le dénominateur par l’expression conjuguée.
Exemple 4:
𝟑 𝟑×√𝟐 𝟑√𝟐 𝟑√𝟐
o = = 𝟐 = .
𝟓√𝟐 √𝟐×𝟓√𝟐 𝟓×√𝟐 𝟏𝟎
𝟏 𝟏×(𝟐√𝟕+√𝟓) (𝟐√𝟕+√𝟓) 𝟐√𝟕+√𝟓 𝟐√𝟕+√𝟓
o = = = = .
𝟐√𝟕−√𝟓 (𝟐√𝟕−√𝟓)(𝟐√𝟕+√𝟓) 𝟐𝟐 ×𝟕−𝟓 𝟐𝟖−𝟓 𝟐𝟑
Exercice d’application 6:
Écris le plus simplement possible sans radical au dénominateur (on dit aussi
rendre rationnel) :
1 1 4 √3 2√5
; ; ; ; .
3√5 √5+√3 √2−√5 4√5−√3 2√2−5√3
62
Exercices divers
Exercice 1:
1. Quelle est la racine carrée de chacun nombres suivants ?
49 ; 64 ; 25 ; 9 ; 144 ; 100 ; 121 ; 81 ; 10 000; 1016 ; 1022 ; 1038 10−20 ;10−14 .
2. Recopie et complète :
42 = ⋯ (−4)2 = ⋯ √16 = ⋯
(2,3)2 = ⋯ (−2,3)2 = ⋯ √5,29 = ⋯
2 (−0,5)2 = ⋯
(0,5) = ⋯
√0,25 = ⋯
902 = ⋯ (−90)2 = ⋯
√8100 = ⋯
3. Recopie et complète :
a. 122 = ⋯ √… = 12
b. 132 = ⋯ √… = 13
c. 0,62 = ⋯ √… = 0,6
d. 1,32 = ⋯ √… = 1,3
Exercice 2:
Range par l’ordre croissant les réels suivants, sans utiliser la calculatrice :
3√11 ; 10 ; 4√6 ; √97; 7√2 ; 6√3 ; 3√10 𝑒𝑡 √101
Exercice 3:
Réponds par vrai ou faux en justifiant :
a. √36 peut être égal à −6
b. √(−5)2 = −5
c. √(−5)2 = 5
d. √−4 × √−9 = 6
e. √2006 est compris entre 44 et 45
f. √(𝜋 — 4)2 = 𝜋 − 4
g. Il existe un nombre réel a tel que √𝑎 = 𝑎
h. La moitié de √18 est √9
i. Le triple de √5 est √15
j. Le produit de 7 par √3 est √147
k. La somme de √7 et de √9 est √16
l. 5 est le carré de ( √2 + √3 )
63
√3
m. L’inverse de 2√3 est .
6
Exercice 4:
Quel est le périmètre du triangle de côtés a, b et c en cm lorsque :
𝑎 = 4√3 𝑏 = 6√3 ; 𝑐 = 7√3
𝑎 = 9√2 𝑏 = 7√2 ; 𝑐 = 6√5
𝑎 = 11√5 𝑏 = 7√5 ; 𝑐 = 6√5
Exercice 5:
Réduis les expressions numériques suivantes :
1- 7√7 − 3√7 − 5√7 ;
2- 9√6 − √6 + 7√6
3- 15√8 − 5√8 − 10 − 2 ;
4- 14√11 − √11 − 13
5- 9√7 + √7 − 10 ;
6- 9√19 + √19 − 9
Exercice 6:
1. Simplifie les écritures suivantes :
3
7 (√13)3 √3 √45 4√3 2√3 11√15 (√45)
22 √18
; ; ; ; ; ; ; ; ; .
√7 √11 413 √6 √80 27 3√5 2√20 √2√7 √30
90 1 7 7 56 6 16 26 27 6 3
√ ; √45 √ ; √ √ √ √ ;√ ;√ 8 √ ; √ √ .
49 5 2 8 75 7 50 3 34 12,1 20
2. Ecris plus simplement :
a. √4 × 64 ; √9 × 16 ; √16 × 49 ; √25 × 121 ; √2 × √32 ; √2 × √72;
√3 × √27 ; √23 × √23 ; √4 × √6,25 ;
81
b. 2√7 × 5√28 ; √45 × √ 7 ; √80 × √20 ; √45 × √60 × √12.
Exercice 7:
1. Donne l’écriture la plus simple possible des nombres suivants :
2
𝐴 = 4(√5) − 8 ; 𝐵 = 1,5(√2)2 − 4 ( √3 )2 + 7.
2. Mets les nombres suivants sous la forme 𝑎√2 où a est un nombre décimal.
64
𝐴 = 3√2 − 1,5√2 ; 𝐵 = 0,7√2 + 1,8√2 – √2;
𝐶 = 8 × 4,5 √2 ; 𝐷 = 7 √2 × 1,2 − 4 √2
3. Avec la calculatrice, trouve les arrondis millièmes des nombres A, B, C et D.
Exercice 8:
Développe les expressions suivantes en écrivant le résultat le plus simplement possible.
1
𝐴 = (4,5 − 18√3) ; 𝐵 = 2√3(5 − 3√3)
3
Exercice 9:
Ecris sous la forme 𝑎√𝑏 ∶
A=−3√72 + 2√50 ; B= 5√12 − 2√75 + √300 ;
C=−3√147 + 12√27 − √48 ; D=√45 + √53 − √245.
Exercice 10:
Ecris sous la forme 𝑎√𝑏 :
E=7√12 − 2√3 + 4√27; F=√396 − √539 + √704 − √275;
G=√252 − √175 + √125 + √63.
Exercice 11:
1. Ecris les nombres suivant sans le symbole √ au dénominateur :
1 1 −2 3 1 2 √3 −3 √5−2
; ; . ; ; ; ; ;
√5 5+√2 −1−√5 √7 5−√3 √5−√7 √5 √2−1 √5+2
√3 √2−5 √3−√2
; ; ..
6√2−√11 2√3+3√2 √3+√2
65
b. 2√3(√3 − 5) ; 3√2(√2 + 4).
c. 7√5(2√5 + 1) ; √3(2√2 − √3).
Exercice 13: En géométrie
L’unité de longueur est le centimètre.
1. Sur la perpendiculaire en O a l’axe x’Ox, on a place un point A tel que OA = 2.
Le cercle de centre A de rayon 3 coupe l’axe en deux points B et B’.
Montre que les abscisses des points B et B’ sont les solutions de l’équation
𝑥 2 = 5.
2. Deux cercles concentriques ont pour rayons r = 1 et r’ = 8.
Calcule l’aire de la couronne formée par ces deux cercles. Mets le résultat
sous la forme 𝑎√𝑏 × 𝜋n ; avec n, a et b entiers.
√
43 + 31 + √21 + √13 + √7 + √3 + √1
√
Exercice 15:
Reproduis la figure ci-contre à l’échelle 5.
a. Calcule les valeurs exactes de OB, OC, OD, OE, OF, OG
et OH.
b. Mesure ces longueurs sur la figure et en déduis des
valeurs approchées de √2; √3; √5; √6; √7.
c. Compare les résultats du b. aux résultats fournis par
une calculatrice.
Exercice 16:
6√2+√48
1. Montre = √6.
√12+2√2
2. Soit 𝑋 = √2 + √3 + √2 − √3 et 𝑌 = √6 , montre que X =Y.
2 2
3. Montre que les nombres 𝑎 = (4 + √5) +(2 − 2√5) et 𝑏 = (6 + √21)(6 − √21)
sont des entiers.
66
Chapitre 6 : Repérage dans le plan
I. Repère du plan :
Activité 1:
Sur une feuille quadrillée, comme dans
la figure ci-contre on choisit deux
droites perpendiculaires (xx’) et (yy’);
Elles se coupent en O.
Remarque 1:
Trois points distincts deux à deux O, I et J du plan forment
un repère, que l’on peut le noter (𝑂, 𝐼, 𝐽).
L’origine O et les unités OI et OJ permettent de graduer les
axes (OI) et (OJ).
Si on pose 𝒊 = ⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐼 𝑒𝑡 𝑗 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐽, alors ce repere se note
également (𝑂, 𝑖⃗ , 𝑗).
Définition 1:
On appelle repère du plan tout triplet (𝑂, 𝑖, 𝑗 ) où O est un point et 𝑖 𝑒𝑡 𝑗 sont
deux vecteurs non colinéaires.
Un repère est dit orthogonal si 𝑖 𝑒𝑡 𝑗 ont des directions perpendiculaires.
67
Un repère est dit orthonormé s’il est orthogonal et si 𝑖 𝑒𝑡 𝑗⃗ sont de même
norme égale à 1.
Tout point M est repéré par un couple de nombres (𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀 ) appelés
coordonnées du point M dans le repère(𝑂, 𝑖, 𝑗 ) ; 𝑥𝑀 est appelé abscisse et 𝑦𝑀
l’ordonnée de ce point.
II. Coordonnées du milieu d’un segment :
Activité 2:
Trace un repère (𝑂; 𝐼; 𝐽) orthonormé
1. Place les points A et B de coordonnés respectives (-3, 3) et (1 ; -7) ;
2. A l’aide du compas, construis 𝑀 le milieu de [AB] ;
3. En projetant orthogonalement 𝑀 respectivement sur les axes (𝑂𝐼) et (𝑂𝐽),
détermine les coordonnées (𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀 ) du point 𝑀;
𝑥𝐴 +𝑥𝐵 𝑦𝐴 +𝑦𝐵
4. Vérifie que : 𝑥𝑀 = et 𝑦𝑀 = .
2 2
Propriété 1:
Étant donnés deux point A et B de coordonnées respectives (𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ) et (𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵 )
dans un repère(𝑂; 𝐼; 𝐽). Si 𝑀 le milieu du segment [AB] de coordonnées
𝑥 +𝑥 𝑦 +𝑦
(𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀 ), 𝑎lors 𝑥𝑀 = 𝐴 𝐵 et 𝑦𝑀 = 𝐴 𝐵 .
2 2
68
Définition 2:
Etant donnés deux points A et B de coordonnées respectives (𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ) et
(𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵 ) dans le plan muni d’un repère (𝑂; 𝐼; 𝐽). On appelle composantes du
vecteur 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ les coordonnées (𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀 ) du point M tel que (OMAB) est un
parallélogramme et on a 𝑥𝑀 = 𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 et 𝑦𝑀 = 𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 et on écrit
⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑥𝐵 −𝑥𝐴 ).
𝐴𝐵 𝑦𝐵 −𝑦𝐴
Remarque 1:
Dans le plan muni d’un repère(𝑂; 𝐼; 𝐽), si un point M a pour coordonnées
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑥𝑀 −𝑥𝑂 )=(𝑥𝑀 ).
(𝑥𝑀 ; 𝑦𝑀 ), alors 𝑂𝑀 𝑦𝑀 −𝑦𝑂 𝑦𝑀
Soit M un point quelconque d’un un repère (𝑂, 𝑖, 𝑗 )
et un vecteur 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑢
⃗ tel que 𝑂𝑀 ⃗ , les composantes du
vecteur 𝑢⃗ sont les coordonnées du point M :
Si M(x, y), on note : 𝑢
⃗ (𝑥, 𝑦) ou 𝑢 ⃗ (𝑦𝑥 )
On pourra utiliser également le terme coordonnées
pour désigner les composantes d’un vecteur.
Activité 4:
On donne la figure ci-contre.
Partie 1: Lecture graphique des coordonnées d’un
vecteur
Pour aller de A vers B, on effectue une
translation de 3 carreaux vers la droite (+3) et
une translation de 2 carreaux vers le haut (+2).
On trace ainsi un « chemin » de vecteurs
𝑖 𝑒𝑡𝑗⃗ mis bout à bout reliant l’origine et
l’extrémité du vecteur⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 . Complète : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 =
3
⋯ 𝑖 + ⋯ 𝑗 ; Ainsi, on écrit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 = (32) .
𝐴𝐵 (2) ou encore⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
De même :
⃗⃗⃗⃗⃗ = ⋯ 𝑖 + ⋯ 𝑗 ; Ainsi …
𝐶𝐷 ⃗⃗ (−1
5
⃗⃗ = (−1
) ou … 5
).
et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 = ⋯ 𝑖 + ⋯ 𝑗 ; Ainsi … ⃗⃗ = (3).
2
Partie 2:
𝑢1 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On pose : ⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢2 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 ; ⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 ; ⃗⃗⃗⃗
𝑣1 = 3 × ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ; ⃗⃗⃗⃗
𝑣2 = −5𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
1. Calcule, en fonction de 𝑖 et 𝑗 chacun des vecteurs ⃗⃗⃗⃗
𝑢1 , ⃗⃗⃗⃗ 𝑣1 et ⃗⃗⃗⃗
𝑢2 , ⃗⃗⃗⃗ 𝑣2 .
2. En déduis les composantes de chaque vecteur.
69
Propriété 2:
Soient 𝑢
⃗ 𝑒𝑡 𝑣⃗⃗⃗ deux vecteurs de composantes (𝑦𝑥 ) et (𝑦′
𝑥′
) du plan muni d’un
repère (𝑂, 𝑖, 𝑗 ) et un réel 𝑘. On a :
⃗ = 𝑣 Équivaut à 𝑥 = 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑦 = 𝑦′.
𝑢
𝑥+𝑥′
Le vecteur 𝑢
⃗ + 𝑣 a pour composantes (𝑦+𝑦′ ).
𝑘𝑥
Le vecteur 𝑘𝑢 ⃗ a pour composantes (𝑘𝑦 ).
Exemple 1: Calcul des coordonnées d’un point défini par une égalité vectorielle
Dans un repère, soit les points 𝐴(1 ; 2)𝐵(−4 ; −3)𝑒𝑡 𝐶(1; −2).
1. Calcule les composantes des vecteurs 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ; puis celles des vecteurs
1
⃗⃗⃗⃗⃗ ,-3 𝐴𝐶
4 𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
5
2. Détermine les coordonnées du point D tel que ABCD soit un
parallélogramme.
Réponse :
⃗⃗⃗⃗⃗ (−4−1) = (−5) , 𝐴𝐶
1. 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ( 1−(−4) ) = (5) ;
⃗⃗⃗⃗⃗ ( 1−1 ) = (0) et 𝐵𝐶
−3−2 −5 2−(−2) 4 −2−(−3) 1
⃗⃗⃗⃗⃗ = −3 × (0) = ( 0 ) et 1 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ =4× (5) = (20), -3 𝐴𝐶
4× 𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 (−5) = (−1).
1 4 4 −12 5 5 −5 −1
2. ABCD est un parallélogramme si et seulement si 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐵 = (−5
On a : ⃗⃗⃗⃗⃗ −5
) et ⃗⃗⃗⃗⃗ 1−𝑥𝐷
𝐷𝐶 (3−𝑦 ) = (−5
−5
).Donc 1- xD = -5 et -2- yD =-5.
𝐷
Soit xD = 6 et yD = -3, d’où 𝐷(6 ; −3).
Remarque 2:
⃗ a pour coordonnées (𝑦𝑥 ) alors −𝑢
Si 𝑢 −𝑥
⃗ a pour coordonnées (−𝑦 ).
Exercice d’application 1:
Dans le plan muni d’un repère (𝑂, 𝑖, 𝑗 ), place les points :
𝐴(2 ; 1), 𝐵(5; 3), 𝐶(−1, −2), 𝐷(−2; 3), 𝐸(1; −4) 𝑒𝑡 𝐹(4; −2).
1. Détermine, par lecture graphiques les composantes des vecteurs :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐶𝐷
𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐶𝐸
⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 et 𝐷𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
2. Retrouve, par le calcul, les composantes de ces vecteurs.
3. Applique les formules précédentes pour calculer les composantes des
vecteurs 3𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ , 4𝐶𝐷⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 3𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ − 4𝐶𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ .
70
IV. Critère de colinéarité :
Activité 5:
Partie 1:
⃗ (𝑦𝑥 ) et 𝑣 (𝑦′
Etant donnés (𝑂, 𝑖, 𝑗 ) un repère du plan et deux vecteurs 𝑢 𝑥′
)
colinéaires .
a. Si l’un des vecteurs est nul, Que penses-tu de 𝑥′y−y′𝑥 ?
b. Supposons maintenant que les vecteurs 𝑢 ⃗ et 𝑣 soient non nuls. Complète :
𝑥 𝑥′
Dire que les vecteurs 𝑢⃗ (𝑦) et 𝑣 (𝑦′) sont colinéaires équivaut à dire …
𝑥 = 𝑘𝑥 ′
un … k tel que 𝑢 ⃗⃗⃗ donc (𝑦𝑥 )=k(…
⃗ = ⋯ 𝑣, ), c’est-à- dire : { ,
… 𝑦 = 𝑘𝑦 ′
Exercice d’application 2:
On considère (𝑂, 𝑖, 𝑗 ) un repère du plan. On donne les points :
𝐴(−1 ; 1)𝐵(3; 2)𝐶 (−2; −3)𝐷(6; −1)𝑒𝑡 𝐸(5; 0).
1. Dans chaque cas, vérifie si oui ou non les vecteurs 𝑢⃗ et 𝑣 sont colinéaires :
4 −12 5 15
a. 𝑢
⃗ (−7) et 𝑣( 21 ) b. 𝑢⃗ (−2) et 𝑣(−7 ).
2. Démontre que les droites (AB) et (CD) sont parallèles.
3. Démontre que les points E, B et D sont alignés.
71
IV. Distance dans un repère orthonormé :
Activité 6:
Soient A(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ) ;B(𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵 ) et C(𝑥𝐶 ; 𝑦𝐶 ) trois points d’un repère orthonormé
(𝑂, 𝑖, 𝑗 ) tels que : 𝑥𝐴 = 𝑥𝐶 = 2 𝑒𝑡 𝑦𝐵 = 𝑥𝐶 = 1 .Complète :
La droite (𝐵𝐶) est … à l’axe (𝑂; 𝑖) 𝑒𝑡(𝐴𝐶)𝑒𝑠𝑡 … à 𝑙’𝑎𝑥𝑒 (𝑂; 𝑗) .
Le triangle ABC est … rectangle en C, puisque (𝑂; 𝑖; 𝑗)est un repère orthonormé,
donc 𝐴𝐵 2 = 𝐴𝐶 2 + 𝐵𝐶 2 .
En choisissant la même unité de mesure de longueur sur la droite BC que sur
l’axe (𝑂; 𝑖) , on a : BC = … – … . De même si l’on choisit la même unité de mesure
de longueur sur la droite AC que sur l’axe (𝑂; 𝑗) , on a : AC = … – …
Donc : 𝐴𝐵 2 = 𝐴𝐶 2 + 𝐵𝐶 2 , c’est-à-dire : 𝐴𝐵 2 = (𝑦𝐶 – 𝑦𝐴 )2 + (𝑥𝐶 – 𝑥𝐵 )2 .
D’où AB = √(𝑥𝐵 – 𝑥𝐴 )2 + (𝑦𝐵 – 𝑦𝐴 )2
Propriété 4:
Soient A et B deux points de coordonnées (𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 )𝑒𝑡(𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵 ) dans un repère
orthonormé (𝑂, 𝑖, 𝑗), alors 𝐴𝐵 = √(𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )2 + (𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )2 .
Remarque 2:
Cette propriété est une conséquence du théorème de Pythagore ;
La distance entre les deux points A et B est égale à la norme du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
(AB = ‖𝐴𝐵 ‖).
Exemple 2: Calcul une distance dans un repère orthonormé
Soient 𝐴(3; 2) 𝑒𝑡 𝐵(2; −2) deux points dans un repère orthonormé (𝑂, 𝑖, 𝑗 ).
La distance AB ( ou norme du vecteur 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ est égale à
𝐴𝐵 = √(2 − 3)2 + (−2 − 2)2 = √1 + 16 = √17.
V. Critère d’ orthogonalité de deux vecteurs :
Activité 7:
Soit (𝑂, 𝑖, 𝑗 ) un repère orthonormé du plan ;
⃗⃗⃗ et 𝑣 deux vecteurs de coordonnées respectives
𝑢
(𝑥; 𝑦) 𝑒𝑡 (𝑥 ′ ; 𝑦′). On appelle A le point du plan
défini par : 𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑢
⃗⃗⃗ . Le point A a alors pour
coordonnées (𝑥 ; 𝑦).
On appelle B le point du plan défini par 𝑂𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑣.
Le point B a alors pour coordonnées (𝑥 ′ ; 𝑦′).
1. Exprime les distances AB, OA et OB en fonction des coordonnées des points O,
A et B.
2. On suppose à présent que 𝐴𝑂𝐵 ̂ est un angle droit. En appliquant le théorème
de Pythagore au triangle OAB, démontre que : 𝑥𝑦 ′ + 𝑥 ′ 𝑦 = 0.
Remarque 3:
72
Dans l’activité précédente, si on suppose que 𝐴𝑂𝐵 ̂ est un angle droit, on dit
⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
alors que les vecteurs 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont orthogonaux. Et on note : 𝑢
𝑂𝐴 et 𝑣 = 𝑂𝐵 ⃗ ⊥𝑣
73
Exercices divers
Exercice 1:
Soit un rectangle ABCD de centre O.
1. Donne les coordonnées des points A, B, C, D et O dans le repère ( 𝐴, ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷) .
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
2. Même question dans le repère (𝐵, 𝐵𝐶 , 𝐵𝐴).
3. Même question dans le repère (𝑂, ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴, 𝑂𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ).
Exercice 2:
⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐴𝐷
Soit un carré ABCD de centre O. On considère le repère ( 𝐴, 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ).
a. Donne les coordonnées de A’ symétrique de A par rapport à C.
b. Donne les coordonnées de B’ symétrique de B par rapport à A.
c. Donne les coordonnées de O’ symétrique de O par rapport à A.
Exercice 3:
a. Lis les coordonnées des vecteurs 𝑢
⃗ 𝑒𝑡 𝑣.
b. Représente les vecteurs 𝑎( ), 𝑏((−3 )) 𝑒𝑡 𝑐((−1).
2 ⃗⃗⃗
4 1 −1
Exercice 4:
a. Lis les coordonnées des vecteurs 𝑢 ⃗ 𝑒𝑡 𝑣
b. Représente les vecteurs 𝑎(−2)𝑏((13 )) 𝑒𝑡 𝑐(−11)
−1 ⃗
Exercice 7:
Soient A(3 ; 2), B(-4 ; 1) et C(6 ; -4) trois points dans un repère du plan.
Calcule les coordonnées des vecteurs 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ .
74
Exercice 8:
Soient les points A(2 ; 3), B(5 ; 2) et C(6 ; 3).
Calcule les coordonnées du point D pour que ABCD soit un parallélogramme.
Exercice 9:
Soient les points A(-2 ; 1), B(2 ; 0) et C(1 ; -2).
Calcule les coordonnées du point D pour que ABCD soit un parallélogramme.
Exercice 10:
Soient les points A(1 ; 4), B(3 ; 5)C(-2 ; -1) et D(4 ; 2).
Démontre que les vecteurs 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 𝐶𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires.
Exercice 11:
Soit les points A(-2 ; 5), B(1 ; 3), C(-1 ; 2) et D(3 ; -1).
1. Démontre que les vecteurs 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 𝐶𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ ne sont pas colinéaires.
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 𝐵𝐷
2. Les vecteurs 𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont-ils colinéaires ?
Exercice 12:
Soient A(2 ; -4), B(2 ; -3), C(1 ; 5) et D(2 ; 3) quatre points dans un
repère du plan. Les vecteurs 𝐴𝐶⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 𝐵𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont-ils colinéaires ?
Exercice 13:
Soient A(3 ; 2), B(1 ; 4) et C(-1 ; -3).
Calcule les coordonnées des milieux I de [AB], J de [AC] et K de [BC].
Exercice 14:
Soient C(-4 ; 3), D(-5 ; 2) et E(-3 ; 2).
Calcule les coordonnées des milieux I de [CD], J de [CE] et K de [ED].
Exercice 15:
Soient E(-3 ; 2); F (- 3 ; - 4) et G(l ; -4).
a. Calcule les distances EF, FG et EG.
b. Soit le point M (- 3 ; - 2). La parallèle à droite (FG) passant par M coupe
(EG) en N.
c. Calcule la valeur exacte de EN et MN.
Exercice 16:
Place les points E(— 4; 1); F(2;5) G(6;-l), H(0;-5).
1. Émets une conjecture à propos du quadrilatère EFGH, puis prouve- la.
2. Place puis calcule les coordonnées des points :
75
M, symétrique de F par rapportà G ;
N, tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐺𝑁 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 .
Exercice 17:
Place les points ; A(-3 ,2) ; B(7, 2) ; C(-2 , 5) et D(6, 5)
1. a. Précise, en justifiant, la nature des triangles ACB et ADB, ainsi que
celle du quadrilatère ABDC.
b. Démontre que les points A, B, C et D son sur un même cercle dont on
précisera les coordonnées du centre E et le rayon.
2. Soit M le point d’intersection des droites (AD) et (BC) et N celui des droites
(AC) et (BU). Démontre que les droites (AB) et (MN) sont perpendiculaires.
Exercice 18
Soient A (- 1 ; - 1) ; B(- 3;2) et C(4;5).
1. Place le milieu M du segment [AB]. Calcule ses coordonnées.
2. La parallèle à la droite (BC) passant par le point M coupe (AC) en P.
Calcule, en justifiant, les coordonnées de P.
3. La parallèle à la droite (CM) passant par le point B coupe la droite (AC) en N.
a. Démontre que C est le milieu de, [AN].
b. Calcule les coordonnées du point N.
Exercice 19
2 5
Soient 𝐿 (− 3 ; 1) , 𝑀 (− 3 ; 0) et 𝑁(−2; 3).
Soient les points R, S et T les milieux respectifs des segments [LM], [IN] et [MN].
1. a. Calcule les coordonnées de R, S et T.
b. Calcule les valeurs exactes des longueurs des trois médianes du triangle
LMN.
2. soit G le centre de gravite du triangle LMN calculer GL , GM et GN
Exercice 20
1. Lis les coordonnées des points A , B C et D.
76
Exercice 21:
Soient A (1 ; 4) ; B (- 1 ; B) et D (9 ; 8) quatre points dans un repère du plan.
1. Calcule les coordonnées des vecteurs 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐴𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ puis les distances AB, AD et BD.
2. Démontre que le triangle ABD est rectangle en A.
3. a. Construis le point C tel que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷.
b. Montre que ABCD est un rectangle.
c. Calcule les coordonnées du centre U du cercle circonscrit à ce rectangle,
ainsi que la longueur de ce cercle.
Exercice 22:
Place les points : A (- 1 ; 3) ; B (- 2 ; 2), C (4 ; - 2) et D (- 2 ; - 2).
1. a. Quelle est la nature du triangle ABC ?
b. Démontre que les quatre points A, B, C et D sont sur un même cercle, dont
on précisera le centre et la valeur exacte du rayon.
2. Calcule l’arrondi, au dixième de degré, de la mesure des angles 𝐵𝐶𝐷 ̂ 𝑒𝑡 𝐵𝐶𝐴
̂.
3. Calcule les coordonnées du point M sachant que : 𝑀 ∈ 𝒞; 𝑥𝑀 ≠ 𝑥𝐴 𝑀 ≠ 𝐴.
4. Calcule les coordonnées des points du cercle
a. d’abscisse 0 (soit R et S les deux points),
b. d’ordonnée 0 (soit T et U les deux points).
Exercice 23:
1. a. Place les points A (3 ; 0) et B (0 ; 3) dans repère orthonormé.
b. Place les points C et D tel que C est le symétrique de A par rapport à B
et D est le symétrique de B par rapport à O.
2. Vérifie, par le calcul, que les coordonnées de C et de D sont respectivement
(- 3 ; 6) et (0 ; - 3).
3. Prouve que le triangle DAC est rectangle en A.
4. Calcule le rayon du cercle circonscrit au triangle DAC (on donnera la valeur
exacte).
Exercice 24:
Dans un repère orthonormé :
1. Place les points : A (2 ; 6) ; B (- 3 ; 3) ; C (2 ; 0) et D (7 ; 3)
2. Calcule les coordonnées des vecteurs 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐷𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Montre que le quadrilatère ABCD est un parallélogramme.
3. Calcule les longueurs AB et AD (on donnera les valeurs exactes).
Que peut-on alors dire du parallélogramme ABCD? Justifie.
77
4. Construis le point M centre du parallélogramme ABCD. Calcule les
coordonnées de M.
5. a. Quelle est l’image du triangle AMD par la symétrie centrale de centre M ?
b. Cite une transformation qui permet de passer du triangle ACD au triangle
ABC.
Exercice 25:
Sur un repère orthonormé.
1. Place les points : A (4 ; 2), B (6 ; - 4) et C (0 ; - 2).
2. Détermine les coordonnées du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 ; en déduis les coordonnées du
point D pour que le quadrilatère ABCD soit un parallélogramme.
3. Calcule les longueurs AB et BC. En déduire la particularité du
parallélogramme ABCD.
Exercice 26:
Sur du papier millimétré.
1. Place les points A (2 ; 3), B (5 ; 6), C (7 ; 4) et D (4 ; 1).
2. Calcule les coordonnées du vecteur AB et celles lu vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶 ; en déduis
la nature du quadrilatère ABCD.
3. Calcule AC et BD.
4. Démontre que ABCD est un rectangle.
Exercice 27:
1. Place les points : A (6 ; 5), B (2 ; - 3) et C (- 4 ; 0).
2. Calcule les distances AB, BC et CA ; donne les résultats sous la forme aV5
où a est un nombre entier positif.
3. En déduis la nature du triangle ABC. Justifie.
4. Calcule l’aire du triangle ABC.
5. Calcule le périmètre du triangle ABC. Donne le résultat sous la forme
𝑎√5, puis la valeur arrondie au dixième de ce résultat.
6. On considère le cercle circonscrit au triangle ABC.
a. Précise la position de son centre E en justifiant la réponse.
b. Calcule les coordonnées de ce point.
c. Détermine la valeur exacte du rayon de ce cercle.
7. Calcule la valeur exacte de tan𝐴𝐶𝐵̂ , puis une valeur approchée au degré
̂
près de 𝐴𝐶𝐵.
8. Calcule les coordonnées du vecteur𝐶𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ . En déduis les coordonnées du
point D pour que ACB soit un parallélogramme.
78
Exercice 28:
(𝑂, ⃗⃗𝑖 , 𝑗) est un repère orthonormé.
Place les points : 𝐴(8; 5) ;𝐵(2; −1) 𝐶(10; −1).
Démontre que le point 𝑀(6; 1) est le centre du cercle circonscrit au triangle
ABC.
Exercice 29:
(𝑂, ⃗⃗𝑖 , 𝑗) est un repère orthonormé.
1. Place les points :𝐴(−4; 5), 𝐵(2; −1), 𝐶(−4; −7) et 𝐷(−10; −1).
2. Démontre que les points A, B, C et D sont sur un même cercle de centre
𝐸(−4; −1).
3. Démontre que ABCD est un carré.
Exercice 30:
(𝑂, ⃗⃗𝑖 , 𝑗) est un repère orthonormé. On considère les points :
𝐴(−3; 6) , 𝐵(4 ; 2) 𝑒𝑡 𝑀(0; 𝑦) ; où y désignant un nombre quelconque.
1. Calcule 𝐴𝐵 2
2. Exprime 𝐴𝑀2 et 𝐵𝑀2 en fonction de 𝑦.
3. Pour quelles valeurs de 𝑦, ABM est un triangle rectangle en M ?
Exercice 31:
Dans un repère (𝑂, ⃗⃗𝑖 , 𝑗) orthonormé. Place les points :
𝐴(0 ; 4) , 𝐵(−4 ; −4)𝐶(4; 0).
1. Quelle est la nature de ABC ?
2. Soit E le point d’intersection de (𝑂𝐴) et (𝐵𝐶).Prouve que [𝐴𝐸] est la médiane
issue de A dans le triangle ABC.
̂.
3. a. Prouve que [𝐵𝑂) est la bissectrice de l’angle𝐴𝐵𝐶
b. Soit D le milieu du segment [𝐴𝐶] .
̂.
Calcule la valeur arrondie au degré de l’angle 𝐴𝐵𝐶
Exercice 32:
(𝑂, ⃗⃗𝑖 , 𝑗) est un repere orthonrmé
On considère les points 𝐴(−1; 5) , 𝐵(−3; 1) et 𝐶(−5; 2) .
1. Fais une figure
2. Calcule les composantes (ou coordonnées) des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵, 𝐵𝐶 𝐴𝐶 .
3. Prouve que le triangle ABC est rectangle.
4. Calcule les coordonnées du centre et le rayon de son cercle circonscrit.
79
Chapitre7 : Calcul Littéral
I. Expression littérale :
I.1. Notion d’une expression littérale :
Activité 1:
Dresse un tableau pour y mettre les expressions littérales et les expressions
numériques.
1 9 5 2 5
− 𝑎 ; 3𝑥 − 2𝑦 ; − 5 , 3 × 4 − 10−2 ; − + ; 2𝑦.
2 2 2 6 3
Définition 1:
Une expression littérale est une expression dans la quelle figure un ou plusieurs
termes représentés par une ou des lettres.
Exemple 1:
o 𝐴 = 2𝑥 + 3𝑦 − 6
o 𝐵 = 1 − 𝑎 + 3𝑏 + 𝑐
80
Exercice d’application 1: L’unité de mesure est le cm.
Soit un triangle ABC tel que :
𝐴𝐵 = 𝑥 , 𝐴𝐶 = 𝑥 + 1 𝑒𝑡 𝐵𝐶 = 𝑥 + 2.
On suppose 𝑥 ≥ 1 .
1. Trace ce triangle pour x = 4 et calcule son
périmètre.
2. Trace ce triangle pour x = 5 et calcule
son périmètre.
3. Exprime le périmètre en fonction de x.
4. Retrouve par cette formule les résultats de 1 et 2. Que peux-tu dire du calcul
du périmètre ?
5. Quelle est la valeur du périmètre pour x = 6 ?
81
Remarque 1:
On rappelle les formules de la distributivité double suivantes.
Pour tout a, b, 𝑥 et 𝑦 de nombres réels, on a:
(a+b)(𝑥 + 𝑦) = a(𝑥 + 𝑦) + b(𝑥 + 𝑦) = a𝑥 + a𝑦 + b𝑥 + b𝑦
(a+b)(𝑥 − 𝑦) = a(𝑥 − 𝑦) + b(𝑥 − 𝑦) = a𝑥 − a𝑦 + b𝑥 − b𝑦
(a−b)(𝑥 + 𝑦) = a(𝑥 + 𝑦)− b(𝑥 + 𝑦) = a𝑥 + a𝑦 − b𝑥 − b𝑦
(a−b)(𝑥 − 𝑦) = a(𝑥 − 𝑦) −b(𝑥 − 𝑦) = a𝑥 − a𝑦 − b𝑥 + b𝑦
Définition 2:
Réduire une somme littérale, c'est regrouper les termes de même nature.
(mêmes lettres et mêmes exposants)
Remarque 2:
On trouve en général trois types de familles les 𝑥, les 𝑥2 et les constantes (les
nombres tous seuls) … mais il en existe bien d’autres
𝑥 1 = 𝑥 ; 𝑥 0 = 1 ; 1. 𝑥 = x (−1). 𝑥 = −𝑥.
Si E est un expression, alors –E = (–1) × E
Exemple 2:
Réduis les expressions littérales suivantes :
A = 5m² + 6 – 7m + 12m² + 8m – 15,
B = 4a2 + 3a + 1 + 4b + 2a – 7b + 4 – a2.
Réponse :
on regroupe les termes de même nature puis on calcule :
A = 5m² + 6 – 7m + 12m² + 8m – 15
= 5m² + 12m² + 8m – 7m + 6 – 15
= 17m² + m – 9.
B = 1 + 3a + 4a2 + 4b + 2a – 7b + 4 – a2.
= 4+ 1 + 3a + 2a + 4a2 – a2 + 4b – 7b.
= 5+ 5a + 3a2 – 3b.
Remarque 3:
Ordonner une expression littérale, c'est ranger les termes suivants les
puissances (dé)croissantes et suivant l'ordre alphabétique.
82
Exemple 3:
C = 5 𝑥 + 3 𝑥 2 + 2𝑥 3 + 2
C = 2𝑥 3 + 3𝑥 2 + 5𝑥 + 2 ou encore 2+5𝑥 + 3𝑥 2 + 2𝑥 3 par ordre croissante.
III. Somme algébrique et suppression des parenthèses :
Activité 4:
Réduis les expressions suivantes :
a. 7𝑥 + (12 − 3𝑥) + 8 ;
b. 5𝑎2 + 11𝑎 − 10 − (6𝑎2 − 3𝑎) − 4 ;
c. 2√3 + (2a + √5) – (a - 3√3) + 3√5 + 3𝑎 ;
d. (√5 − 𝑥) + (2𝑦 − √5) − (√5 + 𝑥) + 𝑥 + 𝑦 + 3√5.
Règle 1:
Pour réduire une expression littérale par suppression des parenthèses, on utilise
les formules suivantes :
Pour trois nombres réels 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 on a :
𝑎 + (𝑏 + 𝑐) = 𝑎 + 𝑏 + 𝑐 ; 𝑎 + (𝑏 − 𝑐) = 𝑎 + 𝑏 − 𝑐;
𝑎 − (𝑏 + 𝑐) = 𝑎 − 𝑏 − 𝑐; 𝑎 − (𝑏 − 𝑐) = 𝑎 − 𝑏 + 𝑐.
Exemple 4:
3 + (4y + 8m) = 3 + 4y + 8m
25b + (3b + 16) = 25b + 3b + 16 = 28b + 16
12 – (5d + 8m) = 12 – 5d – 8m
30 – ( –12 + 9u) = 30 + 12 – 9u = 42 – 9u
(5s + 7) – (10s – 2) = 5s + 7 – 10s + 2 = 5s – 10s + 2 + 7 = – 5s + 9
Règle 2:
Pour tous nombres a et b
Carré d'une somme Carré d'une différence Produit d'une somme
par une différence
83
Calcule puis compare :
𝟑 𝟐 + 𝟐𝟐 𝑒𝑡 (3 + 2)2
𝟑 𝟐 − 𝟐𝟐 𝑒𝑡 (3 − 2)2
Attention :
𝒂 𝟐 + 𝒃𝟐 ≠ (𝑎 + 𝑏)2 , 𝒂 𝟐 − 𝒃𝟐 ≠ (𝑎 − 𝑏)2
Exemple 4:
Développe et réduis l'expression E= (4x – 1)2; F= (4x + 1)2 et G= (4x – 1)( 4x+ 1).
Réponse :
On utilise les identités remarquables (avec a = 4xet b = 1.)
E = (4x – 1)2 E = (4x)2 – 2 × (4x) × 1 + 12 E = 16x2 – 8x + 1
F = (4x + 1)2 = (4x)2+ 2 × (4x) × 1 + 12 = 16x2 + 8x + 1
G= (4x – 1)( 4x+ 1) = 16x2 – 12
Conclusion :
Pour développer et éventuellement réduire une expression, on utilise souvent les
techniques suivantes :
La distributivité de multiplication (simple ou double)
Les identités remarquables
Les règles de suppression des parenthèses (ou crochets)
Exemple 5:
84
Cas : Exemple Commentaire.
1. Un nombre T = 10a +25 Décompose sous forme de On applique la formule :
produit chaque terme de l’expression :
a b + a c = a ( b + c)
10a=5 × 2a, 25=5 ×5, donc T = 5 ×2a +
On met « 5 » en facteur.
5 ×5
T = 5 ( 2a + 5) ×2a×2a.
2. Un nombre T=14a² - 21 a=2×7× 𝑎𝑎-3×7a = 2a(7a) - On recherche si le produit
et une lettre. 3(7a) de facteurs communs
T = (7 a) ( 2 a - 3)
existe : ici c’est « 7a »
85
Activité 7:
En utilisant les identités remarquables, factorise les expressions littérales
suivantes :
x² + 8x + 16 ; 9 x² - 12x + 4 ; 16 – 4x² et x² + x -6.
Remarque 5:
Une expression de forme : ax2 +bx +c n’est pas forcement produit remarquable.
Elle est appelée polynôme du second degré ou trinôme. Sa factorisation n’est
pas toujours évidente (ou possible) et même parfois impossible.
Exercice d’application 3:
Partie1 :
Relie chaque développement à son produit remarquable
𝑥² − 8𝑥 + 4 (3𝑥 − 2)(3𝑥 + 2)
2 (2𝑥 − 2)2
𝑥 − 81
25𝑥² + 10𝑥 + 1 (5𝑥 + 1)2
9𝑥² − 4 ( 𝑥 − 9)( 𝑥 + 9)
Partie2 :
1 2 9
Soit A = ( 𝑥 − 5) − 25
1. Développe A
4
2. Calcule A pour les valeurs suivantes 𝑥 = 5 , 𝑥 =-2
3. Factorise A
4. Résous l’équation A=0
Conclusion :
Pour factoriser une expression, on utilise les techniques suivantes :
Utiliser les règles de la distributivité de multiplication (simple ou double)
Reconnaitre un facteur commun
Identifier le développement d’un produit remarquable.
V.3. Utilisation de plusieurs techniques :
Activité 6:
En utilisant plusieurs techniques, factorise les expressions littérale suivantes :
𝑥² − 10𝑥 + 25 + 4𝑥 (𝑥 − 5) ; 4𝑥² − 16 − (𝑥 − 1)(2𝑥 + 4).
86
Définition 3 :
Factoriser (ou mettre en facteurs) une expression littérale, c'est transformer
une somme, ou une différence en un produit.
Schématiquement :
Étant donné A et B deux termes : A ± B = C×D ; où C et D sont des facteurs.
Remarque 7:
On pourra utiliser en particulier les formules de la distributivité simple et
double de la multiplication par rapport à l’addition et à la soustraction pour
factoriser une expression littérale.
Exercice d’application 4:
Factorise les expressions suivantes :
𝐴 = (𝑥 − 3)2 − (2𝑥 + 1)(3𝑥 − 9);
𝐵 = (2𝑥 − 1)(3𝑥 + 4) + 1 − 4𝑥²;
C= 𝑎𝑏𝑐 − 𝑎𝑏 + 𝑐 − 1;
𝐷 = 𝑥² − 6𝑥 + 9 + (3 − 𝑥) (𝑥 + 1).
87
Exercices divers
Exercice 1:
Ecris les expressions suivantes sans parenthèses, puis effectue les calculs
possibles.
a. -3,2 + (𝑥 - 4,5)
b. 2 + (-𝑥 - 11,8)
c. 7,5 - (𝑥 -3)
d. 3 - (-3 + 𝑥)
e. 25+ (2 𝑥 - 3)-(- 𝑥 + 9)
f. (𝑥 - 3 + 𝑦) - 5 + (𝑥 - 4 𝑦 +7) -2
Exercice 2:
Donne le nom de la technique qui consiste à remplacer : l’expression ab + ac par
a(b + c).L’expression a(b + c) par l’expression ab + ac.
Exercice 3:
Recopie et complète :
Soit A = -5𝑥 + 3 ; B = -5(𝑥 + 3)
Calcule A et B pour 𝑥 = 0 ; pour 𝑥 = -3.
Développe B, peux-tu trouver une valeur de 𝑥 pour A = B ?
Exercice 4:
Complète de façon à obtenir un résultat sans parenthèses :
(3𝑥)2 = ⋯ ; (−5𝑥)2 = ⋯ ;
2 2 −2 2
( 𝑥) = ⋯ ; ( 𝑥) = ⋯
3 3
Exercice 5:
Soit x est un nombre non nul.
Simplifie l’écriture des expressions suivantes :
a. 𝑥 2 . 𝑥 3 ; 2𝑥 3 . 3𝑥 ; 4𝑥 2 . 0,3𝑥
b. −5𝑥 2 . (2𝑥)3 ; (−3𝑥)2 . 5𝑥 ; (−2𝑥)2 . (−3𝑥)2 .
4𝑥 3 15𝑥 (2𝑥 2 )3
C. ; ;
2𝑥 3𝑥 4 4𝑥 5
88
Exercice 6: Développement
Développe les expressions suivantes :
a. 2(5𝑥 – 7) ; 𝑏. – 3(2𝑥 + 5); 𝑐. – 5(– 4𝑥 + 3) ;
1 3 5
𝑑. 𝑥 (2𝑥 + 3) ; 𝑒. 6𝑥 (3𝑥 − ) ; 𝑓. (20𝑥 − )
2 5 3
Exercice 7:
Développe et réduis les expressions :
a. 3 – 3(0,5 𝑥 + 21) ; b. 5 𝑥 – 3(–2 𝑥 + 5) ; c. 3(–2 𝑥 + 5) –2(4 𝑥 + 3)
d. 12–13(– 𝑥 + 3) –11(𝑥 – 2).
Exercice 8:
Développe et réduis les expressions :
𝑎. (𝑥 + 2)(𝑥 + 3) ; 𝑏. (2𝑥 + 3)(𝑥 + 4); 𝑐. (−4𝑥 + 3)(𝑥 + 2);
1 2
𝑑. (7𝑥 + 3)(5𝑥 + 2) ; 𝑒. (−3𝑥 + 2)(−2𝑥 − 7) 𝑓. ( 2 𝑥 − 3 ) ( 𝑥 + 3)
3 1 1 1
𝑔. ( 5 𝑥 − 1 ) ( 3 𝑥 + 15) ; ℎ. ( 𝑥 + 3
)(𝑥 − 2
)
5 1 1 3
𝑖. ( 𝑥 − ) ( 𝑥 − ) ; 𝑗. (−𝑥 − )(−2𝑥 − )
3 15 2 5
Exercice 9:
Développe et réduis les expressions :
𝑎. −2 + (2𝑥 − 7)(4 − 3𝑥)
𝑏. 5 − (4𝑥 + 2)(−2𝑥 + 1)
𝑐. 3𝑥 − 1 + (2𝑥 − 3)(3𝑥 + 2)
𝑑. 2𝑥 2 − (−5𝑥 + 2)(𝑥 − 3)
Exercice 10:
Développe et réduis les expressions :
𝑎. 2(3𝑥 − 5) − (5𝑥 − 3)(−2𝑥 + 1 )
𝑏. 3𝑥 − 5(2𝑥 + 1 ) + (3𝑥 − 4)(7𝑥 + 2)
𝑐. (3𝑥 − 2)(−𝑥 + 4) − (−𝑥 − 1)(−2𝑥 + 3)
𝑑. 2𝑥 − 4(𝑥 + 2) (−4𝑥 + 1)
1 1
𝑒. ( − 𝑥 + 3 ) − 3 ( 𝑥 − 1 ) ( 𝑥 − 3)
2 2
89
Exprime l’aire de la partie hachurée en fonction de a :
1. En calculant la somme de deux aires.
2. En calculant la différence de deux aires.
Développe et réduis les deux résultats obtenus pour vérifier qu’elles sont
identiques.
Exercice 12:
Recopie et complète les développements.
𝑎. (3𝑥 + 4)2 = 9𝑥 2 + 2. . . . + 16
𝑏. (2𝑥 + 3)2 = ( )2 + 2( ) + ( )2
𝑐. (4𝑥 + . . . )2 = 16𝑥 2 + 20𝑥 + 25
𝑑. (2𝑥 − 3)2 = ( )2 − 2( ) + ( )2
𝑒. (7𝑥 − . . . )2 = 49𝑥 2 −. . . + 42
𝑓. (2𝑥 + 3)(2𝑥 − 3) = (… )2 − (… )2
𝑔. (. . . − 6 )2 = 25𝑥2 − . . . . +
ℎ. (3𝑥 + . . . )(3𝑥 − . . . ) = . . . −25
Exercice 13:
Le développement de l’expression (3𝑥 + 4)2est-il une des expressions suivantes?
Si oui, laquelle? Justifie ta réponse.
6𝑥 2 + 8 ; 6𝑥 2 + 24𝑥 + 8 ; 3𝑥 2 + 24𝑥 + 16 ; 9𝑥 2 + 24𝑥 + 16 ;
9𝑥 2 − 16 ; 9𝑥 2 + 12 𝑥 + 16 .
Exercice 14:
Développe les expressions suivantes :
𝑎. (𝑥 + 1)2 ; (5𝑥 + 21)2 ; (3 + 2𝑥)2
b. (𝑥 − 3)2 ; (5𝑥 − 41)2 ; (2𝑥 − 3)2
c. (3𝑎 + 𝑏)2 ; (𝑎 − 2𝑏)2 ; (2𝑎 − 3)2
d. (−10𝑥 + 3)2 ; (−2𝑥 − 1)2 ; (−3𝑥 + 2)(−3𝑥 − 2).
1 3 4𝑥 1 4𝑥 1
e. (2 𝑥 + 1)2 ; (2 𝑥 − 7)2 ; ( 3 − 2) ( 3 + 2).
1 2 1 2 4𝑥 1 2 4𝑥 1 2
f. ( 𝑥 − 3) ( 𝑥 + 3) ; ( − ) ( + )
4 4 3 2 3 2
Exercice 15:
90
a. Parmi les expressions 2 − 𝑥 ; 𝑥 − 2 ; − 2 + 𝑥 ; − 𝑥 + 2, lesquelles sont égales ?
Lesquelles sont opposées ?
b. Compare (𝑥 − 2)2 𝑒𝑡 (−𝑥 + 2)2
c. Compare (2 − 𝑥)(2 + 𝑥) 𝑒𝑡 (𝑥 − 2)(2 + 𝑥)
d. Prouve que le produit (2 − 𝑥)(−2 + 𝑥) est négatif.
Exercice 16:
a. En remarquant que
101 = 100 + 1 et 99 = 100 – 1, applique les identités remarquables
pour calculer 1012 ; 992 ; 101 × 99.
b. En suivant la même méthode, calcule 512 ; 982 ; 104 × 96.
Exercice 17:
On donne :𝐴 = (5√3 − 1)2
Ecris A sous la forme 𝑎 + 𝑏 √3 o ù a et b sont deux entiers relatifs.
Exercice 18:
Mets en produit de facteurs, dans chacun des cas :
a. 5𝑥 + 25 ; 𝑏. − 12𝑥 + 18 ; 𝑐. 12𝑥 2 − 1 6 ; 𝑑. − 9𝑥 + 3 ;
𝑎2
𝑒. 4𝑥 + 6 ; 𝑓. 2𝑥 2 — 4𝑥 3 — 8𝑥 4 ; 𝑔. 4𝜋𝑥 − 6𝜋𝑥 2 ; ℎ. − 5𝑎.
3
Exercice 19:
Factorise les expressions suivantes:
𝑎. (2𝑥 − 3)(𝑥 + 2) − 5(2𝑥 − 3)
𝑏. (3𝑥 − 2)4𝑥 + 3𝑥 − 2
91
Exercice 20:
Recopie et complète les factorisations
𝑎. 𝑥 2 − 4 = ( . . . )2 — ( . . . )2 = (… + ⋯ )(… − ⋯ )
𝑏. 4𝑥 2 − 9 = ( . . . )2 — ( . . . )2 = (… + ⋯ )(… − ⋯ )
1 2
𝑐. 𝑥 − 9 = ( . . . )2 — ( . . . )2 = (… + ⋯ )(… − ⋯ )
4
𝑑. 16 − 𝑥 2 = [… ]2 — [… ]2 = [… + ⋯ ][… − ⋯ ]
Exercice 21:
Factorise les expressions suivantes :
Exercice 22:
Calcule les différences de carrés en appliquant l’identité :
𝑎2 – 𝑏 2 = (𝑎 − 𝑏)(𝑎 + 𝑏)
Exercice 23:
Recopie et complète
𝑎. 4𝑥 2 + 4𝑥 + 1 = ( . . . )2 + 2 × … × … ( . . . )2
𝑏. 4𝑥 2 − 12𝑥 + 9 = ( . . . )2 − 2 × … × … ( . . . )2
Exercice 24:
Ecris les expressions suivantes sous forme de carrés.
𝐴 = 16𝑥 2 + 8𝑥 + 1 ; 𝐵 = 25𝑥 2 − 30𝑥 + 9 ; 𝐶 = 9𝑥 2 − 12𝑥 + 4 ;
1 1
𝐷 = 81 − 36𝑥 + 4𝑥 2 ; 𝐸 = 4 𝑥 2 + 𝑥 + 1 ; 𝐹 = 9𝑥 2 − 3𝑥 + ;
4
𝐺 = 0,25𝑥 2 + 2𝑥 + 4 ; 𝐻 = 𝑥 2 − 1,2𝑥 + 0,36 ; 𝐼 = 𝑥 2 + 2√3𝑥 + 3 ;
𝐽 = 𝑥 2 − −2√5𝑥 + 5.
92
Exercice 25: Factorisation en plusieurs étapes.
On donne 𝐴 = 4𝑥 2 − 28𝑥 + 49 − 3(2𝑥 − 7)
a. Vérifie que 4𝑥 2 − 28𝑥 + 49 est le développement d’un carré.
b. Factorise A.
Exercice 26:
Transforme les expressions de façon à faire apparaître un facteur commun, puis
factorise.
𝑎. 25𝑥 2 − 81 + (2 − 𝑥)(5𝑥 + 9)
𝑏. (𝑥 2 − 25) − 𝑥 (𝑥 + 5)
𝑐. 25𝑥 2 − 1𝑂𝑥 + 1 + (5𝑥 − 1)( 𝑥 − 3)
𝑑. (𝑥 2 + 2𝑥 + 1) 25) − 2𝑥 − 2
𝑒. (2𝑥 − 1 )2 − (𝑥 + 3)2 + (3𝑥 + 2)(𝑥 − 5)
Exercice 27:
Pour ajuster le salon de Mamadou de forme
rectangulaire ABCD tel que AB = 7m et AD = 3m, on
augmente la longueur et la largeur de ce rectangle de x
mètres, on obtient un nouveau salon AEFG comme le
montre la figure ci-contre.
a. Exprime en fonction de x, le périmètre P et l’aire 𝒜
de la surface augmentée
b. Calcule la valeur de x pour laquelle l’aire 𝒜est égale à 22m.
Calcule 𝒜 pour cette valeur.
Exercice 28:
ABCD étant un carre de cote 10 cm, on place un point E sur le segment [AD] et
un point F sur la demi-droite [AB), ED=BF = 𝑥.
1
a. Fais un dessin a l’échelle 2 .
b. Exprime AE et AF en fonction de 𝑥.
c. Exprime EF en fonction de 𝑥.
d. Calcule EF pour 𝑥 = 0 et pour 𝑥 = 10.
e. Interprète géométriquement les résultats
f. Calcule EF pour 𝑥 = 2√7.
93
Exercice 30:
L’aire S d’un triangle dont les mesures des côtés sont a, b et c, le demi-périmètre
est p est donnée par la formule de Héron S=√𝑝(𝑝 − 𝑎)(𝑝 − 𝑏)(𝑝 − 𝑐).
1. a, b et c étant donnés et( a ≥ b ≥ 𝑐). Retrouve par cette formule l’existence
du triangle.
2. Calcule, en fonction de a, la hauteur relative au côté dont la mesure est a:
5 4
- Lorsque b = a et c = a.
7 7
- Lorsque a = b = c.
1
- Lorsque b = c = a.
√2
2 1
- Lorsque b = a et c = a.
√5 √5
94
Chapitre 8 : Equations d'une droite
Définition 1:
Soit (d) une droite du plan. Un vecteur directeur
d'une droite (d) est un vecteur non nul 𝒖 ⃗ qui
possède la même direction que la droite (d).
Conséquences :
Toute droite possède une
infinité de vecteurs directeurs.
95
Soit 𝒖
⃗ un vecteur directeur de la droite
(d).Tout vecteur non nul et colinéaire au
vecteur 𝒖
⃗ est aussi vecteur directeur de
cette droite.
96
Propriété 2: Propriété réciproque
L'ensemble des points M (x ; y) vérifiant l'équation : 𝒂𝒙 + 𝒃𝒚 + 𝒄 = 0 ; avec
⃗ (− 𝑎𝑏 )
(𝑎 ; 𝑏) ≠ (0 ; 0) est une droite de vecteur directeur 𝒖
Démonstration :
Soit (d) une droite, A(𝑥𝐴 ;𝑦𝐴 ) un point de (d) et ⃗𝒖 ( 𝑞𝑃 )un vecteur directeur de
(d). Soit M (𝒙 ; 𝒚)un point du plan.
𝑥−𝑥𝐴
« M appartient à (d) » équivaut à : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑴 ( 𝑦−𝑦 ) et u ⃗ ( Pq ) sont colinéaires, ce qui
𝐴
équivaut à : 𝒒(𝒙 − 𝒙𝑨 ) − 𝒑(𝒚 − 𝒚𝑨 ) = 0, ce qui équivaut à :
𝑞𝑥 − 𝑝𝑦 − ( 𝑞𝑥 𝐴 − 𝑝𝑦𝐴 ) = 𝟎
Posons: 𝑎 = 𝑞 ; 𝑏 = −𝑝 𝒆𝒕 𝑐 = −(𝑞𝑥 𝐴 − 𝑝𝑦𝐴 )
Exemple 1:
Détermine une équation cartésienne d'une droite dans un repère (𝑂, 𝒊; 𝒋) du
plan, connaissant :
a. un point et un vecteur directeur :
Détermine une équation cartésienne de la droite (𝑑) passant par le point
⃗ (− 31 )
A( 1 ; -1) et de vecteur directeur 𝒖
b. deux points distincts de cette droite :
Détermine une équation cartésienne de la droite (𝑑) passant par les
points 𝐴 (5 ; 13) 𝑒𝑡𝐵 (10; 23).
Réponse :
a. Soit M un point de la droite(𝑑) de coordonnées : M (x ; y).
𝑨𝑴 ( 𝑥−
Les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 1
𝑦+1
⃗ (− 31 ) sont colinéaires si, et seulement si :
) et 𝒖
97
(𝑥 − 1)(3) − ( 𝑦 + 1)(−1) = 0, équivaut à : 3𝑥— 3 + 𝑦 + 1 = 0,
équivaut à : 3 𝑥 + 𝑦— 2 = 0.
Une équation cartésienne de la droite (𝑑) est donc : 3 𝑥 + 𝑦— 2 = 0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un
b. Les points A et B appartiennent à la droite (𝑑), donc le vecteur𝑨𝑩
vecteur directeur de cette droite.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 10 − 5 5
𝑨𝑩(23 − 13
) , soit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩(10 ) en divisant les coordonnées du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩 par 5,
Donc 𝑏 = 1 𝑒𝑡 𝑎 = −2.
Exercice d’application 1:
Soit (𝑂, 𝒊; 𝒋)un repère du plan.
Détermine une équation cartésienne de
la droite (d) à partir de sa
représentation graphique donnée dans
la figure ci-contre, en utilisant les deux
méthodes suivantes :
a. Détermination de 𝒖 ⃗ vecteur directeur
et un point de cette droite.
b. Détermination d’abord de deux
points de cette droite comme dans l’exemple1.
98
Résumé :
Soit (d) une droite du plan.
- Si (d) n'est pas parallèle à l'axe des ordonnées, alors on peut trouver un
unique couple de réels (𝑚 ; 𝑝) tel que l'équation 𝑦 = 𝑚𝑥 + 𝒑 soit une
équation de (d), qui peut aussi s'écrire sous la forme : 𝑚𝑥 − 𝑦 + 𝑝 = 0
- Si (d) est parallèle à l'axe des ordonnées, alors il existe un unique réel a tel
que l'équation 𝑥 = 𝒂 soit une équation de (d).
Définition 2:
Soit (d) une droite non parallèle à l'axe des ordonnées, alors il existe un
unique couple de réels (𝑚 ; 𝑝) tel que l'équation 𝑦 = 𝑚𝑥 + 𝒑.
Cette équation est appelée équation réduite de la droite(d).
Le nombre m est appelé coefficient directeur de la droite (d).
Le nombre p est appelé ordonnée à l’origine.
L'équation réduite peut aussi s'écrire sous la forme : m𝑥 − 𝑦 + 𝑝 = 0.
1
Un vecteur directeur de cette droite est donc (𝑚 ).
Exemple 2:
Soit (d) la droite d'équation cartésienne: 4𝑥 + 2 𝑦 + 3 = 0. 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 ∶
3
- Son équation réduite est de la forme: 𝑦 = −2𝑥 −
4
1
- Un vecteur directeur de cette droite est (−2 ).
Remarque 4:
Le coefficient directeur m d’une droite (𝐴𝐵) non parallèle à l’axe des ordonnées
𝑦𝐵 −𝑦𝐴
se calcule par la formule :
𝑥𝐵 −𝑥𝐴
Exemple 3:
𝐴(3 ; 4) et 𝐵(−1 ; 2) deux points du plan muni d’un repère (𝑂, 𝐼, 𝐽).
𝑦𝐵 −𝑦𝐴 2−4 −2 1
Le coefficient directeur de AB est m = = = = .
𝑥𝐵 −𝑥𝐴 −1−3 −4 2
Exercice d’application 2:
Dans le plan muni d’un repère (𝑂, 𝐼, 𝐽), on donne les deux points C(2 ; −3) et
𝐵(5 ; 3). Ecris l’équation réduite (𝐵𝐶).
99
Récapitulatif : Equations cartésiennes et équations réduites
Cas où : Cas où : Cas où : Cas où :
b=0 et a≠ 0 a=0 et b≠ 0 b≠ 0 et c=0 a≠0 b≠ 0 et c≠0
d//(yy’) d//(xx’) d passe par O d ne passe pas par O
cartésienne
Equation
𝑎𝑥 + 𝟎 + 𝑐 = 𝟎
𝟎 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 𝟎 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝟎 = 𝟎 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝟎 = 𝟎
𝑎𝑥 + 𝑐 = 𝟎
𝑏𝑦 + 𝑐 = 𝟎 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝟎
Equation
réduite
𝑐 𝑐 𝑎 𝑎 𝑐
𝑥=− 𝑦=− 𝑦=− 𝑥 𝑦 = − 𝑥 + (− )
𝑎 𝑏 𝑏 𝑏 𝑏
Représentation
graphique
Démonstration :
Soit d la droite d'équation : 𝒂𝒙 + 𝒃𝒚 + 𝒄 = 0 et d' la droite d'équation
⃗ (−𝑏
𝒂′ 𝒙 + 𝒃′ 𝒚 + 𝒄 = 0 . 𝑢 𝑎
)est un vecteur de directeur de d et 𝑣′(−𝑏′
𝑎′
) . est un
vecteur de directeur de d'.
100
⃗ 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗
d et d’ sont parallèles équivaut à 𝑢 𝑣′ sont colinéaires
′
ce qui équivaut à :−𝑏𝑎′ − 𝑎(−𝑏′) = 0
ce qui équivaut à 𝑎𝑏′′ − 𝑎′ ′𝑏 = 0
Exemple 4:
Dans repère du plan (𝑂, 𝒊; 𝒋)
a. La droite d1 a pour équation 2√3𝑥 + 𝑦 − 7 = 0 et d2 a pour équation
−6𝑥 − √3𝑦 + 5 = 0. Les droites d1 et d2 sont-elles parallèles ? Justifie ta
réponse
b. La droite ∆1 a pour équation : 3𝑥 + 2𝑦 − 3 = 0 et ∆2 a pour équation ∶
−𝑥 + 2 𝑦 + 5 = 0.
Les droites ∆1 et ∆2 sont-elles parallèles ? Justifie ta réponse.
Réponse :
−1 √3
a. 𝑢⃗ 1 (2√3) et 𝑢
⃗ 2 (−6 )sont deux vecteurs directeurs respectifs de 𝑑 1 et 𝑑 [Link] a :
(−1) × (−6) − 2√3 × √3 = 6 − 6 = 0
b. 𝑣1 (−2
3
) et 𝑣2 (−2
−1
)sont deux vecteurs directeurs respectifs de ∆1 et ∆[Link] a :
2 × (−1) − (− 2 ) × 3 = 2 + 6 = 8 ≠ 0
Les droites ∆1 et ∆2 ne sont donc pas parallèles.
Activité 5:
Dans un repère orthonormé (𝑂, 𝒊; 𝒋), on considère les droites d1 et d2
d’équations respectives : 2𝑥 − 3𝑦 + 5 = 0 et 3𝑥 + 2𝑦 − 1 = 0 .
a. Les droites d1 et d2 sont-elles perpendiculaires ? Que penses-tu des vecteurs
directeurs ? Justifie ta réponse.
b. Peux-tu généraliser le résultat de la question a. à deux droites (d) et (d'),
d'équations respectives 𝒂𝒙 + 𝒃𝒚 + 𝒄 = 0 et 𝒂′ 𝒙 + 𝒃′ 𝒚 + 𝒄′ = 0
Propriété 4:
Dans un repère orthonormé, deux droites (d) et (d'), d'équations respectives
𝒂𝒙 + 𝒃𝒚 + 𝒄 = 0 et 𝒂′ 𝒙 + 𝒃′ 𝒚 + 𝒄 = 0 sont perpendiculaire si et seulement
si : 𝑎𝑎′ + 𝑏𝑏′ = 0.
Démonstration :
Soit d la droite d'équation : 𝒂𝒙 + 𝒃𝒚 + 𝒄 = 0 et d' la droite d'équation :
𝒂′ 𝒙 + 𝒃′ 𝒚 + 𝒄 = 0 .
101
⃗ (−𝑏
𝑢 𝑎
⃗ ′(−𝑏′
) est un vecteur de directeur de d et 𝑢 𝑎′
) est un vecteur de directeur
de d' .
d et d’ sont perpendiculaire équivaut à 𝑢 ⃗ 𝑒𝑡⃗⃗⃗⃗
𝑢′ sont orthogonaux
ce qui équivaut à :−𝑏 × (−𝑏′) − 𝑎 × (𝑎′) = 0,d’où à 𝑏𝑏 ′ + 𝑎𝑎′ = 0
Exemple 5:
Dans un repère orthonormé du plan (𝑂; 𝒊; 𝒋)
1. On considère la droite d1 a pour équation √2𝑥 − √3𝑦 + 7 = 0 et d2 a
pour équation √3𝑥 + √2𝑦 − 6 = 0 les droites d1 et d2 sont-elles
perpendiculaires ? Justifie ta réponse.
2. On donne la droite D1 d’équation : 𝑥 + 2 𝑦 − 4 = 0 et D2 d’équation : 2𝑥 +
𝑦 + 1 = 0.
Les droites D1 et D2 sont-elles perpendiculaires ? Justifie ta réponse.
Réponse :
⃗ 1 (√3
1. Si 𝑢 √2
⃗ 2 (−√2
)et 𝑢 √3
)sont deux vecteurs directeurs respectifs d1 et d2 , on a :
√3 × √2 + (−√2) × √3 = √6 + (−√6 ) = 0.
Les droites d1et d2 sont donc perpendiculaires.
2. Si 𝑣1 (−2
1
) et ⃗⃗𝑣2 (−1
2
)sont deux vecteurs directeurs respectifs de D1 et D2, on a:
2 × (−1) + 1 × 2 = 2 + 2 = 4 ≠ 0.
Les droites D1 et D2 ne sont donc pas perpendiculaires.
Remarque 5:
Soit la droite (d) d'équation : 𝑦 = 𝑚𝑥 + 𝑝 𝑒𝑡 (𝑑′) ∶ 𝒚′ = 𝒎′𝒙 + 𝒑′ dans un
repère orthonormé (𝑂, 𝒊; 𝒋),
(d) et (d') sont parallèles si et seulement si m = m'.
En effet les vecteurs 𝑢⃗ et ⃗⃗⃗ 𝑢′ de coordonnées (1𝒎 )𝑒𝑡(𝒎′ 1
) sont deux
vecteurs directeurs respectifs de (d) et (d').
⃗ et ⃗⃗⃗
D'où : Les vecteurs 𝑢 𝑢′ sont colinéaires si et seulement 𝑠𝑖 𝑚 = 𝑚’
(d) et (d') sont perpendiculaires si et seulement si m ×m'= -1.
En effet les vecteurs de coordonnées (1𝒎 ) 𝑒𝑡 (𝒎′ 1
) sont deux vecteurs
directeurs respectifs de (d) et (d').
(d)⊥(d') si et seulement si les vecteurs 𝑢 ⃗ (1𝒎 ) 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗
𝑢′ (𝒎′1
) sont orthogonaux,
donc : 1×1+𝒎 × 𝒎 = 𝟎 c’est-à- dire :1+ 𝒎𝒎 = 𝟎, d’où 𝒎𝒎′ = −𝟏.
′ ′
102
Exercices divers
Exercice 1:
Dans les exercices de1 à 7, on demande de construire les droites.
1. D passe par les points 𝐴(3; 4) et 𝐵(−1; 2).
2. D passe par A de coordonnées(0; 1) et 𝐵(−3; 0).
3. D passe par A de coordonnées (0; 2)a 2 pour coefficient directeur.
4. D Passe par A de coordonnées (5; −2) et de vecteur directeur 𝑢 ⃗ (−3
2
).
5. D a pour équation 3𝑥 − 𝑦 + 4 = 0 .
3
6. D a pour équation 𝑦 = −2𝑥 + 4 .
7. D a pour équation 𝑦 = −3.
Exercice 2:
D est la droite d’équation 𝑦 = −3𝑥 + 2.
Le point A de coordonnées (−1; 2) est-il sur D ? et le point B de
coordonnées (2; −4) ?
a. Quel est le point de D d’abscisse 3 ?
b. Quel est le point F de d’ordonnée -2 ?
c. Quelles sont les coordonnées du point d’intersection de D avec l axe des
abscisses ?
d. Quelles sont les coordonnées du point d’intersection de D avec l axe des
ordonnées ?
Exercice 3:
Ecris une équation de la droite D dans chacun des cas suivants :
a. D passe le point 𝐴(3; 1) et de vecteur directeur⃗⃗𝑣(23).
b. D passe par les deux points C(3; 1)et 𝐹(1; −2).
c. D passe par le point 𝑆(−3; −3) et de coefficient directeur 𝑚 = −3.
d. D passe par 𝐴(−3; 1) et parallèle à la droite d’équation : 3𝑥 − 𝑦 + 3 = 0.
e. D passe par 𝐵(3; −3) et perpendiculaire à la droite d’équation: 𝑦 = 2𝑥 − 5.
Exercice 4:
Soit D la droite d’équation y=2𝑥 -3 et D’ d’ d’équation y= 3𝑥 +5.
Calcule les coordonnées du point commun à D et D’.
103
Exercice 5:
ABC est un triangle .On donne 𝐴(4; 0), 𝐵(0; 3) 𝑒𝑡 𝐶(1; −1).
a. Calcule les coordonnées de A’ le milieu de [𝐵𝐶] puis écris une équation de la
droite(𝐴𝐴’). Que représente (𝐴𝐴’) pour le triangle ABC ?
b. Calcule les coordonnées de G le centre de gravité du triangle ABC.
Exercice 6:
Dans un repère orthonormé(𝑂, 𝐼, 𝐽), on considère un triangle A, B et C ; avec
𝐴(−2; 0), 𝐵(0; 4), 𝑒𝑡 𝐶(4; −2)
a. Détermine les équations des médiatrices des deux segments [𝐴𝐵 ]et [𝐴𝐶] .
b. Calcule les coordonnées du centre du cercle circonscrit au triangle ABC.
Exercice 7:
Dans un repère orthonormé(𝑂, 𝐼, 𝐽), on considère un triangle A, B et C ; avec
𝐴(2; 3)𝐵(−3; 1)𝐶(−2; 4) .I est le projeté orthogonal de A sur [𝐵𝐶].
a. Ecris une équation de la droite (𝐴𝐼).
b. Détermine les coordonnées du point H l’orthocentre du triangle ABC .
Exercice 8:
Le pan est rapporté à un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽).
On considéré le cercle C de centre A et de rayon √2 où A a pour
coordonnées(2; 3).
1. Montre que le point 𝐵(1; 2) est un point du cercle C.
2. Détermine une équation de la tangente en B au cercle C.
Exercice 9:
Le repère (𝑂, 𝐼, 𝐽) est orthonormé.
Soit une droite (𝐷) pour laquelle on possède les renseignements suivants:
(𝐷) coupe (𝑂𝐽 )au point A d’ordonnée 3.
La parallèle à (𝑂𝐽) passant par 𝐶(4; 0)coupe (𝐷) en B et la parallèle à (𝑂𝐼)
passant par A en D.
On donne BD =2.
Sachant que le coefficient directeur de (𝐷) est positif, trouver l’équation
(y=m𝑥+p) de (𝐷).
104
Exercice 10: Bepc Mauritanie 2019
Dans un repère orthonormé, on donne les points A(0; −3), 𝐵(4; −1) 𝑒𝑡 𝐶(2; 3).
1. a. Détermine les coordonnées du point D pour que ABCD soit un
parallélogramme ?
b. Place les points A, B, C et D sur le repère.
1 1
2. a. Montre que l’équation réduite de la droite (𝐵𝐷) est :𝑦 = 3 𝑥 + 3.
b. Détermine le coefficient directeur de la droite (𝐴𝐶).Justifie (𝐴𝐶) est
perpendiculaire à (𝐵𝐷).
105
Chapitre 9: Equations - Inéquations
Définition 1:
Une équation du premier degré à une inconnue est une égalité dans laquelle
figure un nombre inconnu désigné en général par une lettre.
Exemple 1:
2𝑥 − 11 = 7 − 𝑥
Le nombre 6 est solution de l’équation 2𝑥 − 11 + 7 – 𝑥
2 × 6 − 11 = 12 − 11 = 1
En effet : {
7−6 =1
'
L égalité 2𝑥 − 11 = 7 − 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 = 6.
Le nombre 3 n’est pas solution de l’équation 2𝑥 − 11 = 7 – 𝑥.
2 × 3 − 11 = 6 − 11 = −5
En effet : {
7−3 =4
L’égalité 2𝑥 − 11 = 7 – 𝑥 n’est donc pas vérifiée pour 𝑥 = 3.
Règle 1:
Résoudre une équation du premier degré à une inconnue c’est trouver la (ou
les) solution(s) de cette équation.
106
Remarque 2;
Pour résoudre une équation du premier degré à une inconnue on peut utiliser
les règles suivantes :
Lorsque l’on ajoute ou lorsque l’on retranche un même nombre aux deux
membres d’une équation on obtient une équation qui a les mêmes solutions.
Lorsque l’on multiplie ou lorsque l’on divise les deux membres d’une équation
on obtient une équation qui a les mêmes solutions
Exemple 2:
Résous l’équation : 7𝑥 − 2 = 6 + 5𝑥.
Réponse :
7𝑥 − 2 = 6 + 5𝑥
7𝑥 − 2 + 2 = 6 + 5𝑥 + 2
7x = 8+5x
7x-5x =8+5x-5x
2x = 8
8
x= 2
x= 4
La solution de 7x-2=6+5x est le nombre 4.
Remarque 3:
Chercher la (ou les) solution(s) d’une équation du premier degré à une
inconnue, passe par la résolution d’une équation de référence du type :
𝑎 + 𝑥 = 𝑏 dont l’unique solution est 𝑥 = 𝑏 − 𝑎 𝑜𝑢 𝑎𝑥 = 𝑏 dont la solution
est unique si 𝑎 ≠ 0.
Exercice d’application 3:
Résous les équations :
𝑥+1 𝑥−3
7𝑥 − 2 = 6 + 5𝑥 ; 4-(5-7 𝑥) = 2.( 𝑥 +1) et = .
4 7
Principe 1:
Pour résoudre une équation du premier degré à une inconnue, on peut utiliser
souvent les étapes suivantes :
On développe, et on réduit les deux membres de l'équation ;
On regroupe les constantes à droite en ajoutant la même valeur des deux
côtés ;
On regroupe les termes contenant l'inconnue à gauche en ajoutant la même
valeur des deux côtés;
On divise si possible des deux côtés par le coefficient de l'inconnue ;
On conclut.
107
Exercice d’application 4:
1
−5(𝑥 + 12) + 8 = ; 3(𝑥 − 2) = 4𝑥 + 1 ; 𝑥√6 − 3√2 = 4𝑥√3 + 2
13
√3(𝑥 − 5√2) + 5(√6 − 2𝑥) = √2(𝑥√2 + √3) − 7(𝑥 + √6);
7(√5𝑥 + 2√7) − √5(4𝑥 − 2) = 3(√5𝑥 + 14) − 2(√5 − 6𝑥);
2(𝑥√8 + 3√6) − √2(3𝑥 − 12) = 3(14 − √6𝑥) − 2(√6 − 5𝑥).
I.2. Equation avec valeur absolue :
Activité 2:
1. On considère l’équation : |4x + 3| = 5.
a. Vérifie que -2 est solution de cette équation
b. En utilisant la propriété suivante de la valeur absolue:
𝒙=𝒂
Pour tout 𝑎 ≥ 0, 𝑠𝑖 |𝒙| = 𝒂, 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 { 𝒐𝒖 , résous l’équation |4x + 3| =
𝒙 = −𝒂
5.
2. Reprends les questions a. et b. précédentes pour résoudre l’équation
|2 − 2𝑥| = 6.
Règle 2:
Pour résoudre une équation du type |𝑎𝑥 + 𝑏| = 𝑛, on distinguera trois cas :
1er cas : n < 0 ; II n’y a pas de solution.
2ème cas : n = 0 ; Il faut et il suffit que : a𝑥 + b = 0
3ème cas : 𝑛 >0 ; Il faut et il suffit que : a𝑥 + b = n ou a𝑥 +b = -n
Exercice d’application 5:
Résous les équations suivantes :
|5𝑥 − 2| = 6; |2𝑥 + 3| = 8; |5𝑥 − 2| = −4;
|−3𝑥 + 7| = |7𝑥 + 3|; |𝟒𝒙 − 𝟕| = |𝒙 + 𝟑|.
I.3. Equation produit :
Activité 3: Comment résoudre une équation de la forme A.B=0
1. Résous les équations produits suivantes :
(3𝑥 − 6)(𝑥 − 1) = 0 ; (𝑥 − 2)(𝑥 + 3) = 0.
2. Peux-tu ramènent à une équation produit chacune des équations :
𝑥 2 + 8𝑥 + 16 = 0; 9𝑥 2 − 6𝑥 + 1 = 0 ; 4 𝑥 2 − 49 = 0; 𝑥 2 + 6𝑥 − 7 = 0.
Règle 3:
Pour résoudre une équation produit de la forme (𝑎𝑥 + 𝑏)(𝑐𝑥 + 𝑑) = 0 ou
s’y ramenant, on détermine les solutions des deux équations (𝑎𝑥 + 𝑏) = 0
et (𝑐𝑥 + 𝑑) = 0.
108
Exercice d’application 6:
1. Résous les équations produits suivantes :
(3√2𝑥 − 6)(𝑥 − √3) = 0 ; (√2𝑥 + 2)(3𝑥 − √3) = 0.
2. Peux-tu ramènent à une équation produit chacune des équations :
9𝑥 2 + 24𝑥 + 4 = 0; 3𝑥 2 − 2√3𝑥 + 1 = 0; 75𝑥 2 − 5 = 0; 2𝑥 2 − 5𝑥 − 3 = 0.
Définition 2:
Une inéquation du premier degré à une inconnue est une inégalité dans laquelle
intervient un nombre inconnu, désigné par une lettre.
Remarque 5:
Toute inéquation du premier degré à une inconnue 𝑥 peut se ramener à une
inéquation de la forme : 𝑎𝑥 < 𝑏; 𝑎𝑥 > 𝑏; 𝑎𝑥 ≤ 𝑏 𝑜𝑢 𝑎𝑥 ≥ 𝑏.
Les solutions de l’inéquation obtenue sont les solutions de l’inéquation
initiale.
Exemple 3:
Résous : 2𝑥 ≥ 5. Les solutions de l’inéquation sont
5
Réponse : les nombres supérieurs ou égaux à 2.
𝟏 𝟏
× 2𝑥 ≥ × 5 Graphiquement
𝟐 𝟐
𝟓
𝒙≥𝟐
109
3
Résous : - 2 𝑥 + 1 ≥ −2.
Réponse :
3
- 2 𝑥 + 1 − 1 ≥ −2 − 1 Les solutions de l’inéquation sont
3
- 2 𝑥 ≥ −3 les nombres strictement inferieur à 2.
3 Représentation graphique :
− 2 × 2 𝑥 ≤ −2 × −3
3𝑥 ≤ 6
1 1
× 3𝑥 ≤ ×6
3 3
𝑥 ≤ 2.
Règle 2:
Résoudre une inéquation, c’est trouver toutes les valeurs possibles du nombre
inconnu pour lesquelles l’inégalité est vraie (vérifiée).Ces valeurs sont les
solutions de l’inéquation.
Exemple 4:
2𝑥 − 11 ≤ 7 − 𝑥
2𝑥 − 11 + 11 ≤ 7 + 11 − 𝑥 Les solutions de l’inéquation sont
2𝑥 ≤ 18 − 𝑥 les nombres strictement inferieur à 2.
2𝑥 + 𝑥 ≤ 18 − 𝑥 + 𝑥 Représentation graphique :
3𝑥 ≤ 18
1 1
× 3𝑥 ≤ × 18
3 3
𝑥 ≤ 6.
Remarque 6;
Pour résoudre une équation du premier degré à une inconnue on peut utiliser
les règles suivantes :
Lorsque l’on ajoute ou lorsque l’on retranche un même nombre aux deux
membres d’une inéquation l’ordre ne change pas.
Lorsque l’on multiplie ou lorsque l’on divise les deux membres d’une
inéquation par le même nombre positif l’ordre ne change pas.
Lorsque l’on multiplie ou lorsque l’on divise les deux membres d’une
inéquation par le même nombre négatif l’ordre change.
Exercice d’application 7:
Résous les équations puis représente graphiquement l’ensemble des solutions
de chacune des inéquations suivantes :
𝑥−√2 √3𝑥−3
7𝑥 − 2√2 = 6 + 5𝑥; 4-(√3-7𝑥) = 2-(𝑥 +√3) et ( −5) = .
4√3 √2
110
Principe 2:
La technique de résolution d'une inéquation ressemble à la technique de
résolution d'une équation.
Cependant, lors de la division par le coefficient de l'inconnue, si celui-ci est
négatif, il faudra inverser le sens de l'inéquation.
Pour résoudre une inéquation du premier degré, on peut utiliser les étapes
suivantes :
On développe, et on réduit les deux membres de l'inéquation ;
On regroupe les constantes à droite en ajoutant la même valeur des deux
côtés ;
On regroupe les termes contenant l'inconnue à gauche en ajoutant la même
valeur des deux côtés;
On divise si possible des deux côtés par le coefficient de l'inconnue en faisant
attention à son signe ;
On conclut sur l'axe gradué des nombres relatifs en hachurant la partie qui
n'est pas solution.
Exercice d’application 5:
Résous les inéquations suivantes et donne, si c’est possible, pour chacune
d’elles, une représentation graphique de l’ensemble des solutions.
2(𝑥 + √2) − (5𝑥 − 3√2) > 3(𝑥 + 3√2)+4 (𝑥 − √2);
2(3𝑥√2 − 5√3) − 5(𝑥√2 − 2√3) ≤ 3(𝑥√2 + 4√3) − 2(5√2 − 2𝑥√3);
2√5(7𝑥 − 4√7) − 6(3𝑥√5 − 2√7) < 3√2(5 − 4𝑥) − 2√2(5𝑥 − 6).
111
Règle 3: Etude du signe d'un binôme de la forme ax + b
Pour étudier le signe du binôme ax + b (𝑎 ≠ 0), on détermine d’abord la
−𝑏
solution de l’équation 𝑎𝑥 + 𝑏 = 0 (l’ unique solution est : 𝑥0 = 𝑎 ) .
Ensuite, on résous inéquations 𝑎𝑥 + 𝑏 > 0 𝑒𝑡 𝑎𝑥 + 𝑏 < 0. Pour cela, on
distinguera deux cas : 𝑎 > 0 et 𝑎 < 0
1er cas : 𝑎 > 0
Remarque 7:
Dans la pratique, pour mémoriser facilement ces deux tableaux sous
cette forme, on utilise les signes de 𝑎 et – 𝑎 :
Exemple 5:
Détermination de signe de −2𝑥 + 1 ∶
Pour −2𝑥 + 1 ∶ 𝑎 = −2 < 0(On est dans le 2 ème cas )
Valeur de 𝑥 −∞
1
+∞
−2
Signe de -2𝑥 + 1 + 0 −
1 1
𝐷𝑜𝑛𝑐 ∶ −2𝑥 + 1 > 0 si 𝑥 ∈ ]−∞; [ et −2𝑥 + 1 < 0 si 𝑥 ∈ ] ; +∞[
2 2
112
Détermination de signe de 3 + 4𝑥 ∶
Pour 3 + 4𝑥 ∶ 𝑎 = 4 > 0(On est dans le 1 er cas )
Valeur de 𝑥 −∞
−3
+∞
4
Signe de 3 + 4𝑥 − 0 +
−3 −3
𝐷𝑜𝑛𝑐 3 + 4𝑥 > 0 si 𝑥 ∈ ] 4 ; +∞[ et 3 + 4𝑥 < 0 si 𝑥 ∈ ]−∞ ; 4 [
Détermination de signe de 5𝑥 − 2 ∶
Pour 5𝑥 − 2: 𝑎 = 5 > 0(On est dans le 1 er cas )
Valeur de 𝑥 −∞
2
+∞
5
Signe de 5𝑥 − 2 − 0 +
2 2
𝐷𝑜𝑛𝑐 5𝑥 − 2 > 0 si 𝑥 ∈ ] ; +∞ [et 5𝑥 − 2 < 0 si 𝑥 ∈ ]−∞ ; 5[
5
Règle 4:
Pour déterminer le signe du produit (𝑎𝑥 + 𝑏)(𝑐𝑥 + 𝑑), (𝑎 ≠ 0 et 𝑐 ≠ 0)
on cherche les signes des divers facteurs, on en déduis ensuite celui du
produit en utilisant les règles produits de deux réels.
113
Exemple 6:
Cherchons le signe de (4𝑥 + 7)(−5𝑥 + 3). Pour cela, il faut déterminer et
comparer les signes des deux facteurs, ce qui oblige à situer x par ra rapport à
7 3 7 7 3 3
− et , donc à distinguer trois cas : − < 𝑥 , − < 𝑥 < , < 𝑥.
4 5 4 4 5 5
Il est commode de comparer les signes des deux facteurs dans un tableau :
−7 3
L’ensemble des solutions de (4𝑥 + 7)(−5𝑥 + 3) ≥ 0 est [ ; ].
4 5
−7 3
Celui de (4𝑥 + 7)(−5𝑥 + 3) ≤ 0 est ]−∞ ; ]∪[ ; +∞[ ?
4 5
Exemple 7:
7𝑥+2
Cherchons le signe de , pour cela dressons le tableau suivant :
−3𝑥+10
10
Observe bien le «double trait» en face de 3 , cela signifie que cette valeur
est interdite.
Exercice d’application 6:
Résous les inéquations ci-dessous :
(5𝑥 + 17)(5𝑥√3 + 3) ≤ 0 ; (5√3 − (𝑥 − 3√3))(4𝑥 − (3𝑥 − 8√2)) > 0 ;
— 2𝑥 + 5√3
(7𝑥 − √3)(2𝑥√5 + 3) ≤ 0 ; ≥ 0.
3𝑥—8
114
Exercices divers
Exercice 1:
Résous dans ℝ les équations suivantes :
𝑎. (𝑥 + 2)(𝑥 − 4) = 0 ; 𝑏. (−𝑥 − 3)(2𝑥 − 5) = 0
𝑐. 2𝑥(3𝑥 − 5) = 0 ; 𝑑. (𝑥 − √2 ) ( 2𝑥 + √3) = 0
2 1 3
𝑒. ( 𝑥 − ) ( − 2) = 0 ; 𝑓. (2 𝑥 − 3 √2 )( √3 𝑥 − √6) = 0
3 4 5
Exercice 2:
Résous chaque équation en se ramenant à une équation produit :
𝑎. 4𝑥 2 − 2𝑥 = 0 ; 𝑏. (3𝑥 − 5)2 − (3𝑥 − 5) = 0
𝑐. 4𝑥 2 − 9 = 0 ; 𝑑. (2𝑥 + 3)(𝑥 − 1) + 5(2𝑥 + 3) = 0
𝑒. 2𝑥 2 − 9 = 0 ; 𝑓. (5𝑥 + 7)(2𝑥 + 3) + (5𝑥 + 7)2 = 0
𝑔. (𝑥 + 1)2 − 9 = 0 ; ℎ. 4𝑥 2 − 25 + (2𝑥 − 5)(𝑥 + 3) = 0
Exercice 3:
Résous dans ℝ les équations suivantes :
|𝑥| = 2 ; √𝑥 2 = 9 ; |𝑥| = -3 ; |𝑥 − 3| = 5 ; |2𝑥 + 3| = 14 ; √(2𝑥 − 2)2 = 25 ;
Exercice 4:
Résoudre dans ℝ les équations suivantes :
6|𝑥 − 1| + 3|𝑥 + 2| = 17+ 4𝑥 ; |𝑥 + √2| + 3|𝑥 + 2√2| = 8+ 4𝑥
|𝑥 + √3| + 2𝑥 = |3𝑥 + 2√2| +7+ 5𝑥 ; √𝑥 + 3 = √𝑥 − 2 ; √𝑥 + 3 + √𝑥 − 2= 5 ;
√2𝑥 + 1 + √3𝑥 + 2= 13 ; √4𝑥 − 5 - √2𝑥 + 3= -7;
115
Exercice 6: L’unité de longueur est le centimètre.
ABCD est un trapèze tel que les bases [𝐴𝐵] et [𝐷𝐶] mesurent respectivement 𝑥
et 6 et la hauteur [𝐵𝐶] mesure 4. Soit EFG un triangle dont la longueur de la
hauteur [𝐸𝐻] = 3 et la longueur du côté [𝐹𝐺] est 8𝑥. Pour quelle(s) valeur(s) :
1. les aires des deux figures sont égales ?
2. celle du trapèze est supérieure à celle du triangle ?
3. celle du triangle est supérieure strictement à celle du trapèze?
Exercice 7:
𝑥 3𝑥−1 𝑥
1. Résoudre dans ℝ, l’inéquation suivante : - > – 1.
4 12 2
2. Quels sont les nombres strictement négatifs solutions de l’inéquation :
3𝑥+2 2𝑥+3 𝑥+4
- < .
2 3 3
Exercice 8:
Un rectangle a pour aire 290 m2. Montre que la longueur est supérieure à 17m.
Exercice 9:
ABCD est un rectangle de longueur 13cm et de largeur 6cm. Soit M un point du
côté [𝐴𝐵].
1. Calcule, en fonction de 𝑥, les aires des triangles ADM, CDM et BCM.
2. Pour quelles positions de M :
a. Les aires des triangles ADM et BCM sont-elles égales ?
b. Les aires des triangles ADM et DCM sont-elles égales ?
c. Les aires des triangles CDM et BCM sont-elles égales ?
3. Existe-t-il une position de M pour laquelle les trois triangles ont la même
aire ?
Exercice 10:
Dans un jardin, le tiers de la surface est recouvert par les fleurs, un sixième par
des plantes vertes et le reste soit 150m2 est occupé par une pelouse. On désigne
par 𝑥 l’aire en de ce jardin.
a. Traduis par une équation où l’inconnue est 𝑥.
b. Calcule l’aire de ce jardin.
116
Exercice 11:
Résous dans ℝ les inéquations suivantes :
|𝑥| ≥2 ; |𝑥| < 3 ; |𝑥 − 3| ≤ 5 ; |2𝑥 + 3| > 14 ; √(5𝑥 − 3)2 ≤ 2 ;
Exercice 12:
Résoudre dans ℝ les équations suivantes :
6|𝑥 − 1| + 3|𝑥 + 2| < 17+ 4𝑥 ; |𝑥 + √2| + 3|𝑥 + 2√2| ≥ 8+ 4𝑥
117
Chapitre10 : Théorème de Thales
I. Droite des milieux :
Activité 1:
ABC un triangle quelconque. I et J les milieux respectifs du [𝐴𝐵]et [𝐴𝐶] . H est
la projeté orthogonale de A sur (𝐵𝐶)
a. Fais une figure.
b. Penses au cercle circonscrit à un triangle rectangle pour démontrer que (IJ)
est la médiatrice de [𝐴𝐻].
c. Que peut-on dire des droites (IJ) et (BC) ?
Propriété 1:
La droite qui passe par les milieux de deux côtés d’un
triangle est parallèles au troisième côté.
Donc : (𝐼𝐽 )// (𝐵𝐶).
Dans un triangle le segment joignant les milieux de deux
cotes est parallèle au troisième côté et mesure sa moitié.
1
(𝐼𝐽) // (𝐵𝐶) et 𝐼𝐽 = 𝐵𝐶
2
Exercice d’application 1:
Construis un triangle ABC isocèle en A. Marque I, J et K les milieux respectifs des
côtés [𝐴𝐵], [𝐴𝐶] et [ 𝐵𝐶].
1. Quelle est la nature du triangle IJK ? Justifie ta réponse.
2. Que penses-tu de IJK si le triangle ABC est isocèle rectangle en A ?
Activité 2:
ABC est un triangle quelconque I est le milieu de [𝐴𝐵],la droite parallèle à
(𝐵𝐶)qui passe par I coupe (𝐴𝐶) en un point J , D est le symétrique de J par
rapport à I
a. Fais une figure.
b. Dis pourquoi AJBD et JCBD sont des parallélogrammes ?
c. Prouve que J est milieu de [𝐴𝐶].
118
Propriété 2:
La droite qui passe par le milieu d’un côté d’un triangle
et parallèle à un deuxième côté coupe le troisième en
son milieu.
Hypothèses :
M est le milieu de [𝐴𝐶] et (𝑀𝑁)//(𝐵𝐶)
𝑁 ∈ (𝐵𝐶). Donc N est le milieu de [𝐴𝐵]
Exercice d’application 2:
ABCD est un parallélogramme de centre O. D est la droite parallèle à (𝐴𝐵)
passant par O, elle coupe (𝐴𝐷) en I et [𝐵𝐶] en J.
a. Fais une figure.
b. Démontre que I est le milieu de [𝐴𝐷].
c. Que représente J pour [𝐵𝐶] ? Pourquoi ?
Partie 2:
Sur la figure ci-contre
Les droites (𝑑) et (𝑑’) sont sécantes en A .
Les points A, B, M sont alignés dans cet ordre
sur d ;
∆ 𝑒𝑡 ∆’ sont deux droites parallèles, passant
respectivement par B et M
∆ coupe (𝑑′)en C et ∆′ coupe (𝑑’) en N .
𝐴𝑀 𝐴𝑁 𝑀𝑁
Les quotients , 𝑒𝑡 sont ils égaux ? Justifier.
𝐴𝐵 𝐴𝐶 𝐵𝐶
119
Propriété 3: Enoncé de la Propriété directe de Thales
Soient d et d’deux droites sécantes en A.
Soient B et M deux points de d, distincts de A.
Soient C et N deux points de d', distincts de A.
𝐴𝑀 𝐴𝑁 𝑀𝑁
Si les droites (MN) et (BC) sont parallèles, alors = = .
𝐴𝐵 𝐴𝐶 𝐵𝐶
Configurations de Thales :
𝐴, 𝐵, 𝑀 𝑎𝑙𝑖𝑔𝑛é𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑑;
𝐴𝑀 𝐴𝑁 𝑀𝑁
Hypothèses : {𝐴, 𝐶, 𝑁 𝑎𝑙𝑖𝑔𝑛é𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑑′ ; Conclusion : = = .
𝐴𝐵 𝐴𝐶 𝐵𝐶
(𝑀𝑁) // (𝐵𝐶).
Exercice d’application 2:
Construis un triangle EFG tel que: EF = 3,6 Cm, EG = 5,4 cm FG= 4,5cm.
Place sur la demi-droite[𝐸𝐹) le point K tel que EK = 6 cm.
La parallèle à (FG) qui passe par K coupe (EG) en L.
1. Ecris les égalités obtenues en appliquant la propriété directe de Thales.
𝐸𝐿 6
2. En déduis que = et calcule EL.
𝐸𝐺 3,6
Remarque 1:
Dans l’énoncé de la propriété directe de Thales, lorsque certaines longueurs
𝐴𝑀 𝐴𝑁 𝑀𝑁
sont connues, les égalités = = permettent de calculer des
𝐴𝐵 𝐴𝐶 𝐵𝐶
longueurs inconnues.
Par exemples connaissant AM, AB et AC, on peut calculer AN.
Exercice d’application 3:
ABC est un triangle tel que AB =4cm, AC=6cm et BC=5cm. Soit 𝑴 ∈ [𝑨𝑩] tel
que AM=3cm, la parallèle à (AC) passant par M coupe (BC) en N.
Calcule AN et MN.
Conséquences sur les longueur et les aires :
Si deux triangles AMN et ABC sont dans la configuration du théorème de Thalès,
les longueurs des côtés du triangle AMN sont proportionnelles, aux longueurs
des côtés du triangle ABC, il existe alors un nombre réel k tel que :
AM=k AB ; AN=k AC et MN=k BC ;
120
H et K étant les pieds des hauteurs issues de A,
les triangles AMK et ABH sont aussi dans la
configuration de Thalès :
AK = k AH. On en déduit que :
𝑎𝑖𝑟𝑒𝐴𝑀𝑁 = 𝑘 2 × 𝑎𝑖𝑟𝑒𝐴𝐵𝐶, en effet :
1 1
𝑎𝑖𝑟𝑒 𝐴𝑀𝑁 = 2 𝐴𝐾 × 𝑀𝑁 = 2 𝑘𝐴𝐾 × 𝑘𝐵𝐶 ou
1
encore 𝑎𝑖𝑟𝑒 𝐴𝑀𝑁 = 2 𝑘 2 𝐴𝐻 × 𝐵𝐶.
Exercice d’application 4:
ABC est un triangle rectangle en A avec BC=5cm et AC= 4cm.
a. Calcule le périmètre 𝒫 et l’aire 𝒜 du triangle ABC
b. M est le point de [𝐵𝐶] tel que BM=3cm. N est le projeté orthogonal de M sur
(AB).En déduis 𝒫′ et 𝒜′ le périmètre et l’aire du triangle BMN
III. Propriété réciproque de Thalès (énoncé)
Activité 4:
L’unité sur le quadrillage ci-contre est le
centimètre.
a. Détermine les distances AB, AC, AB’ et AC’.
𝐴𝐵′ 𝐴𝐶′
b. Vérifie que l’égalité des rapports : = .
𝐴𝐵 𝐴𝐶
c. Que semble être la position relative des droites
(𝐵𝐶)𝑒𝑡 (𝐵′𝐶′)?
d. Reproduis la figure en se servant du quadrillage
de ton cahier
e. Place un point E sur (𝐴𝐶) et F sur (𝐴𝐵), n’appartenant aux demi-droites
𝐴𝐹 𝐴𝐸
respectives[ 𝐴𝐶) et [𝐴𝐵) tels que : = .
𝐴𝐵 𝐴𝐶
Que semble être la position relative des droites (𝐵𝐶)𝑒𝑡 (𝐸𝐹)?
Propriété 3: Enoncé de la Propriété réciproque de Thales
Soient d et d' d e u x droites sécantes en A.
Soient B et M deux points de d, distincts de A.
Soient C et N deux points de d', distincts de A.
𝐴𝑀 𝐴𝑁
Si 𝐴𝐵 = 𝐴𝐶 et si les points A, B, M et les points A, C, N sont dans le même
ordre, alors les droites (BC) et (AN) sont parallèles.
𝐴𝑀 𝐴𝑁
𝑆𝑖 𝐴𝐵 = 𝐴𝐶 ;
Hypothèses :{ 𝐴, 𝐵, 𝑀𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑙𝑖𝑔𝑛é𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑑 𝑑𝑎𝑛𝑠 Conclusion : (𝑀𝑁)// (𝐵𝐶)
𝑙𝑒 𝑚ê𝑚𝑒 𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒𝐴, 𝐶; 𝑁 𝑠𝑢𝑟 𝑑′ .
121
Remarque 2:
Cette propriété est appelée aussi propriété indirecte de Thales.
Voici les trois exemples types de configurations souvent rencontrées dans les
exercices.
Exercice d’application 5:
On considère la figure ci-contre et on donne :
AM=2cm, AB=3cm, AC=4.5 cm et NC=1.5 cm.
Démontre que (MN) est parallèle à (BC).
Remarque 3:
Dans la pratique, il est question d’appliquer la propriété réciproque du
théorème de Thales pour démontrer que deux droites sont parallèles ou la
contraposée du théorème de Thalès pour démontrer que deux droites ne sont
pas parallèles.
Exemple 1:
ABC est un triangle avec AB=5cm et AC=6cm . M est le point de [𝐴𝐵] tel que
AM=2cm et N est le point de [𝐴𝐶] tel que 𝐴𝐶 = 2,7 𝑐𝑚
Réponse:
𝐴𝑀 𝐴𝑁
Comparons : et .
𝐴𝐵 𝐴𝐶
𝐴𝑀 2 𝐴𝑁 2,7
= = 0,4 et = = 0,45
𝐴𝐵 5 𝐴𝐶 6
𝐴𝑀 𝐴𝑁
≠ , donc (MN) et (BC) ne sont pas parallèles.
𝐴𝐵 𝐴𝐶
Exercice d’application 6:
1. Calculer une longueur :
Sur la figure ci-contre, les droites (AC) et (BD) sont
parallèles. On donne : OA = 2,5 cm ; OB = 3 cm ;
OC = 2 cm et BD = 3,6 cm . Calcule OD et AC.
2. Démontrer que deux droites sont parallèles :
Sur la figure ci-contre, on donne EL =7.5cm
ER = 4 cm, ES = 4,8 cm et EK = 9.
Démontre que les droites (RS) et (KL) sont parallèles.
122
IV. Construction de points :
Activité 5: Construction des points M de (AB)
𝑀𝐴 𝟐
Soit (AB) une droite, cherchons deux points M de cette droite tels que : = .
𝑀𝐵 𝟓
a. Construis deux droites parallèles ∆ , ∆′ passant respectivement par A et B.
b. Place les points E1, E2 sur ∆ et le point F sur ∆′ tels que : AE1 = AE2 = 2 ; BF= 5.
c. Les droites (E1F) et (E2F) coupent (AB) en M1et M2. En appliquant la
propriété de Thales, montre que :
𝑀1 𝐴 𝐴𝐸1 2 𝑀2 𝐴 𝐴𝐸2 2
= = et = = .
𝑀1 𝐵 𝐵𝐹 5 𝑀2 𝐵 𝐵𝐹 5
Remarque 2:
En résolvant cette activité, on obtient les deux points
M1 et M2 marqués sur la figure ci-contre.
La construction de ces deux points est une
application de la propriété de Thalès.
Exercice d’application 7:
𝑀𝐴 3
Sur une droite (AB), place les points M tel que : =
𝑀𝐵 4
V. Partage d’un segment :
Activité 6:
On donne un segment [𝐴𝐵] . On veut placer à l’aide de la règle non graduée et le compas
3
le point M qui vérifie : 𝐴𝑀 = 7 × 𝐴𝐵
1. Trace une demi- droite [𝐴𝑥).
2. Choisis une ouverture de compas, puis on trace sur [𝐴𝑥) sept segments de même
longueur à partir de A.
3. Place sur [𝐴𝑥) les points M’ et B’ tels que AM’=3 et AB’= 7.
4. Trace la parallèle à (𝐵𝐵’) qui passe par M’. Elle coupe ⌈𝐴𝐵⌉ en M. que peux-tu dire
des droites (𝑀𝑀’ )et (𝐵𝐵’) ?
3
5. En appliquant le théorème de Thalès, vérifie que 𝐴𝑀 = 7 × 𝐴𝐵.
Exercice d’application 8:
Trace un segment [𝑨𝑩] de longueur 5cm. A l’aide de la règle non graduée et le
𝑩𝑪 𝟒
compas, place le point C sur [𝑨𝑩] tel que : = .
𝑩𝑨 𝟓
Exercices divers
123
Exercice 1:
On considère la figure ci-contre :
Les droites (EF) et (AC) sont parallèles.
Montre que F est le milieu de [BC].
Exercice 2:
ABC est un triangle D est un point du coté [𝐵𝐶], les
points O, I et J placés sur le dessin.
a. Montre que les droites (IO) et (BD) sont parallèles.
b. Montre que J est le milieu de [AC].
Exercice 3:
Montre que les droites (NO) et (RS) sont parallèles.
Exercice 4:
ABC est un triangle. D est le milieu de [BC]. M est le milieu de
[AD]. La droite (CM) coupe (AB) en F. Par D on trace la
parallèle à (CF) ; elle coupe (AB) en E.
a. Fais une figure.
b. Démontre que F est le milieu de [AE].
c. Démontre que E est le milieu de [BF].
Exercice 5:
Observe bien la figure ci-contre, puis :
a. Montre que les droites (IJ) et (BC) sont parallèles.
b. Montre que les droites (JK) et (AB) sont parallèles.
c. Montre que les droites (IK) et (AC) sont parallèles.
124
Exercice 6:
On donne la figure ci-contre :
Les droites (MO) et (RT) sont parallèles.
Montre que O est le milieu de [ST].
Exercice 7:
ABCD est un trapèze de bases [AB] et [CD]. I est le milieu du
segment [AD] et K le milieu du segment [BD].
1. a. Montre que (IK) et (AB) sont parallèles.
b. En déduis que (KJ) et (DC) sont parallèles.
c. Montre J est le milieu de [BC].
2. a. Exprime IK en fonction de AB.
b. Exprime KJ en fonction de DC.
c. Exprime IJ en fonction de AB et DC.
Exercice 8:
Le quadrilatère TRAP est un trapèze de bases
[𝑇𝑅] et [𝑃𝐴].On appelle I le milieu de [𝑇𝑃] et K
celui de [𝑇𝐴].
a. Que peut-on dire des droites (𝐼𝐾)et (𝑇𝑅) ?
b. La droite (𝐼𝐾) coupe [𝑃𝑅] en L et [𝑅𝐴] en J.
Que peut-on dire des points L et J ?
Exercice 9:
𝐴𝑀
A l’aide du quadrillage, trouve la valeur du quotient ,
𝐴𝐵
puis recopie et complète les égalités en lisant la figure :
𝐴𝑀 𝐴… ….
= = =⋯
𝐴𝐵 𝐴 … . … . .
Exercice 10:
1. Observe la figure ci-dessous. Quelle semble être
la nature du quadrilatère ABCD ?
2. Pour démontrer le résultat de la question 1.
a. Démontre que les droites (𝐴𝐵) et (𝐶𝐷) sont
toutes les deux parallèles à la droite (𝑅𝑇).
b. Démontre que les droites (𝐴𝐷) et (𝐵𝐶) sont
toutes deux parallèles à la droite (𝑈𝑆).
c. Que peux-tu conclure ?
125
Exercice 11:( figure 3)
Apres avoir extrait toutes les données de la figure dans chacun des cas suivants,
démontre que :
a. (SM) et (RN) sont parallèles ;
b. (IJ) et (DK) sont parallèles ;
c. (ED) et (BC) sont parallèles.
Exercice 12:
ABC est un triangle rectangle en B, I, J et K sont les milieux respectifs des
segments [𝑄𝐵],[𝐴𝐶] et [𝐵𝐶. ]
1. Fais une figure.
2. Démontre que IJK est un triangle rectangle.
Exercice 13:
Sur la figure ci-contre
Les droites (𝐸𝑆) et (𝑅𝑂) sont parallèles.
Démontre S est le milieu de [𝑃𝑂].
Exercice 14:
Sur la figure ci-contre CDKE est un
parallélogramme. E est le milieu de [𝐴𝐶].
Démontre que D est le milieu de [𝐵𝐶].
Que peut-on dire des droites (𝐸𝐷) et (𝐴𝐵) ?
Exercice 15:
1. Enonce toutes les données de la figure.
2. La droite (BC) coupe (KJ) en L.
Démontre que L est le milieu de [𝐾𝐽]
Exercice 16:
Les droites (AS) et (UE) sont parallèles.
Les droites (ES) et (AU) se coupent en R
Calcule RU puis en déduire AU
126
Exercice 17:
ABCD est un trapèze avec : (AB) // (CD), ses diagonales se
coupent en O.
a. Cite deux triangles qui forment une configuration de Thalès.
b. Calcule OD et DC : donne, les valeurs exactes, puis les
arrondis au dixième.
Exercice 18:
Dans chaque cas, les droites (EC)
et (BD) se coupent en A et
(𝐵𝐶) // (𝐷𝐸).
Calcule AB et AE sous forme
d'un quotient d'entiers.
Exercice 19:
ABC est un triangle tel que AB = 5 cm, AC = 4 cm et BC = 3,6cm.
D est le point de la demi-droite [AC) tel que AD = 7 cm . La parallèle à
(AB) passant par D coupe la droite (BC) en E.
a. Fais une figure.
b. Calcule le périmètre du triangle CDE.
Exercice 20:
ABCD est un rectangle avec AB = 3 cm et AD = 8 cm .
E est le point du segment [AD] tel que AE = 3 cm . F est le point d’intersection
des droites (CE) et (AB).
a. Fais une figure.
b. Explique pourquoi les triangles EAF et EDC forment une configuration de
Thalès et en déduire les longueurs FA et FB.
𝐹𝐴 𝐴𝐸
Calcule les rapports 𝑒𝑡 . Pourquoi pouvait-on prévoir leur égalité ?
𝐹𝐵 𝐵𝐶
Exercice 21:
ABCD est un trapèze avec (AB) // (DC).
On donne AB = 4 cm, DC = 7 cm et AD = 5 cm .
M est le point du segment [DA] tel que DM = 2 cm. K est le point d’intersection
des droites (AB) et (CM).
a. Fais une figure.
b. Indique, en justifiant la réponse, deux triangles qui forment une
configuration de Thalès.
c. Calcule KA et KB.
127
Exercice 22:
Une personne observe une éclipse de soleil. Cette situation est schématisée ci-
dessous.
Exercice 23:
[AD] est un diamètre d'un puits de forme cylindrique.
Le point C est à la verticale de D, au fond du puits.
Une personne se place en un point E de la demi-droite
[DA) de sorte que ses yeux soient alignés avec les points A
et C.
On note Y le point correspondant aux yeux de cette
personne. On sait que : AD = 1,5 m EY=l,7m EA = 0,6m.
1. Démontre que les droites (DC) et (EY) sont parallèles.
2. Calcule DC, la profondeur du puits.
Exercice 24:
ABC est un triangle tel que AB = 6 cm et BC = 9 cm.
M est le point du segment [AB] tel que AM = 2 cm.
La droite parallèle à (BC) passant par M coupe
[AC] en N.
1. a. Calcule MN.
𝐴𝑁
b. Donne la valeur de .
𝐴𝐶
2. On suppose que NC = 4,5 cm et on note AN = x.
a. Exprime AC en fonction de x.
𝑥 1
b. Explique pourquoi 𝑥+4.5 = .
3
c. Résous cette équation et donne la longueur AN puis la longueur AC.
128
Exercice 25:
Les droites (BD) et (CE) se coupent en A.
𝐴𝐷 𝐴𝐸
a. Donne l’écriture décimale 𝑒𝑡 .
𝐴𝐵 𝐴𝐶
b. En déduis que (BC) et (DE) sont parallèles.
Exercice 26:
Les droites (IT) et (JS) se coupent en O.
𝑂𝐼 𝑂𝐽
a. Donne l’écriture décimale 𝑒𝑡 ; avec le
𝑂𝐽 𝑂𝑆
même dénominateur.
b. En déduis que (IJ) et (ST) sont parallèles.
Exercice 27:
Les droites (AC) et (BD) se coupent en O.
Le quadrilatère ABCD est il trapèze ?
129
du point B par la translation qui transforme A en D. Montre que ABED est
un carré.
4. F est le point d’intersection des droites (ED) et (BC).
a. Démontre que (DE) est parallèle à (BA).
b. Calcule les valeurs exactes de CF et DF.
Exercice 30: Triangle équilatéral et losange
Le point O est le centre du cercle circonscrit à un triangle équilatéral ABC.
De plus OB = 6 cm et la droite (OA) coupe le segment [BC] en A'.
1. Fais une figure.
̂ mesure 30°.
2. Justifie que l'angle 𝑂𝐵𝐶
̂′ démontre que la longueur du segment [OA'] est 3cm.
3. a. En utilisant 𝑠𝑖𝑛𝑂𝐵𝐴
Démontre que la longueur du segment [BA'] est 3 √3𝑐𝑚.
En déduis la longueur exacte du segment [BC].
4. Soit E le point du segment [OC] tel que OE = 2 cm .
La parallèle à (BC) passant par le point E coupe le segment [OB] en F.
Calcule les longueurs des segments [OF] et [EF].
5. Démontre que l'aire du triangle COB est 9√3𝑐𝑚2 .
6. Le cercle circonscrit au triangle ABC coupe la droite (AA') en A et en un
autre point noté K. Démontre que le quadrilatère OBKC est un losange.
7. Calcule l’aire du losange OBKC.
Exercice 31:
ABC est un triangle tel que, en centimètre : AB=4 ; BC=7 et AC=5.
Sur le coté [𝐵𝐶], on place le point M tel que AM=3cm.
La parallèle à (𝐵𝐶)passant par M coupe (𝐴𝐶) en P. Calcule MP .
Exercice 32:
1. Construire un triangle ayant pour dimensions :
AB=7cm ; AC=4cm et BC=5cm.
2. Soit M le point situé sur le segment[𝐴𝐵], tel que : AM=1cm.
La parallèle à la droite (𝐴𝐶) qui passe par M coupe (𝐵𝐶) en N.
Calcule BN et MN. (Donne les résultats d’abord sous forme fractionnaire, et
1
ensuite sous forme décimale arrondie à 10 près.)
Exercice 33: L’unité de longueur est le centimètre.
Soit un triangle ABC tel que : AB=5 ; BC=7,5 et AC=8. D est le point du Segment
[𝐴𝐵] tel que AD=2. La parallèle à (𝐵𝐶) passant par D coupe la droite (𝐴𝐶) en E.
1. Construis la figure.
2. Calcule DE.
130
̂ et𝐸𝐵𝐶
3. Démontre que les angles 𝐷𝐸𝐵 ̂ sont égaux.
4. Sachant que DE=3, donne la nature du triangle DEB, puis déduire que la
demi-droite [𝐵𝐸) d’origine B contenant le point E est la bissectrice de l’angle
̂.
𝐷𝑅𝐶
Exercice 34: L’unité est le centimètre.
1. Trace un segment [𝐸𝐹] tel que =10cm; puis un demi cercle
de diamètre EF. Sur le demi cercle ; place le point M tel que EM=8cm. Par le
M trace la droite (𝑑) perpendiculaire à la droite (𝐸𝐺) ; les droites (𝑑)et
(𝐸𝐺) se coupent en P.
2. Démontre que les droites(𝐹𝐺) et (𝐸𝐺)sont perpendiculaires.
3. Démontre que (𝐹𝐺) et 𝑀𝑃 sont parallèles.
4. Calcule la longueur EP.
Exercice 35:
ROI est un triangle tel que : RO=8cm ; RI=7cm et OI=3cm.
Soit M un point du segment RO.
On trace par la parallèle à (𝑂𝐼) qui coupe (𝑅𝐼) en N.
1. On pose RM=x avec 0 ≤ 𝑥 ≤ 8
a. Exprime les longueurs RN et MN en fonction de x.
b. Montre que le périmètre du triangle RMN est
9
égal à 4 . 𝑥
3
c. Montre que le périmètre du trapèze MOIN est égal à 18 − 2 𝑥.
2. Détermine x pour que les deux périmètres soient égaux.
131
Chapitre 11 : Systèmes d’équations et inéquations
I. Système de deux équations du premier degré à deux inconnues :
I.1. Notion d’équation du premier degré à deux inconnues :
Activité 1:
Dans une papeterie du quartier, Sidi accompagné de sa soeut Aicha achète
deux cahiers et trois stylos et paye 600. Arrivés à la maison sa mère leur pose la
question :Quel est le prix de chaque article ?
Sidi répond « le chahier et le stylo à120 chacun. »
Aicha dit « non le cahier à 150 et le stylo à 100. »
1. Que penses-tu de ces deux réponses ?
2. On désigne par x et y les prix respctifs d’un livre et d’un stylo.
Ecris une équation traduisant cette situation.
Remarque 1:
L’équation traduisant cette situation est 2𝑥 + 3𝑦 = 600, ou encore 2𝑥 +
3𝑦 − 600 = 0.
Cette équation est équation du premier degré à deux inconnues 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 .
Définition 1:
Etant donnés a, b et c trois nombres réels, on appelle équation du premier
degré à deux inconnues toute équation de la forme :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0 ; où 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 désignent les inconnues.
Remarque 2:
Si on remplace 𝑥 par 150 et y par 100, L’ égalité 2𝑥 + 3𝑦 = 600 est satisfaite,
de même pour 𝑥 = 120 et y = 120. On dit que les couples (150; 100) 𝑒𝑡
(120; 120) sont solutions de cette équation.
Règle 1:
Resoudre une équation du premier degré à deux inconnues c’est trouver tous les
couples de nombres réels qui la vérifient( ou solutions de cette équation).
Exemple 1:
Résous l’équation : −2𝑥 + 3𝑦 + 5 = 0 (1)
Réponse :
Résoudre cette équation signifie, chercher l’ensemble S des couples (x; y)
de nombres réels vérifiant l’égalité (1).
Pour cela ajoutons 2x-5 aux deux membres de l’égalité (1), on obtient
alors : 3𝑦 = 2𝑥 − 5
132
1
Cette dernière égalité est vérifiée si on multiplie les deux membres par :
3
2𝑥— 5
𝑦= (Eexpression de y en fonction de 𝑥)
3
2x — 5
Donc S est l’ensemble des couples (𝑥, ) ; où x est un réel quelconque.
3
2𝑥— 5
On écrit : S = {(𝑥, ) ; 𝑜ù 𝑜ù 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑟é𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑐𝑜𝑛𝑞𝑢𝑒}.
3
Remarque 3:
2𝑥— 5
L’ensemble S = {(𝑥, ) ; 𝑜ù 𝑜ù 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑟é𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑐𝑜𝑛𝑞𝑢𝑒} des couples
3
solutions l’équation : −2𝑥 + 3𝑦 + 5, écrit ainsi dépend de la valeur de 𝑥, en
effet :
2𝑥— 5 5 5
Si 𝑥 = 0 , = − et (0, − 3) ∈ 𝑆.
3 3
2𝑥— 5
𝑥 = 1, = −1 𝑒𝑡 (1, −1) ∈ 𝑆.
3
2𝑥— 5 1 1
𝑥 = 2, = − et (2, − 3) ∈ 𝑆.
3 3
On pourra aussi former d’autres couples solutions en donnant à 𝑥 des valeurs
réelles arbitraires.
Règle 2:
133
Resoudre un système de deux équations du 1er degré à deux inconnues, c’est
trouver toutes les solutions communes aux deux equations, c'est-à-dire trouver
tous les couples (𝑥 ; 𝑦) des nombres réels pour lesquels les egalités (équations)
sont verifiées(vraies)simultanement.
Exemple 2:
𝑥 + 2𝑦 = 20
On considère le système : {
2𝑥 − 𝑦 = 10
𝑥 + 2𝑦 = 20 𝑥 = 20 − 2𝑦 𝑥 = 20 − 2𝑦
{ { {
2𝑥 − 𝑦 = 10 2𝑥 − 𝑦 = 10 2(20 − 2𝑦) − 𝑦 = 10
𝑥 = 20 − 2𝑦 𝑥 = 20 − 2𝑦 𝑥 = 20 − 2𝑦
{ { {
40 − 4𝑦 − 𝑦 = 10 −5𝑦 = 10 − 40 −5𝑦 = −30
𝑥 = 20 − 2𝑦 𝑥 = 20 − 2𝑦 𝑥 = 20 − 2 × 6
{ −30 { {
𝑦= 𝑦=6 𝑦=6
−5
𝑥 = 20 − 12 𝑥=8
{ {
𝑦=6 𝑦=6
Donc Sow a 8 ans et sa sœur Marième a 6 ans.
134
Dans la méthode par combinaison, on multiplie l’une où les deux équations par
des nombres convenablement choisis de telle manière que l’une des inconnues
disparaisse par addition membre à membre.
Exemple 3:
𝑥 + 2𝑦 = 20
On reprend le système : {
2𝑥 − 𝑦 = 10
𝑥 + 2𝑦 = 20
{
2𝑥 − 𝑦 = 10
En multipliant la deuxième equation (2𝑥 − 𝑦 = 10) par 2,le système devient
𝑥 + 2𝑦 = 20
+{
4𝑥 − 2𝑦 = 20
40
5𝑥 = 40, d’ où 𝑥 = 5 c’est-à-dire : 𝑥 = 8
Remplaçons dans l’equation 1 : (𝑥 + 2𝑦 = 20), on obtient :
12
8 + 2𝑦 = 20, on tire 2𝑦 = 20 − 8 ou encore : 2𝑦 =12, d’ où : y = 2 = 6.
La solution du système est donc le couple (8 ; 6).
I.3.C. Methode graphique :
Dans le plan muni d’un repère (𝑂, 𝑖, 𝑗), à une équation est de la forme 𝑎𝑥 +
𝑏𝑦 + 𝑣 = 0, avec 𝑎 et 𝑏 non tous deux nuls, on associée l’ensemble des points
M(𝑥 ; 𝑦) du plan P dont les couples de cordonnées sont les solutions de cette
équation ; c’est une droite qu’on peut noter D.
La droite D est la représentation graphique de l’ensemble S.
Dans la metode graphique, on associe aux deux équations du système deux
équations de doites. Les coordonnées du point dd’intersection de ces deux
droites, s’il existe,constiturnt alors la solution du système.
Exemple 4:
𝑥 + 2𝑦 = 20
𝑂𝑛 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 à 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒 : {
2𝑥 − 𝑦 = 10
1
𝐷 ∶ 𝑦 = − 𝑥 − 10
{ 2
𝐷′ ∶ 𝑦 = 2𝑥 − 10
Dans un repère orthonomé :
On place les points A(10; -5) et B(0; 10),
puis on trace la droite D1 passant par A et B.
On place les points C(5 ; 0) et D(3 ; 4), puis on
135
trace la droite D2 passant par C et D.
Ces deux droites se coupent au point de coordonnées (8 ;6) ; Ce couple de
nombres est la solution du système.
Exercice d’application 1:
1. Résous les systèmes suivants par les trois méthodes :
2
3𝑥 + 2𝑦 = 2 −3𝑥 + 3 𝑦 = 2 𝑥√3 + 𝑦√2 = √2
{ ; {2 ; { .
2𝑥 − 3𝑦 = 10 𝑥 + 3𝑦 = 10 𝑥√2 − 𝑦√3 = 1
3
2. Quelle(s) méthode(s) préfères-tu pour résoudre un système d’équations du
1er degré à deus inconnues ? Pourquoi ?
II. Système d’inéquations du premier degré à deux inconnues :
II.1. Notion d’inéquation du premier degre à deux inconnues :
Activité 3:
Ahmed veut acheter des cahiers pour ses deux enfants Sidi et Fatma. Il va à la
librairie du quartier, sur place son propriétaire lui propose des cahiers de 100
pages à 80 ouguiyas l’unité et des cahiers de 50pages à 45 ouguiyas le cahier.
Ahmed dispose d’un budjet de 1200 ouguiyas pour l’achat des cahiers .
1. Combien de cahiers de 50 pages peut-il acheter au maximum ?
2. Combien de cahiers de 100 pages peut-il acheter au maximum ?
3. Si Ahmed a acheté autant de cahiers de 50 pages que de cahiers de 100
pages, quel est le nombre de cahiers achetés dans ce cas ?
4. Sachant, qu’il a acheté x cahiers de 50 pages et y cahiers de 100 pages,
traduis cette situation par une inéquation.
Remarque 5:
La traduction de cette situation donne l’inégalité suivante 45𝑥 + 80𝑦 ≤ 1200
ou encore 9𝑥 + 16𝑦 − 240 ≤ 0; c’est une inéquation du 1er degré à deux
inconnues 𝑥 et 𝑦.
Définition 2:
Etant donnés a, b et c trois nombres réels, on appelle inéquation du premier
degré à deux inconnues toute inéquation de la « forme » :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 ≤ 0 ; où 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 désignent les inconnues.
Remarque 6:
Le symbole ≤ peut être remplacé par l’un des symboles ≥ ,< ou > .
Exemple 5:
136
5𝑥 + 𝑦 + 12 > 0 est une inéquation du 1er degré à deux inconnues : 𝑥 𝑒𝑡 𝑦
2
𝑢√3 + 7 𝑣 + √13 < 0 est une inéquation du 1er degré à deux inconnues : 𝑢 𝑒𝑡 𝑣.
9𝑚 − 𝑛 + 8√5 ≤ 0 est une inéquation du 1er degré à deux inconnues : 𝑚 𝑒𝑡 𝑛.
√11
𝑠 − 2𝑡√7 − ≥ 0 est une inéquation du 1er degré à deux inconnues : 𝑠 𝑒𝑡 𝑡.
3
Remarque 7:
Les couples (26 ; 0), (0 ; 15) 𝑒𝑡 (9 ; 9) 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑙′𝑖𝑛é𝑞𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 : 45𝑥 +
80𝑦 − 1200 ≤ 0 ou encore : 9𝑥 + 16𝑦 − 240 ≤ 0
Règle 3:
Resoudre une inéquation du premier degré à deux inconnues, c’est trouver tous
les couples de nombres réels qui la vérifient( ou sont solutions de cette
inéquation).
Remarque 8:
Pour résoudre une inéquation du premier degré à deux inconnues, on
utilisera les règles énoncées dans la remarque 6 du paragraphe II.1
Dans la pratique, on privilègera la méthode graphique suivante pour
résoudre une inéquation du premier degré à deux inconnues.
Remarque 9:
137
la droite D d’équation : 2𝑥 − 𝑦 − 1 = 0 est appelée frontière de deux demi-
plans. Les coordonnées des points de cette droite ne font pas partie de
l’ensemble des solutions de l’inéquation 2𝑥 − 𝑦 − 1 > 0, car l’inégalité est
stricte.
Exercice d’application 2:
Résous graphiquement les deux inéquations :
1
𝑥 − 2𝑦 − 4 > 0 et 𝑥 − 𝑦 + 2 ≤ 0.
2
II.2. Système de deux inéquations du premier degré à deux inconnues :
Activité 4:
Samba veut constituer un petit élevage. Pour cela il veut acheter plus de 18
chèvres et moutons (au moins un animal de chaque sorte de caprins).
Sa dépense doit être inférieure à 950 000 ouguiyas.
Sachant qu’une chèvre coûte 30 000 ouguiyas et un mouton coûte 45 000
ouguiyas.
1. Quel est maximal de chèvres que samba peut acheter ?
2. Quel est maximal de moutons que samba peut acheter ?
3. Si Samba décide d’acheter 3 moutons, combien au maximum peut-il acheter
de chèvres ?
4. Si on désigne respectivement par 𝑥 et 𝑦 le nombre de chèvres et moutons
achetés par Samba. Traduis cette situation par des inéquations.
Remarque 10:
La traduction de cette situation problème, aboutit au fait que les nombres 𝑥
et 𝑦 doivent vérifiés simultanément les deux inéquations :
30 000𝑥 + 45 000𝑦 < 950 000 et 𝑥 + 𝑦 > 18.
On dit qu’ils sont du système suivant :
30 000𝑥 + 45 000𝑦 < 950 000 6𝑥 + 9𝑦 < 190
{ ou encore : { en divisant la
𝑥 + 𝑦 > 18 𝑥 + 𝑦 > 18
première inéquation par 5 000.
Les couples (1 ; 20) , (30 ; 1) et (27 ; 3) sont solutions de ce système.
Règle 4:
Resoudre un système de deux inéquations du premier degré à deux inconnues,
c’est trouver tous les couples de nombres réels qui le vérifient( ou sont solutions
de ce système).
Remarque 11:
138
Dans la pratique, on résolvera chacune des inéquations du système de deux
inéquations du premier degré à deux inconnues par la méthode graphique
puis on détermine la région du plan qui correspond aux solutions comunes
de ces inéquations.
La recherche des solutions d’un système d’inéquations du premier degré à
deux inconnues par la méthode dite graphique a pour conséquence ce qu’on
appelle un régionnement du plan.
Exemple 7:
2𝑥 − 𝑦 < 1
On donne le système suivant : {
𝑥 − 2𝑦 > −4
Pour résoudre le système, c’est chercher graphiquement toutes les solutions
communes aux deux équations :
2𝑥 − 1 < 𝑦
Le système s’écrit : {1
𝑥+2>𝑦
2
On trace les deux droites D et D’ d’équations
1
𝐷 : 𝑦 = 2𝑥 − 1 𝑒𝑡 𝐷′ : 𝑦 = 𝑥 + 2
2
Pour chacune des deux inéquations, on
considère le demi-plan qui convient.
La solution graphique du système
correspond à tous les points communs aux
deux demi-plans (région non hachurée).
Règle 5:
Dans la pratique, on représente les deux droites dont les équations sont
obtenues en substituant aux signes des inégalités le symbole =. On choisit
ensuite un point extérieur, en général l’origine O du repère s’il n’appartient à
aucune de ces droites, puis on remplace par les coordonnées de ce point dans
les inéquations pour déterminer les solutions de chaque inéquation et obtient
ainsi les solutions du système d’inéquations.
Exercice d’application 3:
Détermine graphiquement les solutions des systèmes :
𝑥 + 𝑦 < −2 𝑥 + 2𝑦 < −2 3𝑥 − 𝑦 + 2 < 3
{ ; { ; {
𝑥−𝑦 > 3 −3𝑥 − 𝑦 ≥ 3 𝑥 − 𝑦 ≤ −3
139
Exercices divers
Exercice 1:
Résous les systèmes suivants :
3𝑥 − 𝑦 = 1 7𝑥 + 2𝑦 = 4
1. 𝑎. { ; 𝑏. {
6𝑥 − 3𝑦 = −3 6𝑥 + 3𝑦 = 0
7𝑡 − 9𝑢 = −8 12𝑎 + 14𝑏 = 2
2. 𝑎. { ; 𝑏. {
2𝑡 − 7𝑢 = −20 2𝑎 + 4𝑏 = 2
7𝑥 − 2𝑦 = 4 14𝑥 − 3𝑦 = 2
3. 𝑎. { ; 𝑏. {
3𝑥 + 4𝑦 = 6 3𝑥 + 4𝑦 = 5
𝑥 + 2𝑦 = 7 −𝑥 − 𝑦 = 2
4. 𝑎. { ; 𝑏. {
𝑥 + 3𝑦 = 11 −𝑥 + 4𝑦 = 13
Exercice 2:
Résous chacun des systèmes suivants par les deux méthodes algébriques :
−2𝑥 + 5𝑦 = 3 6𝑥 + 7𝑦 = −4 3𝑥 − 4𝑦 = 0
1. 𝑎. { ; 𝑏. { ; 𝑐. { .
𝑦 + 3𝑦 = 1 −3𝑥 + 2𝑦 = 5 5𝑦 + 8𝑦 = 0
𝑥+𝑦 =8 𝑦=𝑥 𝑥+𝑦 =0
2. 𝑎. { 𝑏. {𝑦 = 2𝑥 − 3 ; 𝑐. { .
𝑥 − 𝑦 = −8 2𝑥 = 3𝑦
Exercice 3:
2𝑥 − 𝑦 = 3
1. Résous graphiquement le système : { .
𝑥+𝑦 =3
Vérifie la réponse par le calcul.
2. Reprends la question précédente avec les systèmes suivants:
𝑥 − 𝑦 = −8 3𝑥 − 𝑦 = 5 3𝑥 − 𝑦 = −3 𝑥 + 3𝑦 = −6
{ ;{ ;{ ;{
3𝑥 + 2𝑦 = 0 𝑥 − 𝑦 = −3 𝑥 + 𝑦 = −2 2 𝑥 + 𝑦 = 3
Exercice 4:
3. Résous graphiquement les systèmes, puis vérifie la réponse par le calcul.
140
Exercice 5:
Résous les systèmes suivants :
100𝑥 − 𝑦 = −500 𝑦 =𝑥−5 𝑥 − 3𝑦 = 0
{
300𝑥 − 𝑦 = −300
; { ;{
𝑦 + 𝑥 = 3 + 𝑥 3√3𝑥 + 𝑦 = 24
;
𝑥+2 2𝑦+1
√5𝑥 + (1 + √5)𝑦 = 1 − 10 = 𝑥−𝑦
{ ; {
𝑥−1
2
𝑦+1
20
𝑥+𝑦−2
.
(1 − √5)𝑥 − √5𝑦 = 2 + = − 𝑦
3 4 6
Exercice 6:
Résous les systèmes d’inéquations suivants :
3𝑥 − 2𝑦 < 2 2𝑥 + 𝑦 > 5
a. { ; b. { .
𝑥 − 2𝑦 > 4 𝑥 − 3𝑦 > 6
Exercice 7:
2𝑥 − 𝑦 < 3
1. Résous le système d’inéquations suivant : { .
𝑥+𝑦 >3
2. D’après la graphique peut-on savoir si le couple (4, 4) est solution du
système ? Vérifie la réponse avec le calcul.
Exercice 8:
Reprends les questions de l’exercice précédent avec :
1
𝑥 − 𝑦 ≥ −4
Le système {2 et le couple (-1, 1)
3𝑥 + 2𝑦 ≤ 0
100𝑥 − 𝑦 > −500
Le système { et le couple (-1, 100)
300𝑥 − 𝑦 < 300
Exercice 9:
Un rectangle, dont les longueurs de ses dimensions sont𝑥 𝑒𝑡 𝑦, a pour périmètre
392m. Trouve 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 sachant que la longueur dépasse de sa largeur de 52m.
Exercice 10:
Un rectangle sa longueur trois fois plus grand que sa largeur si on augmente sa
largeur et on diminue sa longueur de 1m l’air reste la même reste la même.
Traduis cette situation problème par un système. Quelles sont les dimensions de
ce rectangle ?
141
Exercice 11:
Dans un restaurant il y a 20 personnes hommes et femmes, chaque homme
dépense 30 UM, chaque femme dépense 10UM et la dépense totale est 300UM.
Traduis cette situation problème par un système. Quel est le nombre des
hommes et celui des femmes ?
Exercice 12:
Soit un rectangle de longueur L et de largeur l mesures en mettre.
1. Donne son aire en fonction de L et l.
2. si on augmente sa longueur de 9m et si on l’on diminué sa largeur de 3m
l’aire de ce rectangle est inchangée.
a. Traduire cette affirmation par une relation entre L et l.
b. Développe et simplifie cette relation on note le résultat obtenue.
3. Si on diminué sa longueur de 7m et que si on augmente sa largeur de 4m
l’aire de le rectangle est inchangée.
a. Traduire cette affirmation par une relation entre L et l.
b. Développe et simplifie cette relation on note le résultat obtenue.
4. En résolvant le système à deux inconnues L et l, formés des deux équations
et ; trouve la largeur et la longueur du rectangle.
Exercice 14:
Une ficelle de 49 cm est fixée en A et B. 2 lapines distants de 35 cm. On la tend
pour former un triangle ABC rectangle en A. Calculer AC et BC.
Exercice 15:
Un fermier a vendu une première fois 3 canards et 4 poulets pour 2720 UM
puis une deuxième fois 2canards et 3poulets à 1920 UM. Combien coûte un
canard et un poulet ?
142
Exercice 16:
Soit ABCD un rectangle de longueur AB=72mm
et de largeur BC=51mm.
Un point E et situe sur le segment [𝐴𝐵] à x mm de
B et le point F sur BC à y mm de B
Déterminer x et y pour que DE et DF partage le rectangle en trois parties
d’aires égales.
143
Chapitre 12: Trigonométrie
I. Cosinus, sinus et tangente d’un angle aigu :
I.1. Cosinus d’un angle aigu :
Activité 1: L’unité de longueur est le centimètre.
Soit ABC un triangle rectangle en A tel que AB = 4 , AC = 3.
1. Calcule la longueur de l’hypoténuse.
2. Place un point 𝐾1 sur la demi-droite [BC) tel que B𝐾1 = 7,5 cm. La parallèle à
(AC) passant par 𝐾1 coupe [BA) en 𝐿1 .
a. Vérifie que le triangle BLK1 est rectangle en point 𝐿1 .
b. En utilisant la propriété de Thales, détermine B𝐿1 .
c. Pour chacun des deux triangles ABC et BL𝐾1 , détermine l’hypoténuse et
le côté adjacent de l’angle 𝐵̂ commun à ces deux triangles ?
𝐴𝐵 𝐵𝐿1
d. Calcule les rapports et . Que constates-tu ?
𝐵𝐶 𝐵𝐾1
3. Place un point 𝐾2 sur la demi-droite [BC) tel que B𝐾2 = 𝑦. La parallèle à
(AC) passant par K coupe [BA) en 𝐿2 . On pose B𝐿2 = 𝑥.
a. Quelle est la nature du triangle BLK2 ?
𝐵𝐿2 𝑥 𝐴𝐵
b. Montre que : = = .
𝐵𝐾2 𝑦 𝐵𝐶
Définition 1 et notation:
𝑪ô𝒕é 𝒂𝒅𝒋𝒆𝒄𝒆𝒏𝒕 𝒅’𝒖𝒏 𝒂𝒏𝒈𝒍𝒆 𝒂𝒊𝒈𝒖
Dans un triangle rectangle, le quotient : est appelé
𝑳’𝒉𝒚𝒑𝒐𝒕é𝒏𝒖𝒔𝒆
cosinus de cet angle.
Si ABC est un triangle rectangle en A, on écrit :
𝐴𝐵 𝐴𝐶
cos𝐵̂ = et aussi cos𝐶̂ =
𝐵𝐶 𝐵𝐶
144
Définition 2 et notation :
Dans un triangle rectangle, le quotient :
𝐶ô𝑡é 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠é 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑎𝑖𝑔𝑢
est appelé sinus de
𝐿′ ℎ𝑦𝑝𝑜𝑡𝑒𝑛𝑢𝑠𝑒
cet angle.
Si ABC est un triangle rectangle en A, on écrit :
𝐴𝐶 𝐴𝐵
sin𝐵̂ = et aussi s𝑖𝑛𝐶̂ =
𝐵𝐶 𝐵𝐶
Remarque 1:
𝑀𝑁
Le quotient (le rapport) a la même valeur (constant) quelle que soit la
𝐴𝑁
position du point M sur la demi droite [𝐴𝑀). Ce rapport ne dépend que de
l’angle 𝐴̂ . On l’appelle tangente ̂𝐴.
Définition 3:
Soit un triangle ABC , rectangle en A, la tangente
̂ est le nombre noté 𝑡𝑎𝑛 𝐴𝐵𝐶
de l’angle aigu 𝐴𝐵𝐶 ̂
« 𝑐ô𝑡𝑒 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠é à 𝐴𝐵𝐶
̂»
̂=
défini par : tan 𝐴𝐵𝐶
« 𝑐ô𝑡𝑒 𝑎𝑑𝑗𝑎𝑐𝑒𝑛𝑡 à 𝐴𝐵𝐶
̂ »
Exemple 1:
Soit le triangle ci-contre.
̂ ; cos 𝐴𝐶𝐵
Calcule sin 𝐴𝐶𝐵 ̂ et tan 𝐴𝐶𝐵.
̂
145
Réponse:
̂
̂ = 𝐶ô𝑡é 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠é 𝑑𝑒 𝑙′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑎𝑖𝑔𝑢 𝐴𝐶𝐵 = 𝐵𝐶 = 3 =0,6.
sin 𝐴𝐵𝐶
𝐿′ ℎ𝑦𝑝𝑜𝑡𝑒𝑛𝑢𝑠𝑒 𝐴𝐶 5
Exercice d’application 1:
a. ABC est un triangle rectangle en A avec AB =8 cm et sin 𝐵̂ =0,5
Calcule BC et AC.
b. ABC est un triangle rectangle en A avec cos 𝐶̂ = 0,7 et AC =5,6 cm
Calcule BC et AB.
c. ABC est un triangle rectangle en A avec AB = 6 cm et tan 𝐶̂ = 0,75
Calcule AC et BC.
Remarque 2:
On peut parler du cosinus, du sinus et de la tangente d’un angle aigu ou de sa
mesure.
Propriété 2:
Le cosinus et le sinus d’un angle aigu sont des nombres compris entre 0 et 1.
Dans l’activité précédente :
̂ < 1 (ou 0 < 𝑠𝑖𝑛 𝛼 < 1) ; 0 < 𝑐𝑜𝑠 𝐵𝐴𝐶
0 < 𝑠𝑖𝑛 𝐵𝐴𝐶 ̂ < 1 (𝑜𝑢 0 < 𝑐𝑜𝑠 𝛼 < 1)
La tangente d’un angle aigu est un nombre positif et 𝑡𝑎𝑛 𝐴𝐵𝐶
̂ > 1 𝑠𝑖 𝐴𝐶 >
𝐴𝐵.
146
Remarque 3:
𝑥
̂ = 𝑥 alors 𝑥 = 𝑦 × 𝑠𝑖𝑛 𝐴𝐵𝐶
Si 𝑠𝑖𝑛 𝐴𝐵𝐶 ̂ et 𝑦 = .
𝑦 ̂
𝑠𝑖𝑛 𝐴𝐵𝐶
On a des égalités analogues en remplaçant « sin » par « cos » ou « tan ».)
III. Utilisation de la Calculatrice pour déterminer la mesure d’un angle:
Avant d’utiliser les touches cos , sin ou tan d’une calculatrice, il est nécessaire
de mettre celle-ci en mode degrés (voir le mode de la calculatrice).
Détermination d’un angle :
Pour trouver la mesure de l’angle 𝑆̂ d’un triangle RTS rectangle en R:
Si on connait On utilise On tape D’où
Le côté adjacent Le cosinus On ne tape … rien ! il
et l’hypoténuse 𝑅𝑆 4 faut savoir que
𝑐𝑜𝑠 𝑆̂ = = 1
𝑆𝑇 8 Cos60°= 2 𝑆̂ = 60°
1
=
2 (Angle connu)
147
. Propriété 2:
Quel que soit l’angle aigu 𝛼, on a :
(𝑠𝑖𝑛𝛼)2 + (𝑐𝑜𝑠𝛼)2 = 1.
sin 𝛼
𝑡𝑎𝑛𝛼 =
cos 𝛼
Exercice d’application 2:
Soit 𝛼 la mesure d’un angle aigu.
a. On donne cos 𝛼 = 0,6 ; calcule sin𝛼 et tan𝛼 en utilisant les formules
précédentes.
√7
b. On donne s𝑖𝑛 𝛼 = ; calcule cos 𝛼 et tan𝛼.
5
Activité 5 :
Soit ABC est triangle rectangle en B.
̂ et 𝐴𝐶𝐵
1. Que peux-tu dire des angles 𝐵𝐴𝐶 ̂?
̂ et sin 𝐴𝐶𝐵
2. Compare cos 𝐶𝐴𝐵 ̂ puis sin 𝐶𝐴𝐵̂ et cos 𝐴𝐶𝐵
̂ . Que remarques-tu ?
Propriété 3:
Lorsque deux angles sont complémentaires, le sinus de l’un est égal au cosinus
de l’autre.
Si 𝐴̂ + 𝐵̂ = 90° alors sin𝐴̂ = cos𝐵̂.
Exemple 2:
Si sin46° = 0,72, alors cos44° =0,72 ; si cos20°=0,94, alors sin70°=0,94
Exercice d’application 4:
1
̂ = , calcule une valeur
ABC est un triangle rectangle en A tel que cos 𝐴𝐵𝐶
5
̂
approchée de la mesure de l’angle 𝐴𝐶𝐵 au degré près.
148
Activité 7:
Construis un triangle ABC équilatéral de côté a, où a est nombre strictement
positif.
1. Trace la hauteur issue de A qui coupe [𝐵𝐶] en H
2. Recopie et complète : ABC est un triangle équilatéral, donc 𝐴𝐵𝐶̂ =….
3. Calcul BH en fonction de a.
4. Dans le triangle BAH rectangle en H, calcule AH2 en fonction de a et déduis-
√3
en que AH = 𝑎.
2
5. Dans le triangle ABH rectangle en H. Détermine les mesures des angles
aigues du triangle ABH
6. Calcule cos 60° et sin 60°. En déduis cos 30° et sin 30°, puis tan60° et tan 30°
Résumé :
Voici un tableau récapitulatif donnant le cosinus et sinus de quelques angles
remarquables :
a° 0° 30° 45° 60° 90°
1 √2 √3
Sin 0 1
2 2 2
√3 √2 √1
Cos 1 0
2 2 2
N’existe √3
tan pas
1 √3 0
2
149
Exercices divers
Exercice 1:
̂ = 65° 𝐵𝐶𝐴
a. Quelle est la nature du triangle ABC tel que : 𝐴𝐵𝐶 ̂ = 25°.
b. Compare cos65° et sin25°
c. Compare de même sin65° et cos25°.
d. En déduis sans la calculatrice, la valeur de
tan65°×tan25°.
Exercice 2:
a. Quelle est la nature du triangle ci-contre ?
b. Détermine l’arrondi à 1mm près de OB?
Exercice 3:
Soit un cercle de centre D et de rayon 4cm.
Soit A et B deux points de ce cercle tels que AB=66mm et C le point
diamétralement opposé à B.
a. Fais une figure soignée.
b. Quelle est la nature de ABC ?
̂ et 𝐵𝐶𝐴
c. Calcule l’arrondi de AC à 1mm près et les mesures des angles 𝐴𝐵𝐶 ̂à
1° près.
Exercice 4:
Sur la figure ci-contre : on a BD=5cm et D est le milieu du segment[𝐵𝐶].
̂ mesure 58°.
L’angle 𝐵𝐶𝐷
1. Quelle est la nature des triangles ABD et ADC ?
̂ et 𝐶𝐴𝐷
2. a. Calcule les valeurs exactes des angles 𝐴𝐵𝐶 ̂.
b. Calcule les valeurs exactes des longueurs BC, AB et AC.
c. Donner les valeurs arrondies à 1mm près de AB et AC.
Exercice 5:
Sans la calculatrice, détermine : (𝑠𝑖𝑛50°)² + (𝑠𝑖𝑛40°)𝟐 .
Exercice 6:
̂ =√1 et cos 𝑥𝑂𝑦
On donne sin𝑥𝑂𝑦 ̂ =√7 .
8 8
̂ )² + (cos 𝑥𝑂𝑦
a. Vérifie que (sin𝑥𝑂𝑦 ̂ )²=1.
̂ .
b. Détermine sans calculatrice la valeur de tan𝑥𝑂𝑦
150
Exercice 7:
1. a. A l’aide de la calculatrice, calcule :
(𝑐𝑜𝑠67° + 𝑠𝑖𝑛67°)2 + (𝑐𝑜𝑠67° − +𝑠𝑖𝑛67°)2 ;
(𝑐𝑜𝑠35° + 𝑠𝑖𝑛35°)2 + (𝑐𝑜𝑠35° − 𝑠𝑖𝑛35°)2 .
b. Que constates-tu ?
2. Démontre que pour tout angle aigu 𝑥:(𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥)2 + (𝑐𝑜𝑠𝑥 − 𝑠𝑖𝑛𝑥)2 =2
Exercice 8:
Moussa s’adresse à son professeur :
Monsieur, je ne comprends pas ma calculatrice est toute neuve et elle ne sait
̂ qui donne sin𝑥𝑂𝑦
pas trouver l’angle 𝑥𝑂𝑦 ̂ = 2,213.
1. Quel est le message écrit sur l’écran de la calculatrice de Moussa lorsqu’il
̂ ?
veut calculer 𝑥𝑂𝑦
2. Quel conseil peut-on donné à Moussa avant qu’il ne jette sa calculatrice
(toute neuve) ?
Exercice 9:
Le triangle ABC est rectangle et isocèle de sommet principal B.
1. Démontre que 𝑠𝑖𝑛 45° = 𝑐𝑜𝑠 45°.
1
2. Avec la relation(𝑠𝑖𝑛𝑥)² +( 𝑐𝑜𝑠𝑥)² = 1, démontre que : (𝑠𝑖𝑛45°)² = 2 .
Exercice 10:
√6−√2
On lit dans un manuel de trigonométrie que 𝑠𝑖𝑛 15° = .
4
√6+√2
1. Vérifie que 𝑐𝑜𝑠 15° = 4
.
2. En déduis que 𝑡𝑎𝑛 15° = 2 − √3.
Exercice 11:
Le nombre digne la mesure d’un aigu. Démontrer les formules :
1 1 1 1−𝑠𝑖𝑛𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑥
a. 1+(𝑡𝑎𝑛 𝑥)² = ; 1+ = (𝑠𝑖𝑛 𝑥)² et = .
(𝑐𝑜𝑠 𝑥)² (𝑡𝑎𝑛 𝑥)² 𝑐𝑜𝑠𝑥 1+𝑠𝑖𝑛𝑥
Exercice 12:
151
Exercice 13:
Dans le parc du château, Ali a surveillé l’ombre du bord A de la terrasse.
On donne BH=5,5m et CP=1,2m.
Lorsque cette ombre a atteint le bord B d’un
massif Ali a placé une chaise, de façon que
l’ombre du point C soit en A. Dans cette position
̂ =𝑎̂.
AP=1,6m. On pose 𝐶𝐴𝑃
̂ =𝑎̂.
a. Montre que 𝐴𝐵𝐻
b. En exprimant de deux façons tan𝑎̂ , calculer la hauteur AH.
Donne la valeur de 𝑎̂ (arrondis à 1°)
Exercice 14:
De la fenêtre de sa chambre, à 7m au dessus du
sol, Aicha voit l’immeuble qui lui fait face sous
un angle de 31°. Les deux immeubles sont
distants de 45m.
̂ (arrondis au degré prés).
a. Détermine l’angle 𝐻𝐿𝐵
̂.
En déduis la mesure de 𝐻𝐿𝐴
b. Calcule AH, puis la hauteur de l’immeuble que voit Aicha .
Exercice 16:
Les points E et G appartiennent respectivement aux segments
̂ pour calculer les longueurs
[𝐿𝐴] et [𝐿𝑁].Utilise l’angle 𝐴𝐿𝑁
LG , LA et NA , et on donne les arrondis au dixième.
152
Exercice 17:
Dans la figure ci-contre les longueurs sont exprimées
dans la même unité.
Les droites (AB) et (CD) sont-elles parallèles ?
Exercice 18:
Un géomètre veut calculer la distance entre son emplacement G et la maison M
un point de l’autre coté du fleuve (voir figure).
Pour cela il calcule la distance entre G et un point
accessible A.
Il trouve AG=20m. Il place son théodolite (instrument de
topographie qui permet de calculer les angles
horizontaux et verticaux) successivement en G et en A,
pour mesurer les angles 𝑀𝐴𝐺 ̂ et 𝐴𝐺𝑀 ̂ . Il trouve :
̂ ̂
𝑀𝐴𝐺 =78°et 𝐴𝐺𝑀=70°.
1. Calcule la valeur exacte de GH.
𝐻𝐺
2. a. Explique pourquoi 𝐺𝑀 = 𝐶𝑜𝑠58° ?
b. En déduis la valeur exacte de GM.
c. Calcule l’arrondi au dixième de GM.
3. Donne les valeurs approchées de l’aire et du périmètre du triangle AGM.
153
Chapitre 13: Fonctions affines
I. Notion de fonction affine :
I.1. Présentation de la fonction affine :
Activité 1 :
Partie 1: Le taxi d’Ahmed
Dans son Taxi, Ahmed affiche ses tarifs 8 UM pour la prise en charge et 5
UM par Kilomètre parcouru. Complète le tableau :
Nombre de Km 2 3 5 𝑥
Prix demandé 28
Partie 2:
Exprime l’aire hachurée 𝓐 en fonction de x.
Définition1 et vocabulaire :
Etant donnés deux réels a et b, le procédé qui a tout nombre réel 𝑥 fait
correspondre le nombre réel 𝑎𝑥 + 𝑏 est appelé fonction affine notée 𝑓(𝑥).
On la note aussi :
Exercice d’application 1:
Parmi les fonctions ci-dessous, quelles sont celles qui sont des fonctions
affines ?
1
𝑓(𝑥) = 6𝑥 ; 𝑓(𝑥) = ; 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3 ; 𝑓(𝑥) = 3𝑥 2 + 4 ;
3𝑥 + 4
𝑓(𝑥) = 0 ; 𝑓(𝑥) = −2𝑥 + 1 ; 𝑓(𝑥) = 𝑥 3
154
I.2. Coefficient directeur et sens de variation :
I.2.A. Calcul du coefficient directeur :
Activité 2:
Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions affines définies respectivement par :
𝑓(𝑥)= 2𝑥 - 5 et 𝑓(𝑥) = -3𝑥 + 4.
1. Reproduis et complète le tableau ci-dessous.
𝑓(𝑥2 ) − 𝑓(𝑥1 ) 𝑔(𝑥2 ) − 𝑔(𝑥1 )
𝑥1 𝑥2 𝑥2 − 𝑥1 𝑓(𝑥1 ) 𝑓(𝑥2 ) 𝑔(𝑥1 ) 𝑔(𝑥2 )
𝑥2 − 𝑥1 𝑥2 − 𝑥1
-2 3
4 -6
-1 0
1 2
√2 1
√2 √3
2. Que remarques-tu ? Que penses-tu si 𝑥1 et 𝑥2 sont quelconques ?
3. Ce résultat peut-il être généralisé à toute fonction affine ?
Règle 1:
Soit 𝑓 une fonction affine, alors le coefficient directeur a de cette
𝑓(𝑥 )−𝑓(𝑥2 )
fonction est donné par la formule :𝑎 = 1 , 𝑥1 ≠ 𝑥2
𝑥1 −𝑥2
Exercice d’application 2:
1. Calcule le coefficient directeur de chacune des fonctions affines
suivantes :
- 𝑓 sachant que 𝑓(2) = 5, 𝑓(3) = 7.
- 𝑔 tel que 𝑔(−1) = 3, 𝑔(3) = −8.
2. Trouve l’expression de la fonction affine ℎ tel que ℎ(5) = 9 𝑒𝑡 ℎ(3) = 6.
155
Propriété 1:
Soit 𝑓 une fonction affine définie par 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏.
Signe de a Sens de variation Interprétation
𝑎>0 𝑓 croissante Si x croit, alors 𝑓(𝑥) croit aussi
𝑎<0 𝑓 décroissante Si x croit, alors 𝑓(𝑥) décroit aussi
𝑎=0 𝑓est constante Si x change 𝑓(𝑥) ne change pas
Exercice d’application 3:
Précise le sens de variation de la fonction affine dans les cas suivants :
a. f la fonction affine définie par 𝑓(𝑥) = 5𝑥 − 2.
b. g la fonction affine définie par 𝑔(𝑥) = −2𝑥 + 7.
c. h la fonction affine définie par ℎ(𝑥) = −4.
d. i(x) la fonction affine telle que : 𝑖(−2) = 6 𝑒𝑡 𝑖(1) = 3.
Définition 2:
Soit f une fonction affine définie par 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏.
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O ; I ; J), on appelle
représentation graphique de f l’ensemble des points de coordonnées
(x, f(x)). En posant f(x)=y cet ensemble est donc la droite d’équation 𝑦 =
𝑎𝑥 + 𝑏.
Remarque 1:
Si 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 est une fonction affine, on a 𝑓(0) = 𝑎 × 0 + 𝑏 = 𝑏 ou
aussi 𝑓(0) = 𝑏, la représentation graphique de f passe donc par le point
de coordonnées (0; b)
Une droite ayant pour équation 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 est la représentation
graphique de la fonction affine 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏.
156
Exemple 2:
La représentation graphique
de la fonction affine
𝑓(𝑥) = −2𝑥 + 3 est par donnée
la figure1.(voir ci-contre)
La représentation graphique de la
fonction affine 𝑓(𝑥) = 2𝑥 − 2 est donnée
par la figure2.(voir ci-contre)
Résumé :
Signe Sens de Représentation Interprétation
de a variation graphique
𝑎>0 𝑓 croissante La droite « monte» de Si x croit, alors 𝑓(𝑥)
gauche à droite croit aussi
𝑎 < 0 𝑓 décroissante La droite «descend » Si x croit, alors 𝑓(𝑥)
de gauche à droite décroit aussi
𝑎 = 0 𝑓est constante La droite est Si x change 𝑓(𝑥) ne
parallèle à l’axe (OX) change pas
Remarque 2:
Si b=0, la fonction affine f(x)= ax+b devient f(x)= ax, alors
f est une fonction linéaire.
La représentation graphique d’une fonction linéaire 𝑓(𝑥) ⟶ 𝑎𝑥 est la
droite ayant pour équation y=ax ; cette droite passe par l’origine du
repère car f(0)=0.
Attention :
Seules les fonctions linéaires vérifient les deux propriétés : 𝑓(𝑥 + 𝑦) =
𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑦) et 𝑓(𝑘𝑥) = 𝑘𝑓(𝑥), les fonctions affines non linéaires ne
vérifient pas ces propriétés.
157
III. Fonctions affines par Morceaux :
III.1. Notion de Fonction affine par Morceaux :
Activité 5: (Envoi de colis).
Les tarifs d’envois de colis par voie terrestre est pratiqués par une
entreprise sont donnés dans le tableau page suivante.
Poids en De 0 à 5 kg De 5 à 10 kg De 10 à 15 De Supérieur ou
kg égal à 15
Forfait de Forfait de
Forfait de
Tarif en 250UM + 1500UM +
0,2 par gramme 750UM+0,1UM
UM 0,15UM par 0,05UM par
par gramme
gramme gramme
1. Complète le tableau suivant :
Poids du colis 2 3,5 4 5 7 10 13 15 17,5 20 23,5
en kg
Tarif en UM
2. Quel est le tarif d’envoi d’un colis en fonction de son poids p ?
a. Si le poids est compris entre 0 et 5.
b. Si le poids est compris entre 5 et 10.
c. Si le poids est compris entre 10 et 15.
d. Si le poids est supérieur à 15.
Définition 3:
Une fonction est dite affine par morceaux (ou par intervalles) si elle est
définie sur plusieurs intervalles disjoints ou presque* par des fonctions
affines.
Exemple 3:
𝑓(𝑥) = −𝑥 ; 𝑠𝑖 𝑥 < 0
La fonction : 𝑓(𝑥) = |𝑥| = {
𝑓(𝑥) = 𝑥; 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 0
La valeur absolue d’une expression de la forme 𝑎𝑥 + 𝑏 (𝑎 ≠ 0 ) est une
fonction affine par intervalle, elle a deux expression sur deux
intervalles.
−3
−2𝑥 − 3 ; 𝑠𝑖 𝑥 < 2
La fonction 𝑔 définie par : 𝑔(𝑥) = |2𝑥 + 3| = { −3
2𝑥−3; 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 2
3𝑥 − 2 ; 𝑥 ≤ −3
La fonction définie par : ℎ(𝑥) = { 2 −3≤𝑥 <2
4𝑥 + 2 ; 𝑥≥2
On a défini trois intervalles ou parties ou également ‘’morceaux’’
NB : * ou presque. ... Les intervalles peuvent avoir des valeurs communes, à condition que
l’image de ces valeurs par les fonctions affines soit unique.
158
III.2. Représentation graphique d’une fonction affine par morceaux :
Activité 6:
On donne la fonction affine définie par morceaux sur ℝ :
−2𝑥 + 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 2
𝑓(𝑥) = {
𝑥−5; 𝑠𝑖 𝑥 > 2
1. Représente la fonction affine 𝑓1 (𝑥) = −2𝑥 + 1 sur l’intervalle ]−∞; 2[
2. Représente la fonction affine 𝑓2 (𝑥) = 𝑥 − 5 sur l’intervalle ]2; +∞[
3. Peux-tu en déduire une représentation de 𝑓 ?
Définition 3:
La représentation graphique(ou courbe représentative) d’une fonction
affine par morceaux est constituée de la réunion de plusieurs segments
ou demi-droites.
Remarque 3:
Pour représenter graphiquement une fonction affine par morceaux , on
calcule et on représente chaque expression pour les bornes de
l’intervalle correspondant
Exemple 4:
Pour représenter graphiquement les fonctions
suivantes :
𝑓(𝑥) = −𝑥 ; 𝑠𝑖 𝑥 < 0
𝑓(𝑥) = |𝑥| é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∶ {
𝑓(𝑥) = 𝑥; 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 0
On a donc calculé et représenté chaque
expression pour les bornes de l’intervalle
correspondant. (voir ci-contre)
−𝑥 + 2; 𝑥<1
𝑔(𝑥) = { 1 ; 1 ≤ 𝑥 ≤3
𝑥−2 ; 𝑥>3
On a représenté chaque expression pour
les bornes de l’intervalle correspondant.
(Les bornes sont connues) (voir ci-contre)
Exercice d’application 4:
Trace la courbe représentative des fonctions suivantes :
ℎ(𝑥) = |2𝑥 − 6|
−4𝑥 + 6; 𝑥<2
𝑔(𝑥) = {−2 ; 2≤𝑥≤5
2𝑥 − 12 ; 𝑥>5
159
Exercices divers
Exercice 1:
Réponds par vraie ou faux en justifiant.
a. Toute fonction affine est une fonction linéaire
b. Toute fonction linéaire est une fonction affine
c. L’image de zéro par une fonction linéaire est zéro.
d. L’image de zéro par une fonction affine est toujours égale à zéro.
e. Si l’image de zéro par une fonction f est zéro, alors f est une fonction linéaire.
Exercice 2:
Parmi les procèdes suivants, quels sont ceux qui correspondent à une fonction
affine ? Précise ceux qui correspondent à une fonction linéaire.
𝑓(𝑥) = 2 − 3𝑥; 𝑓(𝑥) = 3𝑥 2 + 1; 𝑓(𝑡) = 5 − (1 + 2); 𝑓(𝑥) = 4 ; 𝑓(𝑡) = 1 − 𝑡 ;
4𝑥 − 3 2 2
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1); 𝑓(𝑡) = ; 𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)2 − 𝑥(𝑥 − 3).
2 5 1
Exercice 3:
1 4
Donne l’image de chacun des nombres : −20 ; − 2 ; 5 ; 1 ; 2 par chacune des
1 1
fonctions suivantes : 𝑓(𝑥) = 5𝑥 − 2, 𝑔(𝑥) = 4 𝑥 + 1 𝑒𝑡 ℎ(𝑥) = −𝑥 + 2.
On pourra noter, dans chaque cas, les résultats dans un tableau de type :
Nombre x -20 1 0 4 1 2
2 5
Image par …
Exercice 4:
Complete le tableau de valeurs associées à la fonction affine 𝑦 = −2𝑥 + 3;
x -3 -1 0 ….. 3 …
y …. …… ….. -1 ………. -7
Exercice 5:
Recopie et complète le texte suivant :
a. La fonction: 𝑓: 𝑥 ⟼ 0,5𝑥 est une fonction ... de coefficient.... ; sa
représentation graphique est..... d’équation ....
b. La fonction g : 𝑥 ⟼ ⋯ 𝑥 + ⋯ est une fonction.....; sa représentation graphique
est la droite ....y = 0,5x + 3.
c. Les droites d1 et d2 sont parallèles, leur ... est 0,5.
d. La droite d2 coupe l’axe des ordonnées au point 𝐵(… ; … ) 𝑒𝑠𝑡 … 𝑑𝑒 𝑑2 .
160
Exercice 6:
En physique et en chimie, on utilise indifféremment deux échelles de
température : le degré Celsius (°C) et le degré Kelvin (°K). On donne les
informations suivantes :
• 0 °K(le zéro absolu) est égal à - 273°C et 273 °K est égal à 0 °C ;
• Il existe une fonction affine 𝑓 telle que si Tc exprime une température (en
degré kelvin), alors 𝑇𝐾 = 𝑓(𝑇𝑐 ) exprime la même température (en degré
kelvin).
a. Calcule 𝑇𝐾 en fonction de 𝑇𝑐 .
b. Complète le tableau suivant :
Tk 0 100 456
Exercice 7:
Dans chacun des cas suivant, on appelle 𝑝(𝑥) le périmètre et 𝑎(𝑥) l’aire de la
surface P et a. Soit elles : linéaire ? Affine ? Autre ?
Exercice 8:
Montre que les fonctions suivantes sont des fonctions affines :
𝑓: 𝑥 ⟶ 2(𝑥 + 3) − 4(𝑥 − 2)
𝑔: 𝑥 ⟶ (𝑥 + 1)2 − (𝑥 + 5)𝑥
Exercice 9:
Retrouve, pour chacune des fonctions affines, la représentation graphique
correspondante :
1
a. 𝑦 = 2𝑥 − 2 ;
b. 𝑦 = 2𝑥 ;
1 1
c. 𝑦 = 2 𝑥 − 2 ;
1 1
d. 𝑦 = − 2 𝑥 + 2 ;
e. 𝑦 = −2𝑥 + 2.
161
Deux nombres et leurs images
Exercice 10:
Détermine la fonction affine 𝑓 sachant que 1 a pour image 2, et -3 a pour image
10. Représente ensuite cette fonction.
Exercice 11:
1 1
Détermine la fonction affine 𝑓 sachant que 𝑓(3) = 2 𝑒𝑡 𝑓(−1) = − 2.
Représente ensuite cette fonction.
Exercice 12:
Soit la fonction affine définie par f(x) = 3x -1.
5
a. Calcule les images des nombres -2 ; 1 ; 0 ; 3
b. Trouve le nombre qui a pour image 5.
c. Trouve le nombre qui a pour image 0.
162
Exercice 17:
O est le centre du cercle de diamètre [AC].On donne : OA =10, et on pose: OB = x.
1. Exprime en fonction de x la longueur p(x) de l’arc ABC passé en trait gras. La
fonction p est-elle affine ? linéaire ?
2. Exprime en fonction de x l’aire hachurée Surface A(x). La fonction A est-elle
affine ? Linéaire ?
Exercice 19:
Détermine le sens de variation des fonctions suivantes :
𝑓(𝑥) = −3𝑥 + 4 ; 𝑔(𝑥) = 5𝑥 ; ℎ(𝑥) = (2√3 − 3√2)𝑥 − 5√3 + 1.
Exercice 20:
1 3
1. On considère la fonction affine 𝑓 definie par 𝑓(𝑥) = 2 𝑥 + 2
a. Calcule 𝑓(−9) 𝑒𝑡𝑓(3)
b. Détermine le sens de variation de f
c. Construis la présentation graphique de la fonction 𝑓
2. On considère la fonction 𝑔 definie par 𝑔(𝑥) = 2𝑥 + 5
a. Quel est l’antécédent de chacun des réels -2, 0 et 5 ?
b. Détermine le sens de variation de 𝑔.
c. Construis sa courbe représentative.
Exercice 21:
a. Résous l’équation |2𝑥 + 3| = 5
b. Etudie le sens de variation de h ; où ℎ(𝑥) = |2𝑥 + 3|
c. Construis sa représentation graphique. Retrouve le(s) résultat(s) de la
question a.
163
Représentation graphique et étude de situation
Exercice 22:
ABC est un triangle tel que AB = 6 cm ; BC = 5 cm ; AC = 4 cm.
M est un point du segment [AB] ; la parallèle à (BC) passant par M coupe [AC]
en N. On pose AM = x.
a. Précise les valeurs possibles de x.
b. Exprime AN, MN, MB et NC en fonction de x.
c. Exprime le périmètre du triangle AMN et le périmètre du trapèze MNCB en
fonction de x.
d. Détermine la valeur de x pour laquelle ces périmètres sont égaux et calcule
ce périmètre.
e. Dans un même repère, trace les droites d1 et d2 qui représentent les fonctions
suivantes :
5
𝑓1 : 𝑥 ⟼ 2,5𝑥 ; 𝑓2 : 𝑥 ⟼ − 𝑥 + 15.
6
Lis sur le graphique les coordonnées du point d’intersection de d1 et d2.
Que représentent ces coordonnées ?
Exercice 23:
Une automobile dont le réservoir a une capacité de 64 litres consomme,
habituellement en moyenne, 7 litres d’essences au 100 km. Par suite d’une
avarie, sa consommation moyenne est passée à 12 litres aux 100 km, et
l’automobile tombe en panne sèche au bout de 800 km, alors que son réservoir
était plein au départ. La distance y (exprimée en km), parcourue par
l’automobile depuis le départ est une fonction affine de la quantité x d’essence
consommée depuis le départ (exprimée en litres).
a. Détermine les deux fonctions f et g donnant y en fonction de x avant et après
l’avarie.
b. Choisis un repère et représente graphiquement f et g. Détermine
graphiquement à quelle distance du point de départ a eu lieu l’avarie.
c. Retrouve par le calcul la distance au point de départ à laquelle a eu lieu
l’avarie?
164
Exercice 24:
Dans un réservoir composé de deux cylindres on verse un liquide dont le niveau
supérieur est égal à une hauteur x.
1. Exprime le volume du liquide content réservoir en fonction de x. (on
distinguer deux cas : (0 ≤ 𝑥 ≤ 10 𝑒𝑡 10 < 𝑥 ≤ 20)
2. Représente graphiquement ce volume avec :
• En abscisse : 1 cm pour 2 cm
• En ordonnée : 1 cm pour 500 cm3
Lorsque x = 10, peut-on dire que le récipient est plein aux trois quarts ?
x 0 0,5 1 1,5 2 2 ,5 3 3 ,5 4 5
V(x)
3. Représente graphiquement V en fonction de x.
En utilisant la représentation graphique, pour quelles valeurs de x le volume
V(x) est-il égal à 100 cm3 ? (Voir exercice 23 Page 86-87 IPN 4°AS)
Exercice 26:
Sur une année, on propose au public deux types de tarifs pour l'emprunt de
livres dans une bibliothèque : le tarif plein : 900 UM par livre emprunté, le tarif
« abonné » : cotisation annuelle de 1000 UM à laquelle s'ajoute 50 UM par livre
emprunté.
1. Reproduit et complète le tableau suivant :
Nombre de livres empruntés 10 20 50 100
pendant l’année
Prix paye au plein tarif (en UM) 18000
Prix paye au tarif abonné (en UM) 1500
165
2. Quel est le prix payé, en UM, pour l'emprunt de 35 livres :
a. Avec le tarif plein ? Justifie ta réponse.
b. Avec le tarif « abonné » ? Justifie ta
3. On note : x le nombre de livres empruntés sur l’année ;
• P(x) le prix payé pour l’emprunt de x livres au tarif plein ;
• A(x) le prix payé pour l’emprunt de x livres au tarif « abonné ».
Exprime 𝑃(𝑥) et 𝐴(𝑥) en fonction de 𝑥.
4. a. Résous l'équation : 900𝑥 = 50𝑥 + 1000.
b. Que représente la solution trouvée pour une personne empruntant des
livres à la bibliothèque ?
Exercice 27:
a. On considère le mois d'août 2005. Soit x le nombre de jours écoulés depuis le
début du mois. On admet que le volume d'eau restant dans la cuve pour x
jours écoulés est donné par y = 4,8 - 0,3x.
Calcule le volume restant dans la cuve à la fin du 7e jour.
b. Soit g la fonction affine définie par g(x)= 4,8 - 0,3x.
Construis la représentation graphique de la fonction g sur une feuille
millimétrée (prendre 1 cm pour 2 jours en abscisse et 1 cm pour 0,4 m3 en
ordonnée).
c. Cet habitant a continué à consommer 300 litres d'eau par jour en août.
Détermine par lecture graphique le volume d'eau (en m3) qui reste dans la
cuve au bout du 10e jour. (Fais apparaître la réponse sur le graphique).
Exercice 29:
Représente graphiquement les fonctions f et g définies respectivement, pour x
ℝ, par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 − |𝑥 − 2| et 𝑔(𝑥) = | 𝑥 − 3 | − | 5 − 𝑥 |.
166
Exercice 31:
Représente graphiquement la fonction en escalier f définie par le tableau ci-
après.
𝑥 −6 ≤ 𝑥 < 0 0≤𝑥<2 2≤𝑥<4 4≤𝑥<6
𝑓(𝑥) −4 −2 0 3
167
Chapitre 14 : Projection dans le plan
I. Notion de projection sur une droite :
Activité 1:
Soient (D) et (∆) deux droites sécantes en un point O, et M
un point du plan.
Trace la parallèle à (∆) passant par le point M, elle coupe
la droite (D) en un point M´. Existent-il combien de
droites ?
Le point M’ s´appelle la projection(le projeté) du point M
sur la droite (D) parallèlement à la droite (∆).
Définition 1:
Soient D et (∆) deux droites sécantes en un point O et M un point du plan. La
projection(le projeté) du point M sur la droite D parallèlement à la droite (∆)
est le point M’, intersection de la droite D et la parallèle à (∆) passant par le
point M.
Exercice d’application 1:
ABCD est un parallélogramme de centre O, Quelles sont les projections des
points A, B, C, D et O sur (𝐵𝐷) parallèlement (𝐷𝐶) ?
Définition 2:
Soient (D) et (∆) deux droites sécantes en un point A, la façon par laquelle on
associe un point M du plan à sa projection (son projeté) M´ sur la droite (D)
parallèlement à la droite (∆) s´appelle la projection sur la droite (D)
parallèlement à (∆).
Cas particulier :
Si la droite (D) et (Δ) sont perpendiculaires (ou orthogonales), on dit que :
La projection sur la droite (D) parallèlement à une
droite (Δ) perpendiculaire (ou orthogonale) sur
(D) s´appelle la projection orthogonale sur (D).
La projection d´un point M sur une droite (D)
parallèlement à une droite Orthogonale sur (D)
s´appelle la projection (projeté) orthogonale sur (D).
Remarque 1 et vocabulaire:
168
Si la projection du point M sur la droite (D) parallèlement à une droite (∆)
est lui-même, on dit que le point M est invariant par la projection sur (D)
parallèlement à (∆).
Si 𝑀 est un point de la droite (𝐷), alors sa projection sur la droite (D)
parallèlement à la droite (Δ) est lui même.
Si un point de M est confondu avec sa projection sur (D) parallèlement à (∆)
alors M est un point de (D).
Si D coupe ∆ en O alors tous les points de ∆ se projettent en O sur D
parallèlement à ∆
La droite (D) est invariante par la projection sur (D) parallèlement à (∆).
II. Premières propriétés d’une projection :
Activité 2:
Soient (D) et (∆) deux droites sécantes en un point O, et A un point du plan.
1. Construis A’ le projeté de A sur (D) parallèlement à (∆). Peux-tu trouver un,
deux ou plusieurs points dont le projeté est A’ ?
2. Choisis un point B sur la droite(D). Quel est son projeté sur (D)
parallèlement à (∆) ? Que penses-tu de l’image
Propriété 1:
L´ensemble des points invariants par la projection sur (D) parallèlement à
(∆) est la droite (D).
L´ensemble des points qui ont la même projection que A sur (D)
parallèlement à (∆) est la droite passant par A et parallèle à (∆).
III. Projection d´une forme :
III.1. Notion de projection d’une forme:
Activité 3:
Soient (D) et (∆) deux droites sécantes en un
point O, on donne dans la figure ci-contre les
images des deux formes par la projection sur (D)
parallèlement à (∆). Complète cette figure en
précisant l’image de chacune des formes.
Définition 3:
169
Soient (D) et (∆) deux droites sécantes en un point O, (F) une forme du plan (F´)
une partie de la droite (D). On dit que (F´) est l´image de (F) par la projection
sur la droite (D) parallèlement à (∆) si et seulement si :
La projection de chaque point de (F) sur (D) parallèlement à (∆) appartient à
(F´).
Chaque point de (F´) est la projection d´au moins un point de (F) sur (D)
parallèlement à (∆)
Propriété 3:
170
Par la projection sur la droite (D) parallèlement à (∆), le projeté du milieu d’un
segment est le milieu du segment image. On dit que la projection conserve le
milieu.
Exercice d’application 2:
ABC est un triangle quelconque, la médiane issue de C coupe [𝐴𝐵] en M , la
médiane issue de A coupe [𝐵𝐶] en N.
Soit p la projection sur (𝐴𝐶) parallèlement à (𝐵𝐶).
a. Complète :
p(B)=… ;p(C)=… ; p(A)=…; p(AB)=… ; p(N)=..... ; p([𝐵𝐶] = ⋯
b. Construis M’= p(M). Que représente M’ pour [𝐴𝐵] ?
𝐴′𝐶′
= 𝑘 d’où A’C’=[Link] puis que les points A’,B’ et C’ sont alignés dans cet
𝐴′𝐵′
ordre on a donc : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴′𝐶′ = 𝑘𝐴′𝐵′
171
ABC est un triangle avec AB=3cm, D est un point de la demi-droite [𝐴𝐵) tel que
AD=5cm. La parallèle à (𝐵𝐶) qui passe par D coupe [𝐴𝐵) en E.
a. Fais une figure
⃗⃗⃗⃗⃗ = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
b. Montre que 𝐴𝐶 𝐴𝐸 . 5
172
Sur la figure ci-contre, les droites (AC) et (BD) sont parallèles, On donne :
𝑂𝐴 = 2,5 𝑐𝑚; 𝑂𝐵 = 3 𝑐𝑚; 𝑂𝐶 = 2 𝑐𝑚 𝑒𝑡 𝐵𝐷 = 3,6 𝑐𝑚. Calcule OD et AC.
Réponse :
1re étape :
(𝐴𝐶)//(𝐵𝐷) donc les triangles OAC et OBD sont dans
cotés de AOC
une configuration de Thales.
On peut alors utiliser le théorème de Thalès. 𝑂𝐴 𝑂𝐶 𝐴𝐶
On écrit l´égalité des rapports : cotés de BOD
2 étape : On utilise les données numériques.
e
𝑂𝐵 𝑂𝐷
𝑂𝐴 𝑂𝐶 𝐴𝐶 2,5 2 𝐴𝐶
= 𝑂𝐷 = 𝐵𝐷 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒: = 𝑂𝐷 = 3,6.
𝑂𝐵 3
3×2 6
𝑂𝐷 = 2,5 , 𝑑’𝑜ù 𝑂𝐷 = 2,5 = 2,4.
Donc{
3,6×2,5 9
𝐶 = 3 , 𝑑’𝑜ù 𝐴𝐶 = 3 = 3.
173
Exercices divers
Exercice 1:
ABC est un triangle quelconque, la médiane issue de A coupe [𝐶𝐵] en I.
H est le projeté orthogonal de B sur [𝐴𝐼] et F est l’image de C dans la projection
orthogonale sur (𝐴𝐼).
a. Fais une figure
b. Quelle est la nature du quadrilatère BHCF ? Justifie ta réponse.
Exercice 2:
ABC est un triangle quelconque, soit M un point du segment [𝐴𝐶 ]
(M n’est pas le milieu de [𝐴𝐶]).
a. Soit P1 la projection sur (𝐵𝐶) parallèlement à (𝐴𝐵), construis N le projeté de
M dans P1.
b. Soit P2 la projection sur (𝐴𝐵) parallèlement à (𝐴𝐶), construis H l’image de N
par P2.
c. Soit P3 la projection sur (𝐴𝐶) d’axe(𝐵𝐶) (parallèlement à), construis K le
projeté de B .
d. Montre que AM=KC.
Exercice 4:
∆1 et ∆2 deux droites non parallèles, A est point B de ∆1 et un point de ∆2.
D est point du plan tel que D≠Aet D≠B.
Construis le point M vérifiant les deux conditions :
- Le projeté de M sur ∆1 parallèlement à∆2 est B.
- AM=AB.
174
Exercice 5:
ABCD est un trapèze de bases (𝐴𝐵) et (𝐷𝐶), soit O le milieu du coté [𝐵𝐶] et A’ le
symétrique de A par rapport à O ?
1. Fais une figure.
2. Démontre la nature du quadrilatère ABA’C.
3. Les points C, A’ et D sont-ils alignés ? Justifie.
Quel est le projeté de A’ sur (𝐴𝐷) parallèlement à (𝐴𝐵) ?
Exercice 6:
Sur la figure ci-contre, on a deux droites sécantes (D)
et ∆ , un cercle C de centre O qui coupe la droite (𝐷)
en deux points F et G et C est un point du cercle. Soit
𝑃∆ la projection sur (𝐷)parallèlement à ∆.
a. Construis 𝑃∆ (𝐶) et 𝑃∆ (𝑂).
B et C deux points diamétralement opposés sur le
cercle C.
b. Que représente𝑃∆ (O) pour [𝑃∆ (𝐶) ; 𝑃∆ (𝐵)] ?
Exercice 7:
ABCD est un parallélogramme de centre O.
La perpendiculaire (𝐵𝐶) qui passe par A coupe (𝐵𝐷 )en E.
La perpendiculaire à (𝐴𝐵) qui vient de C coupe (𝐵𝐷) en F.
Soit p la projection sur (𝐵𝐷) parallèlement (𝐴𝐸).
1. Quels sont les projetés de A, C, [𝐴𝐶] et le milieu de [𝐴𝐶] ?
2. Montre que AECF est un parallélogramme.
Exercice 8:
ABCD et un quadrilatère quelconque M, N, H et K sont les milieux respectifs des
cotes [𝐴𝐵] [𝐵𝐶] [𝐶𝐷] et [𝐴𝐷].Soit p l projection (𝑀𝑁) parallèlement à (𝐵𝐷).
1. Que peut-on dire de B’ et D’ les projetés respectifs de B et D dans la
projection p ?
2. Construis les projetés respectifs de A et B dans la projection p.
3. Quel et le projeté de H dans la projection p ? Que représente-t-il pour [𝐵𝐶]?
Justifie ta réponse.
4. Quelle est l’image de K dans la projection p ? Que représente-t-il pour [𝐵𝐶]?
Justifie ta réponse.
1
5. Montre que HK= × 𝐴′𝐶′.
2
Exercice 9:
175
ABC et un triangle équilatéral. M est le point du plan vérifiant les deux
conditions ci-dessous :
- C et le projeté orthogonal de M sur (𝐴𝐶).
- B et le projeté orthogonal de M sur(𝐴𝐵).
1. Fais une figure.
2. Démontre que le triangle BMC est isocèle.
3. Démontre que (𝐴𝑀) est la médiatrice(𝐵𝐶).
4. Quelle est l’image du quadrilatère ABMC dans l symétrie orthogonale d’axe
(𝐴𝑀) ?
̂.
5. Montre que la demi-droite [AM) est l bissectrice de l’angle 𝐵𝐴𝐶
Exercice 11:
ABCD est un quadrilatère quelconque, I est le milieu du segment [𝐴𝐵]. E est le
projeté de I sur (𝐴𝐶 )parallèlement à (𝐵𝐶) et F est l’image de E dans la
projection sur (𝐴𝐷 ) parallèlement à (𝐶𝐷).
1- Fais une figure.
2- Démontre que (𝐼𝐹) et (𝐵𝐷 )sont parallèle.
Exercice 12:
Construis un tringle ABC sachant que :
- BC=5cm
- A se projette orthogonalement en H sur BC, CH=4cm et BH=9cm.
- L’aire du triangle BC 7,5 cm2.
Exercice 13:
ABC est un triangle. A’ est le milieu du segment [𝐵𝐶], I est le milieu du segment
[𝐴𝐴’]. Les droite (𝐶𝐼) et (𝐴𝐵) se coupent en M et N est le projeté de A’ sur (𝐴𝐵)
parallèlement à (𝐶𝐼).
1. Prouve que N est le milieu de (𝐵𝑀).
2. Prouve que M est le milieu de [𝐴𝑁].
3. Que représente MN par rapport AB ?
Exercice 14 :
176
D, D’ et D’’ trois droites sécantes en un point O.
A et B deux points de D tels que OA=OB.
a. Construis les projections C et D des points A et B sur la droite D’
parallèlement D’’.
b. Construis les projetés E et F des point C et D sur D’’ parallèlement à D.
c. Quelle est la nature du quadrilatère AEBF. Justifie.
Exercice 15:
Soit ABCD un parallélogramme de centre O ; on considère les points tel que :
2
⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐽= ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 et E la projection de J sur (𝐵𝐶) parallèlement à (𝐴𝐵) .
3
1 1
Montre que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐸 = 𝐶𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ puis ⃗⃗⃗⃗
𝐽𝐸 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.
3 3
Exercice 16:
ABCD est un trapèze de bases [𝐴𝐵] et [𝐶𝐷],soient I le milieu de [𝐴𝐷] et J le
milieu [𝐵𝐶] et M la projection de J sur (𝐷𝐶) parallèlement à [𝐵𝐷].
⃗⃗⃗⃗⃗ =𝑁𝐽
1. Montre que 𝐼𝑀 ⃗⃗⃗⃗ .
2. En déduis que les segments [𝑀𝑁]et [𝐼𝐽] ont le même milieu.
Exercice 17:
⃗⃗⃗⃗ =3 ⃗⃗⃗⃗⃗
A, B et C trois points nom alignés et I le point défini par :𝐴𝐼 𝐴𝐵 .
4
a. Soient J le projeté de I sur (𝐵𝐶)parallèlement à(𝐴𝐶) et K l’image de J dans
la projection sur (𝐴𝐶)parallèlement à (𝐴𝐵).
3
Montre que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐾 =4 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.
b. Soit H la projection de K sur (𝐴𝐵)parallèlement à (𝐵𝐶) .
Montre que : BH=AI.
Exercice 18:
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 𝐵𝐴
ABCD est un quadrilatère convexe et M est le point tel que 𝐵𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
3
Soient N le projeté de M sur (𝐵𝐶) parallèlement à (𝐴𝐶) et P est la projection de
N sur (𝐷𝐶) parallèlement à (𝐵𝐷).
⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 𝐷𝐶
a. 𝐷𝑃 ⃗⃗⃗⃗⃗
3
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 𝐷𝐴
b. Soit Q un point tel que 𝐷𝑄 ⃗⃗⃗⃗⃗ . Montre que le quadrilatère MNPQ est
3
parallélogramme.
Exercice 19:
177
ABC est un triangle , I milieu du segment [𝐵𝐶] et D et J deux points tels que
2
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐷=𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐽 = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 .
Soit E la projection du point J sur (𝐵𝐶) parallèlement à (𝐴𝐵).
1
1. Montre que JE=3 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑡 𝐼𝐸 ⃗⃗⃗⃗ = 2 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ .
3
2. La droite (𝐵𝐷) coupe les droites (𝐸𝐽) et (𝐴𝐶)en F et K respectivement.
Montre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐷=6.𝐾𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 20:
⃗⃗⃗⃗ = 2 𝐴𝐶
ABC est un triangle, I et J deux points définis par : 𝐴𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ 2
𝐴𝐽= 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
3 3
1. Montre que J est la projection de I sur (𝐴𝐵) parallèlement à (𝐵𝐶).
2. Soit M le milieu du segment [𝐵𝐶], la droite (𝐴𝑀) coupe (𝐼𝐽) en G.
2
a. Montre que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 == 3 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀.
b. Que représente le point G pour le triangle ABC ?
178
Chapitre 15 : Résumé de cours et méthodes statistiques*
I. Vocabulaire :
Définition 1:
On appelle une population tout ensemble soumis à une étude statistique et
individu un élément de la population.
L’aspect ou le trait auquel va porter l’étude statistique s’appelle le caractère.
Les valeurs ou les modalités sont les valeurs prises par le caractère.
Exemple 1:
Les notes sur 20 obtenues lors d’un devoir de mathématiques dans une classe de
4°AS sont les suivantes : 10, 8, 11, 9, 12, 10, 8, 10, 7, 9, 10, 11, 12, 10, 8, 9, 10, 9,
10, 11.
La population étudiée est la classe et les individus sont les élèves, et la note
obtenue au devoir est le caractère discret que l’on étudie. Par contre, si on
s’intéresse aux moyens de transport emprunté par les élèves afin d’aller au
collège. Les modalités du caractère (vélo, voiture, bus ,…) ne sont pas exprimés
par des nombres, caractère est qualitatif.
Définition 2:
Un caractère est dit quantitatif si les modalités/valeurs sont des nombres,
sinon le caractère est dit qualitatif.
Un caractère quantitatif est dit discret lorsque les valeurs sont isolées, c’est-
à-dire qu’on peut compter les valeurs possibles. Sinon le caractère
quantitatif est dit continu.
Exemple 2:
Les moyens de transport emprunté par les élèves afin d’aller au collège. Le
caractère est qualitatif. En revanche, il y a d’autres types de caractères
quantitatifs par exemple :
- L’année de naissance des élèves dans une classe de 4°AS. Les modalités du
caractère sont les années (exprimées par des nombres). Le caractère est
quantitatif discret.
- La taille des élèves dans une classe de 4°AS. Les modalités du caractère sont les
tailles possibles compris entre 150 et 190 ([150;190]). Le caractère est
quantitatif continu.
Définition 3 : Classe et Centre
Lorsque le caractère est quantitatif continue, on peut effectuer des
regroupements par classe. Et on appelle le centre ci le centre de la classe, le
milieu des valeurs de la classe.
NB :* Ce chapitre est au programme de troisième année du collège, mais il a été jugé vital de rappeler ces notons statistiques de base.
179
Exemple 3:
La taille des élèves dans une classe de 4°AS. Les caractères sont les tailles
possibles compris entre 150 et 190 ([150;190]) :
150 ; 160 ; 155 ; 157 ; 160 ; 170 ; 165 ; 175 ; 167 ; 160 ; 169 ; 170, 172 ; 180,
180 ; 190 ; 181 ; 190 ; 170 ; 183 .
Classes [150 ; 160[ [160 ; 170[ [170 ; 180[ [180 ; 190[
Centres 3 6 5 6
Remarque 1:
On peut mettre la fréquence en pourcentage %, simplement en multipliant par
100. On peut souvent représenter cela sous forme de tableau.
Exemple 4
En lançant 10 fois un dé, on obtient : 2; 4; 6; 6; 3; 4; 1; 5; 3; 6. L’effectif total est
donc 10.
Valeurs 𝑥𝑖 1 2 3 4 5 6
Effectifs 𝑛𝑖 1 1 2 2 1 3
1 1 2 2 1 3
Fréquence 𝑓𝑖
10 10 10 10 10 10
180
Définition 6: Effectifs et fréquences cumulés
On appelle effectif cumulé décroissant associé à une valeur (ou une classe), la
somme des effectifs des valeurs(ou classes) supérieures.
La fréquence cumulée croissante d’une valeur(ou une classe)d’une série
statistique est le quotient de l’effectif cumulé croissant de cette valeur( ou
classe) par l’effectif total.
La fréquence cumulée décroissante d’une valeur(ou d’une classe) d’une série
statistique est le quotient de l’effectif cumulé décroissant de cette valeur(ou
cette classe) par l’effectif total.
Exemple 5 :
On reprend les données de l’exemple précédent et on détermine les effectifs et
fréquences cumulés croissants
Valeurs 𝑥𝑖 1 2 3 4 5 6
Effectifs 𝑛𝑖 1 1 2 2 1 3
Eff. cumulé 1 1+1=2 1+1+2=4 1+1+2+2=6 1+1+2+2+1=7 1+1+2+2+1+3=10
croissant Ni↑
1 1 2 2 1 3
Fréquence 𝑓𝑖
10 10 10 10 10 10
Fréq. Cumulée 1 2 4 6 7 10
=1
croissante F𝑖↑ 10 10 10 10 10 10
Remarque 2:
On peut exprimer une fréquence cumulée par :
- Un décimal compris entre 0 et 1
- Un pourcentage celui des adhérents ayant 15 ans ou moins de 15 ans d’âge
On peut aussi trouver les fréquences cumulées à partir de la somme, pas à
pas, des fréquences.
181
Remarque 3:
Dans le cas où les valeurs sont regroupées dans des classes de la forme
[𝑎𝑖 ; 𝑎𝑖+1 ] par exemple, on parle de classe(s) modale(s) et pour calculer la
moyenne, on substitue aux valeurs 𝑥𝑖 les centres des classes notés souvent
𝑎𝑖 +𝑎𝑖+1
𝑐𝑖 = .
2
Exemple 6 :
Les notes sur 20 obtenues lors d’un devoir de mathématiques dans une classe de
4°AS sont les suivantes : 10, 8, 11, 9, 12, 10, 8, 10, 7, 9, 10, 11, 12, 10, 8, 9, 10, 9,
10, 11. On les présente dans le tableau suivant :
Notes 7 8 9 10 11 12
Effectifs 1 3 4 7 3 2
Le mode de cette série statistique est 10.
(7×1)+(8×3)+(9×4)+(10×7)+(11×3)+(12×2)
La moyenne de ces notes est 𝑥̅ = = 9,7.
20
Remarque 4:
On peut exprimer la moyenne en fonction des fréquences en écrivant :
𝑛1 𝑥1 + 𝑛2 𝑥2 +⋯.+𝑛𝑘 𝑥𝑘
𝑥̅ = =𝑓1 𝑥1 + 𝑓2 𝑥2 + ⋯ . +𝑓𝑘 𝑥𝑘 . Et également avec les
𝑁
𝑓1 𝑥1 + 𝑓2 𝑥2 +⋯.+𝑓𝑘 𝑥𝑘
fréquences exprimées en pourcentages : 𝑥̅ = .
100
III.2. Médiane d’une série statistique :
Définition 8:
On appelle médiane d’une série statistique discrète toute valeur M du caractère
telle qu’au moins 50% des individus aient une valeur du caractère inférieure ou
égale à M et au moins 50% des individus aient une valeur du caractère
supérieure ou égale à M.
182
Exemple 7 :
1. On considère la série statistique suivante :
Valeurs du caractère 𝑥𝑖 7 8 9 10 11 14 16
Effectifs 𝑛𝑖 2 1 1 1 2 1 2
Liste des valeurs du caractère :7 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ;11 ; 11 ; 14 ; 16 ; 16.
L’effectif total est pair : la médiane M est la demi- somme des deux valeurs
10 + 11
situées au milieu. D’où, M = = 10,5.
2
2. On considère la série statistique suivante :
Valeurs du caractère 𝑥𝑖 6 8 9 12 13 17
Effectifs 𝑛𝑖 3 1 2 1 3 3
Liste des valeurs du caractère : 6; 6 ; 8 ; 9 ; 9;12 ; 13 ; 13 ; 13 ; 17; 17; 17.
L’effectif total est impair : la médiane M est la valeur située au milieu. D’où,
M =12.
Exemple 8 :
On a relevé quotidiennement la N
Nombre de jours
direction du vent dans un petit port
NE
de la côte ouest de l’atlantique.
Direction N NE E SE S SO O NO E
Nombre de 10 10 2 0 2 5 10 12 SE
jours
S
On la représente par un diagramme
circulaire ci-contre. SO
NO
183
On a demandé à des élèves le nombre de films qu’ils ont vu au cinéma
depuis la rentrée. On représente les résultats par un histogramme.
Nombres de films 0 1 2 3 4 5 6
Nombre de jours 2 4 7 8 10 6 3
Valeurs 𝑥𝑖 2 3 4 5 6
Effectifs 𝑛𝑖 1 2 3 1 3
On peut représenter ce tableau par les deux diagrammes suivants :
184
Exercices divers
Exercice 1:
Voici les notes obtenues par 13 élèves à un devoir de mathématiques : 6 ; 8 ; 8 ;
9 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 ; 14 ; 17 ; 18 ; 18 ; 19.
1. Calcule la moyenne arrondie au centième de cette série de notes.
2. Détermine la médiane de cette série de notes.
3. Quelle est l’étendue de cette série de notes ?
Exercice 2:
On a relevé, pour 30 familles, le nombre d’enfants par famille :
5;0;3;1;2;7;1;2;3;1;0;1;3;4;0;0;1;1;2;2;1;
2 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 0 ; 4 ; 1 ; 4.
1. Construis le tableau des effectifs.
2. Représente cette série statistique par un diagramme en bâtons.
3. Calcule le nombre moyen d’enfants par famille.
4. Détermine le nombre médian d’enfants par famille.
5. a. Combien de famille ont au plus 3 enfants ?
b. Combien de famille ont au moins 3 enfants ?
Exercice 3:
Valeur 7 7,5 8 8,5 9 x
Voici une série croissante de valeurs dont les Effectif
1 2 4 3 1 𝑦
effectifs sont donnés dans le tableau ci-contre :
1. Détermine y pour que la médiane de cette série soit égale à 8.
2. Si 𝑦 = 4 , calcule 𝑥 pour que la moyenne de la série soit égale à 8.
Exercice 4:
Le tableau ci-dessous donne les salaires mensuels des employés d’une
entreprise.
Salaire (en RMU) [4800 ;5800[ [4800 ; 5800[ [5800 ;6800[ [6800 ;7800[
Effectif 60 90 30 10
1. Calcule les fréquences (exprimées en pourcentage arrondies au dixième).
2. Représente graphiquement cette série.
3. Détermine le salaire moyen.
4. Détermine le salaire médian.
185
Exercice 4:
Le tableau suivant donne le nombre de clés
Capacité (en Go) 1 2 4 8
USB vendues dans un magasin informatique en Effectif 15
25 50 60 15
fonction de leur capacité (en Go) sur une
période d’une semaine.
1. Calcule la moyenne de cette série. Arrondir au dixième.
2. Détermine la médiane de cette série.
Capacité (en Go) 1 2 4 8
3. a. Recopie et complète le tableau suivant : Effectif 15 25 50 60 15
b. Construis un diagramme circulaire Angle en degrés
représentant ces données.
4. Interprète les résultats des questions précédentes.
Exercice 6:
Une machine remplit automatiquement des
sachets de médicaments en poudre.
On pèse un échantillon constitué de 100
sachets et on obtenu l’histogramme suivant :
a. Construis un tableau présentant les
classes et les fréquences associées.
Par convention, on écrit :[… ; . . [.
b. Le médicament n’est efficace s’il y a moins de 99 grammes dans un sachet.
Quelle est la proportion de sachets non efficaces dans cet échantillon ?
Exercice 7:
Un automobiliste a relevé ses temps de parcours en minutes sur son trajet
quotidien d’une longueur de 10km. Les résultats sont donnés dans ce tableau :
Classe [10 ; 15[ [15 ; 20[ [20 ; 25[ [25 ; 30[
Effectif 15 20 35 30
186
Exercice 8:
Un prélèvement, par le service des fraudes, de boîtes de fromage contenant en
principe g de fromage a donné les résultats suivants :
Poids 166 168 168,5 169 169,5 170 170,5 171 171,5 172
Effectif 1 6 12 21 36 48 34 18 14 10
1. Complète le tableau.
2. Représente graphiquement la série des effectifs par un nuage de points.
3. Calcule les effectifs cumulés croissants et décroissants.
4. Trace les polygones des effectifs cumulés croissants et décroissants.
5. Quel est le poids médian ?
Exercice 9:
Les résultats d'un test de durée de vie de 400 ampoules électriques sont donnés
dans le tableau ci-dessous.
Durée [300 ; 400[ [400 ; 500[ [500 ; 600[ [600 ; 700[ [700 ; 800[ [800 ; 900[ [900; 1000[
Nbre. ampoules 16 16 56 96 64 80 72
1. Précise la classe modale de cette série statistique.
2. Complète les lignes des fréquences et des fréquences cumulées croissantes
sur le tableau donné.
3. Construis le polygone des fréquences cumulées croissantes puis donne une
valeur approchée de la médiane, sur le graphique.
4. Recopie et complète :
40% des ampoules ont une durée de vie comprise entre 600 h et .......
5. Calcule la durée de vie moyenne de ces 400 ampoules électriques (en
indiquant la formule utilisée). La moyenne des 250 premières ampoules
électriques, parmi ces 400, était de 720 heures. Calcule la durée de vie
moyenne des 150 dernières restantes.
Exercice 10:
Les moyennes en mathématique des élèves 4°AS d’un collège sont résumées
dans le tableau suivant:
Notes [0 ; 5[ [5 ; 10[ [10 ; 12[ [12; 16[ [16 ; 20[
Effectifs 30 70 31 55 35
On suppose que les répartitions des notes sont "régulières" à l'intérieur de
chaque classe. Dans cet exercice, sauf indication contraire, les calculs seront
détaillés, et les résultats seront arrondis si besoin à 0,001 près.
187
1. a. Détermine les fréquences associées à chacune des classes du tableau.
Puis détermine les fréquences cumulées croissantes associées à chacune
des classes du tableau.
1. b. Quel pourcentage des élèves a une moyenne supérieure à 10?
2. Fais une figure représentant le polygone des fréquences cumulées
croissantes de la série.
3. Soit f 8 le pourcentage d'élèves ayant une moyenne inférieure à 8.
Détermine graphiquement un encadrement d'amplitude 1% de f8.
Soit n le nombre d'élèves que cela représente. Donne un encadrement
de n d'amplitude 3.
4. Détermine graphiquement la médiane m de la série (arrondie à 0,1 près).
Que signifie cette valeur?
5. Nous allons représenter cette série par un histogramme, dans lequel l'aire
de chaque rectangle sera proportionnelle à l'effectif associé.
Recopie et complète le tableau suivant, donnant les hauteurs (arrondies
éventuellement à 0,1 près) des rectangles de l'histogramme.
Notes [0 ; 5[ [5 ; 10[ [10 ; 12[ [12; 16[ [16 ; 20[
Effectifs 30 70 31 55 35
Aires 150 360 155
Largeurs 5 5 2
Hauteurs 30
Puis construis l'histogramme de la série.
6. Détermine la moyenne x de la série.
188
Chapitre 16 : Transformations dans le plan
I. Symétrie axiale : (Rappels et compléments)
Activité 1:
Soit A un point quelconque et ∆ une droite,
figure ci-contre.
1. Reproduis et construis B tel que ∆ est la
médiatrice de [𝐴𝐵].On dit que B est le
symétrique de A par rapport à ∆.
2. Place le point C sur la droite ∆. Quelle est
l’image de C par la symétrie de C.
Définition 1 et notation :
Soient ∆ une droite et A un point.
Si 𝐴 ∉ ∆, le symétrique du point 𝐴 par rapport à la
droite ∆ est le point A’ tel que ∆ soit la médiatrice de
[𝐴𝐴′ ]. On dit alors que A et A' sont symétriques par
rapport à ∆.
Si 𝐴 ∈ ∆: le symétrique du point A par rapport à ∆ est
le point A lui-même. On dit que A est invariant par la
symétrie d'axe ∆, notée 𝑆∆ .
On écrit : 𝑆∆ (𝐴) = 𝐴′ é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à ∆ 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒 𝑑𝑒 [𝐴𝐴′].
Remarque 1:
La symétrie par rapport à la droite ∆ est appelée symétrie axiale ou
orthogonale d'axe ∆.
Activité 2:
On donne un trapèze ABCD rectangle en A et une droite ∆ du plan.
1. Construis les images des points A, B, C et D par la symétrie axiale 𝑆∆ .
2. Complète :
A
S
... , ...
S
B' , AB
S
... (AB)
S
...; AD ...
S
189
Propriété 1:(Résumé)
Un point et son image forment un segment dont la médiatrice l’axe ∆ ;
L’image d’un segment est un segment parallèle et de même longueur ;
L’image d’une droite est une droite qui lui est parallèle ;
Une figure et son image sont superposables.
Exercice d’application 1:
Dans la figure ci-dessus, B' est le symétrique de B par rapport à la droite d.
1. a. Sur ce dessin, place le point I à l'intersection des droites d et (AB) et le
point J à l'intersection des droites d et (AB').
b. Trace les droite (BJ) et (IB').
2. a. Quelle est la droite symétrique de (AB)
par rapport à d ?
b. Quelle est la droite symétrique de (AJ) par
rapport à d ?
c. Pourquoi le symétrique de A par rapport
à d est le point d'intersection des droites
(BJ) et (IB') ?
Définition 2:
Une droite ∆ est un axe de symétrie d’une figure lorsque cette figure est sa
propre symétrique dans la symétrie d’axe ∆.
190
Exercice d’application 2:
Sans chercher à reproduire les figures ci-dessous, détermine s’il(s) existe(nt),
le(s )axe(s ) de symétrie de chaque figure.
2. Choisis un troisième point C pour que ABC soit un triangle rectangle isocèle
en A, construis l’image de ABC.
3. Place J le milieu de [𝐵𝐶], puis trace le cercle C2 circonscrit au triangle ABC.
4. Construis l’image de C2 par 𝑆𝑜 . Quelles propriétés de peux-tu dégager 𝑆𝑜 ?
Propriété 2:(Résumé)
Un point et son image sont alignes avec le centre de symétrie ;
L’image d’un segment est un segment parallèle et de même longueur.
L’image d’une droite est une droite qui lui est parallèle
Une figure et son image sont superposables.
191
Exercice d’application 3:
Trace un triangle ABC tel que AC = 8 cm ;\ABC = 50°et BC = 10 cm. Place le
point M du segment [BC] tel que CM = 3 cm. O est le milieu du segment [AM].
1. Construis les points G et H, les symétriques respectifs des points B et C par
rapport à O.
2. Démontre que les longueurs GH et BC sont égales.
3. Démontre que les droites (AB) et (MG) sont parallèles.
4. Démontre que les points A, G et H sont alignés.
Définition 4:
Un point O est centre de symétrie d’une figure lorsque cette figure est sa propre
symétrique par rapport à O.
Exercice d’application 4:
Complète ces deux figures de telle sorte que O soit le centre de symétrie
192
Le symétrique d’un segment [𝐴𝐵] par Le symétrique d’un segment [𝐴𝐵] par
une symétrie centrale est un segment une symétrie axiale est un segment
[𝐴′𝐵′] de même longueur. [𝐴′𝐵′] de même longueur.
Le symétrique d’une droite d par une Le symétrique d’une droite D par une
symétrie centrale est une droite d’ qui
symétrie axiale est une droite D’. Cette
est parallèle d.
droite pourrait être parallèle à D si
celle-ci l’est avec d.
Le symétrique d’un cercle C par une Le symétrique d’un cercle C par une
symétrie centrale est un cercle C’’ de symétrie axiale est un cercle C’’ de
même rayon. même rayon.
193
Le symétrique d’un polygone par une symétrie centrale ou axiale est un polygone
superposable. Un polygone et son symétrique ont donc la même aire.
Soit F une figure et F’’ son Soit F une figure et F’’ son symétrique
symétrique par une symétrie centrale par une symétrie axiale d’axe d. On dit
de centre O. On dit que O est le centre que d est axe de symétrie de F si et
de symétrie de F si et seulement si : seulement si : F = F’’.
F = F’’.
III. Translation :
III.1. Notion de Translation :
Activité 7:
1. Reproduis sur un quadrillage les deux figures ci-
contre
2. Trace en vert les flèches allant de :
A vers A’ ; B vers B; C vers C’; D vers D’ et E vers E’.
Que peut –on dire des vecteurs représentés par ces
flèches ?
3. Quelle est la nature de chacun des quadrilatères
ABB’A’ et ACC’A’ ?
4. Cite d’autres quadrilatères de même nature. On dit que ce
déplacement est une translation on la note 𝑡⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐴′ .
t t t
5. Complète : A ... , B ... , C ...
AA' AA' AA'
Définition 5:
On appelle translation de vecteur 𝑣 la
transformation du plan qui à tout point M associe le
point M’ tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ = 𝑣, on la note 𝑡𝑣⃗ : 𝑀 ⟼ 𝑀′ ;
où 𝑡𝑣⃗ (𝑀) = 𝑀
194
Exercice d’application 5:
1. Trace un parallélogramme ABCD et place Un point M en dehors des droites
(AB) et (DC).
⃗⃗⃗⃗⃗ .
2. Construis le point N image de M par la translation de vecteur 𝐴𝐵
En déduis que N est l’image de B dans la translation de vecteur 𝐴𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗
3. Quelle est la nature du quadrilatère DCNM ?
Remarque 3:
Toutes les propriétés sont basées sur celles du parallélogramme.
195
IV. Exemples d’utilisation des symétries et des translations :
Activité 9:
Soit ABC un triangle d’orthocentre H et BCDE un rectangle. L 1 est la droite
perpendiculaire à (BC) passant par A, L2 est la droite perpendiculaire à (AB)
passant par D et L3 est la droite perpendiculaire à (AC) passant par E.
1. Fais une figure
2. En utilisant une translation démontre que les droites L1, L2 et L3 sont
Concourantes.
Réponse :
On fait la figure. (voir ci-contre)
BCDE est un rectangle, donc CD ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐵𝐸
⃗⃗⃗⃗⃗ c’est -à- dire
que E est l’image de B par la translation 𝑡⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐶𝐷 .
D’autre part∶
- L1 est perpendiculaire à (𝐶𝐷) et (𝐵𝐶) est
perpendiculaire à (𝐵𝐶), alors L1 est parallèle à
(𝐶𝐷) donc ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 est un vecteur directeur de L1.
Par conséquent la droite L1 est sa propre image par la translation 𝑡𝐶𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
- L2 est perpendiculaire à (𝐴𝐵) et (𝐶𝐻) est perpendiculaire à (𝐴𝐵), alors L2
est parallèle à (𝐶𝐻) donc l’image de (𝐶𝐻) 𝑝𝑎𝑟 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐶𝐷 est parallèle à (𝐶𝐻) et
passe par D, image de C. Par conséquent la droite L2 est l’image de (𝐶𝐻) par
la translation 𝑡𝐶𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ .
- On démontre que la droite L3 est l’image de (𝐵𝐻) par la translation 𝑡⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐶𝐷 .
Les trois droites (𝐴𝐻), (𝐵𝐻) et (𝐶𝐻) 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 ℎ𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 du triangle ABC. Elles
ont un point commun H, l’orthocentre du triangle ABC.
Leurs images L1, L2 et L3 sont donc concourantes en un point K.
Remarque 4: Point méthode
Pour démontrer que trois droites sont concourantes, on peut procéder comme
suit :
Soit on démontre que le point commun à deux d’entre elles appartient aussi
à la troisième.
Soit on démontre que ces trois droites sont les images de trois droites
concourantes, par une symétrie centrale une symétrie axiale ou par une
translation.
Activité 10:
On donne la figure ci-contre constituée par un cercle
C de centre O et deux droites D et 𝐿 non sécantes à C
Construis un point M de C et N de D tels que 𝐿 soit
une médiatrice de [𝑀𝑁].
196
Réponse : Programme de construction
On réalisera une reproduction exacte de cette figure, puis on la complète de
manière à obtenir une figure symétrique par rapport à 𝐿.
On construit la droite D’ image de D par 𝑆𝐿 . On marque M l’un des points
d’intersection de D’ avec C, puis on construit N l’image de M par 𝑆𝐿 .
Exercice d’application 6:
On donne la figure ci-contre constitue de deux droites
parallèles D et D’ et d’un point A. (entre les deux
droites) (Insérer ci-contre la figure CIAM 3° page 86 Enoncé 1)
Construis un cercle tangent aux deux droites D et D’.
En utilisant une translation, construis un cercle
passant par A et tangent à ces droites.
IV. Homothéties :
IV.1. Notion d’homothétie :
Activité 11:
Partie 1 :
Place le point B sur une droite D dans les cas suivants :
1
Ω𝐵 = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗
1. ⃗⃗⃗⃗⃗ Ω𝐴
2. ⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐵 = −2Ω𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ .
⃗⃗⃗⃗⃗ = 3Ω𝐴
3. Ω𝐵
Que peux-tu dire des points A, B et 𝛺 ?
Partie 2 :
On considère les deux affirmations suivantes :
1. Il existe un réel 𝑘 < 0; ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ . 2. Il existe un réel 𝑘 ′ > 0; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺𝐵 = 𝐾𝛺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝛺𝐴 = 𝑘′𝛺𝐵
Configuration 1 Configuration 2 Configuration 3 Configuration 4
a. Pour chacune de ces configurations, dis si elle vérifie une, deux ou aucune
des affirmations ci-dessus.
b. Pour la figure 2 ci-contre, sur quel demi-droite, il faut
placer A pour que la configuration obtenue
vérifie l’affirmation 1?
197
Remarque 5:
Le mot homothétie est composée de deux parties d’origine grec ; homo qui veut
dire semblable et de thésis qui veut dire position.
Définition 6:
Soient 𝛺 un point du plan et k un nombre réel non
nul. .
L’homothétie de centre 𝛺 et de rapport k est la
transformation du plan notée ℎ(𝛺,𝑘) définie par :
ℎ(𝛺,𝑘) (𝑀) = 𝑀′ ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝛺𝑀′ = 𝐾𝛺𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . (Insérer une figure)
Remarque 6:
Le point M’, image de M par l’homothétie ℎ(𝛺,𝑘) est appelé l’homothétique de M
par ℎ(𝛺,𝑘) (plus généralement l’image ℱ′ par homothétie h d’une figure ℱ est
appelée figure homothétique de ℱ par h).
Conséquence :
Un point A et son image A’ par une homothétie sont alignes avec le centre 𝛺
de l’homothetie.
Si M, N et P sont trois points alignes, distincts deux a deux, il existe une
homothetie, et une seule, de centre M et qui transforme N en P.
Exemple 1:
1
- L’homothétie de centre 𝛺 et de rapport 2
associe à tout point M, le milieu M’ du
segment de [𝛺, 𝑀] ceci résulte de la
caractérisation vectorielle du milieu d’un
segment (voir figure 4)
198
Exercice d’application 7: Quelques exemples issus du triangle
Soit ABC un triangle. A’ , B’ et C’ les milieu respectifs des segments
[𝐵𝐶] , [𝐶𝐴] 𝑒𝑡 [𝐴𝐵]. Notons G le centre de gravite du triangle.
1. On considère l’homothétie ℎ(G,−2).
Montre que l’homothétie ℎ(𝐺,−2) de centre G et de rapport -2, associe aux
points A’, B’ et C’ les points A, B et C dans cet ordre.
2. Quelle est l’homothétie qui fait correspondre –pour raisons analogues- les
sommets A, B et C aux milieux A’, B’ et C’.
Remarque 7:
Une homothétie est déterminée par deux éléments :
1. Un point fixe appelé son centre ;
2. Un nombre réel non nul appelé le rapport de l’homothétie.
Le seul point invariant par une homothétie est son centre.
Propriété 4:
Une homothétie est une transformation du plan qui permet de réduire ou
d’agrandir une figure.
Exemple 2:
Sur la figure ci-contre, le triangle A’B’C’
est un agrandissement du triangle ABC
On considère l’homothétie ℎ(𝑂,2) . On a :
ℎ(𝑂,2) (𝐴) = 𝐴’ car ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴′ = 2𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2𝑂𝐵
ℎ(𝑂,2) (𝐵) = 𝐵’ car 𝑂𝐵′ ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2𝑂𝐶
ℎ(𝑂,2) (𝐶) = 𝐶’ car 𝑂𝐶′ ⃗⃗⃗⃗⃗
ℎ(𝑂,2) (𝑂) = 𝑂 car O est le centre de l’homothétie.
199
Exercice d’application 8:
On considère la figure ci-contre.
Soit l’homothétie ℎ(𝐴,−1) de centre
2
1
A et 𝑑𝑒 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 − 2.
Sachant que ℎ(𝐴,−1) (𝐵) = 𝐵 ′ .
2
1. Détermine l’image de A et de C
par ℎ(𝐴,−1)
2
2. Quelle est l’image du triangle ABC ? Quel est l’effet de l’homothétie sur ce
triangle.
3. Détermine l’image de A et de C par ℎ(𝐴,−1)
2
4. Quelle est l’image du triangle ABC ? Quel est l’effet de l’homothétie sur ce
triangle.
Activité 13:
Sur la figure ci- contre, on considère l’homothétie h
1
de centre O et de rapport 2.
1. Quelles sont les images par h des points E, F, G et H ?
2. En se basant sur les données de la figure, complète :
o ℎ(𝐼,1) [𝐸, 𝐹] = [𝐸′, 𝐹′] 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 (𝐸𝐹), , , , (𝐸′𝐹′)
2
o ℎ(𝐼 ,1) (𝑂) = 𝑂′ 𝑜ù 𝑂 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 [𝐸𝐹] 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑂′ … [𝐸′𝐹′]
2
o ℎ(𝐼 ,1) (𝐻) = 𝐻 ′ ℎ(𝐼 ,1) (𝐹) = 𝐹 ′ et ℎ(𝐼 ,1) (𝐽) = 𝐽′ alors ;
2 2 2
o Si H, F et J sont alignes, alors H’, F’ et J’ sont ……
o Si (𝐻𝐹) ⊥ (𝐻𝐽) donc (𝐻𝐹) … … (𝐻𝐽)
Propriété 5:
Soit ℎ(𝛺,𝑘) (𝑀) une homothétie avec ℎ(𝛺,𝑘) (𝑀) = 𝑀′, alors les points
𝛺 ; 𝑀 𝑒𝑡 𝑀′ sont alignes et ℎ(𝛺) = 𝛺 .
L’image d’un segment par une homothétie est un segment qui lui est
parallèle.
L’image d’une droite par une homothétie est une droite qui lui est parallèle.
L’homothétie conserve l’alignement, les milieux et la mesure des angles.
200
Activité 14:
Soit h une homothétie de rapport k ;
1. Reproduis la figure et complète les
phrases suivantes :
a. Une homothétie multiplie les
longueurs par . ..
b. L’image par l’homothétie d’un carré
de côte a est un carré 𝔄′de côté … ;
c. L’aire du carré 𝔄′ est donc … × 𝔄 , où 𝔄 désigne l’aire du carré de côte a
2. En s’appuyant sur le point a. de cette activité, que peux-tu dire de l’effet de
l’homothétie sur un solide de volume v.
Propriété 6:
Une homothétie de rapport k multiplie les longueurs par |𝑘| , l’aire par 𝑘 2 et le
volume d’un solide par |𝑘 3 |.
201
Exercices divers
Exercice 1:
1. Place trois points A, D et C non alignés et construis le point B tel que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐵 =𝐷𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐶 .
La parallèle à (AC) passant par B coupe (AD) en E et (DC) en F.
Démontre que 𝐴𝐶⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐸𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐵𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗ et que 𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
En déduis que B est le milieu de [EF].
2. On note O le point d'intersection des diagonales du parallélogramme ABCD
et O' son symétrique par rapport à B.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂𝐹
Démontre que 𝐸𝑂′ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 2:
1. Reproduis ce dessin en vraie grandeur sachant que
OA = 3 cm et que les points A, O et C, d'une part, et les
points B, O et D, d'autre part, sont alignés.
2. Démontre que ABCD est un rectangle.
3. Place, sur le dessin, le point E image du point O par
la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 .
̂
4. Place le point F tel que 𝐶𝑂𝐹 =60° dans le sens de la
flèche.
5. Montre que les points A, B, C, D, E, F sont sur un
même cercle que l'on précisera.
6. Écris un vecteur égal au vecteur 𝐶𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷.
202
Exercice 4:
ABCD est un rectangle de centre O.
I, J, K et L sont les milieux respectifs des
segments [AB], [BC], [CD] et [DA].
AIOL, LOKD, IBJO, OJCK sont alors des
rectangles et O le milieu des segments [LJ]
et [IK].
1. a. Quel est le transformé du triangle AIL
par la symétrie d'axe (IK)?
b. Quel est le transformé du triangle AIL par la symétrie de centre O ?
2. a. Établis les égalités vectorielles : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐿 = ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝑂 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐿𝑂 = ⃗⃗⃗⃗ 𝐼𝐽 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐽. En déduis : ⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝑂.
b. Établis les égalités vectorielles : ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐿 = 𝐿𝐷 𝐿𝑂 = DK. En déduis : ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝑂 = 𝐿𝐾
c. Quel est le transformé du triangle AIL dans la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗ 𝐼𝐽 ?
Exercice 5:
Trace un triangle équilatéral ABC de 4 cm de côté et fais les trois constructions
demandées à partir de ce triangle, sans les justifier.
1. Construis l'image du triangle ABC dans la symétrie de centre C et hachure
au crayon de papier l'intérieur de cette image.
2. Construis l'image du triangle ABC dans la symétrie orthogonale par rapport
à la droite (BC) ; hachure- la en rouge.
3. Construis l'image du triangle ABC dans la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 ,
Hachure- la en bleu ou noir.
203
Exercice 7:
Sur la figure ci-contre, on a : AB = AC = BC = CD =
AD et CD = DE
Soit O le milieu du segment [AC]. (Ne pas refaire
la figure.)
Complète les phrases suivantes après les avoir
recopiées.
1. a. Le point D est l'image du point B par la
symétrie ......
b. Par la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐸 , le point B a pour
image ......
2. .....+ OD = AD .
Exercice 8:
La figure ci-contre est constituée de 6 losanges
superposables.
Recopie et complète, sans démonstration, chacune
des phrases suivantes.
1. Par la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑂, l'image du
losange ALOB est le losange ...
2. Par la symétrie orthogonale d'axe (HB),
l'image du losange ALOB est le losange ...
3. Par la rotation de centre O et d'angle 120° dans le sens des aiguilles d'une
montre, l'image du losange ALOB est le losange ...
Exercice 9
On a reproduit plusieurs fois une figure à
l'intérieur du carré HGKE dont [EG] est une
diagonale.
Complète les phrases suivantes en utilisant les
numéros des figures et les points déjà nommés :
La figure ... est l'image de la figure 1 par la
symétrie de centre ...
La figure ... est l'image de la figure 1 par la
translation de vecteur ...
La figure 2 est l'image de la figure 1 par la ...
204
Exercice 10:
On a représenté sur un quadrillage cinq triangles rectangle de mêmes
dimensions.
Sans justification, répondre aux questions
suivantes :
1. Quelle est l'image du triangle FGH par la
symétrie d'axe d1 ?
2. Quelle est la transformation par laquelle on passe du triangle ABC au
triangle EDC ?
3. Quelle est la transformation par laquelle on passe du triangle GKL au
triangle HGF ?
Exercice 11:
Chacun des triangles 2, 3, 4 et 5 est obtenu à
partir du triangle 1 à l'aide d'une symétrie
axiale, d'une symétrie centrale ou d'une
translation.
Recopie les quatre phrases suivantes et
complète :
1. L’image du triangle 1 par la symétrie
axiale d'axe ... est le triangle ...
2. L’image du triangle 1 par la symétrie
centrale de centre ... est le triangle ...
3. L’image du triangle 1 par la translation de vecteur ... est le triangle ...
Exercice 12:
La figure F1 est tracée ci-dessous.
1. Trace l'image F2 de F1 par la symétrie de centre B ; précise l'image de A par
cette symétrie.
2. Trace l'image F3 de F2 par la symétrie de centre C.
3. Par quelle transformation passe-t-on de F1 à F3 ? En utilisant des points du
dessin, précise cette transformation.
205
Exercice 13:
Sur le schéma ci-après, le plan est pavé par des triangles équilatéraux.
1. Parmi les figures 1, 2, 3, deux figures sont symétriques par rapport à une
droite (D).Lesquelles ? Trace la droite (D).
2. Construis la figure 4, image de la figure 3 par la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 .
Exercice 14:
La figure ci-contre est constituée de dix hexagones
réguliers numérotés de 1 à 10.L’hexagone 5 est
noté ABCDEF. Le point I est le milieu du segment
[AB].
Sans justification, réponds aux questions suivantes:
1. Quelle est l'image de l'hexagone 2 par la
symétrie de centre 1?
2. Quelle est l'image de l'hexagone 4 par là symétrie la droite (AB) ?
3. Quelle est l'image de l'hexagone 3 par la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐸 ?
Exercice 15:
La figure ci-contre est un assemblage de huit
rectangles de mêmes dimensions que ABGF.
Par observation de la figure, répondre aux
questions suivantes.
(Il n’est demandé aucune justification et il
n‘est pas demandé de reproduire la figure.)
Quelle est l'image du triangle AFG par :
1. La symétrie orthogonale d'axe (CM) ?
2. La symétrie de centre H ?
3. La translation de vecteur LN ?
206
Exercice 16:
Un dessous-de-plat a la forme d'un rectangle, il est
recouvert d'un carrelage comme le montre la figure
ci- contre.
1. a. Hachure l'image du motif 1dans la symétrie
d'axe (OG). On l’appelle : motif 2
b. Hachure l'image du motif 1 dans la
translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐹 . On l’appelle: motif3
c. Hachure l'image du motif dans la symétrie centrale de
centre C. On l’appelle: motif 4
2. Par quelle translation le motif 1a-t-il pour image le motif 5?
Exercice 17:
La figure ci-dessous est formée de triangles
rectangles superposables. Recopie et complète
les phrases suivantes en complétant chacune
d'elles par l'une des expressions :
· translation ;
· symétrie centrale ;
· symétrie orthogonale.
Phrase 1 : Le triangle 2 est le transformé du triangle 1 par une ...
Phrase 2 : Le triangle 3 est le transformé du triangle 1 par une ...
Phrase 3 : Le triangle 4 est le transformé du triangle 1 par une ...
Exercice 18:
La figure ombrée ci- contre a pour lignes
frontières :
· Le segment [BC] ;
· Le quart de cercle de centre I et de rayon IO ;
· Le quart de cercle de centre J et de rayon JO.
Représente, sans explications, mais en les
numérotant, et en les hachurant, les images de
cette figure dans les transformations suivantes :
1. La symétrie de centre O.
2. La symétrie orthogonale d'axe (AB).
3. La translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐴.
207
Exercice 19:
ABC est un triangle rectangle en B. on désigne par I le milieu de [𝐵𝐶], par J le
milieu de[𝐴𝐵] et H le projeté orthogonal de B sur (𝐴𝐶).
1. Démontre que (𝐼𝐽) est la médiatrice de[𝐵𝐻] :
2. En utilisant une symétrie orthogonal, démontre que (𝐻𝐼) et (𝐻𝐽) sont
perpendiculaires
Exercice 20:
On donne un rectangle ABCD inscrit dans un cercle C de centre O et deux droites
L1 et L2 perpendiculaires en O. L1 coupe (𝐴𝐵) en M et (𝐶𝐷) en P et L2 coupe C en
M et P. Quelle est la nature du quadrilatère MNPQ ?
Exercice 21:
ABCD est un parallélogramme. La droite parallèle à (𝐵𝐷) passant par C coupe
(𝐴𝐵)en I et (𝐴𝐷) en J.
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐵𝐼
1. Démontre que : 𝐷𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐷𝐽
⃗⃗⃗⃗ et 𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗ .
2. En utilisant une translation démontre que les triangles BIC et DCJ sont
superposables.
Exercice 22:
On donne deux droites D1 et D2 sécantes en O et deux points A et B
n’appartenant pas ni à D1, ni à D2.
Construis deux points C et D appartenant respectivement à D1 et D2 tels que
ADBC est un parallélogramme.
Indication : On pourra utiliser la symétrie centrale de centre I milieu de [𝑨𝑩].
Exercice 23:
On donne deux droites d1 et d2 et deux points A et B. Construis ABCD un
parallélogramme tel que C et D appartiennent respectivement à d1 et d2.
Exercice 24:
Réponds par Vrai-Faux
1. Une symétrie centrale est une Homothétie.
2. La droite D de la figure ci-contre est
régulièrement graduée.
a. 𝐷 = ℎ(𝐴 ; 3) (𝐵), c. 𝐴 = ℎ(𝐵 ;−3) (𝐶),
208
b. 𝐵 = ℎ(𝐴 ;−2) (𝐷) , d. 𝐴 = ℎ(𝐷 ;6) (𝐶).
3. Une homothétie ayant deux points invariants distincts est l´application
identique.
4. L´homothétie de centre O qui transforme A en A´
transforme B en B´.(figure ci-contre).
5. Une homothétie de rapport −√2 double les
aires.
6. Une homothétie de rapport – 𝑘 multiplie les distances par k.
7. Les deux figures ci-dessous sont homothétiques.
Exercice 25:
Réponds par Vrai-Faux
1. Les deux figures ci-dessous sont homothétiques.
Exercice 26:
1. Dans chacun des cas suivants, détermine le rapport de l’homothétie de centre
A qui transforme B en C :
⃗⃗⃗⃗⃗ = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
a. −𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 4𝐶𝐴
𝐴𝐶 ; c. −3𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗
5
⃗⃗⃗⃗⃗ = 6𝐴𝐶
b. 4𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗ = 2𝐴𝐵
d. −𝐶𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗
209
2. Même question que précédemment avec :
a. ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗0
𝐴𝐵 + 2𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = −3𝐴𝐵
b. 𝐵𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗
c. 2𝐵𝐴⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝐶𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗0;
⃗⃗⃗⃗⃗ − 2𝐶𝐵
d. 3𝐶𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗0.
Exercice 27:
Montre que la transformation du plan dans lui-même qui à M associe le point
1
M' tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀´ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴𝑀 (𝐴 étant un point fixé)est une homothétie de centre A.
3
Quel est son rapport?
Exercice 28:
Deux points A et B étant fixés. A tout point M, on associe le point M’ défini par la
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 3𝑀𝐴
relation vectorielle :𝑀𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 3 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 . Montre que L’application :
𝑀 ⟶ 𝑀′ est une homothétie de centre I, milieu de [A, B], dont on calculera le
rapport.
Exercice 29:
Les applications 𝑀 ⟶ 𝑀′ définies par chacune des relations ci-dessous sont-
elles des homothéties?
a. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ = 2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 2𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =
b. 𝑀𝑀′ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 1 𝑀𝐵
𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
4 4
1
c. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑀𝐵
(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
2
Exercice 30:
On considère les points A, B et C tels que AB =21 mm, BC = 34 mm, CA=55mm, et
les points A', B', C'' tels que A'B' = 34 mm, B'C' = 55 mm, C'A' = 79 mm. Peut-il
exister une homothétie h telle que h{A) = A', h(B') = B’ et h(C)= C''.
Exercice 31:
Soit une droite D et un point 𝛺 n’appartenant pas à D. Construis les images de D
5 3
par les homothéties de centre 𝛺 et de rapports 3 et 4.
Montre que les droites obtenues sont parallèles.
210
Exercice 32:
Construis l’image de la droite D de la figure ci-
contre par l’homothétie de centre 𝛺 qui
transforme A en A’.
Exercice 33:
Même exercice qu’au n° 34 avec la figure
ci-contre.
Exercice 34 :
Dans la figure ci-contre, ABCD et AB’C’D’ sont
deux parallélogrammes et soit h l´homothétie de
centre A qui transforme B en B’.
1. Quelle est l’image par h du point Cl du point D?
des droites (AC) et (BD)?
2. Quelle est l’image par h du centre du parallélogramme ABCD ?
Exercice 35:
Soit un cercle de diamètre [A, B], avec AB = 9 cm. Construis son image dans
2
l´homothétie de centre A et de rapport 3.
Exercice 36 :
Montre que les triangles rectangles isocèles ABC
et A’B’O (figure ci- contre) sont homothétiques.
Précise centre de l’homothétie.
211
Chapitre 17 : Probabilités
I. Expérience aléatoire ou Variable aléatoire :
Activité 1: Questions de hasard
Si on lance une pièce de notre monnaie (l’ouguiya), qu’est-ce qui est le plus facile
à obtenir : Ar ou Fr ? pourquoi ?(Ar la face portant la valeur de la pièce en arabe, Fr
la face portant la valeur de la pièce en français)
Mohamed a lancé une pièce de monnaie et a obtenu 5 fois de suite Ar.
Voulez-vous la lancer : pouvez-vous prévoir si ce sera Ar ou Fr ? Pourquoi ?
En lançant un dé à 6 faces numérotées de1 à 6, qu’est-ce qui est le plus facile
à obtenir : un 2 ou un6 ?pourquoi ?
Fatou et son frère Moussa jouent aux dés, chacun avec son dé. Mais Moussa
est un peu tricheur, et a échangé son dé avec un autre qui n’a que 6 sur
toutes ses faces. Quand Fatou lance son dé, peut- on prévoir quel numéro
sortira ? Et quand Moussa lance le sien ? Pourquoi ?
On a fabriqué un dé spécial pour faire des paris. Il a trois faces avec un 1,
deux faces avec un x et une face avec un 2. Si on le lance qu’est-ce qui sera le
plus facile à obtenir ? Et qu’est-ce qui sera le moins facile ? Pourquoi ?
Définition 1:
Une expérience est aléatoire lorsqu’elle comporte plusieurs issues possibles et
que l’on ne peut pas prévoir avec certitude quel est le résultat qui va se
produire.
Exemple 1:
On lance un dé non truqué (équilibré) et on note le
résultat obtenu.
Les résultats (les issues possibles) sont :1, 2, 3, 4, 5 𝑜𝑢 6.
On tire une boule dans une urne (un contenant…)
contenant 3 boules rouge, 2 boules bleues et 5 boules
vertes et on note la couleur de la boule tirée. Les issues (résultats) possibles
sont : vert, bleu ou rouge.
II. Notion de probabilité :
Activité 2:
On reprend l’exemple d’un dé fabriqué spécial pour faire des paris. Il a une face
avec un 1, deux faces avec un 2, trois faces avec un 3. Si on le lance :
Il y a … chance(s ) sur 6 d’obtenir un 1, et on écris p1= .
Il y a … chance(s ) sur d’obtenir un 2, et on écris p2= .
Il y a … chance(s ) sur 6 d’obtenir un 3, et on écris p3= .
212
Définition 2:
A chaque issue d’une expérience est aléatoire correspond un nombre p compris
entre 0 et 1(0≤ 𝑝 ≤ 1) qui mesure (exprime) la chance de réalisation de cette
issue. Ce nombre est appelé : la probabilité de cette issue.
Exemple 2:
Il y a une chance sur 6 d’obtenir 1, une chance sur 6 d’obtenir 2, etc.……..
1
On a donc : 𝑝(1) = 𝑝(2) = 𝑝(3) = 𝑝(4) = 𝑝(5) = 𝑝(6) =
6
Il y a 3 chances sur 10 d’obtenir une boule rouge et 5 chances sur 10 d’obtenir
une boule verte et 2 chances sur 10 d’obtenir une boule bleue.
Soit p(rouge) la probabilité d’obtenir une boule rouge, p(vert) la probabilité
d’obtenir un boule verte et p(bleu) obtenir une boule bleue.
3 5 1 2 1
On a donc : p(rouge) = ; p(vert) = = p(bleu)= = .
10 10 2 10 5
Propriété 1:
La somme de toutes les probabilités des issues d’une expérience aléatoire
est égale 1.
Exemple 3:
On reprend les résultats obtenus dans l’exemple précédent :
1 1 1 1 1 1 6
𝑃(1) + 𝑝(2) + 𝑝(3) + 𝑝(4) + 𝑝(5) + 𝑝(6) = + + + + + = =1
6 6 6 6 6 6 6
3 2 5 10
𝑝(𝑟𝑜𝑢𝑔𝑒) + 𝑝(𝑣𝑒𝑟𝑡) + 𝑝(𝑏𝑙𝑒𝑢) = + + = =1.
10 10 10 10
Exercice d’application 1:
Un sondage auprès de150 personnes a donné les résultats suivants
- A la question « consommez-vous régulièrement du thé »,50 personnes
répondent oui.
- A la question « Etes-vous fumeur ? »,80 personnes répondent oui.
- A la question « Etes-vous fumeur consommant régulièrement du thé ? »,35
personnes répondent oui.
Représente ces données par un diagramme.
Combien de personnes sont des fumeurs ne consommant pas régulièrement du
thé ?
Combien de personnes consomment régulièrement du thé et ne sont pas
fumeurs?
Combien de personnes ne sont pas fumeurs et ne consomment pas
régulièrement du thé ?
Combien de personnes sont fumeurs ou consomment régulièrement du thé ?
III.2. Arbre pondéré :
Activité 4:
Chaque expérience aléatoire peut être représentée par un arbre pondéré.
Représente les deux expériences évoquées dans l’exemple 2 en complétant les
deux arbres pondérés suivants :
Lancée d’un dé : Tirage d’une boule :
Si on lance un dé, il y a une chance Si on tire une boule, il y a 2chances
sur 6 chances sur 10 pour qu’elle soit bleue
214
2
10
bleu
...
vert
...
rouge
...
...
III.3. Tableau :
Activité 5:
Le nombre total des élèves d’un collège est de 250 élèves.40% des élèves sont
des filles et 70% des filles ont plus 13 ans. Au total il y a 180 élèves de plus 13
ans. Complète le tableau ci-dessous puis répondre aux posées
Pus de 13 ans Moins de 13 ans Total
Garçon
Fille
Total
On sélectionne un élève au hasard du collège.
Quelle est la probabilité pour que ce soit un garçon ?
Quelle est la probabilité pour que ce soit une fille de moins de 13 ans ?
Quelle est la probabilité pour que ce soit un élève de plus de 13 ans ?
Quelle est la probabilité pour que ce soit un garçon ayant plus de 13 ans ?
IV. Evénement et probabilité d’un événement :
IV.1. Notion d’événement :
Activité 6:
On lance un dé parfaitement équilibré dont les faces sont numérotées de 1 à 6
et note le chiffre de la face supérieure. Quelles sont les possibilités d’obtenir :
a. Quelles sont les possibilités d’obtenir un nombre pair?
b. Quelles sont les possibilités d’obtenir un nombre impair?
c. Quelles sont les possibilités d’obtenir un nombre multiple de 3?
d. Quelles sont les possibilités d’obtenir un nombre multiple de 5?
Remarque 2:
Les réponses à ces questions produisent un ou plusieurs issues qu’on appelle
événements
Définition 3:
On note 𝛺 l’ensemble des issues d’une expérience aléatoire.
Un événement est une partie de 𝛺 (Un événement est constitué d’une ou
plusieurs issues d’une expérience aléatoire).
Un événement est impossible s’il ne peut pas se produire.
Un événement est certain s’il se produit forcement.
Un événement constitué d’une seule issue est appelé événement élémentaire.
215
Remarque 3:
Un événement est réalisé, lorsque l’une des issues qui le composent est réalisée.
Activité 7:
On reprend les données de l’activité précédente. On note, par les lettres A, B, C et
D, les événements suivants :
A : « obtenir un nombre pair » ; C : « obtenir un nombre multiple de 3 » ;
B : « obtenir un nombre impair » et D : « obtenir un nombre multiple de 5 »
a. Quelle est la probabilité de l’événement A? Vérifie quelle est égale à la
somme des probabilités des issues qui réalisent cet événement.
b. Mêmes questions pour les événements B, C et D.
Propriété 2:
La probabilité d’un événement est égale à la somme des probabilités des
issues qui réalisent cet événement.
La probabilité d’un événement impossible est égale à 0.
La probabilité d’un événement certain est égale à 1.
Exemple 4:
On appelle E l’événement obtenir « au moins 4 », F l’événement obtenir « le
chiffre 8 » et G obtenir « un nombre entier ».
1 1 1 1
𝑃(𝐸) = 𝑝(4) + 𝑝(5) + 𝑝(6) = = = =
6 6 6 2
𝑃(𝐹) = 0(il est impossible d’obtenir 8).
𝑃(𝐺) = 1 (on est certain d’obtenir un nombre entier).
On appelle A l’événement « Obtenir une boule bleue ou verte »
B l’événement « Obtenir une boule, verte ou rouge » et C l’événement
« obtenir une boule jaune ».
2 5 7
𝑃(𝐴) = 𝑝(𝑏𝑙𝑒𝑢) + 𝑝(𝑣𝑒𝑟𝑡) = + =
10 10 10
𝑝(𝐵) = 1 (B est un événement certain, car dans cette urne on n’a que des
boules rouges, vertes ou bleues).
𝑝(𝐶) = 0 (C est un événement impossible car l’urne ne contient pas de boule
jaune).
IV.2. Evénements incompatibles, événement contraire :
Activité 8:
On reprend les données de l’activité précédente (activité 7).
a. Les événements A et D peuvent se réaliser simultanément(en même temps)?
b. Même question pour C et D.
c. Complète la phrase suivante :
Les événements A et B … se réaliser simultanément. De plus si l’un ne se
réalise pas, alors l’autre se …. Obligatoirement.
216
Définition 4:
Deux événements sont incompatibles s’ils ne peuvent pas se réaliser en même
temps (simultanément).
L’événement contraire d’un événement A est celui qui ne se réalise pas
lorsque est réalisé. On le note non 𝐴 ou 𝐴̅.
Exemple 5:
Si on note A l’événement « Obtenir un nombre pair » et « on obtient 3 ou 5 »
sont incompatibles.
Soit B l’événement « on obtient au moins 2 » L’événement contraire de B est 𝐵̅ :
« obtenir 1 ». L’événement contraire de A est non A=𝐴̅ « Obtenir un nombre
impair ».
Propriété 3:
Lorsque deux événements sont incompatibles, la probabilité que l’un ou
l’autre se réalise est égale à la somme de leurs probabilités.
La somme des probabilités d’un événement et son contraire est égalé à 1 :
𝑝(𝐴) + 𝑝(𝐴) = 1
Exemple 6:
Si on note C l’événement « on obtient 5 ou 6 » et D « on obtient au moins 2 »
1 1 2 1
𝑃(𝐶) = 𝑝((5) + 𝑝(6) = + = = (les événements obtenir 5 et obtenir
6 6 6 3
6 sont incompatibles).
L’événement contraire de D est obtenir 1.
1 5
𝑝(𝐷) = 𝑝(1) = 6, donc 𝑝(𝐵) = 1 − 𝑝(1) = 1 – 6.
217
L’événement « On tire un roi de couleur noir et un valet de couleur
rouge » exprime-t- il que fait que l’un ou l’autre des deux événements C et D
se réalise ? Si la réponse est oui, on dit que la réunion des deux événements C
et D est l’événement : On tire un roi de couleur noir et un valet de couleur
rouge ». On le note 𝐶 ∪ 𝐷 et on lit « C union D ».
Définition 5:
L’événement A et B noté 𝐴 ∩ 𝐵 est réalisé lorsque les deux événements A et B
sont réalisés simultanément (en même temps).
L’événement A ou B , 𝐴 ∪ 𝐵 est réalisé lorsque l’un au des deux événements
est réalisé.
Ces définitions sont illustrées par les deux dessins ci-dessous
218
Exercices divers
Exercice 1:
On considère l’expérience aléatoire suivante :
On lance un dé à six faces et on regarde le nombre de points inscrits sur la face
du dessus.
On considère les événements suivants :
A : « On obtient un nombre impair »
B : « On obtient un multiple de 3 »
Calcule la probabilité de l’évènement A∪ B.
Exercice 2:
On a mélangé dans un sac 70 chocolats noirs et 45 chocolats blancs.
Quelle est la probabilité de l’événement N « tirer un chocolat noir » ?
Exercice 3:
On lance un dé sur lequel les numéros des faces ont été remplacés par les
chiffres 1 ; 2 ; 2 ; 3 ; 3 ; 3.
1. Construis un arbre des possibilités et détermine la probabilité de sortir un
nombre pair.
2. Quelle est la probabilité de sortir un nombre impair ?
Exercice 4:
On lance deux fois la même pièce équilibrée.
1. Construis un arbre des possibilités.
2. Quelle est la probabilité d’obtenir deux fois « pile » ?
3. Quelle est la probabilité d’obtenir deux tirages différents ?
Exercice 5:
Une urne ne contient que des boules jaunes, des boules bleues et des boules
rouges. On sait que :
La probabilité de tirer une boule jaune est p(J) = 0,2.
La probabilité de tirer une boule bleue est p(B) = 0,5.
Quelle est la probabilité p(R) de tirer une boule rouge ?
Exercice 6:
Un jeu de 32 cartes à jouer est constitué de quatre « familles » : trèfle et pique,
de couleur noire ; carreau et cœur, de couleur rouge. Dans chaque famille, on
trouve trois « figures » : valet, dame, roi. On tire une carte au hasard dans ce jeu
de 32 cartes.
219
Quelle est la probabilité des événements suivants :
1. « La carte tirée est une dame. »
2. « La carte tirée est une figure rouge. »
3. « La carte tirée n’est pas une figure rouge. »
Exercice 7:
Détermine la probabilité de tirer un as ou un cœur dans un jeu de 32 cartes.
Exercice 8:
Un sachet contient 2 bonbons à la menthe, 3 à l’orange et 5 au citron. On tire,
au hasard, un bonbon du sachet et on définit les événements suivants :
A : « le bonbon est à la menthe » ;
B : « le bonbon est à l’orange » ;
C : « le bonbon est au citron ».
1. Détermine les probabilités p(A) puis p(B) et p(C).
2. Représente l’expérience par un arbre pondéré.
(on fait figurer sur chaque branche la probabilité associée)
Exercice 9:
Les quatre couleurs d’un jeu de cartes sont :Cœur ; Carreau ; Trèfle ; Pique
Le joueur A pioche dans un jeu de 32 cartes (chaque couleur comporte les
cartes : 7, 8, 9, 10, Valet, Dame, Roi et As).
Le joueur B pioche dans un jeu de 52 cartes (chaque couleur comporte les
cartes : 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, Valet, Dame, Roi et As)
Chaque joueur tire une carte au hasard.
1. Calcule la probabilité qu’a chaque joueur de tirer le 5 de Carreau.
2. Chaque joueur a-t-il la même probabilité de tirer un cœur? Justifie.
3. Qui a la plus grande probabilité de tirer une dame? Justifie.
Exercice 10:
Un sac opaque contient les boules représentées ci-dessous ; un nombre de points
est indiqué sur chacune d’elles.
On tire au hasard une boule et on lit le nombre de points.
1. Dessine l’arbre des possibles par les probabilités données sous forme
fractionnaire et décimale.
2. Calcule la probabilité de l’événement A : « obtenir au moins 2 points ».
220
Exercice 11:
On lance 500 fois un dé. Le nombre d’apparitions de chaque face est noté :
Numéro de la face 1 2 3 4 5 6
Nombre d’apparitions 75 80 90 85 78 92
1. En utilisant le tableau, dire quelle était la probabilité d’obtenir 4 ?
2. En utilisant le tableau, dire quelle était la probabilité d’obtenir un nombre
pair ?
3. En utilisant le tableau, dire quelle était la probabilité d’obtenir un nombre
impair ?
Exercice 12:
Un joueur de tennis a droit à deux tentatives pour réussir sa mise en jeu.
Gwladys réussit sa première balle de service dans 65 % des cas. Quand elle
échoue, elle réussit la seconde dans 80 % des cas.
Quelle est la probabilité pour qu’elle commette une double faute (c’est-à-dire
qu’elle échoue deux fois de suite) ?
Exercice 13:
Dans un pot au couvercle rouge, on a mis 6 bonbons à la fraise et 10 bonbons à
la menthe.
Dans un pot au couvercle bleu, on a mis 8 bonbons à la fraise et 14 bonbons à la
menthe.
Les bonbons sont enveloppés de telle façon qu’on ne peut pas les différencier.
Moussa préfère les bonbons à la fraise.
Dans quel pot a-t-il plus de chance de choisir un bonbon à la fraise?
Exercice 14:
Dans une classe de collège, après la visite médicale, on a dressé le tableau
suivant :
Porte des lunettes Ne Porte pas de lunette
Fille 3 15
Garçon 7 5
Les fiches individuelles de renseignements tombent par terre et s’éparpillent.
1. Si l’infirmière en ramasse au hasard, quelle est la probabilité que la fiche soit:
a. celle d’une fille qui porte des lunettes?
b. Celle d’un garçon?
2. Les élèves qui portent des lunettes dans cette classe représentent 12,5% de
ceux qui en portent dans tout le collège. Combien y a-t-il d’élèves qui portent
des lunettes dans le collège?
221
Exercice 15:
A bord d’un bateau de croisière de passage à Tahiti, il y avait 4 000 personnes,
dont aucun enfant.
Chaque personne à bord du bateau est : soit un touriste, soit un membre de
l’équipage.
Voici le tableau qui donne la composition des personnes à bord de ce bateau.
Hommes Femmes Total
Touristes 1400 1700
Membres de l’équipage 400
Total 4000
1. Recopier puis compléter le tableau ci-dessus.
2. On choisit à bord du bateau, une personne, au hasard.
a. Peut-on dire qu’il y a plus d’une chance sur deux que ce soit un homme?
Justifie ta réponse.
b. Quelle est la probabilité que cette personne fasse partie des touristes?
c. Quelle est la probabilité que cette personne ne soit pas un homme membre
de l’équipage?
Exercice 16:
Le baklava est une pâtisserie traditionnelle dans plusieurs pays comme la
Bulgarie ou le Maroc. Il s’agit d’un dessert long à préparer, à base de pâte
feuilletée, de miel, de noix ou de pistaches ou de noisettes, selon les régions.
Dans un sachet non transparent, on a sept baklavas indiscernables au toucher
portant les lettres du mot BAKLAVA.
B A K L A V A
On tire au hasard un gâteau dans ce sachet et on regarde la lettre inscrite sur le
gâteau.
1. Quelles sont les issues de cette expérience?
2. Détermine les probabilités suivantes :
a. La lettre tirée est un L.
b. La lettre tirée n’est pas un A.
3. Enzo achète un sachet contenant 10 baklavas tous indiscernables au
toucher. Ce sachet contient 2 baklavas à base de pistaches, 4 baklavas à base
de noisettes et les autres baklavas sont à base de noix.
Enzo pioche au hasard un gâteau et le mange; c’est un gâteau à base de noix.
Il souhaite en manger un autre. Son amie Laura affirme que, s’il veut
maintenant prendre un nouveau gâteau, il aura plus de chances de piocher
un gâteau à base de noix. A-t-elle raison? Justifie ta réponse.
222
Exercice 17:
Dans un jeu de société, les jetons sont des supports de format carré, de mêmes
couleurs, sur lesquels une lettre de l’alphabet est inscrite. Le revers n’est pas
identifiable.
Il y a 100 jetons. Le tableau ci-dessous donne le nombre de jetons du jeu pour
chacune des voyelles :
Lettres du jeu A E I O U Y
Effectif 9 15 8 6 6 1
On choisit au hasard une lettre de ce jeu.
1. Quelle est la probabilité d’obtenir la lettre I?
2. Quelle est la probabilité d’obtenir une voyelle?
3. Quelle est la probabilité d’obtenir une consonne?
Exercice 18:
7 7 5 2 7 6 7 4
Dans une urne, il y a huit boules indiscernables au toucher, qui portent chacune
un numéro :
1. Si on tire au hasard une boule dans cette urne, quelle est la probabilité
qu’elle porte le numéro 7?
2. Yacine s’apprête à tirer une boule. Il affirme qu’il y a plus de chance de tirer
un numéro pair qu’un numéro impair. A-t-il raison?
3. Finalement Yacine a tiré la boule portant le numéro 5 et la garde : il ne la
remet pas dans l’urne. Brahim s’apprête à tirer une boule dans l’urne.
Quelle est la probabilité que cette boule porte le numéro 7?
223
Chapitre 18 : Pyramide et cône de révolution
I. Pyramide :
I.1. Présentation d’une Pyramide :
Activité 1:
Voici certains des objets ci-dessous. Peux-tu donner une description de chaque
objet ?
Remarque 1:
Les objets ayant une face polygonale et dont les autres
faces sont des triangles ayant en commun un sommet est une pyramide. La face
polygonale appelée base de la pyramide et ce sommet appelé sommet de la
pyramide.
Définition 1 et vocabulaire:
Une pyramide est un solide ayant une face
polygonale, appelée la base et dont les autres
faces et dont les autres faces, appelées faces
latérales, sont des triangles qui ont un sommet
commun. C'est le sommet de la pyramide.
La hauteur d'une pyramide est le segment issu de
son sommet et perpendiculaire au plan de la base.
Les arêtes latérales sont les segments joignant les sommets de la base et
sommet de la pyramide.
La hauteur d'une face latérale est appelé génératrice de la pyramide.
224
Remarque 2:
Le nombre des arêtes latérales égal au nombre des sommets de la base.
Le nombre des faces latérales est égale au nombre des côtes de la base.
Exercice d’application 1:
1. Reproduis la figure ci-contre puis complète avec les
mots : Base, hauteur, sommet arête latérale, sommet,
côté de base.
2. Complète les phrases suivantes avec les mots :
polygone, triangles, perpendiculaire, sommet.
Les faces latérales d’une pyramide sont des ……
La base d’un pyramide est un …………………
La hauteur d’une pyramide est……….au plan de la base.
Les faces latérales d’une pyramide ont un point commun : le………
225
Exercice d’application 2: Trois pyramides inscrites dans un cube
Pour visualiser, à partir d’un cube initial ABCDEFGH représenté en perspective
cavalière, les trois pyramides de même sommet E et de bases carrées respectives
les trois faces ABCD ; BCGF et HDCG du cube, représente en perspective
cavalière la pyramide dans chacun des trois cas (Fais apparaître les arêtes
visibles et les arêtes cachées dans chaque cas)
I.3. Pyramides Régulières :
Définition 2:
Une pyramide régulière est une pyramide dont la base est
un polygone régulier (et dont les faces latérales sont des
triangles isocèles superposables).
Dans une pyramide régulière toutes les arêtes latérales
ont la même longueur.
Remarque 4:
On dit qu’un polygone est régulier lorsque ses côtés sont égaux et tous ses
angles ont la même mesure, par exemple un triangle équilatéral, un carré, par
contre un losange, rectangle ne sont pas des polygones réguliers.
Propriété :
Si une pyramide est régulière, alors sa hauteur passe par le centre de sa base.
Exemple 1:
SABCD est une pyramide régulière de sommet S et de base le
carrée ABCD. I est le centre de ABCD, SI est la hauteur de la
pyramide l’unité de longueur est le cm, AB=6 et SA=7.
1. Dessine en dimensions réelles la base ABCD et la
triangle ASI.
2. Calcule AG et SG.
Réponse :
1. Les dessins ci-dessous ne sont pas en vrai
grandeur
226
Calcul de AI :
I est le centre du carre ABCD, donc sa diagonale AC en utilisant le La propriété
de Pythagore on obtient : 𝐴𝐶 = 6√2.
1
Par conséquent 𝐴𝐼 = 2 𝐴𝐶 = 3√2.
Calcul de la hauteur SI :
SAI est un triangle rectangle en I et a la base ABCD ,
La propriété de Pythagore appliquée au triangle SAI, rectangle en I, donne :
𝐴𝑆 2 = 𝐴𝐼 2 + 𝐼𝑆 2 . D’où : 𝑆𝐼 = √𝐴𝑆 2 − 𝐴𝐼 2 = √31 .
Exercice d’application 3:
1. SABCDE est une pyramide de sommet S telle que chacune des faces latérales
soit un triangle isocèle en S. La hauteur de cette pyramide perce le plan
(ABC) en I.
Démontre que SA=SB=SG et que IA=IB=IC. Justifie que I est le centre d’un
cercle qui passe par les points A, B, C, D et E. ABCDE est il un pentagone
régulier ?
2. La hauteur d’une pyramide régulière à base carrée est 8 cm. Le périmètre de
sa base est 16 cm. Calcule la longueur d’une arête joignant le sommet de la
pyramide et un sommet sa base.
227
Définition 3:
Un patron d’une pyramide est une surface plane, qui, par pliage, doit permettre
de retrouver la pyramide sans vide ni superposition.
Remarque 5:
Pour obtenir un patron d’une pyramide, on découpe par exemple en suivant les
arêtes latérales et pour trouver différents patrons, on peut partir de l'un d'entre
eux et faire pivoter l'une des faces autour des autres.
Exercice d’application 3:
1. Construis un patron d’une pyramide régulière SABCD de sommet S telle que :
SA = 3 cm ; AB = 2 cm.
2. Construis une pyramide en perspective cavalière
I.5. Eléments métriques d’une pyramide :
Activité 5: Volume d’une pyramide
Observe le cube ABCDEFGH. Désigne trois pyramides à base carrées, telles que
leurs sommet soit le point A et leur base soit une face du
cube, précise leur hauteur.
1. Calcule les longueurs des arêtes de la pyramide AEFGH,
puis en déduis l’aire latérale de cette pyramide.
2. Il semble que ces trois pyramides aient le même volume
et constituent le cube. Il est possible de vérifier ceci
(voir Exercice d’application2) en désignant par ℬ l’aire
de la base et h la hauteur de chacune de ces pyramides.
a. Quel est le volume du cube ?
b. Exprime le volume de chaque pyramide, en fonction de ℬ et de h.
228
Règle 1:
On admet les énoncés suivants :
La surface latérale 𝑆𝑙 d’une pyramide est égale à la
somme des faces latérales (triangles).
La surface totale est égale à la somme de la surface
latérale et la surface de la base (polygone).
Le volume d’une pyramide est le tiers du produit de l’aire de la base par la
hauteur. Ce qui se traduit par la formule :
1
𝒱 = ℬ × ℎ ; où 𝒱 : volume, ℬ aire de la base et ℎ : hauteur de la pyramide
3
Remarque 6:
Dans une pyramide régulière dont la base est polygone à n côtés :
Toutes les faces ont la même surface(aire) et le périmètre de la est égal au
produit de n par la longueur du côté du polygone(base)
La surface latérale d’une pyramide régulière est égale à n × 𝑆𝐹 ; où n est le
nombre de côtés de la base et 𝑆𝐹 l’aire d’une face.
On appelle apothème un segment joignant le sommet de la pyramide et
sommet d’une face latérale (triangle isocèle ) au côté opposé du triangle en
son milieu (médiane du triangle isocèle issue de son sommet).
La surface latérale d’une pyramide régulière est égale à la moitié du
produit du périmètre de la base par l’apothème de la pyramide. Ce qui se
𝑝é𝑟𝑖𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑏𝑎𝑠𝑒× 𝑎𝑝𝑜𝑡ℎè𝑚𝑒
traduit : 𝑆𝑙 = .
2
Exercice d’application 4:
SABCD est une pyramide régulière de sommet S, dont la base est un carré de
côté 8 cm, dont les arêtes latérales mesurent 12 cm.
Calcule l’aire latérale et le volume de cette pyramide.
229
II. Cône de révolution :
II.1. Présentation d’un cône de révolution :
Activité 6:
Voici certains objets ci-dessous. Peux-tu donner une description de chaque
objet ?
Remarque 7:
Les objets ayant un disque comme base et dont la forme est arrondie et le
sommet pointu peuvent être assimilés à des cônes.
Activité 7: Solides de révolution
On fait tourner un rectangle et un triangle rectangle autour de l'un de ses
côtés de l'angle droit.
Quels sont les solides engendrés par ces deux mouvements? Donne leurs
caractéristiques.
230
Description d’un cône de révolution :
Un cône de révolution est un solide composé :
- d’une base en forme de disque ;
- d’un sommet, situé sur la perpendiculaire au disque
en son centre ;
- d’une seule face latérale.
La hauteur d’un cône de révolution est le segment joignant le sommet au le
centre du disque. Cette droite est perpendiculaire au disque.
Une génératrice du cône est un segment qui joint le
sommet du cône à un point du disque de base.
Définition 4:
Un cône de révolution est un solide qui est généré par un triangle rectangle en
tournant autour d'un des côtés.
L’hypoténuse de ce triangle est une génératrice.
La base du cône de révolution est un disque.
La hauteur du cône de révolution est le segment qui joint le centre de ce disque
au sommet du cône ; il est perpendiculaire au disque de base.
I.2. Représentation en perspective cavalière :
Activité 8:
1. Représente d’abord le disque de base en perspective cavalière par un
ovale : le diamètre [𝑀𝑀′] vu de face est dessiné en vraie grandeur et le
diamètre [𝑁𝑁′] vu de côté réduit (plus petit).
2. Trace la hauteur [𝑂𝑆] verticale et en vraie grandeur.
3. Achève la construction en traçant les deux génératrices [𝑆𝑀] et [𝑆𝑀′] et en
mettant en pointillés les parties cachées.
On obtient ainsi la représentation en perspective cavalière d’un cône de révolution .
Exemple 2:
Pour tracer un cône en perspective (voir figure ci-contre)
et décrire les éléments de ce solide :
o On commence par tracer la base de ce cône est le
disque de centre O : on la représente en perspective par
un ovale (une ellipse) car elle n'est pas vue de face.
o On place le sommet du cône est le point S.
o La hauteur du cône est le segment [OS].
Le triangle AOS, rectangle en O, génère le cône en tournant autour de (OS).
231
Exercice d’application 5:
Lors de l’exposition d’un club de Mathématiques d’un collège, les élèves de 4 eme
AS ont réalisé plusieurs figures géométriques planes avec des plaquettes de fer.
S’inspirant de cette exposition le professeur demande à chaque élève
de construire, avec des plaquettes rectangulaire en carton, un triangle
rectangle, puis de le faire tourner autour d’un des côtés de l’angle droit.
a. Quelle figure géométrique simple décrit le deuxième côté de l’angle droit?
b. Quelle figure décrit l’hypoténuse de ce triangle ?
c. Dessine en perspective cavalière le solide obtenu, en
prenant S pour sommet du cône. O le centre du disque
de base ; M un point du cercle de base de rayon r = 2,5
cm et de hauteur 6cm.
̂ , en déduis l’arrondi
d. Calcule le cosinus de l’angle 𝑂𝑆𝑀
à 0,1° de sa mesure. (voir figure ci-contre)
e. On appelle M’ le point du cercle de base diamétralement opposé à M. Donne
̂.
l’arrondi à 1° de l’angle 𝑀𝑆𝑀′
I.4. Patron d’une pyramide :
Activité 9: Fabrication de chapeaux
Un jeune apprenti artisan, veut fabriquer des chapeaux
pour se protéger contre le soleil. Son chef lui propose
la démarche suivante :
1. Sur une feuille de papier de dessin, reproduis la
figure ci-contre en vraie grandeur, puis découpe les
disques en les coupant suivant [OA], et [OB], on
obtient deux bouts de disques.
2. Colle avec un ruban adhésif, les rayons bord à bord,
des deux, tu as construis deux chapeaux pointus.
Les deux surfaces obtenues sont des surfaces latérales de
deux cônes.
4. Pour obtenir les patrons, il reste à construire leurs
bases, sur une feuille qui matérialise les bords
inférieurs des deux cônes obtenus plus haut.
Découpe les deux disques correspondant qui sont les bases des deux cônes
dont tu as construis puis colle. Chaque disque sur le bout de base
232
5. Dans le disque de centre O et de rayon r, la mesure 𝛼 de l’angle du secteur
̂
circulaire est proportionnelle à la longueur de l’arc 𝐴𝐵
Complète le tableau proportionnalité suivant en calculant la longueur de ces
deux arcs dans le tableau suivant
Angle au centre 360 210 150
Longueur de l’arc 2𝜋𝑟
Le patron d’un cône de révolution se compose d’un disque et d’un secteur de
disque. Le disque est la base du cône.
Remarque 9:
Les segments [OA], et [OB] sont deux génératrices du cône de révolution.
La longueur de l’arc est égale à la circonférence du disque de base.
Définition 5:
Un patron d’un cône de révolution est un dessin formé par un disque et un
secteur angulaire, qui permet de fabriquer ce solide après découpage et pliage.
Point Méthode :
Pour tracer le patron d’un cône de révolution connaissant le rayon du disque de
base et une génératrice :
o Placer le sommet S de la pyramide.
o Tracer un segment d’extrémité S de longueur la génératrice.
o Tracer un secteur angulaire de centre S et d’angle α à partir du segment
𝑟 × 360
tracé ; 𝑜ù 𝛼 = .
𝑔
o Placer un point M sur ce secteur angulaire puis placer le point O sur la demi-
droite [SM) tel que : MO = rayon du disque de base.
o Tracer le disque de base de centre O et de rayon donné
Exercice d’application 6:
On veut construire un cône de révolution de 6 cm de rayon de base et 8 cm de
hauteur.
Soit S le sommet et [SA] une génératrice de ce cône.
1. Calcule la longueur de SA.
2. Calcule la longueur de l’arc de cercle nécessaire et en déduis l’angle au
centre correspondant.
3. Construire ce cône de révolution.
233
I.5. Eléments métriques d’une pyramide :
Activité 10:
On considère le cône de révolution ci-contre.
Soit r est le rayon de la base et h la hauteur du cône de .
1. Calcule la longueur g de la génératrice [𝑆𝐴].
2. On donne le patron ci-contre de ce cône. On désigne par 𝛼 la
Règle 2:
Si r est le rayon de la base et h la hauteur d’un cône de révolution, on admet les
énoncés suivants :
L’aire de la base est : 𝜋𝑟 2 ;
La longueur d’une génératrice(ou apothème) est : 𝑔 = √𝑟 2 + ℎ2 ;
𝑟
La mesure 𝛼 en radians de l’angle au sommet du patron est : 𝛼 = 2𝜋 ;
𝑔
La surface(ou l’aire) latérale 𝑆𝑙 d’un cône de révolution est : 𝜋𝑟𝑔
La surface totale (la somme de la surface latérale et la surface de la base
(disque)) est 𝜋𝑟𝑔 + 𝜋𝑟 2 ou encore 𝜋𝑟(𝑔 + 𝑟)
Le volume d’une pyramide est le tiers du produit de l’aire de la base par la
hauteur. Ce qui se traduit par la formule :
1 𝜋 𝑟 2ℎ
𝒱 = 𝑆𝐵 × ℎ ; Où 𝒱 : volume, 𝑆𝐵 aire de la base et ℎ : hauteur de la
3 3
pyramide.
234
Remarque 10:
La surface latérale d'un cône, appelée aussi
développement, est générée par l'hypoténuse du
triangle rectangle. Elle a la forme d'un secteur de
disque.
La génératrice d’un cône de révolution est appeléé
aussi apothème.
Exemple 3:
1. Un cône a 0,80 m de rayon et 3 m d’apothème. Trouve l’aire de sa surface
latérale et l’aire de sa surface totale.
2. Quel est le volume d’un cône de 0,08 m de rayon et 2,7m de hauteur ?
Réponse:
1. - La surface(ou l’aire) latérale 𝑆𝑙 = 𝜋𝑟𝑔 ≅ 3,1416 × 0,80 × 3 ≅7,53984 m2
- La surface totale = 𝜋𝑟𝑔 + 𝜋𝑟 =7,53984 m2 + (3,1416 × 0,80 × 0,80) ≅
2
0,80) ≅ 9,55044 𝑚2 .
1 𝜋 𝑟2ℎ 3,1416 ×0,082 ×2,7
2. Le volume d’un cône 𝒱 = 𝑆𝐵 × ℎ = ≅ .
3 3 3
D’où : 𝒱 ≅1,80956m3
Exercice d’application 7:
Le solide représenté ci-contre est un cône de révolution.
Sa base est un disque de centre O et de rayon 3cm.
S est le sommet, la droite (SO) est perpendiculaire à
tous les rayons [OM], [SO] est la hauteur du cône, elle
mesure 4cm.
a. Dessine en vraie grandeur, le triangle SOM, puis
calcule SM.
b. A quelle distance de S se trouvent tous les points du cercle de base ?
c. Calcule la mesure exacte de l’aire 𝒜𝐵 du disque de base.
d. Détermine la mesure exacte du volume du cône, sachant que:
1
𝒱 = 3 𝒜𝐵 × ℎ, puis trouve son arrondi à 0,1cm3.
e. Trouve l’aire latérale.
Exercice d’application 8:
1. On représente la section plane d’un cône parallèlement à sa
base telle que : SA = 12 cm et SA’ = 7,2 cm.
a. Calcule le coefficient de réduction k.
b. L’aire A1 de la base est 113 cm2. Déduis-en l’aire A2 de la
section.
2. Un bassin a la forme d’un cône de hauteur 6 m et
dont la base est un disque de rayon 3 m. On remplit
ce bassin sur une hauteur de 4m.
a. Calcule le volume exact V1 du bassin.
b. Quelle est la nature du volume occupé par l’eau ?
c. Calcule le coefficient de réduction.
d. Déduis-en le volume d’eau V2 contenu dans le bassin.
e. Calcule le volume d’eau V3 qu’il faut ajouter pour remplir le bassin,
arrondi au m3 près.
237
Exercices divers
Exercice 1 :
ABCDEFGH est un cube d’arête a = 4 cm. On appelle V son volume, et V ’ celui de
la pyramide HABCD. Voir figure ci-dessous.
Réponds par vrai ou faux aux affirmations suivantes :
a. Sur un patron de la pyramide HABCD, il y a
exactement 2 triangles rectangles.
b. V= 3 V’.
c. HB2 =16 x 3.
d. V ’ ≅ 213 mm3 .
Exercice 2:
a. En perspective cavalière, un carré est obligatoirement représenté par un
losange.
b. Toute pyramide à base carrée est régulière.
c. Il n’existe pas de pyramide dont une arête est aussi la hauteur.
d. Dans une pyramide régulière à base carrée, l’arête latérale est toujours plus
grande que le côté de la base.
Exercice 3:
L’une des figures n’est pas une
pyramide régulière; laquelle ?
Exercice 4:
Voici le début de la représentation en perspective
d’un parallélépipède rectangle ABCDEFGH. Sur le
quadrillage du cahier, représente en perspective
la pyramide SABCD dont le sommet est le centre S
de la face EFGH du parallélépipède.
On appelle H le centre de la face ABCD du
Parallélépipède. Que représente H pour la pyramide ?
Exercice 5:
SABCD est une pyramide de hauteur 4,5 cm et de volume 9,375 cm 3, Sa base est
le carré ABCD. Calcule le côté de ce carré.
238
Exercice 6:
ABCDEFGH est un cube. Les diagonales du cube
[AG], [BH], [CE] et [DF] se coupent au point O, le
centre du cube.
Nomme toutes les pyramides régulières à base
carrée tracées sur le dessin.
Exercice 7:
L’une des figures n’est pas une
pyramide ; laquelle ?
Exercice 8:
Associe à chaque pyramide son patron.
239
Exercice 10:
Le carré ABCD est la base d’une pyramide régulière de sommet S.
M est le milieu du côté [AB] et H le centre de ABCD.
Quelle est la nature des triangles SAB, SAM et SMH ?
Calcule l’aire latérale et le volume de la pyramide dans chacun des cas suivants:
SH = 5 cm ; AB = 4 cm.
SA = 10 cm ; AB = 4 cm.
SM = 8 cm; SH = 6 cm.
Exercice 11:
Une pyramide régulière SABCD a pour base un carré de 4 cm de côté et les
arêtes latérales mesurent 7 cm.
a. Construis un patron de cette pyramide en vraie grandeur.
b. Calcule l’aire latérale de la pyramide, puis l’aire totale.
c. Calcule le volume de la pyramide.
Exercice 12:
SABCD est une pyramide à base carrée. Les triangles SAB et SAD sont rectangles
en A. SA = 3 cm, AB = 4 cm.
Calcule les Longueurs SB et SC (le triangle SAC est rectangle en A).
Construis un patron de la pyramide ; découpe, assemble.
Quelle est la hauteur de la pyramide ? Calcule le volume de la pyramide.
Exercice 13:
ABCDEFGH est un cube dont les arêtes mesurent 3 cm.
Le solide dont les sommets sont B, E, F et G s’appelle un tétraèdre.
a. Construis un patron du tétraèdre BEFG; découpe et assemble.
b. Observe le tétraèdre posé sur la face EFG puis sur la face EGB.
c. Quelle est la hauteur du tétraèdre relative à la face EFG ?
d. Calcule le volume du tétraèdre.
e. On appelle K le pied de la perpendiculaire menée de F au plan de la face EBG.
Calcule l’aire du triangle EGB puis la longueur FK.
240
Exercice 14:
Une pyramide CIEL a pour sommet C et pour hauteur CL.
IE - 4,8 cm, EL = 3,6 cm, IL = 6 cm, CL = 7,5 cm.
Construis un patron de cette pyramide. Découpe et assemble.
Calcule le volume de la pyramide.
Exercice 15:
Ibrahima, le menuisier du village, veut réaliser une étoile en bois. Pour cela, il
réalise d’abord un cube de 5 cm d’arête, puis, sur chacune des faces du cube il
fixe une pyramide régulière dont la SABCD est une pyramide de hauteur 4,5 cm
et de volume 9,375 cm3, Sa base est le carré ABCD. Calcule le côté de ce carré.
Exercice 16:
Sur l’arête [𝐴𝐵] et [𝐷𝐶] d’un cube ABCDEFGH, on place
les points M et N tels que : 𝐴𝑀 = 𝐷𝑁 = 𝑥 𝑒𝑡 𝐴𝐵 = 9𝑐𝑚.
a. Exprime, en fonction de 𝑥 , le volume V de la
pyramide EAMND.
b. Calcule V pour 𝑥 = 3.
c. Pour quelle valeur de 𝑥, le volume V de la pyramide
est-il égal aux deux neuvièmes du volume du cube ?
d. Pour quelle valeur de 𝑥, le volume V de la pyramide est-il égal au quart du
volume du reste du cube ?
Exercice 17:
ABCDEFGH est un cube de 5cm d’arête. Le point I est le milieu de [𝐴𝐸] et O est le
centre de gravité de la face ABCD.
a. Dessine, en dimensions réelles, la figure de chacun des plans (𝐴𝐷𝐸),(𝐴𝐶𝐸) et
(𝐵𝐷𝐹).
b. Calcule𝐼𝐻, 𝑂𝐼 𝑒𝑡 𝑂𝐻. Le triangle(𝑂𝐼𝐻) est-il rectangle ?
c. OAIHD est une pyramide. Quel est son sommet ?quelle est la nature de la
base ?
d. M est le milieu de [𝐴𝐷] et N le milieu de [𝐼𝐻].
Démontre que (𝑂𝑀) et (𝑀𝑁) sont perpendiculaires
Quelle est la hauteur de la pyramide OAIHD ?
e. Calcule le volume de cette pyramide.
Exercice 18:
241
ABCDEFGH est parallélépipède rectangle et M est le milieu de [𝐴𝐵]. On donne
𝐴𝐵 = 4,8𝑐𝑚, 𝐴𝐷 = 3,6𝑐𝑚 𝑒𝑡 𝐴𝐸 = 4,5𝑐𝑚.
a. Calcule 𝐸𝑀, 𝑀𝐶, 𝐸𝐺, 𝐸𝐶 𝑒𝑡 𝐷𝐸.
b. Construis un patron de la pyramide EAMCD.
c. Calcule l’aire latérale et totale de cette pyramide.
d. Calcule son volume.
Exercice 19:
Un artisan fabrique des boîtes en forme de tronc de pyramide pour un
confiseur. Pour cela, il considère une pyramide SABCD à base rectangulaire où
O est le centre du rectangle ABCD. On a:
𝐴𝐵 = 24𝑐𝑚, 𝐵𝐶 = 10𝑐𝑚, 𝐴𝑂 = 13𝑐𝑚, 𝑆𝑂 = 14,4𝑐𝑚 𝑒𝑡𝐴𝑆 = 19,4𝑐𝑚.
1. Calcule le volume de la pyramide SABCD.
2. L’artisan coupe la pyramide SABCD par un plan parallèle à la base et
passant par le milieu M de [𝑆𝑂]. Ce plan coupe respectivement les arêtes
latérales [𝑆𝐴], [𝑆𝐵], [𝑆𝐶] 𝑒𝑡 [𝑆𝐷] en A,B,C et D. Fais une figure.
3. Calcule la longueur de IJ.
4. Calcule le volume de la pyramide SIJKL, puis en déduis celui de la boite.
242
Exercice 21:
Sur les deux figures ci-dessous, qui ne sont en grandeur réelles, on donne les
dimensions de deux bases (petite et grande) et la hauteur
1. Calcule le volume de chaque tronc de pyramide
Exercice 22:
1. Dans chaque cas, calcule le volume V d’un cône de révolution de hauteur h,
de rayon r, précise les unités choisies.
a. h = 12 cm ; r = 52 mm.
b. h = 4,5 cm ; r = 80 cm.
2. Calcule le volume du cône de révolution représenté
ci-contre : SO = 6 cm ; SA = 6,5 cm.
Donne la valeur exacte puis l’arrondi à 0,001 cm3.
3. a. Quel est le rayon de la base d’un cône de
révolution de hauteur 10 cm, de volume égal à 30𝜋 cm3.
c. Quelle est la hauteur d’un cône de révolution dont la base a pour rayon
6cm et dont le volume est égal à 24𝜋 cm3 ?
Exercice 23:
Un réservoir d’eau est formé d’une partie cylindrique
et d’une partie conique.
a. Donne, en dm3, les volumes exacts des deux
parties du réservoir, exprimés avec le nombre 𝜋.
b. Donne le volume exact du réservoir, puis sa valeur
arrondie à 1dm3.
c. Le réservoir peut-il contenir 1 000 ℓ
243
Exercice 24:
L’unité de longueur est le cm, l’unité d’aire est le cm 2, l’unité de volume est le
cm3. V' est le volume d’un cône de révolution de hauteur h ; r est le rayon du
cercle de base. B est l’aire de la base.
h r B V
8 3
7,5 4
6 24𝜋
10 30𝜋
Donne les valeurs exactes de 𝔅 et 𝒱 fonction de 𝜋.
Exercice 25:
S est le sommet d’un cône de révolution ; O est le centre du cercle de base et M
un point de ce cercle tel que :SO = 6 cm, SM = 6,5 cm.
Calcule le volume de ce cône (donne la valeur exacte puis l’arrondi au mm3)
Exercice 27:
La figure ci-dessous représente un secteur circulaire
de rayon 6 cm et un disque de rayon r = 2
longueur de l’arc AA '.
a. On appelle 𝐴𝑆̂𝐴’ l’angle au sommet et ℓ longueur
de l’arc exprimée en cm.
𝑎
Montre que : ℓ = 360 × 2𝜋 × 6.
b. Pour quelle valeur de a, la figure serait-elle le schéma d’un patron de
cône de révolution ?
Construis un tel patron avec SA = 6 cm ; r = 2 cm.
244
Exercice 28:
Voici le schéma d’un patron de cône révolution
a. Calcule le rayon r du cercle C .
b. Construis le patron en vraie grandeur ;
Découpe et assemble. Fais une figure à
main levée pour représenter le cône et
porte les données sur le dessin.
c. Calcule la hauteur du cône et son angle au sommet.
Exercice 29:
Voici un patron d’un abat-jour :
Calcule la surface latérale de l’abat-jour.
a. Calcule les rayons des cercles C et C ’.
b. Calcule la hauteur h de l’abat-jour.
c. Calcule une mesure de l’angle 𝐾𝑆𝐵 ̂
(cet angle est l’inclinaison de la surface
latérale par rapport à la verticale).
Exercice 30:
Un réservoir a la forme d’un tronc de cône. Les cercles de base
ont pour rayons 0,80 m et 1,20 m. La hauteur du réservoir est
égale à 0,80 m.
Calcule le volume du réservoir en m3, puis sa capacité en £
Exercice 31:
Le développement de la surface latérale d’un cône de
révolution est un secteur circulaire de 100° et de 9 cm de rayon. Calcule la
hauteur de ce cône.
Exercice 32:
On désigne par h, R et g respectivement la hauteur, le rayon et la génératrice
d’un cône de révolution.
Recopie et complète le tableau suivant en justifiant les calculs :
h(en cm) 24 10
R(en cm) 9 5
g(en cm) 12 15
245
Exercice 33: On coupe, on creuse
Un cône de bois a une hauteur de 12 cm, un rayon de 4,5 cm.
On coupe ce cône au tiers de sa hauteur par un plan parallèle
au plan de sa base et on enlève un cylindre comme le montre
la figure ci-contre. Calcule le volume du solide obtenu.
Exercice 35:
La hauteur [SO] du cône de révolution ci-contre mesure 4 cm.
Le rayon du cercle est 3 cm. Soit M un point du cercle C.
a. Calcule l’arrondi au dixième de l’angle MSO.
b. Calcule SM.
c. Fais un patron de ce cône.
d. Calcule l’aire latérale de ce cône.
e. Calcule le volume du cône.
f. Le cône est coupé par un plan P perpendiculaire à l’axe
[SO].Fais une figure.
g. Ce plan coupe [SO] en H et SH = 3 cm. On obtient un cône de révolution de
sommet S dont le cercle de base est le cercle C de centre H.
Calcule l’aire latérale et le volume de ce cône.
246
Lexique mathématique : Français - Arabe
Abscisse فاصلة Collecter تجميع Disjoint منفصل
Addition الجمع Commutativité تبادلية Disque قرص
Affine ارتباطي Comparer قارن Distributivité توزيعية
Aire مساحة Cône مخروط Dividende مقسوم
Aire latérale مساحة جانبية Cône de مخروط Diviseur قاسم
révolution دوراني
Amplitude سعةConfiguration تشكلة Divisibilité قابلية القسمة
Angle زاويةConjecture عرضية Données معطيات
statistiques إحصائية
Angle aigu زاوية حادةConstante ثابتةDroites parallèles مستقيمات
متوازية
Angle au centre الزاوية المركزيةConstruire منشئDroites مستقيمات
perpendiculaires متعامدة
Angle droit زاوية قائمةContinu متصلEchelle مقياس الرسم
Angle inscrit زاوية محيطيةContradiction تناقصEcriture كتابة علمية
scientifique
Angle obtus زاوية منفرجة Contraposé مضاد Effectif تحصيص
Angle plat زاوية مستقيمة Cosinus جيب تمام Egal متساوي
Angles adjacents زاويتان متجاورتان Côté ضلع Encadrer مطوق
Angles alternes- internes زاويتان متبادلتان Couple زوج Ensemble مجموعة
داخليا
Angles complémentaires زاويتان متكاملتان Crochet قوس Entiers naturels عدد طبيعي
Angles correspondants زاويتان متقابلتان Croissant متزايد Entiers relatifs عدد صحيح
Angles supplémentaires زاويتان متتامتان Cube مكعب Equation معادلة
Application تطبيق Cumulée تراكمي Equidistant متساوي
المسافة
Approximation تقريبCylindre أسطوانة Equivalent متكافئ
Arc قوسDécimal عشري Exposant أس
Arêtes حرفDécimaux أعداد عشرية Extraire مستخرج
relatifs نسبية
Arrondi مقرب Décomposer فكك Extrémité طرف
Associativité تجميعية Décroissant متناقص Face واجهة،وجه
Axe محور Degré درجة Face littérale واجهة جانبية
Axe de symétrie محور تناظر Demi-droite نصف مستقيم Facteurs premiers عوامل أولية
Base قاعدة Dénominateur مقام Factoriser فكك
Bissectrice منصف Dépense مصاريف Figure شكل
Borne طرف حد Dépouiller فرز Fonction دالة
Calcul حساب Déterminer حدد Formule صيغة
Calcul littéral حساب حرفي Développer نشر Fraction كسر
Caractère(statistique) ميزة إحصائية Diagonale d'un قطر مضلع Fraction كسر غير قابل
polygone irréductible لالختزال
Carré مربعDiagramme مضلعFréquence تردد
Centre مركزDiagramme en مضلع األعمدةGrade غراد
bâtons
Cercle دائرة Diamètre قطر Hauteur ارتفاع
Classe médiane الصف المتوسط Différence فرق Hypoténuse وتر
Classe modale الفصل المنوالي Dimension بعد Hypothèse فرضية
Coefficient directeur معامل التوجيه Direction منحى Identification مطابقة
Colinéaire مرتبطة خطيا، متخاطة Discret غير متصل Identifier ميز،محدد
247
Implication اقتضاء،استلزام Parallélogramme متوازي األضالع Orthogonaux متعامدة
Incidence تقاطع Patron منشور Segment قطعة مستقيمة
Inconnue مجهول Pavé droit منشور قائم Semi-circulaire نصف دائري
Inéquation متراجحة Périmètre محيط Sens اتجاه
Inférieur...plus petit أصغر Perspective cavalière التمثيل المنظوري Sens de variation اتجاه التغيرات
Intérieur d'un cercle داخل دائرة PGCD القاسم المشترك Série سلسلة
األعلى
Interpréter فسر Point نقطة signe إشارة
Intersection تقاطع Points alignés نقط مستقيمة Simplifier )مختزل (بسيط
Intervalle مجال Polygone مضلع Sinus جيب
Invariant ال متحول Polygone régulier مضلع منتظم Solide مجسم
Inverse مقلوب Population مجتمع-ساكنة Solution حل
Inverse d’une fraction مقلوب كسر PPCM المضاعف المشترك Somme جمع
األدنى
Isocèle متساوي الساقينPriorité des سبقية العمليات Sommet قمة
opérations
Linéaire خطي Prisme droit موشور قائم Soustraction نقص،طرح
Losange معين Production اإلنتاج Sphère كرة
Maquette تصميم Produit جداء Statistique إحصاء
Médiatrice واسط Programme de برنامج إنشاء Supérieur, أكبر
construction Plus grand
Mesure قياس Projection إسقاط Surface مساحة،سطح
Milieu منتصف Proportionnalité التناسبية Symétrie axiale تناظر محوري
Mode منوال Protection حماية Symétrie centrale تناظر مركزي
Moyenne متوسط Puissance قوة Symétrique تناظر
Multiple مضاعف Pyramide هرم Système نظام
Nombre composé عدد مركب Quatrième الرابع التناسبي Tableau جدول
proportionnel
Nombre décimal عدد عشري Quotient الحاصل Tangente تماس
Nombre entier naturel عدد طبيعي Racine جذر Taux نسبة
Nombre entier relatif عدد صحيح Radian رديان Tracer أرسم
Nombre fractionnaire عدد كسري Rayon شعاع Traduire ترجم
Nombre impair عدد فردي Réciproque عكسي Transformation تحويل
Nombre irrationnel عدد النسبي Reconnaitre تعرف على Translation إزاحة
Nombre pair عدد زوجي Rectangle مستطيل Trapèze شبه منحرف
Nombre premier عدد أولي Rédiger )أنشئ (حرر Triangle مثلث
Nombre rationnel عدد نسبي Réduction اختصار Triangle équilatéral مثلث متساوي
األضالع
Nombre réel عدد حقيقيRéduire اختصرTriangle isocèle مثلث متساوي
الساقين
Numérateur بسط Relation عالقة Triangle rectangle مثلث قائم
Opération عملية Repère مرجع Trigonométrique مثلثاتية
Opposé نظير Représentation مثل Troncature قطع
Ordonné رتيب Reproduire أعد Unité وحدة
Ordre ترتيب، رتبة Réunion اتحاد Valeur approchée قيمة تقريبية
Parallélisme متوازي Orthogonalité تعامد Volume حجم
248